Django Django, les maîtres de l'univers pop

MUSIQUES | Nouveau passage lyonnais et nouvel album pour les Ecossais de Django Django dont le "Born Under Saturn" nous emmène loin, loin, comme des bohémiens. De l'espace.

Stéphane Duchêne | Mardi 15 septembre 2015

Il y a un moment, à 4'30'' de Giant, le premier morceau de Born Under Saturn, l'album que vient nous présenter Django Django, où le monde semble s'ouvrir en deux sur un changement de ton. Et où, sur fond de claviers quasi carpenteriens, sous un empilement de "ouh ouh" et perdu dans une rythmique space funk, un chœur chante «Take it back if you really, really wanna take it to the stars». Là commence un voyage qui n'est que changement de direction dans l'espace-temps (d'où sans doute la référence à Saturne, planète géante, donc, et dieu du temps du panthéon romain).

Car Born Under Saturn est plein de fausses cassures de rythme (le "sax" de Reflections) qui sont autant de passages semblables à ces trous de vers qui permettraient en théorie d'accéder d'un bout du cosmos à l'autre ; plein de sauts quantiques musicaux qui ne sont pas sans rappeler, en plus sophistiqué, la manière qu'avaient en concert leurs aînés du Beta Band de s'échanger les instruments en plein milieu d'un morceau ; plein de ces digressions dignes, tant pis, on les cite, des contrepoints chers aux Beach Boys.

De First Light à High Moon en passant par 4000 Years, Django Django tente de nous emmener un peu partout sur Terre (les Caraïbes côtoient des synthés cosmo-nordiques à la Jimi Tenor et quelques Moondogueries) mais surtout aux tréfonds de l'univers. Son univers, dont on est pas près d'avoir fait le tour, même à la vitesse de cette pop si éblouissante de maîtrise qu'elle en devient presque paralysante.

Django Django
Au Transbordeur mardi 22 septembre


Django Django


Transbordeur 3 boulevard Stalingrad Villeurbanne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Harout Mekhsian associé à Cartel Concerts, candidats à la reprise du Transbordeur

Transbordeur | La délégation de service public du Transbordeur, la salle de concerts située à Villeurbanne, prend fin le 30 juin 2020. Deux candidats se sont positionnés : les actuels délégataires Transmission, et un nouveau venu, Hors-Bord, dont nous vous dévoilons en exclusivité le projet.

Sébastien Broquet | Lundi 14 octobre 2019

Harout Mekhsian associé à Cartel Concerts, candidats à la reprise du Transbordeur

Les deux candidats à la prochaine délégation de service public (DSP) du Transbordeur ont été auditionnés la semaine dernière : vendredi en ce qui concerne les sortants, Transmission, représentés par l'actuel directeur Cyrille Bonin dont nous avons évoqué le projet, qui s'aligne dans la continuité de l'actuel fonctionnement, dans notre édition du mercredi 18 septembre dernier. Et un jour plus tôt, jeudi, pour le second projet porté par Harout Mekhsian. Ce dernier est basé à Lyon, où il est né en 1974 et l'on en sait un peu plus sur le dossier qu'il a présenté au jury : sous le nom de Hors-Bord, une SAS créée pour l'occasion dont il serait le PDG, il propose de s'associer avec la société de billetterie lyonnaise créée en 2011 Yurplan (à hauteur de 40% du capital de 50 000€), le producteur de concerts Cartel (30% du capital, il s'agit d'une agen

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Seulement deux candidats pour le Transbordeur

Villeurbanne | Dans quelques jours seront auditionnés les candidats pour la prochaine Délégation de Service Public du Transbordeur : deux dossiers ont été déposés, dont celui des sortants mené par l'actuel directeur Cyrille Bonin.

Sébastien Broquet | Mardi 17 septembre 2019

Seulement deux candidats pour le Transbordeur

Surprise : la salle culte du Transbordeur, à Villeurbanne, n’est cette fois pas l’objet d’une lutte acharnée entre producteurs de spectacles ; seuls les sortants, emmenés par l’actuel directeur Cyrille Bonin (par ailleurs chroniqueur au Petit Bulletin), et un second candidat ont déposé leurs dossiers début juin dernier pour obtenir la DSP (délégation de service public) de la Ville de Lyon, dont l'actuelle convention prendra fin le 30 juin 2020. Fimalac a flairé Exit, déjà, les figures locales : en 2010, Frédéric Gangneux (ancien programmateur de la salle) ou encore l'actuel directeur du Fil à Saint-Étienne, Thierry Pilat, avaient porté des dossiers de candidature. En 2015, trois dossiers avaient été présentés : outre le vainqueur Transmission, le producteur Les Derniers Couchés et la société Bellevue dirigée par le fondateur de la salle Victor Bosch avaient candidatés. Pour 2020, aucune de ces figures locales ni leurs successeurs

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Ostgut Ton, 10 ans de purisme techno

MUSIQUES | Mi-août, Ostgut Ton fêtait ses dix ans à domicile. Cette semaine, c'est au Transbordeur et au Sucre que la (panzer) division discographique du célèbre Berghain poursuit les hostilités. Petites natures s'abstenir.

