"Mourir peut attendre", un dernier James Bond pour Daniel Craig : mourir et laisser vivre

Espionnage | Sorti de sa retraite pour contrer une pandémie terroriste (et se venger de Blofeld), Bond se découvre de nouveaux ennemis… et des alliés et alliées inattendues. Retardé depuis 18 mois, l’ultime épisode interprété par Daniel Craig clôt par un feu d’artifice inédit son cycle d’aventures dans la peau de l’agent britannique. Défense de spoiler !

Vincent Raymond | Mercredi 6 octobre 2021

Photo : © Universal International Pictures


Après avoir porté un sérieux coup à l'organisation criminelle Spectre et capturé son chef Ernst Stavro Blofeld, James Bond s'octroie une escapade italienne en compagnie de Madeleine Swann. Leur tête-à-tête romantique va être contrarié par plusieurs fantômes de leurs passés respectifs, les contraignant à une rupture brutale. Cinq ans plus tard, Bond est tiré de sa retraite par son ami Felix Leiter de la CIA, après qu'un savant russe retourné par le MI6 a été enlevé avec une redoutable arme biologique de sa confection…

Tourné et finalisé avant la pandémie, retardé à cause d'icelle, Mourir peut attendre traite donc d'une… pandémie. Ou du moins du combat de James Bond contre une puissance terroriste cherchant à déclencher une attaque bactériologique (pour faire simple) à l'échelle planétaire. Un argument réactualisant celui de Au Service Secret de Sa Majesté (1969) de Peter Hunt, lui-même produit au moment de l'épidémie de grippe de Hong Kong. La fatalité a de ces ironies… Seul épisode interprété par George Lazenby et Diana Rigg, Au Service Secret de Sa Majesté est sans doute le meilleur des Bond parce qu'il forme le pivot dramatique de la série — Bond se marie et perd son épouse en dix minutes —, scelle la fin des années 1960, est porté par une partition géniale d'un John Barry en état de grâce et une chanson d'anthologie de Louis Armstrong que l'on retrouve ici, We Have All The Time In The World. Ce n'est pas anodin…

Pour sa première incursion dans l'univers bondien, Cary Joji Fukunaga rompt avec l'approche “sensorielle” développée par Sam Mendes sur Skyfall et Spectre : à la froideur hivernale, métallique et nocturne des images de Hoyte van Hoytema succède la colorimétrie plus organique de Linus Sandgren. Quant au son, sa dimension subjective est enfin considérée — et rendue avec insistance. Montrer que le héros subit douloureusement l'épreuve assourdissante d'un blast, c'est aussi le renvoyer à ses limites physiques et compléter le portrait esquissé dans les épisodes précédents définissant ses frontières psychologiques ou affectives. Bref, le ravaler à sa singularité : une fragile condition humaine quand triomphent sur tous les écrans d'insubmersibles mutants surhumains. Cela n'empêche pas Bond d'exceller dans les poursuites et combats, notamment le corps à corps en suivant une progression de jeu vidéo devant atteindre le boss final. On notera au passage que le villain de Mourir peut attendre, campé par Rami Malek, est certainement celui dont la présence à l'écran est proportionnellement la moins importante de toute la série. Et cependant la plus décisive car elle permet après vingt-cinq opus de continuer à innover.

Meurs un autre jour

À ses débuts, la franchise Bond a donné le tempo de la production cinématographique mondiale, créant des modes et gimmicks (le film d'espionnage, les génériques à tubes et les séquences pré-génériques ultra-travaillées, les gadgets, l'iconisation du héros etc.), avant de succomber au suivisme au tournant des années 1970. En préférant satisfaire aux goûts du public, et le conforter dans ses habitudes, la série a longtemps vécu sur sa rente, flirtant parfois avec une auto-parodie presque gênante — rendue plus risible encore par d'authentiques spoofs tels qu'Austin Powers. Dans le même temps, de sérieux concurrents sur le segment action/espionnage (Mission : Impossible, Fast and Furious et autres Jason Bourne) l'ont contrainte à opérer une cure de jouvence pour éviter la banqueroute de la ringardise. Celle-ci coïncide avec l'arrivée en 2006 de Daniel Craig (quoi que l'on pense du choix du comédien) dans le smoking de 007 et surtout d'une relecture/récriture du personnage, en assumant de chambouler ses codes internes jusqu'alors intangibles.

Ni tout à fait suite des épisodes précédents (bien qu'il reprenne des personnages apparus précédemment et ne cesse d'adresser des clins d'oeil à la série matricielle), ni totalement reboot (alors qu'il refonde le passé et l'environnement du héros en profondeur), ce “cycle craiguien“ tranche radicalement en faisant de chaque film le complément des précédents, dessinant au bout du compte un serial autonome (et bouclé) en cinq volets à l'intérieur de la saga. Une continuité portée par un arc dramatique de plus en plus affirmé, trouvant dans le dénouement de Mourir peut attendre une apogée jamais atteinte depuis Au Service Secret de Sa Majesté auquel il se réfère volontiers, on l'a vu, et dont il constitue une manière de double inversé.

À nouveau principaux architectes de ce script, Neal Purvis et Robert Wade ont poussé l'audace à un cran supérieur en osant le réalisme, là où la tradition bondienne avait toujours refusé ce carcan, au risque de tomber dans des incohérences grand-guignolesques. Grâce à leur travail accompli durant quinze ans, le personnage aura en somme bénéficié d'une totale résurrection, et s'offre ici le finale le plus spectaculaire (et imprévisible) de la série, distinguant à tout jamais Mourir peut attendre parmi les vingt-cinq aventures de 007 sous label EON productions. Il ne reste aux auteurs qu'à se remettre au travail rapidement, puisque comme le veut la coutume (qu'il n'ont pas torpillée, celle-là) de fin de générique : James Bond reviendra…

★★★★☆ Mourir peut attendre
Un film de Cary Joji Fukunaga (É-U-G-B, 2h43) avec Daniel Craig, Léa Seydoux, Rami Malek…


Mourir peut attendre

De Cary Joji Fukunaga (EU, 2h43) avec Daniel Craig, Rami Malek, Léa Seydoux

De Cary Joji Fukunaga (EU, 2h43) avec Daniel Craig, Rami Malek, Léa Seydoux

salles et horaires du film


Bond a quitté les services secrets et coule des jours heureux en Jamaïque. Mais sa tranquillité est de courte durée car son vieil ami Felix Leiter de la CIA débarque pour solliciter son aide : il s'agit de sauver un scientifique qui vient d'être kidnappé. Mais la mission se révèle bien plus dangereuse que prévu et Bond se retrouve aux trousses d'un mystérieux ennemi détenant de redoutables armes technologiques…

Mourir peut attendre est à  l'affiche dans 20 salles le mercredi 20 octobre

Le Scénario

Place Charles Ottina 69800 Saint-Priest
Mer, sam, lun 18h - jeu, dim, mar 20h - ven 17h

Cinéma Gérard Philipe

12 avenue Jean Cagne 69200 Vénissieux
Mer, sam 17h, 20h - ven 14h, 20h - dim 18h - mar 20h

Les Alizés

214 avenue Franklin Roosevelt 69500 Bron
(en V0) Mer, ven 20h30 - dim 17h30 - mar 20h

Pathé Bellecour

79 rue de la République 69002 Lyon
19h55 (sf jeu 20h15, sam 19h25)
(en V0) 10h55 sf mer, jeu, ven - 13h45 (sf jeu 14h) - 17h05 (sf jeu 16h35) - 21h05

UGC Ciné-Cité Internationale

80 quai Charles de Gaulle 69006 Lyon
10h40 sf ven, sam - 12h50 (sf ven, sam 13h30) - 16h10 (sf ven, sam 17h) - 19h40 (sf ven, sam 20h30)
(en V0) 10h45 sf jeu, ven - 14h45 (sf jeu, ven, sam 14h) - 16h20 (sf ven, sam 16h30) - 18h30 (sf ven, sam 17h30) - 19h45 (sf ven, sam 20h) + ven 21h15, sam 21h20

