Le Petit Bulletin Festival #1 sur vos écrans

Stéphane Duchêne | Jeudi 21 décembre 2017

Photo : © Séquence SDP / Fabien Raymond


Vous n'étiez pas présent les 27, 28 et 29 octobre dernier pour la première édition du Petit Bulletin Festival à la Chapelle de la Trinité ou vous avez simplement envie de revivre l'émotion de ces concerts ? Ça tombe bien, en guise de cadeau de Noël, les meilleurs moments des trois concerts du festival, captés par Séquence SDP, seront diffusés sur TLM (Télé Lyon Métropole) pendant les fêtes selon le calendrier suivant :

Cocoon avec le Quatuor Debussy : le 25 décembre à 21h.

Rover : le 26 décembre à 20h.

Keren Ann et le Quatuor Debussy : le 27 décembre à 20h.

Quelle meilleure manière pour se remettre en douceur des agapes de Noël qu'un festin de musique ?

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Cocoon en acoustique à la Comédie Odéon

Pop | Vu pour la dernière fois à Lyon en octobre 2017, en ouverture du Petit Bulletin Festival à la Chapelle de la Trinité, Cocoon fait son retour sur scène en amont (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 20 mars 2019

Cocoon en acoustique à la Comédie Odéon

Vu pour la dernière fois à Lyon en octobre 2017, en ouverture du Petit Bulletin Festival à la Chapelle de la Trinité, Cocoon fait son retour sur scène en amont de la sortie de Wood Fire, album programmé pour l'automne 2019, avec une mini-tournée acoustique qui passera par les fauteuils rouges et cosy de la Comédie Odéon le 24 juin. Ce Spark Tour – Warm Up Acoustic Shows sera l'occasion pour Mark Daumail de proposer un live épuré rehaussé par la présence de choristes, qui revisitera les classiques de Cocoon, des titres moins connus et évidemment quelques inédits issus de Wood Fire. Mise en vente le 21 mars à la Comédie Odéon et dans les points habituels. On doute qu'il y en ait pour tout le monde.

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L : « la chanson est une affaire de sensation »

Petit Bulletin Festival | Estampillée "futur de la chanson française" en 2011 avec son album "Initiale", L a su négocier les changements de direction, et même d'identité, sans jamais se trahir. Revenant avec son troisième album, "Chansons", à une forme de simplicité dont le charme néo-classique viendra hanter la Chapelle de la Trinité le temps d'un concert.

Stéphane Duchêne | Mardi 2 octobre 2018

L : « la chanson est une affaire de sensation »

Vous dites avoir toujours chanté, que c'était chez vous un genre de cérémonie familiale ? Pouvez-vous nous parler de votre premier contact avec la musique ? L : Ça remonte à loin. Mes parents ne sont pas musiciens à proprement parler mais il y a toujours eu beaucoup de musique à la maison, ils adoraient ça l'un et l'autre. À la maison on écoutait les Beatles, Otis Redding, Barbara, Mozart, c'était très éclectique. Je me suis mise à chanter toute petite, je n'ai pas de souvenir de moi sans chanter. À l'époque, je faisais déjà des spectacles devant tout le monde à longueur de temps. Entre chanter pour sa famille et monter sur scène, il y a un pas, comment vous êtes-vous retrouvée à en faire non seulement une activité sérieuse mais surtout un métier ? À vingt ans je pensais encore que j'allais faire des études et j'ai commencé à faire de plus en plus de musique, à rencontrer des musiciens qui sont devenus des compagnons de route comme Babx que j'ai rencontré quand j'avais 19 ans. Là j'ai su assez vite que je voulais pas faire autre chose. Après, il y a eu dix ans pendant lesquels j'ai commencé à écrire, à faire des petits co

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Yael Naïm : « avec les Métaboles, j'ai découvert que je pouvais aller encore plus loin »

Petit Bulletin Festival | Il y a un peu plus de deux ans, Yael Naïm livrait trois Petit Bulletin Live pleins à craquer avec le Quatuor Debussy, dont deux à la Chapelle de la Trinité. Et c'est en cette même chapelle qu'elle revient à l'occasion du Petit Bulletin Festival, dans une toute autre configuration. Cette fois c'est avec le chœur Les Métaboles que la musicienne et chanteuse vient présenter un projet inédit ici, initialement créé pour la Philharmonie de Paris.

