Loïc Graber à la culture

Mairie de Lyon | Loïc Graber est nommé adjoint à la culture de Georges Képénékian, en remplacement de ce dernier.

Sébastien Broquet | Mardi 18 juillet 2017

Photo : © DR


La décision était prise depuis jeudi dernier : c'est bien Loïc Graber qui est nommé adjoint à la culture de la Ville de Lyon, prenant ainsi la succession à ce poste emblématique du tout nouveau maire fraîchement élu cette semaine, Georges Képénékian. Sa promotion dans le rang des adjoints (de 21e et bon dernier, à 7e) le laissait augurer dès lundi soir.

Après avoir sondé plusieurs possibilités, dont celle de nommer un transfuge venu de la droite (Emmanuel Hamelin a été souvent cité, ce qui inquiétait le petit monde de la culture lyonnaise) ou le respecté Jean-Yves Sécheresse, c'est donc l'ancien adjoint à la démocratie participative, élu dans le 7e arrondissement, qui hérite de la fonction, un peu par surprise : il n'a que peu œuvré jusque-là dans ce domaine.

Le 7e est décidément pourvoyeur d'élus à la culture : la maire Myriam Picot est elle-même en charge de la culture à la Métropole, et Romain Blachier reste l'adjoint à la culture de l'arrondissement.

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Lyon : trois anciens adjoints à la Culture réagissent à la baisse de la subvention de l'Opéra

Patrice Béghain, Georges Képénékian et Loïc Graber | Les trois prédécesseurs de Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe à la Culture, se prononcent sur l'annonce qui secoue le monde culturel lyonnais depuis quelques heures : la baisse de 500 000€ de la subvention municipale à l'Opéra de Lyon, somme réaffectée à d'autres projets et lieux culturels tels que la CinéFabrique. Magnéto.

Vincent Raymond | Vendredi 5 mars 2021

Lyon : trois anciens adjoints à la Culture réagissent à la baisse de la subvention de l'Opéra

Patrice Béghain, adjoint à la Culture (2001-2008) de Gérard Collomb : Je n’ai jamais eu l’habitude de juger publiquement les décisions de mes prédécesseurs ou de mes successeurs, que ce fût quand j’étais DRAC ou adjoint. Georges Képénékian, adjoint à la Culture (2008-2017) de Gérard Collomb : Nathalie Perrin-Gilbert dit que ce n’est pas une punition. Mais c’est quand même une punition chez elle : elle a eu une telle hargne pendant toutes ces années au sujet du rapport que l’on avait fait sur les frais de Serge Dorny, malgré la mise au point que j’avais essayé de gérer — en reconnaissant qu’il y avait bien eu des anomalies, j’ai travaillé avec Serge Dorny. Mais elle a quelque chose de vengeur. Loïc Graber, adjoint à la Culture de Georges Képénékian (2017-2018) et Gérard Collomb (2018-2020) : Il y a des problèmes de forme et de fond dans cette annonce. Le premier problème, de forme, c’est la précipitation : la Ville, membre de droit de l’Opéra, ne dit rien en décembre lorsque le budget est voté ; et quelques jours avant le conseil

Continuer à lire

Lyon : les Ateliers de la Danse seront adossés au groupe scolaire Kennedy

Danse | L'opposition a grincé après l'annonce de l'abandon du projet d'Ateliers de le Danse dans l'ancien Musée Guimet. Ateliers qui seront relocalisés dans le 8e, sur le site du groupe scolaire Kennedy, tout proche de la Maison de la Danse. Une décision qui impacte par ricochet l'avenir du Musée Guimet mais aussi de l'ancienne ENSBA.

Sébastien Broquet | Mardi 20 octobre 2020

Lyon : les Ateliers de la Danse seront adossés au groupe scolaire Kennedy

L'annonce a bousculé et montré que les Verts et leurs alliés n'hésiteraient pas à aller à l'encontre des habitudes prises sous le règne Collomb et que les caciques de la culture lyonnaise devraient remettre leur trône en jeu : ainsi Dominique Hervieu, directrice de la Maison de la Danse, maîtresse de cérémonie de la Biennale de la Danse, l'incontournable pivot de tout ce qui touche à l'art chorégraphique dans la cité — et ce, avec un talent indéniable. Mais la voici challengée, de nouveau : son projet de Maison de la Danse à Confluence avait déjà été retoqué — non pas par les politiques locaux emmenés alors par Georges Képénékian et Gérard Collomb, qui défendaient le projet, puisque c'est le Ministère de la Culture qui avait refusé de suivre financièrement comme nous l'avait expliqué en juin dernier Georges Képénékian pendant la campagne élector

