Vice ouvre un bar éphémère sur les quais de Saône

Liqueur | Le Repaire, bar éphémère de Vice, ouvre à Lyon le 10 novembre pour trois semaines.

Lisa Dumoulin | Vendredi 4 novembre 2016

Photo : © Eddie Davenport


Après un premier succès à Paris en juin dernier, Vice, en partenariat avec une marque d'alcool, inaugure un nouveau bar éphémère à Lyon, investissant le Ké Pêcherie (1 rue de la Platière) sur les quais de Saône. Dès le 10 novembre et pendant trois semaines, il sera transformé en maison de chasse : collections de trophées, fusils et cheminées à larges foyers envahiront les lieux jusque sur la terrasse. La façade aussi sera redécorée, par le collectif Ready Made France qui réalisera une fresque inédite. Le duo est composé de V2M (Vincent de Mestral) et B00K (Adrien Bertrand), deux artistes bien connus des Lyonnais qui ont traîné dernièrement du côté de la Taverne Gutenberg, de la boutique Blitz ou du festival Graffik'Art.

Le groupe de médias Vice proposera ainsi moult animations, trois soirs par semaine, de 18h à 1h. Les jeudis seront pilotés par Munchies, la chaîne food, les vendredis par Noisey, la chaîne musicale, et les samedis par Vice Specials, ce qui laisse la porte ouverte à tous les possibles : attendez-vous à des trucs du type dégustations gratuites, concours du plus gros mangeur ou séances de tatouages. Beauf ou branché, à vous de juger.

En attendant, voici la programmation du Repaire :

- L'inauguration le jeudi 10 novembre sera ambiancée par les Lyonnais en vue Sacha Mambo et The Pilotwings (qui viennent de sortir leur premier album sur BFDM) tandis que les charcuteries artisanales de Notorious Pig sustenteront les faims de toutes tailles.

- Vendredi 11, place à Madijuwon (hip-hop / soul) et Wayatt (funk / house).

- Samedi 12, combo spécial Lotfi et flash tattoo, réalisé sur place par Nowe Electric Tattoo, Henri ou Ponce, tous les trois plus ou moins proches du studio Biribi (Lyon 7e).

- Jeudi 17, soirée suprise par Munchies, vendredi 18, G'Boï, France 80 et Springbok records investissent la scène.

- Samedi 19, Lotfi est de retour accompagné d'un grand concours de fléchettes, suivi par la Noisey night avec Notte Brigante et Sheitan Brothers le vendredi 25 ; et enfin la finale Vice party du samedi 26 avec un Lyon all stars.

Attention à la gueule de bois.

Le Repaire
1 rue de la Platière, 1er
Du 10 au 26 novembre

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Le label Blanc Manioc s'invite au Sucre

Clubbing | Un samedi aux couleurs africaines se profile au Sucre, sous la férule du label lyonnais Blanc Manioc et du festival d'Abidjan, Maquis Electroniq.

Sébastien Broquet | Jeudi 9 septembre 2021

Le label Blanc Manioc s'invite au Sucre

Drôle d'aventure que celle menée par Dom Peter, batteur du combo dub lyonnais High Tone depuis le mitan des nineties, ayant écumé les salles d'ici et de presque partout ailleurs au fil de tournées incessantes, de concerts dévastateurs et d'albums ayant marqué l'histoire du genre en Europe — surtout les premiers. Lors d'une pause entre deux tours, constatant la baisse d'intensité de la scène dub, la difficulté à se renouveler au sein d'un groupe — Antonin Chaplin, le clavier, a lui quitté la bande après de longues années —, il a décidé de ne pas abandonner, mais de se consacrer en parallèle à un autre projet, très personnel, puisant aux sources de son amour pour les musiques africaines. C'est ainsi que Midnight Ravers est né, superbe projet afro-électro, puis Blanc Manioc avec le dessinateur Emmanuel Prost, label 100% numérique dédié aux découvertes faites au cours de ses visites sur le continent africain, centrées autour de l'effervescente et diversifiée scène électronique locale. Et tout s'est enchaîné, avec la co-création d'un festival à Abidjan, Maquis Electroniq, sur lequel un autre duo lyonnais a

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Divorce à la tunisienne : "Noura rêve"

Drame | Son époux incarcéré, Noura a refait sa vie avec Lassad et attend avec impatience que son divorce soit prononcé. Son mari étant libéré plus tôt que prévu, Noura doit faire profil bas pour ne pas risquer cinq ans de réclusion pour adultère, ni perdre ses enfants et son travail…

Vincent Raymond | Mardi 12 novembre 2019

Divorce à la tunisienne :

De la condition féminine dans les pays du Maghreb post Révolution de Jasmin ? Oui et non. Car si l’histoire de Noura s’inscrit dans le sillage des réalisations tunisiennes rendant compte de la difficile situation des femmes dans une société conditionnée par l‘emprise patriarcale — à l’instar de l’exemplaire La Belle et la Meute de Kaouther Ben Hania —, elle pourrait tout aussi bien (ou mal) se dérouler en France, où rappelons-le puisque cela ne semble pas beaucoup émouvoir en haut lieu, 129 femmes ont été tuées par leurs compagnons (ou ex-) depuis le début 2019. Il n’y a pas de meurtre de conjoint ou conjointe dans Noura rêve, plane toutefois en permanence une menace diffuse de violence. Verbale, psychologique et légale, elle fait de l’épouse en attente du jugement de divorce, la captive de son

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Cinq doigts de génie : "J'ai perdu mon corps"

Animation | Une main séparée de son corps entreprend de le retrouver. À partir de cet argument de conte noir, Jérémy Clapin confectionne une fable animée sentimentale fantastique, ode sensorielle pétrie de nostalgie et d’élégance graphique. Un bijou qui fera date.

