The who's who

SCENES | Au Petit Bulletin, on connaît bien le travail de quatre compagnies sélectionnées. On vous les présente, en touchant deux mots des huit autres pour ne pas être accusés de favoritisme ! AM et JED

Christophe Chabert | Vendredi 20 novembre 2009

Effet de chocs

On a souvent pu croiser la compagnie Lanabel dans l'agglo (et ailleurs) au cours des dix dernières années. Pour Reconnaissance, Annabelle Bonnéry et François Deneulin (ils travaillent ensemble) présenteront un extrait de RAW.A.R, leur dernière création ayant pour thème principal le conflit. La chorégraphie, que nous avons pu découvrir la semaine dernière, se fait donc physique et violente : les trois danseurs (dont Annabelle Bonnéry elle-même, qui reprend le rôle de Marie Fonte pour ce week-end, cette dernière étant monopolisée par L'Homme à tête de chou) sont en tension permanente les uns par rapport aux autres, travaillant sur le choc et son intensité. Pour info, la pièce sera donnée dans son intégralité en janvier à l'espace Paul Jargot de Crolles et en mai à la Rampe.
Vendredi à 18h30

L'homme qui tombe à Pick

Né en 1970 en Israël, ancien danseur d'Ohad Naharin et du Ballet de l'Opéra de Lyon, Yuval Pick fonde sa propre compagnie, The Guest, en 2001. Il est à la fois un chorégraphe de l'abstraction et du plus concret des possibilités du corps humain. Expliquons ce paradoxe : à travers ses pièces (une demi-douzaine à ce jour), il s'efforce d'abstraire de la danse toute expressivité psychologique ou narration pour se concentrer sur le(s) corps en tant que champ de forces contradictoires, combinatoire de gestes, de chocs, de fulgurances et d'achoppements. Forces qui résonnent avec une intériorité méconnue de la conscience, une structure de la nature humaine, ou de la nature tout court, échappant aux mots mais peut-être pas à la danse. Celle de Yuval Pick est toujours à fleur d'explosion, toujours sous tension, toujours dans une recherche de soi ou de l'autre qui n'en finit pas de se relancer, de se rater, de s'élaborer différemment.
Vendredi à 19h

Étoiles filantes

Bouba Landrille Tchouda, en résidence à la Rampe depuis maintenant cinq ans, est parvenu à créer un univers propre de création en création : il évoque ainsi les fondamentaux du hip hop interpellés au contact de la culture brésilienne. Pour preuve, son dernier spectacle Meia Lua, construit entre la France et le Brésil, que nous avions amplement défendu dans ces mêmes colonnes. Bouba y élabore une chorégraphie dynamique, élancée et généreuse, avec un travail scénographique remarquable évoquant un musée la nuit. Une spectacle « pour renouer avec l'autre, l'amitié, la vie » comme il l'explique lui-même. Ce week-end, il en présentera un extrait que l'on espère représentatif de la force dégagée par l'ensemble.
Samedi à 18h.

Poésie dansée

Formée au ballet classique dès l'âge de cinq ans auprès du maître japonais Syuntoku Takagi, Kaori Ito part ensuite à New York pour étudier les techniques de Graham, Cunningham, Limon et Horton. Tour à tour interprète chez Découflé, Thiérrée ou au sein du ballet Preljocaj, elle est passée à la création chorégraphique l'année dernière : c'était avec Noctiluque, présenté à L'Hexagone en octobre 2008. On avait alors découvert une artiste prolixe à l'univers passionnant et visuellement riche. Pour Reconnaissance, elle présentera sa nouvelle pièce The island of no memories (dévoilée en juillet dernier à Prague) évoquant un autre monde appelé Isidora. Enfin, pour être complet, elle vient d'être engagée par Alain Platel au sein des Ballets C. de la B. pour sa prochaine production en 2010.
Samedi à 18h30

Le casting en entier

Pour être exhaustif, évoquons aussi les huit autres sélectionnés du concours. Le vendredi, David Wampach (association Achles) présentera Battement, « un questionnement sur la signification du grand battement, mouvement emblématique de la danse classique » ; Christophe Garcia (cie La [Parenthèse]) dévoilera Chercher l'intime sur notre « caractère individuel » ; Isida Micani & Spike (cie Akoma névé) leur Hana basé sur des anciennes coutumes d'Albanie et Marion Lévy (cie Didascalie) le spectacle En somme ! sur le thème du sommeil. Le samedi, on découvrira le Suisse Jozsef Trefeli avec Envedetté sur le culte de la célébrité ; Philippe Ménard avec Restless sur le corps ; Mickael Le Mer (cie S'Poart Hip Hop) avec « le très urbain » In vivo et enfin Sylvie Pabiot (cie Wejna) avec Rezo sur la notion de foule. Que ceux qui ont réussi à finir cette brève soient bénis.

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Quand la saison 20/21 joue les prolongations

SCENES | Depuis le 19 mai, les lieux de culture peuvent rouvrir et accueillir du public. Beaucoup de théâtres de Grenoble et de l'agglomération ont donc annoncé des spectacles à enfin voir dans leurs murs avant la traditionnelle pause estivale. Mais où aller ? Tentatives de réponses subjectives en 11 points – dont un très gros et très alléchant.

Aurélien Martinez | Lundi 17 mai 2021

Quand la saison 20/21 joue les prolongations

La MC2 en fête Quand l'immense MC2 revient dans le jeu après une longue période sans public (elle était fermée, comme tous les lieux de culture en France, depuis fin octobre), c'est avec un mois qui envoie du lourd ! « Plus de 20 propositions regroupant 50 représentations gratuites ou payantes vous seront ouvertes pour notre plus grande joie et votre plus grand plaisir », annonce le directeur Arnaud Meunier, qui proposera certains des spectacles et concerts de la saison ayant du être annulés. Et non des moindres : L'Étang de la passionnante metteuse en scène Gisèle Vienne avec Adèle Haenel sur le plateau ; 31 rue Vandenbranden du génial collectif bruxellois de danse-théâtre Peeping Tom en collaboration avec le prestigieux Ballet de l’Opéra de Lyon ; ou e

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Un petit miracle télévisé

Danse | "Miracles", le très beau dernier spectacle de Bouba Landrille Tchouda, est un peu sorti de l’ombre, il y a deux grosses semaines, à l’occasion d’une représentation professionnelle à la MC2. Toujours coupés du public, le chorégraphe grenoblois et ses danseurs seront les invités d’un programme télévisé lundi 29 mars.

