"A Quiet Evening of Dance", pur Forsythe

Danse | La MC2 de Grenoble accueille les 14 et 15 décembre le maître néoclassique qu'est William Forsythe, pour A Quiet Evening of Dance.

Valentine Autruffe | Lundi 29 novembre 2021

Photo : (c) Bill Cooper


Difficile de résumer l'univers du chorégraphe William Forsythe, tant son œuvre, débutée dans les années 1970, est riche, débordant même parfois les frontières de la danse pour des installations ou des performances dans les musées… Né en 1949 à New York, féru au départ de rock et de comédie musicale, Forsythe émigre en Allemagne où il dirigera bientôt le Ballet de Francfort, de 1984 à 2004. Une formation de culture classique avec laquelle il invente son propre style fait à la fois de déconstruction des codes classiques, mais aussi d'une extrême virtuosité technique (vitesse d'exécution ébouriffante, membres sous forte tension…). En 2005, il crée une compagnie indépendante, toujours basée en Allemagne, multipliant les collaborations (dernièrement avec le Ballet de l'Opéra de Paris en 2015). Plusieurs de ses pièces ont été transmises au Ballet de l'Opéra de Lyon, qui se montre souvent brillant dans leur exécution (leur difficulté faisant sans doute aussi partie du plaisir du danseur).

Limpide

Forsythe présentera à la MC2 l'une de ses dernières créations, A Quiet Evening of Dance (2018), pièce en deux parties, dont la première nous avait éblouis lors de sa présentation à Paris en 2019. Conjuguant fort habilement ballet et danse urbaine, signature qui a forgé la réputation mondiale du chorégraphe américain, la pièce réunit au plateau sept danseurs (six spécialistes du ballet, un expert du breakdance). Acte I, la précision de la gestuelle est soulignée par de longs gants colorés – ce sont les mouvements des bras qui structurent la pièce, très graphique - et chaussettes assorties. William Forsythe dissèque le ballet, jusqu’au paroxysme de Catalogue, un duo silencieux. Au second acte, le mariage de la danse de cour Grand Siècle et du breakdance relève d’un véritable travail d’orfèvre, et l’auguste musique baroque de Rameau élève au sommet la limpidité de la danse et la légèreté des interprètes. L’élégance même.

A Quiet Evening of Dance les 14 et 15 décembre à la MC2, Grenoble


A Quiet Evening of Dance

De William Forsythe.
MC2 4 rue Paul Claudel Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Grenoble Alpes Métropole : la convention citoyenne pour le climat sur les rails

Environnement | Comme sa grande sœur nationale, la convention citoyenne métropolitaine pour le climat réunira des citoyens tirés au sort et représentatifs de la diversité du territoire. Contrairement à sa grande sœur nationale, les propositions seront mises en œuvre par Grenoble Alpes Métropole : en tout cas, son président Christophe Ferrari s’y engage.

Valentine Autruffe | Jeudi 6 janvier 2022

Grenoble Alpes Métropole : la convention citoyenne pour le climat sur les rails

La convention citoyenne pour le climat de Grenoble Alpes Métropole annoncée l’an dernier est bel et bien lancée : mi-février, le tirage au sort des 150 participants, qui s’apprête à débuter, sera terminé ; le premier week-end de travail aura lieu début mars, pour un total de cinq sessions jusqu’à juillet. Enfin, rendez-vous en septembre, lors du forum pour le climat, pour connaître les propositions fermes de la convention. Celles-ci seront traduites en délibérations soumises au conseil métropolitain, mais aussi à l’ensemble des habitants des 49 communes concernées, par référendum, car « inévitablement, certaines questions seront complexes et feront débat », indique Christophe Ferrari, président de la Métropole, qui souligne la nécessité « d’une distance entre la convention et le politique » pendant les travaux. D’un coût total de 350 000 euros, la convention citoyenne sera guidée par un comité opérationnel indépendant présidé par deux enseignants chercheurs (Thierry Menissier, philosophe, et Sabine Lavorel, juriste spécialiste du droit public), et suivie par des garants, Marie-Sylvie Dhenin et Loïc Blondiaux. Ce dernier, qui a pris part au c

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Champo & co

CONNAITRE | À l’occasion du bicentenaire du déchiffrement des hiéroglyphes, l’égyptologue Karine Madrigal donne une conférence le 17 janvier à l’auditorium du musée de Grenoble. Le public grenoblois sera mis au parfum des récentes découvertes issues du fonds d’archives départementales de l'Isère.

Eloïse Bonnan | Mardi 4 janvier 2022

Champo & co

« Jacques-Joseph Champollion (l'aîné des deux frères, NDLR) correspondait avec à peu près tout le milieu savant du XIXe siècle, qu’il soit grenoblois, français ou européen et qu’il ait un lien avec leurs travaux de recherche ou pas du tout. Nous avons pu répertorier 1500 correspondants », déclare Karine Madrigal, chargée de l’inventaire du fonds d’archives départementales de l’Isère depuis 2010. Grâce au référencement systématique de cette fantastique mine d’informations, l’égyptologue donne à voir et comprendre l’aventure du déchiffrement des hiéroglyphes sous un nouveau jour. Sans nier le génie du jeune Jean-François Champollion, ni la dextérité avec laquelle il rend intelligible le système hiéroglyphique, la conférence souhaite éclairer le contexte dans lequel s’inscrit cette découverte majeure. Avant internet, le cloud et les mails, des correspondances aussi volumineuses que celles des Champollion témoignent de l’importance du partage d’informations dans la marche scientifique. L’héritage des Lumières imprègne toute l’intelligentsia du XIXe siècle, qui partage notamment les idéaux de recherche et de diffusion des sav

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Le Montagnard, fondu de fromage

Miam | Quand on rentre dans un restaurant de fondues et raclettes, il faut s’attendre à supporter la décoration folklorique de rigueur : nappes ou rideaux (...)

Jérémy Tronc | Mardi 4 janvier 2022

Le Montagnard, fondu de fromage

Quand on rentre dans un restaurant de fondues et raclettes, il faut s’attendre à supporter la décoration folklorique de rigueur : nappes ou rideaux vichy rouge, lambris, outils et skis antiques aux murs. Tout pour nous rappeler que l’habitat de montagne ressemble rarement à cela. Au restaurant Le Montagnard (ouvert le 11 novembre), les patrons ne se sont pas embarrassés à faire semblant. En reprenant l'établissement gastronomique Gillio, ils ont conservé son design élégant et sobre, gommant le fuchsia un peu criard de certains pans de murs pour les agrémenter d’éléments de décoration évoquant Grenoble et ses montagnes, dont les affiches colorées et épurées style Mid Century de Monsieur Z. Bon point pour la déco. Emmental fatal La carte est assez longue. Sur trois pages sont proposées des salades, des planches fromage et/ou charcuterie, six variétés de raclette et dix de fondue. On opte pour une classique et une aux lardons, « c’est une fondue classique avec des lardons dedans », nous explique l’un des patrons. Ce n’est pas plus compliqué que ça et on suppose celles aux cèpes ou aux oignons mitonnées sur le même principe. La texture des fondues est

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Heccä, concept-store, concept en or

Adresse | Derrière la cathédrale Notre Dame, un ancien local de peinture de la rue du Fer à Cheval a été rebaptisé (...)

Eloïse Bonnan | Mardi 4 janvier 2022

Heccä, concept-store, concept en or

Derrière la cathédrale Notre Dame, un ancien local de peinture de la rue du Fer à Cheval a été rebaptisé Heccä par une entrepreneuse grenobloise. Hélène Caratelli vibre pour les vêtements et la déco de seconde main. Encouragée par sa communauté Vinted, le marché de la vente d’occasion en ligne, la jeune femme cherchait un lieu atypique où vendre ses pièces physiquement. De 80€ la demi-journée en semaine à 250€ le week-end complet, en apparence Heccä est tout ce qu’il y a de plus banal : un local disponible à la location. « Il y a eu de tout dans ce local : du mariage, des ateliers yoga, de la photo, des départs à la retraite, beaucoup de shootings, etc. », signale Hélène la gérante. Entre les petits événements publics ou privés, le local fait surtout florès pour les boutiques éphémères. Le concept de pop-up stores venu des États-Unis envahit toutes les grandes villes du globe. Vendre sa ma

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J'aime la Bonne Pâte !

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Eloïse Bonnan | Mardi 4 janvier 2022

J'aime la Bonne Pâte !