Vincent Raymond | Mardi 5 novembre 2019

Cinq doigts de génie :

Sectionnée à la suite d’un malencontreux accident, la main du jeune Naoufel part à la recherche de son corps. Se dévoilent au fur et à mesure de ses pérégrinations, leur passé commun et les circonstances de leur séparation. Une histoire de rupture(s), de mort et aussi d’amour(s)… Proclamons-le sans ambages : J’ai perdu mon corps mérite de connaître le même succès que Ma vie de courgette. Il n’est pas anodin que ce premier long-métrage ait ainsi emballé des jurys aussi différents que ceux de Cannes et d’Annecy : mêlant ses lignes narratives et temporelles distinctes, il tisse une étoffe singulière à la suavité accentuée par son essence graphique, ainsi que son ambiance gothico-surréaliste. Clapin fait ici entendre clair et fort cette voix si particulière qui rendait ses courts-métrages fantastiques fascinants de proximité et de poésie. L’on pourrait croire qu’un membre autonome susciterait

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Marc du Pontavice : « Il faut prendre des risques et suivre très loin ses convictions »

J’ai perdu mon corps | Seul contre tous (ou presque), le patron de Xilam a voulu et porté ce projet atypique, s’inscrivant dans le sillage des grands producteurs indépendants voyant au-delà du tiroir-caisse, l'œuvre en devenir dans le projet cinématographique. Un exemple et un avertissement pragmatique à l’adresse des circuits traditionnels, décidément trop formatés…

Vincent Raymond | Mardi 5 novembre 2019

Marc du Pontavice : « Il faut prendre des risques et suivre très loin ses convictions »

En 2015, lors de la présentation du pitch du film au Cartoon Movie de Lyon, vous confiiez qu’il s’agissait d’un projet difficile à monter… Marc du Pontavice : On savait qu’on allait affronter vents et tempêtes pour le faire. Et ça a été pire : en-dehors du soutien des Régions et d’un peu d’argent que le CNC nous a accordés au titre des nouvelles technologies, on n’a rien eu. On a donc dû y aller tout seuls ! C’est un film qui a été financé à 50% sur les fonds propres de Xilam. Il y a peu, Coppola disait à Lyon que plus personne n’était aventureux dans le cinéma, à part les indépendants… C’est un bon exemple ! Très modestement, je suis heureux de me mettre dans les traces de Monsieur Coppola, qui est un exemple d’aventurier du cinéma. Parfois, si l’on veut repousser des frontières, renouveler l’offre du cinéma avec des programmes qui ne sont pas fabriqués pour rentrer dans le système, il faut effectivement être aventureux ; prendre des risques et suivre très très loin ses convictions. Dans notre métier, en animation, c’est particulièrement compliqué parce que c’est aus

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Jérémy Clapin : « j’ai dû détruire le roman pour construire le film »

J’ai perdu mon corps | Avant de remporter le Grand Prix de la Semaine de la Critique (une première pour un film d’animation) et le Cristal à Annecy, le premier long-métrage de Jérémy Clapin a connu une lente maturation en dialogue et confiance avec son producteur ainsi que l’auteur du roman (et coscénariste) Guillaume Laurant.

Vincent Raymond | Mardi 5 novembre 2019

Jérémy Clapin : « j’ai dû détruire le roman pour construire le film »

Comment le livre dont est inspiré J’ai perdu mon corps, Happy Hand, vous est-il tombé entre les mains ? Il semble vous avoir été destiné… Jérémy Clapin : On le doit à mon producteur, Marc du Pontavice. Il a demandé à me rencontrer en 2011 après avoir vu mes courts-métrages : dans tous mes films, il y a un élément fantastique qui vient interroger la réalité. Cette intrusion du fantastique me permet d’aborder des thèmes plus délicats à aborder frontalement, d'éclairer certaines zones d’ombre. Ce n’est pas un fantastique gratuit juste parce qu’il est spectaculaire ; il parle d’autre chose que du sujet lui-même. Comme dans le réalisme magique dans la littérature sud-américaine ? Oui : la combinaison des deux crée une autre réalité qu’on accepte en tant que telle. Et ces éléments fantastiques et réels sont séparés, chacun appartenant à leur monde, ils fabriquent une autre réalité. Mais c’est très présent aussi dans la littérature asiatique, japonaise, notamment chez Murakami, où le fantastique n’est pas sur-appuyé : il arrive comme un élément naturaliste,

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Adam McKay & Amy Adams : « Il fallait un regard un peu de côté pour comprendre »

Vice | Biopic pop d’un politicien matois peu bavard, Vice approche avec une roublarde intelligence et un judicieux second degré le parcours du terrible Dick Cheney. Nous avons rencontré son auteur à Paris, ainsi que l’interprète de Lynne Cheney. Et nous les avons fait parler…

