L'Ampérage tient à ses nuits

ACTUS | Le mois dernier, la préfecture de l’Isère a tranché : l’Ampérage doit dorénavant fermer ses portes à une heure du matin (contre cinq heures auparavant). Une décision que déplore l’équipe dirigeante, qui veut que le lieu reste une salle de diffusion dédiée aux pratiques culturelles nocturnes. On fait le point. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 13 mai 2013

Photo : Laria photo


L'Ampérage fait partie des endroits où l'on peut écouter de la musique jusqu'à très tard. « C'est un lieu ouvert avec une programmation faite exclusivement par des associations » nous explique sa directrice Laurence Tadjine, qui se félicite ainsi de proposer des concerts et soirées variés de qualité. Car à l'Ampérage, le public (28 000 spectateurs l'an passé) vient avant tout pour les artistes, à la différence de certaines boîtes de nuit fréquentées pour l'ambiance, qu'importe le son.

Que la préfecture demande donc à l'Ampérage d'arrêter ses soirées à une heure du matin comme une salle de spectacle lambda, expliquant que seules les discothèques peuvent ouvrir si tard, sidère les dirigeants de l'Ampérage, qui déplorent ce coup asséné aux pratiques culturelles nocturnes. Pour Thomas Antoine, président du Stud, l'association qui gère l'Ampérage, « la législation n'est pas en accord avec la réalité des pratiques culturelles aujourd'hui. Ce n'est pas parce que l'on ferme à cinq heures du matin qu'on est forcément une discothèque. »

Il se fait ainsi le porte-voix des associations, qui ne comprennent pas cette décision. « Elles ont été très compréhensives en acceptant de terminer leurs événements à une heure du matin jusqu'à fin juin. Mais pour combien de temps ? »

L'Ampérage, « un projet culturel »

Un couperet que l'Ampérage ne comprend pas. Laurence Tadjine : « On avait le droit d'ouvrir tard jusqu'en 2009. Ensuite, des décrets sont passés disant que les ouvertures jusqu'à cinq heures du matin seraient réservées aux discothèques. En gros, soit vous êtes une salle de musiques amplifiées, soit vous êtes une discothèque. Cela devient flou quand, comme nous, on est une salle de spectacle diffusant de la musique amplifiée et demandant une ouverture jusqu'à cinq heures du matin. » Un flou qui, avec l'aide de la mairie, a permis à l'Ampérage de rester ouvert après une heure, jusqu'au mois dernier.

Thomas Antoine : « On est subventionnés comme projet culturel. Il y a deux mois, on a vu la mairie pour renégocier la subvention, ça s'est très bien passé. Le travail de service public, de redistribution d'argent aux associations, les élus le connaissent et le reconnaissent... Mais la préfecture se réveille aujourd'hui au bout de quatre ans, on ne sait pas pourquoi. Et la lettre du maire nous inquiète énormément parce qu'il ne nous soutient plus. »

Dans ce courrier reçu fin avril, Michel Destot va sur le terrain des nuisances sonores. Ce que l'équipe conteste, expliquant en sus qu'une fermeture à une heure du matin ne résoudrait pas ces questions, la vie nocturne du quartier n'étant pas seulement due à l'Ampérage – à 100 mètres, le Drak-Art, qui à son ouverture en 2010 a obtenu le type P (qu'ont toutes les discothèques), peut fermer à cinq heures du matin, même si le lieu n'a rien d'une boîte (il est aussi de type L, c'est-à-dire salle de spectacle, comme l'Ampérage).

« Pas de machiavélisme »

Les dirigeants de l'Ampérage craignent alors que les arguments avancés ici et là ne soient que des prétextes pour, pourquoi pas, faire disparaître le lieu. Pendant la demi-heure de conversation que nous avons eue avec eux, un nom est ressorti plusieurs fois : celui de La Belle électrique, la salle dédiée aux musiques amplifiées qui ouvrira l'an prochain dans le quartier, à deux pas de l'Ampérage. Si le Stud n'attaque pas l'association MixLab (qui sera aux commandes de cette Belle électrique), assurant au passage que leurs projets sont complémentaires, on sent que ce dossier, vieux de plus de vingt ans à Grenoble, engendre des crispations de toutes parts.

On a donc décidé d'aller interroger Éliane Baracetti, adjointe à la culture à la Ville de Grenoble, pour placer la discussion sur ce terrain. Et c'est justement lors d'une visite de chantier de La Belle électrique qu'on a pu la rencontrer. « Ce n'est pas mon domaine de compétence. Les questions d'horaires sont du ressort de la préfecture. Mais oui, il y a un vrai problème de production sonore nocturne, qui est lié à tous les lieux – l'Ampérage n'est pas plus bruyant qu'un autre. Ces questions d'horaires devront être traitées de manière globale une fois que la salle sera ouverte et que l'on verra comment elle fonctionne. Car aujourd'hui, on a assez peu d'idée de la manière dont le public va évoluer...» Certes.

Mais le problème dépasse forcément cette histoire de bruit ? L'ouverture de la future salle, avec une jauge modulable jusqu'à 900 places, préfigure-t-elle une réorganisation des équipements culturels municipaux dédiés à la musique et aux pratiques culturelles nocturnes (on imagine que La Belle électrique sera aussi sur ce créneau, notamment avec son versant musiques électroniques) ? « Je suis élue jusqu'en mars 2014 pour l'instant. Je peux vous assurer que je n'ai pas en tête l'idée que l'ouverture de La Belle électrique va entraîner la fermeture de l'Ampérage. En tout  cas, c'est imaginer que je serais bien perverse en tant qu'élue à la culture que de soutenir la construction d'une salle pour en fermer une autre. Il n'y a pas de machiavélisme là-dedans. Plus il y a de lieux culturels, mieux c'est ! Après, il faut que tout soit bien géré, en rapport avec la population. » Le dossier est renvoyé à plus tard.

En attendant, l'Ampérage devra bel et bien raccourcir ses nuits, sous peine d'être en infraction. L'équipe a demandé une rencontre avec le maire, pour envisager l'avenir (faire des travaux pour obtenir le type P ?). Car une chose est sûre : si un concert peut aisément se terminer avant une heure du matin, c'est plus compliqué pour, par exemple, une soirée bass music. Et dans ce cas, l'Ampérage ne serait plus vraiment l'Ampérage.

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Des nouvelles de la nuit grenobloise

Enquête | Près d’un an après le début de la pandémie (et leur fermeture consécutive), on est allé prendre quelques nouvelles de deux acteurs majeurs de la nuit grenobloise, l’Ampérage et le Drak-Art, qui animent d’ordinaire le quartier Chorier-Berriat.

Hugo Verit | Mardi 16 février 2021

Des nouvelles de la nuit grenobloise

L’Ampérage s’ouvre aux résidences L’Ampérage, qui accueille soirées et concerts organisés par de nombreuses associations, vient de passer une année blanche, sans l’ombre d’un événement. Néanmoins, l’équipe garde le moral et communique beaucoup sur les réseaux sociaux, à travers plusieurs séries de vidéos : "Allo les orgas ?" (interviews des différentes structures qui produisent à l’Ampérage), "Première scène" (puisque c’est souvent sur cette scène que les musiciens de la cuvette font leurs premiers pas) et "Ampélove" (évocation par les artistes, les organisateurs et le public des meilleurs moments passés à l’Ampérage). Depuis peu, quelques notes de musique résonnent à nouveau dans les lieux : « Nous mettons actuellement notre plateau à la disposition des résidences artistiques et formations, toujours dans le respect des contraintes, détaille Antoine Nemoz, chargé de communication. Nous gardons aussi la perspective de reprendre une activité de diffusion en jauge réduite et assise, celle-ci étant soumise à deux conditions indissociables : l’obtention des aides allouées aux jauges réduites et l’autorisation de réouverture des salles de spectacle p

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Belle Électrique : MixLab et la Ville avancent

ACTUS | Les deux entités le confirment : en fin d’année dernière et ce mois-ci, de nouvelles réunions de travail ont eu lieu entre la Ville de Grenoble et l’association MixLab pour dessiner l’avenir de la Belle Électrique.

Martin de Kerimel | Mercredi 27 janvier 2021

Belle Électrique : MixLab et la Ville avancent

Toujours pas de concerts, mais ça travaille en coulisses à la Belle Électrique. MixLab, qui craignait fort d’être mise à l’écart sans explication, témoigne désormais de son sentiment d’être revenue « sur un terrain où il est possible de discuter » avec la Ville. Clairement, après les vives tensions autour du conseil municipal de décembre, le climat paraît désormais apaisé entre les deux partenaires. Il leur reste toutefois du pain sur la planche. Leur premier objectif commun : avancer vers la création d’une Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). « La délégation de service public que nous avons attribuée à MixLab court jusqu’à la fin de l’année, explique Lucille Lheureux, adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Il nous faudra donc avoir défini un nouveau mode de gestion avant le 1er janvier prochain. On travaille en ce sens avec l’association, qui est légitimement placée au centre de nos débats, puisque le bâtiment avait été conçu selon son projet et qu’elle en a été le gestionnaire depuis le début ». Du pain sur la planche Deux options sont dans les tuyaux : que MixLab se transforme en SCIC, ce qui est l

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Belle Électrique : et maintenant ?

ACTUS | Pas de surprise au conseil municipal de Grenoble : malgré une opposition unanime pour la dénoncer, la délibération qui déclare infructueuse la procédure de renouvellement de la concession de service public de la Belle Électrique a été votée mardi 14 décembre. MixLab, l’association gestionnaire, ne serait toutefois pas hors-jeu. À suivre…

Martin de Kerimel | Mardi 15 décembre 2020

Belle Électrique : et maintenant ?