UGC Astoria

31 cours Vitton 69006 Lyon
(en V0) 15h (sf ven 13h45, sam 14h) - 19h (sf ven, sam 20h45) + mer, sam, dim 10h45, ven 17h15, sam 17h20

Cinéma Rillieux

81b avenue de l'Europe 69140 Rillieux-la-Pape
Mer, ven, mar 17h, 20h30 - jeu, lun 14h - sam 14h, 20h30 - dim 17h45

Cinéma Le Toboggan

14 avenue Jean Macé 69150 Décines-Charpieu
Mer 14h45 - ven 20h - sam 15h15 - dim 19h30 - lun 17h15 - mar 20h15

Cinéma Meyzieu

27 rue Louis Saulnier 69330 Meyzieu
20h + sam 17h

Pathé Vaise

43 rue des Docks 69009 Lyon
13h30 (sf jeu 14h15) - 17h sf jeu, mar - 20h30 sf jeu, sam, lun + dim, lun, mar 10h15, jeu 17h15, 21h15, lun 13h
(en V0) Mer, dim 21h15 - ven 15h45 - sam, lun 20h30 - mar 17h

Salle Jean Carmet

Boulevard du Pilat 69440 Mornant
Mer 15h - sam, mar 20h30 - dim 16h15
(en V0) Mer 20h30 - ven 17h30 - lun 17h15

Pathé Carré de soie

2 rue Jacquard 69120 Vaulx-en-Velin
14h - 15h15 - 17h30 - 19h30 - 21h15 + sam, dim 10h15

UGC Part-Dieu

CC Part-Dieu niveaux 2 & 4 69003 Lyon
11h10 - 13h05 - 14h30 - 16h20 - 17h50 - 19h40
10h40 - 14h - 17h - 17h20 - 20h40 - 21h10

UGC Ciné-Cité Confluence

121 cours Charlemagne 69002 Lyon
10h45 - 14h05 - 17h25 - 20h45
(en V0) 11h - 13h10 - 14h20 - 16h30 - 17h40 - 20h - 21h
Mourir peut attendre est à  l'affiche dans 19 salles le jeudi 21 octobre

Le Scénario

Place Charles Ottina 69800 Saint-Priest
Mer, sam, lun 18h - jeu, dim, mar 20h - ven 17h

Cinéma Gérard Philipe

12 avenue Jean Cagne 69200 Vénissieux
(en V0) Jeu 17h30 - lun 20h

Les Alizés

214 avenue Franklin Roosevelt 69500 Bron
Jeu 20h15 - sam 17h30

Pathé Bellecour

79 rue de la République 69002 Lyon
19h55 (sf jeu 20h15, sam 19h25)
(en V0) 10h55 sf mer, jeu, ven - 13h45 (sf jeu 14h) - 17h05 (sf jeu 16h35) - 21h05

UGC Ciné-Cité Internationale

80 quai Charles de Gaulle 69006 Lyon
10h40 sf ven, sam - 12h50 (sf ven, sam 13h30) - 16h10 (sf ven, sam 17h) - 19h40 (sf ven, sam 20h30)
(en V0) 10h45 sf jeu, ven - 14h45 (sf jeu, ven, sam 14h) - 16h20 (sf ven, sam 16h30) - 18h30 (sf ven, sam 17h30) - 19h45 (sf ven, sam 20h) + ven 21h15, sam 21h20

Cinéma Saint-Denis

77 grande rue de la Croix-Rousse 69004 Lyon
(en V0) 20h45 sf mer, dim, mar + dim 17h

UGC Astoria

31 cours Vitton 69006 Lyon
(en V0) 15h (sf ven 13h45, sam 14h) - 19h (sf ven, sam 20h45) + mer, sam, dim 10h45, ven 17h15, sam 17h20

Cinéma Rillieux

81b avenue de l'Europe 69140 Rillieux-la-Pape
Mer, ven, mar 17h, 20h30 - jeu, lun 14h - sam 14h, 20h30 - dim 17h45

Cinéma Meyzieu

27 rue Louis Saulnier 69330 Meyzieu
20h + sam 17h

Pathé Vaise

43 rue des Docks 69009 Lyon
13h30 (sf jeu 14h15) - 17h sf jeu, mar - 20h30 sf jeu, sam, lun + dim, lun, mar 10h15, jeu 17h15, 21h15, lun 13h
(en 3D) Jeu 13h15 - sam, mar 21h15

Le Meliès

67 chemin de Vassieux 69300 Caluire-et-Cuire
(en V0) Jeu 20h30 - dim 20h

Pathé Carré de soie

2 rue Jacquard 69120 Vaulx-en-Velin
14h - 15h15 - 17h30 - 19h30 - 21h15 + sam, dim 10h15

UGC Part-Dieu

CC Part-Dieu niveaux 2 & 4 69003 Lyon
11h10 - 13h05 - 14h30 - 16h20 - 17h50 - 19h40
10h40 - 14h - 17h - 17h20 - 20h40 - 21h10

UGC Ciné-Cité Confluence

121 cours Charlemagne 69002 Lyon
10h45 - 14h05 - 17h25 - 20h45
(en V0) 11h - 13h10 - 14h20 - 16h30 - 17h40 - 20h - 21h
Mourir peut attendre est à  l'affiche dans 24 salles le vendredi 22 octobre

Le Scénario

Place Charles Ottina 69800 Saint-Priest
Mer, sam, lun 18h - jeu, dim, mar 20h - ven 17h

Cinéma Mourguet

15 rue Deshay 69110 Sainte-Foy-lès-Lyon
Ven 20h30 - sam 14h - mar 16h45

Cinéma Gérard Philipe

12 avenue Jean Cagne 69200 Vénissieux
Mer, sam 17h, 20h - ven 14h, 20h - dim 18h - mar 20h

Les Alizés

214 avenue Franklin Roosevelt 69500 Bron
(en V0) Mer, ven 20h30 - dim 17h30 - mar 20h

Pathé Bellecour

79 rue de la République 69002 Lyon
19h55 (sf jeu 20h15, sam 19h25)
(en V0) 10h55 sf mer, jeu, ven - 13h45 (sf jeu 14h) - 17h05 (sf jeu 16h35) - 21h05

UGC Ciné-Cité Internationale

80 quai Charles de Gaulle 69006 Lyon
10h40 sf ven, sam - 12h50 (sf ven, sam 13h30) - 16h10 (sf ven, sam 17h) - 19h40 (sf ven, sam 20h30)
(en V0) 10h45 sf jeu, ven - 14h45 (sf jeu, ven, sam 14h) - 16h20 (sf ven, sam 16h30) - 18h30 (sf ven, sam 17h30) - 19h45 (sf ven, sam 20h) + ven 21h15, sam 21h20

Cinéma Saint-Denis

77 grande rue de la Croix-Rousse 69004 Lyon
(en V0) 20h45 sf mer, dim, mar + dim 17h

UGC Astoria

31 cours Vitton 69006 Lyon
(en V0) 15h (sf ven 13h45, sam 14h) - 19h (sf ven, sam 20h45) + mer, sam, dim 10h45, ven 17h15, sam 17h20

Cinéma Rillieux

81b avenue de l'Europe 69140 Rillieux-la-Pape
Mer, ven, mar 17h, 20h30 - jeu, lun 14h - sam 14h, 20h30 - dim 17h45

Cinéma Le Toboggan

14 avenue Jean Macé 69150 Décines-Charpieu
Mer 14h45 - ven 20h - sam 15h15 - dim 19h30 - lun 17h15 - mar 20h15