Vincent Raymond | Mardi 19 février 2019

Adam McKay & Amy Adams : « Il fallait un regard un peu de côté pour comprendre »

Après le 11 septembre, étiez-vous conscient de la politique manipulatrice de Cheney ? Adam McKay : Franchement, non. Ça n’a été qu’au moment de l’invasion de l’Irak que soudain il y a eu une prise de conscience que quelque chose n’allait pas, qu’une riposte n’était pas justifiée. Nous avons participé à toutes les grandes manifestations de protestation, mais il a fallu près de deux ans pour que nous puissions réagir. Adam, vous dites en ouverture du film que les renseignements sur Cheney ont été difficiles à trouver. Comment avez-vous procédé ? AMcK : Au départ, notre équipe de chercheurs à exploré tout le corpus “cheneyen“ existant : tous les livres officiels, les interviews disponibles sur sa vie et son travail politique — ça ne manquait pas ! Une fois ce travail accompli, on a recruté nos propres journalistes qui sont allés faire des enquêtes sur les coulisses, à la rencontre de toutes ces personnes qui ont eu, à un moment ou un autre, affaire à la famille Cheney, à son parcours politique, à ce qui n’était pas officiel ni établi. Avez-vous cherché à

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Au cœur du pourri pouvoir : "Vice"

Biopic | En général, la fonction crée l’organe. Parfois, une disposition crée la fonction. Comme pour l’ancien vice-président des États-Unis Dick Cheney, aux prérogatives sculptées par des années de coulisses et de coups bas, racontées ici sur un mode ludique. Brillant et glaçant.

Vincent Raymond | Mercredi 13 février 2019

Au cœur du <s>pourri</s> pouvoir :

Le fabuleux destin d’un soûlard bagarreur troquant, après une cuite de trop et les admonestations de son épouse, sa vie de patachon pour la politique. D’abord petite main dans l’administration Nixon, l’insatiable faucon parviendra à devenir le plus puissant des vice-présidents étasuniens… Reconnaissons à Hollywood ce talent que bien des alchimistes des temps anciens envieraient : transformer la pire merde en or. Ou comment rendre attractive, à la limite du grand spectacle ludique, l’existence d’un individu guidé par son intérêt personnel et son goût pour la manipulation occulte. C’est que Dick Cheney n’est pas n’importe qui : un type capable d’envoyer (sans retour) des bidasses à l’autre bout du monde lutter contre des menaces imaginaires, histoire d’offrir des concessions pétrolières à ses amis, de tordre la constitution à son profit et de déstabiliser durablement le globe peut rivaliser avec n’importe quel villain de franchise. Il est même étonnant que McKay parvienne à trouver une lueur d’humanité à ce Républicain pur mazout : en l’occurrence son ren

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Insomniaque : les 3 soirées du week-end

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 27 juin 2017

Insomniaque : les 3 soirées du week-end

30.06.17 TRANSBORDEUR CRACKI RECORDS C'est la première des Summer Sessions nocturnes, qui verront défiler jusqu'à fin juillet chaque vendredi Intérieur Queer, Art Feast ou encore Arm Aber Sexy. Et c'est Cracki qui lance le bal en conviant Renart et Eliott Litrowksi, deux adeptes parisiens de la techno, le dernier cité ayant remixé Isaac Delusion. Le Cracki sound-system se chargeant de coucher les derniers guerriers. Soleil. 01.07.17 > TERMINAL ARK On kiffe toujours voir apparaître sur un line-up le nom du fiston Berroyer, ce brûlant DJ aux productions toujours impeccables, entre house tourneboulée et électro à l'ancienne, dont on peut catcher les sorties sur des labels aussi intenses que Perlon et Karat, et ce depuis plus de vingt ans déjà. Il ne sera pas seul : Polarize et Mohammed Vicente l'accompagnent. Folie. 01.07.17 > GROOM SHEITAN BROTHERS

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The Pilotwings, explorateurs nostalgiques

Italo disco | Un succès qui s'exporte hors de nos frontières, une Boiler Room remarquée et un premier album en 2016 : les Lyonnais The Pilotwings jouent live à domicile, entre électro disco et house rétro.

Corentin Fraisse | Mardi 16 mai 2017

The Pilotwings, explorateurs nostalgiques

Fin 2016, The Pilotwings sortaient leur premier véritable album, après deux EPs et un mini LP déjà signés chez la grande famille BFDM (Brothers From Different Mothers), label lyonnais hyperactif. Le duo formé par Guillaume Lespinasse et Louis de la Gorce vogue sur des courants alternatifs, expérimentant, tournoyant quelque part entre l'italo disco, l'acid des années 1990 et la balearic house des eighties. Ce premier opus, Les Portes du Brionnais, est un concentré de house et de disco aux sons presque métalliques : des basses grasses, des nappes de synthé, quelques rythmiques tribales... De l'électronique moite pour faire transpirer les foules. Entre textes en français et en anglais, sons rétro et mélodies peu communes, l'album est homogène, parfaitement encourageant. Les compositions se veulent volontairement kitsch, comme l'imagerie. En témoigne une pochette d'album aux faux airs de Wham!. Chez The Pilotwings, tout semble tourner autour du jeu vidéo, à commencer par leur nom tiré d'un simulateur de vol sur Nintendo 64... Ils s'avouent influencés par des bandes-son minimalistes comm

