Une Petite Mousse : un nouveau paradis de la bière « ambiance rock'n'roll' »

Article Partenaire | La start-up Une Petite Mousse ouvre, jeudi 11 avril, un tout nouveau bar-restaurant en face de la Belle électrique. Clément Fichot, qui fait partie de l’aventure, nous parle de ce temple à bières… mais pas que.

Vendredi 5 avril 2019

Le 11 avril, le bar-restaurant Une Petite Mousse, situé esplanade Andry-Farcy, ouvre les portes de son univers aux amateurs de houblon. Créée en 2013 par Jonathan Bonzy et son associé Manuel Ducruet, la start-up grenobloise éponyme a toujours eu pour ambition « de démocratiser la bière artisanale, explique Clément Fichot, responsable événementiel de l'entreprise. Après la vente de bières, puis l'ouverture d'une houblonnière et d'une brasserie pour fabriquer des bières sur-mesure déjà plusieurs fois médaillées, la création d'un bar-restaurant s'inscrivait dans la suite logique des choses. »

« Une équipe de passionnés »

Ayant élu domicile dans la prestigieuse halle ex-Rebattet, le bar accueille ses clients dans une ambiance « craft, indus et rock'n'roll », où éléments de récup', grandes tables en bois, affiches de bières et bouteilles apparentes tissent le décor de ce lieu chaleureux. « Notre équipe de passionnés de bière sait aussi bien conseiller les néophytes que les connaisseurs. Même si la bière constitue l'essence de notre bar, nous proposons également d'autres boissons à la carte. » Côté nourriture, « des chefs cuistots à la pointe » préparent des repas le midi, des tapas et autres plats à partager le soir, et un brunch le samedi et le dimanche. Le tout, avec des produits de qualité, locaux et de saison.

Mais Une Petite Mousse ne compte pas en rester là. De nombreux événements figurent aussi à l'affiche : concours mensuel de brasseurs amateurs, blind tests, concerts et une fois par mois… un grand banquet « un peu comme celui qui clôt les aventures d'Astérix ». « Nous voulons aussi dynamiser le quartier Bouchayer-Viallet en organisant au moins une fois par trimestre un événement de grande ampleur sur l'esplanade, à l'image de notre vente de houblon du 20 avril. » Un programme qui met l'eau ou plutôt… la bière à la bouche.

Infos pratiques :

3 et 5, Esplanade Andry-Farcy, Grenoble

Page Facebook : @UnePetiteMousseBar

Site : www.bar-unepetitemousse.fr

Horaires : du mardi au dimanche, mardi et mercredi de 12h à 14h30 et de 18h à 23h, jeudi et vendredi de 12h à 14h30 et de 18h à 1h, samedi de 11h à 1h et dimanche de 11h à 18h.

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Terairofeu, les horizons de la décharge

Théâtre jeune public | Avec Terairofeu, la Belle Meunière sublime la matière et les éléments. A voir dès 6 ans à l'Espace 600.

Nadja Pobel | Lundi 17 janvier 2022

Terairofeu, les horizons de la décharge

En 1999, la plasticienne et scénographe Marguerite Bordat a croisé la route du metteur en scène Pierre Meunier, qui avait créé la compagnie de La Belle Meunière sept ans plus tôt. Ensemble, ils inventent des formes singulières sur les lois de l'apesanteur (Badavlan) ou sur la matière visqueuse qu'est la vase. Cinq laborantins font des recherches sur cette boue, la pensent et l'expérimentent au point que les deux tonnes d'argile et d'eau trimbalées de scène en scène débordent et envahissent l'espace. Voir l'humain tenter de maîtriser les éléments naturels, constater qu'il bute sur cette prétendue toute puissance amuse le duo qui signe avec Terairofeu son troisième spectacle à destination du jeune public (dès 6 ans pour cet opus). Les quatre éléments ne sont que des menaces désormais pour la jeune génération. L'eau, la terre, l'air sont pollués et toxiques, le feu ravage la biodiversité. Deux jeunes, vivant sur une sorte de décharge, vont essayer d'inventer de nouveaux horizons plus joyeux. Tout est vivant. La putréfaction de la vase comme les bouts de plastique, ferraille, cartons, moteurs électriques façonnent ce Terairofeu

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Melancholia, course à l'abîme

Projection | C’est l’histoire d’un cinéaste presque assuré de décrocher sa seconde Palme d’Or mais qui, en sortant une provoc’ débile durant sa conférence de presse (...)

Vincent Raymond | Lundi 17 janvier 2022

Melancholia, course à l'abîme

C’est l’histoire d’un cinéaste presque assuré de décrocher sa seconde Palme d’Or mais qui, en sortant une provoc’ débile durant sa conférence de presse cannoise, se tira une balle dans le pied aussi sûrement que s’il avait usé d’une Gatling. Le gros malin, c’est Lars von Trier et le chef-d’œuvre sacrifié, Melancholia (2011). Une hypnotique fable surréelle de fin du monde, dont le splendide récit d’apocalypse fait curieusement écho avec le scandale précité : on y suit en effet une inexorable course à l’abîme alors que tout débute sous les meilleurs auspices. Porté par une distribution internationale (Kirsten Dunst à tout de même ravi le prix d’interprétation féminine) et farci de références esthétiques somptueuses, ce film doit à présent sortir de son purgatoire. Melancholia jeudi 20 janvier à 20h au Méliès

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Charlotte Gainsbourg : « Ce qui m’intéressait, c’était voir sa peau, avoir un contact physique »

Interview | La fille de qui l’on sait et sa mère se livrent (et se délivrent) l’une l’autre dans un double portrait au miroir tenant autant de la catharsis que de l’apprivoisement mutuel, à la lisière timide du privé et du public. Rencontre avec Charlotte Gainsbourg.

Vincent Raymond | Mercredi 12 janvier 2022

Charlotte Gainsbourg : 
« Ce qui m’intéressait, c’était voir sa peau, avoir un contact physique »

Concrètement, comment en êtes-vous arrivée à ce dialogue ouvrant le film, au Japon, autour d’une tasse de thé avec votre mère ? Charlotte Gainsbourg : Il ne m’a pas fallu beaucoup de temps pour démarrer. Je me suis d’abord adressée au producteur de mes clips. Du coup, c’était facile de mettre sur pied une équipe avec le chef op’ que je connaissais. Entre le temps où j’ai demandé à ma mère si l’idée pouvait la séduire et le fait d’aller au Japon pour que ça se concrétise, ce n’a pas été si long. Mais elle n’a pas aimé ce premier échange. Elle ne savait pas ce que je voulais faire ; moi-même je ne savais pas. J’avais mis au point une interview avec plein de questions en me disant qu’il fallait que je sois la plus sincère possible, que ce soit direct, intime et pas professionnel. Mais justement, c’était choquant pour elle d'avoir à répondre à des questions personnelles devant une équipe qu’elle ne connaissait pas, en pensant peut-être que j'allais faire un documentaire comme elle en déjà fait plein. Du coup, elle accusé le coup et m’a dit « on arrête, je ne veux pas recommencer

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Nessim Chikhaoui : « "Placés" met un visage sur des chiffres »

Interview | Retour à la case éducateur pour Nessim Chikhaoui. Pour son premier long métrage, le co-scénariste des Tuche et du Doudou fouille ses souvenirs et signe une comédie très ancrée dans la réalité sociale des maison d’accueil pour les mineurs et jeunes majeurs. Rencontre lors du Festival de Sarlat.

Vincent Raymond | Mercredi 12 janvier 2022

Nessim Chikhaoui : «

Qu’y a-t-il de personnel dans votre film ? Nessim Chikhaoui : J’ai été éducateur en MECS (maison d’enfance à caractère social) pendant 7 ans à Draveil, et ensuite 3 ans, en AEMO (aide éducative en milieu ouvert) où l’on suit des jeunes qui sont encore chez eux. Beaucoup de situations du film sont réelles et vécues, d’autres romancées. C’est important pour moi de montrer cet aspect du métier, qu’on ne voit pas forcément dans tous les documentaires. Bon, il manque quand même les assistantes sociales, les psychologues, mais je pouvais pas mettre tout le monde, donc on s’est concentré sur les éducateurs et les jeunes pour des raisons scénaristiques. Il y a déjà beaucoup de personnages. Pourquoi votre héros débarque-t-il dans ce milieu après avoir manqué le concours de Sciences-Po ? L’idée était d’emmener quelqu’un qui n’était pas du tout destiné à faire ce métier.. Moi, j’aurais aimé être prof de sport ou CPE, mais on a choisi un truc assez élevé et un diplôme qui parle à tout le monde. En fait, j

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Roselyne Bachelot annonce des mesures de soutien au secteur culturel

Crise sanitaire | Face à l’impact de la crise sanitaire et des récentes restrictions sur le secteur culturel, la ministre de la Culture a annoncé jeudi 6 janvier la reprise des mesures spéciales à destination des salles de spectacle, de cinéma et des intermittents.