Écully Cinéma

21 avenue E. Aynard 69130 Écully
(en V0) Ven 16h30 - dim 19h, 19h30 - lun 20h
Ven, sam 20h - dim 16h15 - mar 14h

Cinéma Meyzieu

27 rue Louis Saulnier 69330 Meyzieu
20h + sam 17h

Pathé Vaise

43 rue des Docks 69009 Lyon
13h30 (sf jeu 14h15) - 17h sf jeu, mar - 20h30 sf jeu, sam, lun + dim, lun, mar 10h15, jeu 17h15, 21h15, lun 13h
(en V0) Mer, dim 21h15 - ven 15h45 - sam, lun 20h30 - mar 17h

Le Meliès

67 chemin de Vassieux 69300 Caluire-et-Cuire
Ven 21h - sam 20h30

Salle Jean Carmet

Boulevard du Pilat 69440 Mornant
(en V0) Mer 20h30 - ven 17h30 - lun 17h15

Pathé Carré de soie

2 rue Jacquard 69120 Vaulx-en-Velin
14h - 15h15 - 17h30 - 19h30 - 21h15 + sam, dim 10h15

UGC Part-Dieu

CC Part-Dieu niveaux 2 & 4 69003 Lyon
11h10 - 13h05 - 14h30 - 16h20 - 17h50 - 19h40
10h40 - 14h - 17h - 17h20 - 20h40 - 21h10

UGC Ciné-Cité Confluence

121 cours Charlemagne 69002 Lyon
10h45 - 14h05 - 17h25 - 20h45
(en V0) 11h - 13h10 - 14h20 - 16h30 - 17h40 - 20h - 21h
Mourir peut attendre est à  l'affiche dans 24 salles le samedi 23 octobre

Le Scénario

Place Charles Ottina 69800 Saint-Priest
Mer, sam, lun 18h - jeu, dim, mar 20h - ven 17h

Cinéma Mourguet

15 rue Deshay 69110 Sainte-Foy-lès-Lyon
Ven 20h30 - sam 14h - mar 16h45

Cinéma Gérard Philipe

12 avenue Jean Cagne 69200 Vénissieux
Mer, sam 17h, 20h - ven 14h, 20h - dim 18h - mar 20h

Les Alizés

214 avenue Franklin Roosevelt 69500 Bron
Jeu 20h15 - sam 17h30

Pathé Bellecour

79 rue de la République 69002 Lyon
19h55 (sf jeu 20h15, sam 19h25)
(en V0) 10h55 sf mer, jeu, ven - 13h45 (sf jeu 14h) - 17h05 (sf jeu 16h35) - 21h05

UGC Ciné-Cité Internationale

80 quai Charles de Gaulle 69006 Lyon
10h40 sf ven, sam - 12h50 (sf ven, sam 13h30) - 16h10 (sf ven, sam 17h) - 19h40 (sf ven, sam 20h30)
(en V0) 10h45 sf jeu, ven - 14h45 (sf jeu, ven, sam 14h) - 16h20 (sf ven, sam 16h30) - 18h30 (sf ven, sam 17h30) - 19h45 (sf ven, sam 20h) + ven 21h15, sam 21h20

Cinéma Saint-Denis

77 grande rue de la Croix-Rousse 69004 Lyon
(en V0) 20h45 sf mer, dim, mar + dim 17h

UGC Astoria

31 cours Vitton 69006 Lyon
(en V0) 15h (sf ven 13h45, sam 14h) - 19h (sf ven, sam 20h45) + mer, sam, dim 10h45, ven 17h15, sam 17h20

Cinéma Rillieux

81b avenue de l'Europe 69140 Rillieux-la-Pape
Mer, ven, mar 17h, 20h30 - jeu, lun 14h - sam 14h, 20h30 - dim 17h45

Cinéma Le Toboggan

14 avenue Jean Macé 69150 Décines-Charpieu
Mer 14h45 - ven 20h - sam 15h15 - dim 19h30 - lun 17h15 - mar 20h15

Écully Cinéma

21 avenue E. Aynard 69130 Écully
Ven, sam 20h - dim 16h15 - mar 14h

Cinéma Meyzieu

27 rue Louis Saulnier 69330 Meyzieu
20h + sam 17h

Pathé Vaise

43 rue des Docks 69009 Lyon
13h30 (sf jeu 14h15) - 17h sf jeu, mar - 20h30 sf jeu, sam, lun + dim, lun, mar 10h15, jeu 17h15, 21h15, lun 13h
(en 3D) Jeu 13h15 - sam, mar 21h15
(en V0) Mer, dim 21h15 - ven 15h45 - sam, lun 20h30 - mar 17h

Le Meliès

67 chemin de Vassieux 69300 Caluire-et-Cuire
Ven 21h - sam 20h30

Salle Jean Carmet

Boulevard du Pilat 69440 Mornant
Mer 15h - sam, mar 20h30 - dim 16h15

Pathé Carré de soie

2 rue Jacquard 69120 Vaulx-en-Velin
14h - 15h15 - 17h30 - 19h30 - 21h15 + sam, dim 10h15

UGC Part-Dieu

CC Part-Dieu niveaux 2 & 4 69003 Lyon
11h10 - 13h05 - 14h30 - 16h20 - 17h50 - 19h40
10h40 - 14h - 17h - 17h20 - 20h40 - 21h10

UGC Ciné-Cité Confluence

121 cours Charlemagne 69002 Lyon
10h45 - 14h05 - 17h25 - 20h45
(en V0) 11h - 13h10 - 14h20 - 16h30 - 17h40 - 20h - 21h
Mourir peut attendre est à  l'affiche dans 24 salles le dimanche 24 octobre

Le Scénario

Place Charles Ottina 69800 Saint-Priest
Mer, sam, lun 18h - jeu, dim, mar 20h - ven 17h

Cinéma Mourguet

15 rue Deshay 69110 Sainte-Foy-lès-Lyon
(en V0) Dim 16h30 - lun, mar 20h

Cinéma Gérard Philipe

12 avenue Jean Cagne 69200 Vénissieux
Mer, sam 17h, 20h - ven 14h, 20h - dim 18h - mar 20h

Les Alizés

214 avenue Franklin Roosevelt 69500 Bron
(en V0) Mer, ven 20h30 - dim 17h30 - mar 20h

Pathé Bellecour

79 rue de la République 69002 Lyon
19h55 (sf jeu 20h15, sam 19h25)
(en V0) 10h55 sf mer, jeu, ven - 13h45 (sf jeu 14h) - 17h05 (sf jeu 16h35) - 21h05

UGC Ciné-Cité Internationale

80 quai Charles de Gaulle 69006 Lyon
10h40 sf ven, sam - 12h50 (sf ven, sam 13h30) - 16h10 (sf ven, sam 17h) - 19h40 (sf ven, sam 20h30)
(en V0) 10h45 sf jeu, ven - 14h45 (sf jeu, ven, sam 14h) - 16h20 (sf ven, sam 16h30) - 18h30 (sf ven, sam 17h30) - 19h45 (sf ven, sam 20h) + ven 21h15, sam 21h20

Cinéma Saint-Denis

77 grande rue de la Croix-Rousse 69004 Lyon
(en V0) 20h45 sf mer, dim, mar + dim 17h

UGC Astoria

31 cours Vitton 69006 Lyon
(en V0) 15h (sf ven 13h45, sam 14h) - 19h (sf ven, sam 20h45) + mer, sam, dim 10h45, ven 17h15, sam 17h20

Cinéma Rillieux

81b avenue de l'Europe 69140 Rillieux-la-Pape
Mer, ven, mar 17h, 20h30 - jeu, lun 14h - sam 14h, 20h30 - dim 17h45

Cinéma Le Toboggan

14 avenue Jean Macé 69150 Décines-Charpieu
Mer 14h45 - ven 20h - sam 15h15 - dim 19h30 - lun 17h15 - mar 20h15