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Insomniaque

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 20 décembre 2016

Insomniaque

22>12>16 LE SUCRE CASSIUS --- Attention : en raison d'un problème de santé de l'un des membres de Cassius, cette date est reportée à la rentrée 2017. Infos billets sur le site du Sucre --- L'autre duo ayant explosé les codes de la house en pleine french touch a su sans cesse se réinventer, accumulant les hits même quand on ne les attendait pas (I <3 u so) ; l'un, Zdar, s'imposant aussi comme orfèvre du son pour tout ou presque ce que la planète compte de stars. À intervalles réguliers, la paire trouve encore le temps de se retrouver derrière les platines pour quelques sets où l'hédonisme se décline sous toutes ses facettes. Ibiza. 23>12>16 LE SUCRE LA CHINERIE Il va falloir tenir onze heures d'affilée, et les huîtres de Oyster Sonore (Clément Marandon, l'un des meilleurs écaillers de France) ne seront pas de trop pour vous revitaliser même si le line-up, comme toujours bien senti, c

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César du meilleur espoir musical

À Suivre | Voici quatre Lyonnais sur lesquels on veut bien miser quelques gonettes cette année. Suivez-les de près.

Sébastien Broquet | Mardi 20 septembre 2016

César du meilleur espoir musical

Big Junior Qu'est-ce que cela donnerait si Grandmaster Flash avait mangé Damon Albarn au goûter, et quelques synthétiseurs au souper ? Réponse : Big Junior. Emmené par quatre briscards de la scène lyonnaise émergente (Matthieu et Richard, ex-Welling Walrus, Adrien et Johan, de Hokins), la formation pour le moins singulière se veut fondatrice d'un nouveau genre, le hip-wave. Avec un premier EP en poche (Snii), les Big Junior enchaînent les dates avec toujours la même énergie communicative. Avec du flow, du beat et des riffs tout le monde est servi : il ne vous reste plus qu'à taper du pied. Pomme Elle n'a pas 20 ans mais l'assurance vocale des plus grandes. Autodidacte de talent, Pomme n'a besoin que d'une guitare, d'un banjo et d'un violoncelle pour ouvrir les portes d'un univers mielleux. Après cinq ans à arpenter les caveaux et les péniches lyonnaises, elle s'exporte enfin grâce à l'aide de Polydor. Si elle n'a pour l'heure qu'un EP en poche (En Cavale), Po

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Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 13 septembre 2016

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16.09.16 > L'AMBASSADE SACHA MAMBO Plébiscité par les grands (DJ Harvey en tête), le label Macadam Mambo, spécialisé dans les édits disco depuis 2012 est mené de main de maître par Guillaume des Bois et Sacha Mambo. Ce dernier, installé à Lyon, s'illustre régulièrement aux platines par des sets éclectiques où house baléarique, acid techno et disco font bon ménage : le Sucre en a fait l'un de ses résidents et Karat a signé son premier album, avant qu'il ne rejoigne récemment le label à suivre par ici, That Place. Solide. 16.09.16 > TERMINAL CYTOCHROME Bon, ok, c'est encore un nom de soirée pas possible mais il y a du sens derrière (checkez le Larousse...) et surtout, c'est la résidence de Diane, la DJette qui commence à devenir incontournable dans la cité par sa vision de la techno qu'elle partage ici avec ses invités venus de Rome, le duo Beat Movement, fondateur du tout récent label DLBM. Aussi au programme : Alienata. Le rendez-vous de choix pour raveurs obstinés. Cellulaire. 18.09.16 > DISTRIKT XII LES 3

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Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 6 septembre 2016

Insomniaque

09.09.16 > BELLONA DJ SNEAK Les soirées In Osmose With ont fait le bonheur de L'Ambassade, emmenées de main de maître par Julien Kano et faisant la part belle à la house music. En cette nouvelle saison, elles migrent vers la péniche Bellona avec une première de très, très haut niveau en compagnie de l'historique DJ Sneak, légende de la house de Chicago (comme Paul Johnson et Green Velvet, qui le signa sur son label Cajual) qu'il a largement contribué à populariser dans nos contrées où il eut une influence considérable : la disco filtrée, donc la french touch, c'est lui. Teacher. 09.09.16 > LE SUCRE DISCWOMAN Encore une prog' impeccable au Sucre ce soir avec le collectif & label new-yorkais Discwoman, dont le credo est limpide : mettre en l'air les femmes queer et transgenre de la scène électronique. Illustration avec Avalon Emerson, pépite issue de la scène techno de San Francisco, DJ Haram venue de Philadelphie où elle dirige le club ATM, mêlant avec une

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Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 14 juin 2016

Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches

16.06.16 > LA PLATEFORME KIBLIND #57 Cherchez pas à comprendre le line-up de cette soirée, allez-y, c'est tout. D'un concours de pétanque molle à un apéro mix en compagnie de la radio RTU et du festival Heart of Glass, Heart of Gold, en passant par des DJ sets du crew Groovedge, de Sacha Mambo et The Pilotwings, les dessins réalisés en direct et projetés de la bande de Mauvaise Foi, des stands d'activistes et de la bonne bouffe, Kiblind a décidé de régaler toute la nuit. Boum. 17.06.16 > OBAMO CAFÉ MIDNIGHT RAVERS C'est l'un des projets les plus passionnants sorti des fourneaux de Jarring Effects ces derniers temps : Midnight Ravers est un projet mené par Dom Pete

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Insomniaque : trois plans pour nuits blanches

Clubbing | 15.05.16 > LA MAISON M SHEITAN BROTHERS La paire qui envoie du love reprend la main à la Maison M, pour l'un de leurs sets calorifères où (...)

