Calexico à l'Épicerie Moderne

Stéphane Duchêne | Jeudi 19 octobre 2017

Photo : © DR


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Apocalexico à l'Épicerie Moderne

Pop western | De retour à l'Épicerie Moderne, les arizonards de Calexico viendront présenter leur dernier morceau de bravoure The Thread that keeps us, où s'agitent les fantômes de l'Amérique de Trump vécue comme une fin du monde.

Stéphane Duchêne | Mardi 20 mars 2018

Apocalexico à l'Épicerie Moderne

D'album en album, Calexico arpente les territoires mentaux de son americana musicale, sorte de pays rêvé constitué d'un mélange de country, de folk, de valse et d'indie-rock, assaisonné de sauce tex-mex, tendance mariachi et irradié de soleil crevé. Mais le groupe mené par le duo Joey Burns/John Convertino sillonne aussi, pour produire ses disques, le territoire "américain" : de la Nouvelle Orléans pour Algiers au Mexique pour Edge of the Sun. Pour The Thread that keeps us, Calexico s'est cette fois relocalisé au nord de la Californie, dans un home studio appartenant à un proche du groupe, construit à partir de débris et de bois récupérés sur des chantiers navals. De cet endroit, rebaptisé « Le Vaisseau Fantôme », le duo a fait jaillir les siens, ceux qui hantent sa musique depuis toujours pour les faire défiler sur le territoire étrange et inhospitalier de ce nouvel album. Un rendu d'autant plus réussi que

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Classico Calexico

MUSIQUES | Alternative rock, indie folk, Americana, Tex-Mex, alternative country, post-rock : lorsqu'on jette un œil sur la catégorie musicale dans laquelle l'ami Jean-Christophe Wikipédia classe le dernier album du groupe, Edge of the Sun, voici tout Calexico résumé. Le profane à la recherche de repères ne sera guère plus avancé qu'à la lecture du menu d'un restaurant yucatano-chypriote. Ici, on ne s'étonne plus, on déguste.

Stéphane Duchêne | Mardi 19 avril 2016

Classico Calexico

Si le nom de scène du duo augmenté Burns/Convertino chevauche la frontière mexico-californienne, s'ils sont physiquement basés à Tucson, Arizona, musicalement, Calexico est partout et nulle part. La relecture live de leurs classiques avec des orchestres symphoniques germaniques réalisée à partir de 2013 ne faisant que souligner l'universalité et les velléités transformistes de cette musique qui, album après album, est de plus en plus fascinante. Chaque fois l'on a l'impression que Calexico n'apporte rien de nouveau depuis l'ultra-transversal Feast of Wire (2003 quand même) — qui en déroulait, du câble musical, pour le coup. Mais chaque fois on est estomaqué. C'était le cas sur le précédent Algiers, ça l'est encore ici — souvent après plusieurs écoutes — par la finesse de ces approches multiples et cette manière d'onduler entre les genres avec une cohérence esthétique époustouflante. De fait, Calexico fait du Calexico et ça ne ress

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Les 10 concerts à voir en avril

MUSIQUES | Sortez vos agendas : voici dix concerts à ne pas manquer ce mois-ci ; du show latino où emmener votre maman à l'indie pop dépressive où s'oublier. Par Stéphane Duchêne & Sébastien Broquet.

Sébastien Broquet | Jeudi 14 avril 2016

Les 10 concerts à voir en avril

Get Well Soon Quand il est apparu au monde de la pop chercheuse et bien mise, rayon dandy touche à tout, le Mannheimois Konstantin Gropper évoquait aussi bien Beirut que Radiohead, Arcade Fire que Magnetic Fields. Génie solitaire, il a prouvé par la suite qu'il était capable de partir dans toutes les directions et c'est davantage en mode crooner qu'il nous revient, genre Neil Hannon chevalier teutonique, avec un album LOVE, rempli d'amour (fut-il tordu comme sur le single It's Love) et de tubes à emporter. LOVE en live, on pressent que ça va le faire. À l'Épicerie Moderne le samedi 16 avril Calexico On l'a souvent dit, Calexico, c'est comme les genêts ou les bêtes à cornes, c'est encore Jean-Louis Murat qui en parle le mieux : « Oui, je vois mieux qui je suis, moi, là, avec Calexico » chantait l'Auvergnat avec façon sur son Viva Calexico circa Mustango (1999). Le duo Joey Burns/John Convertino et sa bande d'arizonards de Tucson, après une