Continuer à lire

Florence Verney-Carron / Loïc Graber : gestion de crise

Covid-19 | Crash-test : la culture en PLS, en quelques jours, tel est le bilan immédiat de la crise induite par le Covid-19, virus pas très mélomane qui a mis a terre un pan entier de l’économie du pays — et pas n’importe lequel, celui qui donne du sens à nos existences tout en étant trop souvent pris pour partie négligeable, comme l’a montré sa gestion par un ministère de la Culture un brin largué. Du coup, on a questionné ici Florence Verney-Carron, vice-présidence à la Culture de la Région, et Loïc Graber, désormais ex-adjoint en charge du secteur à la Ville de Lyon. Pour savoir comment on réagit face à un tel uppercut quand on est aux commandes. Interview cut-up.

Sébastien Broquet | Mercredi 8 juillet 2020

Florence Verney-Carron / Loïc Graber : gestion de crise

Avant l’effondrement Loïc Graber : Quand j’ai pris mon mandat en 2017, je l’ai dit à plusieurs acteurs culturels : j’espère qu’on n’aura jamais à vivre un nouveau Bataclan. Je pensais alors à un attentat terroriste, susceptible d’entraîner une disparition du public des salles. Au quotidien, en tant qu’adjoint, on voit les budgets, les bilans des lieux : on sait ce qu’ils ont en réserve. Et je me disais, si jamais on doit surmonter quinze jours ou un mois de fermeture — je pensais ça à l’époque —, concrètement, ça va être très complexe. Les salles n’ont pas de réserve suffisante pour tenir plusieurs semaines sans public ! Impact dans… Florence Verney-Carron : Je prend conscience de la crise très tôt, puisque dès début mars on a les premières annulations — notamment Quais du Polar le 13 mars. On se rend compte avec Laurent Wauquiez qu’il faut fai

Continuer à lire

Georges Képénékian : « quand on a un héritage, on ne le dilapide pas »

Élections Municipales 2020 | L'outsider. Ancien adjoint à la Culture de Gérard Collomb, maire durant le passage de ce dernier au ministère de l'Intérieur, Georges Képénékian est le troisième homme, dissident de LREM non accrédité, fâché avec l'ancien édile ami, marchant désormais en tandem avec David Kimelfeld à la Métropole. Arrivé quatrième au premier tour avec 11, 98 %, n'ayant noué aucune alliance, il compte sur un sursaut de participation et un retour au centre très lyonnais pour être, en somme, l'arbitre du second tour. Attablé au Café Bellecour en compagnie de Loïc Graber, candidat dans le 7e arrondissement et son référent culture durant la campagne, l'ancien chirurgien nous décortique son programme culturel.

Sébastien Broquet | Mardi 23 juin 2020

Georges Képénékian : « quand on a un héritage, on ne le dilapide pas »

Avez-vous choisi votre adjoint ou adjointe à la Culture ? Georges Képénékian : Non. Vraiment, non. Ce n’est pas une bonne manière d’aborder une élection. Se préparer et avoir en tête comme je l’ai fait les cent premiers jours avec les grandes décisions à prendre, oui. Distribuer des postes tant que l’on n’est pas en place, ce n’est pas très bien vis-à-vis des électeurs. Je n’ai pas cette forme d’arrogance. On verra dimanche soir quels messages nous envoient les Lyonnais. Quelle composition sera pressentie pour ce conseil municipal. Quels seront les enjeux. Pour aucun des postes, je n’ai choisi ; et j’aime bien avoir cette liberté jusqu’au 28 juin au soir. Si vous êtes élu, vous allez arrivez au pouvoir face à un secteur culturel que vous connaissez très bien — puisque vous avez été vous-même adjoint à la Culture — et qui connaît une crise sans précédent. Vous avez annoncé un plan d'urgence de 10M€. GK : J’ai mené un travail que David Kimelfeld m'a commandé sur le déconfinement. On a fait un rapport en deux étapes : la première jusqu’à juin, et une seconde tranche que j’avais bien anticipé, qui couvrirait

Continuer à lire

Drive-in, drive out : retrait de permis en vue pour les séances en plein air ?