La vie publique a parfois des allures de marathon. C’est ainsi qu’au total, 113 délibérations étaient inscrites à l’ordre du jour du conseil municipal de Grenoble mardi 14 décembre. Organisés en visioconférence, les débats ont démarré à 15h tapantes et se sont prolongés jusque tard dans la nuit. Il était déjà 22h30 quand le maire Éric Piolle a ouvert la discussion sur la délibération numéro 67, consacrée à l’avenir de la Belle Électrique. Il est apparu que, contrairement à ce que nous avions envisagé au début de cette semaine, la municipalité n’a pas souhaité faire entériner immédiatement le principe de la constitution d’une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC), chargée d’assurer la gestion quotidienne de l’établissement. Ce choix devrait être débattu lors d’un futur conseil, début février prochain. Il s’est d’abord agi de confirmer que la procédure de renouvellement de la concession de service public était infructueuse. Et ce malgré l’assurance donnée à MixLab, l’association gestionnaire, que ce mode de fonctionnement serait encore de mise jusqu’à fin 2021 (

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Belle Électrique : MixLab respire mieux

ACTUS | Vendredi 11 décembre, l’association gestionnaire de la salle a pu obtenir des éclaircissements de la Ville de Grenoble quant à l’avenir de son activité à court terme. C’est un peu apaisée qu’elle va suivre la réunion du conseil municipal lundi 14, qui devrait entériner le changement de statut de la structure.

Martin de Kerimel | Vendredi 11 décembre 2020

Belle Électrique : MixLab respire mieux

Tout n’est pas réglé, bien sûr, mais les membres du conseil d’administration de MixLab devraient mieux dormir ce week-end. Au terme de leur rencontre de vendredi matin avec des représentants de la Ville, il apparaît que la municipalité ne prévoit pas de les écarter de la Belle Électrique pour décider seule du devenir de l'établissement. La discussion de cette fin de semaine a permis de rétablir le dialogue pour la toute première fois depuis le 27 octobre, date à laquelle la Ville avait décidé de mettre fin à la délégation de service public. Sauf très improbable revirement de situation, lundi prochain, 14 décembre, le conseil municipal de Grenoble devrait entériner la délibération qui fera de la Belle Électrique une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). Et après ? « Beaucoup de choses restent en suspens, nous a indiqué un membre du conseil d’administration de MixLab. Nous avons le sentiment que la Ville nous a entendus et compris. Il semble qu’à l’avenir, nous serons davantage associés aux décisions que nous l’avions imaginé, mais nous restons dans l’attente de précisions. Même s’il y aura bien sûr des choses à revoir, notre projet n’a pas été rej

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Quel avenir pour MixLab à la Belle Électrique ?

ACTUS | Un rendez-vous crucial doit avoir lieu vendredi pour l’association MixLab : l’actuel gestionnaire de la Belle Électrique attend des explications sur l’intention de la Ville de confier les commandes de l’établissement à une Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). Un projet qui pourrait être porté devant le conseil municipal dès lundi prochain, 14 décembre.

Martin de Kerimel | Jeudi 10 décembre 2020

Quel avenir pour MixLab à la Belle Électrique ?

Elle avait commencé à parler de ses futurs concerts avec prudence, en confirmant les dates de report de certains artistes initialement programmés cette année. Il faut bien reconnaître qu’au fil de ces annonces rassurantes, on ne s’inquiétait plus trop du sort de la Belle Électrique. On nous avait assuré qu’il n’y avait pas forcément de quoi, puisque la délégation de service public confiée à l’association MixLab avait même été prolongée jusqu’à fin 2021. Autant dire que le communiqué parvenu à notre rédaction en début de semaine a eu l’effet d’une douche froide. Son titre : « Le projet de la Belle Électrique doit-il disparaître ? ». Suivent deux pages d’explication pour aboutir à ce triste constat : « Dans un contexte sanitaire incertain, la Ville de Grenoble semble vouloir changer de modèle d’exploitation. » MixLab estime pourtant que, le 14 février dernier, au cours d’une réunion, elle avait « entièrement répondu aux demandes et attentes de la Ville exprimées dans le cahier des charges (…) et remis une offre ajustée. » Ses activités devaient donc se poursuivre sur cette base. Pourtant, le 27 octobre, l’association a été informée

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Concerts debout : on en est où ?

ACTUS | Enquête / C’est la question qui taraude presque tout le monde : les concerts debout en intérieur, toujours interdits à l’heure de notre bouclage, vont-ils bientôt pouvoir reprendre ? Et quelles stratégies les salles les accueillant mettent-elles en place dans ce contexte d’incertitude ? Tour d’horizon.

Damien Grimbert | Mardi 8 septembre 2020

Concerts debout : on en est où ?

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ? Sans prise de position officielle claire depuis la fin du confinement, il n’était pas interdit d’espérer secrètement un déblocage tardif de la situation pour les salles ayant l’habitude d’accueillir des concerts debout. Un espoir aujourd’hui de plus en plus ténu – pour ne pas dire inexistant. C’est du moins le constat sans appel que l’on dresse après s’être entretenu avec des acteurs culturels comme la Bobine, l’Ampérage, la Source ou encore la Belle Électrique : plus personne ne croit encore vraiment en une possible évolution de la situation avant 2021, tout juste les plus optimistes s’autorisent-ils encore à garder un très mince espoir de changement pour le mois de décembre. À défaut, il faut donc pour les salles apprendre à composer avec l’incertitude. Les uns après les autres, et au compte-goutte la plupart du temps, les évènements debout un temps annoncés pour l’automne se voient de nouveau annulés ou reportés (le plus souvent à des échéances prudemment lointaines). Au mieux, ils sont transposés dans des configurations assises, avec toutes les contraintes que cela impose. Assis ou dehors Dans ces conditions, que fai

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Lumière sur Jour & Nuit

Festival | On fait un point sur la huitième édition du festival organisé par la Belle électrique du jeudi 5 au samedi 7 septembre.

Damien Grimbert | Mardi 3 septembre 2019

Lumière sur Jour & Nuit

C’est une huitième édition charnière à plus d’un titre pour le festival Jour & Nuit. Déjà parce qu’historiquement, le festival, créé en 2012 (soit trois ans avant l’ouverture de la Belle électrique), a toujours eu pour vocation de servir de vitrine à l’association MixLab en charge de la gestion de la salle au moins jusqu’en 2020. Autant dire qu’une édition 2019 réussie ne pourra que peser favorablement sur le renouvellement du contrat de gestion (la fameuse "délégation de service public") entre la Ville et l'asso. Ensuite parce qu’après avoir changé sans cesse de configuration, année après année, la formule établie lors de l’édition 2018 s’était avérée une éclatante réussite, permettant au festival de franchir un cap incontestable… Le défi consistant désormais à faire au moins aussi bien. En toute logique, l’architecture de Jour & Nuit va donc rester cette année sensiblement identique à la précédente, avec trois scènes distinctes reliées par différents stands, une gratuité quasi totale (seules les deux soirées tardives dans l’enceinte de la salle restent payantes) et bien sûr une programmation musicale vaste, pointue et foisonnante. L

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Ce week-end, on danse au Drak-Art et à l'Ampérage (qui lancent leur saison)

Soirées | Fauchés pour la rentrée ? Du côté du quartier Chorier-Berriat, on a pensé à vous avec plein de soirées à entrée ou prix libre ce week-end 6-7-8 septembre. (...)

Damien Grimbert | Mardi 3 septembre 2019

Ce week-end, on danse au Drak-Art et à l'Ampérage (qui lancent leur saison)

Fauchés pour la rentrée ? Du côté du quartier Chorier-Berriat, on a pensé à vous avec plein de soirées à entrée ou prix libre ce week-end 6-7-8 septembre. On pense bien sûr au festival Jour & Nuit, entièrement gratuit jusqu’à minuit mais également à l’Ampérage et au Drak-Art qui joueront aussi la carte de l’accessibilité au plus grand nombre ce tte fin de semain à l’occasion de leur réouverture saisonnière. À l’Ampérage, on commencera par un plateau trance le vendredi, avec les assos ADN et Multiv’Hertz, suivi d’une soirée techno le samedi réunissant des artistes des collectifs Icône, Infrason, Hysteresis ou encore Nonlinear pour la modique somme... d'un prix libre, de minuit à 6h. Du côté du Drak-Art, c’est… à peu près l’inverse niveau programmation, avec une soirée house et techno le vendredi animée par les collectifs Eddy Rumas, Micropop, Icône, The Dare Night ou encore Welcome, puis un plateau dub / bass / trance le samedi avec les assos. Roots’n’Culture, Roots Collective, Bass Jump, LGNE et SPR. Entrée libre pour tous, de minuit à 6h là-aussi. Elle est pas belle la vie ?

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Le dancefloor au scalpel à la Belle électrique

Semaine thématique | On déroule le sommaire de la "semaine du dancefloor" qu'organise la salle grenobloise du mardi 18 au vendredi 21 juin

Damien Grimbert | Mardi 11 juin 2019

Le dancefloor au scalpel à la Belle électrique

Après, entre autres, le punk et les musiques populaires jamaïcaines, c’est cette fois au dancefloor de faire l’objet d’une semaine thématique à la Belle électrique. Au programme, on retrouvera ainsi mardi 18 une projection du documentaire "historique" (il fut diffusé pour la première fois sur Arte en 1996) Universal Techno de Dominique Deluze, qui retrace la genèse du genre à Détroit en compagnie de ses trois pères fondateurs : Juan Atkins, Derrick May et Kevin Saunderson. Un gros morceau, au même titre que la conférence du lendemain (mercredi 19 donc), qui réunira Michel Amato alias The Hacker et Jean-Yves Leloup, l’un des meilleurs critiques et journalistes français dans le domaine des musiques électroniques (on vous recommande chaudement ses passionnants ouvrages parus chez l’éditeur Le Mot et Le Reste), et accessoirement curateur de la récente exposition-événement Électro, de Kraftwerk à Daft Punk en place à la Philharmonie de Paris. Jeudi 19, place à une soirée dansante au bar de la Belle électrique chorégraphiée et mise en scène par Yannick Siméon

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Un Labo de la Belle pour « donner de l’ampleur au projet de la Belle électrique »

ACTUS | La salle de concert grenobloise vient d'inaugurer une annexe dédiée à « l'accompagnement, la création et la structuration ». On vous en dit un peu plus.