Sébastien Broquet | Mardi 10 mai 2016

Insomniaque : trois plans pour nuits blanches

15.05.16 > LA MAISON M SHEITAN BROTHERS La paire qui envoie du love reprend la main à la Maison M, pour l'un de leurs sets calorifères où l'électronique se tapisse de sonorités plurielles venus d'Orient, du Brésil, du New York disco, d'Asie, du Maghreb : pas de frontières ni d'œillères, mais des pépites dont, c'est une nouveauté, des productions personnelles. Un premier maxi avec un remix du maloya Ici La Réunion de Mélanz Nasyons arrive bientôt, précédé en juin d'une mixtape à l'ancienne, en format K7. Collector. 15.05.16 > LE TERMINAL TUNNEL VISION En cette veille de jour férié, le Terminal acoquine ses deux phares nocturnes que sont Cytochrome, mené par l'activiste locale Diane (qui assure ce soir le warm-up) et Tunnel Vision, rendez-vous des puristes techno. Avec en point d'orgue une invitation

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Les soirées du 9 au 15 décembre

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : la résidence CLFT au Transbordeur, Blawan au Kao et Selvagem au Sucre.

Benjamin Mialot | Mardi 8 décembre 2015

Les soirées du 9 au 15 décembre

11.12 CLFT invite... Étrange fin d'année que celle-ci, où le moindre beauzarteux sous ketamine se sent la hardiesse d'un William Wallace («Ils peuvent nous ôter la vie, mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté de danser !»). On se rassure en se disant que certains n'ont pas attendu d'être terrorisés pour faire acte de résistance nocturne. Ainsi de CLFT, dont la résidence au Transbordeur fera une fois encore la part belle à la techno la plus fonctionnelle qui soit (au sens de fonction vitale), en la ténébreuse et métallique présence des Londoniens Fundamental Interaction et Ben Gibson.

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Les soirées du 16 au 22 septembre

MUSIQUES | 3 RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : le lancement du magazine Kiblind au Sucre, celui de la revue Bad to the Bone au Sonic et la Blast Live Party de la Triperie.

Benjamin Mialot | Mardi 15 septembre 2015

Les soirées du 16 au 22 septembre

16.09 Lancement Kiblind n°54 Après nos collègues d'Hétéroclite, c'est au tour de nos copains du trimestriel culturo-graphique Kiblind de tester une nouvelle formule éditoriale – logo, maquette, baseline, le lifting est intégral –, avec la sortie de leur 54e numéro (qui a pour thème le coloriage). Une fois n'est pas coutume, c'est au Sucre, gratuitement et en bonne compagnie – sur les murs, les dessinateurs "dévisagistes" Ruppert & Mulot, auteurs de la couverture dudit numéro ; derrière les platines, la dance machine sans frontières King Doudou et le toiletteur disco Sacha Mambo – que sera présentée la chose.

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Vice-versa

ECRANS | Les studios Pixar et Pete Docter donnent une singulière lecture de ce que l’on appelle un film-cerveau en plongeant dans la tête d’une fillette de onze ans pour suivre les aventures de… ses émotions ! Aussi ambitieux qu’intelligent, drôle, émouvant et exaltant, voici une date majeure dans l’histoire du cinéma d’animation. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 16 juin 2015

Vice-versa

Vice-versa tombe à pic pour rappeler deux choses essentielles : d’abord, que les studios Pixar sont de grands aventuriers du cinéma, des pionniers qui ne se reposent pas sur leurs lauriers et semblent se nourrir de défis toujours plus ambitieux. Il a fallu huit ans au génial Pete Docter, déjà auteur de Monstres et compagnie et de Là-haut, pour venir à bout de Vice-versa ; on comprend à sa vision à quel point tous les projets montés par le studio entre temps n’étaient que des récréations — parfois formidables comme Toy Story 3 ou Rebelle, parfois décevantes comme les suites de Cars et de Monstres et Compagnie — en attendant d’accoucher de cette œuvre majeure. Deuxième rappel : le cinéma d’animation n’est pas, comme trop de productions Dreamworks ou Disney récentes ont eu tendance à l’affirmer, une recette commerciale visant à séduire les bambins

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Un Moi(s) de cinéma #6

ECRANS | Chaque mois, Le Petit Bulletin vous propose ses coups de cœur cinéma des semaines à venir en vidéo.