Écully Cinéma

21 avenue E. Aynard 69130 Écully
(en V0) Ven 16h30 - dim 19h, 19h30 - lun 20h
Ven, sam 20h - dim 16h15 - mar 14h

Cinéma Meyzieu

27 rue Louis Saulnier 69330 Meyzieu
20h + sam 17h

Pathé Vaise

43 rue des Docks 69009 Lyon
13h30 (sf jeu 14h15) - 17h sf jeu, mar - 20h30 sf jeu, sam, lun + dim, lun, mar 10h15, jeu 17h15, 21h15, lun 13h
(en V0) Mer, dim 21h15 - ven 15h45 - sam, lun 20h30 - mar 17h

Le Meliès

67 chemin de Vassieux 69300 Caluire-et-Cuire
(en V0) Jeu 20h30 - dim 20h

Salle Jean Carmet

Boulevard du Pilat 69440 Mornant
Mer 15h - sam, mar 20h30 - dim 16h15

Pathé Carré de soie

2 rue Jacquard 69120 Vaulx-en-Velin
14h - 15h15 - 17h30 - 19h30 - 21h15 + sam, dim 10h15

UGC Part-Dieu

CC Part-Dieu niveaux 2 & 4 69003 Lyon
11h10 - 13h05 - 14h30 - 16h20 - 17h50 - 19h40
10h40 - 14h - 17h - 17h20 - 20h40 - 21h10

UGC Ciné-Cité Confluence

121 cours Charlemagne 69002 Lyon
10h45 - 14h05 - 17h25 - 20h45
(en V0) 11h - 13h10 - 14h20 - 16h30 - 17h40 - 20h - 21h
Mourir peut attendre est à  l'affiche dans 21 salles le lundi 25 octobre

Le Scénario

Place Charles Ottina 69800 Saint-Priest
Mer, sam, lun 18h - jeu, dim, mar 20h - ven 17h

Cinéma Mourguet

15 rue Deshay 69110 Sainte-Foy-lès-Lyon
(en V0) Dim 16h30 - lun, mar 20h

Cinéma Gérard Philipe

12 avenue Jean Cagne 69200 Vénissieux
(en V0) Jeu 17h30 - lun 20h

Pathé Bellecour

79 rue de la République 69002 Lyon
19h55 (sf jeu 20h15, sam 19h25)
(en V0) 10h55 sf mer, jeu, ven - 13h45 (sf jeu 14h) - 17h05 (sf jeu 16h35) - 21h05

UGC Ciné-Cité Internationale

80 quai Charles de Gaulle 69006 Lyon
10h40 sf ven, sam - 12h50 (sf ven, sam 13h30) - 16h10 (sf ven, sam 17h) - 19h40 (sf ven, sam 20h30)
(en V0) 10h45 sf jeu, ven - 14h45 (sf jeu, ven, sam 14h) - 16h20 (sf ven, sam 16h30) - 18h30 (sf ven, sam 17h30) - 19h45 (sf ven, sam 20h) + ven 21h15, sam 21h20

Cinéma Saint-Denis

77 grande rue de la Croix-Rousse 69004 Lyon
(en V0) 20h45 sf mer, dim, mar + dim 17h

UGC Astoria

31 cours Vitton 69006 Lyon
(en V0) 15h (sf ven 13h45, sam 14h) - 19h (sf ven, sam 20h45) + mer, sam, dim 10h45, ven 17h15, sam 17h20

Cinéma Rillieux

81b avenue de l'Europe 69140 Rillieux-la-Pape
Mer, ven, mar 17h, 20h30 - jeu, lun 14h - sam 14h, 20h30 - dim 17h45

Cinéma Le Toboggan

14 avenue Jean Macé 69150 Décines-Charpieu
Mer 14h45 - ven 20h - sam 15h15 - dim 19h30 - lun 17h15 - mar 20h15

Écully Cinéma

21 avenue E. Aynard 69130 Écully
(en V0) Ven 16h30 - dim 19h, 19h30 - lun 20h

Cinéma Meyzieu

27 rue Louis Saulnier 69330 Meyzieu
20h + sam 17h

Pathé Vaise

43 rue des Docks 69009 Lyon
13h30 (sf jeu 14h15) - 17h sf jeu, mar - 20h30 sf jeu, sam, lun + dim, lun, mar 10h15, jeu 17h15, 21h15, lun 13h
(en V0) Mer, dim 21h15 - ven 15h45 - sam, lun 20h30 - mar 17h

Salle Jean Carmet

Boulevard du Pilat 69440 Mornant
(en V0) Mer 20h30 - ven 17h30 - lun 17h15

Pathé Carré de soie

2 rue Jacquard 69120 Vaulx-en-Velin
14h - 15h15 - 17h30 - 19h30 - 21h15 + sam, dim 10h15

UGC Part-Dieu

CC Part-Dieu niveaux 2 & 4 69003 Lyon
11h10 - 13h05 - 14h30 - 16h20 - 17h50 - 19h40
10h40 - 14h - 17h - 17h20 - 20h40 - 21h10

UGC Ciné-Cité Confluence

121 cours Charlemagne 69002 Lyon
10h45 - 14h05 - 17h25 - 20h45
(en V0) 11h - 13h10 - 14h20 - 16h30 - 17h40 - 20h - 21h
Mourir peut attendre est à  l'affiche dans 23 salles le mardi 26 octobre

Le Scénario

Place Charles Ottina 69800 Saint-Priest
Mer, sam, lun 18h - jeu, dim, mar 20h - ven 17h

Cinéma Mourguet

15 rue Deshay 69110 Sainte-Foy-lès-Lyon
Ven 20h30 - sam 14h - mar 16h45
(en V0) Dim 16h30 - lun, mar 20h

Cinéma Gérard Philipe

12 avenue Jean Cagne 69200 Vénissieux
Mer, sam 17h, 20h - ven 14h, 20h - dim 18h - mar 20h

Les Alizés

214 avenue Franklin Roosevelt 69500 Bron
(en V0) Mer, ven 20h30 - dim 17h30 - mar 20h

Pathé Bellecour

79 rue de la République 69002 Lyon
19h55 (sf jeu 20h15, sam 19h25)
(en V0) 10h55 sf mer, jeu, ven - 13h45 (sf jeu 14h) - 17h05 (sf jeu 16h35) - 21h05

UGC Ciné-Cité Internationale

80 quai Charles de Gaulle 69006 Lyon
10h40 sf ven, sam - 12h50 (sf ven, sam 13h30) - 16h10 (sf ven, sam 17h) - 19h40 (sf ven, sam 20h30)
(en V0) 10h45 sf jeu, ven - 14h45 (sf jeu, ven, sam 14h) - 16h20 (sf ven, sam 16h30) - 18h30 (sf ven, sam 17h30) - 19h45 (sf ven, sam 20h) + ven 21h15, sam 21h20

UGC Astoria

31 cours Vitton 69006 Lyon
(en V0) 15h (sf ven 13h45, sam 14h) - 19h (sf ven, sam 20h45) + mer, sam, dim 10h45, ven 17h15, sam 17h20

Cinéma Rillieux

81b avenue de l'Europe 69140 Rillieux-la-Pape
Mer, ven, mar 17h, 20h30 - jeu, lun 14h - sam 14h, 20h30 - dim 17h45

Cinéma Le Toboggan

14 avenue Jean Macé 69150 Décines-Charpieu
Mer 14h45 - ven 20h - sam 15h15 - dim 19h30 - lun 17h15 - mar 20h15