On peut aimer l’esprit de Noël et être fatigué des recettes fantaisistes de tante Suze, qui pousse toujours le bouchon un peu trop loin. Pour mettre fin à cette période de gastronomie anarchique, le Petit Bulletin s’est rendu à deux pas des halles Sainte-Anne, pour s'offrir un plat de pâtes. « Nous nous sommes connus dans la sécurité bancaire et avons profité d’un plan de départ pour lancer le projet », explique Julien, l’un des deux associés des restaurants La Bonne Pâte. On n’aurait pas dit mieux pour vendre ce concept de pâtes fraîches, sauces et desserts maison qu’en l’appelant de la sorte. Les yeux en cœur, nous avons dégusté la variété de pâtes de la semaine. De généreuses tagliatelles à la sauce de Noël, toutes en crème et morilles avec pecorino par-dessus. L’assiette était aussi généreuse que tante Suze. Naturellement, nous avons tenté le tiramisu spéculos et caramel beurre salé pour co

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L'absurde assumé de Cobie

Street art | Habitué à coller ses œuvres dans les rues, l’artiste Cobie Cobz expose ses affiches aux messages surprenants à la galerie SpaceJunk. Il se questionne (...)

La rédaction | Mardi 4 janvier 2022

L'absurde assumé de Cobie

Habitué à coller ses œuvres dans les rues, l’artiste Cobie Cobz expose ses affiches aux messages surprenants à la galerie SpaceJunk. Il se questionne notamment sur l’utilité des pandas ou sur l’intelligence des coquillettes, sur des affiches volontiers provocantes, puisqu’elles ont pour objectif de surprendre le passant qui lira une phrase à contre-courant de ce qui est habituellement rédigé sur les murs, par exemple « oui à la haine, oui à la guerre »… Cobie. Tout sur la vie et ses terribles conséquences du 3 au 7 janvier à SpaceJunk, Grenoble Par Nathan Gil

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Le ski de randomestique

Montagne | S’il y a une discipline qu’on ne s’attendait pas à voir débarquer massivement dans les stations, c’est bien le ski de randonnée. À tel point que l’agence Isère Attractivité a dû impulser une politique de structuration de l’activité. Pour des raisons de sécurité… et à terme la rendre payante ?

Jérémy Tronc | Mardi 4 janvier 2022

Le ski de randomestique

« L’hiver dernier, on pouvait compter sur les parkings de certains domaines skiables entre 500 et 600 voitures de personnes qui venaient faire du ski de randonnée », avance Yannis Ameziane, chef du service Jeunesse et Sport au conseil départemental de l’Isère. Un hiver 2020/2021 très particulier, il faut le souligner, avec un enneigement remarquable mais des remontées mécaniques fermées pour cause de Covid. Dans ce contexte unique, le nombre de pratiquants de ski de randonnée a explosé, et avec lui les ventes de matériel d’occasion ou neuf (au Vieux Campeur, cette discipline représente désormais plus de 90% des ventes de matériel d’hiver). « La fermeture des stations l’an dernier a été un accélérateur de l’activité et a confirmé l’urgence d’agir pour pouvoir préparer cette saison-là. Mais ça fait deux ans que l’on travaille sur le développement du ski de randonnée en stations. La question aujourd’hui c’est de savoir quel sera le report de l’activité de l’année passée. Car si on a ne serait-ce que la moitié des pratiquants qui reviennent, on ne peut pas se permettre de les laisser évoluer sur des domaines sur lesquels il y aura une activité normale, et qui ne sont pa

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​Juliet, l’inoubliable discrète

Icône | De toutes les idoles féminines de la Nouvelle Vague, elle est celle dont l’aura a toujours été accompagnée d’un mystère aussi paradoxal qu’insondable ; celle aussi qu’une mort prématurée aura vitrifiée dans ses légendes précoces et successives, à l’aube de nouvelles gloires prometteuses. Juliet Berto (1947-1990) est à l’honneur à la Cinémathèque de Grenoble.

Vincent Raymond | Mardi 4 janvier 2022

​Juliet, l’inoubliable discrète

« Sur les vieux écrans de 68/Vous étiez Chinoise mangeuse de frites/Ferdinand Godard vous avait alpaguée/De l'autre côté du miroir d'un café… » Six ans après La Chinoise, film prophétique des événements de Mai-68 pour toute une génération de baby-boomers, Yves Simon dédie à une jeune comédienne de 26 printemps rien moins que la chanson-titre de son album, Au pays des merveilles de Juliet. C’est dire son aura. Imagine-t-on aujourd’hui une comédienne française de cet âge bénéficier d’une pareille dédicace ? Ne cherchez pas : il n’y en a pas. Née sous le nom d’Annie Jamet dans une famille ouvrière de Grenoble, celle qui s’est rebaptisée Juliet et a pris le patronyme de son premier époux, le comédien Michel Berto, a rapidement fait son chemin. Surfant le premier ressac de la Nouvelle Vague, elle croise Jean-Luc Godard dès 1963, qui d&ea

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Aux tribuns en devenir

Expression | Si vous êtes âgés de 13 à 26 ans, et que vous avez envie de développer vos talents d’orateur ou oratrice, le dispositif Emergences piloté par la ville de (...)

Valentine Autruffe | Mardi 4 janvier 2022

Aux tribuns en devenir

Si vous êtes âgés de 13 à 26 ans, et que vous avez envie de développer vos talents d’orateur ou oratrice, le dispositif Emergences piloté par la ville de Grenoble revient en ce début d’année. Cette session est consacrée à l’éloquence, quelle que soit la façon dont elle s’exprime : rap, chant, discours, poésie, plaidoirie, débat… Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 7 janvier pour participer à des masterclass (du 17 janvier au 11 février à raison de 2h par semaine en soirée) et développer, à l’aide d’experts, ses compétences de tribun. Une première restitution aura lieu le 12 février à la Chaufferie, et le spectacle final sera donné le 26 mars lors du Forum des droits des jeunes, au Palais des Sports. Lancez-vous ! www.grenoble.fr/emergences et emergences@grenoble.fr

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"Le jour se rêve" de Jean-Claude Gallota : fantaisie hypnotique

Danse | L’illustre chorégraphe grenoblois Jean-Claude Gallotta livre avec Le jour se rêve un spectacle de puriste, un retour sans fard aux premières heures de sa (...)

Valentine Autruffe | Mardi 4 janvier 2022

L’illustre chorégraphe grenoblois Jean-Claude Gallotta livre avec Le jour se rêve un spectacle de puriste, un retour sans fard aux premières heures de sa danse. Le rideau se lève sur dix danseurs à l’allure androgyne, moulés dans des combinaisons façon Frères Jacques, blazers noirs, arborant des cagoules colorées. Silence. Les premiers mouvements sont seulement rythmés par le bruit léger des pas sur la scène. Puis démarre la musique lancinante et chamanique composée par Rodolphe Burger, colonne vertébrale du spectacle. Lumineuse, la bande-son enveloppe les danseurs dans une transe puissante et malicieuse, faite d'une myriade de petites bulles de légèreté et de célérité. Parfois le silence revient, le temps se suspend, jusqu’à ce que les nappes de guitare de Rodolphe Burger ramènent le spectateur dans son état de ravissement hypnotique. Ne cherchez pas de sens ou de narration. Contrairement à ses dernières productions, notamment le fameux L’homme à tête de chou, Jean-Claude Gallotta s'en tient à ce qui est fondamental dans Le jour se rêve, la danse toute nue, empreinte d’une sérieuse gaieté. Souvenir de ses débuts à New York, des exercices inl

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Ballaké Sissoko et Lorenzo Bianchi-Hoesch en résidence à Grenoble

ACTUS | Le grand maître malien de la kora et le musicien électronique italien travaillent sur leur projet Radicants : une rencontre entre deux univers sonores très différents.

Hugo Verit | Samedi 18 décembre 2021

Ballaké Sissoko et Lorenzo Bianchi-Hoesch en résidence à Grenoble

Avant la création de leur projet Radicants le 7 avril prochain à la MC2, Ballaké Sissoko et Lorenzo Bianchi-Hoesch étaient en résidence pour une semaine (du 13 au 17 décembre) au théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas de Grenoble. Ce qui constitue la deuxième séquence de travail et de recherche pour le grand maître malien de la kora et le spécialiste ès électronique italien, après une première session à l’abbaye de Royaumont (bien loin de chez nous). À travers cette collaboration, les artistes souhaitent établir un dialogue inédit entre deux instruments, ou plutôt deux univers sonores a priori très différents, en se complétant l’un l’autre dans une harmonie parfaite. Une rencontre « très stimulante, très intéressante », selon les mots de Lorenzo. On a eu la chance de pouvoir découvrir une trentaine de minutes de ce projet à l’issue de cette résidence et le résultat est très prometteur. En effet,

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Freddie, par magie

Tribute band | [REPORT en 2023] Oui, aller voir un tribute band, ça a toujours un côté un peu pâle copie, second couteau, roue de secours. Surtout qu’il en fleurit de (...)