Valentine Autruffe | Jeudi 6 janvier 2022

Roselyne Bachelot annonce des mesures de soutien au secteur culturel

Les salles de cinéma ou de spectacles qui voient leur chiffre d’affaires diminuer de 65% ou davantage, au mois de janvier, pourront bénéficier de l’activité partielle sans reste à charge, annonce la ministre de la Culture Roselyne Bachelot jeudi 6 janvier. Ce soutien sera également accessible aux établissements concernés par les restrictions suivantes : limitation des jauges à 2 000 spectateurs, interdiction de vente de boissons, confiserie et alimentation dans les cinémas ou encore interdiction des concerts en configuration debout. Les intermittents dont la prestation prévue entre le 27 décembre et le 31 janvier aurait été annulée en raison de ces mesures, qui peuvent présenter un contrat de travail ou une promesse d’embauche datée d’avant le 27 décembre, pourront bénéficier du chômage partiel. Toutes les infos ici.

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Grenoble Alpes Métropole : la convention citoyenne pour le climat sur les rails

Environnement | Comme sa grande sœur nationale, la convention citoyenne métropolitaine pour le climat réunira des citoyens tirés au sort et représentatifs de la diversité du territoire. Contrairement à sa grande sœur nationale, les propositions seront mises en œuvre par Grenoble Alpes Métropole : en tout cas, son président Christophe Ferrari s’y engage.

Valentine Autruffe | Jeudi 6 janvier 2022

Grenoble Alpes Métropole : la convention citoyenne pour le climat sur les rails

La convention citoyenne pour le climat de Grenoble Alpes Métropole annoncée l’an dernier est bel et bien lancée : mi-février, le tirage au sort des 150 participants, qui s’apprête à débuter, sera terminé ; le premier week-end de travail aura lieu début mars, pour un total de cinq sessions jusqu’à juillet. Enfin, rendez-vous en septembre, lors du forum pour le climat, pour connaître les propositions fermes de la convention. Celles-ci seront traduites en délibérations soumises au conseil métropolitain, mais aussi à l’ensemble des habitants des 49 communes concernées, par référendum, car « inévitablement, certaines questions seront complexes et feront débat », indique Christophe Ferrari, président de la Métropole, qui souligne la nécessité « d’une distance entre la convention et le politique » pendant les travaux. D’un coût total de 350 000 euros, la convention citoyenne sera guidée par un comité opérationnel indépendant présidé par deux enseignants chercheurs (Thierry Menissier, philosophe, et Sabine Lavorel, juriste spécialiste du droit public), et suivie par des garants, Marie-Sylvie Dhenin et Loïc Blondiaux. Ce dernier, qui a pris part au c

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Robert Guédiguian : « Je refuse de monter dans une voiture s'il n'y a pas Otis Redding ! »

Interview | Robert Guédiguian explore les premières années de l’indépendance malienne en compagnie de la jeunesse révolutionnaire du pays, partageant son temps entre le socialisme en journée et le twist dans les maquis la nuit. Une évocation plus qu’une reconstitution dans une tragédie politique et sentimentale. Rencontre.

Vincent Raymond | Jeudi 6 janvier 2022

Robert Guédiguian : « Je refuse de monter dans une voiture s'il n'y a pas Otis Redding ! »

Au générique de Twist à Bamako, vous rendez hommage à une grande figure de l’indépendance culturelle africaine, Malick Sidibé. Il y a d’ailleurs en permanence à l’arrière-plan du film un personnage de photographe qui immortalise la vie de la jeunesse… Robert Guédiguian : Sidibé collait complètement à son époque. Il était jeune, joyeux, révolutionnaire ; il a filmé — lapsus [sourire] — photographié essentiellement la jeunesse de Bamako en liesse partout : au bord de la plage, dans les clubs qui étaient à tous les carrefours (c’était la fête de la musique dans tout Bamako tous les soirs). Il a cru en ça, c’était un personnage très intéressant et très libre. Et c’est de ses photos qu’est parti le film. Il y avait eu une exposition à la Fondation Cartier en 2017, et aussi de grands tirages que j’avais vus dans la Gare de la Part-Dieu ; c’est ce qui a déclenché l’idée de fouiner dans cette période historique. Vous avez convoqué Gilles Taurand, votre complice habituel pour les films historiques… Il sait le faire ! Gilles est un int

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Éteignoir sur les concerts

Covid | Les salles de concert commencent 2022 avec un nouveau coup d’assommoir, douloureux même si elles l’avaient vu venir. Spectateurs assis, interdits de consommation au bar et jauge limitée : les structures sont en première ligne des mesures de freinage annoncées par Jean Castex le 27 décembre pour limiter la propagation du virus.

Valentine Autruffe | Mardi 4 janvier 2022

Éteignoir sur les concerts

Personne n’a été surpris. « On avait pris les paris avec mon collègue, il disait début janvier, je disais fin décembre », sourit Laurence Tadjine, directrice du Stud, asso gestionnaire de l’Ampérage. Le 27 décembre, Jean Castex a annoncé de nouvelles restrictions visant à limiter la circulation du Covid-19, qui flambe avec le variant Omicron. Elles restent limitées par rapport à ce que l’on a pu connaître lors des précédentes vagues de Covid. Mais pour beaucoup de salles, c’est du pareil au même : les concerts où le public est debout sont interdits et la jauge maximale pour un événement en intérieur est de 2000 spectateurs. Comme dans les bars standards, la consommation debout est proscrite. Ces règles sont valables pour trois semaines, donc du 3 au 23 janvier inclus. Concerné par la jauge à 2000 spectateurs, le Grand Angle de Voiron échappe à l’impact de ces restrictions pour le moment : le concert acoustique d’Hubert-Félix Thiéfaine, le 14 janvier, était déjà configuré en version public assis, soit 1650 spectateurs maximum (la salle peut monter à 2400 personnes en ouvrant la fosse). Au Summum - jusqu’à 5000 personnes assises et debout en temps normal -, les

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Fred Cavayé : « Je me suis un peu autocensuré pour ne pas tomber dans le plagiat »

Interview | Après y avoir déjà présenté en avant-première "Pour Elle" et "À bout portant", Fred Cavayé avait réservé l’exclusivité de son nouveau film "Adieu Monsieur Haffmann" au Festival de Sarlat. Bien lui en a pris : son drame se déroulant durant l’Occupation a remporté le Grand prix du public et le Prix d’interprétation pour Sara Giraudeau. Toujours prompt à parler fabrication, Fred Cavayé raconte l’histoire de ce film dans l’Histoire. Rencontre sarladaise…

Vincent Raymond | Mardi 4 janvier 2022

Fred Cavayé : « Je me suis un peu autocensuré pour ne pas tomber dans le plagiat »

Qu’est-ce qui vous a amené à aborder ce sujet et cette époque ? Fred Cavayé : Beaucoup de choses : l’envie date de très longtemps. Le point de départ, c’est un roman de Michel Audiard, La nuit, le jour et toutes les autres nuits, qui parle de la Libération et notamment des femmes qui se sont fait tondre. Les salauds sous l’Occupation, c’est un sujet qui avait été assez peu abordé. J’avais le souvenir de films comme Lacombe Lucien ou du formidable téléfilm Au bon beurre avec Roger Hanin. Alors quand Jean-Philippe Daguerre, l’auteur de la pièce Adieu Monsieur Haffmann, m’a envoyé le texte, je n’ai pas voulu le lire (je préférerais découvrir la pièce une fois montée), je m’en suis fait mon histoire avec le peu que j’en savais. Or sa pièce est ailleurs, en vérité, pas sur ce sujet-là. Comme j’ai la chance d’avoir de bons producteurs et d’être ami avec Jean-Philippe Daguerre de longue date, je leur ai proposé d’adapter d’une manière peut-être plus libre en faisant dévier

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Tania de Montaigne : « Peut-être qu’enfin, Claudette Colvin va faire partie de l’Histoire »

Théâtre | C’est l’histoire de Claudette Colvin, jeune fille afro-américaine qui, en 1955 dans l’Amérique ségrégationniste, quelques mois avant la fameuse Rosa Parks, refuse de céder son siège à une passagère blanche. En portant sur le plateau son essai "Noire, la vie méconnue de Claudette Colvin", l’autrice Tania de Montaigne livre un seule-en-scène passionnant sur une héroïne oubliée du mouvement des droits civiques. Ça valait bien une interview avant le passage du spectacle par l’Espace Aragon de Villard-Bonnot, vendredi 7 janvier.