Écully Cinéma

21 avenue E. Aynard 69130 Écully
Ven, sam 20h - dim 16h15 - mar 14h

Cinéma Meyzieu

27 rue Louis Saulnier 69330 Meyzieu
20h + sam 17h

Pathé Vaise

43 rue des Docks 69009 Lyon
13h30 (sf jeu 14h15) - 17h sf jeu, mar - 20h30 sf jeu, sam, lun + dim, lun, mar 10h15, jeu 17h15, 21h15, lun 13h
(en 3D) Jeu 13h15 - sam, mar 21h15
(en V0) Mer, dim 21h15 - ven 15h45 - sam, lun 20h30 - mar 17h

Salle Jean Carmet

Boulevard du Pilat 69440 Mornant
Mer 15h - sam, mar 20h30 - dim 16h15

Pathé Carré de soie

2 rue Jacquard 69120 Vaulx-en-Velin
14h - 15h15 - 17h30 - 19h30 - 21h15 + sam, dim 10h15

UGC Part-Dieu

CC Part-Dieu niveaux 2 & 4 69003 Lyon
11h10 - 13h05 - 14h30 - 16h20 - 17h50 - 19h40
10h40 - 14h - 17h - 17h20 - 20h40 - 21h10

UGC Ciné-Cité Confluence

121 cours Charlemagne 69002 Lyon
10h45 - 14h05 - 17h25 - 20h45
(en V0) 11h - 13h10 - 14h20 - 16h30 - 17h40 - 20h - 21h

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Bond. Rebonds.

007 | Pour se consoler du décalage de la sortie du cinquième et ultime opus de la saga 007 à être interprété par Daniel Craig, Mourir peut attendre — qui porte (...)

Vincent Raymond | Jeudi 5 mars 2020

Bond. Rebonds.

Pour se consoler du décalage de la sortie du cinquième et ultime opus de la saga 007 à être interprété par Daniel Craig, Mourir peut attendre — qui porte si bien son titre et désormais annoncé en novembre pour cause de Covid-19 —, les Pathé Bellecour, Vaise et Carré de Soie proposent une révision générale avec Il était une fois James Bond : Casino Royale (lundi 9 mars à 20h), Quantum of Solace (jeudi 19 mars), Skyfall (jeudi 26 mars) et enfin Spectre (jeudi 2 avril). Rien que pour vos yeux… Il était une fois James Bond Aux Pathé Bellecour, Vaise et Carré de Soie et jusqu'au 2 avril

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Arnaud Desplechin : « J’arrive enfin à rendre hommage à un Roubaix que j’adore »

Roubaix, une lumière | Arnaud Desplechin délaisse, en apparence, la veine introspective pour signer un film noir tiré d’un fait divers authentique survenu dans sa ville natale. Rencontre avec le cinéaste autour de la genèse de cette œuvre, sa méthode, ses doutes et ses joies. Mais aussi du théâtre… (attention, spoilers)

Vincent Raymond | Mardi 20 août 2019

Arnaud Desplechin : « J’arrive enfin à rendre hommage à un Roubaix que j’adore »

La tension est-elle un peu retombée depuis Cannes ? Arnaud Desplechin : C’était très intense ! Le soir de la projection a été un moment assez bouleversant pour chacun des acteurs. Il y a eu deuxième ovation pour eux et j’ai vu Roschdy qui était comme un petit garçon. Il y a un amour des acteurs spécifique à Cannes : c’est le seul endroit où vous pouvez leur offrir cet accueil. Avec les photographes, les sourires, les encouragements, il y a tout un rituel qui est mis en place… À Venise, c’est différent, c’est le metteur en scène qui ramasse tout. Comment avez-vous choisi Roschdy Zem ? Je le connais depuis très longtemps, par ma maison de production. Je l’avais déjà repéré dans les films de Téchiné où il avait fait de petites apparitions et je m’étais dit : « celui-là, on va compter avec lui ». Et quand j’ai vu N’oublie pas que tu vas mourir… Même sa partition dans Le Petit Lieutenant est vachement bien. Après toute sa carrière, Indigènes… Il a une performance meurtrie de vie dans un film qui m’avait bouleversé, La Fille de Monaco. Ce n’est pas un film “noble“ — il n’avait pas co

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Divers faits d’hiver : "Roubaix, une lumière"

Thriller | Arnaud Desplechin retourne dans son Nord natal pour saisir le quotidien d’un commissariat de police piloté par un chef intuitif et retenu. Un polar humaniste où la vérité tient de l’épiphanie, et la parole du remède. Le premier choc de la rentrée cinématographique.

Vincent Raymond | Mardi 20 août 2019

Divers faits d’hiver :

L’arrivée d’un nouveau lieutenant, des incendies, une disparition de mineure, le crime d’une personne âgée… Quelques jours dans la vie et la brigade de Yacoub Daoud, patron du commissariat de Roubaix, pendant les fêtes de Noël… « On est de son enfance comme on est de son pays », écrivait Saint-Exupéry. Mais quid du pays de son enfance ? En-dehors de tous les territoires, échappant à toute cartographie physique, il délimite un espace mental aux contours flous : une dimension géographique affective personnelle, propre à tout un chacun. Et les années passant, le poids de la nostalgie se faisant ressentir, ce pays se rappelle aux bons (et moins bons) souvenirs : il revient comme pour solder un vieux compte, avec la fascination d’un assassin de retour sur les lieux d’un crime. Aux yeux du public hexagonal, voire international, Arnaud Desplechin incarne la quintessence d’un cinéma parisien — un malentendu né probablement de l’inscription de La Sentinelle et de Comment je me suis disputé dans des élites situées, jacobinisme ob

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Rien que pour vos oreilles : James Bond à l'Auditorium

Soundtrack | En plus de toute une série de codes et une classe so britsh qui ont traversé les époques, l'identité de la saga James Bond c'est un thème musical créé par Monty (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 4 décembre 2018

Rien que pour vos oreilles : James Bond à l'Auditorium

En plus de toute une série de codes et une classe so britsh qui ont traversé les époques, l'identité de la saga James Bond c'est un thème musical créé par Monty Norman largement décliné, là encore à travers les époques, par le grand John Barry. Mais aussi toute une série de morceaux donnant à chaque film de la série sa propre signature musicale, qu'ils soient signés Barry (Goldfinger, Au service secret de sa Majesté, on en passe...), délivrés par des compositeurs en vogue (David Arnold, Michael Kamen) ou par les plus grandes pop stars du moment (Paul McCartney, Bono & The Edge, Jack White, Duran Duran, Adele...). Sur le modèle du spectacle Star Wars proposé il y a deux ans et mis en lumière par la canadienne D.M. Wood, l'Auditorium propose les 6, 7 et 8 décembre, de faire revisiter par l'Orchestre National de Lyon cet univers musical bondien en mode symphonique, sous la direction de Stephen Bell (et toujours dans la lumière de Wood). Cerise sur le gâteau, il est permis de venir déguisé le 6 décembre – mais, c'est bien précisé,

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De profondis sous-marin russe : "Kursk"

Drame | de Thomas Vinterberg (Bel-Lux, 1h57) avec Matthias Schoenaerts, Léa Seydoux, Colin Firth…

Vincent Raymond | Mardi 6 novembre 2018

De profondis sous-marin russe :

Août 2000. Victime d’une avarie grave, le sous-marin nucléaire russe Kursk gît par le fond en mer de Barents avec quelques survivants en sursis. Les tentatives de sauvetage par la flotte nationale ayant échoué, la Royal Navy propose son aide. Mais Moscou, vexé, fait la sourde oreille… On avait quitté Thomas Vinterberg évoquant ses souvenirs d’enfance dans La Communauté, récit fourmillant de personnages centré sur une maison agrégeant une famille très élargie. Le réalisateur de Submarino — faut-il qu’il soit prédestiné ? — persiste d’une certaine manière dans le huis clos avec cette tragédie héroïque en usant à bon escient des “armes“ que le langage cinématographique lui octroie. Sobrement efficace (l’excès en la matière eût été obscène), cette superproduction internationale travaille avec une enviable finesse les formats d’image pour modifier le rapport hauteur/largeur et ainsi renforcer l’impression d’enfermement, comme elle dilate le tem

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Rami Malek : « je voulais surprendre la caméra autant que lui la surprenait »

Bohemian Rhapsody | Les qualités de Rami Malek vont au-delà d’une ressemblance physique troublante avec Freddie Mercury. L’acteur s’est investi corps et âme dans ce portrait du meneur de Queen. Propos rapportés lors de sa visite parisienne.