Valentine Autruffe | Mardi 4 janvier 2022

Freddie, par magie

[REPORT en 2023] Oui, aller voir un tribute band, ça a toujours un côté un peu pâle copie, second couteau, roue de secours. Surtout qu’il en fleurit de toute part. Mais quand l’artiste en question est mort, paix à son âme, il y a belle lurette (on n’avait que 3 ans, alors bon) et qu’on rêve de partager l’amour de son œuvre dans la chaleur d’une foule, de hurler les refrains à pleins poumons ailleurs que dans sa voiture… Au diable les préjugés, ils vont de toute façon voler en éclats dès les premières paroles de Gary Mullen, sosie vocal terriblement convaincant de Freddie Mercury. Qu’il singe sa gestuelle, fine moustache et position guitar hero, on s’en fout (surtout qu'il ne donne pas l'impression de se forcer) : écoutez-le chanter, vous serez au concert de Queen. It’s a kind of magic ! One night of Queen le 15 janvier à 20h30 au Summum, Grenoble

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Le Maudit Festival, rêve ou cauchemar ?

ECRANS | Le Maudit Festival est l’un des rendez-vous incontournables de la cinéphilie grenobloise, avec une sélection pointue de films qui ne laissent personne indifférent. Pour cette édition, l’équipe du festival a choisi pour thème l’onirisme, entre rêves et cauchemars.

Hugo Verit | Mardi 4 janvier 2022

Le Maudit Festival, rêve ou cauchemar ?

Maudit, on espère que ce festival ne le sera pas outre mesure. Déjà annulée l’année dernière à cause du Covid, la seconde édition de cet événement hautement cinéphile doit se tenir du 18 au 23 janvier dans un contexte sanitaire très incertain. Mais à l’heure où nous imprimons ces lignes, ça tient encore, alors parlons-en. Repris il y a trois ans par une nouvelle équipe enthousiaste, le Maudit Festival (anciennement nommé Festival des films maudits) investit le cinéma Juliet Berto avec une sélection de métrages souvent méconnus, datant pour la plupart du siècle dernier, et qui ont en commun d’évoquer le rêve, le cauchemar ou les deux en même temps. « On a commencé à travailler sur cette programmation pendant le premier confinement, un moment très particulier durant lequel le cinéma a été un véritable moteur pour nous, une source d’évasion qui nous permettait de continuer à rêver. Alors cette thématique de l’onirisme s’est naturellement imposée », raconte Sarah Onave, l’une des programmatrices. « À travers cette sélection, nous défendons un cinéma à la marge d’une certaine cinéphilie bien-pensante avec, par exemple, des films de genre qui ne sont pas considé

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Frédérick Sigrist, de cape et d’humour

Stand up | Animateur de la fameuse émission de France Inter "Blockbusters", Frédérick Sigrist, féru de la culture pop en général et des comics en particulier, jouera son nouveau spectacle du 6 au 8 janvier à la Basse Cour.

Valentine Autruffe | Mardi 4 janvier 2022

Frédérick Sigrist, de cape et d’humour

Après Waly Dia et Aymeric Lompret en décembre, France Inter nous envoie pour commencer l’année un troisième larron, humoriste et animateur de la très bonne émission radio Blockbuster, Frédérick Sigrist. Son credo : « Le réel est décevant par rapport à la science-fiction. » Pourtant, ça fait quinze ans qu’il écume les scènes du pays pour commenter l’actualité on ne peut plus réelle du moment, dans un seul-en-scène intitulé Frédérick Sigrist refait l’actu. Il joue désormais un nouveau spectacle axé sur sa passion pour la pop culture et en particulier les comics, Super-héros. Avec, toujours, un petit penchant politique : « Batman, c’est Arnaud Lagardère déguisé en François Ruffin, il suffit de voir comme il parle à son majordome Alfred ! » Frédérick Sigrist. Super-héros les 6, 7 et 8 janvier à 20h30 à la

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"Le Club des punks contre l’apocalypse zombie" : Karim Berrouka (Ludwig Von 88) à Grenoble

Livre | Chanteur du mythique groupe punk Ludwig Von 88, Karim Berrouka réédite son roman "Le Club des punks contre l’apocalypse zombie". Il sera à Grenoble, accompagné de l’illustrateur Zariel, samedi 18 décembre.  

Valentine Autruffe | Mercredi 15 décembre 2021

Il y avait les Bérus, et il y avait Ludwig. Fer de lance du punk français des années 80, le groupe s’est reformé en 2016 et continue de produire des albums et tourner, toujours le poing levé (comme dirait Amel Bent), et toujours cette propension à se moquer du monde dans lequel on vit. Autant en rire ! Dérision encore bien présente sur le dernier et 8e album de Ludwig Von 88, 20 chansons pour en finir avec le futur, sorti en 2019 après dix-huit ans de pause ; en témoigne à elle seule l’imitation de Brian Johnson sur AC/DC cherche un chanteur… Moins féroce que le classique Houla la ! (il faut dire qu’il s’est écoulé 33 ans entre les deux, l’âge du Christ cosmique ?), on préfère quand même largement un monde où Ludwig Von 88 sévit. Nostalgie des temps d’avant, assumée dans Au bon vieux temps des crêtes. Roman SF culte Mais laissons-là les guitares : Karim Berrouka, chanteur et parolier de Ludwig Von 88, &eacut

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"Maxi-mini", plaisante flânerie artistique

Artothèque | L’exposition Maxi Mini, formats en question permet de découvrir la variété et la richesse de la collection de (...)

Benjamin Bardinet | Mardi 14 décembre 2021

L’exposition Maxi Mini, formats en question permet de découvrir la variété et la richesse de la collection de l'artothèque, dont tout un chacun peut emprunter les œuvres pour "décorer" ponctuellement son petit chez-soi, par le biais des formats. Pensée comme une extension de l’espace de stockage de l’artothèque, l’exposition invite à flâner parmi les œuvres, à s’asseoir tranquillement pour lire une revue d’art ou à consulter les livres d’art relatifs aux artistes présentés (nous sommes tout de même dans une bibliothèque). On pourra donc, au choix, se laisser séduire par les paysages chavirés des mini-photographies panoramiques de Plossu, abasourdir par la délicate brutalité d’une sérigraphie de Soulages, ou encore fasciner par la gigantesque photo réalisée à la camera obscura par Luzia Simons. Les amateurs de compositions géométriques abstraites ne seront pas en reste avec un pan de mur réunissant une série d&r

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L'Emma d'un Flaubert bicentenaire

Littérature | Ô Gustave ! Ô Flaubert ! À toi grand romancier mort un 8 mai 1880 dans cette « jolie habitation » (...)

Eloïse Bonnan | Lundi 13 décembre 2021

L'Emma d'un Flaubert bicentenaire

Ô Gustave ! Ô Flaubert ! À toi grand romancier mort un 8 mai 1880 dans cette « jolie habitation » (dixit les frères Goncourt) du hameau de Croisset, aujourd’hui aménagée en petit musée dédié à ta personne. À toi qui refusas toute une vie, avec constance, de faire paraître la moindre photographie de ton visage. Deux cents ans après ce 12 décembre 1821 où tu vis le jour, ton nom, prononcé dans la postérité, fait encore frissonner tous les jeunes de province et de la capitale. Et lorsque ton nom résonne, cela fait la fortune de Madame Bovary. Ta scandaleuse héroïne est et restera auréolée de gloire. Ce n’est pas la Cinémathèque de Grenoble qui nous contredira, elle qui le 16 décembre consacre toute une après-midi de rencontres, conférences et projections autour du personnage d’Emma. Bovary tweetée

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Sous le sapin

Idées cadeaux | Livres, disques, spectacles, objets d'art : la rédaction du Petit Bulletin vous a concocté une sélection de cadeaux aromatisés à la sauce grenobloise à offrir à vos proches. Plus que dix jours pour garnir le pied du sapin !

La rédaction | Mardi 14 décembre 2021

Sous le sapin

Des livres, de l'art Super Cyprine de Tess Kinski Une bande-dessinée 100% grenobloise qui aborde un sujet 100% mondial : le harcèlement des femmes par les hommes. Une BD exutoire dont l’autrice raconte avoir eu l’idée après s’être sentie une fois de plus impuissante face au harcèlement quotidien qu’elle subissait. Une BD dont la super-héroïne fait de sa cyprine corrosive une arme puissante visant à instaurer un contre-pouvoir salvateur. Une BD qui revendique l’égalité et la possibilité pour les femmes de sortir la nuit sans être en permanence emmerdées. Bref une BD réjouissante qui parvient avec brio à concilier vie intime, militantisme, réalité sociale et humour. Super Cyprine de Tess Kinski, 18€, dans toutes les b

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Waly Dia : « Par Jupiter, c’est le dernier endroit de contre-discours »

ACTUS | Chroniqueur de la bande de Par Jupiter, l’émission star de France Inter, Waly Dia était de passage à Grenoble, sa ville natale, avant son spectacle au Summum le 17 décembre. Discussion à bâtons rompus autour du hamburger de Chez Maguy, place de Metz.