Aurélien Martinez | Mardi 9 avril 2019

Un Labo de la Belle pour « donner de l’ampleur au projet de la Belle électrique »

Drôle de petit bâtiment municipal situé dans le parc Hoche, en lisière du boulevard Gambetta, juste en face de la caserne de Bonne (c’est bon, vous voyez ?), la Clé de Sol est en profonde réhabilitation depuis quelques années. Après avoir vu une petite partie de ses murs métamorphosée en ateliers d’artistes en 2017, voilà le reste aujourd’hui transformé en Labo de la Belle, la Belle étant l’abréviation de la Belle électrique. « On va enfin pouvoir avoir les locaux qui nous manquaient cruellement à la Belle électrique, comme la salle n’a pas de studio et d’espace de travail autonome. Ça va permettre de donner de l’ampleur à ce que l’on fait » s’enthousiasmait le soir de l’inauguration (jeudi 21 mars) Laurent Duclos, président de l’association MixLab qui gère la Belle. Une installation loin du quartier Bouchayer-Viallet (là où se situe la Belle) rendue possible par

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Décret son : the sound of silence ?

ACTUS | Alors qu'un nouveau "décret son" impose depuis octobre dernier aux diffuseurs de musique (salles de concert, clubs et festivals) des mesures toujours plus drastiques en matière de régulation du niveau sonore, beaucoup s'inquiètent de ses conséquences artistiques, techniques et économiques sur leur activité. Petit tour d'horizon de la question avec quelques-uns des acteurs grenoblois du secteur. Par Stéphane Duchêne et Aurélien Martinez

La rédaction | Mardi 5 mars 2019

Décret son : the sound of silence ?

« Hello darkness my old friend... I've come to talk with you again. » C'est un peu l'ouverture du morceau The Sound of Silence de Simon & Garfunkel qui semble courir dans les têtes des différents diffuseurs de musiques actuelles depuis octobre, date de la mise en application du nouveau décret son n°2017-1244 du 7 août 2017 (voir ci-dessous). Un texte dont la plupart des mesures pourraient bien réduire ces diffuseurs au silence, ou en tout cas à quelque chose qui, pour une salle de musiques actuelles (et donc la plupart du temps amplifiées), s'en rapproche dangereusement. Parmi ces mesures, qui concernent également les festivals (y compris en plein air), l'obligation de « ne pas dépasser des niveaux de pression acoustique continus équivalents à 102 décibels pondérés A (...) et 118 décibels pondérés C [en gros, les basses – NDLR] sur 15 minutes », quand le niveau sonore à respecter était jusqu'ici de 105 dB. Si, sur le papier, la différence paraît infime, en réalité, elle est énorme. De l'avis de la plupart des acteurs concernés, c'est un peu le problème de cette loi : elle

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Week-end de fête à l’Ampérage et au Drak-Art

Soirées | Vous faites quoi vendredi 11 et samedi 12 janvier ?

Damien Grimbert | Mardi 8 janvier 2019

Week-end de fête à l’Ampérage et au Drak-Art

Programme chargé ce week-end au bout du cours Berriat : comme chaque année depuis neuf ans, le Drak-Art fête son anniversaire avec deux soirées gratuites consécutives, vendredi 11 janvier avec un plateau dub / bass / trance qui réunira les assos Roots Collective, Roots’n’Culture, Bass Jump, SPR, LGNE et Welcome, et samedi 12 avec un plateau house/techno confié au soin des assos Nymphony, De Profundis, Micropop, La Maiz et Eddy Rumas. Mais ce n’est pas tout ! À une dizaine de mètres à peine, du côté de l’Ampérage, on a aussi vu les choses en grand avec une soirée de rentrée à prix libre vendredi 11 qui réunira au line-up des DJs des assos Carton-Pâte, The Dare Night, Hadra, La Métamorphose et ADN, et une soirée gratuite Potion Berbère samedi 12 orientée « électro, downtempo, afro et rythmiques breakées » et animée par une pléiade de DJs hautement recommandables – 55h22, Mazigh, DJ Plaid b2b Telecom 2D, Joona Lukä b2b Jean-Pierre Parpaing… Deux jours, deux salles, quatre soirées à prix libre… Qui dit mieux ?

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Magique argentique au Studio Spiral de Benoit Capponi

Nouveau lieu | La galerie très rétro le Studio Spiral, destinée au travail photo argentique et alternatif, ouvre ses portes vendredi 16 novembre au 16 rue Chenoise. Derrière le viseur se cache le photographe Benoit Capponi, qui nous a parlé de son concept.

Alice Colmart | Mardi 13 novembre 2018

Magique argentique au Studio Spiral de Benoit Capponi

C'est à Grenoble, en plein centre-ville dans la très populaire rue Chenoise, que le photographe Benoit Capponi a choisi d’implanter son Studio Spiral, galerie photo « conçue à la manière d'un lieu de travail sur la photo argentique et alternative ». Situé dans une ancienne boutique, il se partage entre une première pièce de 50 m², tout en longueur pour exposer le travail de photographes, et, plus au fond, une surface équivalente destinée aux stages et aux formations. « C’est une pièce tout équipée, dans laquelle les gens qui voudraient par exemple travailler sur le noir et blanc argentique et les procédés anciens peuvent venir pratiquer. En ça, c’est un vrai travail de laboratoire. Des lieux comme ça, il n'y en a pas ou très peu à Grenoble. » Une nouvelle aventure pour lui liée au travail rédactionnel qu’il mène pour la revue de photographies Halogénure, distribuée notamment à Grenoble dans les librairies le Square et les Modernes et spécialisée dans ces procédés. « J’avais besoin de locaux

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La Belle électrique lance ses soirées "Let's dance" pour « aller vers plus d’ouverture »

ACTUS | À l’occasion, samedi 20 octobre, de la première édition des soirées "Let’s dance" avec Honey Soundsystem, Alban Sauce, responsable de la programmation musiques électroniques de la Belle électrique, revient avec nous sur ce nouveau concept de soirée et ce qu’il laisse augurer pour la suite, mais aussi plus largement sur ses choix (et contraintes !) de programmation.

Damien Grimbert | Mercredi 17 octobre 2018

La Belle électrique lance ses soirées

Quel est le principe des soirées Let’s dance qui vont débuter samedi 20 octobre avec Honey Soundsystem ? Alban Sauce : L’idée, c’est avant tout d’avoir des événements dédiés aux musiques de groove, aux musiques qui font danser. D’être moins sur un truc très basique techno/house pour aller vers plus d’ouverture, et mettre en lumière des artistes, comme on a pu le faire déjà avec Hunee et comme on va le faire en décembre avec Antal, qui sont hyper transversaux et vont jouer à la fois de la house, du zouk, des trucs complètement différents dans leur set, tout en gardant une cohérence. Bref, des artistes dont le seul objectif est de faire danser les gens. Je pense que pendant de nombreuses années, dans la techno, on a perdu un peu cette notion de groove, et j’ai l’impression qu’aujourd’hui, grâce notamment à ce qui se passe à Amsterdam avec des artistes comme San Prope

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Collectif Résonance : « On veut être la vitrine des musiques électroniques grenobloises »

ACTUS | Samedi 13 octobre, le tout frais collectif Résonance, se présentant comme « l'union de près d'une quinzaine de structures grenobloises défendant les musiques électroniques », organise un double événement de lancement. On a rencontré trois de ses membres histoire d’en savoir plus sur cet ambitieux projet.

Aurélien Martinez | Mardi 9 octobre 2018

Collectif Résonance : « On veut être la vitrine des musiques électroniques grenobloises »

Comment est né le collectif ? Émilie Angénieux (association Hadra) : Le collectif est né en novembre 2017 quand il y a eu le deuxième appel à projets de la Ville de Grenoble concernant le bâtiment Clé de Sol [situé dans le parc Hoche – NDLR]. À ce moment, beaucoup d’associations se sont réunies pour parler des musiques électroniques et de leur place à Grenoble. Et on s’est une nouvelle fois dit que même si le vivier grenoblois était énorme, il n’y avait pas d’accompagnement des pratiques qui était fait, et pas de visibilité institutionnelle. D’où l’idée de faire quelque chose ensemble et de candidater à l’appel à projets. Après l’audition en janvier, la Ville nous a contactés pour nous dire que notre projet était intéressant, mais que MixLab [association pilotant la Belle électrique – NDLR] serait gestionnaire du bâtiment [avec un projet d’accompagnement de la scène musicale locale – NDLR]. Tout en nous précisa

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L'Ampérage a dix ans : « On est un outil de démocratisation culturelle »

ACTUS | Il y a dix ans naissait l’Ampérage, salle de spectacle associative faisant suite à l’Adaep, épisode grenoblois mythique qui a duré 30 ans. À la veille du week-end de festivités prévu vendredi 14 et samedi 15 septembre au soir, nous sommes allés rencontrer, au bout du cours Berriat, plusieurs membres du Stud, association qui gère l’Ampérage, afin qu’ils nous racontent en quoi leur projet est « un bastion à défendre ». Magnéto.