Martin de Kerimel | Samedi 27 mars 2021

Un petit miracle télévisé

« Nous avions réussi à créer Miracles après le deuxième confinement. Une série de représentations devait suivre. Tout est tombé à l’eau et, malgré un bon accueil de la presse nationale, nous nous retrouvons avec une pièce que personne n’a vue. Nous sommes privés de ce que j’aime : présenter nos spectacles au plus grand nombre. » Ainsi nous parlait Bouba Landrille Tchouda au début du mois de février dernier, frustré de devoir subir la crise sanitaire et renoncer à présenter son travail dans des conditions "normales". Bien que les choses n’aient pas évolué sur ce point, le chorégraphe grenoblois sera mis en avant lundi 29 mars, à la télévision. Avec sa compagnie, Malka, il sera l’un des invités de Culturebox l’émission, le programme de la chaîne éphémère, animé par Daphné Bürki et Raphäl Yem à partir de 20h10. D’après nos informations, cela permettra de montrer un extrait de Miracles. « Une danse sous influence » Cette pièce met

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En attendant le public... (épisode 2)

SCENES | L'équipe du Petit Bulletin est repartie à la rencontre des compagnies de théâtre et de danse pour recueillir leurs impressions sur la crise sanitaire et l'évolution de leur travail au quotidien. Cinq d'entre elles nous ont répondu pour témoigner de leurs incertitudes persistantes, mais aussi, parfois, d'un relatif optimisme.

La rédaction | Vendredi 5 février 2021

En attendant le public... (épisode 2)

Yoann Bourgeois – Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2) « C’est difficile car cette crise a touché le cœur de nos activités. Mais c’est aussi difficile pour moi de dire que c’est difficile parce que je sais que beaucoup d’autres sont plus impactés que nous au CCN2, qui sommes une institution assez solide économiquement. Même si, bien sûr, notre économie repose beaucoup sur la diffusion – on tournait énormément –, presque totalement à l’arrêt depuis un an. » Pour Yoann Bourgeois, codirecteur du Centre chorégraphique national de Grenoble (en binôme avec Rachid Ouramdane), cette crise sanitaire a chamboulé énormément de choses, notamment au niveau artistique puisque trois de ses créations sont en suspens : Hurricane, pour le ballet de l’Opéra de Göteborg en Suède, répétée entre janvier et mars 2020 mais qui n’a pu pour l’instant être jouée que le soir de la première en mars (on devrait cependant la voir la saison prochaine à la MC2) ; I wonder where the dreams I don't remember go, pour la fameuse

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12 propositions pour une année de danse intense à Grenoble

Panorama de rentrée culturelle 2020/2021 | Avec des chorégraphes qu'on connaît (très) bien, des nouvelles têtes, des reprises... Il y aura de quoi faire cette saison dans l'agglomération grenobloise !

Aurélien Martinez | Lundi 19 octobre 2020

12 propositions pour une année de danse intense à Grenoble

Miracles Le très productif chorégraphe hip-hop (mais pas que) Bouba Landrille Tchouda, qu’au Petit Bulletin nous suivons avec plaisir depuis (presque) ses débuts (on en a écrit des lignes élogieuses sur ses spectacles !), dévoilera cet automne sa nouvelle création. Avec, comme souvent avec lui, une note d’intention pleine de beaux principes – extrait : « dans un dispositif scénique léger, trois interprètes exploreront, dans un va-et-vient entre l’intime et l’extérieur, la question de l’inter-dépendance, qui nous bouscule tout autant qu’elle nous enrichit ». D’accord ! AM Au Grand Angle (Voiron) mardi 10 novembre Au Théâtre municipal de Grenoble jeudi 12 et vendredi 13 novembre Loto3000

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"J’ai pas toujours dansé comme ça" : autoportrait d’un jeune danseur en feu

Danse | Arrivé à Grenoble en provenance du Cameroun alors qu'il n'avait que sept ans, Bouba Landrille Tchouda danse depuis qu'il est enfant. D'où l'idée et l'envie de présenter un solo sur son parcours.

Aurélien Martinez | Mardi 28 janvier 2020

« On n’avait pas besoin de cours de danse, on se jetait juste par terre sur le bitume et c’était tout de suite génial. On dansait pour être ensemble. » Son arrivée gamin à Grenoble depuis le Cameroun et le froid inattendu qui l’a saisi ; sa découverte de la danse et notamment de la capoeira qui a enrichi son hip-hop ; son premier spectacle vu au Cargo (aujourd’hui MC2) qui le fit carrément pleurer ; les rencontres qui, ensuite, changèrent sa vie (notamment Jean-Claude Gallotta)… Avec J’ai pas toujours dansé comme ça, le chorégraphe et danseur Bouba Landrille Tchouda propose un court solo dans lequel il raconte autant qu’il danse ses débuts – il va jusqu’en 2001, année de la fondation de la compagnie Malka. Un solo qui, paradoxalement, peut parler autant à celles et ceux qui le fréquentent et connaissent la vie culturelle grenobloise qu’aux autres, tant sa narration et ses questionnements embrassent large. Bouba Landrille Tchouda ne réécrit pas son histoire pour se donner le beau rôle, ce qui donne une réelle sincérité

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Concours Podium à La Rampe : let’s dance

Danse | Le concours de danse contemporaine (Re)connaissance fait peau neuve. Pour ce qui aurait dû être sa 10e édition, il revient sous le nom de Podium les 29 et 30 novembre à la Rampe (Échirolles). Marie Roche, directrice du Pacifique, lieu grenoblois consacré à la danse, décrypte les coulisses de cet événement dont sa structure est la productrice déléguée.

Nathalie Gresset | Mercredi 27 novembre 2019

Concours Podium à La Rampe : let’s dance

Avis aux amateurs de danse contemporaine : le concours (Re)connaissance, imaginé en 2009 par Le Pacifique, Centre de développement chorégraphique national de Grenoble, est de retour cette année avec une nouvelle formule et, surtout, un nouveau nom : Podium. Pendant deux soirées, six solos-duos et six pièces de groupes proposés par des compagnies françaises et européennes se succèderont à la Rampe (Échirolles), coréalisatrice de cet événement également soutenu par le CCN2. Comme pour tout concours qui se respecte, des récompenses couronneront les gagnants. Ainsi, samedi soir, les prix du meilleur solo-duo, de la meilleure pièce de groupe et du public (deux catégories confondues) seront décernés par un jury de professionnels et par les spectateurs aux trois compagnies qui ont su le plus se démarquer. Avec à la clef pour les lauréats : plusieurs dates de représentation chez les dix-sept salles de spectacle partenaires du concours – qui ont sélectionné en amont les pièces présentées pendant l’événement – et chez des structures voisines, qui programmeront aussi les performances des compagnies gagnantes. Dynamiser la diffusion de la danse

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Danse : nos huit coups de cœur de la saison

Panorama de rentrée culturelle 2019/2020 | Un programme entre solo, chorégraphie de groupe, reprise bienvenue ou encore concours tourné vers l'avenir.