Valentine Autruffe | Vendredi 10 décembre 2021

Waly Dia :
« Par Jupiter, c’est le dernier endroit de contre-discours »

Le serveur arrive : « Tu manges halal Waly ? » « Non j’ai pas d’ami imaginaire moi ! » Voilà pour le ton du déjeuner. « C’était Bill Maher qui disait que les religions qui s’embrouillent entre elles, c’est des gens qui se battent pour savoir qui a le meilleur ami imaginaire. C’était une très bonne vanne, qui m’en a inspiré une autre dans le spectacle du coup, mais qui n’a rien à voir, qui parle de la Shoah, de l’esclavage, du génocide arménien et de la guerre d’Algérie. Je parle des traumatismes comme ça. On parle de trucs un peu compliqués dans le spectacle ! » De quoi on parle, alors ? Je démarre le spectacle sur le Covid, parce qu’il faut évacuer le truc. Mais on n’est pas sur le médical, on est sur le sociétal du Covid. Je le dis dès le départ, si vous cherchez une analyse scientifique du Covid, faut aller voir un scientifique, pas un humoriste. Après, je pars sur les histoires de confinement, comment ça nous a atteint psychologiquement… Derrière je m’étonne que les salles soient remplies, et j’explique qu’en fait il y a des techniques pour remplir. La première, c’est la polémique, comme ça on en parle. Mais mo

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On ne plaisante pas avec l'humour

Boulevard | Les titres des comédies de boulevard flattent rarement notre sensibilité poétique… Excepté "Mars & Vénus" peut-être. D'une volonté de finir l'année moins bêtes, nous avons assisté à des pièces comme "Sexe, Arnaque et Tartiflette" ou "60 minutes pour sauver mon couple". Et sommes allés à la rencontre de celles et ceux qui partagent leurs éclats de rire avec qui le veut bien à Grenoble.

Eloïse Bonnan | Mardi 14 décembre 2021

On ne plaisante pas avec l'humour

Trois fois cette semaine, nous nous sommes surpris à marcher entre le quartier de l’Aigle et les grands boulevards, direction la rue Pierre-Dupont, à la recherche d’un fauteuil rouge où réveiller notre explosif sens de l’humour. D’un pas léger, esquivant les immenses flaques sur l’asphalte, le variant on ne sait où, la fête de Noël flouée encore une fois à la rédac', nous étions d’humeur à faire ce que nous ne faisions pas d’ordinaire. Commander du blanc au lieu d’une pinte de rousse ou encore tester une comédie pour la finesse de son nom et l’intrigue qu’elle laisse présager. Nous n’allons que très rarement à la Comédie de Grenoble malgré sa programmation à ras bord, les spectacles 7j/7 et les nouveautés quinzomadaires. « C’est comme un cinéma ici », ça mouline, ça mouline, nous fait comprendre Julien Sigalas, directeur du théâtre depuis 2014. Et en décembre, quand tout va bien, la machine s&rsquo

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Y’a pas que le ski dans la vie

Hors-ski | Monter en station oui, mais pour faire quoi à part du ski ? Nous nous sommes penchés sur cette question cruciale et avons sélectionné quelques activités originales, pour vous ou à placer sous le sapin. Ce qu’on appelle communément un cadeau, mais immatériel.

Jérémy Tronc | Mardi 14 décembre 2021

Y’a pas que le ski dans la vie

Pour partir en sécurité Quand on veut se mettre au ski de rando ou à la raquette à neige, il est de bon ton d’avoir quelques notions de sécurité en montagne hivernale, ce qui n’est pas le cas de tous les pratiquants. Pour se mettre à niveau ou réviser les fondamentaux, certaines stations organisent des séances de formation et de prévention, comme en Chartreuse avec les professionnels du bureau montagne Cartusiana ou de l’agence Alpes Ascensions. Préparation de sortie, nivologie pratique, sécurité en terrain enneigé, utilisation du triptyque DVA/pelle/sonde… Tous les points essentiels sont abordés pour assurer la réussite de vos sorties… celles quand on rentre vivant, comme on dit dans le milieu ! www.cartusiana.com Apprendre à survivre dans la neige Imaginez, vous randonnez en montagne, votre smartphone n’a plus de batterie et, complète

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Club 66, la fripe qui fait raver

Fringues | En matière de philosophie, le Club 66 est un nouveau protagoniste de la “slow fashion” à Grenoble. En matière d’ambiance, le Club 66 n’est pas un bar à chats. Plutôt discrète en semaine, la friperie lâche les chevaux le week-end, en invitant son public à faire la fête.

Eloïse Bonnan | Mardi 14 décembre 2021

Club 66, la fripe qui fait raver

« Ça fait un peu plus de dix ans que je n’achète plus rien de neuf », lance tout naturellement la fondatrice du Club 66, ouvert rue de Sault depuis le début du mois dernier. Disons-le, la Grenobloise Hanna Grief a un sens aiguisé du style et une vision saine de la mode. Avec son blouson de cuir, ses bracelets et ses incantations faisant références aux scènes électro/techno européennes, aux cultures underground en général, nous étions déjà séduits. À tête froide, c’est la défense d’un concept-store éthique qui a fini de nous convaincre. La vision de la mode d'Hanna est aux antipodes de la musique qu’elle écoute. « Je suis dans un mode plutôt slow, ça ne me dérange pas de faire attendre les gens », explique-t-elle. Pour les drogués à la fast fashion, aux arrivages permanents, le Club 66 est un excellent lieu où apprendre à se détendre. La styli

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Spéciale dédicace François Hollande !

ACTUS | Des jeunes, des vieux, mais surtout des jeunes. En chair et en os à la librairie Arthaud de Grenoble ce lundi 29 novembre, François Hollande s’est vu (...)

Eloïse Bonnan | Mercredi 1 décembre 2021

Spéciale dédicace François Hollande !

Des jeunes, des vieux, mais surtout des jeunes. En chair et en os à la librairie Arthaud de Grenoble ce lundi 29 novembre, François Hollande s’est vu administrer une cure de jouvence pour la dédicace de son livre Affronter. Nous avons récolté les réactions de ces personnes dans la fleur de l’âge, avant qu’elles ne tâtonnent jusqu’à la table de l’ancien président ou n’en repartent très souriantes. Rassurez-vous, on a également tendu le micro à ceux qui ont de la bouteille !

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"Balance ton Bar" : comment réduire les risques ?

Nuit | Après le signalement à la justice effectué par Grenoble Ecole de Management sur la circulation de GHB dans les soirées étudiantes, fin octobre, le mouvement Balance ton Bar est une déferlante. Secoués, les acteurs grenoblois du secteur tentent de mettre en place des dispositifs pour limiter les risques de violences sexistes et sexuelles.

Valentine Autruffe | Lundi 29 novembre 2021

Affligeant mais (hélas) pas surprenant. A Grenoble, la page Instagram Balance ton Bar, lue par près de 7000 abonnés, recense une trentaine de récits de femmes qui rapportent des violences sexistes et sexuelles vécues en soirée. De l’agression pure et dure aux propos machistes, en passant par l’ingestion suspectée de drogue, il y a de tout. Et surtout cette désagréable impression que quelle que soit la gravité des faits, bien souvent, la victime doit se débrouiller avec ça, ou alors se battre pour espérer être entendue. Chaque témoignage (anonyme) est rapporté avec, en titre, le nom de l’établissement où les faits présumés se sont déroulés. A la Belle Electrique, le directeur Fred Lapierre se sent « évidemment concerné. C’est très bien que la parole se libère. Quant à nous, on fait tout ce qu’on peut pour que les gens se sentent « safe » che

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Good sad happy bad : bonjour tristesse

Pop | L'émanation de Micachu & the Shapes sera en concert au Ciel de Grenoble vendredi 10 décembre. C'est à ne pas manquer.