Aurélien Martinez | Lundi 10 septembre 2018

L'Ampérage a dix ans : « On est un outil de démocratisation culturelle »

En photo, cinq membres de l'Ampérage, devant la salle et avec le soleil dans les yeux : la boss Laurence Tadjine, le p'tit nouveau au CA Mathis Alves, la chargée de com Alexandrine Rivolta, le membre du CA Maël Pierre-Gérard et le régisseur et programmateur David Bonnat Le projet Ampérage Maël Pierre-Gérard, membre du conseil d’administration du Stud et de l’association Carton-Pâte Records : « Le projet de l’Ampérage est de développer des acteurs locaux pour qu’ils puissent se professionnaliser. Dans une salle de concert classique, tu as un programmateur qui va programmer des têtes d’affiche et parfois des petits groupes locaux. Nous, on programme des associations qui, elles, font valoir leurs idéaux culturels et partagent ainsi leurs envies de programmation, que ce soit des têtes d’affiche ou des artistes émergents. » Laurence Tadjine, directrice du Stud, association gestionnaire de l’Ampérage : « Notre programmateur reçoit les demandes des associations qui souhaitent organiser des événements culturels à l’Ampérage. On fonctionne en coréalisation, c’est-à-dire en partage de billetterie. Nous assurons l

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Clé de Sol et de désaccords entre la Belle électrique et certains musiciens grenoblois

ACTUS | Alors qu’au 1er juillet la Belle électrique va officiellement récupérer la gestion du bâtiment grenoblois la Clé de Sol, situé boulevard Gambetta, afin de développer son projet d’accompagnement de la scène musicale locale, les groupes grenoblois qui y répétaient ont été sommés de quitter les lieux. Et s’en sont émus dans une tribune qui a beaucoup tourné. On fait le point.

Aurélien Martinez | Lundi 25 juin 2018

Clé de Sol et de désaccords entre la Belle électrique et certains musiciens grenoblois

C’est une information arrivée mi-juin dans la boîte mail de huit groupes grenoblois (The Chainsaw Blues Cowboys, General Cluster, Vercors, Bleu Tonnerre, Rising Steel, Schräpnel, Eight Sins et Inner Sanctuum) qui répètent depuis un certain temps dans le sous-sol de la Clé de Sol, bâtiment municipal situé aux abords du parc Hoche, en face de la Caserne de Bonne : il va falloir quitter les lieux au 1er juillet, l’association MixLab qui gère la Belle électrique les récupérant à la suite d'un appel à projets de Ville – ils étaient gérés jusque-là par Hadra, association centrée sur « la promotion et la reconnaissance des musiques électroniques » qui s’intègre d’ailleurs dans le nouveau dispositif. Une annonce qui a fortement inquiété les musiciens, d’où la publication d’un texte en ligne titré «

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Éliane Baracetti : « Je suis contente de finir ma carrière de cette manière »

ACTUS | À la rentrée, le Grand Angle de Voiron, salle de spectacle généraliste rayonnant sur un bassin de population très large, aura un nouveau directeur ou une nouvelle directrice, l’actuelle Éliane Baracetti partant à la retraite « en principe » en novembre. L’occasion d’un rapide bilan avec cette figure de la culture locale passée par diverses salles de l’agglo et, également, la politique.

Aurélien Martinez | Mardi 5 juin 2018

Éliane Baracetti : « Je suis contente de finir ma carrière de cette manière »

En 2014, on apprenait qu’Éliane Baracetti était nommée directrice du Grand Angle de Voiron, alors qu’elle était encore adjointe à la culture du maire de Grenoble de l’époque Michel Destot. Un retour « logique » dans le monde culturel pour celle qui, avant d’entrer en politique, dirigeait la Rampe d’Échirolles (et qui, encore avant, avait travaillé à la MC2). « J’ai vraiment apprécié de retrouver mon métier favori que j’avais quitté temporairement pour la politique. Et je l’ai retrouvé dans un cadre formidable avec une équipe elle aussi formidable et impliquée. Je suis donc contente de finir ma longue carrière de cette manière-là. » « Le panel le plus large possible » Sauf que le Grand Angle n’est pas la Rampe, avec un volet de programmation beaucoup plus large faisant se côtoyer, dans une immense salle (jusqu’à 2 400 places), Calypso Rose, Francis Huster, Michel Leeb, Muriel Robin, Claire Diterzi, le Cirque plume ou encore des artistes plus confidentiels pour en citer certains de cette dernière saison, ce qui a dû lui changer. « La programmation est très large simplement parce que le territoire est différent. »

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Où sortir à Grenoble jusqu’au petit matin ?

GUIDE URBAIN | Étudiant nouvellement arrivé à Grenoble ou vieux de la vieille en manque d’inspiration, vous voilà en quête d’un spot où finir la soirée ? Quand, entre 1h et 2h du matin, les rideaux des bars commencent à fermer, d’autres lieux (salles de concert, boîtes, clubs…) sont là pour vous ouvrir grand les bras. Sélection.

Sandy Plas | Mardi 3 octobre 2017

Où sortir à Grenoble jusqu’au petit matin ?

L’Ampérage Musiques psychédéliques, transe, rock ou électro : l’Ampérage est la salle de concert associative où se croisent toutes les cultures. Et un point de ralliement pour tous ceux qui aiment bouger jusqu’au petit matin. Car entre deux concerts, l’endroit propose nombre de soirées marquées par un bel éclectisme. À l’image des Melting, qui permettent de sauter à pieds joints dans la culture psychédélique. 163, cours Berriat – Grenoble. Tram A, arrêt Berriat-Le Magasin. De 23h à 6h. Tarifs variables selon les soirées. Tél. 04 76 96 55 88 Le Drak-Art Amateurs de cultures alternatives, le Drak-Art est fait pour vous ! Se croisent ici une bonne partie de ce qui se fait de mieux en matière de musique techno et électro, avec des virages vers le dub et le drum and bass. Un bon mélange à apprécier sur le dancefloor qui se transforme au gré des soirées, plus ou moins intimes. Le bonus ? La fermeture à 7h du mat’, histoire de rentabiliser la soirée jusqu’au bout. 163, cours Berri

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Festival Jour & Nuit : du goût, des couleurs... et de la gratuité

Musique | Désormais entièrement gratuit et recentré autour d’un lieu unique (la Belle électrique du coup, l’esplanade du Musée de Grenoble venant d'être abandonnée au vu de la météo), le festival Jour & Nuit, prévu du vendredi 8 au dimanche 10 septembre, évolue mais sa programmation ne fléchit pas. Au programme : house, techno, rock, soul… et quelques surprises.

Damien Grimbert | Mardi 5 septembre 2017

Festival Jour & Nuit : du goût, des couleurs... et de la gratuité

Rappelons rapidement les faits pour les distraits et les nouveaux arrivants : organisé depuis six ans par l’association MixLab en charge de la Belle électrique, le festival Jour & Nuit a toujours constitué une sorte de vitrine de sa programmation : des groupes live, des DJs, des animations, et une ligne éditoriale "pointue mais pas trop", un peu dans l’air du temps mais suffisamment consensuelle pour drainer un large public. Ce week-end, on pourra ainsi dodeliner en rythme sur la techno/house berlinoise de Steffi et Virginia, résidentes du Panorama Bar ; profiter de la venue (ou du retour) des sensations rock francophones du moment (Radio Elvis, Ko Ko Mo) ; emmener ses enfants à un concert jeune public (Rio Clap Clap Clap, où l’histoire d’une petite loutre élevée parmi les castors)… Ceux qu’il ne faudra pas rater Mais les mélomanes qui préfèrent être surpris auront aussi de quoi s’affairer avec la venue le samedi à 19h30 du jeune prodige Charles X, crooner/rappeur de Los Angeles qui redonne depu

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Et si l’entreprise sauvait la culture?

ACTUS | La crise que connaît depuis des années le monde culturel laisse de la place à de nouvelles initiatives. Start-ups ou financements mixtes naissent à Grenoble pour pallier le manque de soutien des collectivités publiques. Retour sur plusieurs exemples locaux, comme la Belle Électrique ou Short Édition.

Jean-Baptiste Auduc | Mardi 7 février 2017

Et si l’entreprise sauvait la culture?

La situation économique de la culture commence à devenir alarmante en France. Rien qu’à Grenoble, on ne compte plus les festivals qui s’arrêtent (Rocktambule), les salles qui ferment (le Ciel), les assos qui périclitent (Sasfé à la Villeneuve). Certains acteurs de l’agglomération tentent de trouver des solutions comme l’a remarqué Olivier Zerbib, sociologue de la culture et du management de l’innovation à l’IAE (Institut d’administration des entreprises) de Grenoble. « Puisque le ministère de la Culture ne donne pas de direction, puisque la Ville de Grenoble ne diffuse qu’un discours comptable, la culture cherche de nouvelles sources de financement. » La Belle Électrique organisait ainsi en septembre dernier l’événement Culture < > Futur, qui avait lieu au Musée de Grenoble. On y « découvrait et échangeait sur les tendances culture, entrepreneuriat et numérique » nous explique Alban Sauce, de l’association MixLab (qui gère la salle de con

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Et la Belle électrique créa son propre label

Initiative | La salle organise une soirée ce samedi 28 janvier pour fêter ça.