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Calexico à l'Épicerie Moderne

MUSIQUES | La bande de Joey Burns et John Convertino en concert, c'est toujours quelque chose. Ce fut le cas en 2009 à l'Épicerie Moderne et en 2003 à Fourvière. (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 2 février 2016

Calexico à l'Épicerie Moderne

La bande de Joey Burns et John Convertino en concert, c'est toujours quelque chose. Ce fut le cas en 2009 à l'Épicerie Moderne et en 2003 à Fourvière. C'est à l'Épicerie Moderne de nouveau, le 22 avril prochain, que le duo de Tucson versé dans un alliage d'expérimentation et de folklore pan-mexicain, vient présenter un Edge of the Sun étonnamment indie pop par moments mais perclus de cuivres.

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Françoiz, Dom et les autres : le best-of

MUSIQUES | Le Twenty-Two Bar (1995) avec Dominique A C'est elle qu'on aperçoit au premier plan de la pochette de La Mémoire Neuve. La fille avec la grosse guitare du (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 27 septembre 2012

Françoiz, Dom et les autres : le best-of

Le Twenty-Two Bar (1995) avec Dominique A C'est elle qu'on aperçoit au premier plan de la pochette de La Mémoire Neuve. La fille avec la grosse guitare du clip qui révéla Dominique A au grand public, c'est elle aussi. Le climax d'une fructueuse relation musicale (et un temps amoureuse) avec un Monsieur A qui la poussera vers une carrière solo. Dominique A - Le Twenty-two bar par DominiqueA-Official Ballad of Cable Hogue (2002) et Keeper of the Flame (2012) avec CalexicoSur le live World drifts in, elle chante les couplets en Français du titre phare de Calexico. Elle y reprend aussi Si tu disais en duo avec Joey Burns, qui lui rendra la pareille sur un titre d'Un

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A cœur ouvert

MUSIQUES | Quatre ans après A l'Aveuglette, Françoiz Breut est de retour avec "La Chirurgie des Sentiments" et un concert à l'Epicerie Moderne. À cette occasion, elle se confie de bon cœur sur ce disque du changement dans la continuité. Et sur le reste : la musique, l'écriture, la vie, Bruxelles... Texte et entretiens: Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Jeudi 27 septembre 2012

A cœur ouvert

La Chirurgie des sentiments est un titre qui pourrait facilement résumer votre discographie...Françoiz Breut : Sans doute parce que je continue d'y décortiquer le sentiment amoureux. Mais j'y parle aussi de plein d'autres choses (rires). Je travaille un peu par phases : les idées arrivent et d'autres par-dessus, puis elles reviennent. Je construis mes textes et mes albums à partir de cette succession d'idées. Quant à la chanson qui donne son titre à l'album, elle parle du fait qu'on a beau essayer d'être rationnel, le cœur est toujours là qui nous fait faire des choses auxquelles on n'aurait pas forcément pensé. Et c'est très bien, parce qu'au fond, on en a besoin. Le premier titre de l'album, BXL Bleuette, est consacré à Bruxelles, où vous vivez. L'amour des villes, la géographie, le voyage, c'est une autre constante de votre œuvre...C'est vrai : depuis le premier disque, je suis passée par Tarifa, par Portsmouth, par Dunkerque. J'ai aussi parlé des villes en général dan

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Arizona Junior(s)

MUSIQUES | Tucson Songs, l'album, «parrainé» par les incontournables Calexico et Giant Sand (qui clôt la marche), commence par un titre assez extraordinaire qui a le (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 13 avril 2012

Arizona Junior(s)