Stéphane Duchêne | Lundi 29 novembre 2021

Good sad happy bad : bonjour tristesse

C'est en quelque sorte un changement de nom purement cosmétique que celui opéré par Mica Levi pour son Micachu & the Shapes devenu Good sad happy bad – qui était accessoirement le titre du dernier album émis en 2015 par Micachu. Mais pas de quoi dérouter au-delà de ce jeu de chaises musicales identitaire – auquel il faut ajouter le coming-out non-binaire de l'ex-chanteuse devenu iel – car pour le reste, la musique offerte continue d'œuvre quelque part entre noise-pop, grunge et pop siégeant à l'avant-garde, un joyeux mélange que l'on fera figurer sous l'appellation indie-rock par commodité mais qui s'avère en réalité réductrice. Il faut jeter une oreille, et plus prudemment les deux, sur l'album Shades pour se faire une idée de ce qui sort de l'esprit tourmenté de Micachu – dont l'univers singulier s'était pas mal cristallisé sur la BO composée pour l'ovni filmique de Jonathan Glazer, Under the skin. D'où jaillissent des textes aux préoccupations infin

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Au centre-ville, 30 artisans créent un parcours des arts

Créateurs | Sculpteurs, potiers, peintres, photographes, maroquiniers, graveurs, gantiers... C’est fou le nombre d’artisans créateurs et de galéristes implantés au (...)

Jérémy Tronc | Lundi 29 novembre 2021

Au centre-ville, 30 artisans créent un parcours des arts

Sculpteurs, potiers, peintres, photographes, maroquiniers, graveurs, gantiers... C’est fou le nombre d’artisans créateurs et de galéristes implantés au centre historique de Grenoble. Une trentaine selon le site Parcours des Arts Grenoble, récemment mis en ligne afin de valoriser ces ateliers d’artistes et ces galeries que l’on croise entre le quartier Saint-Laurent et l'ensemble des quartiers Antiquaires, Très-Cloîtres et Notre-Dame. Une initiative à mettre au crédit de l’association Symp’art dont le but est de promouvoir le travail des artistes et artisans dans les quartiers susmentionnés. Différents moyens sont mis en œuvre pour valoriser ces lieux et établir entre eux un lien cohérent : le site internet donc, mais aussi des brochures disponibles dans des points stratégiques, un signalétique au niveau de chaque lieu participant et des visites guidées en compagnie d’un guide professionnel (programme sur le site de Parcours des Arts Grenoble). « La mise en place du Parcours des arts est une reconnaissance certaine de la part des collectivités publiques avec qui nous travaillons

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L’appel des clowns de Soleil Rouge

Solidarité | Le Covid a mis un coup de frein à l’activité des clowns au CHU de La Tronche, privant les enfants malades, leurs familles et les (...)

Valentine Autruffe | Lundi 29 novembre 2021

L’appel des clowns de Soleil Rouge

Le Covid a mis un coup de frein à l’activité des clowns au CHU de La Tronche, privant les enfants malades, leurs familles et les soignants de parenthèses rigolardes bienvenues. « Depuis quinze jours, on n'intervient plus que deux jours par semaine, contre quatre auparavant », explique Coralie Weigerding, alias Dolly, de l’association Soleil Rouge. Depuis 20 ans, cette dernière finance les déambulations de dix clowns professionnels, dont Coralie, dans les chambres du service couple-enfants. « L’association est quasiment exclusivement financée grâce aux dons de particuliers, et à l’organisation d’événements par des bénévoles, comme des concerts ou des pièces de théâtre. » Événements qui ont pris du plomb dans l’aile depuis l’apparition du satané virus, entraînant la dégringolade des finances de la structure. En désespoir de cause, celle-ci vient de lancer une campagne de financement participatif en ligne. Objectif : lever 20000€ d’ici le

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Feu ! Gwizdek

Rock | A peine 30 ans et déjà empreints de nostalgie du passé ; on ne peut malheureusement pas nier qu’on les comprend... (...)

Valentine Autruffe | Lundi 29 novembre 2021

Feu ! Gwizdek

A peine 30 ans et déjà empreints de nostalgie du passé ; on ne peut malheureusement pas nier qu’on les comprend... Feu ! Chatterton dépose les armes et ses mélodies pop-rock imprégnées de douceurs électroniques pour affronter ce Monde nouveau qui l’angoisse et l’agace, à en écouter le 3e album du groupe, Palais d’argile. « Nous marchons tous les deux sur les braises de la nation française » (Ecran total), « Adieu vieux monde adoré » (Cristaux liquides)… La dysphorie d’une génération, qui tentera d’évacuer son mal-être en se déhanchant un soir durant dans une Belle Electrique comble. Il serait bien dommage qu’elle rate la première partie grenobloise de cette soirée. Jusqu’alors on connaissait Daniel Gwizdek pour ses très belles chansons électro-folk au tempo lent (très lent) mais depuis plus d’un an, le garçon négocie à merveille un virage pop réj

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Le son de l’effondrement

Noise | Pas de tout repos cette soirée ! Le duo La Jungle viendra présenter son dernier album apocalyptique Fall off the apex qui ne connaît pas d’accalmie. (...)

Hugo Verit | Lundi 29 novembre 2021

Le son de l’effondrement

Pas de tout repos cette soirée ! Le duo La Jungle viendra présenter son dernier album apocalyptique Fall off the apex qui ne connaît pas d’accalmie. Tout du long (ou presque), un noise rock technoïde asséné à grands coups de batterie galopante et de guitares monomaniaques à la face d’une humanité que les musiciens belges enterrent déjà volontiers (Feu l’Homme). On peut regretter ce discours cynique et fataliste, nouveau poncif dans lequel plongent allégrement les artistes de nos temps désespérés. Mais difficile de leur en vouloir, surtout lorsque cela donne des morceaux comme The end of the score, un quart d’heure évolutif de boucles bien ficelées à la recherche d’une ultime transcendance. Après tout, est-ce que ça ne ressemblerait pas à de l’espoir ? Nous, on prend. La Jungle + Lalalar + Black Snail le 4 décembre à La Bobine

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Concours Podium : découvrez les quatre lauréats !

Danse | A l’issue de deux soirées de représentation ce week-end à La Rampe, les quatre lauréats du concours de danse Podium ont été désignés par le public et le jury.

Valentine Autruffe | Lundi 22 novembre 2021

Concours Podium : découvrez les quatre lauréats !

Quatre compagnies de danse bénéficieront, l’an prochain, de la Tournée Podium. Elles ont été sélectionnées parmi douze propositions, vendredi et samedi soir, à La Rampe. Pour les pièces en solo et duo, présentées vendredi, le jury de professionnels a choisi B4 summer de Mercedes Dassy (Belgique). Pour les pièces de groupe, c’est Muyte Maker, de Flora Détraz (France), qui a été sélectionnée. Vendredi soir, le public a préféré Learning from the Future, de Colette Sadler (Royaume-Uni), et samedi, c’est Entropie de Léo Lérus (France, Guadeloupe) qui a été le coup de cœur des spectateurs. Les lauréats seront programmés, pour la saison 2022-2023, parmi les dix-sept scènes partenaires de Podium, réparties un peu partout en France, et dans le réseau des « voisins » de ces théâtres. La répartition des tour

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"La Morsure de l’Âne" par Émilie Le Roux : « Ce texte nous a attendus »

Théâtre | La nouvelle création de la compagnie Les Veilleurs, mise en scène par la Grenobloise Emilie Le Roux, aborde le sujet de la vie et la mort. Pensée aussi bien pour les enfants que pour leurs parents, La Morsure de l’Âne, issue d’un texte de Nathalie Papin, sera jouée du 30 novembre au 4 décembre à la MC2 de Grenoble.

Valentine Autruffe | Lundi 22 novembre 2021

« Vivez, mourez, mais choisissez enfin ! » Tout au long du spectacle, accompagné d’un âne malicieux, Paco oscille entre pulsions de vie et de mort, visité par des créatures, des personnages, des membres de sa famille, dans un univers onirique. Que faire ? Emilie Le Roux s’attaque, avec la compagnie Les Veilleurs, à un thème aussi difficile qu’universel : la mort, et comment on vit avec la conscience de cette inéluctable fin. Après Le Pays de Rien, c’est une nouvelle fois un texte de Nathalie Papin qui est mis en scène, coproduit par la MC2, en partenariat avec l’Espace 600. « C’est sûrement le seul texte de Nathalie Papin qui n’a pas été monté ! On doit le faire depuis 12 ou 13 ans ; on attendait que ce soit le moment, que la compagnie soit capable de porter le projet. Ce texte nous a attendus », commente Emilie Le Roux. Sujet ardu, mais abordé avec l’intelligence et la finesse que l’on connaît à Nathalie Papin, et « beaucoup de malice. Ce ne sont pas

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La Voisine change de concept

Verrines | L’autre jour, en passant devant le restaurant La Voisine, où l’on avait déjà mangé (très bien) il y a (...)