La rédaction | Mardi 17 septembre 2019

Danse : nos huit coups de cœur de la saison

Vertikal À chaque spectacle, Mourad Merzouki confronte la danse hip-hop à une difficulté qui lui donne matière à création. Ce furent la musique baroque (Boxe, boxe), les arts numériques (Pixels) ; voici qu'il titille la verticalité du plateau avec des murs mouchetés de prises d'escalade et des déplacements latéraux. Si, au début, ses danseurs sont trop la démonstration de tous les mouvements possiblement réalisables avec cette contrainte et que le chorégraphe multiplie les séquences de danse qu'il superpose (on ne sait plus où et qui regarder), peu à peu, il oublie l'épate et se dégage alors une sensation d'apesanteur : les interprètes s'emparent des accroches du mur avec une facilité feinte. Et sa troupe respire avant d'embrayer sur un bouquet final saisissant. À la MC2 du mercred

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Avec Bouba Landrille Tchouda, les amateurs mènent la danse

Danse | Samedi 2 juin aura lieu à l’Heure bleue la première de "Vies violences – Les gens d’à côté", création montée par la compagnie Malka avec des danseurs amateurs. Le chorégraphe Bouba Landrille Tchouda nous en dit plus.

Alice Colmart | Mardi 29 mai 2018

Avec Bouba Landrille Tchouda, les amateurs mènent la danse

Au Petit Bulletin, on connaît bien le travail entre hip-hop et danse contemporaine du chorégraphe Bouba Landrille Tchouda. Mais avec Les gens d’à côté, deuxième épisode de son triptyque Vies violences, ce dernier a changé de créneau. « C’est un projet qui me tenait à cœur depuis la création de la compagnie Malka. Je voulais construire un spectacle réunissant seulement des amateurs dont aucun ne serait auditionné à l’avance » nous explique-t-il. Ainsi, depuis plusieurs mois, des jeunes participants venus de Grenoble, Échirolles et Saint-Martin-d’Hères répètent ensemble sur le thème sensible qu’est la violence. « On a réfléchi en groupe sur ce qui pouvait nous interpeler, nous comme nos voisins, comme étant violent. Et on a monté une chorégraphie qui ne raconte pas la violence mais esquisse des sensations de violence...» Des danseurs, des vrais Si le travail mené tout au long des répétitions avec ces amateurs « n’a pas été le même qu’avec des professionnels », Bouba Landrille Tchouda n’a pourtant pas lésiné sur le niveau d’exigence. « Tu nous

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[re]connaissance : danse avec les stars (de demain)

Danse | Vendredi 24 et samedi 25 novembre aura lieu à la Rampe d’Échirolles la nouvelle édition du concours [re]connaissance : un formidable moyen de découvrir ce qu’il se fait aujourd’hui en danse contemporaine. Et de voter pour son coup de cœur !

Aurélien Martinez | Mardi 21 novembre 2017

[re]connaissance : danse avec les stars (de demain)

La dernière édition avant que tout ne change, avant « le virage de la dixième édition » : voilà comment Marie Roche, nouvelle directrice du centre de développement chorégraphique grenoblois le Pacifique, qui se retrouve donc porteuse du concours que ce même Pacifique a cocréé en 2009 (avec la Maison de la danse de Lyon), nous présente ce [re]connaissance 2017 pensé avec la Rampe d’Échirolles (qui l’accueille une nouvelle fois) et le Centre chorégraphique national de Grenoble (installé dans la MC2). Un événement, on le rappelle pour les oublieux ou les nouveaux venus, temps fort de la danse dans la région, qui a pour but de promouvoir les compagnies professionnelles en manque de reconnaissance, que ce soit de la part du public ou des professionnels – « l’objectif visé est davantage la confirmation de talents que la découverte de compagnies émergentes » (extrait de l’édito). Danse sans frontières Concrètement, sur deux soirées, douze compagnies (nationales et internationales – Afrique du sud, Irlande, A

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Le hip-hop dans la chair avec le festival Hip-Hop don’t stop

Danse | Du jeudi 16 au dimanche 19 février, le hip-hop va briller à Saint-Martin-d’Hères avec la première édition du festival Hip-Hop don’t stop. On vous en dit plus.

Charline Corubolo | Mardi 14 février 2017

Le hip-hop dans la chair avec le festival Hip-Hop don’t stop

Pour les aficionados, Saint-Martin-d’Hères est le terreau fertile du hip-hop depuis la fin des années 1980. Mais pour le quidam, cette commune n’est pas forcément connue comme le terrain de jeu des breakers. Pour réveiller cet esprit, Vincent Villenave de l’Heure bleue, ainsi que la compagnie martinéroise Citadanse, organisent du 16 au 19 février le festival Hip-hop don’t stop. Le chorégraphe et danseur Bouba Landrille Tchouda est le parrain de cette première édition qui s’annonce riche et table sur la transmission. Du jeudi au samedi, sur la scène de l’Heure bleue, se succéderont plusieurs créations locales et nationales, avec cette volonté de dévoiler un hip-hop contemporain allant au-delà de la danse pour questionner le regard. On retrouve ainsi le jeudi Citadanse avec Quand le regard parle, la compagnie A-tika pour un hip-hop féminin et les Lézards Dorés qui s’aventurent sur le registre de Bach. Le vendredi, c’est la compagnie Dyptik qui nous entraîne Dans l’engrenage. Et comme il n’y a pas de hip-hop sans battle, huit crews s’affronteront

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[re]connaissance : fraternité dansée

SCENES | Les amateurs de danse, de découverte et/ou de concours ont rendez-vous vendredi 25 samedi 26 novembre à la Rampe d'Échirolles. Et, franchement, ça vaut le coup !

Aurélien Martinez | Mardi 22 novembre 2016

[re]connaissance : fraternité dansée

En 2007, Ségolène Royal vantait les vertus de la démocratie participative, « productrice d’intelligence » selon elle. Politiquement, on ne se prononcera pas trop ; mais artistiquement, on est plus que d’accord. Et la huitième édition de concours [re]connaissance nous le prouvera une nouvelle fois. Soit, sur deux jours, douze compagnies professionnelles qui proposeront une pièce d’une durée de 25 minutes maximum. Si, après les avoir toutes vues, un jury décidera de deux des prix, le public pourra s’exprimer sur un troisième – le bien nommé « prix du public » (la vie est bien faite). Mais, au-delà de cet aspect participatif, cet événement est à chaque fois une petite fête en soi, passionnante, offrant ainsi aux spectateurs un panel assez large de ce qui se fait aujourd’hui en danse contemporaine. Tout ça pour la modique somme de 10 euros les deux soirées (ou 6 l’une). « Youpi » comme aurait pu dire Ségolène Royal si on lui avait demandé son avis. [re]connaissance À la Rampe (Échriolles) vendredi 25 à 19h et samedi 26 novembre à 17h30

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Danse : les cinq spectacles à ne pas louper cette saison

Panorama 2016/2017 | Avec des nouveautés, des reprises, des stars et même un concours. Suivez-nous.

