Insomniaque - Semaine du 30 janvier au 5 février

Benjamin Mialot | Vendredi 25 janvier 2013

01.02.2013 – Haste #6
Dans le langage (plus ou moins) courant, un locked groove est un sillon, généralement silencieux, qui se répète en boucle à la fin d'une face de vinyle. Dans celui d'Airflex Labs et Totaal Rez, les co-organisateurs des soirées Haste (au Club Transbo), c'est le moniker de Tim Van De Meutter, jeune producteur belge qui monte – Tiga et Scuba lui faisant la courte échelle via leurs labels respectifs, Hotflush et Turbo. D'une impressionnante versatilité – techno, house, bass music, il sait tout faire -, il sera la tête affiche de la sixième déclinaison des dites soirées.

01.02.2013 – Inauguration du Platinium
Le Gotha est mort, vive le Platinium. À peine plus d'un an après s'être lancé dans l'organisation de soirées d'obédience électronique, Doop Event reprend la gérance du 10 rue Mulet, avec l'objectif d'en faire un haut lieu de la vie nocturne lyonnaise. Dans les faits, les 440 m² du lieu seront ouverts au public du jeudi au samedi, de 18h à 22h pour l'espace bar à tapas et de 22h à 4h pour le dancefloor souterrain, dont la programmation sera assurée par les autres promoteurs locaux. Inauguration en fanfare vendredi 1er février avec le Britannique Mark E et samedi 2 avec le duo parisien Logo.

01.02.2013 – ENCORE
Il y a des semaines comme ça où l'
afterwork du vendredi relève plus du choix cornélien qu'autre chose. Cette semaine, outre les deux événements sus-mentionnées, il faudra ainsi compter avec la deuxième édition de ENCORE, rendez-vous initié par la troïka Courtship, Enover et De Beaux Crâneurs. Programmé au Blogg, il accueillera Shifted, énigmatique britannique qui, à coups de tracks toutes plus martiales les unes que les autres, s'est imposé en l'espace d'un an comme l'une des nouvelles étoiles (noires) de la techno. Il sera d'ailleurs de la programmation diurne de Nuits Sonores 2013.


Haste

JNPLSRC + Heblank + Thug Tieg + Raja

ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Encore

Shifted + Renart + Celome
Le Blogg 14 rue Crépet Lyon 7e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Mark Ernestus' Ndagga Rhythm Force : le mbalax vers l'abstraction

Sono Mondiale | Quand un mythique producteur de techno et de dub s'amourache du mbalax sénégalais : c'est l'histoire du Mark Ernestus' Ndagga Rhythm Force, qui fait halte cette semaine à l'Opéra Underground.

Sébastien Broquet | Mardi 12 novembre 2019

Mark Ernestus' Ndagga Rhythm Force : le mbalax vers l'abstraction

Mark Ernestus, on le connaissait comme pilier discret (il a longtemps gardé l'anonymat le plus total) de la scène berlinoise, maître de la techno minimale adoubé par Detroit, quasi co-inventeur d'une forme de dub digital ultra épuré et totalement hypnotique : avec son acolyte Moritz von Oswald, il est derrière les entités Basic Channel, Maurizio et Rhythm & Sound (qui révélera Tikiman). On lui doit aussi la création dès 1989 du mythique magasin de vinyles Hard Wax à Berlin. Autant le dire : une légende de la scène électronique s'avance-là. Sauf qu'entre-temps, le producteur allemand a découvert le mbalax, ce son sénégalais que Youssou N'Dour a imposé partout sur la planète. Et qu'il a succombé. La légende dit (ou du moins Wikipédia) que c'était lors d'un festival au Danemark en 2008. Dans la foulée, Ernestus s'est plongé intégralement dans cette musique, fondant son propre orchestre (et un nouveau label) baptisé un temps Jeri-Jeri (c'est sous ce nom qu'on les a découverts lors d'un incandescent concert à Nuits sonores), rebaptisé aujourd'hu

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Attention : logo ! Un logo peut en cacher un autre

Design graphique | Que cache un logo ? Bien des surprises ! C’est ce qu’explore le Musée de l’Imprimerie et de la Communication Graphique, avec cette plongée dans l’univers des logos.