Hugo Verit | Lundi 29 novembre 2021

La Voisine change de concept

L’autre jour, en passant devant le restaurant La Voisine, où l’on avait déjà mangé (très bien) il y a deux ans, on a été surpris : plus d’enseigne visible sur la devanture, à la place un large écriteau pour signaler « du changement ». Un nouveau propriétaire ? « Non un nouveau concept. Le resto devient un bar à verrines et à grignotage. En fait, on avait délocalisé une partie de la cuisine il y a trois ans pour lancer Le Voisin, un service de traiteur. Mais Le Voisin n’a pas survécu à la crise sanitaire alors La Voisine n’avait plus lieu d’être. Aujourd’hui, on ne cuisine plus sur place, c’est plus simple. Tout ce que l’on sert est concocté par "Trois drôles de mecs", un traiteur à Saint-Martin-d’Hères dont je suis l’un des associés », explique Julien Neveux-Violet, gérant de ce qu’il faudra désormais appeler L’1D3. Ici, on peut donc venir déguster de véritables plats en verri

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L’Autre Marché, par Miss Oscar Factory

Emplettes | Il est tout petit certes, mais sans doute plus sympathique et vertueux que la plupart des marchés qui prospèrent avant Noël. (...)

Jérémy Tronc | Lundi 29 novembre 2021

L’Autre Marché, par Miss Oscar Factory

Il est tout petit certes, mais sans doute plus sympathique et vertueux que la plupart des marchés qui prospèrent avant Noël. L’Autre Marché est un rassemblement de créateurs organisé le dimanche 5 décembre par Céline Maras, de la boutique Miss Oscar Factory, implantée tout proche de la gare de Grenoble. Ses machines à coudre et surjeteuses utilisées habituellement pour son métier et ses cours de couture seront temporairement poussées dans un coin afin d'accueillir les six artisans qu’elle a sélectionnés dans son réseau. « Ce ne sont que des petits créateurs locaux qui se sont lancés il y a peu de temps. Tous ont des produits et des univers très différents et originaux. L’idée c’est de les révéler au public et de créer la surprise », assure Céline Maras. On retrouvera ainsi Conquest Squares et ses dessins sur papier velin aux ambiances dark et ésotériques ; Patatouille Créations avec des bijoux et accessoires dans l’univers kawaii

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No One Is Innocent fourbit ses armes à la Belle Electrique

ACTUS | L’inépuisable groupe métal No One Is Innocent a terminé cette semaine une résidence de quelques jours à la Belle Electrique, afin de peaufiner la tournée Ennemis 2022.

Valentine Autruffe | Vendredi 19 novembre 2021

No One Is Innocent fourbit ses armes à la Belle Electrique

Bientôt trente ans que No One Is Innocent écluse toutes les scènes rock et métal du pays et au-delà, avec toujours la même verve chantée en français. Cette semaine, le groupe a passé quelques jours en résidence à Grenoble, à la Belle Electrique, afin de préparer son retour sur les routes (No One ne s’en éloigne jamais bien longtemps) avec un nouvel album, Ennemis, sorti en octobre 2021. Quelques Zénith au programme de lives qui seront toujours aussi rugueux ; il suffit d’écouter le titre qui porte le disque, Forces du désordre, pour imaginer la furie prendre possession de la fosse… De quoi exulter contre les ennemis de No One, explicitement rhabillés pour l’hiver dans Les Hyènes de l’info, La Caste ou Polit Blitzkrieg. Rendez-vous le 19 mai 2022 à la Belle Electrique pour le concer

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Et vous, à pied ou à pédales ?

GUIDE URBAIN | A l’heure où l’on ne parle que de mobilités douces, et dans la première grande ville écolo de France, le SMMAG (...)

Valentine Autruffe | Lundi 29 novembre 2021

Et vous, à pied ou à pédales ?

A l’heure où l’on ne parle que de mobilités douces, et dans la première grande ville écolo de France, le SMMAG (Syndicat mixte des mobilités de l’aire grenobloise) a publié il y a quelques jours une enquête mobilité, vaste puisqu’elle prend en compte 359 communes autour de Grenoble. Les 326000 habitants de ce territoire conduisent en majorité leur voiture. Quand on habite la Matheysine ou le Voironnais… En dix ans, cette part a quand même diminué, passant de 46 à 41%. A Grenoble-ville, les chiffres confirment l’engouement cycliste, mais la voiture reste devant avec 18% de conducteurs et 5% de passagers. Première façon de bouger : la marche à pied (43% des sondés), loin devant le biclou (12%) ! En revanche, moins d’un quart des Grenoblois utilise les transports en commun pour circuler. Cela paraît peu vu le maillage dense de la ville en matière de tram/bus. Question de coût (autour de 50 € par mois pour l’abonnement annuel de base), d’horaires (le soir, on attend parfois longtemps&helli

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Importunées, agressées, droguées : les Grenobloises dénoncent sur #BalancetonBar

ACTUS | Né à Bruxelles, le mouvement Balance ton Bar fait des petits, y compris à Grenoble où une page Instagram recense les témoignages de femmes et cumule déjà près de 5000 abonné(e)s.

Valentine Autruffe | Jeudi 18 novembre 2021

Importunées, agressées, droguées : les Grenobloises dénoncent sur #BalancetonBar

Après MeToo, Balance ton porc, MeTooThéâtre ou encore MeTooPolitique, un hashtag né à Bruxelles il y a quelques semaines se répand comme une traînée de poudre. Des centaines de femmes racontent leurs soirées dans des bars, boîtes de nuit et salles de concert où elles affirment, pour beaucoup, avoir été droguées à leur insu. Drogue du viol Une page Balance ton Bar Grenoble a été récemment créée sur Instagram, et recense les témoignages de femmes anonymes qui rapportent leurs mésaventures dans les établissements grenoblois. De la lourdeur à l’agression, voire au viol à proprement parler, il y a de tout, mais ce qui frappe surtout ce sont les soupçons répétés d’avoir consommé à leur insu du GHB, dite "drogue du violeur". Ces nouveaux récits résonnent évidemment avec l’actualité récente ; fin octobre

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Regards sur le point de vue : leurs yeux, mon œil

Expo interactive | Surpris par les courtes et froides journées d’automne, vous vous retrouvez à ne plus savoir quoi faire de la marmaille qui vous (...)

Benjamin Bardinet | Lundi 29 novembre 2021

Regards sur le point de vue : leurs yeux, mon œil

Surpris par les courtes et froides journées d’automne, vous vous retrouvez à ne plus savoir quoi faire de la marmaille qui vous court dans les pattes tous les week-ends ? À Échirolles, le Centre du Graphisme a une solution pour vous : l’exposition Mon œil, regards sur le point de vue ! À l’origine de ce projet, une web-série produite par le centre Pompidou et dont l’ambition est de permettre aux enfants (et aux ados) de découvrir le monde de la création à travers des petits films d’animation réalisés par cinq artistes – graphistes ou illustrateurs. Réalisée en écho à cette série, l'exposition invite ces mêmes artistes à proposer des installations interactives qui permettent aux (jeunes) visiteurs de découvrir certains procédés

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Brigid Dawson & The Mothers Network, la Californie sous la pluie

Folk | On dit souvent que les artistes sont en grande partie le produit de leur environnement. Une analyse sans doute un peu cliché, mais qui s’applique à la (...)

Damien Grimbert | Mardi 16 novembre 2021

Brigid Dawson & The Mothers Network, la Californie sous la pluie

On dit souvent que les artistes sont en grande partie le produit de leur environnement. Une analyse sans doute un peu cliché, mais qui s’applique à la perfection à la musique de Brigid Dawson, chanteuse et claviériste pendant pas loin de dix ans au sein de la fameuse formation de garage rock psychédélique californienne Thee Oh Sees. Et la Californie, berceau ensoleillé de la contre-culture des 60’s et terre d’accueil de l’utopie hippie, est bel et bien présente en esprit au sein de Ballet of Apes, son premier album solo sous le nom Brigid Dawson & The Mothers Network : voix apaisée, ambiances planantes, ballades folk langoureuses au doux parfum psychédélique… Mais elle n’est pas la seule. Elevée en Angleterre dans une famille de musiciens (son père était un pianiste de jazz), Brigid Dawson a passé une bonne partie de sa jeunesse à vivre consécutivement entre ces deux pays, et sa musique s’en ressent. Une sorte de spleen pluvieux et mélancolique infuse en permanence en arrière-plan, et la rencontre de ces deux univers opposés donne, dans ses meilleurs moments, une singularité peu commune à ce Ballet of Apes, qu’on est assez impatients de découvrir

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Festival international du film nature et environnement : écran vert !

Ecologie | Si ces dernières années les prises de conscience et les alternatives écologiques ont fleuri, certains organismes s’attellent à la tâche depuis déjà (...)