Aurélien Martinez | Lundi 24 octobre 2016

Danse : les cinq spectacles à ne pas louper cette saison

Pindorama La Brésilienne Lia Rodrigues, chorégraphe des émotions à fleur de peau et du dépassement des limites du corps, voit la danse comme un combat. Après des passages à la Rampe ou à l’Hexagone, elle sera cette saison à la MC2 avec un Pindorama (un mot qui, dans la langue tupi, désigne le Brésil d’avant la colonisation) que nous n’avons pas vu mais qui nous intrigue fortement. Attention, choc possible, surtout que le dispositif scénique (qu’on ne dévoilera pas) fera tout pour le renforcer. À la MC2 du mercredi 16 au vendredi 18 novembre ______ [re]connaissance Un concours de danse ? Oui ! Sur deux soirs, douze compagnies de toute la France (voire de l’étranger pour certaines) présentent une pièce courte pour trois à cinq danseurs. Un temps fort appréciable vu la diversité remarquable que l’on découvre chaque année dans la salle qui accueille le concours. Et un temps fort ludique, les spectateurs étant amenés à voter pour décerner l’un des trois prix qui, justement, offriront une im

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Regardez-les danser à [re]connaissance

SCENES | Zoom sur la nouvelle édition du concours qui propose, vendredi et samedi, « deux soirées d'effervescence autour de la danse ».

Aurélien Martinez | Mardi 17 novembre 2015

Regardez-les danser à [re]connaissance

« On s’intéresse à une catégorie pas facile à définir et dont les professionnels s’occupent peu. » Voilà comment Christiane Blaise, directrice du Centre de développement chorégraphique grenoblois le Pacifique, définit la ligne du concours [re]connaissance qu’elle a contribué à créer en 2009 avec la Maison de la danse de Lyon. Comprendre qu’on est dans un entre-deux : après l’émergence (les artistes programmés ne sont plus des débutants) mais avant le statut de ponte de la danse. Il s’agit donc d’offrir au public un panorama large de ce qui se fait aujourd’hui en danse contemporaine et, par ricochet, de « rendre visible la diversité de la création ». Sur deux soirs, douze compagnies de toute la France (voire de l’étranger pour quatre d’entre elles) présenteront ainsi une pièce courte pour trois à cinq danseurs. Un temps fort appréciable vu la diversité remarquable que l’on découvre chaque année dans la salle qui accueille le concours. Et un temps fort ludique, les spectateurs étant amenés à voter pour décerner l’un des trois prix qui, justement, offriront une importante reconnaissance aux lauréats. AM [re]connaissance, vendr

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Danse : une saison, cinq spectacles

SCENES | On a épluché les programmations des différentes salles de l'agglo qui proposent de la danse. On a retenu cinq propositions, à base d'Akram Khan, de Kaori Ito, de Josette Baïz, d'Arcosm ou encore de Chicos Mambo.

Aurélien Martinez | Lundi 14 septembre 2015

Danse : une saison, cinq spectacles

Sublime « Arcosm, une nouvelle compagnie en résidence pour trois saisons » : voilà, la plaquette de la Rampe d’Échirolles confirme la nouvelle. L’excellente nouvelle même, le danseur et chorégraphe Thomas Guerry et le musicien et compositeur Camille Rocailleux ayant mis en place en presque quinze ans un univers artistiquement fort matérialisé notamment dans Echoa, leur plus grand succès, ou dans des pièces aussi originales que, par exemple, La Mécanique des anges. Un univers où la danse côtoie la musique le plus simplement du monde, comme une évidence. On pourra donc suivre de près la naissance de leurs deux prochaines créations présentées sous forme d’un dytique : Sublime cette saison, proposition tout public pour quatre interprètes sur le paraître, l’apparence et toutes les dérives qui en découlent, et Subliminal à l’automne 201

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Kaori Ito : sublimissito

SCENES | Kaori Ito est une danseuse littéralement exceptionnelle, à la technique remarquable. Elle a ainsi étudié le ballet classique au Japon dès ses cinq ans avant de (...)

Aurélien Martinez | Mardi 10 mars 2015

Kaori Ito : sublimissito

Kaori Ito est une danseuse littéralement exceptionnelle, à la technique remarquable. Elle a ainsi étudié le ballet classique au Japon dès ses cinq ans avant de partir à l’âge adulte vers les États-Unis pour poursuivre sa formation. On la verra ensuite dans de nombreuses créations de chorégraphes européens renommés : Philippe Decouflé, Angelin Preljocaj, James Thierrée, Alain Platel… Chaque fois, quoi que l’on pense de la pièce, elle illumine le plateau – la MC2 l’avait même mise en première page de sa plaquette de la saison 2010-2011 avec une photo extraite du Out of context de Platel. C’est dire qu’en décidant de faire un portrait chorégraphique de Kaori Ito, le metteur en scène et chorégraphe Aurélien Bory avait toutes les cartes en main pour créer un très beau spectacle. C’est justement ce qu’il a fait : son Plexus (littéralement « réseau de filets nerveux ou de vaisseaux ») est un

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Une heure avec Kaori Ito

SCENES | C’est beau. C’est même très beau. Splendide quoi. Plexus, le spectacle que le touche-à-tout de génie Aurélien Bory (il se catalogue dans le théâtre visuel, même si (...)

Aurélien Martinez | Mardi 6 janvier 2015

Une heure avec Kaori Ito

C’est beau. C’est même très beau. Splendide quoi. Plexus, le spectacle que le touche-à-tout de génie Aurélien Bory (il se catalogue dans le théâtre visuel, même si le mot chorégraphe, sans doute trop réducteur à ses yeux, lui va comme un gant) a conçu pour la danseuse japonaise Kaori Ito, est une fabuleuse réussite plastique. « Faire le portrait de Kaori Ito est d'abord pour moi un portrait de son corps. Ce n'est pas l'étude anatomique qui m'intéresse ici, mais la mémoire d'un corps travaillé, les traces de la danse à l'intérieur de ce corps vivant. » Dans une scénographie hypnotique jouant sur la disparition, la danseuse devient une marionnette grandeur nature tirée par de nombreux fils. En moins d’une heure, elle passera ainsi de poupée mécanique à artiste libérée de tous les carcans. Plexus, vendredi 13 et samedi 14 mars à l’Hexagone (Meylan)

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« Une fête de la danse »

SCENES | Sixième édition pour le concours [re]connaissance qui vise à promouvoir la danse contemporaine auprès d’un large public. Une aventure passionnante, généreuse et capitale. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 18 novembre 2014

« Une fête de la danse »

Chaque année, la salle qui accueille sur deux jours le concours [re]connaissance affiche complet (ou presque). « On a été surpris dès la première fois ! » explique Christiane Blaise, directrice du Pacifique et co-créatrice de l’événement (avec la Maison de la danse de Lyon). « Il y a tout de suite eu une vitalité gourmande. » On y est allés plusieurs fois : on confirme ! Chaque année, le public peut ainsi découvrir douze compagnies aux esthétiques variées (« on n’a jamais eu d’a priori quant au type de danses proposées ») et voter pour sa favorite grâce à l’un des trois prix délivrés – les deux autres étant décernés par un jury de professionnels. « Valoriser le regard du public » « On a voulu dès le début que ça soit une fête de la danse très conviviale. C’est important de valoriser le regard du public ; qu’expert ou pas, il puisse se positionner. Avec souvent d’ailleurs une autre sensibilité qui nous fait sortir de notre petit milieu de programmateurs, de professionnels... » Les trois lauréats bénéficient ensuite d’une tournée dans toute la France. Car le but est, depuis le début, « de mieux accompagner les compagnies da

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Un autre à toutes les sauces

SCENES | On l’a déjà écrit, mais qu’importe : oui, les notes d’intention de certains spectacles de danse ressemblent à des dissertations de philo élaborées à coups de (...)