Cinéma | Situation ubuesque en France où, sur fond de pandémie, le principe du drive-in (voire du cinéma en plein air) se trouve menacé par la puissante Fédération Nationale des Cinémas Français. En Métropole lyonnaise, cette crise se donne même des airs de duel de western…

Vincent Raymond | Samedi 16 mai 2020

Drive-in, drive out : retrait de permis en vue pour les séances en plein air ?

C’est un bien étrange feuilleton qui se joue derrière les projecteurs. Alors que les spectateurs privés de séances se reportent depuis le début du confinement sur les offres de streaming, et que la réouverture des salles ne s’esquisse pas avant le début, voire la mi-juillet, selon les derniers échos du Ministère de la Culture et de l’ensemble de la profession, on commence à entendre parler ici ou là de drive-in. Il faut dire qu’ailleurs en Europe, ce recours à la voiture pour sortir tout en restant confiné fait florès : le Festival Art Parking de Prague a été un triomphe, quant au Danemark à l’Allemagne et à la Pologne, ils l’ont adopté pour des concerts… ou des messes. En quelques jours, les spectateurs lyonnais voient des propositions concurrentes éclore. Malheureusement, et c’est assez paradoxal, aucune ne risque de voir le jour. Indissociable du chromo nostalgique de l’Amérique des fifties — celle de l’après-guerre qui roule —, le drive-in n’est pourtant pas une nouveauté en terre lyonnaise, o

Continuer à lire

Friche Lamartine, bientôt la lumière

Entretien | La Friche Lamartine, lieu de travail, de création, de résidence pour de nombreux artistes, attendait une solution de relogement depuis de longs mois. Tout s'est accéléré depuis l'été et deux sites seront finalement investis au printemps prochain, dont l'un pouvant désormais accueillir du public. Le point avec Loïc Graber, l'adjoint à la Culture de la Ville.

Sébastien Broquet | Mardi 4 décembre 2018

Friche Lamartine, bientôt la lumière

Quelle solution de relogement a été trouvée pour les artistes de la Friche Lamartine ? Loïc Graber : Historiquement, la Ville de Lyon a toujours eu un rapport particulier avec les artistes de la Friche RVI, puis celle de Lamartine. Quand ils se sont installés à Lamartine, ça a été compliqué car c’était un site plus petit et ça avait déjà donné lieu de leur part à un travail important de recomposition du noyau dur, de sélection des disciplines et des artistes accueillis sur le nouveau site. La Friche Lamartine avait été mise à disposition pour une durée provisoire, étant fléchée dès le départ pour une extension du stade Foé. Extension du stade qui devait avoir lieu il y a deux ans… C’est ça. Donc, nous avons pris l’engagement à ce moment-là de ne pas mettre les artistes à la rue, de par cette histoire remontant à RVI, mais encore fallait-il trouver une solution de relogement. Il s’avère que le patrimoine immobilier de Lyon est en train de se réduire comme peau de chagrin, en particulier sur les grands espaces un peu bruts de décoffrage. C’est à dire d’un espace qu’ils pourraient investir et transformer à leur guise : on en

Continuer à lire

Les nuits raccourcies du Sonic

Politique Culturelle | Au Sonic, on ne navigue toujours pas en eaux calmes : l'autorisation d'ouverture tardive a été momentanément retirée au bateau rock. Explications.

Sébastien Broquet | Mardi 12 décembre 2017

Les nuits raccourcies du Sonic

Le Sonic a encore défrayé la chronique ces derniers jours. L'autorisation de nuit de la péniche la plus rock de la ville, à la programmation impeccable, lui a en effet été retirée suite à un avis défavorable des services de l'écologie urbaine de la Ville de Lyon. Coup dur : si les concerts en début de soirée attirent du monde, c'est surtout l'activité clubbing de nuit qui permet de faire tourner le lieu (représentant 65% de l'économie de la salle selon ses responsables). Comme de coutume, les réseaux sociaux ont été prompts à s'indigner. Et un concert de soutien est organisé ce vendredi 15 décembre, avec Abschaum et Pratos, fleurons de la scène locale. Stéphane Bony, le directeur du Sonic, nous confirme les faits : « Nous avons reçu un courrier des services de l'écologie urbaine : on nous reproche un non respect de la législation actuelle sur le niveau sonore des concerts. Nous devons aussi recalibrer notre limiteur, qui était devenu obsolète. C'est en cours. » Le limiteur en question enregistre à la fois le niveau sonore et l'amplitude horaire de l'activité. Il avait déjà été la cause de préc

Continuer à lire

Loïc Graber : l'inconnu

Portrait | Nouvel adjoint en charge de la Culture de la Ville de Lyon, Loïc Graber est le nom que l'on n'attendait pas pour ce poste. Dans un milieu culturel qui ne le connaissait que peu, il commence à se faire un nom.

