Les grands rendez-vous de la saison théâtrale 2015/2016

SCENES | Souvent sur un mode biennal, tous les festivals de théâtre qui comptent réapparaîtront cette saison. Présentation.

Nadja Pobel | Mercredi 9 septembre 2015

Sens Interdits

C'est LE festival. Celui qui tous les deux ans nous transmet les récits du monde, de ses déchirures et de ses espoirs, sur un plateau. Cette année, quinze spectacles venus de quatorze pays permettront d'explorer notre mémoire commune, le long du fil rouge de l'exclusion, qu'il soit question des migrants avec Ceux que j'ai rencontrés ne m'ont peut-être pas vu ou du Chili traumatisé par Pinochet avec Acceso par le réalisateur Pablo Larraín (No). Les rescapés du Rwanda se feront aussi entendre dans Hate Radio grâce au Suisse Milo Rau et la fidèle Tatiana Frolova reviendra pour la troisième fois avec un spectacle documentaire qui mènera chez elle, au fin fond d'une Russie endolorie. Mais si les thèmes abordés à Sens Interdits sont durs, jamais ce festival n'est mortifère. Il est, au contraire, depuis trois éditions, la preuve que le théâtre contemporain est d'une vitalité inouïe.

Du 20 au 28 octobre aux Célestins et dans la Métropole

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Un loto pour les théâtres

Balises | Il y a du théâtre partout sur le territoire, l’association Balises vous le répète depuis quatre ans et vous le démontre samedi 25 juin, place Raspail, (...)

Nadja Pobel | Mardi 21 juin 2016

Un loto pour les théâtres

Il y a du théâtre partout sur le territoire, l’association Balises vous le répète depuis quatre ans et vous le démontre samedi 25 juin, place Raspail, entre Guillotière et les quais du Rhône, en organisant un grand loto. Une vingtaine de théâtres de la Métropole seront présents pour faire connaitre leur programmation et vous permettre de gagner des places, voire des abonnements. Le comédien Ivan Gouillon et la DJ Mademoiselle Charby animeront trois sessions de jeu à 15h, 16h et 17h. Pour ceux qui ne figureraient pas dans la liste des heureux vainqueurs, reste le plaisir d’une guinguette en pleine ville. Car, et ce n’est pas anodin, aller au théâtre ne doit pas simplement être synonyme de s’enrichir culturellement ; c’est aussi vivre un moment agréable hors du silence requis dans la salle. Sans se murger comme certains supporters, mais en étant aussi heureux qu'eux d’aller se divertir : il est temps de réconcilier tous les théâtres avec la notion de plaisir.

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Le retour des UtoPistes

Festival | Voici venir la 3e édition du festival UtoPistes (du 2 au 11 juin) aux Célestins, TNG, Toboggan, Maison de la Danse et Subsistances. Et in situ, à (...)

Nadja Pobel | Mercredi 4 mai 2016

Le retour des UtoPistes

Voici venir la 3e édition du festival UtoPistes (du 2 au 11 juin) aux Célestins, TNG, Toboggan, Maison de la Danse et Subsistances. Et in situ, à l’air libre, gratuitement. Mathurin Bolze et sa compagnie mpta (les mains, les pieds et la tête aussi) proposera la recréation de Fenêtres et sa suite dédoublée, Barons perchés (également au programme des Nuits de Fourvière). C’est aussi durant ces dix jours que la nouvelle icône de la performance parlée, Sébastien Barrier, viendra pour sept heures consacrées au vin naturel (Savoir enfin qui nous buvons, complet) et cette fable souvent émouvante sur la perte, Chuncky Charcoal. Le grand retour du maitre James Thierré — qui promet, avec La Grenouille avait raison, de revenir a plus d’épure que pour son très raté Tabac rouge — n’éclipsera pas le talent de jeunes acrobates tels Justine Bertillot et Frédéric Vernier (Noos, voir photo) ou les jongleurs de Petit Travers (Nuit) à destination du jeune public. À vous de piocher parmi ces trente représentations.

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Sens Interdits 2015 : 4 spectacles à ne pas manquer

SCENES | Le Songe de Sonia (Russie) Pour la troisième fois, Tatiana Frolova expose sa Russie au festival. Elle qui, en 1985, fonda le KnAM, un des tout (...)