Damien Grimbert | Mardi 24 janvier 2017

Et la Belle électrique créa son propre label

Dernière émanation en date de l’association MixLab, en charge de la Belle électrique et du festival Jour & Nuit, le Label électrique accouchera bientôt de sa première sortie : un EP du DJ/producteur house/techno grenoblois Abell alias Christophe Deutsch, auparavant actif sous le pseudo Stuff. Composé de deux titres ainsi que d’un remix signé par le producteur lyonnais Kosme, cette première sortie, prévue pour fin février/début mars (mais qui sera célébrée ce samedi avec une grosse soirée gratuite – sur réservation), sortira conjointement en format numérique et vinyl (à hauteur de 250 exemplaires), et bénéficiera du puissant réseau de distribution du label allemand Kompakt, qui prendra également à sa charge la majeure partie des coûts de production. Pensé comme un outil supplémentaire dans la démarche d’accompagnement des pratiques à destination des artistes locaux, le Label électrique devrait ainsi permettre à ces derniers de profiter du réseau tissé par la Belle électrique avec les différents artistes internationaux qu’elle programme dans ces murs. Une étape supplémentaire dans le développement de la stratégie à 360° mise en place par MixLab depui

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Le festival Jour & Nuit se fait jour

MUSIQUES | Festival étendard de l’association Mixlab (en charge de la Belle électrique) et temps fort incontournable de la rentrée, Jour & Nuit fête cette année sa cinquième édition ; et profite de l’occasion pour revoir (partiellement) sa formule. Qu’est-ce qui change ? Qu’est-ce qui ne change pas ? Pourquoi ne faut-il pas rater le DJ-set d’Helena Hauff ? Réponses ci-dessous.

Damien Grimbert | Mardi 6 septembre 2016

Le festival Jour & Nuit se fait jour

Lancé trois ans avant l’ouverture de la Belle électrique afin de donner un premier aperçu des esthétiques que défendrait la salle, le festival Jour & Nuit était forcément amené à évoluer une fois cette dernière inaugurée. Après une édition transitoire l’an passé, c’est désormais chose faite. Premier changement de taille, le retour du déroulement du festival dans des lieux insolites, rarement exploités dans un cadre festif. Deuxième évolution majeure, la désormais quasi-gratuité du festival : seule les Nuits restent ainsi payantes (avec un tarif revu à la baisse, oscillant entre 5, 10 et 12 euros), tout le reste passant désormais en accès libre. Dernière modification enfin, le "rééquilibrage" entre les versants Jour et Nuit du festival. Alors que les Nuits se taillaient auparavant la part du lion, avec des jauges gigantesques et des line-ups démesurés qui focalisaient une bonne partie de l’attention du public, elles

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Les soirées de l’été à Grenoble

MUSIQUES | Où danser cet été ? Plusieurs choix s’offrent à vous. Les voici.

Damien Grimbert | Mardi 5 juillet 2016

Les soirées de l’été à Grenoble

La Bobine maintient ses apéro-mixes du mardi tout l’été avec une programmation aussi riche que diversifiée. À ne pas manquer non plus, les deux barbecues-mixes en journée les dimanches 24 juillet (Dub on The Beach) et 28 août (Garden Boogie). Les Mercredis Pimentés restent actifs au Canberra (sur le campus) pendant tout le mois de juillet, avec notamment le crew strasbourgeois cosmopolite Caterva en renfort des Narco Polo le 13, et une soirée réunissant tous les crews résidents le 27. Le bar de la Belle électrique accueillera le collectif de turntablists Downtown Mayhem à deux reprises les vendredis 8 et 29 juillet, mais également les filles du Grenoble Mixing Girls Club le vendredi 22 juillet. Le Drak-Art propose encore quelques soirées les 8, 9, 13 et 16 juillet, avant de clôturer sa saison avec la fameuse Maliboule Pool Party d’Eddy Rumas le samedi 30 juillet. Au programme : barbecue, pétanque, piscine et sound-system en plein air de 15h à 22h, suivi d’une bass party en intérieur jusqu’au petit matin ! Le Mark XIII ne restera

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Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

ACTUS | En complément de la grande interview d’Éric Piolle et Corinne Bernard, zoom sur quatre sujets qui occupent en ce moment l’adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 5 avril 2016

Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

Le Ciel / la Belle électrique Le contexte : Depuis l’arrivée de la Belle électrique en janvier 2015, la Ville repense son maillage de salles de concert. Et souhaite que cette dernière obtienne le prestigieux label "scène de musiques actuelles" avec le Ciel, petite salle située près de la place de Verdun qui se trouve en difficulté aujourd’hui faute à une baisse de subvention de la part de l’État. Corinne Bernard : « Ça y est, on a des bonnes nouvelles ! Au 1er juin, la convention smac sera effective pour les deux lieux, et tout le monde est avec nous – État, région, département. » Sur le Ciel : « La salle est utilisée 220 jours par an, on a 9 studios : il faut qu’on aille encore plus loin sur la répétition et la formation. C’est un lieu en centre-ville qui ne génère aucune nuisance sonore, on peut l’ouvrir H 24 avec un petit peu d’investissement – et c’est prévu. C’est un bijou bien caché : va juste falloir qu’on mette la lumière et qu’on dise que c’e

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PB d'or 2015 : musique et soirées

MUSIQUES | 2015 aura été marquée par l'ouverture d'une nouvelle salle à Grenoble et la confirmation du talent d'une artiste que l'on suit depuis longtemps au Petit Bulletin.

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : musique et soirées

Le PB d’or de la salle qui n’a pas déçu : la Belle électrique On en parlait depuis vingt ans de cette salle de 1000 places à Grenoble, pensée comme un intermédiaire entre un immense Summum et d’autres plus petits lieux. Inaugurée en janvier dernier avec une grosse soirée gratuite, la Belle électrique a rapidement trouvé son rythme de croisière entre têtes d’affiche populaires, musiciens moins bankables et soirées électro jusqu’à 6 heures du matin. Du coup, le public s’est très vite emparé de cet espace remarquablement pensé et aménagé qui, au passage, a ringardisé pas mal de salles plus classiques. « Une salle de 2015 » comme nous l’expliquait son boss à l’ouverture. Et aussi de 2016, 2017, 2018, 2019… Le PB d’or du meilleur album grenoblois : Alwâne de Djazia Satour Certes, il est sorti fin 2014, mais c’est cette année qu’on l’a découvert sur scène, en février à l’Ampérage pour être précis :

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Annulation de la venue de Levon Vincent à la Belle électrique

MUSIQUES | La soirée prévue ce vendredi 30 octobre (avec également Head High et Tama Sumo) tombe à l'eau. Plouf.

Aurélien Martinez | Mardi 27 octobre 2015

Annulation de la venue de Levon Vincent à la Belle électrique

Dans le numéro du mercredi 28 octobre, on lance fièrement nos nouvelles pages "soirées" qui balaient l’actu du genre avec de l’agenda et des articles. Comme cette semaine avec un focus sur Levon Vincent initialement programmé vendredi 30 octobre à la Belle électrique aux côtés de Tama Sumo et Head High. « Initialement » oui, car la Belle électrique vient de communiquer sur l’annulation de la soirée pour « des raisons de logistique ». « Les personnes ayant pris leur place en ligne seront remboursées automatiquement dans les meilleurs délais. » Espérons que l'on aura plus de chance la semaine prochaine.

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Ampérage, Drak-Art, Belle électrique : des fermetures tardives jusqu'en janvier

ACTUS | Cette rentrée a été difficile pour le Drak-Art et l’Ampérage, les deux salles de concert dédiées aux pratiques culturelles nocturnes ayant dû annuler plusieurs (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 16 septembre 2015

Ampérage, Drak-Art, Belle électrique : des fermetures tardives jusqu'en janvier

Cette rentrée a été difficile pour le Drak-Art et l’Ampérage, les deux salles de concert dédiées aux pratiques culturelles nocturnes ayant dû annuler plusieurs soirées suite au non renouvellement préfectoral de l’autorisation de fermeture tardive – la Belle électrique n’a pas été concernée comme sa rentrée est plus tard. Après une réunion infructueuse la semaine passée entre les directeurs des salles, les associations utilisatrices, la Préfecture, la Ville et des habitants du quartier, la deuxième organisée ce mercredi 16 septembre a été visiblement plus concluante. « La Préfecture reconduit les autorisations d'ouverture tardive [à 6 heures du matin – NDLR] jusqu'en janvier 2016 avec une période test où des médiateurs seront présents aux abords des établissements pour veiller à la tranquillité p

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Ampérage, Drak-Art, Belle électrique : toujours pas de décision

ACTUS | La réunion prévue mardi 8 septembre entre les différents directeurs des lieux, la mairie de Grenoble et la préfecture de l'Isère n’a rien donné. Une nouvelle est prévue mercredi 16 septembre. D’ici là, plus de fermeture à six heures du matin.

Aurélien Martinez | Mercredi 9 septembre 2015

Ampérage, Drak-Art, Belle électrique : toujours pas de décision

La soirée avec Zombie Disco Squad prévue ce vendredi 11 septembre à l’Ampérage ? Annulée. Comme sans doute toutes celles de ce week-end organisées à l’Ampérage et au Drak-Art (voir au cas par cas) – la Belle électrique n’est pas concernée comme elle n’a pas encore fait sa rentrée. La faute à la réunion qui s’est tenue mardi dernier entre la Ville, la Préfecture, les trois lieux et diverses associations utilisatrices, qui n’a pas abouti à une prise de décision concernant les autorisations de fermeture tardive à 6h du matin, mais a plutôt été une présentation des différents équipements au nouveau préfet – sympa. Le dossier se complique pourtant. La Ville, par la voix d’Élisa Martin, adjointe à la tranquillité publique, remet ainsi en

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Ampérage, Drak-Art : et ça continue, encore et encore…

ACTUS | Après l’annulation d’une soirée prévue ce vendredi au Drak-Art faute d’autorisation préfectorale permettant de terminer à six heures du matin, les acteurs culturels du monde de la nuit craignent un retour en arrière – en gros, tout le monde dégage à 1h du matin. Ils se mobilisent donc avant de rencontrer le maire et le préfet mardi.