Aurélien Martinez | Mardi 4 janvier 2022

Tania de Montaigne :
« Peut-être qu’enfin, Claudette Colvin va faire partie de l’Histoire »

Avant d’être un spectacle, Noire a d’abord été un livre, que vous avez sorti en 2015… Tania de Montaigne : Oui. Il appartient à une collection chez Grasset, créée par Caroline Fourest et Fiammetta Venner, qui s’appelle "Nos héroïnes". L’idée de Caroline et Fiammetta était de demander à des autrices d’écrire sur une femme qui aurait fait l’histoire mais qui, pour une raison ou une autre, n’aurait pas été retenue par cette histoire. Pour en être, il fallait donc que je trouve une femme pas connue qui gagnerait à l’être ! Après une errance de quelques semaines, je me suis souvenue qu’à un moment, je voulais écrire une nouvelle sur la symbolique du bus, différente selon les moments, les pays, les cultures… Et le bus le plus connu pour moi, à l’époque, était celui de Rosa Parks. Au fil de mes lectures, j’avais griffonné deux lignes sur une adolescente qui aurait pu être Rosa Parks mais qui ne l’avait pas été pour diverses raisons. J’ai proposé ce point de départ à Caroline et Fiammeta, en leur disant que je voulais bien creuser

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Assis au concert et à la diète au cinéma : nouvelles mesures anti-Covid

ACTUS | Face à la recrudescence du nombre de cas positifs au Covid, et à la haute contagiosité du variant Omicron, le gouvernement a annoncé lundi 27 décembre de nouvelles mesures, parmi lesquelles l'interdiction des concerts debout.

Valentine Autruffe | Lundi 27 décembre 2021

Assis au concert et à la diète au cinéma : nouvelles mesures anti-Covid

« Les concerts debout seront interdits », « la consommation de boissons et d'aliments sera interdite dans tous les cinémas, théâtres, les équipements sportifs et les transports collectifs, y compris longue distance », a prévenu le Premier ministre Jean Castex lundi 27 décembre au soir. Le retour des jauges (2000 personnes en intérieur et 5000 en intérieur) fait également partie des mesures de freinage annoncée par le gouvernement. Le secteur culturel évite pour le moment le pire, couvre-feu ou fermeture pure et simple, mais c’est un énième coup dur - qui ne surprend pas grand monde - sur une saison qui a déjà du mal à reprendre. Le réveillon de la Saint-Sylvestre ne fait pas l’objet de mesures de restrictions autres que celles déjà en vigueur ; mais une interdiction de consommer debout dans les bars et restaurants entrera en vigueur au 3 janvier 2022. Par ailleurs, le télétravail, lorsqu’il est possible, sera obligatoire au moins trois jours par semaine, dixit le Premier ministre. Un projet de loi pour transform

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Champo & co

CONNAITRE | À l’occasion du bicentenaire du déchiffrement des hiéroglyphes, l’égyptologue Karine Madrigal donne une conférence le 17 janvier à l’auditorium du musée de Grenoble. Le public grenoblois sera mis au parfum des récentes découvertes issues du fonds d’archives départementales de l'Isère.

Eloïse Bonnan | Mardi 4 janvier 2022

Champo & co

« Jacques-Joseph Champollion (l'aîné des deux frères, NDLR) correspondait avec à peu près tout le milieu savant du XIXe siècle, qu’il soit grenoblois, français ou européen et qu’il ait un lien avec leurs travaux de recherche ou pas du tout. Nous avons pu répertorier 1500 correspondants », déclare Karine Madrigal, chargée de l’inventaire du fonds d’archives départementales de l’Isère depuis 2010. Grâce au référencement systématique de cette fantastique mine d’informations, l’égyptologue donne à voir et comprendre l’aventure du déchiffrement des hiéroglyphes sous un nouveau jour. Sans nier le génie du jeune Jean-François Champollion, ni la dextérité avec laquelle il rend intelligible le système hiéroglyphique, la conférence souhaite éclairer le contexte dans lequel s’inscrit cette découverte majeure. Avant internet, le cloud et les mails, des correspondances aussi volumineuses que celles des Champollion témoignent de l’importance du partage d’informations dans la marche scientifique. L’héritage des Lumières imprègne toute l’intelligentsia du XIXe siècle, qui partage notamment les idéaux de recherche et de diffusion des sav

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Rover : holy days on Eis

In extremis | Timothée Régnier, alias Rover, le répète souvent en interview, chez lui, l'inspiration et les compositions doivent moins aux figures dont il a pu faire ses (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 4 janvier 2022

Rover : holy days on Eis

Timothée Régnier, alias Rover, le répète souvent en interview, chez lui, l'inspiration et les compositions doivent moins aux figures dont il a pu faire ses modèles (Bowie, Lennon, Gainsbourg, Brian Wilson), même si un peu quand même, et/ou à l'air du temps musical – son zeitgeist est assez vintage – qu'aux conditions de production dans lesquelles il se trouve au moment d'écrire, de composer et peut-être surtout d'enregistrer. Le lieu où il sévit, les techniques et le matériel utilisé, l'acoustique et l'atmosphère jouant un rôle primordial dans la manière dont le musicien va aborder les choses et conditionnant en bout de chaîne le résultat final. C'est peut-être d'ailleurs en se mettant souvent en quête de lieux singuliers que le chanteur et musicien parvient à conserver cette fraîcheur perpétuelle qui lui donne toujours un peu l'air de débarquer d'une autre planète — chose que l'un de ses incontournables, Bowie, faisait également mieux que personne mais en jouant davantage sur sa propre personne que sur son environnement. Pour Eiskeller, le colosse est allé s'enferm

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Le Montagnard, fondu de fromage

Miam | Quand on rentre dans un restaurant de fondues et raclettes, il faut s’attendre à supporter la décoration folklorique de rigueur : nappes ou rideaux (...)

Jérémy Tronc | Mardi 4 janvier 2022

Le Montagnard, fondu de fromage

Quand on rentre dans un restaurant de fondues et raclettes, il faut s’attendre à supporter la décoration folklorique de rigueur : nappes ou rideaux vichy rouge, lambris, outils et skis antiques aux murs. Tout pour nous rappeler que l’habitat de montagne ressemble rarement à cela. Au restaurant Le Montagnard (ouvert le 11 novembre), les patrons ne se sont pas embarrassés à faire semblant. En reprenant l'établissement gastronomique Gillio, ils ont conservé son design élégant et sobre, gommant le fuchsia un peu criard de certains pans de murs pour les agrémenter d’éléments de décoration évoquant Grenoble et ses montagnes, dont les affiches colorées et épurées style Mid Century de Monsieur Z. Bon point pour la déco. Emmental fatal La carte est assez longue. Sur trois pages sont proposées des salades, des planches fromage et/ou charcuterie, six variétés de raclette et dix de fondue. On opte pour une classique et une aux lardons, « c’est une fondue classique avec des lardons dedans », nous explique l’un des patrons. Ce n’est pas plus compliqué que ça et on suppose celles aux cèpes ou aux oignons mitonnées sur le même principe. La texture des fondues est

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Tromperie : quelques maux d’amour

Coup de cœur | Adaptation d’un roman de Philip Roth qui lui trottait depuis longtemps en tête, la tromperie d'Arnaud Desplechin est aussi un plaidoyer pro domo en faveur du droit de l’artiste à transmuter la vérité de son entourage dans ses œuvres. Quitte à confondre amour privées et fictions publiques.

Vincent Raymond | Jeudi 23 décembre 2021

Tromperie : quelques maux d’amour

Fin des années 1980. Écrivain à succès américain provisoirement exilé à Londres, Philip accueille dans le petit appartement où il travaille sa jeune maîtresse anglaise. Entre deux galipettes, ils parlent, ou plutôt elle parle et il l’écoute, prenant des notes comme il a l’habitude de le faire depuis toujours avec ses conquêtes. Le soir, il retrouve sa compagne officielle ou ses obligations mondaines, échangeant parfois avec ses anciennes liaisons, lesquelles ont toutes laissé une trace dans son œuvre. Et vitupère à l’envi contre l’antisémitisme systémique au Royaume-Uni… Film verbal plus que verbeux, resserré autour d’un couple (pas toujours le même, bien que l’homme demeure identique), Tromperie tranche dans la filmographie d'Arnaud Desplechin par sa relative linéarité puisqu’il accompagne un double processus : l’édification d’un amour et celui de l’œuvre codépendante. Certes, Roubaix, une lumière (2019) présentait déjà une structure narrative plus “disciplinée” qu’à l’ordinaire chez le cinéaste, mais c’était surtout parce qu’elle s’inscrivait dans un genre bien p

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Mollo avec le CBD

Beurk | Nous mettons en garde le lecteur. La critique gastronomique qui va suivre n'a absolument rien de commun avec ces chevaliers du bon goût de terroir et (...)

Eloïse Bonnan | Mardi 4 janvier 2022

Mollo avec le CBD

Nous mettons en garde le lecteur. La critique gastronomique qui va suivre n'a absolument rien de commun avec ces chevaliers du bon goût de terroir et de tradition française. Là où le cultissime jambon-beurre a disparu, nous prenons autre chose sans crier au scandale. Cependant, l’avant-garde culinaire n’est pas non plus gage de qualité. Hélas, nous en savons quelque chose, depuis qu’une enseigne de burgers insolites nous a eus dans ses filets. « J’ai des clients qui sont venus tester nos burgers au CBD et qui ont trouvé ça intéressant », témoigne Thibaut, le gérant du restaurant Les Trim’Art à Grenoble. Par ailleurs chef d’entreprise dans le secteur immobilier, le jeune homme a inauguré le 18 décembre dernier sa cuisine street-food avec une carte pour le moins originale. À côté des trois burgers au CBD, l’enseigne vend heureusement des burgers classiques. Pour rappel, contrairement au THC, le CBD est une molécule ni psychoactive ni addictive. « Toutes nos recettes, on les a créées, testées et goûtées, pour faire ressortir le goût du CBD parmi les ingrédients, sans qu’il ne passe par-dessus », déclare le chef. Légalisé en France depuis novembre 2020,

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"Licorice Pizza" de Paul Thomas Anderson : sweet seventies

Le film coup de cœur | Deux jeunes gens que près de dix ans séparent apprennent à s’aimer, non sans peine. Une carte postale datant de l’époque du pétrole illimité, des waterbeds et des cols pelle à tarte confiée à d’inattendues têtes d’affiche.