Aurélien Martinez | Mardi 11 mars 2014

Un autre à toutes les sauces

On l’a déjà écrit, mais qu’importe : oui, les notes d’intention de certains spectacles de danse ressemblent à des dissertations de philo élaborées à coups de poncifs censés légitimer une démarche. La Preuve par l’autre, dernière création du passionnant Bouba Landrille Tchouda (ex artiste en résidence à la Rampe), en est une belle illustration. Le chorégraphe a de nouveau choisi le thème de l’altérité pour une pièce construite autour de trois points de vue : le sien donc, mais aussi ceux des chorégraphes Farid Berki et Anne Nguyen. À lui ensuite de lier l’ensemble, avec cette idée de l’autre comme fil conducteur. Pourquoi pas… Sauf que certains passages sont on ne peut plus didactiques, illustrant platement le sujet, ou travaillés simplement pour faire un tout (et ne pas donner l’impression d’assister à trois pièces différentes), quand d’autres semblent dégagés de toute contrainte. C’est justement dans ceux-c

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Boum annuelle

SCENES | Cinquième édition pour le concours [re]connaissance, que l’on a vu naître et grandir avec bonheur. Il faut dire que le gamin était d’emblée prédestiné à une belle (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 15 novembre 2013

Boum annuelle

Cinquième édition pour le concours [re]connaissance, que l’on a vu naître et grandir avec bonheur. Il faut dire que le gamin était d’emblée prédestiné à une belle carrière : ses parents (le Pacifique à Grenoble et la Maison de la danse à Lyon) avaient bien fait les choses en 2009 pour annoncer sa venue au monde, en convoquant une quinzaine de parrains (des théâtres, des centres chorégraphiques, ...) à venir présenter en tout douze compagnies au public et à un jury. Une fête organisée le temps de deux soirées à l’Hexagone de Meylan, pendant lesquelles on a pu se confronter à différents univers. Quatre ans plus tard, après des éditions organisées dans diverses salles de la région, retour à l’Hexagone, avec sensiblement le même principe (même s’il y a un peu de plus de partenaires venus se greffer sur la photo de famille). À savoir deux soirées où onze pièces en tout (dont une jeune public cette fois-ci) seront soumises aux votes du jury et du public, afin de permettre la reconnaissance

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"Têtes d’affiche" : Bouba Landrille Tchouda en haut du podium

Danse | Après le défi conséquent que constituait Un Casse-noisette, précédente pièce de la compagnie Malka présentée en décembre à la MC2, il pourrait être aisé de voir en Têtes (...)

Damien Grimbert | Vendredi 29 mars 2013

Après le défi conséquent que constituait Un Casse-noisette, précédente pièce de la compagnie Malka présentée en décembre à la MC2, il pourrait être aisé de voir en Têtes d’affiche une simple respiration. À tort. Porté plus ou moins par les mêmes interrogations que dans ses précédents travaux (notre rapport à l’autre et les motivations profondes qui influent sur l’évolution de celui-ci), Bouba Landrille Tchouda en offre pourtant à travers cette nouvelle pièce une déclinaison inédite, qui passe par un retour à une forme plus épurée, mais également une approche plus émotionnelle et directe. En s’appuyant sur un groupe témoin, une communauté de fait ne reposant sur aucun lien préétabli, il observe, partagé entre empathie et ironie rieuse, la quête d’identité individuelle forcenée et ses différentes manifestations, du besoin inné de séduction à la compétitivité exacerbée, en passant par la nécessaire mise à nu et les risques qu’elle induit. Résumé ainsi, cela pourrait paraître pesant, mais il n’en est pourta

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Badaboum

SCENES | Yuval Pick, qui a succédé à Maguy Marin à la tête du Centre chorégraphique de Rilleux-la-Pape, est un chorégraphe que l’on apprécie beaucoup – on n’avait pas tari (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 9 janvier 2013

Badaboum

Yuval Pick, qui a succédé à Maguy Marin à la tête du Centre chorégraphique de Rilleux-la-Pape, est un chorégraphe que l’on apprécie beaucoup – on n’avait pas tari d’éloges sur son Score, présenté au Pacifique la saison passée. Mais Folks, sa dernière création dévoilée en septembre à la Biennale de la danse de Lyon, tourne malheureusement à la catastrophe, lâchant sept danseurs dans un vide presque total d’écriture, d’intention, d’intensité (pourtant le point fort du chorégraphe dans ses pièces précédentes)… Prenez-vous par la main, faites un pas en avant, un pas en arrière, un pas sur le côté. On dirait de la chansonnette pour enfants, et guère plus… Si jamais le cœur vous en dit, rendez-vous le jeudi 4 avril à la Rampe d’Échirolles.

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Dommage

SCENES | Kaori Ito est une danseuse épatante, qui éblouit littéralement le plateau de sa présence lorsqu’elle est simple interprète – Iris de Decouflé, Out of context de (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 9 janvier 2013

Dommage

Kaori Ito est une danseuse épatante, qui éblouit littéralement le plateau de sa présence lorsqu’elle est simple interprète – Iris de Decouflé, Out of context de Platel, Au revoir parapluie de James Thierrée... Problème : être une interprète de haut niveau ne veut pas forcément dire que l’on est chorégraphe. La preuve une nouvelle fois les jeudi 16 et vendredi 17 mai à l’Hexagone de Meylan, où elle présentera notamment un Solos très ampoulé et vide. Dommage, car à chaque fois, on espère.

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Bouba light

SCENES | La pièce Têtes d’affiche, créée juste avant Un Casse-noisette et encore inédite dans la région, « parle du besoin parfois maladif de tout faire dans la vie pour (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 9 janvier 2013

Bouba light

La pièce Têtes d’affiche, créée juste avant Un Casse-noisette et encore inédite dans la région, « parle du besoin parfois maladif de tout faire dans la vie pour être le premier, même s’il faut écraser l’autre » comme nous l’expliquait Bouba Landrille Tchouda en décembre dernier. Un travail beaucoup moins lourd que son précédent (Un Casse-noisette donc), à découvrir le 15 février à l’Espace Paul Jargot de Crolles, et le 5 avril à l’Amphithéâtre du Pont-de-Claix.