Sébastien Broquet | Mardi 10 octobre 2017

Loïc Graber : l'inconnu

Son nom a surgi à nos oreilles lors d'une soirée, le 13 juillet dernier : sa nomination venait d'être actée dans les salons de l'Hôtel de Ville, Loïc Graber serait le prochain adjoint à la Culture de Georges Képénékian, le nouvel édile de Lyon. Avant l'officialisation, nous avions tenté de sonder ceux qui font la culture ici : la plupart ne connaissaient pas son nom. Un directeur de festival nous chuchota que vu les autres idées qui circulaient, « ce serait plutôt une bonne chose. » Les jours suivants, une question se faufila dans les conversations : pourquoi lui, cet élu du 7e si discret, que personne ne semblait avoir croisé jusque-là dans une salle de spectacle ? Il faut dire que dans son arrondissement, pour émerger sur la culture, c'est le parcours du combattant : Myriam Picot, la maire, est elle-même en charge de cette délégation à la Métropole et fût pressentie pour le poste. Comme Jean-Yves Sécheresse, passionné, qui est resté à la Sécurité. Et Romain Blachier, qui a en charge la culture de l'arrondissement, est omniprésent sur les réseaux sociaux comme dans les salles de concerts. Mais c'est bien Loïc Graber qui s'est empar

Continuer à lire

Georges Képénékian dans un fauteuil

Élection du Maire de Lyon | C'est fait ! Après 16 ans de règne à la mairie de Lyon, Gérard Collomb a cédé sa place à Georges Képénékian. Et ce, jusqu'à la fin du mandat en 2020 - sauf si Gérard Collomb quitte le gouvernement et décide de reprendre son poste. Les délégations des adjoints seront attribuées dans les jours qui viennent.

Nadja Pobel | Lundi 17 juillet 2017

Georges Képénékian dans un fauteuil

Lors du conseil municipal du lundi 17 juillet, Georges Képénékian a été élu maire de Lyon, prenant ainsi la suite de Gérard Collomb, nommé ministre d'État à l'Intérieur, le 17 mai dernier suite à l'accession à la présidence de la République d'Emmanuel Macron. Si l'événement ne revêt aucune surprise – Georges Képénékian était le premier adjoint depuis le 3e mandat (2014), en charge de la culture et des grands événements, et déjà adjoint à la culture de 2008 à 2014, il n'en demeure pas moins que Lyon n'avait pas eu de nouvel édile depuis 2001. Ancien chirurgien urologue, Georges Képénékian est né le 9 août 1949. Quatre conseillers se sont portés candidats : Georges Képénékian, Denis Broliquier (UDI), Stéphane Guilland (LR) et Nathalie Perrin-Gilbert (Lyon citoyenne et solidaire). Georges Képénékian a été élu au premier tour de scrutin avec 49 voix. Sur les 72 bulletins dépouillés, 12 sont allés à Stéphane Guilland, 6 à Denis Broliquier, 3 à Nathalie Perrin-Gilbert. Après un discours de Gérard Collomb, Georges Képénékian, ceint du ruban bleu-blanc-rouge, cita celui qui lui laisse son fauteuil, qui

Continuer à lire

Le 6e Continent dans une impasse

Politique Culturelle | Confrontée aux baisses de subventions, l'équipe de 6e Continent menée par son emblématique directeur Mohamed Sidrine tente de trouver des solutions. La mairie est à l'écoute, mais souhaite un projet revu et corrigé.