Vincent Raymond | Mardi 4 janvier 2022

San Fernando, L.A., 1973. À la fois lycéen, comédien et à l’affût de la moindre opportunité entrepreneuriale, le jeune Gary Valentine tombe sous le charme d’Alana, l’assistante du photographe de l’école. Le fait qu’elle ait la vingtaine ne l’arrêtant pas, l’ado culotté engage une opération de séduction qui ne laisse pas totalement insensible sa putative dulcinée. Chronique de leur histoire, entre hauts et bas… Ne vous attendez pas à découvrir dans ce film la recette (ni la moindre apparition) de la pizza à la réglisse promise par le titre ! Cette espèce de chimère culinaire, que les papilles peinent d’ailleurs à conceptualiser — quand bien même elles auraient tâté de l’improbable Hawaïenne — doit se comprendre comme l’équivalent alimentaire doux-amer de notre mariage entre la carpe et le lapin. Une sorte d’attelage improbable entre deux caractères davantage susceptibles de créer une discordance qu’une harmonie, mais que la force de l’imagination (ou

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« Amères », les victimes présumées d’un serveur de la Bobine se confient

ACTUS | Elles sont visiblement éprouvées. Les victimes présumées de l’ancien salarié de la Bobine, qu’elles (...)

Valentine Autruffe | Jeudi 23 décembre 2021

« Amères », les victimes présumées d’un serveur de la Bobine se confient

Elles sont visiblement éprouvées. Les victimes présumées de l’ancien salarié de la Bobine, qu’elles accusent d’agressions sexuelles et de violences, ont rédigé une lettre ouverte pour dénoncer la façon dont elles se sont senties déconsidérées par l’établissement dans cette affaire. Nous avions rencontré la Bobine à ce sujet lors de la déferlante Balance ton Bar (article à lire ici), nous avons donc également écouté le récit de ces jeunes femmes, qui évoquent à elles toutes des faits de violences physiques, de harcèlement et de violences sexuelles, jusqu’au viol. Au printemps 2021, la Bobine a recueilli les premiers témoignages les informant de comportements violents (et liés à une consommation d’alcool) de l’un de ses employés, à son domicile. « Je me suis fait accompagner par France Victimes,

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Heccä, concept-store, concept en or

Adresse | Derrière la cathédrale Notre Dame, un ancien local de peinture de la rue du Fer à Cheval a été rebaptisé (...)

Eloïse Bonnan | Mardi 4 janvier 2022

Heccä, concept-store, concept en or

Derrière la cathédrale Notre Dame, un ancien local de peinture de la rue du Fer à Cheval a été rebaptisé Heccä par une entrepreneuse grenobloise. Hélène Caratelli vibre pour les vêtements et la déco de seconde main. Encouragée par sa communauté Vinted, le marché de la vente d’occasion en ligne, la jeune femme cherchait un lieu atypique où vendre ses pièces physiquement. De 80€ la demi-journée en semaine à 250€ le week-end complet, en apparence Heccä est tout ce qu’il y a de plus banal : un local disponible à la location. « Il y a eu de tout dans ce local : du mariage, des ateliers yoga, de la photo, des départs à la retraite, beaucoup de shootings, etc. », signale Hélène la gérante. Entre les petits événements publics ou privés, le local fait surtout florès pour les boutiques éphémères. Le concept de pop-up stores venu des États-Unis envahit toutes les grandes villes du globe. Vendre sa ma

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J'aime la Bonne Pâte !

Resto | On peut aimer l’esprit de Noël et être fatigué des recettes fantaisistes de tante Suze, qui pousse toujours le bouchon un peu (...)

Eloïse Bonnan | Mardi 4 janvier 2022

J'aime la Bonne Pâte !

On peut aimer l’esprit de Noël et être fatigué des recettes fantaisistes de tante Suze, qui pousse toujours le bouchon un peu trop loin. Pour mettre fin à cette période de gastronomie anarchique, le Petit Bulletin s’est rendu à deux pas des halles Sainte-Anne, pour s'offrir un plat de pâtes. « Nous nous sommes connus dans la sécurité bancaire et avons profité d’un plan de départ pour lancer le projet », explique Julien, l’un des deux associés des restaurants La Bonne Pâte. On n’aurait pas dit mieux pour vendre ce concept de pâtes fraîches, sauces et desserts maison qu’en l’appelant de la sorte. Les yeux en cœur, nous avons dégusté la variété de pâtes de la semaine. De généreuses tagliatelles à la sauce de Noël, toutes en crème et morilles avec pecorino par-dessus. L’assiette était aussi généreuse que tante Suze. Naturellement, nous avons tenté le tiramisu spéculos et caramel beurre salé pour co

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L'absurde assumé de Cobie

Street art | Habitué à coller ses œuvres dans les rues, l’artiste Cobie Cobz expose ses affiches aux messages surprenants à la galerie SpaceJunk. Il se questionne (...)

La rédaction | Mardi 4 janvier 2022

L'absurde assumé de Cobie

Habitué à coller ses œuvres dans les rues, l’artiste Cobie Cobz expose ses affiches aux messages surprenants à la galerie SpaceJunk. Il se questionne notamment sur l’utilité des pandas ou sur l’intelligence des coquillettes, sur des affiches volontiers provocantes, puisqu’elles ont pour objectif de surprendre le passant qui lira une phrase à contre-courant de ce qui est habituellement rédigé sur les murs, par exemple « oui à la haine, oui à la guerre »… Cobie. Tout sur la vie et ses terribles conséquences du 3 au 7 janvier à SpaceJunk, Grenoble Par Nathan Gil

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Le ski de randomestique

Montagne | S’il y a une discipline qu’on ne s’attendait pas à voir débarquer massivement dans les stations, c’est bien le ski de randonnée. À tel point que l’agence Isère Attractivité a dû impulser une politique de structuration de l’activité. Pour des raisons de sécurité… et à terme la rendre payante ?

Jérémy Tronc | Mardi 4 janvier 2022

Le ski de randomestique

« L’hiver dernier, on pouvait compter sur les parkings de certains domaines skiables entre 500 et 600 voitures de personnes qui venaient faire du ski de randonnée », avance Yannis Ameziane, chef du service Jeunesse et Sport au conseil départemental de l’Isère. Un hiver 2020/2021 très particulier, il faut le souligner, avec un enneigement remarquable mais des remontées mécaniques fermées pour cause de Covid. Dans ce contexte unique, le nombre de pratiquants de ski de randonnée a explosé, et avec lui les ventes de matériel d’occasion ou neuf (au Vieux Campeur, cette discipline représente désormais plus de 90% des ventes de matériel d’hiver). « La fermeture des stations l’an dernier a été un accélérateur de l’activité et a confirmé l’urgence d’agir pour pouvoir préparer cette saison-là. Mais ça fait deux ans que l’on travaille sur le développement du ski de randonnée en stations. La question aujourd’hui c’est de savoir quel sera le report de l’activité de l’année passée. Car si on a ne serait-ce que la moitié des pratiquants qui reviennent, on ne peut pas se permettre de les laisser évoluer sur des domaines sur lesquels il y aura une activité normale, et qui ne sont pa

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Matrix Resurrections : puissance quatre

ECRANS | Vingt ans et des poussières après que les Wachowski ont anticipé le principe du métavers en extrapolant les babils d’Internet et les écrits de Philip K. Dick, Lana Wachowski remet le couvert en solo pour un nouvel opus tenant à la fois du palimpseste, du reboot en version augmentée, du prolongement et de l’objet théorique semi-parodique. Une sorte de Matrix 4.0…

Vincent Raymond | Mardi 21 décembre 2021

Matrix Resurrections : puissance quatre

Comme un air de déjà-vu… Un groupe de rebelles assiste à la tentative d’arrestation par la police et les hommes en noir d’une amazone qui, naturellement, parviendra à leur échapper. Décor, angles de prises de vue, ambiance colorimétrique, dialogue… À quelques détails près, la séquence est identique à celle ouvrant Matrix (1999). Sauf qu’ici l’agent Smith et Morpheus sont plus jeunes, et que le second est un transfuge de la Matrice. Quant à Néo, il arbore à nouveau l’identité de Thomas Anderson, un créateur de jeux vidéo ayant jadis connu le succès en programmant la trilogie Matrix, sommé par la maison-mère de sa boîte — le studio Warner, authentique producteur de la franchise cinématographique — de fournir un quatrième épisode. Différence notable : il est envahi de pensées parasites et soigne ce qu’il pense être une schizophrénie galopante auprès de son analyste, lequel lui prescrit des pilules bleues… Turing point L’une des grandes forces de Matrix, premier du nom, était d’avoir induit une révolution dans le spectacle du film

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Les sorties cinéma de la quinzaine

En salle | Les films qu'on a vus avant leur sortie, et ceux qu'on n'a pas (encore) vus... Revue de détail des deux prochaines semaines au cinéma.