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L’étrange Noël de Mister Bouba

SCENES | Le chorégraphe estampillé hip-hop Bouba Landrille Tchouda débarque avec sa version du ballet "Casse-noisette", qu’il a tout simplement intitulée "Un Casse-noisette". Un spectacle élancé et coloré qui surprend autant qu’il séduit. Rencontre. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 30 novembre 2012

L’étrange Noël de Mister Bouba

À Grenoble, on connaît bien Bouba Landrille Tchouda, toutes ses créations ayant été présentées dans l’agglo (notamment à la Rampe d’Échirolles, où il fut en résidence pendant huit ans). Aujourd’hui, plus de quinze ans après ses débuts à Saint-Martin-d’Hères, le chorégraphe à la tête de la compagnie Malka monte Casse-noisette, l’un des incontournables de l’histoire de la danse : une surprise, tant ses précédentes chorégraphies semblent loin de l’univers du ballet-féerie de Tchaïkovski datant de 1892. « Je suis arrivé à un moment de mon parcours où j’ai éprouvé le besoin de me confronter à ces œuvres qui traversent les temps sans jamais être écorchées. Et il y a eu tellement de versions que je me suis senti assez libre et tranquille d’en proposer une nouvelle. » Un projet qui murissait en lui depuis dix ans, et qu’il se sent capable d’assumer, aujourd’hui. « C’est une pièce très différente dans mon parcours, c’est presque un ovni. Toutes mes précédentes pièces sont issues de mon imagina

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Et les lauréats sont...

SCENES | Le week-end dernier avait lieu la quatrième édition du concours [re]connaissance, axé sur la danse contemporaine (pour les oublieux, souvenez-vous, c’était la (...)

Aurélien Martinez | Lundi 26 novembre 2012

Et les lauréats sont...

Le week-end dernier avait lieu la quatrième édition du concours [re]connaissance, axé sur la danse contemporaine (pour les oublieux, souvenez-vous, c’était la une du Petit Bulletin de la semaine passée). Une édition qui a connu un très grand succès public. Niveau palmarès, le premier prix du jury est allé à la compagnie Dans6T de Bouziane Bouteldja (photo), et le deuxième prix du jury à Noé Soulier. Deux choix compréhensibles, Bouziane Bouteldja offrant un hip-hop original qui ne demande qu’à grandir, et Noé Soulier une proposition radicale qui a le mérite de surprendre. Quant aux spectateurs, la majorité d’entre eux s'est reportée sur la compagnie grenobloise Épiderme de Nicolas Hubert, qui a donc obtenu le prix du public. Une récompense grandement méritée, la pièce (re)flux étant l’une des plus intéressantes et pertinentes que l’on ait pu voir sur les deux jours. Les trois lauréats tourneront dans toute la France la saison prochaine. Q

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Du côté de Bouba

SCENES | Le secteur de la danse repose sur une économie fragile. Des chiffres mis en avant par la NACRe (Nouvelle agence culturelle régionale) montrent que la durée (...)

Aurélien Martinez | Lundi 19 novembre 2012

Du côté de Bouba

Le secteur de la danse repose sur une économie fragile. Des chiffres mis en avant par la NACRe (Nouvelle agence culturelle régionale) montrent que la durée de vie d’une création en Rhône-Alpes est d’environ deux représentations, quand on monte à sept pour le théâtre. Un constat lapidaire datant déjà de cinq ans, qui masque pourtant une réalité plus disparate : ce n’est pas parce qu’un spectacle tourne que tout roule. Ainsi, qu’en est-il des artistes qui, aujourd’hui, semblent avoir une renommée suffisante pour pouvoir créer librement ? Eh bien ils doivent aussi se battre, comme nous l’explique Carlos Orube-Caldevilla, administrateur de la compagnie Malka de Bouba Landrille Tchouda. Ce dernier est un artiste isérois qui fut notamment en résidence à la Rampe d’Échirolles, qui participa à la première édition de [re]connaissance en 2009, et qui vient de créer Un Casse-Noisette, sa version du ballet convoquant cette fois-ci l’esthétique hip-hop. Sur le plateau, douze danseurs : un choix que tous les chorégraphes ne peuvent pas se permettre. « Monter une pièce avec douze interprètes, c’est un projet important pour une compagnie indépendante assure C

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[re]connaissance pratique

SCENES | Le concours : vendredi 23 novembre à 18h30, et samedi 24 à 17h30, à la Rampe d’Échirolles. Le public vote chaque soir. Délibération du jury le samedi vers 22h, (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 16 novembre 2012

[re]connaissance pratique

Le concours : vendredi 23 novembre à 18h30, et samedi 24 à 17h30, à la Rampe d’Échirolles. Le public vote chaque soir. Délibération du jury le samedi vers 22h, pour une proclamation des résultats à 23h. Tarifs : 6 euros la soirée, 10 euros pour les deux. Restauration rapide et buvette sur place. Les compagnies sélectionnées : David Gernez, Lucie Augeai –  compagnie Adequate [86] ; Christian et François Ben Aïm – compagnie CFB451 [94] ; Nicolas Hubert – compagnie Epiderme [38] ; Olé Khamchanla – compagnie Kham [69] ; Laurent Falguieras – compagnie Pic la Poule [86] ; Panagiota Kalimani, Filipe Lourenço, Emilio Urbina, Rafael Pardillo – The Plant Collective [18] ; Cyril Viallon – compagnie Caryatides [59] ; Kevin Jean [75] ; Marie Cambois [54] ; Hervé Maigret – compagnie ngc25 [44] ; Bintou Dembélé – compagnie La Rualité [75] ; Noé Soulier – Compagnie WP Zimmer [BE] Le jury : Michèle Paradon, directrice artistique de l’Arsenal-Metz (présidente du jury) ; Françoise Rougier, experte en danse ; Gie Baguet, directeur du Frans brood Productions (Belgique) ; Laura Etxebarria, directrice artistique de la Sala la fundicion

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À vos marques, prêts, votez !

SCENES | Montrer ce qu’il se fait aujourd’hui en France au niveau chorégraphique : tel est le pari du concours [re]connaissance, qui en est à sa quatrième édition. Ce week-end, sur deux soirs, le public pourra ainsi découvrir douze compagnies différentes et, cerise sur le gâteau, voter pour celle qu’il préfère. C’est beau la démocratie ! Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 16 novembre 2012

À vos marques, prêts, votez !