Aurélien Martinez | Jeudi 3 septembre 2015

Ampérage, Drak-Art : et ça continue, encore et encore…

Jeudi 3 septembre, la Belle électrique dressait le bilan de ses six premiers mois d’ouverture et lançait sa nouvelle saison avec une conférence de presse matinale. Au moment des traditionnelles questions de fin, Laurence Tadjine, directrice de l’Ampérage, a demandé à Frédéric Lapierre, directeur de la Belle électrique, s’il avait des infos supplémentaires quant aux autorisations d‘ouverture tardive des salles organisant des soirées, comme il venait d’annoncer un semestre (qui débutera à la fin du mois) riche en propositions électro se terminant à 6 heures du matin. Réponse de l’intéressé : on n’en sait pas plus que vous, on a fait comme si on allait les conserver et on espère que tout va se décanter d’ici peu. Car la situation est on ne peut plus floue. Rappel : en 2013, la Préfecture de l’Isère a décidé d’un coup que l’Ampérage et le Drak-Art, les deux salles situées quartier Bouchayer-Viallet, au bout du cours Berriat, devraient dorénavant fermer leurs portes à 1h du matin pour se conformer à la législation en vigueur et,

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Horaires de fermeture tardive : le Drak-Art et l'Ampérage de nouveau sur la sellette ?

ACTUS | L'association Carton-Pâte Records vient d'annoncer l'annulation de sa soirée prévue le vendredi 4 septembre au Drak-Art. En cause, le « non renouvellement temporaire d'autorisation de fermeture tardive pour les salles du Drak-Art et de l'Ampérage ».

Aurélien Martinez | Mardi 1 septembre 2015

Horaires de fermeture tardive : le Drak-Art et l'Ampérage de nouveau sur la sellette ?

La solution semblait être la bonne : l'autorisation préfectorale de fermeture tardive poussée à 6 heures du matin en janvier 2014 pour le Drak-Art et l'Ampérage, après plusieurs mois de tension sur ces questions du fait de problèmes de nuisances sonores – on avait tout expliqué ici. Coup de théâtre en cette rentrée : ce dispositif serait remis en cause. C'est l'équipe de l'association Carton-Pâte Records (photo), qui avait une soirée prévue ce vendredi 4 septembre au Drak-Art (jusqu'à six heures du matin donc), qui annonce la nouvelle par communiqué. « Après plus d'une semaine de lutte administrative avec la Préfecture de l'Isere et la Ville de Grenoble, le sous-préfet a décidé de ne pas reconduire temporairement les autorisations de fermeture tardive du Drak-Art. […] Ne voulant pas vous proposer une soirée payante sous un format 20h

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Christophe (et d'autres) à la rentrée à la Belle électrique

MUSIQUES | Qui écouterons-nous dès septembre pour la première saison pleine de la nouvelle salle grenobloise dédiée aux musiques amplifiées ? Réponses.

Aurélien Martinez | Jeudi 16 juillet 2015

Christophe (et d'autres) à la rentrée à la Belle électrique

Inaugurée en janvier dernier, la nouvelle salle grenobloise attendue depuis des lustres s'est tout de suite imposée avec une programmation variée aussi bien en genres qu'en gabarits d'artistes. Avant de partir en vacances ce samedi 18 juillet après un Saturday saucisse, l'équipe du lieu a rendu public le nom de certains musiciens qui fouleront sa scène cet automne (les salles de concert fonctionnent souvent en trimestre contrairement aux théâtres). On attend déjà une date avec impatience : celle du jeudi 29 octobre. Pourquoi ? Parce que le chanteur Christophe viendra défendre son dernier album Intime, sorti l'an passé. Oui, le grand Christophe à la discographie émaillée de tubes qui, après plus de cinquante ans de carrière, inspire t

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Les belles nuits de la Belle électrique

ACTUS | Le volet club de la nouvelle salle grenobloise de presque 1000 places, inaugurée il y a tout juste six mois, connaît un beau succès. On fait le point avec le responsable de la programmation. Charline Corubolo

Charline Corubolo | Mardi 23 juin 2015

Les belles nuits de la Belle électrique

Presque aussi attendue que l'arrivée de Doc et Marty (prévue le 21 octobre 2015 pour rappel), la Belle électrique, portée par l'association MixLab, s'est dévoilée le 10 janvier dernier. Depuis, la salle n'a de cesse de faire danser et tituber les noctambules de Grenoble et d'ailleurs. À quoi tient ce succès ? Alban Sauce, programmateur des soirées électro, est lui-même un peu surpris par cet engouement. « Le projet de la Belle électrique est centré sur les musiques amplifiées avec un accent sur les musiques électroniques et les arts numériques. L'idée était d'avoir à la fois une salle de concert à la programmation ambitieuse et un club au sens noble du terme comme on peut le voir en Allemagne ou en Angleterre. Dès 2007, avec notre association MixLab, on a fait le pari que les musiques électroniques seraient les musiques populaires de notre siècle. » Pari réussi donc puisque toutes les soirées affichent complet, et ce n'est pas prêt de s'arrêter. Alors la saison prochaine accordera t-elle autant de place au

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La Belle électrique, « une salle de 2015 »

ACTUS | Enfin ! Après plus de vingt ans d’attente, la Belle électrique, salle dédiée aux musiques amplifiées, va ouvrir ses portes à Grenoble, quartier Bouchayer-Viallet. On l’a visitée, on a rencontré l’équipe aux commandes, on a analysé sa prog ; tout ça avant de partir boumer ce samedi 10 janvier pour l’inauguration officielle. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 6 janvier 2015

La Belle électrique, « une salle de 2015 »

Une bonne vingtaine d’années : voilà le temps qu’aura pris la Belle électrique pour voir le jour. Le projet fut ainsi long à se mettre en place, avec de nombreuses péripéties qui appartiennent désormais au passé. Du coup, une salle imaginée dans les années 1990 est inaugurée en 2015, avec pourtant un résultat tout à fait dans son temps comme l’assure son directeur Frédéric Lapierre. « On a la chance d’avoir un lieu qui est beau. Pour moi, c’est une salle de concert de 2015, pour les musiques de 2015. On a une scène avec un rapport frontal pour le live, mais on a aussi de la vidéo, des espaces pour déplacer des DJs, la possibilité d’ouvrir tard dans la nuit [certaines soirées termineront à six heures du matin – NDLR] : c’est ça une salle en 2015.  » L’architecture intérieure est impressionnante, avec ses grands espaces, ses gradins aérés, ses balcons facilement accessibles, ses écrans pour les projections. On l’a certes vue vide de monde, mais la Belle électrique a tout de la grande salle agréable tant pour le public que pour les artistes – elle a d’a

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La billetterie pour l'inauguration de la Belle électrique enfin ouverte !

MUSIQUES | Rendez-vous le samedi 10 janvier pour la soirée et les concerts

Aurélien Martinez | Lundi 15 décembre 2014

La billetterie pour l'inauguration de la Belle électrique enfin ouverte !

MAJ (communiqué de la Belle électrique du lundi 15 décembre à 13h, soit une heure après l'ouverture de la billetterie !) : « Les places ont toutes été retirées ! Mais pas de panique, il en restera quelques-unes sur place le 10 janvier. De plus, tout le monde ne restera pas jusqu'à 6h du matin, donc des places se libéreront au fur et à mesure. » _____ Ça aurait dû être le 1er décembre. Puis le 8. C'est finalement ce lundi 15 que la Belle électrique ouvre sa billetterie pour sa fameuse soirée (gratuite) d'inauguration (suivez le lien pour connaître les détails du programme). « Dans le souci de l'accès à c

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Inauguration de la Belle électrique : le programme

MUSIQUES | Rendez-vous le samedi 10 janvier. Retrait des invitations uniquement sur le site de La Belle Électrique dès le 8 décembre (et non le 1er, comme annoncé précédemment).

Aurélien Martinez | Mercredi 26 novembre 2014

Inauguration de la Belle électrique : le programme

On le savait déjà : l'inauguration de la Belle électrique est prévue le samedi 10 janvier. Voici comment s'articulera la journée : 13h-18h : visites du chantier 19h : inauguration officielle 20h30-06h : concerts avecSarh (DJ Pone + José Reis Fontao / Stuck in the Sound) – électro/ alternatifDa great bOOga wOOga – funkKuage – électroThylacine – électronica

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Éliane Baracetti, « marin à la marine »

ACTUS | Suite au départ à la retraite de Janine Goubet, Éliane Baracetti a été nommée en février dernier à la tête du Grand Angle, immense salle (jusqu’à 2 400 places) située à Voiron. L’ancienne directrice de la Rampe d’Échirolles (entre 2001 et 2008) revient donc à ses premières amours après un passage par la case politique – elle a été, entre 2008 et 2014, élue à la culture de l’ancien maire de Grenoble Michel Destot. Rencontre. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 14 octobre 2014

Éliane Baracetti, « marin à la marine »

Vous arrivez à la tête du Grand Angle, salle iséroise particulièrement centrée sur l’éclectisme... Éliane Baracetti : Je n’emploierais pas le mot éclectisme. Il me dérange parce que ça fait un peu bazar à la bonne franquette. Le Grand Angle est plutôt une salle pluridisciplinaire, avec une grande diversité. Historiquement, il a toujours fait le grand écart, et de manière réussie, entre les têtes d’affiche, la partie plus showbiz, et un vrai travail, digne du service public de la culture, de soutien et d’accompagnement de spectacles peut-être moins évidents. En tant que nouvelle directrice, je m’inscris dans la continuité de cette ligne. Au-delà de la continuité, quelles sont les spécificités de votre projet ? J’ai vraiment défendu l’idée de croisement des langages artistiques. Je ne suis pas pour le cloisonnement théâtre, danse, musique, humour... Bien sûr, ce n’est pas une révolution, des artistes se préoccupent depuis bien longtemps de ces questions, mais c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup et qui a toute sa place dans une salle pluridisciplinaire. Sinon, je voudrais avoir à l’année des artistes com

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Quoi de neuf dans la nuit grenobloise ?