Vincent Raymond | Mardi 4 janvier 2022

Les sorties cinéma de la quinzaine

Indispensables ! ★★★★☆ Licorice Pizza de Paul Thomas Anderson (É.-U, 2h13) avec Alana Haim, Cooper Hoffman, Sean Penn… En salle le 5 janvier Critique à lire ici ★★★★☆ Twist à Bamako de Robert Guédiguian (Fr.-Can.-Sén., 2h) avec Alicia Da Luz Gomes, Stéphane Bak, Issaka Sawadogo… (05/01) Juste après l’indépendance malienne, un responsable révolutionnaire chargé de porter la bonne parole socialiste dans les villages bambara s’éprend d’une jeune femme de son âge mariée de force. La romance va se heurter à la fatalité… Loin de sa géographie coutumière, Guédiguian tourne

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"Neige" : nuits intranquilles Boulevard de Clichy

ECRANS | À l’aube des années 1980, autour de Pigalle, entre Barbès et la place de Clichy. La faune de la nuit, les macs, les putes, (...)

Vincent Raymond | Mardi 4 janvier 2022

À l’aube des années 1980, autour de Pigalle, entre Barbès et la place de Clichy. La faune de la nuit, les macs, les putes, les drogués, les paumés… Après la mort d’un petit dealer, abattu par la brigade des stups, trois amis (une serveuse de bar, un pasteur un brin magouilleur et un boxeur) tentent d’aider les clients qu’il laisse en carafe et en manque. Mais le monde de la “neige” n’est pas fait pour les saint-bernard… Chronique d’un quartier et instantané d’une époque appelée à changer, Neige sent le présent dans toute sa labilité ; aussi use-t-il du polar pour mieux saisir cette fébrilité interlope entre néons tremblotants, murs lépreux, zincs polis et arrière-boutiques louches. Juliet Berto fait montre de stupéfiantes (sans jeux de mots) intuitions — en confiant la BO à Bernard Lavilliers, lequel injecte de la pure (rythmique) jamaïcaine dans la nuit parisienne —, mais

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​Juliet, l’inoubliable discrète

Icône | De toutes les idoles féminines de la Nouvelle Vague, elle est celle dont l’aura a toujours été accompagnée d’un mystère aussi paradoxal qu’insondable ; celle aussi qu’une mort prématurée aura vitrifiée dans ses légendes précoces et successives, à l’aube de nouvelles gloires prometteuses. Juliet Berto (1947-1990) est à l’honneur à la Cinémathèque de Grenoble.

Vincent Raymond | Mardi 4 janvier 2022

​Juliet, l’inoubliable discrète

« Sur les vieux écrans de 68/Vous étiez Chinoise mangeuse de frites/Ferdinand Godard vous avait alpaguée/De l'autre côté du miroir d'un café… » Six ans après La Chinoise, film prophétique des événements de Mai-68 pour toute une génération de baby-boomers, Yves Simon dédie à une jeune comédienne de 26 printemps rien moins que la chanson-titre de son album, Au pays des merveilles de Juliet. C’est dire son aura. Imagine-t-on aujourd’hui une comédienne française de cet âge bénéficier d’une pareille dédicace ? Ne cherchez pas : il n’y en a pas. Née sous le nom d’Annie Jamet dans une famille ouvrière de Grenoble, celle qui s’est rebaptisée Juliet et a pris le patronyme de son premier époux, le comédien Michel Berto, a rapidement fait son chemin. Surfant le premier ressac de la Nouvelle Vague, elle croise Jean-Luc Godard dès 1963, qui d&ea

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Les 15 concerts à voir avant l'été

Panorama | Juliette Armanet (reporté au 15 avril) Avec son Petite amie de premier album, Juliette Armanet s'était imposée à la fois comme la nouvelle fiancée de la (...)

La rédaction | Jeudi 6 janvier 2022

Les 15 concerts à voir avant l'été

Juliette Armanet (reporté au 15 avril) Avec son Petite amie de premier album, Juliette Armanet s'était imposée à la fois comme la nouvelle fiancée de la chanson française – pourtant à la manœuvre d'anciennes recettes – et comme nouvelle Véronique Sanson. Chose confirmée avec le succès de son déjà acclamé Brûler le feu. Tout cela en ne prononçant que très peu les consonnes. Le 28 janvier à la Belle électrique, Grenoble, 31€/34€/36€ Bojan Z Le style de Bojan Z – qui le différencie des dizaines de pianistes de jazz moderne sortis des conservatoires – c’est d’abord un métissage musical, celui d’un certain jazz, donc, avec les musiques balkaniques (puisque notre homme est franco-serbe). Mais c’est aussi son appétence particulière pour le clavier Fender Rhodes qu’il triture, détourne, distord et parcourt de sa main expert

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Djazia Satour, toujours

Sono mondiale | [CONCERT REPORTE AU 18 FEVRIER] On a compté : depuis 2009, le PB a consacré plus d’une douzaine d’articles (une moyenne d’un papier par an) à Djazia (...)

Hugo Verit | Mardi 4 janvier 2022

Djazia Satour, toujours

[CONCERT REPORTE AU 18 FEVRIER] On a compté : depuis 2009, le PB a consacré plus d’une douzaine d’articles (une moyenne d’un papier par an) à Djazia Satour, via la plume de trois journalistes différents. Et même quatre, désormais. Car on ne va pas se priver d’ajouter un éloge supplémentaire à cette liste de dithyrambes unanimes. Découverte par le public grenoblois – et bientôt au-delà – avec le groupe de trip-hop MIG au début des années 2000, la chanteuse d’origine algéroise s’impose tout de suite comme l’une des plus belles voix de la région en maîtrisant à la perfection des morceaux de bravoure, tel Leaving Beth dont on ne se remettra jamais totalement. Ensuite, Djazia se lance en solo avec un premier album de compositions pop/soul plutôt réussi, Alwâne. Mais c’est surtout le second, Aswât (2018) – plus personnel, plus cohérent, chanté intégralement en arabe et nimbé d’influences musicales algéroises – que nous louerons ici. Parce qu’un titre comme Neghmat Erriah est une leçon d’écriture pop, avec tout ce que cela comporte d’universalité et de transcendance. Parce que les envolées vocales de Ghounia ont quelque c

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Roland Garros à l'affiche : fenêtres sur court

Affiches | Le geste, le court, la foule, les objets ou les joueurs eux-mêmes… Il y a mille façons d’aborder le tennis en images. Une diversité que l’on pourra (...)

Hugo Verit | Mardi 4 janvier 2022

Roland Garros à l'affiche : fenêtres sur court

Le geste, le court, la foule, les objets ou les joueurs eux-mêmes… Il y a mille façons d’aborder le tennis en images. Une diversité que l’on pourra retrouver lors de l’exposition Roland Garros à l’affiche qui, comme son nom l’indique, regroupe la totalité des affiches du tournoi international français (soit 41 propositions) réalisées entre 1980 et 2021 par des artistes comme Ernest Pignon-Ernest, Fabienne Verdier ou Pierre Alechinsky. Parmi les pièces les plus intéressantes, citons celle de Joan Miró (reprise posthume de son tableau Street Singer qui, finalement, n’a rien à voir avec le tennis malgré la présence opportune de cette grosse boule jaune en plein milieu) mais aussi l’affiche déconcertante de Jaume Plensa en 2005 : « En noir et blanc, austère, fortement saturée, elle a été très critiquée et très incomprise à l’époque. L’artiste avait en fait décidé de traiter l’alternance de bruit et de silence caractéristique de Roland Ga

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Aux tribuns en devenir

Expression | Si vous êtes âgés de 13 à 26 ans, et que vous avez envie de développer vos talents d’orateur ou oratrice, le dispositif Emergences piloté par la ville de (...)

Valentine Autruffe | Mardi 4 janvier 2022

Aux tribuns en devenir

Si vous êtes âgés de 13 à 26 ans, et que vous avez envie de développer vos talents d’orateur ou oratrice, le dispositif Emergences piloté par la ville de Grenoble revient en ce début d’année. Cette session est consacrée à l’éloquence, quelle que soit la façon dont elle s’exprime : rap, chant, discours, poésie, plaidoirie, débat… Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 7 janvier pour participer à des masterclass (du 17 janvier au 11 février à raison de 2h par semaine en soirée) et développer, à l’aide d’experts, ses compétences de tribun. Une première restitution aura lieu le 12 février à la Chaufferie, et le spectacle final sera donné le 26 mars lors du Forum des droits des jeunes, au Palais des Sports. Lancez-vous ! www.grenoble.fr/emergences et emergences@grenoble.fr

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"Le jour se rêve" de Jean-Claude Gallota : fantaisie hypnotique

Danse | L’illustre chorégraphe grenoblois Jean-Claude Gallotta livre avec Le jour se rêve un spectacle de puriste, un retour sans fard aux premières heures de sa (...)