Jérémy Tronc | Mardi 16 novembre 2021

Festival international du film nature et environnement : écran vert !

Si ces dernières années les prises de conscience et les alternatives écologiques ont fleuri, certains organismes s’attellent à la tâche depuis déjà longtemps. À l’image de France nature environnement Isère, association de protection de la nature qui milite depuis près de 50 ans et revient à partir du 25 novembre avec son Festival international du film nature et environnement pour une 35e édition qui s’annonce riche. Jusqu’au 5 décembre, une sélection de 27 courts et longs-métrages (sur 230 reçus cette année) sera projetée, entre films contemplatifs et documentaires engagés, avec toujours cette volonté de sensibiliser le public et de proposer des solutions en vue d’une paix des ménages entre l’Homme et la nature. Notez parmi les temps forts la soirée d’ouverture (le 25/11) avec le parrain de cette édition, Laurent Baheux, photographe animalier reconnu dans le monde entier et activiste de la protection environnementale. Lors de la soirée de clôture (le 5/12), le jury décernera les fameux prix “Hérisson” aux meilleures réalisations. Festival international du film nature et environnement du 25 novembre au 5 décembre à Grenoble et agglomération.

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Concerto en braille

ACTUS | « Tu sais, une machine Perkins, normalement c’est pas pour faire de la musique. Moi ça me sert à écrire en braille parce que je suis déficient visuel (...)

Jérémy Tronc | Mardi 16 novembre 2021

Concerto en braille

« Tu sais, une machine Perkins, normalement c’est pas pour faire de la musique. Moi ça me sert à écrire en braille parce que je suis déficient visuel et que je ne lis pas en noir comme les voyants. » Fadi, 9 ans, élève à l’école élémentaire Ferdinand-Buisson, participe à un étonnant projet avec neuf autres de ses camarades. Tous en situation de handicap visuel, ils répètent depuis quelques semaines, aux côtés de 30 élèves-musiciens du collège Charles-Munch, le Concerto pour machines Perkins, œuvre de François Rossé pour ensemble instrumental et machines à écrire en braille, utilisées ici comme instrument de percussions. « Les machines constituent un pupitre comme les autres, avec une partition écrite pour elles », explique Christophe Louboutin, professeur de guitare au Conservatoire et intervenant sur le projet. « C’est un morceau contemporain d’une grande exigence artistique, comportant des passages improvisés et d’autres très écrits. Pour les malvoyants, des repères sonores leur permettent de savoir à quels moments ils doivent intervenir. Ce qu’ils joueront pendant la pièce est loin d’être anodin. » L’œuvre a été co

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"A la vie", la mort aux trousses

SCENES | Ce qui demeure ; Saint-Félix, enquête sur un hameau français : on a souvent vu à la MC2 la metteuse en scène Élise Chatauret et son théâtre construit à (...)

Aurélien Martinez | Mardi 16 novembre 2021

Ce qui demeure ; Saint-Félix, enquête sur un hameau français : on a souvent vu à la MC2 la metteuse en scène Élise Chatauret et son théâtre construit à partir d'enquêtes sur le terrain. Avec À la vie, nouveau spectacle qui vient tout juste d'être créé (nous ne l'avons pas vu), elle s'intéresse à la douloureuse question de la fin de vie. Accompagnée de son équipe, elle a ainsi passé plusieurs semaines en milieu hospitalier et dans un centre d’éthique clinique. En découlera sans doute un théâtre original dans sa forme et souvent fort dans ce qu'il convoque, à découvrir du mardi 30 novembre au samedi 4 décembre. Avec notamment sur scène, Justine Bachelet, comédienne littéralement magnétique – même si tout ceci est très subjectif, on vous l'accorde. A la vie du 30 novembre au 4 décembre à la MC2, Grenoble

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Holocène, flow festif

ACTUS | Le plus gros festival de l’agenda grenoblois, Holocène, reviendra les 4 et 5 mars 2022 à Alpexpo. Avec une programmation très rap (PLK, Soso Maness, Seth Gueko…) et électro (Worakls, Enfant Sauvage, Meute…).

Valentine Autruffe | Mardi 16 novembre 2021

Holocène, flow festif

Pas de locomotive, mais Holocène 2022 annonce du lourd qui plaira tout spécialement aux amateurs de rap actuel. PLK, « disque d’or dans le sac à dos », défendra Enna, dernier album 100% Skyrock-compatible, simple et efficace si bien qu’il vient juste de bénéficier d’une réédition augmentée. PLK ratisse large, on peut en dire autant de Soso Maness, « notre coup de cœur ici, ça fait des années qu’on veut le faire venir », se réjouit Sylvain Nguyen, directeur de Periscope, qui organise Holocène. Soso Maness cartonne avec son rap jacassier labellisé marseillais, paroxysme atteint avec le sample du ballet russe Petrouchka. Vous l’aurez compris, on n’est pas tellement fan ; mais si on met de côté le bon goût, très facile de sautiller partout et de brandir les mains en l'air devant un live de Soso Maness. Credo complètement assumé par Periscope qui veut avant tout chose deux jours de folle nouba : « On est pas sur un rap ghetto ou intello, mais sur un rap de fête. Après un an et demi de Covid, la fête, c’est la base ! » On ne va pas dire le contraire ! A Holocène 2022, il y aura aussi moyen de gobeloter gaiement en écoutant des son

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Les jubilations premières de Nick Pulpman

Rock | Cela fait plusieurs années que l’on suit les pérégrinations musicales de Nick Pulpman, plus particulièrement au sein de Hold Station qui, nourri par les excès (...)

Hugo Verit | Mardi 16 novembre 2021

Les jubilations premières de Nick Pulpman

Cela fait plusieurs années que l’on suit les pérégrinations musicales de Nick Pulpman, plus particulièrement au sein de Hold Station qui, nourri par les excès créatifs de King Gizzard & The Lizard Wizard, fit les belles heures du rock psychédélique grenoblois. Plusieurs années qu’on l’écoute avec plaisir jouer pour l’un, chanter pour l’autre, sans jamais vraiment permettre à son ego de briller en pleine lumière. Dommage, qu’on se disait. On ne se le dit plus. Après un premier EP un peu trop vite fabriqué (mais déjà prometteur) paru à la sortie du confinement, Nicolas Delmas a cette fois pris le temps nécessaire pour réaliser un grand premier album, nommé Shambles. Le temps de digérer une histoire d’amour compliquée, voire dévastatrice ; le temps de transformer son amertume en chansons expiatoires ; le temps de s’entourer de ses plus proches amis musiciens pour leur donner du relief. Produit par Koonda Holaa – pointure inclassable du blues –, Shambles est une sorte d’hommage au rock dans sa dimension la plus classique (et donc, peut-être, la plus essentielle), de la ballade lou-reedienne Plastic People aux accents metal de Quarantine

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En BD, la Grenobloise Coline Picaud raconte le parcours d'exilés

ACTUS | Dans le cadre du festival Migrant’Scène, Coline Picaud sera à la librairie Decitre pour dédicacer sa bande dessinée "Personne ici ne sait qui je suis". Professeure de français pour étrangers, elle y relate le destin de certains de ses "apprenants" exilés.

Hugo Verit | Mardi 16 novembre 2021

En BD, la Grenobloise Coline Picaud raconte le parcours d'exilés

Ils s’appellent Zabihullah, Télémilé, Méri, Golindya, Sutha, Maha… Ils viennent d’Afghanistan, de Guinée, du Brésil, d’Érythrée, du Sri-Lanka ou de Syrie. Tous sont des personnages de la bande dessinée Personne ici ne sait qui je suis, dans laquelle Coline Picaud raconte son quotidien en tant que professeure de français pour étrangers à la Maison des habitants du centre-ville de Grenoble. Enfin, ce n’est pas vraiment son histoire qu’elle raconte, plutôt celles de ces exilés qui ont quitté leur pays pour des raisons très diverses (amour, travail, guerre, pauvreté…) : « La Maison des habitants est l’un des rares endroits où des gens très différents se mélangent, avec un point commun : ils apprennent le français. Je voulais montrer la multitude de parcours qui existent et que tout démarre, à chaque fois, d’une décision individuelle. Ce ne sont pas des groupes qui partent, mais bien des individus. » Sur « la route des morts » Des individus qui, une fois dans notre pays, sont pourtant ramenés en permanence à leurs origines et jugés à l’aune de la méconnaissance abyssale des Français. Coline Picaud s’emploie donc, dans ce livre, à remettre un p

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Bandit Bandit : The Artists, les vrais

Electro-rock | Les amateurs de télé-crochets – ou les fans hardcore du groupe – auront peut-être aperçu Bandit Bandit un samedi soir de septembre en prime-time sur France (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 16 novembre 2021