Benjamin Mialot | Mardi 15 septembre 2015

Ostgut Ton, 10 ans de purisme techno

«Don't forget 2 go home !» N'oubliez pas de rentrer à la maison. Dans la file d'attente grillagée qui mène au Berghain, couloir de la (petite) mort à l'entrée duquel mieux vaut abandonner tout espoir – de passer le contrôle au faciès de Sven Marquardt, l'iconique et impénétrable physionomiste qui sépare le bon grain électromane de l'ivraie party animalière à l'autre extrémité –, voilà le seul conseil qui vaille. Tagué sur un bout de mur du temple berlinois de la culture électronique, il en est même devenu le slogan officieux. Et pour cause : réincarnation de l'Ostgut, haut lieu de la culture queer dont les agents actifs de la gentrification firent table rase début 2003, cette ancienne centrale de l'est convertie un an plus tard en club (techno au Berghain à proprement parler, house au Panorama Bar à l'étage, musique contemporaine à la Kantine, installée dans une aile) / spot de parachutisme (vous voyez très bien de quoi on parle) / boîte à cul (gay au Berghain, hétéro au Panorama) a fait de la désorientation sa marque de fabrique. Pénombre quasi-permanente, sets-marathons (du jeudi soir au l

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Metz ou le hardcore sidérurgique

MUSIQUES | Affublé d'un blase de préfecture de Moselle, Metz a taillé dans le vif pourtant déjà très à vif de son premier album pour livrer "II", transformation d'essai rageuse et tranchante qui semble droit sortie du fracas et de la chaleur infernale des hauts-fourneaux lorrains. Tout cela depuis le Canada.

Stéphane Duchêne | Mardi 15 septembre 2015

Metz ou le hardcore sidérurgique

Ah, Metz ! Ville fleurie tri-millénaire, préfecture du département de la Moselle, citée romaine sous le nom de Divodorum, ancienne capitale d'Austrasie, importante ville de l'Empire Carolingien, du Saint-Empire romain germanique et, par intermittence, de la première division du championnat de France de football. Ville libre et souvent assaillie, Metz vainquit par la main de Saint-Georges le maléfique Graoully et par les pieds de Tony Kurbos et Jules Bocandé le FC Barcelone au Camp Nou en Coupe des Coupes 1984-85. Elle connut aussi des défaites avec l'annexion par l'Allemagne et la perte du championnat de France de football 1998 à la différence de but aux dépens du RC Lens – deux épisodes que les Messins préfèrent oublier... Bien, ouh là, stop, soyez sympas, rembobinez : on s'égare, Metz n'étant pas le sujet de cet article. Ou plutôt si, mais le Metz canadien, groupe hardcore de son état, baptisé ainsi suite à un concert lorrain visiblement marquant de deux de ses membres en 2006 – le hors-sujet n'est donc pas total, même si au contraire de la ville, Metz le groupe présente une diversité architecturale assez

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Django Django Unchained

MUSIQUES | Derrière l'un des groupes britanniques les plus excitants du moment se cachent des musiciens maniaques qui mêlent aptitude innée à pondre des tubes et liberté de mouvement artistique absolue. Une formule imparable. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 23 novembre 2012

Django Django Unchained

On se demande comment les Beaux-Arts britanniques parviennent encore à former des artistes, au sens classique du terme, tant elles accouchent depuis la nuit des temps – c'est-à-dire les années 60 – de musiciens géniaux (certains vous diront que si c'est pour finir par prendre des photos de gros anglais moches sur une plage, comme Martin Parr, ou couper des vaches en deux, comme Damien Hirst, c'est peut-être mieux comme ça). Django Django en est la dernière preuve manifeste puisque que c'est sur le banc des Beaux-Arts d’Édimbourg que Dave MacLean et Vinnie Vett se sont trouvés. L'avantage des Beaux-Arts en matière de musique par rapport à, disons l'ENA, qui à part Jean-François Copé (pas le dernier au clavier et as du pipeau) a produit peu de virtuoses, c'est qu'elle permet aux musiciens qui s'en échappent de livrer des packages esthétiques complets, une sorte de vision. Ce fut le cas par exemple de Roxy Music, qui n'aurait probablement jamais porté de costumes en matières chelous, si certains d'entre eux, à commencer par Bryan Ferry, n'avaient fréquenté des écoles d'arts. Comme q

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«Faire des choix esthétiques»

MUSIQUES | Entretien / Cyrille Bonin, nouveau directeur du Transbordeur. Cet activiste des musiques actuelles, choisi par Eldorado pour diriger la salle lyonnaise, s'explique sur ses ambitions pour les cinq prochaines années, durée de la Délégation de Service Public. Propos recueillis par Dorotée Aznar et Stéphane Duchêne

Dorotée Aznar | Vendredi 17 septembre 2010

«Faire des choix esthétiques»

Petit Bulletin : Quand vous avez été choisi comme directeur du Transbordeur, on vous a présenté comme la caution culturelle du dossier présenté par Eldorado, un important producteur de spectacles…Cyrille Bonin : Ce n'est pas tout à fait faux. Ce qui a fait beaucoup parler c'est qu'Eldorado et Alias sont actionnaires à 90% de la société Transmission, qui gère la salle. Vincent Carry (directeur du festival Nuits sonores, NdlR) et moi seulement à 5% chacun. Mais je suis bien le directeur du Transbordeur : c'est inscrit dans les statuts, mais c'est aussi comme ça que cela va se passer dans la réalité. Le fait qu'Arty Farty ait présenté un dossier qui a été rejeté, avant de se rallier à Eldorado, a contribué à brouiller les pistes... Avec Arty Farty (association qui organise notamment le festival Nuits sonores, NdlR), dont je suis membre, nous avions effectivement présenté au premier tour un dossier qui a été retoqué pour des raisons purement administratives. Mais dans le cahier des charges de la Délégation de Service Public (DSP), rien n'interdisait à une personne physique, comme Vincent Carry et moi, de pouvoir se représenter à titre purement personnel da

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