ACTUS | Du côté de la Belle électrique Ça y est : la Belle électrique, future salle de 900 places dédiée aux musiques amplifiées, ouvrira le samedi 10 janvier avec une (...)

Aurélien Martinez | Mardi 7 octobre 2014

Quoi de neuf dans la nuit grenobloise ?

Du côté de la Belle électrique Ça y est : la Belle électrique, future salle de 900 places dédiée aux musiques amplifiées, ouvrira le samedi 10 janvier avec une journée de festivités. Niveau prog, plusieurs dates ont déjà été annoncées, dont celle du DJ Ben Klock le 14 février. Côté nuit, on en sait un peu plus : des soirées gratuites au bar seront organisées tous les jeudis – « comme les mardis sont déjà pris par la Bobine ». Ça risque de faire des semaines chargées ! Du côté de l’Ampérage et du Drak-Art Après les péripéties de l’an passé autour des horaires de fermeture de l’Ampérage et du Drak-Art (qui ont fait perdre « 1/3 du public » au Drak-Art), la situation est enfin claire : ce sera bel et bien

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La Belle électrique sera (enfin) inaugurée le samedi 10 janvier

ACTUS | La mairie et l’asso MixLab viennent de donner la date d'ouverture de la nouvelle salle dédiée aux musiques amplifiées. À noter que les noms des premiers artistes programmés ont aussi été dévoilés, avec Moriarty ou encore UB40 !

Aurélien Martinez | Vendredi 26 septembre 2014

La Belle électrique sera (enfin) inaugurée le samedi 10 janvier

Ça y est ! Après des années et des années d’attente, la nouvelle salle grenobloise dédiée aux musiques amplifiées va ouvrir ses portes quartier Bouchayer-Viallet (à côté du Magasin). La Ville et l’asso MixLab, qui gérera cette Belle électrique (qui a de la gueule), l’ont annoncé ce vendredi 26 septembre lors d’une conférence de presse en marge du festival Jour & Nuit organisé par MixLab – tout se tient ! Ce sera donc le samedi 10 janvier (et non fin décembre comme nous l’avait annoncé en septembre Corinne Bernard), avec au programme « une journée et une nuit entièrement gratuites faites de visites et de musiques » (avec n

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Du nouveau côté Jour & Nuit et Belle électrique

ACTUS | Alors que la Belle électrique, nouvelle salle à Grenoble dédiée aux musiques amplifiées, devrait être inaugurée à la fin de l’automne / début de l’hiver, MixLab, l’asso aux commandes, vient de dévoiler la prog de la troisième édition de son festival Jour & Nuit, prévue du jeudi 25 au dimanche 28 septembre. On fait le point.

Aurélien Martinez | Jeudi 3 juillet 2014

Du nouveau côté Jour & Nuit et Belle électrique

Classe : ainsi peut être résumée en un mot la Belle électrique à quelque six mois de son ouverture quartier Bouchayer-Viallet (la date d'inauguration sera donnée par la mairie). Nous avons pu la visiter il y a deux semaines : si les travaux sont encore en cours, les grandes lignes sont là – notamment cette impressionnante scène. Le chantier occupe donc pleinement les membres de l’asso MixLab (même si ce ne sont pas eux les ouvriers !) qui n’ont pourtant pas décidé d’abandonner leur festival Jour & Nuit à la base destiné à faire patienter le public avant l’ouverture maintes fois repoussée de la salle. Un festival toujours axé sur un créneau : investir « des lieux insolites et emblématiques de l’agglomération grenobloise ». Après avoir arpenté le Stade des Alpes, le

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Fantaisie numérique

CONNAITRE | MixLab, asso qui va gérer la Belle électrique (la salle dédiée aux musiques amplifiées prévue pour septembre), propose vendredi à la Casemate une soirée atypique. Artistes et amateurs projetteront des créations visuelles mêlant images de synthèse, clips vidéos et animations interactives. Bien sûr, on pourra assister à l’événement en tant que simple spectateur ! Léa Ducré

Aurélien Martinez | Mardi 1 avril 2014

Fantaisie numérique

BYOB : un acronyme biscornu pour une soirée saugrenue. On ne sait déjà pas bien comment le prononcer (réponse : « comme on veut ») et sa signification ne nous sauve pas d’affaire : « Bring your own beamer » (« amène ton vidéoprojecteur »). L’injonction s’adresse à tous, amateurs ou professionnels. Bricoleurs numériques adeptes du DIY (do it yourself) ou VJ (video-jockeys, pendant visuel du DJ) expérimentés. Durant toute une soirée, ils vont, en quelques coups de projo, transformer les murs nus de la Casemate (le Centre de culture scientifique technique et industrielle de Grenoble) en univers envoûtants. Métamorphoses stupéfiantes, spectacle immersif. Depuis 2010, Berlin, New York, Tokyo et Caracas ont déjà accueilli des BYOB. L’idée est venue d’un artiste néerlando-brésilien, Rafael Rozendaal. Sur son site, le créateur donne les trois mots d’ordre de l’événement : « easy, fun and no stress ». Dans la même veine, à Grenoble, MixLab, l'asso instigatrice de l’événement en partenariat avec la Casemate (et son fameux Fab Lab), s’est fixée pour règle de « ne rien imposer et laisser place à l’imagi

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L'Ampérage et le Drak-Art jusqu'à six heures du matin, c'est maintenant!

ACTUS | Le communiqué de presse de l’Ampérage, tombé vendredi 31 janvier à 15h, est explicite : « Nous sommes heureux de vous annoncer qu’une réunion de concertation a (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 31 janvier 2014

L'Ampérage et le Drak-Art jusqu'à six heures du matin, c'est maintenant!

Le communiqué de presse de l’Ampérage, tombé vendredi 31 janvier à 15h, est explicite : « Nous sommes heureux de vous annoncer qu’une réunion de concertation a enfin eu lieu le 23 janvier 2014 avec le Stud [l’asso aux commandes de l’Ampérage – ndlr], la Ville de Grenoble et la Préfecture de l’Isère. Il a été convenu de "tester une ouverture tardive à 6h du matin" à partir du 15 février 2014 pour les établissements l’Ampérage et le Drak-Art avec l’appui des polices municipale et nationale, et ce jusqu’au 31 août 2014. Cette période sera ponctuée de bilans mensuels réunissant la Ville, la Préfecture de l’Isère et les associations d’habitants afin d’évaluer l’impact de cette mesure sur la vie du quartier. Ce test sera soumis à appréciation courant septembre 2014. S’il s’avérait être positif, l’expérience sera reconduite. » La demande des associations et des gérants, qui avait reçu l'appui de

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Une nouvelle partition à Sainte-Marie-d’en-Bas

ACTUS | En avril dernier, la Ville de Grenoble lançait une grande procédure d’appels à projets pour les deux structures municipales que sont le Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas, géré depuis plus de 25 ans par Diden Berramdane, et le Petit Théâtre, camp de base du Créarc de Fernand Garnier depuis 1976. Résultat des courses : Diden s’en va, remplacé par le musicien Antonio Placer, alors que le Créarc reste dans le jeu. On fait le point avec Éliane Baracetti, adjointe à la culture. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 17 janvier 2014

Une nouvelle partition à Sainte-Marie-d’en-Bas

L’idée allait de soi : réinterroger les projets en place depuis un bail dans deux théâtres grenoblois situés près du quartier Notre-Dame. Après avoir ouvert les candidatures, la mairie a reçu six dossiers pour le Petit Théâtre et sept pour Sainte-Marie-d’en-Bas. Alors que le Créarc a bruyamment exprimé son mécontentement quant à son avenir incertain, on a paradoxalement peu entendu le fort en gueule Diden Berramdane. Qui cédera finalement sa place en septembre 2015. « Tout s’est fort bien passé » avec lui nous assure Éliane Baracetti, adjointe à la culture à la mairie de Grenoble, évoquant le fait que le metteur en scène est en âge de bénéficier de ses droits à la retraite. « Rendons d’ailleurs hommage au travail qu’il a effectué. » OK. À la rentrée 2015 (et non 2014 comme annoncé auparavant – « il faut laisser du temps d’installation, on n’est pas dans de l’événementiel »), le nouveau maître des lieux sera le musicien Antonio Placer (« Galicien exilé en France » dixit sa bio), avec son association grenobloise Alma musique. « Antonio Placer est un artiste musicien, mais il n’a pas du tout centré son projet sur la musique stricto se

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L'Ampérage convoque les candidats aux municipales

ACTUS | Rendez-vous ce jeudi 9 janvier à 19h. Voici le communiqué réalisé par le lieu.