Valentine Autruffe | Mardi 4 janvier 2022

L’illustre chorégraphe grenoblois Jean-Claude Gallotta livre avec Le jour se rêve un spectacle de puriste, un retour sans fard aux premières heures de sa danse. Le rideau se lève sur dix danseurs à l’allure androgyne, moulés dans des combinaisons façon Frères Jacques, blazers noirs, arborant des cagoules colorées. Silence. Les premiers mouvements sont seulement rythmés par le bruit léger des pas sur la scène. Puis démarre la musique lancinante et chamanique composée par Rodolphe Burger, colonne vertébrale du spectacle. Lumineuse, la bande-son enveloppe les danseurs dans une transe puissante et malicieuse, faite d'une myriade de petites bulles de légèreté et de célérité. Parfois le silence revient, le temps se suspend, jusqu’à ce que les nappes de guitare de Rodolphe Burger ramènent le spectateur dans son état de ravissement hypnotique. Ne cherchez pas de sens ou de narration. Contrairement à ses dernières productions, notamment le fameux L’homme à tête de chou, Jean-Claude Gallotta s'en tient à ce qui est fondamental dans Le jour se rêve, la danse toute nue, empreinte d’une sérieuse gaieté. Souvenir de ses débuts à New York, des exercices inl

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Ballaké Sissoko et Lorenzo Bianchi-Hoesch en résidence à Grenoble

ACTUS | Le grand maître malien de la kora et le musicien électronique italien travaillent sur leur projet Radicants : une rencontre entre deux univers sonores très différents.

Hugo Verit | Samedi 18 décembre 2021

Ballaké Sissoko et Lorenzo Bianchi-Hoesch en résidence à Grenoble

Avant la création de leur projet Radicants le 7 avril prochain à la MC2, Ballaké Sissoko et Lorenzo Bianchi-Hoesch étaient en résidence pour une semaine (du 13 au 17 décembre) au théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas de Grenoble. Ce qui constitue la deuxième séquence de travail et de recherche pour le grand maître malien de la kora et le spécialiste ès électronique italien, après une première session à l’abbaye de Royaumont (bien loin de chez nous). À travers cette collaboration, les artistes souhaitent établir un dialogue inédit entre deux instruments, ou plutôt deux univers sonores a priori très différents, en se complétant l’un l’autre dans une harmonie parfaite. Une rencontre « très stimulante, très intéressante », selon les mots de Lorenzo. On a eu la chance de pouvoir découvrir une trentaine de minutes de ce projet à l’issue de cette résidence et le résultat est très prometteur. En effet,

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Freddie, par magie

Tribute band | [REPORT en 2023] Oui, aller voir un tribute band, ça a toujours un côté un peu pâle copie, second couteau, roue de secours. Surtout qu’il en fleurit de (...)

Valentine Autruffe | Mardi 4 janvier 2022

Freddie, par magie

[REPORT en 2023] Oui, aller voir un tribute band, ça a toujours un côté un peu pâle copie, second couteau, roue de secours. Surtout qu’il en fleurit de toute part. Mais quand l’artiste en question est mort, paix à son âme, il y a belle lurette (on n’avait que 3 ans, alors bon) et qu’on rêve de partager l’amour de son œuvre dans la chaleur d’une foule, de hurler les refrains à pleins poumons ailleurs que dans sa voiture… Au diable les préjugés, ils vont de toute façon voler en éclats dès les premières paroles de Gary Mullen, sosie vocal terriblement convaincant de Freddie Mercury. Qu’il singe sa gestuelle, fine moustache et position guitar hero, on s’en fout (surtout qu'il ne donne pas l'impression de se forcer) : écoutez-le chanter, vous serez au concert de Queen. It’s a kind of magic ! One night of Queen le 15 janvier à 20h30 au Summum, Grenoble

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Le Maudit Festival, rêve ou cauchemar ?

ECRANS | Le Maudit Festival est l’un des rendez-vous incontournables de la cinéphilie grenobloise, avec une sélection pointue de films qui ne laissent personne indifférent. Pour cette édition, l’équipe du festival a choisi pour thème l’onirisme, entre rêves et cauchemars.

Hugo Verit | Mardi 4 janvier 2022

Le Maudit Festival, rêve ou cauchemar ?

Maudit, on espère que ce festival ne le sera pas outre mesure. Déjà annulée l’année dernière à cause du Covid, la seconde édition de cet événement hautement cinéphile doit se tenir du 18 au 23 janvier dans un contexte sanitaire très incertain. Mais à l’heure où nous imprimons ces lignes, ça tient encore, alors parlons-en. Repris il y a trois ans par une nouvelle équipe enthousiaste, le Maudit Festival (anciennement nommé Festival des films maudits) investit le cinéma Juliet Berto avec une sélection de métrages souvent méconnus, datant pour la plupart du siècle dernier, et qui ont en commun d’évoquer le rêve, le cauchemar ou les deux en même temps. « On a commencé à travailler sur cette programmation pendant le premier confinement, un moment très particulier durant lequel le cinéma a été un véritable moteur pour nous, une source d’évasion qui nous permettait de continuer à rêver. Alors cette thématique de l’onirisme s’est naturellement imposée », raconte Sarah Onave, l’une des programmatrices. « À travers cette sélection, nous défendons un cinéma à la marge d’une certaine cinéphilie bien-pensante avec, par exemple, des films de genre qui ne sont pas considé

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Affolante Amazonie

Expo | Aussi luxuriante et foisonnante que la forêt à laquelle elle est consacrée, l’exposition "Amazonie[s], forêt-monde" au Musée dauphinois propose un parcours passionnant mêlant histoire, ethnographie et politique. À ne pas manquer !

Benjamin Bardinet | Mardi 4 janvier 2022

Affolante Amazonie

« Nous, on n’a rien inventé […]. Mais les palassissis (les blancs) eux ont inventé les voitures, les avions, les fusées, les bus, les trains... » Rapportée par Miquel Dewerer-Plana dans le cadre de son projet photographique présenté à la fin de l’exposition, cette assertion d’un jeune amérindien de Guyane a quelque chose de profondément attristant. En effet, à ses yeux, le rapport technologico-productif que les occidentaux entretiennent au monde s’impose comme le seul honorable, alors même que les populations dont il est issu en ont souvent fait les frais – et c’est là le premier mérite de cette exposition que de le souligner à travers un parcours historico-thématique savamment construit. Après une introduction qui permet de prendre conscience de l’ampleur du sujet qu’il se propose d’explorer, ce parcours s’ouvre sur une salle consacrée aux recherches archéologiques, qui nous rappelle que les traces de présence humaine sur le territoire amazonien remontent à 13 000 ans avant J.C. Rapidement, est ensuite abordée l’arrivée des conquistadors ainsi que la terreur et la fascination qu’ils éprouvent face à ces autochtones emplumés dont les représentations et les des

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Trois doses d'art pour 2022

Expos | Une tripotée d'expositions sont prévues à Grenoble et alentour cette année, sans parler de celles qui sont encore ouvertes et immanquables (liste exhaustive dans notre numéro Panorama du 5 janvier). On vous donne quelques infos en avant-première sur trois rendez-vous artistiques de 2022.

Benjamin Bardinet | Mercredi 12 janvier 2022

Trois doses d'art pour 2022

Ugo Schiavi On avait adoré son archive des murs graffités réalisée en collaboration avec Thomas Teurlai, et présentée au CAB en 2019. Ugo Schiavi revient au centre d’art Bastille pour une exposition solo et on est bien curieux de savoir ce que ça va donner ! Car en effet, comme souvent au CAB, l’artiste est invité à réaliser une production spécifiquement pensée pour le lieu, et si pour l’instant on n’a aucune info sur ce qu’il va proposer, on a idée que ses sculptures-moulages qui se présentent comme les débris de notre civilisation pourraient puissamment résonner avec l’architecture du CAB, ancien bâtiment militaire qui n’a jamais vraiment servi... Du 27 mars au 12 juin 2022 au Centre d’art Bastille Jardins. La Belle Epoque ! Judicieusement programmée au tout début de l’été, cette exposition (la première de Sophie Mouton, la nouvelle directrice de la Maison Bergès) abordera la question des jardins à travers le goût qui se développa au XIXe

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Ombromanie et magie, la féérie par Philippe Beau

Jeune public | Mardi 21 décembre, une bonne raison d’emmener vos enfants, dès 7 ans, au théâtre : Philippe Beau, virtuose des ombres chinoises et autres illusions, se produit à La Rampe.