Nadja Pobel | Mardi 13 octobre 2015

Sens Interdits 2015 : 4 spectacles à ne pas manquer

Le Songe de Sonia (Russie) Pour la troisième fois, Tatiana Frolova expose sa Russie au festival. Elle qui, en 1985, fonda le KnAM, un des tout premiers théâtres libres de Russie, tente aujourd'hui de survivre sous Poutine et met en avant ce que le régime tait, ici le mystère qui plane sur le nombre élevé de suicides dans son pays. Elle s’appuie pour cela sur un travail vidéo une fois de plus remarquable et sur Le Songe d’un homme ridicule de Dostoïevski, où un homme sur le point de se supprimer est rattrapé par le souvenir d’une enfant. Du 15 au 23 octobre et du 3 au 7 novembre aux Célestins Dreamspell (Lituanie) Encore étudiante en troisième année à l’académie lituanienne de musique et de théâtre, Kamilé Gudmonaité s’est elle aussi inspirée d’un Songe, celui, plus onirique, de Strinberg cette fois-ci. Elle y emmène six comédiens très expressifs, en exploration de questions existentielles tenant, par exemple, au rôle de l’individu dans le système sociétal. Ce spectacle inédit en France a déjà été salué dans plusieurs festivals européens, notamment celui de Brno où a il reçu, en 2015, le prix de la meilleure mise en sc

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La saison 2015/2016 des Célestins

ACTUS | Toujours plus internationale et comptant 8 créations et 9 co-productions, la nouvelle saison des Célestins, au cours de laquelle sa co-directrice Claudia Stavisky se mesurera au très caustique "Les Affaires sont les affaires" de Mirbeau, s'annonce prometteuse. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 2 juin 2015

La saison 2015/2016 des Célestins

Belgrade, l'un de leur meilleur spectacle de la saison en cours, n'a pas encore été joué que déjà les Célestins dévoilent déjà leur programmation 2015-2016. Bien que des mastodontes nationaux et internationaux soient à l'affiche, la jeunesse s'y fait une place avec : Piscine (pas d'eau) (du 3 au 13 février), pièce trash de Mark Ravenhill et inspirée de la biographie de la photographe Nan Goldin, récemment passée (plus que furtivement) à Nuits Sonores. La metteur en scène Cécile Auxire-Marmouget travaille par ailleurs avec Claudia Stavisky sur le projet La Chose publique, médiation avec les habitants de Vaulx-en-Velin. Pour Piscine, elle a notamment convié l'excellent David Ayala, l'amant un peu rustre de En roue libre cette année. Un beau ténébreux (du 10 au 13 mars) du très précieux mais pas si populaire Julien Gracq, mis en scène par Matthieu Cruciani, déjà aux manettes de Non réconciliés de François Bégaudeau, vu à la Célestine La fidélité qui caractériste par ailleurs le théâtre permettra cette saison de revoir des artistes particuli

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La saison 2015/2016 du Théâtre de la Croix-Rousse

ACTUS | Ludique et politique est le visuel de la nouvelle plaquette (une croix faite de craies fragilisées) du Théâtre de la Croix-Rousse. Ludique et politique (et du coup franchement excitante) sera sa saison 2015/2016. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Dimanche 31 mai 2015

La saison 2015/2016 du Théâtre de la Croix-Rousse

Des Fourberies de Scapin décapées au karcher par Laurent Brethome, le crépusculaire Mon traître d'Emmanuel Meirieu, David Bobée et son Lucrèce Borgia à (trop) grand spectacle... L'entame de la saison 2014/2015 du Théâtre de la Croix-Rousse fut l'une des plus fulgurantes qu'on ait connue depuis l'arrivée à sa direction de Jean Lacornerie. La rentrée 2015/2016 est bien partie pour soutenir la comparaison, ne serait-ce que parce qu'elle s'ouvrira sur la reprise du Bigre de Pierre Guillois, comédie muette «à voir et à revoir» (du 29 septembre au 3 octobre) selon la formule consacrée car aussi hilarante qu'ingénieuse. Suivront : une prometteuse transposition des conseils pour accéder à un trône et le conserver de Machiavel dans l'univers férocement contemporain du stage de formation par Laurent Guttmann (Le Prince, du 6 au 16 octobre) ; le retour, sous bannière Nimis Groupe, d'une partie des singuliers Belges du Raoul collectif (Le Signal du promeneur) avec Ceux que j'ai rencontrés ne

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Terre de théâtre

SCENES | Métropole, métropole, métropole... En culture comme dans les autres domaines d’activité, la mutation du Grand Lyon est sur toutes les lèvres. L’occasion d’accroître la portée du projet Balises et de regarder de plus près les pièces qui circulent dans l’agglo. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 9 septembre 2014

Terre de théâtre

Le 1er janvier, le département du Rhône sera réduit à sa portion congrue (Villefranche et ses environs), lorsque le Grand Lyon se muera en cette "métropole" que couve comme un trésor Gérard Collomb, absorbant au passage des compétences qui ne relevaient pas de lui jusque là, comme la culture. A tel point que figure au septième rang du nouvel organigramme une vice-présidente dédiée, Myriam Picot, par ailleurs fraîchement élue maire du septième arrondissement. Si tout cela est encore un peu flou, cette nouvelle entité pourrait contribuer, justement, à la visibilité de la richesse de l’offre théâtrale dans l’agglomération. En attendant, c’est précisément la mission que mène Jacques Fayard, directeur du théâtre de l’Elysée, avec le projet Balises, auxquel participent cette année pas moins de trente-deux lieux. Plus de quarante spectacles seront mis en avant via ce programme avant tout tarifaire (une place offerte pour une place achetée).   En terrain grimé Dans cette kyrielle de spectacles figure par exemple Une chambre à soi