Vincent Raymond | Dimanche 11 novembre 2018

Rami Malek : « je voulais surprendre la caméra autant que lui la surprenait »

Les membres de Queen Brian May et Roger Taylor sont producteurs exécutifs du film. Quelle influence ont-ils exercé sur le tournage, et vous ont-ils dit des choses particulière sur Freddie Mercury? Rami Malek : Déjà, vous pouvez imaginer à quel point c’était incroyable et monumental d’incarner Freddie Mercury : personne d’autre n’a été aussi provocateur ; après on a cassé le moule ! Quand Brian et Roger m’ont accueilli et accepté, ça a été comme une bénédiction. Je ne crois pas que j’aurais pu avoir une chance d’incarner Freddie s’ils n’avaient pas cru en moi. Brian m’a apporté beaucoup de soutien : il m’a permis de l’appeler à n’importe quel moment — ce que j’ai parfois fait à des moments difficiles extérieurs au films, parce qu’il était peu à peu devenu un mentor. Lorsqu’il a vu le film, ce qu’il m’a déclaré constitue pour moi le plus grand remerciement que je pouvais espérer ; j’en suis extrêmement fier. Vous avez déclaré que ce film avait changé votre vie. En quoi exactement ? Franchement, comment ne l’aurait-il pas changée ? En tant qu’acteur, j’ai été mis au défi

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Show must go on : "Bohemian Rhapsody"

Drama-queen | De la fondation du groupe Queen au légendaire concert de Wembley lors du Live Aid de 1985, la vie de son leader charismatique, chanteur et auteur principal, Farrokh Bulsara dit Freddie Mercury, entre ses inspirations géniales, ses caprices et ses excès.

Vincent Raymond | Mardi 30 octobre 2018

Show must go on :

Sa vie n’avait certes rien d’une comédie, mais elle fut musicale et couronnée de succès dès lors qu’il intégra ce qui deviendrait Queen. Voilà pourquoi Bryan Singer a pris le parti de réduire à ces dix-quinze années de carrière l’existence de Freddie M. À bien des égards, la démarche est justifiée : nul besoin de traîner dans les soubassements de l’enfance pour saisir que le petit Farrokh est complexé par ses origines — qu’il n’aura de cesse de dissimuler au long de sa vie : on le déduit de ses attitudes de jeune adulte. Plus intéressantes sont sa maturation artistique dans le groupe, l’édification artisanale du morceau-titre, son affirmation égotique et, dans une autre mesure, la découverte de son orientation sexuelle. No sex, we’re puritan Or c’est là que la bât blesse : la représentation de cette icône gay est, à tout le moins, ambiguë. Singer le dépeint quasiment sous les traits d’un “hétérosexuel contrarié“. En effet, les seules relations charnelles montrées à l’écran sont celles de Freddie avec sa première petite amie. Par la suite, il e

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Los Angeles, 1992 : "Kings"

Historico-urbain | de Deniz Gamze Ergüven (Fr-E-U, 1h32) avec Halle Berry, Daniel Craig, Kaalan Walker…

Vincent Raymond | Mardi 3 avril 2018

Los Angeles, 1992 :

Mère courage, Millie accueille sans compter tous les gamins à la rue. Si la tension est continue entre les forces de l’ordre et les habitants de son quartier de Los Angeles, la tenue du procès des policiers ayant tabassé Rodney King déclenche des émeutes. Et Millie a peur pour ses enfants… Le succès international de Mustang ayant ouvert grandes les frontières à sa réalisatrice, celle-ci a consenti à franchir l’Atlantique… sans pour autant succomber à l’appel des studios : projet personnel porté de longue date, Kings n’aurait sans doute pas correspondu, dans sa forme et son fond, aux critères hollywoodiens. Volontiers hybride avec ses surimpressions visuelles, ses inclusions d’images d’actualités, ses parenthèses lyriques, drolatiques ou abstraites venant éclater le réalisme contextuel, cette chronique chorale d’un quartier populaire rappelle la tension moite et revendicative des Spike Lee ou John Singleton d’antan, autant qu’elle é

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"Juste la fin du monde" : Dolan au début d’un nouveau cycle ?

Le Film de la Semaine | Ébauche de renouveau pour Xavier Dolan qui adapte ici une pièce de Lagarce, où un homme vient annoncer son trépas prochain à sa famille dysfonctionnelle qu’il a fuie depuis une décennie. Du maniérisme en sourdine et une découverte : Marion Cotillard, en comédienne.

Vincent Raymond | Mardi 20 septembre 2016

La parentèle recuite dans sa rancœur d’un côté ; de l’autre le fils prodigue… C’est une bien belle collection de menteurs et de névrosés qui défile. De lâches, aussi. Ensemble ou séparément, ils ne parviennent pas à extérioriser ni leur amour, ni leur haine. Dans la présence des corps, c’est l’absence des mots qui les foudroie. La pièce de Lagarde dont Dolan s’est emparée est un de ces psychodrames familiaux à la Festen, où jamais les traumas originels n’arrivent à s’exprimer, ni les abcès à se vider. Personne n’a le luxe de respirer dans cette succession de têtes à têtes : à la canicule s’ajoute l’oppression de gros plans implacables entravant jusqu’au mouvement de la pensée. Comment peut-on être aussi seul en coexistant à plusieurs, aussi éloignés en ayant tant en commun ? Cotillard, épure et pure Avouons que l’on redoutait la surenchère de têtes d’affiches ; on la craignait comme un artifice obscène, un signe extérieur de richesse vulgaire, un mesquin coupe-file pour la Croisette… Oubliant qu’une réunion de comédiens de renom dans un quasi huis clos les condamne à se mesurer les uns aux autres ; accen

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Quais du Polar : De la suite dans les idées

CONNAITRE | Les diamants ne sont pas seuls à être éternels. Non contentes de survivre à leurs créateurs, les grandes figures du roman policier ou d’espionnage s’offrent même des prolongations en se faisant adopter par de nouveaux parents : de quoi reconsidérer les liens du sang.

Vincent Raymond | Mardi 29 mars 2016

Quais du Polar : De la suite dans les idées

Le sort est injuste pour les auteurs de polars : ils suent sang et whisky pour inventer des personnages originaux, s’esquintent la santé à créer des structures narratives innovantes, des formes stylistiques inédites et/ou des intrigues insensées… Tout ça pour qu’après leur trépas des godelureaux qu’ils ne connaissent en général ni des lèvres, ni des dents, reprennent la boutique d’un clavier enfariné ! Si la pratique semble hérétique dans l’édition francophone, à moins de travailler en famille (l’épouse et les enfants de Jean Bruce lui ont succédé aux commandes de OSS 117 et Patrice Dard a pris la relève de son paternel Frédéric pour la série San-Antonio), elle semble naturelle chez les voisins anglo-saxons, où de Sherlock Holmes à Hercule Poirot récemment (sous la plume de Sophie Hannah), la plupart des détectives de papier bénéficient d’un bonus en librairie. Les lecteurs sont loin de s’en offusquer : d’abord, parce que le cinéma a ouvert la brèche en multipliant adaptations et avatars des héros populaires ; ensuite parce que le culte de l’auteur se révèle moins exacerbé qu’on ne le croit. Cette année, Quais du Polar donn