La danse, c’est sympa, mais c’est quand même compliqué. Compliqué pour les compagnies, car la plupart ne tournent pas beaucoup ; voire pas du tout. Et du coup, par ricochet, compliqué pour le public, qui n’arrive pas toujours à trouver des spectacles aux esthétiques variées – sauf si, bien sûr, on habite dans une grande ville. En 2009, nous avions donc vu d’un bon œil le projet impulsé par le Pacifique de Grenoble et la Maison de la danse de Lyon. Ensemble, les deux structures avaient créé le concours [re]connaissance. Le principe ? Sur deux soirs, douze compagnies présentaient un extrait d’une pièce récente (ou la pièce en entier si elle n’excédait pas 25 minutes), et un jury de professionnels décernait deux prix à leurs favorites. Quant aux spectateurs, ils avaient leur mot à dire avec le prix du public. Une fois les choix dévoilés, le processus s’enclenchait pour les trois lauréates, avec une tournée assurée dans la plupart des lieux partenaires (quatorze à l’époque) : une belle exposition. La première édition s’était tenue à l’Hexagone de Meylan, devant une sal

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Let’s dance

SCENES | Initié par le Pacifique, l’évènement "Concentré de danses" propose, sur une semaine, plusieurs créations autour... de la danse ! Avec notamment la venue du chorégraphe Yuval Pick. Aurélien Martinez, avec Jean-Emmanuel Denave (sur Yuval Pick)

Aurélien Martinez | Jeudi 10 mai 2012

Let’s dance

Un nouveau festival à Grenoble, ville déjà bien fournie en la matière ? Non, plutôt « un temps fort » explique l’équipe du Pacifique, qui, dans la lignée du concours [re]connaissance qu’elle a impulsé, évoque « la suite du développement de ses missions de Centre de développement chorégraphique ». Un CDC avant tout présenté comme « un lieu de fabrique et d’accompagnement pour les compagnies de danse contemporaine ». Il ne rentre donc pas dans la case des salles classiques principalement centrées sur la diffusion de spectacles, activité qui permet au grand public d’identifier un établissement culturel. Ce Concentré de danse offre ainsi de la lumière à une structure grenobloise méconnue. Sur cinq soirs, en partenariat avec l’Amphithéâtre de Pont-de-Claix (qui accueillera un spectacle), le public pourra découvrir des propositions originales, pensées par des artistes atypiques. Notamment Julyen Hamilton, performeur et chorégraphe de renom qui travaille beaucoup sur l’improvisation ; Agnès Izrine, ancienne danseuse devenue r

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Save the date

SCENES | Trois autres propositions cette semaine à même d’exciter l’amateur de danse contemporaine. AM

François Cau | Vendredi 4 février 2011

Save the date

L’art du bondissementOn en a déjà beaucoup parlé (allez faire un tour sur note site web) ; on en remet une dernière couche avant son passage à l’Hexagone : la danseuse et chorégraphe Kaori Ito, interprète chez Platel, Découflé, Thiérrée and co, dévoilera cette semaine The Island of no memories, sa troisième création. Elle reprendra la petite forme créée pour la première édition du concours [re]connaissance, forme qui lui avait valu le premier prix. Et évoquera ainsi l’histoire « d'un homme qui veut oublier la routine de sa vie », avec nombre d’images et de fils narratifs – du moins, c’est ce qu’on a déduit de sa prestation au concours.Mardi 15 et mercredi 16 à 20h, à l’Hexagone (Meylan). Plastiquement hypnotiqueFidèle à son processus de création, la chorégraphe grenobloise Anne-Marie Pascoli avait mis en place au cours des derniers mois plusieurs chantiers ouverts au public pour présenter ses différentes étapes de travail menant à la pièce Oui. Cela nous a permis d’appréhender au mieux la scénographie passionnante : une série de tubes transparents qui permet des combinaisons infinies de jeu en

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À l’intérieur

SCENES | Intervenant régulier en Maison d’arrêt depuis plus d’une dizaine d’années, il semblait logique que Bouba Landrille Tchouda, au vu des interrogations qui (...)

François Cau | Lundi 15 novembre 2010

À l’intérieur

Intervenant régulier en Maison d’arrêt depuis plus d’une dizaine d’années, il semblait logique que Bouba Landrille Tchouda, au vu des interrogations qui parcourent son travail de chorégraphe, se penche un jour sur la question de l’enfermement. C’est désormais chose faite avec sa nouvelle création, Murmures, un duo aux côtés du danseur Nicolas Majou présenté la semaine dernière au Théâtre National de Chaillot, et cette semaine à La Ponatière d’Echirolles, dans le cadre de JeudIsèreDanse. Pas question pour autant de plonger tête la première dans les nombreux clichés trop souvent utilisés pour restituer l’âpreté de l’univers carcéral : « Je n’avais pas envie de dire « c’est une pièce sur la prison », de mettre des barreaux aux fenêtres, de rentrer dans un schéma où un danseur joue le méchant et l’autre le gentil… Je voulais au contraire me protéger un peu de ça, prendre du recul, éviter d’être trop dans le jugement, ou dans l’émotion… Ce que j’ai simplement voulu livrer, c’est la douleur d’être enfermé. À certains moments d’ailleurs, on a plus l’impression de voir un hôpital psychiatrique, à d’autres des personnes handicapées, enfermées dans leur corps… » Si l’on n’a pu voir pour l

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« Cet environnement m’a beaucoup fait grandir »

SCENES | Rencontre avec Bouba Landrille Tchouda

Damien Grimbert | Lundi 15 novembre 2010

« Cet environnement m’a beaucoup fait grandir »

Danseur hip-hop autodidacte, Bouba Landrille Tchouda entame son parcours de chorégraphe en 1995, année où il fonde sa première compagnie, ACA avec Habib Adel, et crée sa première chorégraphie, le duo Hold-Up. Peu de temps après il fait la rencontre de Jean-Claude Gallotta, puis de Colette Priou, auprès desquels il approfondit sa curiosité pour la danse contemporaine. Nous sommes en 1996, et le maire de Saint-Martin-d'Hères découvre soudainement, via un article de Libé, que deux jeunes du coin viennent régulièrement mettre le feu aux festivals hip-hop parisiens. « D’un coup, les gens ont commencé à s’intéresser à nous, à trouver qu’on était des jeunes intéressants, pas des voyous, ou en tout cas pas totalement...» À partir de 1998, Bouba rejoint la compagnie Accrorap, alors basée à Besançon, puis 3 ans plus tard, en 2001, fonde la compagnie Malka aux côtés d'Eric Mezino. S'en suit la première création de la compagnie Paroles de Sable, Paroles de Vent. Puis Mezino déménage à Niort, laissant Bouba seul aux commandes. En 2004, nouveau tournant pour le chorégraphe. Alors directrice de la Rampe, Eliane Baracetti lui propose

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En quête

SCENES | Danseur chorégraphe et directeur artistique de la compagnie Malka, Bouba Landrille Tchouda présente à la Ponatière d’Echirolles sa nouvelle création, Murmures et termine dans quelques mois sa résidence à La Rampe. On l’a rencontré pour faire le point. Propos recueillis par Damien Grimbert