Christophe Chabert | Mercredi 3 juin 2015

Un Moi(s) de cinéma #6

Au sommaire de ce sixième numéro : • Cannes 2015 : bilan rapide • Loin de la foule déchaînée de Thomas Vinterberg • Vice Versa de Pete Docter • Une seconde mère d'Anna Muylaert

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Cannes 2015, jour 6. Et Pixar fût…

ECRANS | "Vice Versa" de Pete Docter

Christophe Chabert | Mercredi 20 mai 2015

Cannes 2015, jour 6. Et Pixar fût…

Lundi matin, 11h. Alors que commençait la deuxième moitié du festival sous le signe d’interrogations diverses et variées résumables en : «Est-ce que c’est un bon cru, cette édition 2015 ?», la lumière est apparue sur l’écran du Théâtre Lumière, et tout a soudain été bouleversé. Nous en premier, en sanglots durant les quinze dernières minutes du film, puis systématiquement lorsqu’on l’évoquait aux gens qui ne l’avaient pas encore vu ; mais aussi l’ordre d’un festival qui, jusque-là, manquait singulièrement de hiérarchie. La lumière, c’est celle de Vice Versa (Inside Out) de Pete Docter, dernier-né des studios Pixar, et c’est peu de dire qu’il s’agit d’un événement considérable, un classique instantané du cinéma et une date dans l’histoire de l’animation. Surtout, c’est le genre de choc dont on ne se remet pas, une projection qui restera à jamais gravée dans nos mémoires, petite bille bleue et jaune stockée quelque part au fond de notre conscience que des mains agiles iront régulièrement ressortir pour nous refoutre le frisson, les larmes aux yeux et le sourire aux lèvres. Car ce que raconte Vice Versa, dans un élan méta-phys

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L'Angleterre en force à Nuits Sonores

MUSIQUES | ​Best of de la saison qui s'achève, la programmation de Nuits Sonores 2015 est aussi la plus cosmopolite que le festival ait connue. Mais désormais, à la fin, ce sont nos voisins d'outre-Manche qui gagnent : bouillon de la bass culture à l'aune de laquelle la house et la techno n'en finissent plus de se réinventer, l'Angleterre est, par l'entremise de sa capitale, LA grande nation électronique des années 2010. La preuve en dix ambassadeurs. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 12 mai 2015

L'Angleterre en force à Nuits Sonores

Daniel Avery / Shackleton On l'a découvert de jour l'an passé, cette fois c'est de nuit que l'on pourra prendre la mesure de la versatilité du ténébreux rouquin, qui plus est sur une scène toute entière dédiée à la résidence qu'il anime à la mythique Fabric. Depuis Drone Logic, Daniel Avery n'a rien produit. Pas grave : ce premier album, classique instantané de techno charnelle (ou de rock stockable dans le cloud ?), reste un an et demi après sa parution l'une des plus belles incarnations de ce «chant de la machine» qui, chaque printemps, exerce sur nos concitoyens la même fascination que la voix des sirènes sur les marins qui croisaient jadis en mer de Sicile. Nuit 1 – Halle 2 Á l'Ancien marché de gros, mercredi 13 mai à 3h15

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Un Moi(s) de cinéma #4

ECRANS | Chaque mois, Le Petit Bulletin vous propose ses coups de cœur cinéma des semaines à venir en vidéo

Christophe Chabert | Lundi 2 mars 2015

Un Moi(s) de cinéma #4

Au sommaire de ce quatrième numéro : • Inherent Vice de Paul Thomas Anderson • Selma de Ava DuVernay • The Voices de Marjane Satrapi • Hacker de Michael Mann • À trois on y va de Jérôme Bonnell

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Le mystère Pynchon

CONNAITRE | Ses romans étaient réputés inadaptables, tant ils foisonnent d’intrigues, d’énigmes et de tours de force défiant toute logique figurative ; Thomas Pynchon, qui cultive le secret mais redouble, à 74 ans, de créativité et de culot, vient pourtant d’être porté à l’écran par Paul Thomas Anderson… Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 3 mars 2015

Le mystère Pynchon

Jusqu’à sa mort, J. D. Salinger faisait figure de grand romancier américain invisible ; dorénavant, il n’y a plus que Thomas Pynchon pour occuper ce titre, à une différence (de taille) près : si Salinger a conjointement cessé de publier en même temps qu’il se retirait hors de tout espace public, Pynchon, lui, paraît atteint d’une frénésie créative en constante accélération, ce qui lui fait un point commun avec un autre artiste cultivant le secret, Terrence Malick. Bref, Pynchon n’est pas du genre à apparaître dans les grands raouts littéraires genre fêtes du livre, ce qui explique en partie sa notoriété très relative par rapport à certains de ses confrères — Banks, De Lillo ou Paul Auster, au hasard. Ce déficit tient aussi à la complexité de son œuvre, pas facile à domestiquer mais qui a su créer une horde d’inconditionnels prête à se lancer dans les exégèses les plus folles, sinon à cartographier chaque roman pour en pister les ramifications. La France a découvert Pynchon en 1975 avec ce qui reste son chef-d’œuvre, L’Arc en ciel de la gravité : au crépuscule de la Deuxième Guerre mondiale, les services secrets britanniques utilisent Tyrone Slothrop

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Inherent Vice

ECRANS | En adaptant "Vice caché" de l’immense Thomas Pynchon, Paul Thomas Anderson prouve, après "The Master", qu’il n’aime rien tant qu’aller à l’encontre de sa maîtrise, éprouvée et incontestable. De fait, ce polar pop, enfumé et digressif est un plaisir intense, où il est avant tout question de jeu, dans tous les sens du terme. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 3 mars 2015