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007 Spectre

ECRANS | 24e opus de la franchise officielle, "007 Spectre" n’a rien d’une fantomatique copie. À la réalisation comme pour "Skyfall", Sam Mendes poursuit son entreprise subtile de ravalement du mythe, consistant à jouer la continuité tout en reprenant le mâle à la racine…

Vincent Raymond | Mardi 10 novembre 2015

007 Spectre

De tous les serials modernes, James Bond est le seul dont on puisse garantir la survie, quelques péripéties que connaisse le monde. À l’écran depuis 1962, s’il a connu une seule éclipse entre 1989 et 1995, elle n’était même pas liée à la fin de la Guerre froide et n’a eu aucune incidence sur son succès — à peine dût-elle troubler son cocktail martini. Davantage qu’un personnage, 007 est une marque, un label en soi, dont l’aura dépasse celle de tous les interprètes prenant la pose dans son smoking. D’avatars en résurrections, chaque épisode parvient à battre des records techniques, artistiques ou, le plus souvent, économiques. Le dernier en date, Skyfall (2012), ne s’est pas contenté de dépasser le milliard de dollars de recettes au box office ni de glaner (enfin) l’Oscar de la chanson originale grâce à Adele — on pourrait parler là de bénéfices collatéraux. Il s’était surtout distingué par une écriture renouvelée, qui coupait court avec les incertitudes et les bricolages de Casino Royale (2006) et de Quantum of Solace (2008), premières apparitions de Daniel Craig sous le célèbre matricule. Bond. James Rebond

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Journal d’une femme de chambre

ECRANS | Même si elle traduit un certain regain de forme de la part de Benoît Jacquot, cette nouvelle version du roman d’Octave Mirbeau a du mal à tenir ses promesses initiales, à l’inverse d’une Léa Seydoux épatante de bout en bout. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 31 mars 2015

Journal d’une femme de chambre

Après Jean Renoir et Luis Buñuel, Benoît Jacquot tente donc une nouvelle adaptation du livre d’Octave Mirbeau avec Léa Seydoux dans le rôle de Célestine, bonne à tout faire envoyée de Paris vers la Province pour servir les bourgeois Lanlaire. Co-écrit avec la jeune Hélène Zimmer — réalisatrice d’un premier long, À 14 ans, sorti le mois dernier en salles — ce Journal d’une femme de chambre a l’ambition de revenir au roman initial en en sélectionnant les épisodes plutôt qu’en l’actualisant. Pendant trente minutes, le film s’inscrit dans la droite ligne des Adieux à la Reine : la caméra et les comédiens prennent de vitesse la reconstitution historique, tandis que Jacquot, au diapason de son héroïne, pointe avec sarcasme les rapports de pouvoir et ce qui va avec — abus de pouvoir et droit de cuissage. C’est ce qui séduit le plus dans cette ouverture, sans doute ce que Jacquot a filmé de plus brillant depuis des lustres : comment, en replongeant dans la France du début du XXe siècle, il offre un commentaire très pertinent sur la nôt

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La Vie d’Adèle chapitres 1 & 2

ECRANS | Pendant solaire de son précédent "Vénus Noire", "La Vie d’Adèle" est pour Abdellatif Kechiche l’opportunité de faire se rencontrer son sens du naturalisme avec un matériau romanesque qui emmène son cinéma vers de nouveaux horizons poétiques. Ce torrent émotionnel n’a pas volé sa Palme d’or. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 2 octobre 2013

La Vie d’Adèle chapitres 1 & 2

Ce serait l’histoire d’une fille de maintenant qui s’appellerait Adèle, qui irait au lycée, qui aimerait la littérature, qui vivrait chez des parents modestes, qui perdrait sa virginité avec un garçon de son âge, puis qui rencontrerait une autre fille plus âgée et plus cultivée qui s’appellerait Emma, avec qui elle vivrait une passion au long cours. Ce serait donc un film très français, un territoire que l’on connaît par cœur : celui du récit d’apprentissage et des émois sentimentaux. Mais La Vie d’Adèle, tout en suivant pas à pas ce programme, le déborde sans cesse et nous fait redécouvrir un genre comme si jamais on ne s’y était aventuré auparavant. Par quelle magie Abdellatif Kechiche y parvient-il ? D’abord grâce à une vertu qui, depuis trois films, est devenue cardinale dans son cinéma : la patience. Patience nécessaire pour voir surgir une vérité à l’écran, faire oublier que l’on regarde de la fiction et se sentir de plain-pied avec des personnages qui n’en sont plus à nos yeux. Cassavetes, Pialat, Stévenin y sont parvenus avant lui, mais Kechiche semble vouloir les dépasser en cherchant des espaces

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Grand central

ECRANS | Après "Belle épine", Rebecca Zlotowski affirme son désir de greffer le romanesque à la française sur des territoires encore inexplorés, comme ici un triangle amoureux dans le milieu des travailleurs du nucléaire. Encore imparfait, mais souvent passionnant. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 10 juillet 2013

Grand central

Gary (Tahar Rahim, excellent comme jamais depuis Un prophète) est en quête de stabilité professionnelle après des années de jobs plus ou moins louches. Il atterrit dans la Drôme et intègre assez vite une équipe d’ouvriers travaillant au cœur des centrales nucléaires. La communauté, masculine, virile et solidaire, obéit à des règles draconiennes qui visent à éviter la contamination par la «dose» radioactive. La contagion, pour Gary, sera d’abord amoureuse : il croise un soir la femme d’un de ses collègues, Toni (prénom renoirien qui fait écho au cadre, curieusement bucolique, dans lequel vivent ces prolos du nucléaire, des mobile homes en bord de fleuve) et une passion physique va naître presque instantanément entre eux. C’est tout le projet de Rebecca Zlotowski : comme les courses de motos clandestines de Belle épine accompagnaient la quête existentielle de Léa Seydoux, le nucléaire est ici la toile de fond qui permet de renouveler un classique triangle amoureux, même si le scénario s’emploie à intriquer jusqu’à la folie les deux éléments, poussant Gary à mettre sa vie en péril pour espé

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Skyfall

ECRANS | C’était à prévoir : avec Sam Mendes aux commandes, ce nouveau James Bond n’est ni efficace, ni personnel, juste élégamment ennuyeux et inutilement cérébral. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Lundi 29 octobre 2012

Skyfall

Rappel des faits : avec Casino Royale, la plus ancienne franchise de l’histoire du cinéma tentait un lifting radical, à la fois retour aux origines du héros et volonté de lui offrir une mise à jour réaliste. Globalement salué, notamment à cause de l’implication de Daniel Craig pour camper un James Bond badass et pourtant vulnérable, ce premier volet s’est vu immédiatement entaché par une suite catastrophique, Quantum of Solace, qui courait pathétiquement derrière les Jason Bourne de Paul Greengrass et ne produisait que du récit indigent et de l’action illisible. Le prologue de Skyfall montre que les producteurs ont bien retenu la leçon : sans être révolutionnaire, il offre une scène d’action parfaitement claire et plausible, filmée avec calme et élégance — Roger Deakins, le chef op’ des Coen, est à la photo et cela se sent. La conclusion montre une fois de plus un Bond fragile, qu’une balle pourrait bien envoyer ad patres — là encore, beau plan sous-marin qui embraye sur un générique tout de suite plus kitsch, mais c’est la l

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L’Enfant d’en haut

ECRANS | Sur la piste des frères Dardenne, Ursula Meier invente un récit où un gamin choisit de résoudre à sa manière, radicale, la fracture sociale. La fiction est pertinente, même si elle est rattrapée par un excès de scénario et quelques scories esthétiques. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 12 avril 2012