Aurélien Martinez | Mardi 7 janvier 2014

L'Ampérage convoque les candidats aux municipales

« Suite à la concertation d’acteurs associatifs culturels grenoblois  le 17 décembre 2013 à l’Ampérage, nous organisons une rencontre avec les candidats à l’élection municipale de Grenoble le jeudi 9 janvier à 19h à l’Ampérage Avec :   Denis Bonzy – DVD (Divers droite) Matthieu Chamussy  – UMP / UDI Philippe de Longevialle – DVC (Divers Centre) Eric Piolle – EELV - PG - Les Alternatifs - GA - ADES - Réseau Citoyen Jérôme Safar – PS Lors de cette rencontre, nous questionnerons ces candidats sur leur politique future envers les acteurs et les associations culturels grenoblois. Ceux-ci œuvrent à la notoriété et au rayonnement  de la Ville de Grenoble et lui permettent d’être reconnue et respectée à l’échelle nationale et internationale, par leur expertise, leur savoir-faire et la diversité culturelle qu’elles incarnent et proposent. » Les quatre questions : « La problématique actuelle des horaires d’ouverture tardive pour les pratiques culturelles nocturnes. » « Quelle accessibilité des équipements et des espaces publics aux acte

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« Une fermeture à 6 heures du matin est la bonne solution »

ACTUS | Depuis avril, l’Ampérage doit fermer ses portes à 2 heures du matin. Même constat pour le Drak-Art depuis décembre. Des décisions qui ont relancé le débat sur le devenir des lieux de pratiques culturelles nocturnes à Grenoble. On est allés à l’Hôtel de ville rencontrer Jérôme Safar, premier adjoint au maire (et accessoirement candidat aux municipales – mais là n’est pas l’enjeu), pour clarifier ces questions. Propos recueillis par Aurélien Martinez et Dimitri Crozet

Aurélien Martinez | Lundi 6 janvier 2014

« Une fermeture à 6 heures du matin est la bonne solution »

Les débats autour de l’horaire de fermeture de lieux tels que l’Ampérage ont débuté avec des décisions de la préfecture. Quelle est la position de la ville là-dessus ? La question n’est pas de savoir quelle est la position de la ville. Il s’agit d’un secteur [l’ouest grenoblois, niveau cours Berriat – ndrl] qui était une friche il y a une dizaine d’années, qui a vu la naissance d’équipements culturels. Tout cela se retrouve aujourd’hui inséré dans un quartier [Bouchayer-Viallet – ndrl] où du logement qui n’existait pas est apparu. On doit s’adapter à cette nouvelle configuration urbaine. C’est la première réflexion en cours avec l’Ampérage, je crois qu’ils sont conscients du problème. Et qu’en est-il de la question des horaires de fermeture ? La question est importante puisque cela fonde le modèle économique sur lequel les salles s’appuient. Aujourd’hui, clairement, les horaires qui leur sont proposés [fermeture à 2 heures du matin, avec des dérogations possibles jusqu’à 4 heures – ndrl]

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La culture, c’est aussi la nuit !

ACTUS | Depuis quelques années, grâce à l’activisme passionné d’une pléiade de petites associations, Grenoble bénéficie enfin d’une offre musicale nocturne à la hauteur de ses ambitions culturelles. Qui se voit plébiscitée en retour par un public sans cesse plus nombreux, plus diversifié, et plus ouvert musicalement. Retour sur un petit miracle encore fragile, mais néanmoins bien réel. Damien Grimbert

Damien Grimbert | Lundi 6 janvier 2014

La culture, c’est aussi la nuit !

Longtemps restée l’apanage d’une petite poignée de villes, la club culture semble enfin avoir trouvé un point d’ancrage à Grenoble. La club culture ? Une vision des soirées dansantes qui ne se limite pas au défoulement, à l’ivresse, à la drague et à l’ostentatoire, mais propose également une véritable dimension artistique, des moments d’échanges humains et de découverte ainsi qu’une vraie mixité sociale, avec comme centre névralgique une passion commune et partagée pour les musiques émergentes. En d’autres termes, un projet de vie nocturne ambitieux, généreux et innovant qui repose sur une alchimie subtile et bien moins évidente qu’il n’y paraît entre différents éléments : une grande diversité dans l’offre musicale, des lieux nocturnes nombreux, variés et accessibles, un public réactif, diversifié et ouvert musicalement, des associations nombreuses, complémentaires et exigeantes musicalement, et enfin l’existence de "soirées paliers" permettant à un public non spécialisé de s’initier aux différentes tendances musicales, aux DJs émergents de faire leurs premier pas, et aux organisateurs de proposer une programmation musicale plus ouverte et non soumise aux exigences du

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La parole est à la nuit grenobloises

ACTUS | On a rencontré différentes associations qui animent les nuits grenobloises. Avec, à chaque fois, le même jeu de trois questions. Propos recueillis par Damien Grimbert et Aurélien Martinez

Damien Grimbert | Dimanche 5 janvier 2014

La parole est à la nuit grenobloises

1/ Qu’est-ce qui vous motive à organiser des soirées ? 2/ Quels sont selon vous les clés d’une vie nocturne réussie ? 3/ Nouvelle année oblige, quels sont vos vœux pour les soirées grenobloises en 2014 ? MixLab 1/ Alban Sauce : Quand on a commencé les premières soirées Interface au Bar MC2 en 2006, il n’y avait pas grand-chose en terme de techno et de house. Nous, on avait simplement envie de faire partager ce qu’on aime. Jean-Philippe Duroux : Pareil, quand on a commencé avec Je déteste la musique, ce mélange de musique électronique et de hip-hop qu’on jouait n’était pas du tout représenté à Grenoble, et on voulait faire découvrir les artistes qui y étaient liés. 2/ JPD : Une vraie scène fédérée, où toutes les petites structures se regroupent, se soutiennent les unes les autres. AS : À Lyon par exemple, il y a du respect entres tous les organisateurs. Toutes ces rumeurs qui circulent en ce moment sur la Belle électrique [la nouvelle salle de musique qui va o

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Awards 2013 bonus

ACTUS | L’award de la polémique qui fait du bien à la presse locale : celle autour de l’Ampérage C’est en avril dernier que tout a commencé. L’Ampérage, salle (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 19 décembre 2013

Awards 2013 bonus

L’award de la polémique qui fait du bien à la presse locale : celle autour de l’Ampérage C’est en avril dernier que tout a commencé. L’Ampérage, salle incontournable des nuits grenobloises située au bout du cours Berriat, se voyait contrainte par la préfecture d’arrêter d’organiser des soirées jusqu’à cinq heures du matin. Branle-bas de combat du côté des associations programmant dans le lieu, qui déplorent que l’on tue les cultures s’exprimant la nuit. « La législation n’est pas en accord avec la réalité des pratiques culturelles aujourd’hui. Ce n’est pas parce que l’on ferme à cinq heures du matin qu’on est forcément une discothèque » déplorait dans nos colonnes Thomas Antoine, président du Stud, l’association qui gère l’Ampérage. Un article qui a explosé nos compteurs de fréquentation du site, celui-ci circulant notamment de façon virale sur les réseaux sociaux (faut dire qu’on résumait plutôt bien la situation !). Comme tous ceux de nos confrères d’ailleurs, qui ont eux aussi suivi l’affaire de près. Moralité : dans l

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L’Ampérage toujours dans le flou

ACTUS | Alors que la salle de spectacles associative du fond du cours Berriat demande toujours de pouvoir fermer à quatre heures du matin (ce qu’on lui interdit depuis avril), le dossier avance péniblement et sans grande lisibilité. Ce qui n’est pas sans inquiéter les acteurs culturels. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 4 novembre 2013

L’Ampérage toujours dans le flou

Mardi 29 octobre, l’équipe de l’Ampérage a convoqué la presse et « toutes les personnes intéressées par l’avenir du lieu » pour faire un point. En sortant les grands moyens : un très beau dossier de presse bourré de chiffres vantant la réussite du projet (quelque 25 000 spectateurs à l’année, plus de 150 spectacles, l’accompagnement et le soutien à la diffusion de 70 structures...). Pendant la réunion, a été évoquée l’histoire (déjà vieille de six mois) à rebondissements de la fermeture de la salle à une heure du matin (contre quatre auparavant). Une décision prise par la préfecture en avril dernier et motivée par le fait que seulement les discothèques peuvent avoir le droit d’ouvrir si tard. Avec, en filigrane, la justification de cette décision soudaine par les nuisances sonores subies par les habitants du quartier. Se posait alors (et se pose toujours) la question de la politique de la mairie sur ce sujet (même si Éliane Baracetti, adjointe à la culture à la Ville de Grenoble, nous assurait en mai

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Au théâtre demain

ACTUS | La saison dernière, la Ville de Grenoble a décidé de lancer un appel à projets pour le Petit théâtre, camp de base actuel du Créarc de Fernand Garnier, et le Théâtre Sainte-Marie-d’en-bas, aux mains de Diden Berramdane. Pour en savoir plus, rencontre avec Éliane Baracetti, adjointe à la culture. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Jeudi 5 septembre 2013

Au théâtre demain

En 2010, vous déclariez dans nos colonnes : « Je ne serai pas une grande constructrice, ma priorité est de consolider l’existant. » Ces deux appels à projets (au Petit théâtre et au Théâtre Sainte-Marie-d’en-bas) sont-ils dans la lignée de votre politique dit du « théâtre en réseau », dont l’acte emblématique a été la naissance du Tricycle ?Éliane Baracetti : Le Tricycle et les théâtres dont on va parler, ce n’est pas tout à fait la même chose. Depuis 2008, personne ne l’ignore, il y a partout des gros problèmes financiers – ce n’est pas propre à la Ville de Grenoble. Je trouvais donc qu’il était plus important de soutenir ce qui existait déjà plutôt que de partir dans des folies de constructions et de nouveaux projets – des investissements qui auraient demandé de nouveaux budgets de fonctionnement. Donc voilà pourquoi je disais que je ne serai pas une grande constructrice. Pour le Théâtre 145, devenu depuis le Tr

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