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Le théâtre occupe le terrain

SCENES | Avec Balises, opération visant à rendre plus lisible l'offre théâtrale lyonnaise, une idée simple mais forte va balayer la saison 2013/14 : il y a du spectacle vivant partout. Explication. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 3 septembre 2013

Le théâtre occupe le terrain

Trente spectacles et presque autant de lieux. Ce pourrait n’être qu’un constat chiffré parmi d'autres, mais c'est bien plus que cela : en pointant des pièces dans de très nombreuses salles de l’agglomération et du centre-ville, le programme Balises dit que le théâtre ne vit pas qu’aux Célestins/Point du jour/TNP/Croix-Rousse/TNG, en tout cas pas seulement – quatre d’entres eux figurent au programme. L’idée qui préside à Balises n’est pas de construire un énième festival – il y en a déjà, chacun avec sa spécialité -  mais de rendre visible et lisible l’offre en la matière, pléthorique. Car si le Grand Lyon a ses biennales, son festival Lumière et ses Nuits Sonores pour mettre en avant la danse, l’art contemporain, le cinéma et les musiques actuelles, le théâtre, pourtant omniprésent, n’est lui pas célébré. Or, avec 400 000 spectateurs et 2200 levers de rideaux pour présenter plus de 400 spectacles dans 25 lieux en 2011, son palmarès est celui d’une métropole avant l’heure. Ce que veut Gérard Collomb politiquement existe déjà théâtralement, nous dit Jacques Fayard, directeur de l’Elysée, à l’origine de ce projet. Et il s'attachera, avec les au

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Ceci n’est pas un festival

SCENES | Pas une semaine ne se passe dans l’agglomération lyonnaise sans que ne soient organisés un ou plusieurs festivals. Plutôt que d’en rajouter un énième à la liste, Jaques Fayard a composé un parcours avec ce qui existait déjà en théâtre. Voici Balises ! Nadja Pobel

Nadja Pobel | Vendredi 2 novembre 2012

Ceci n’est pas un festival

Ça n’a l’air de rien résumé en chiffres mais pourtant l’agglomération lyonnaise a vu défiler 649 spectacles dans ses théâtres en 2011 et 492 428 spectateurs les ont vus. Partant de ce constat froid mais édifiant, Jacques Fayard, directeur de l’indispensable théâtre de l’Élysée, a souhaité mettre en lumière cette incroyable concentration culturelle qui n’existe pas par hasard. Il rappelle que cette agglomération a une histoire théâtrale que toutes les villes n’ont pas, avec notamment la décentralisation du TNP à Villeurbanne et les premiers pas de Roger Planchon et Marcel Maréchal dans les arrières salles lyonnaises ou, depuis 1997, l’hébergement à Lyon de l’ex-école parisienne de la rue Blanche, l’ENSATT. «Tout cela est important» martèle Jacques Fayard qui rappelle aussi l’existence de dizaines et de dizaines de compagnies «mais ce n’est pas reconnu globalement car il n’y a pas d’événement médiatique pour l’identifier». Voilà donc à quoi répond Balises : rendre lisible la densité de ce qui est proposé. Phare Vingt-sept théâtres de quatorze communes de l’agglomération ont donc répondu présents à ce rendez-vous de trois semaines pour se

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Balises pose ses jalons

SCENES | Jacques Fayard, l’infatigable directeur du Théâtre de l’Élysée (Lyon 7e) a réussi à mobiliser 27 théâtres de Lyon et de l’agglomération lyonnaise pour donner (...)

Dorotée Aznar | Jeudi 6 septembre 2012

Balises pose ses jalons

Jacques Fayard, l’infatigable directeur du Théâtre de l’Élysée (Lyon 7e) a réussi à mobiliser 27 théâtres de Lyon et de l’agglomération lyonnaise pour donner naissance à Balises, une opération destinée à «œuvrer pour une reconnaissance politique et médiatique du théâtre à Lyon». En pratique, Balises, c’est un pass, valable du 12 au 30 novembre et qui donne droit, pour une place achetée pour l’un des 50 spectacles estampillé "Balises", à un tarif réduit pour un autre spectacle "Balises" dans les autres théâtres. Pas de direction artistique ou de formes choisies spécialement pour l’événement ; il s’agit de proposer au public des spectacles déjà programmés par les lieux pendant cette période. À l’affiche de Balises, on trouve donc par exemple La Grande et Fabuleuse Histoire du Commerce de Joël Pommerat au TNP, Le Guide du Démocrate – Les clefs pour gérer une vie sans projet mis en scène par Simon Delétang aux Ateliers, la nouvelle création de Claudia Stavisky, Mort d’un commis voyageur au Karavan Théâtre à Chassieu, Poucet pour les grands de Gilles Granouillet au Théâtre Nouvelle Génération… Po

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