Bandit Bandit : The Artists, les vrais

Les amateurs de télé-crochets – ou les fans hardcore du groupe – auront peut-être aperçu Bandit Bandit un samedi soir de septembre en prime-time sur France 2. Le groupe lyonnais participait à la première de l'émission-événement (c'est du moins comme cela qu'elle était présentée) de l'animateur omniprésent et bavard que l'on appelle Nagui. La chose fut un ratage complet : pour l'émission (qui battit des records de médiocrité en termes d'audience et de rythme, sans doute à cause de la propension de Nagui à ramener son énorme fraise à tout bout de champ) comme pour le groupe, malheureusement et injustement éliminé d'entrée. Moins du fait d'une prestation ratée (elle ne le fut pas) que parce que le rock, ma bonne dame, on s'en est vite aperçu, n'est plus guère télégénique en 2021 (quand Nagui, autoproclamé "M. Musique" du service public qualifie l'électro-rock de Bandit Bandit de "metal" dans une émission qui, plus qu'autre chose, cherche un hybride d'Eddy de Pretto et Claudio Capéo, il n'y a plus rien à espérer). On peut néanmoins se consoler et consoler le duo formé par Maëva Nicolas et Hugo Herleman (qui ont sûrement d'autres chats à fouetter que de se morfondre)

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Patriarchie, l'asso qui mêle "connerie et activisme"

Féminisme | Après le succès du faux magazine féminin lancé par Pauline Rochette, Patriarchie a pris l'allure officielle d'une association portée par une équipe de bénévoles qui tend à s'élargir. Implantée à Grenoble depuis mai, Patriarchie partage ses engagements féministes avec le public autour d'ateliers très variés (drag, tattoo, etc.).

Eloïse Bonnan | Mardi 16 novembre 2021

Patriarchie, l'asso qui mêle

Peut-être en scrollant, êtes-vous déjà tombé fortuitement sur la gazette digitale Patriarchie magazine, imaginée par la grenobloise Pauline Rochette. Avec des titres bien acres comme SEXO se forcer pour faire plaisir, Être un objet c’est être utile, CARRIÈRE Ces femmes sans cœur... Sur fond d’illustrations soignées, ses créations (ou collaborations) séduisent un public sensibilisé aux luttes féministes et plus largement les initiés au second degré. La recette de son succès ? Il vient naturellement de ces mains délicates, très inspirées par le nuage d’amour et de bienveillance qui entoure les femmes et les minorités dans notre société. Trêve de plaisanterie. En surfant sur les codes de la presse féminine avec un ton nettement plus trash, Patriarchie magazine s’attaque au pied de biche à bon nombre de messages, représentations et codes dont la presse féminine est entre autres un vecteur. Et spoiler alerte, ce magazine n’est que “coquille vide”, à l’image des exemples dont il fait la satire. Il n’empêche que ses unes ont été appréciées à Grenoble durant le week-end du 8 mars 2020, et rencontrent un franc succès sur les réseaux

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Tracanelli mène la vie de château

Art contemporain | Jamais à court d’idées et de projets, le galeriste Adrien Tracanelli présente les créations de plusieurs artistes qu’il soutient à l’occasion d’une exposition (...)

Benjamin Bardinet | Mardi 16 novembre 2021

Tracanelli mène la vie de château

Jamais à court d’idées et de projets, le galeriste Adrien Tracanelli présente les créations de plusieurs artistes qu’il soutient à l’occasion d’une exposition au Château de Chaulnes. Une sortie qui permet aux curieux de faire coup double : découvrir le travail de ces différents artistes et faire un tour dans ce château idéalement situé, sur les hauteurs de Noyarey. Installées dans les trois salles du rez-de-chaussée, les œuvres se fondent dans cet environnement singulier comme si elles avaient toujours été là. Peut-être paradoxalement inspiré par le prestige du lieu, le parcours propose plusieurs figures réalisées à partir d’objets de rebuts ou de matériaux triviaux : constitué d’un amas de canettes le gigantesque fantôme Guillaume Péruchon accueille le visiteur (pas de château digne de ce nom sans fantôme), tandis que plus loin, surgissant d’un tableau accroché entre deux fenêtres, un masque réalisé à partir d’un vieux bidon en plastique évoque celui du robot géant du Roi et l’oiseau. Intégralement réalisé de bouts de cartons découpés, le buste de figure féminine de Banal semble n

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Diptyque amoureux sur essuie-tout

ARTS | « Ce que j’essaye de faire avant tout, c’est de sortir de la photographie ». C’est plutôt réussi. À la galerie Ex-Nihilo, Jean-Pierre Bonfort (...)

Benjamin Bardinet | Mardi 16 novembre 2021

Diptyque amoureux sur essuie-tout

« Ce que j’essaye de faire avant tout, c’est de sortir de la photographie ». C’est plutôt réussi. À la galerie Ex-Nihilo, Jean-Pierre Bonfort expose une série troublante à bien des égards. Confrontant la couleur au noir et blanc, le végétal à l’architectural, l’organique au géométrique, le photographe réalise des diptyques qui sèment la confusion. Notre esprit cartésien est contraint de se mettre en sourdine et notre regard de se laisser porter par ces images dont on ne sait jamais très bien ce qu’elles sont ni d’où elles viennent. Photogrammes ? Herbiers imaginaires ? Aquarelles ? Gravures ? Notre perception est mise à mal, ceci d’autant plus que la texture du sopalin utilisé par Jean-Pierre Bonfort pour tirer ses images confère un grain particulier qui ajoute encore à la confusion des sens. « C’est la matière qui m’intéresse », nous assure-t-il. Une matière photographique qu’il expérimente, malmène et distord pour le plus grand plaisir du regardeur curieux, qui sera séduit par l’inconfort perceptif dans lequel il est contraint d’évoluer. L’explosion d’un élém

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GRRRE Games, coups de poker réussis

ACTUS | GRRRE Games est l’une des deux maisons d’édition de jeux de société installées à Grenoble et se distingue en misant sur une certaine originalité. Un parti pris qui fait mouche dans un marché en pleine expansion.

Hugo Verit | Mardi 16 novembre 2021

GRRRE Games, coups de poker réussis

Voilà trois ans que les Grenoblois Céline et Florian Grenier ont lancé leur maison d’édition de jeux de société, GRRRE Games. Après une première sortie remarquée début 2019 (Dany et son thème original consacré au dédoublement de la personnalité) puis le gros succès de Nidavellir en 2020 avec 70 000 boîtes vendues à travers le monde, ce couple de passionnés dispose aujourd’hui d’un catalogue de huit jeux, dont les deux derniers (Fragments et Les Contes Émerveillés) viennent de paraître ce mois-ci : « Comme on ne dépend pas financièrement de notre entreprise (personnellement, j’exerce en tant que médecin généraliste), on peut se permettre de prendre des risques et d’éditer des jeux qui sont un peu en décalage par rapport à l’offre globale, que ce soit dans le thème pour Dany, dans les graphismes noirs et blancs pour Nidavellir ou dans le gameplay pour KamiMaï, un jeu japonais que personne n’osait éditer », explique Florian. « Réfléchir sans trop se prendre la tête » Un parti pris qui leur permet d’exister sans trop de problèmes dans un marché en pleine expansion. En France, un millier de

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Harvest et le vin militant

GUIDE URBAIN | Au Harvest, on trouve dans la playlist éclairée des patrons du Neil Young, bien évidemment (Harvest est le nom du quatrième album du chanteur (...)

Jérémy Tronc | Mardi 16 novembre 2021

Harvest et le vin militant

Au Harvest, on trouve dans la playlist éclairée des patrons du Neil Young, bien évidemment (Harvest est le nom du quatrième album du chanteur guitariste américain, gros pavé dans l’histoire du rock folk), mais on y vient surtout pour déguster des vins naturels, la spécialité de ce bar implanté au cœur du quartier Saint-Bruno. « Nous proposons une sélection évolutive d’environ 120 vins naturels », annonce Mathias, l’un des gérants, en nous servant un Riesling d’une belle vivacité et au nez d’une grande finesse. « On est sur ce créneau par goût bien entendu, mais aussi par engagement contre les vins conventionnels qui, à mon sens, ne sont qu’un tissu de mensonges et d’arnaques pour un public qui n’est pas au courant de ce qu’il boit, alors que potentiellement il s’empoisonne. » Pour accompagner la dégustation des vins, des planches sont proposées autour de 10 €, composées de produits locaux, notamment des foccacia bio de leur voisin Dragonne pizza. L’intérieur du bar se distingue par sa décoration feutrée composée d’objets chinés, en alternance avec les bouteilles aux étiquettes rivalisant de créativité. Mention spéciale pour la jolie et surpre

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