L’Enfant d’en haut

Action, action, action… La manière dont Ursula Meier filme son jeune héros Simon (Kacey Mottet-Klein, qu’elle retrouve trois ans après Home) commettant ses forfaits au début de L’Enfant d’en haut rappelle immédiatement le cinéma des frères Dardenne. La caméra colle aux basques de l’enfant, le montage enlève tout ce qui pourrait relever du temps mort ne conservant que ses gestes, méticuleux, pour arriver à ses fins : dérober dans une station de sport d’hiver les biens des nantis en vacances pour ensuite les rapporter «en bas», dans le HLM où il vit avec sa sœur (Léa Seydoux, débarrassée de tout apparat glamour, assez épatante), et organiser une lucrative économie parallèle. Meier ne juge pas Simon : laissé à l’abandon (pas de parents, une sœur qui vivote entre des petits boulots, un mec avec qui elle s’engueule régulièrement et des soirées d’alcool triste), cet enfant sauvage engagé dans une mécanique de débrouille et de survie est même une vraie source de fascination pour la cinéaste. Chef de famille malgré lui, ayant compris les règles du jeu social et refusan

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Les Adieux à la Reine

ECRANS | À la fois crépuscule de la monarchie française et triangle amoureux entre la Reine, sa maîtresse et sa liseuse, le nouveau film de Benoît Jacquot réussit à secouer l’académisme qui le guette en se rapprochant au plus près du désir de ses personnages. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 14 mars 2012

Les Adieux à la Reine

Est-ce un hasard ou notre esprit obnubilé par la campagne électorale actuelle ? Toujours est-il que Les Adieux à la Reine trouve d’étranges échos avec l’époque contemporaine. Benoît Jacquot y raconte une fin de règne vieille de deux siècles, celle de Marie-Antoinette et Louis XVI, mais aussi de leurs courtisans errant comme des spectres dans les couloirs de Versailles, en proie à l’effroi de perdre leurs privilèges, sinon leur vie. C’est une des réussites du film : sa capacité à matérialiser à l’écran un microcosme qui a depuis longtemps oublié que le reste du monde gronde juste derrière ses hauts murs, et qui perd toute contenance et distinction quand cet écho devient assourdissant. C’est la prise de la Bastille, et le cinéaste nous épargne les classiques : «Ce n’est pas une révolte, c’est une révolution» ou «Qu’on leur donne de la brioche !». Adapté du roman de Chantal Thomas, Les Adieux à la Reine cherche à raconter l’histoire au présent, hors de tout regard rétrospectif. Sur la forme, ce n’est pas toujours gagnant : la caméra à l’épaule et les zooms démontrent une certaine paresse dans la mise en scène, les dialogues manquent souvent de qu

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Millénium : les hommes qui n'aimaient pas les femmes

ECRANS | Avec cette version frénétique du best-seller de Stieg Larsson, David Fincher réussit un thriller parfait, trépidant et stylisé, et poursuit son exploration d’un monde en mutation, où la civilisation de l’image numérique se heurte à celle du photogramme et du récit. Critique et retour sur le premier livre consacré à ce cinéaste majeur. Christophe Chabert

Dorotée Aznar | Mercredi 11 janvier 2012

Millénium : les hommes qui n'aimaient pas les femmes

Avant de voir Millénium, il faut d’abord oublier le médiocre (télé)film suédois sorti en 2009, première adaptation du best-seller de Stieg Larsson. Ce n’est pas difficile, tant la mise en scène de David Fincher, impressionnante de fluidité et de rapidité, laisse loin derrière les laborieuses velléités illustratives de Niels Arden Oplev. Mais il faut aussi oublier le livre lui-même, et se comporter comme Fincher et son scénariste Steven Zaillan l’ont fait : doubler le plaisir feuilletonesque créé par une intrigue aux ramifications multiples d’un autre récit, purement cinématographique, qui n’aurait été qu’esquissé par l’auteur entre les lignes de son propre roman. De fait, si on a pu s’interroger un temps sur l’intérêt que Fincher portait à Millénium, et se demander s’il n’allait pas, comme à l’époque de Panic room, s’offrir un exercice de style récréatif avec cette nouvelle version, le générique (comme souvent chez lui) dissipe immédiatement les soupçons : sur une musique hardcore de Trent Reznor, Atticus Ross et Karen O., des corps noirs et liquides comme du p

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Lourdes

ECRANS | De Jessica Hausner (Autriche-Fr, 1h35) avec Sylvie Testud, Léa Seydoux, Bruno Todeschini…

Christophe Chabert | Jeudi 7 juillet 2011

Lourdes

En matière de film sur Lourdes, Le Miraculé de Jean-Pierre Mocky paraissait indépassable, pour peu qu’on goûte les farces énormes et anticléricales. On pouvait craindre que Jessica Hausner, disciple d’Haneke et réalisatrice du glacial Hôtel, en prenne le contre-pied absolu. En fait, pas tant que ça, et c’est la bonne surprise de Lourdes. Les cadres implacables d’Hausner ne sacralisent rien, mais renvoient les rituels à leur dimension ridicule, inquiétante ou absurde. Elle retrouve même l’ambiance de complot paranoïaque de son film précédent, le miracle qui touche la paralytique Sylvie Testud étant interprétable de multiples façons : coup de foudre amoureux ou simulacre orchestré par la vieille femme qui partage sa chambre ? Toujours sur le fil (la post-synchronisation tue tout naturel dans le jeu des acteurs), parfois un peu ostentatoire dans sa mise en scène, Lourdes trouve toutefois un ton singulier, un comique de l’étrangeté permanente pas désagréable. Christophe Chabert 

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Quantum of Solace

ECRANS | De Marc Forster (ÉU, 1h57) avec Daniel Craig, Matthieu Amalric, Judi Dench…

Christophe Chabert | Mardi 21 octobre 2008

Quantum of Solace

James Bond est de retour… Daniel Craig reprend une nouvelle fois le rôle et le film tente de prolonger le tournant sérieux et réaliste de Casino Royale. Après deux scènes d’action aussi spectaculaires qu’illisibles à l’écran, le récit démarre dans la confusion. L’idée est de mettre Bond, obsédé par une vengeance personnelle, dans une position de solitude absolue, rejeté par ses employeurs et traqué par ses ennemis. Autrement dit : en faire un Jason Bourne… Quantum of Solace prend acte du lifting décisif que Paul Greengrass a fait subir au genre, mais Marc Forster rame pour échapper à la pesanteur des codes James Bond. Le scénario, pourtant co-signé par Paul Haggis (Dans la vallée d’Elah), est à la fois minimaliste et incompréhensible dans ses implications politiques (le gouvernement américain en prend pour son grade, les dictatures sud-américaines aussi, mais le grand méchant est français, joué par un Amalric à l’étroit dans ce type de productions). Gonflé aux hormones (mâles) mais assez creux, parfois ennuyeux, Quantum of Solace est probablement un Bond de transition. Mais de transition vers quoi ? Christophe Chabert

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La Belle Personne

ECRANS | de Christophe Honoré (Fr, 1h30) avec Léa Seydoux, Louis Garrel...

Dorotée Aznar | Jeudi 9 octobre 2008

La Belle Personne

Alors certes, l'intention ne manque pas d'un adorable panache quasi juvénile (démontrer que, contrairement à ce que prétend l'actuel chef de l'État, La Princesse de Clèves demeure un roman pertinent à l'heure d'aujourd'hui), mais force est d'admettre que Monsieur Honoré est en plein relâchement. En fait d'adaptation post-moderne du texte de Madame de Lafayette, Christophe Honoré nous livre ici un menu best-of assez indigeste de son cinéma (intermède chanté écrit par Alex Beaupain en option), ce qui ne nous aurait pas forcément déplu si le film avait moins donné l'impression d'avoir été bâclé, dans un souci assez cynique de capitalisation sur ses (maigres) acquis. Cadres foutraques, photo littéralement dégueulasse, dialogues à la limite de l'audible, confrontations à peine effleurées des niveaux de langage, inanité de la transposition contemporaine, le film nage dans un marasme artistique total. FC

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