François Cau | Lundi 15 novembre 2010

En quête

Petit Bulletin : À quel moment avez-vous décidé de tout investir dans la danse ?Bouba Landrille Tchouda : Au moment où je me suis rendu compte que je pouvais dire des choses avec ma danse, sans parler, sans ouvrir la bouche, simplement en dansant. C’est à ce moment-là que la danse a commencé à devenir quelque chose de sérieux pour moi. Je n’ai jamais vraiment été un bon orateur, au contraire, parler en public me foutait un trac de fou. La danse hip-hop m’a permis de me découvrir, de voir que j’étais quelqu’un, que j’existais moi aussi, que je pouvais parler, dire des choses, et pas que des choses légères, avec cette danse-là. Le premier déclic, ça a été le "freestyle", le cercle dans lequel tu dois passer. Il s’est passé 5 ans entre le moment où j’ai commencé à danser hip-hop, et le moment ou je suis passé pour la première fois dans le freestyle. Tellement j’angoissais, tellement j’avais peur de mal faire, tellement je croyais que mon cœur allait s’arrêter. La première fois que je suis passé là-dedans, je me suis senti… fort, je me suis dit "plus rien ne peut m’atteindre", il y a une barrière immense qui est tombée. J’allais toujours à l’é

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La danse dans tous ses états

SCENES | Offrir une plus grande visibilité aux nouvelles propositions chorégraphiques : voilà la mission à laquelle s’attelle ce week-end le concours Reconnaissance impulsé par le Pacifique (Grenoble) et la Maison de la danse (Lyon). Sur deux soirées, on pourra ainsi découvrir une douzaine d’extraits et de formes courtes. Un pari intéressant qu’on ne manquera pas de suivre avec intérêt. Aurélien Martinez

François Cau | Vendredi 20 novembre 2009

La danse dans tous ses états

Elles sont douze, belles, jeunes et fringantes. Pleines d’envie et de désirs, roulant des mécaniques pour nous séduire, nous retourner, nous percuter. En moins de trente minutes, elle nous dévoileront chacune une forme courte ou un extrait censé représenter au mieux leur univers chorégraphique. Elles, ce sont les compagnies participant au concours Reconnaissance : un événement original qui s’aventure sur des sentiers en voie de défrichement, en présentant, sur deux soirées, une succession de douze pièces courtes de talents chorégraphiques confirmés mais en mal de reconnaissance (cinq le vendredi, sept le samedi) ; le tout à un tarif défiant toute concurrence (six euros la soirée, dix les deux). Concernant les compagnies programmées, elles sont issues des quatre coins de la France, et de Suisse pour l’une d’entre elles : on ne les connaît pas toutes ; alors certes, il y aura sûrement des rendus moins forts que d’autres, ou plus bancals, mais la forme du concours limite les risques en additionnant les propositions. Et la nature même de ces propositions ajoute de la spontanéité à l’ensemble : comme la nouvelle en littérature ou le court-métrage en cinéma, la forme courte en danse p

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La nuit au musée

SCENES | Le chorégraphe Bouba Landrille Tchouda poursuit avec Meia Lua son exploration d’une danse hip hop affranchie de toute frontière. FC

François Cau | Lundi 2 novembre 2009

La nuit au musée

Pour avoir suivi son parcours au fil des ans, on peut le dire : la trajectoire de Bouba et de sa compagnie Malka s’est affirmée au contact de la culture brésilienne. De la première battle avec des danseurs des rues à la découverte de la capoeira grâce à des pédagogues sociaux du cru, son style s’est imprégné de ces expressions chorégraphiques, dans une dynamique d’échange artistique se nourrissant des fondamentaux de la culture hip hop. Car oui, le danseur chorégraphe a beau désormais se représenter dans des salles imposantes, il n’en a pas pour autant oublié d’où il venait, et revendique pleinement son héritage tout en cherchant à le renouveler. Et cela passe nécessairement, dans son acception de la discipline, par la rencontre et le partage avec l’autre, cet inconnu aux velléités artistiques si puissantes. Sa première collaboration avec des danseurs brésiliens, Malandragem, se posait comme un hommage on ne peut plus vivant, ludique et malicieux à la débrouille quotidienne, à ces gosses des rues qui choisissent d’exprimer leur mal-être par le biais chorégraphique, dans des contextes où la pression sociale intimerait plutôt de prendre la voie des armes. Meia Lua, travail de long

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Tous ensemble

SCENES | Sur la scène, disposés par-ci par-là, un canapé, une table basse et un frigo. Et puis six jeunes au centre, vêtus de tee-shirts et pantalons multicolores. Ça (...)

François Cau | Lundi 9 février 2009

Tous ensemble

Sur la scène, disposés par-ci par-là, un canapé, une table basse et un frigo. Et puis six jeunes au centre, vêtus de tee-shirts et pantalons multicolores. Ça ressemble à une grosse collocation où ça s’apostrophe, s’engueule, s’ignore : bref, où ça vit. Avec Regarde-moi, sa troisième création dans le cadre de sa résidence échirolloise, Bouba Landrille Tchouda s’intéresse, avec sa compagnie Malka, aux relations entre les êtres humains d’aujourd’hui. Dans ce huis clos dansé créé l’année dernière à La Rampe et élaboré avec Pascal Mengelle à la dramaturgie, l’artiste souhaite ainsi mettre en évidence ce qui relie les êtres plutôt que ce qui les divise. Intentions sympathiques, qui se traduisent sur scène par divers tableaux : des solos, des duos, des chorégraphies de groupes. Une énergie débordante, notamment dans certaines scènes scotchantes (notamment une vers la fin, très dynamique et funky), qui s’alternent avec d’autres moments plus calmes, plus doux, où l’on découvre de très bons interprètes. Danseur hip-hop autodidacte, Bouba Landrille Tchouda a ajouté à sa palette, au fur et à mesure de son parcours, la capoeira et la danse contemporaine, ce qui se ressent ici pleine

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Danse : on va voir quoi cette saison?

SCENES | Le point GGiselle est un ballet classique monumentale, symbole même du romantisme. Une hisoire d’amour, un mélange de tragédie et de surnaturel. Garry (...)

François Cau | Vendredi 12 septembre 2008

Danse : on va voir quoi cette saison?

Le point GGiselle est un ballet classique monumentale, symbole même du romantisme. Une hisoire d’amour, un mélange de tragédie et de surnaturel. Garry Stewart et sa compagnie l’Australian Dance Theatre, qui avaient séduit le monde de la danse en déconstruisant Le Lac des cygnes, ont décidé de s’attaquer à ce somment vertigineux, pour en livrer une interprétation toute personnelle baptisée G., Stewart, laissant ainsi de côté la linéarité de l’œuvre originale, s’empare de Giselle, l’avale et la recrache brute sur scène. Aux danseurs de la figurer, aidés par des panneaux lumineux narrant de façon très succincte les différents moments clés du ballet. Le design est léché (il faut aimer le vert électrique !), la musique minimaliste, et l’énergie omniprésente. À voir les 21 et 22 octobre à la Rampe. Danse martialeÀ vos calendriers. Le danseur et chorégraphe anglais Russell Maliphant sera mardi 25 novembre à l’affiche de la Rampe où il présentera un programme découpé en trois parties : Flux, Small Boats et Push. Un travail tout en retenue sur le corps, l’espace, la lumière ; en té

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