Tucson Songs, l'album, «parrainé» par les incontournables Calexico et Giant Sand (qui clôt la marche), commence par un titre assez extraordinaire qui a le mérite de mettre immédiatement l'auditeur dans l'ambiance, ne serait-ce que par son titre : The Rust, The Knife interprêté par Gabriel Sullivan, Taraf de Tucson et Brian Sedlmayr. Une envolée à la croisée de Morricone, du Grand Chapparal et de Ghost Riders in the Sky version Johnny Cash. Chœurs épiques, guitares westerns inondées de cuivres mexicains, de violons pincés et de bruitages inquiétants, rejouent une cavalcade digne de nos plus grands souvenirs de western à l'ombre du talk-over conteur de Sedlmayr et de la voix très Tombstone – du nom d'un mythique lieu arizonien – de Gabriel Sulivan. À partir de là, malgré la grande variété stylistique du disque qui témoigne des esthétiques propres à la scène de Tucson, entre mythologie

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Tucsongs

MUSIQUES | Avec "Tucson Songs", spectacle relayant l'album du même nom, l'Épicerie Moderne nous présente la relève de la scène musicale de Tucson, poussée entre cactus, vieux cow-boys à moustache et autres figures tutélaires (Giant Sand, Calexico, Jim Waters) qui ont fait l'histoire d'une ville pas comme les autres. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 13 avril 2012

Tucsongs

«En terre humaine/Je suis d'Arizona», murmurait Murat en 1999 sur le titre Viva Calexico. Cette même année, pour son album Mustango, baroud d'honneur d'un cow-boy alors sur le retour, l'Auvergnat succombait à l'appel de Tucson, Arizona, et y trouvait une inspiration rarement égalée depuis. Si en espagnol, Tucson se prononce «Touquesonne», en américain, on dit «Tout Sonne», ce qui dans notre langue si lacanienne prend tout son sens, tant dans la cité arizonienne tout sonne, résonne d'un même élan. Celui d'un mélange musical sans cesse ravivé par l'hybridation hispano-américaine et l'esprit d'ouverture d'une ville à cheval sur plusieurs cultures : native-américaine, western et hispanique.  Dire qu'à Tucson, «the smallest big city in the USA», on pratique une musique de cow-boy et de desperado serait très certainement un cliché, mais il se trouve que la pop culture vit et meurt par le cliché. La ville elle-même en est un. Surnommée «The Old Pueblo», le nom même de Tucson vient du o'odham (une des nombreuses langues uto-aztèques qui s'étendaient, en plusieurs branches et zones éparses, du territoire des Utes (aujourd'hui l'Utah) à

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Que Viva Calexico !

MUSIQUES | À l’image d’une Amérique de retour à l’air libre, Calexico respire à nouveau à pleins poumons avec son album "Carried to Dust" qui reprend la route pour élargir le territoire. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 16 janvier 2009

Que Viva Calexico !

Pour qualifier Calexico, les programmateurs, et pas mal de journalistes, présentent souvent le duo de Tucson (Joey Burns et John Convertino) comme du «folk mariachi». Un terme qui fait craindre de voir débouler dans la minute une armée de sombreros psychopathes venus hurler une sérénade hispanisante sous de paisibles fenêtres. C’est un peu la faute du groupe, il est vrai, qui convie régulièrement sur scène la troupe mariachi Luz de Luna, une douzaine de gringos en costume jouant très fort mais très bien (la preuve sur le DVD Worlds Drift In : Live at The Barbican, une merveille). Sur disque aussi, le Mexique n’est jamais loin, comme en témoigne leur titre emblématique The Crystal Frontier et des dizaines d’autres. Mais les frontières musicales de Calexico ne se contentent guère d’enjamber le Rio Grande en d’incessants allers-retours. Au départ projet récréatif développé pendant les vacances que leur accordait leur mentor Howe Gelb au sein de Giant Sand, Calexico est devenu l’un des grands défricheurs musicaux américains de la dernière décennie. Atteignant un climax avec l’album Feast of Wire, véritable condensé de musique américaine passée (jazz, folk),

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