Inherent Vice

Quelque part dans les volutes de la Californie psychédélique au début des années 70, Doc Sportello semble sortir d’un rêve évaporé lorsqu’il voit surgir chez lui son ex-petite amie, Shasta Fay, qui lui annonce qu’elle est tombée amoureuse d’un richissime promoteur immobilier — marié — et dont elle soupçonne qu’on ourdit un complot contre lui. Sportello, qui exerce la fonction de détective privé, décide d’enquêter, moitié par amour envers cette fille qu’il n’arrive pas à s’enlever de la tête, moitié par curiosité professionnelle envers un monde bien éloigné de celui de la contre-culture beatnik, adepte de drogues et de nonchalance cool, dans lequel il baigne. Raconté comme ça, le point de départ d’Inherent Vice rappelle inévitablement les romans noirs de Raymond Chandler, ainsi que ses relectures iconoclastes par Robert Altman — Le Privé — ou les frères Coen — The Big Lebowski. Sauf que Paul Thomas Anderson n’adapte pas l’auteur du Grand Sommeil, mais un autre immense romancier américain, Thomas Pynchon. Et si Vice caché se nourrissait de cette mythologie propre à la littérature criminelle, il la cabossait par un réf

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Paul Thomas Anderson et Joaquin Phoenix à l'Institut Lumière

ECRANS | C'est un sacré événement que propose l'Institut Lumière : l'avant-première d'Inherent Vice, le nouveau film de Paul Thomas Anderson, en présence du réalisateur et (...)

Christophe Chabert | Jeudi 15 janvier 2015

Paul Thomas Anderson et Joaquin Phoenix à l'Institut Lumière

C'est un sacré événement que propose l'Institut Lumière : l'avant-première d'Inherent Vice, le nouveau film de Paul Thomas Anderson, en présence du réalisateur et de son acteur, Joaquin Phoenix, le samedi 24 janvier à 20h. Adapté d'un roman du génial Thomas Pynchon (Vice caché, en français), le film est un polar situé dans les années 70, qu'on annonce dans la lignée du précédent P. T. Anderson, le fabuleux The Master. Les réservations pour l'avant-première seront ouvertes demain à 11h...

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L’Amérique au firmament…

ECRANS | Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas : de janvier à juin, c’est le retour des super auteurs du cinéma américain avec des films qu’on dira, par euphémisme, excitants. À l’ombre de ces mastodontes vrombissants, une poignée de cinéastes d’ici devraient leur donner le change. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 6 janvier 2015

L’Amérique au firmament…

Les Wachowski, Eastwood, Gonzalez Iñarritu, Paul Thomas Anderson, Michael Mann, Tim Burton, George Miller, à qui on ajouterait bien James Wan et Josh Whedon : le premier semestre 2015 se pose en miroir inversé du dernier semestre 2014. Fini le renouvellement générationnel, les cinéastes du monde entier qui arrivent à une forme de maturité créative, les francs-tireurs décidés à faire trembler le cinoche mainstream ou son frère jumeau, le world cinéma… Certes, il y en aura quelques-uns d’ici à fin mai ; mais ce sont bien les superauteurs américains qui risquent de faire la pluie et le beau temps sur l’actualité cinématographique d’ici là. Après un mois de janvier en forme de tour de chauffe, ce sont donc Larry et Lana Wachowski qui ouvrent le bal avec leur Jupiter Ascending le 4 février — que son distributeur français a, de manière particulièrement débile, rebaptisé Jupiter : le destin de l’univers. Après la fresque spatio-temporelle de Cloud Atlas, génial puzzle d’une ambition folle, les Wachowski s’envoient en l’air pour

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Insomniaque - Soirées du 29 octobre à 4 novembre

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : les Sheitan Brothers au Sonic, Joey Beltram au DV1 et Ben UFO au Sucre. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 28 octobre 2014

Insomniaque - Soirées du 29 octobre à 4 novembre

31.10 Death Disco vs Sheitan Brothers Farces et friandises, il va falloir une fois de plus choisir en ce 31 octobre plus chargé en soirées qu'un autel du Dia de Muertos en fanfreluches squelettiques. Pour les friandises, prière de sauter quelques lignes. Pour les farces, direction le Sonic, où se produiront les Sheitan Brothers, duo-parfois-trio versé autant dans l'art du lol que dans celui du disco. Les noctambules reconnaîtront derrière leurs détourages subtils des personnalités locales de l'électro – qui nourrissent le rêve de jouer au Paribar à Sao Paolo, repaire de leurs maîtres à penser Selvagem. This is Halloween, indeed. 31.10 I'm J

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Benjamin Gibbard

MUSIQUES | Former Lives (City Slang/Pias)

