Municipales à Lyon : Grégory Doucet et Anaïs Belouassa-Cherifi scellent une alliance pour le second tour
Municipales 2026 / Au lendemain du premier tour des municipales, la gauche lyonnaise se rassemble. Les listes de La France insoumise (notamment celle menée par Anaïs Belouassa-Cherifi pour Lyon), rejoignent celles de l'Union de la gauche et des écologistes, notamment celle du maire sortant Grégory Doucet.
Photo : Grégory Doucet et Anaïs Belouassa-Cherifi scellent une alliance pour le second tour - Grégory Doucet © Blandine Soulage
Dès dimanche soir, la candidate insoumise avait tendu la main à la majorité sortante. Arrivée troisième avec un peu plus de 10 % des voix, Anaïs Belouassa-Cherifi avait évoqué la possibilité d'une « fusion technique » afin que Lyon « reste à gauche ».
« Ce qui unit la gauche lyonnaise est plus fort »
Une position qui n'a pas surpris l'entourage de Grégory Doucet. Lors des débats avant le premier tour, le maire sortant avait déjà indiqué qu'il n'excluait pas une alliance avec La France insoumise. Une ligne plus ouverte que celle défendue au niveau national par certaines forces de gauche, notamment Place publique ou une partie du Parti socialiste, qui ont appelé à limiter les accords avec LFI dans plusieurs villes.
Le communiqué diffusé en début d'après-midi officialise ce rapprochement. « Ce lundi, le rassemblement autour de Grégory Doucet s'élargit. En responsabilité, les listes de la France insoumise ont, comme ailleurs, rejoint cette dynamique », écrit l'équipe du maire sortant.
Le texte insiste sur l'idée d'un front commun face à la droite menée par Jean-Michel Aulas. « Au-delà des appartenances, ce qui unit la gauche lyonnaise est plus fort que ce qui la sépare », affirme le communiqué. « La mobilisation doit donc être totale dimanche prochain pour mettre en œuvre ce programme et barrer la route à un projet réactionnaire soutenu par la droite de Laurent Wauquiez », peut-on y lire.
Une stratégie déjà attaquée par Jean-Michel Aulas
Du côté de Cœur lyonnais, la réaction n'a pas tardé. Dimanche soir déjà, Jean-Michel Aulas avait anticipé ce rapprochement en dénonçant une « alliance de la honte » entre écologistes et insoumis. Pour l'ancien président de l'OL, ce rapprochement confirmerait l'existence d'un bloc de gauche qu'il accuse d'être dominé par « l'extrême gauche ».