Lisa Dumoulin | Mardi 9 janvier 2018

Attention : logo ! Un logo peut en cacher un autre

Selon Lester Beall, créateur de logos pour de nombreuses firmes américaines dans les années 50, le graphiste doit « intégrer des éléments qui se combinent pour produire un résultat qui véhicule, non pas seulement un message commercial statique, mais aussi une réaction émotionnelle. » L’origine du logo se trouve du côté des symboles héraldiques (les blasons sont les premiers logos de l’Histoire), puis des marques utilisées par les imprimeurs pour identifier la provenance et prévenir la contrefaçon, et explose bien sûr avec les pratiques commerciales. On pourrait épiloguer sur le sujet, et on espère bien le faire puisque cet accrochage signe le début d’une série de quatre expositions sur les logos, qui se tiendra chaque automne. Cette année, le logo culturel est examiné, à travers l’exemple du Musée lui-même : il renaît en 2014 avec un nouveau nom et une nouvelle charte - avant il n’avait même pas de logo ! Pour chaque évènement, le nom de l’établissement était inscrit dans la police utilisée pour le document. « Quand on nous demandait notre logo, nous préférions utiliser celu

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Start Festival : la rentrée du Sucre

MUSIQUES | C'est désormais une tradition bien établie : avec la rentrée vient le Start Festival, qui donne le coup d'envoi de la saison régulière du Sucre sur une note à la fois docte et tapageuse. A vos marques...

Benjamin Mialot | Mardi 1 septembre 2015

Start Festival : la rentrée du Sucre

Le Sucre n'est pas la coiffe d'un camp d'extermination de betteraves reconverti en centre d'art contemporain. C'est un cabanon construit sur un ancien cimetière indien, un lieu sombre, humide et coupé du reste du monde – et, le temps du festival, orné d'affiches réalisées par la crème des graphistes et illustrateurs sonores du coin – où, dans le secret de courants d'air a priori inoffensifs, des esprits inapaisés ourdissent leur vengeance, depuis que sa terrasse donne sur un pont dédié à Raymond Barre, maire de Lyon de 1995 à 2001 et grand pourfendeur de la révolution techno. A l'époque, il était loin de se douter que cette musique pousse-au-crime ferait l'objet de véritables messes dominicales, les We Are Reality qui pour leur reprise quittent les sentiers bétonnés et rebétonnés du pilonnage à l'allemande, direction une Angleterre non moins écartelée entre monolithisme et introspection, états respectivement personnifiés par Shifted et James Ruskin, et dont Ø [Phase] opère de son côté la parfaite synthèse. Encore moins qu'il serait au cœur d'une conférence donnant la parole à ceux qui ont vécu de près cette pé

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Les soirées du 29 avril au 5 mai

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : Andrès au Transbordeur, Shifted au Kao et Julio Bashmore au Sucre. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 28 avril 2015

Les soirées du 29 avril au 5 mai

30.04 Encore Andrès the giant. C'est probablement ainsi que nous aurions titré notre Une si nous l'avions consacrée à ce natif de Detroit qui contribua au milieu des années 90 à l'essor du hip-hop alternatif – il habita un temps le Slum Village du regretté J Dilla – avant d'offrir à une house déjà bien gâtée par Theo Parrish et Moodyman certains de ses tubes les plus moites et classieux – en tête New for U. Mais nous ne l'avons pas fait. Ce qui ne l'empêchera pas de résumer cet exceptionnel pedigree en un mix de trois heures au Transbordeur – un peu plus si vous n'êtes pas sages, dixit l'organisateur.

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La rentrée des clubs

MUSIQUES | Un ravalement par-ci, un partenariat par-là : le Sucre a beau monopoliser toute l'attention médiatique, les autres repaires à noctambules de la ville ne sont pas en reste question nouveautés. Tour des propriétaires. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Vendredi 20 septembre 2013

La rentrée des clubs

Si le milieu électro a longtemps déploré l'absence d'un club au sens berlinois du terme, il n'a pas attendu l'ouverture du Sucre pour se doter de lieux de vie nocturne où poser ses valises de vinyles. Rien que sur l'année écoulée, ils sont deux à avoir ouvert leurs portes pour la première fois. D'un côté le Platinium, qui après une première saison aux mains de Doop Event est aujourd'hui géré par Touche Française. Un passage de relais sans incidence sur la ligne artistique (prédominance de la house, notamment lors de nouvelles soirées mensuelles baptisées Club Sofa) et pour cause : Touche Française assurait déjà sa direction artistique. De l'autre le Terminal, propriété de Doop Event justement, qui a souhaité se consacrer pleinement à cette intime et modulable boîte noire dévolue à la techno et à la house. Ils sont rejoints cette saison par un troisième lieu, le Distrikt XII, situ