Valentine Autruffe | Jeudi 16 décembre 2021

Ombromanie et magie, la féérie par Philippe Beau

Magie d’ombres… et autres tours, c’est le spectacle idéal à voir en famille pendant cette période de fêtes. Sur scène, Philippe Beau donne vie à tout un bestiaire grâce à l’ombre projetée de ses mains contorsionnistes. Il est reconnu dans monde entier comme un expert de l’ombromanie : chat qui se gratte l’oreille, dromadaire et son guide, cerf majestueux... Le jeu de main de Philippe Beau, c’est autre chose que le fameux corbeau que l’on faisait entre frères et sœurs, en mettant ses deux mains en éventail ! Dans ce spectacle, Philippe Beau adjoint à son art premier une pincée de magie (traditionnelle et imparable, succès garanti auprès des petits) et une pointe de cinéma, pour un petit je-ne-sais-quoi de supplément d’âme… A voir ! Magie d'ombres... et autres tours | Philippe Beau from

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Frédérick Sigrist, de cape et d’humour

Stand up | Animateur de la fameuse émission de France Inter "Blockbusters", Frédérick Sigrist, féru de la culture pop en général et des comics en particulier, jouera son nouveau spectacle du 6 au 8 janvier à la Basse Cour.

Valentine Autruffe | Mardi 4 janvier 2022

Frédérick Sigrist, de cape et d’humour

Après Waly Dia et Aymeric Lompret en décembre, France Inter nous envoie pour commencer l’année un troisième larron, humoriste et animateur de la très bonne émission radio Blockbuster, Frédérick Sigrist. Son credo : « Le réel est décevant par rapport à la science-fiction. » Pourtant, ça fait quinze ans qu’il écume les scènes du pays pour commenter l’actualité on ne peut plus réelle du moment, dans un seul-en-scène intitulé Frédérick Sigrist refait l’actu. Il joue désormais un nouveau spectacle axé sur sa passion pour la pop culture et en particulier les comics, Super-héros. Avec, toujours, un petit penchant politique : « Batman, c’est Arnaud Lagardère déguisé en François Ruffin, il suffit de voir comme il parle à son majordome Alfred ! » Frédérick Sigrist. Super-héros les 6, 7 et 8 janvier à 20h30 à la

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"Le Club des punks contre l’apocalypse zombie" : Karim Berrouka (Ludwig Von 88) à Grenoble

Livre | Chanteur du mythique groupe punk Ludwig Von 88, Karim Berrouka réédite son roman "Le Club des punks contre l’apocalypse zombie". Il sera à Grenoble, accompagné de l’illustrateur Zariel, samedi 18 décembre.  

Valentine Autruffe | Mercredi 15 décembre 2021

Il y avait les Bérus, et il y avait Ludwig. Fer de lance du punk français des années 80, le groupe s’est reformé en 2016 et continue de produire des albums et tourner, toujours le poing levé (comme dirait Amel Bent), et toujours cette propension à se moquer du monde dans lequel on vit. Autant en rire ! Dérision encore bien présente sur le dernier et 8e album de Ludwig Von 88, 20 chansons pour en finir avec le futur, sorti en 2019 après dix-huit ans de pause ; en témoigne à elle seule l’imitation de Brian Johnson sur AC/DC cherche un chanteur… Moins féroce que le classique Houla la ! (il faut dire qu’il s’est écoulé 33 ans entre les deux, l’âge du Christ cosmique ?), on préfère quand même largement un monde où Ludwig Von 88 sévit. Nostalgie des temps d’avant, assumée dans Au bon vieux temps des crêtes. Roman SF culte Mais laissons-là les guitares : Karim Berrouka, chanteur et parolier de Ludwig Von 88, &eacut

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Les 15 spectacles qu'il faut voir avant l'été

Panorama | En feuilletant notre numéro Panorama de la rentrée culturelle - 2ème partie (sorti le 5 janvier avec le PB), vous pourrez mesurer la densité de l'offre en théâtre-danse-cirque dans l'agglo de Grenoble. Densité et qualité, la preuve avec ces quinze immanquables qu'on vous a sélectionnés avec amour ! On vous prévient, certains sont déjà complets...

Aurélien Martinez | Jeudi 23 décembre 2021

Les 15 spectacles qu'il faut voir avant l'été

Le Jour se rêve Le fameux chorégraphe grenoblois Jean-Claude Gallotta s’est associé, pour son nouveau spectacle, au tout autant fameux chanteur-guitariste rock Rodolphe Burger pour, comme il nous l’avait expliqué dans une précédente interview, « retrouver la simplicité de l’assemblage danse, musique, espace » (la plasticienne Dominique Gonzalez-Foerster est aussi de la partie). « On a essayé de travailler chacun dans notre coin, un peu à la Cunningham, Cage, Rauschenberg – en toute modestie ! Car cette époque-là, postmoderne, nous a un peu tous nourris », nous avait-il encore dit. Un spectacle sans histoire, sans structure narrative (contrairement à ses précédents, comme l’immense Homme à tête de chou) qu’on a hâte de découvrir. À la MC2 du mercredi 19 au vendredi 21 janvier, de 5&e

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"Maxi-mini", plaisante flânerie artistique

Artothèque | L’exposition Maxi Mini, formats en question permet de découvrir la variété et la richesse de la collection de (...)

Benjamin Bardinet | Mardi 14 décembre 2021

L’exposition Maxi Mini, formats en question permet de découvrir la variété et la richesse de la collection de l'artothèque, dont tout un chacun peut emprunter les œuvres pour "décorer" ponctuellement son petit chez-soi, par le biais des formats. Pensée comme une extension de l’espace de stockage de l’artothèque, l’exposition invite à flâner parmi les œuvres, à s’asseoir tranquillement pour lire une revue d’art ou à consulter les livres d’art relatifs aux artistes présentés (nous sommes tout de même dans une bibliothèque). On pourra donc, au choix, se laisser séduire par les paysages chavirés des mini-photographies panoramiques de Plossu, abasourdir par la délicate brutalité d’une sérigraphie de Soulages, ou encore fasciner par la gigantesque photo réalisée à la camera obscura par Luzia Simons. Les amateurs de compositions géométriques abstraites ne seront pas en reste avec un pan de mur réunissant une série d&r

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Grégory Montel - Jérôme Bonnell : « Ce qui a l’air essentiel est caché »

Interview | Jonas n’arrive pas accepter une rupture d’avec Léa, alors il se réfugie dans le café en face de chez elle pour lui écrire une longue missive, sous l’œil bienveillant du bistrotier. Orfèvre en délicatesse, Jérôme Bonnell signe un nouveau bijou avec deux Grégory, Montel et Gadebois. Quand un bar parisien devient le centre d’un monde en une journée. Rencontre dans le bar en question…

Vincent Raymond | Vendredi 10 décembre 2021

Grégory Montel - Jérôme Bonnell : 
« Ce qui a l’air essentiel est caché »

Grégory, connaissiez-vous le cinéma de Jérôme Bonnell ? Grégory Montel : Certains de ses films m’avaient bouleversé, notamment J’attends quelqu’un avec Florence Loiret-Caille, que j’avais découvert au ciné-club de Dignes-les-Bains, quand j’étais au Cours Florent. Pourquoi vous a-t-il choisi ? GM : En fait, Jérôme avait eu un gros coup de cœur pour un truc que j’avais fait, il y a une dizaine d’années, L’Air de rien, mon premier “gros” film, avec un réalisateur qui est devenu mon frère d’armes, Grégory Magne. Ça avait eu une jolie vie, une existence, ça m’avait permis aussi de découvrir les César par les “révélations“. Après, 10 pour cents est venu confirmer et un film comme celui-ci, c’est devenu

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L'Emma d'un Flaubert bicentenaire

Littérature | Ô Gustave ! Ô Flaubert ! À toi grand romancier mort un 8 mai 1880 dans cette « jolie habitation » (...)

Eloïse Bonnan | Lundi 13 décembre 2021

L'Emma d'un Flaubert bicentenaire

Ô Gustave ! Ô Flaubert ! À toi grand romancier mort un 8 mai 1880 dans cette « jolie habitation » (dixit les frères Goncourt) du hameau de Croisset, aujourd’hui aménagée en petit musée dédié à ta personne. À toi qui refusas toute une vie, avec constance, de faire paraître la moindre photographie de ton visage. Deux cents ans après ce 12 décembre 1821 où tu vis le jour, ton nom, prononcé dans la postérité, fait encore frissonner tous les jeunes de province et de la capitale. Et lorsque ton nom résonne, cela fait la fortune de Madame Bovary. Ta scandaleuse héroïne est et restera auréolée de gloire. Ce n’est pas la Cinémathèque de Grenoble qui nous contredira, elle qui le 16 décembre consacre toute une après-midi de rencontres, conférences et projections autour du personnage d’Emma. Bovary tweetée

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Rendez-vous sous terre inconnue

Visite | Aux cuves de Sassenage, on trouve comme dans presque toutes les grottes des légendes, de l’eau, des chiroptères, d’étonnantes formations géologiques mais on y entend aussi des anecdotes un peu inquiétantes, comme des groupes de touristes ou d’élèves coincés par une brusque montée des eaux. Visite avec Hervé Sérafin, régisseur et guide du site depuis 34 ans !