Sébastien Broquet | Mardi 7 mars 2017

Le 6e Continent dans une impasse

C'est un lieu emblématique et fondamental pour la culture comme pour la diversité, dans le 7e arrondissement de Lyon, qui est actif depuis 2004 dans des locaux ayant autrefois hébergé le mythique collectif Frigo. C'est encore un festival depuis bientôt 19 ans et une première édition au Pez Ner à Villeurbanne, maintenant installé du côté de Gerland, depuis 2002. Mais l'association 6e Continent est aujourd'hui dans une impasse. Les comptes sont au plus bas : le budget de l'association autofinancée à 80% est dans le rouge, depuis que la Région mais aussi l'État se sont désengagés. Comme nous l'expliquions ici, la Région a retiré ses 15 000€ annuels, subvention versée pour le fonctionnement de la salle. Et a diminué son apport au festival de 5000€, accordant désormais 10 000€ à l'événement qui se tiendra du 1er au 3 juin, où sont d'ores et déjà programmés

Continuer à lire

Georges Képénékian : "On a besoin de donner une place à d’autres formes de musique"

ACTUS | Arrivée d’une nouvelle salle à Vénissieux dans les murs de l’ancien Truck, création d’une première SMAC regroupant quatre lieux associés pour l’occasion : l’actualité des salles de concerts de l’agglomération lyonnaise est riche pour la scène locale. Mais se pose toujours la question de l’offre pour le public : face à la sur-représentation du rock et de la pop, quelle place pour le hip hop et la sono mondiale ? Tour d’horizon avec George Képénékian, premier adjoint au maire de Lyon en charge de la culture.

Sébastien Broquet | Mardi 8 mars 2016

Georges Képénékian :

Cette première SMAC de l’agglomération, réunissant Le Périscope, le Marché Gare, l’Épicerie Moderne et Bizarre : comment va-t-elle s’intégrer dans votre politique autour des musiques actuelles ? Il y avait déjà l’idée de faire un travail plus coopératif entre les différentes salles faisant vivre les musiques actuelles dans l’agglomération, venant renforcer ce que nous avions créé à Lyon, le programme « Scènes découvertes ». Dans ce dispositif, on trouve quatre salles dédiées à la musique, dont le Marché Gare et le Périscope, le Kraspek. Bref, il y avait l’idée de regrouper. Mais on ne trouvait pas le levier pour mettre tout ça en commun : ça fait huit ans que l’on tourne autour. On a accéléré quand la DRAC nous a demandé de mieux structurer, d’engager une réflexion. L’idée est de coordonner autour de ce premier noyau, autour duquel on pourra faire tourner tous les électrons. On s’est donné deux ans pour voir comment ça marche : chaque lieu doit garder sa ligne, son identité, son implantation sur un territoire. En terme de budget ? La ville a nettement augmenté sa participation : au Périscope avec 50 000 euros et au Marché

Continuer à lire

Une saison revue à la baisse

SCENES | Si priorité est donnée dans ces colonnes aux spectacles et aux artistes, impossible de faire l’impasse sur les gels ou amputations de budgets culturels annoncés par la Ville en juin. Explications avec Georges Képénékian, 1er adjoint au maire délégué à la culture et réaction des Subsistances et des Célestins. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 8 septembre 2015

Une saison revue à la baisse

Les salles de la Ville – qui consacre 20% de son budget à la culture – risquent bien de devoir modifier leur offre de programmation dans les mois et années à venir. Car le 15 juin dernier, lors de l’annonce des grandes orientations budgétaires pour la période 2016-2020, le milieu a tremblé : pour combler le désengagement de l’État vis-à-vis des collectivités territoriales (moins 240 M€) et malgré un endettement calculé pour continuer à investir, deux domaines ont souffert plus que d’autres, le sport et la culture. Bilan pour cette dernière délégation : budget gelé pour l’Auditorium-Orchestre National de Lyon, l’Opéra et les Célestins, baisse de 150 000€ pour le musée des Beaux-arts et le Musée d’Art Contemporain, et de 450 000€ pour les Subsistances. «Ce n’est pas un rabotage, nous avons voulu prendre des options qui font sens sans faire dérailler le train plutôt que d’appliquer systématiquement - 8% à tout le monde. On a plutôt fait contribuer les maisons les plus grosses à cet effort pour préserver l’émergence. Et faire en sorte que les budgets cré

Continuer à lire

«Je ne vais pas investir dans des opérations spectaculaires»

SCENES | Entretien / Georges Képénékian, adjoint au maire de Lyon, délégué à la culture, au patrimoine et aux droits des citoyens, fait sa rentrée. Propos recueillis par Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Lundi 29 août 2011