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Nuits Sonores 2013 - Jour 3

MUSIQUES | L'événement de cette troisième journée de Nuits Sonores était la tenue de la toute première Boiler Room (des DJ sets pour happy few retransmis sur le web) lyonnaise. Nous n'y étions pas. Tant mieux, sans quoi nous serions passés à côté d'un paquet de prestations mémorables. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Samedi 11 mai 2013

Nuits Sonores 2013 - Jour 3

Le troisième NS Days était placé sous le signe de la cérébralité, voire de la prise de tête. Le quatrième, lui, aura fait la part belle au corps et à sa mise en pièces méthodique. A coups de kicks plus compacts que les marteaux maniés par Kaori dans le manga City Hunter (Nicky Larson en version franchouillarde) sous la verrière, où les puristes techno Shifted, DVS1, Planetary Assault Systems et Ben Klock ont rivalisé d'implacabilité – surprise, à ce petit jeu, ce n'est pas le patron du label Klockworks, dont le set avait l'an passé failli démolir l'Hôtel-Dieu avant l'heure, qui s'en est le mieux tiré, mais l'Anglais qui a ouvert le bal. A coups de riffs abrasifs du côté du hangar, qui aura notamment vu se succéder Girls Against Boys, le temps d'un concert qui, à défaut d'être à la hauteur de la réputation de ces figures du post-hardcore, a surclassé en tension celles de bon nombre de petites frappes bruitistes, et le duo synth punk australien Civil Civic – qui, joie, n'a rien pe

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Nuits Sonores 2013 - La prog de jour

MUSIQUES | «Nuits Sonores n'est pas un festival de blockbusters». La phrase est de Vincent Carry, le directeur de Nuits Sonores et elle a rarement été aussi appropriée que pour l'édition 2013 du festival, l'équipe d'Arty Farty ayant choisi de rester stable sur ses fondamentaux plutôt que de se lancer dans la course à la surenchère que laissait entrevoir le très solennel dixième anniversaire de l'événement. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 24 janvier 2013

Nuits Sonores 2013 - La prog de jour

Ça pour une belle fête d'anniversaire, c'était une belle fête d'anniversaire : de l'édition du bouquin commémoratif 10 ans sans dormir à l'accueil des séminaux New Order en passant par la conclusion de sa programmation nocturne sur un plateau secret, le festival Nuits Sonores a l'an passé mis les petits plats dans les grands au moment de célébrer sa décennie d'existence. A tel point qu'on ne voyait pas bien comment il allait pouvoir poursuivre sa croissance sans verser dans l'excès. Arty Farty nous a ouvert les yeux ce matin : l'édition 2013 de l'événement ne sera ni plus maousse ni plus timide que les précédentes, elle sera dans leur droite lignée, c'est-à-dire urbaine, sélective, éclectique et réflexive. A ceci près qu'elle durera six jours, mitoyenneté calendaire du 8 mai et de l'Ascension oblige.Pour le reste donc, les habitués du festival seront en terrain connu, en tout cas pour ce qui concerne la partie diurne des

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Mark Eitzel

MUSIQUES | Don't be a stranger (Merge Records)

Stéphane Duchêne | Mardi 9 octobre 2012

Mark Eitzel

« She wrote I love you but you're dead » (I Love You but You're Dead), « I don't care if you live or die » (Break the Champagne), voilà le genre de choses que l'on entend sur cet album et accessoirement depuis toujours ou presque chez Mark Eitzel, autrefois maître d'œuvre du splendide American Music Club (sans doute l'un des noms de groupe les plus cools de l'histoire). Bref, depuis une trentaine d'années et son apparition au sein d'une scène américaine plaintive, dépenaillée mais fouineuse, chez Mark Eitzel c'est quand tout fout le camp que tout va bien. Particulièrement sur ce 6e album solo, disque le plus sombre et le plus minimaliste de l'homme au chapeau. Crooner flapi Il faut dire qu'Eitzel, 53 ans (ouille, le coup de vieux), qui avait reformé American Music Club en 2004 après dix ans de parenthèses (pour deux albums dont le sublime The Golden Age en 2008) a eu sa part de tracas. D'abord, une crise cardiaque dont il est réchappé de justesse en mai 2011, le laissant de longs mois sur le carreau. Puis le décès cette année, toujours d'une cri

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