Jérémy Tronc | Mardi 14 décembre 2021

Rendez-vous sous terre inconnue

Le parcours pour visiter la grotte commence… en plein air, par une marche d’approche de 20 minutes le long des eaux limpides du Germe, affluant du Furon tout proche et exsurgence du gouffre Berger. Issues des plateaux de Saint-Nizier et de Sornin, les eaux de la rivière souterraine ont fait leur œuvre il y a 1, 5 million d’années pour façonner l’une des sept merveilles du Dauphiné. « Les premières visites officielles ont commencé en 1865 », explique Hervé Sérafin, « mais les visiteurs ne parcouraient pas plus de 20 mètres dans la grotte. » Passé le monumental porche naturel d’où sourd un Germe déchaîné, notre guide nous ouvre les grilles donnant accès à une étroite galerie où l’on peut observer deux cuves remplies d’eau. Ces cuves, qui donnent son nom à la grotte, sont liées à une croyance populaire qui promettait des récoltes en abondance si elles étaient pleines à l’Épiphanie. « Il y

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Les images parasitées de Benoît Capponi

Photographie | En plus de ses activités de formation à la photographie argentique, le Studio Spiral propose régulièrement des petites expositions photo de grande qualité. Pour (...)

Benjamin Bardinet | Mardi 14 décembre 2021

Les images parasitées de Benoît Capponi

En plus de ses activités de formation à la photographie argentique, le Studio Spiral propose régulièrement des petites expositions photo de grande qualité. Pour la première fois depuis son ouverture (il y a déjà 3 ans), le gérant du lieu, Benoît Capponi, s’autorise à exposer sa propre production. Abordant des sujets hétéroclites, ses photographies ont pour point commun un traitement sensible très singulier. Bourrées d’accidents et d’imperfections qui les parasitent, ces images sont celles d’un passé dont il ne reste que des bribes, des flashs et des traces évanescentes. A la limite du lisible, elles apparaissent comme un antidote à la précision aseptisée des images numériques qui envahissent notre environnement iconographique. Toutes les heures blessent au Studio Spiral, Rue Chenoise juqu’au 9 janvier

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Sous le sapin

Idées cadeaux | Livres, disques, spectacles, objets d'art : la rédaction du Petit Bulletin vous a concocté une sélection de cadeaux aromatisés à la sauce grenobloise à offrir à vos proches. Plus que dix jours pour garnir le pied du sapin !

La rédaction | Mardi 14 décembre 2021

Sous le sapin

Des livres, de l'art Super Cyprine de Tess Kinski Une bande-dessinée 100% grenobloise qui aborde un sujet 100% mondial : le harcèlement des femmes par les hommes. Une BD exutoire dont l’autrice raconte avoir eu l’idée après s’être sentie une fois de plus impuissante face au harcèlement quotidien qu’elle subissait. Une BD dont la super-héroïne fait de sa cyprine corrosive une arme puissante visant à instaurer un contre-pouvoir salvateur. Une BD qui revendique l’égalité et la possibilité pour les femmes de sortir la nuit sans être en permanence emmerdées. Bref une BD réjouissante qui parvient avec brio à concilier vie intime, militantisme, réalité sociale et humour. Super Cyprine de Tess Kinski, 18€, dans toutes les b

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Waly Dia : « Par Jupiter, c’est le dernier endroit de contre-discours »

ACTUS | Chroniqueur de la bande de Par Jupiter, l’émission star de France Inter, Waly Dia était de passage à Grenoble, sa ville natale, avant son spectacle au Summum le 17 décembre. Discussion à bâtons rompus autour du hamburger de Chez Maguy, place de Metz.

Valentine Autruffe | Vendredi 10 décembre 2021

Waly Dia :
« Par Jupiter, c’est le dernier endroit de contre-discours »

Le serveur arrive : « Tu manges halal Waly ? » « Non j’ai pas d’ami imaginaire moi ! » Voilà pour le ton du déjeuner. « C’était Bill Maher qui disait que les religions qui s’embrouillent entre elles, c’est des gens qui se battent pour savoir qui a le meilleur ami imaginaire. C’était une très bonne vanne, qui m’en a inspiré une autre dans le spectacle du coup, mais qui n’a rien à voir, qui parle de la Shoah, de l’esclavage, du génocide arménien et de la guerre d’Algérie. Je parle des traumatismes comme ça. On parle de trucs un peu compliqués dans le spectacle ! » De quoi on parle, alors ? Je démarre le spectacle sur le Covid, parce qu’il faut évacuer le truc. Mais on n’est pas sur le médical, on est sur le sociétal du Covid. Je le dis dès le départ, si vous cherchez une analyse scientifique du Covid, faut aller voir un scientifique, pas un humoriste. Après, je pars sur les histoires de confinement, comment ça nous a atteint psychologiquement… Derrière je m’étonne que les salles soient remplies, et j’explique qu’en fait il y a des techniques pour remplir. La première, c’est la polémique, comme ça on en parle. Mais mo

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Cécile Ducrocq - Laure Calamy : « La prostitution sans misérabilisme ni glamour »

Une femme du monde | Prolongeant leur aventure commune débutée en court-métrage (La Contre-allée, présenté à la Semaine de la Critique en 2014 et couronné d’un César en 2016), Cécile Ducrocq et Laure Calamy donnent vie à un personnage de prostituée se démenant pour trouver de quoi payer l’école de son fils. Rencontre.

Vincent Raymond | Vendredi 10 décembre 2021

Cécile Ducrocq - Laure Calamy : 
« La prostitution sans misérabilisme ni glamour »

Avant Une femme du monde, il y a eu le court La Contre-allée où l’on retrouve quasiment le même personnage de prostituée. Comment avez-vous glissé de ce court à ce premier long ? Cécile Ducrocq : À l’origine des films, il y toujours des rencontres ou des images. La Contre-allée est partie d’une image, de prostituées noires que j’avais vues dans des camionnettes près du Stade de Gerland, à Lyon. Et c’était une image bouleversante, qui m’a hantée assez longtemps parce qu’elle était à la fois tragique — parce qu’on imagine tout ce qu’il y a derrière ce filles qui sont jetées sur le trottoir —, et en même temps très belle, parce que ces femmes étaient très belles, très maquillées, éclairées à la bougies. Il y avait une image cinématographique très forte. Donc

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On ne plaisante pas avec l'humour

Boulevard | Les titres des comédies de boulevard flattent rarement notre sensibilité poétique… Excepté "Mars & Vénus" peut-être. D'une volonté de finir l'année moins bêtes, nous avons assisté à des pièces comme "Sexe, Arnaque et Tartiflette" ou "60 minutes pour sauver mon couple". Et sommes allés à la rencontre de celles et ceux qui partagent leurs éclats de rire avec qui le veut bien à Grenoble.

Eloïse Bonnan | Mardi 14 décembre 2021

On ne plaisante pas avec l'humour

Trois fois cette semaine, nous nous sommes surpris à marcher entre le quartier de l’Aigle et les grands boulevards, direction la rue Pierre-Dupont, à la recherche d’un fauteuil rouge où réveiller notre explosif sens de l’humour. D’un pas léger, esquivant les immenses flaques sur l’asphalte, le variant on ne sait où, la fête de Noël flouée encore une fois à la rédac', nous étions d’humeur à faire ce que nous ne faisions pas d’ordinaire. Commander du blanc au lieu d’une pinte de rousse ou encore tester une comédie pour la finesse de son nom et l’intrigue qu’elle laisse présager. Nous n’allons que très rarement à la Comédie de Grenoble malgré sa programmation à ras bord, les spectacles 7j/7 et les nouveautés quinzomadaires. « C’est comme un cinéma ici », ça mouline, ça mouline, nous fait comprendre Julien Sigalas, directeur du théâtre depuis 2014. Et en décembre, quand tout va bien, la machine s&rsquo

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Aymeric Lompret, pluie d’acides

Humour | Avant même d’être drôle, Aymeric Lompret a des convictions politiques, claires, à gauche vraiment. Et c’est (...)

Nadja Pobel | Mardi 14 décembre 2021

Aymeric Lompret, pluie d’acides

Avant même d’être drôle, Aymeric Lompret a des convictions politiques, claires, à gauche vraiment. Et c’est déjà une sacrée bonne nouvelle en ces temps où l’extrême-droite passionne les médias (et pas seulement ceux de Bolloré). Dans son one-man qu’il tournait il y a quatre ans, il disait entre autres : « Y'a pas la crise, y'a les riches et les pauvres et une classe moyenne inventée » et donnait pour exemple que les inégalités se vérifient dans cette existence aberrante de classes dans le train et les écarts de 6€ entre marques de PQ. Il se payait aussi Gad Elmaleh dont le prix de la place atteint 70€, « enfin, c'est pas mon collègue, je suis pas banquier ». Non, Lompret est humoriste, a fait ses classes dans le tremplin de Laurent Ruquier On ne demande qu'à en rire entre 2013 et 2015 et dans les premières parties du Comte de Bouderbala ou de Pierre-Emmanuel Barré. Pas étonnant donc que l’équipe de Charline Vanhœnacker l’ait invit

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