«Je ne vais pas investir dans des opérations spectaculaires»

Petit Bulletin : Que va devenir le Théâtre du Point du Jour après le départ annoncé de son directeur, Michel Raskine ? Georges Képénékian : Michel Raskine et André Guittier sont venus me voir à l’automne dernier pour m’annoncer qu’ils se retiraient fin 2011. Quelques mois plus tard, ils sont revenus me voir en me disant : «Finalement, Michel va partir, mais André, pas dans l’immédiat». Michel m’a parlé de sa volonté de «laisser la saison» au metteur en scène Gwénaël Morin, c’est-à-dire de lui donner carte blanche pendant un an. Gwénaël Morin est candidat à la reprise du théâtre ? J’ai rencontré Gwénaël et nous nous sommes bien mis d’accord sur le fait que cette année de transition n’est en aucun cas une espèce de «présélection naturelle» qui me conduirait à le désigner «en douce» à la tête de ce théâtre. Ni Gwénaël ni moi ne souhaitons que les choses se déroulent de cette manière. Au-delà de la question de la direction, la question du financement de ce théâtre va également se poser...La question se pose pour le financement du théâtre e

Continuer à lire

«La Ville décide seule»

SCENES | Entretien / Georges Képénékian, adjoint au Maire de Lyon, délégué à la culture et au patrimoine revient sur la «procédure» de nomination du futur directeur du Théâtre de la Croix-Rousse. Propos recueillis par Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Lundi 29 novembre 2010

«La Ville décide seule»

Petit Bulletin : Vous n’avez pas lancé d’appel à projets pour la succession à Philippe Faure à la tête du Théâtre de la Croix-Rousse. Cette absence de concertation ne risque-t-elle pas de poser problème ?Georges Képénékian : Tout se passera bien. La nomination du successeur de Philippe Faure est différente des autres procédures que nous avons pu connaître. Il n’y a pas de jury, pas de commissions ; la Ville décide seule. Bien sûr, nous discutons également avec nos partenaires, l’État, la Région et le département. Beaucoup de personnes qui se sont portées candidates se plaignent de n’avoir pas été reçues afin de pouvoir présenter leurs projets. Allez-vous les recevoir ?Non, nous n’allons pas recevoir tous les candidats. Au total, nous avons reçu 16 ou 17 dossiers, dont quelques-uns franchement inattendus. Nous les avons analysés, puis nous avons lancé une réflexion. Quel est votre projet pour le Théâtre de la Croix-Rousse, quel homme ou quelle femme voyez-vous à sa direction ?Nous ne voulons pas changer fondamentalement le lieu, il ne faut pas être en rupture avec ce que le public attend. Le futur directeur ou la future directrice sera un acteu

Continuer à lire

«Nous sommes un peu plus sereins»

ACTUS | Entretien / Georges Képénékian, adjoint à la Culture et au Patrimoine, dresse le bilan d’une saison épineuse et évoque les sujets qui vont animer la rentrée culturelle 2010. Propos recueillis par Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Samedi 4 septembre 2010

«Nous sommes un peu plus sereins»

Petit Bulletin : La saison dernière a été très agitée et vous avez dû faire face à de nombreux dossiers problématiques et à de nombreuses critiques. Quelles conclusions en tirez-vous ?Georges Képénékian : Que je n’ai pas dû savoir communiquer… Il est vrai que la saison dernière plusieurs sujets ont eu du mal à aboutir : le Transbordeur, le Musée Gadagne, l’Orchestre national de Lyon, la friche RVI… C’étaient des dossiers lourds. Je crois qu’aujourd’hui on peut dire que Gadagne c’est fait, le Transbo, c’est fait, l’ONL avance avec l’arrivée prochaine du chef Leonard Slatkin... Je pense que j’ai passé une mauvaise année 2010, qui va rester comme une année de tensions diverses, mais qu’aujourd’hui nous sommes un peu plus sereins. Pouvez-vous revenir sur la question de la friche RVI qui n’est pas encore réglée ? Les artistes doivent en théorie quitter l’avenue Lacassagne et s’installer rue Lamartine le 15 septembre…On savait que ce dossier serait compliqué. Pour plusieurs raisons. D’abord il y a plusieurs catégories de gens à la friche. Il y a des artistes qui sont déjà presque professionnels et qui ne relèvent plus form

Continuer à lire