Stéphane Duchêne | Vendredi 30 novembre 2012

Benjamin Gibbard

Benjamin Gibbard, chanteur et leader de Death Cab For Cutie, c'est un peu notre assistant d'anglais, le type qui articule bien ses phrases, le type normal qui ressemble au voisin de palier mais dont toutes les filles et certains garçons sont amoureux au lycée – alors que pourtant il n'a pas vraiment un physique à tout casser.     Le truc c'est que là, notre pauvre assistant d'anglais, celui qui a toujours si bien parlé d'amour et offert tant de « c'est notre chanson » à des milliers de couples sur les campus des facs américaines, s'est fait larguer comme une vieille tong trois fois dans les huit dernières années (c'est notre passage Closer mais il se justifiera dans quelques lignes). Dont une par Zooey « Paul » Deschanel – oui, il paraît qu'elle est un peu zinzin, en tout cas elle en a l'air et on l'imagine tout à fait tomber d'un train en pyjama ; cha

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Astérix et Obélix : au service de sa Majesté

ECRANS | Passant après le calamiteux épisode Langmann, Laurent Tirard redonne un peu de lustre à une franchise inégale en misant sur un scénario solide et un casting soigné. Mais la direction artistique (affreuse) et la mise en scène (bancale) prouvent que le blockbuster à la française se cherche encore un modèle. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 11 octobre 2012

Astérix et Obélix : au service de sa Majesté

Dans quel âge se trouve le blockbuster français ? Économiquement, sans parler d’âge d’or, on peut dire que l’affaire roule ; même une chose laborieuse comme Les Seigneurs remplit sans souci les salles. Artistiquement, en revanche, on est encore à l’âge de pierre. La franchise Astérix en est le meilleur exemple : après le navet ruineux de Thomas Langmann, c’est Laurent Tirard, fort du succès glané avec son Petit Nicolas, qui a récupéré la patate chaude. Avec un budget quasiment divisé par deux (61 millions quand même !), il n’avait guère le choix : finies les courses de char dispendieuses et les packages de stars ; retour aux fondamentaux. Tirard et son co-auteur Grégoire Vigneron prennent ainsi deux décisions payantes : remettre le couple Astérix et Obélix au centre du film (ainsi que les comédiens qui les incarnent, Baer et Depardieu, excellents), et soigner un casting pour lequel chaque personnage semble avoir ét

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Boys next door

MUSIQUES | Chantre d'une pop plaintive et rassérénante à la fois, Death Cab for Cutie revient enchanter les vieux garçons et les jeunes filles avec l'excellent Codes & Keys et un concert à l'Epicerie Moderne qui promet d'être riche en tubes. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 18 mai 2012

Boys next door

Rolling Stone a écrit un jour à propos de Ben Gibbard, leader et chanteur de Death Cab For Cutie qu'il chantait comme un «voisin de palier plaintif». Or c'était un compliment. Il y a pourtant toujours eu, ou presque, dans la musique de Death Cab For Cutie une certaine appétence pour une forme de grandiloquence romantique. Et sans doute cela n'est-il aucunement contradictoire. Imposé comme l'un des phares de l'indie-pop avec Transatlanticism en 2003 Death Cab For Cutie n'a fait que conforter une chose que l'on savait déjà : le romantisme est une affaire de garçon plaintif. Le type même de groupe à faire écouter à la fille que l'on voudrait séduire avec le risque qu'elle vous balance : «c'est de la musique de gonzesses, ça, non ?». Non, c'est de la musique de garçons plaintifs. Comment expliquer autrement que la plupart de leurs tubes, ceux de Transatlanticism, mais pas que, tapissent nombre de BO d'œuvres ciné et télé où il n'est question que de problèmes de grands garçons qui ont du mal à grandir (Six Feet Under, The OC, Californication,

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Les Faux

SCENES | Assistant la saison dernière de Gilles Chavassieux, le jeune Vicentiu Rahau passe à la mise en scène avec son texte «Les Faux» à voir au théâtre de l'Élysée (...)

Nadja Pobel | Lundi 11 janvier 2010

Les Faux

Assistant la saison dernière de Gilles Chavassieux, le jeune Vicentiu Rahau passe à la mise en scène avec son texte «Les Faux» à voir au théâtre de l'Élysée jusqu'au 16 janvier. Il s'est inspiré de Dino, un vagabond rencontré en Italie, et en a fait une incarnation du Job biblique. Les souffrances de son personnage résident dans une introspection poussée au point d'abandonner famille et vie sociale. Parfois trop naïve et un peu bavarde sur les concepts philosophiques de bonheur ou d'éternité, cette pièce trouve néanmoins son rythme par la présence des quatre musiciens qui, en live, interprètent des airs tsiganes. NP

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Casanegra

ECRANS | De Noureddine Lakhmari (Maroc, 2h11) avec Anas Elbaz, Omar Lotfi…

Dorotée Aznar | Lundi 19 octobre 2009

Casanegra

Adil et Karim tentent d’oublier la précarité de leur condition à travers un rêve commun : quitter Casablanca pour la Suède et ses promesses d’un avenir de cartes postales. Mais pour épancher cette soif scandinave, il va falloir emprunter des chemins de traverse pour le moins risqués… Montage vif, mise en scène survoltée, Nourredine Lakhmari annonce la couleur dès son introduction. Son appropriation des codes du film de gangsters surprend agréablement, notamment dans sa galerie de personnages secondaires : les cellules familiales instables, le truand psychopathe, le quota féminin romantique, et en bonus, un bad guy français à la décadence croquignolette. Autant de satellites instables dans un récit un rien trop prévisible, alignant les clichés du genre avec une grande régularité, mais dont l’énergie cinématographique finit par convaincre. FC

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