Stéphane Duchêne | Mardi 2 octobre 2018

Yael Naïm : « avec les Métaboles, j'ai découvert que je pouvais aller encore plus loin »

Pouvez-vous nous présenter Les Métaboles, le chœur qui vous accompagnera sur la scène de la Chapelle de la Trinité ? Yael Naim : Ce qui est particulier avec eux, c'est qu'au-delà du classique, ils ont un état d'esprit et une ouverture vers d'autres genres de musique. C'est un chœur qui peut chanter a cappella, avec un orchestre classique, ou comme dans notre cas, avec des musiciens pop. Il y a différents types de chorales, chacune a un peu sa texture, sa couleur, et sa démarche, et on a d'emblée aimé celle des Métaboles qui est vraiment particulière. Le fait qu'ils soient justement ouverts à d'autres expériences a rendu la rencontre vraiment intéressante. Accessoirement, en plus d'être incroyables musicalement, ils sont très gentils et très cool. Parfois dans le classique, les choses sont très institutionnelles, très cadrées, avec eux c'était très libre. Comment avez-vous fait leur connaissance ? On cherchait un chœur pour mener à bien une carte blanche à la Philharmonie de Paris. Au départ on nous a parlé du Jeune Chœur de Paris qui collabore souvent avec la Philharmonie. On était donc parti pour faire l

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Stuart A. Staples : « des chansons semblables à des souvenirs »

Petit Bulletin Festival | Avant l'été, la figure de proue des Tindersticks Stuart A. Staples a publié "Arrythmia", son troisième album solo – le premier depuis douze ans, surprenant mélange d'atmosphères toutes staplesiennes et d'expérimentations sonores au long cours. Pour fêter ça à sa manière, il donnera son seul et unique concert (français, européen, mondial) à la Chapelle de la Trinité sur lequel il conserve, y compris pour lui-même, une part de mystère.

Stéphane Duchêne | Mardi 2 octobre 2018

Stuart A. Staples : « des chansons semblables à des souvenirs »

Il s'est passé douze ans entre vos deux derniers albums solo, Leaving Songs, sorti en 2006 et Arrythmia publié cette année. Pourquoi avoir attendu tant de temps pour vous exprimer à nouveau en solo ? Stuart A.Staples : Les choses étaient très différentes avec mes premiers albums solo [publiés coup sur coup en 2005 et 2006, NdlR]. Le groupe était en train de s'effondrer et j'ai commencé à comprendre que je devais prendre mes distances avec les Tindersticks. Ces disques relevaient davantage de la nécessité pour moi de continuer à avancer. Ensuite, les choses se sont réenclenchées avec les Tindersticks. Pour Arrythmia ç'a été très différent. Il s'agissait davantage de me confronter à des idées que j'avais en moi et dont je savais qu'elles n'appartenaient pas au monde des Tindersticks. Il m'a donc fallu trouver du temps pour les explorer seul et les mener à terme. C'est l'histoire de cet album. Comment et quand le concept de cet album qui vous ressemble, tout en étant très différent de vos productions précédentes, vous est-il apparu ? Il n'y a pas de concept derrière ce disque qui a été en réalité

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Stuart A. Staples à la Chapelle de la Trinité

Petit Bulletin Festival | Le Petit Bulletin Festival revient les 26, 27 et 28 octobre en la Chapelle de la Trinité. Au programme, trois concerts uniques en compagnie d'L, Stuart A. Staples et Yael Naim.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 juin 2018

Stuart A. Staples à la Chapelle de la Trinité

À peine refermé son volet printanier aux Subsistances, voici déjà que s'annonce les 26, 27 et 28 octobre la nouvelle version automnale du Petit Bulletin Festival. Toujours sis à la Chapelle de la Trinité, le programme propose trois spectacles uniques, tant qualitativement que quantitativement (autrement dit, vous n'aurez pas la possibilité de les voir ailleurs), au croisement de la pop, de la chanson et du classique. Cela débutera le vendredi 26 octobre avec L (alias Raphaèle Lannadère) dont le premier album, Initiale, armé d'un sens inouï de la poésie, avait charmé la critique en 2011 au point d'en faire un grand espoir de la chanson française. Accompagnée de deux violoncelles et de percussions, elle viendra présenter son troisième long format, Chansons, lui-même uniquement et subtilement habillé d'un quatuor à cordes et d'une harpe. Le samedi 27, c'est une petite légende de l'indie rock que les spécialistes reconnaîtront en la personne de Stuart A. Staples, ci-devant voix vibrante des Tindersticks, formation rock flirtant depuis 25 ans ave

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La Loi n’a pas dû marcher : "En guerre"

On ne Loach rien ! | « Celui qui combat peut perdre. Celui qui ne combat pas a déjà perdu. » Citant Brecht en préambule, et dans la foulée de La Loi du marché, Stéphane Brizé et Vincent Lindon s’enfoncent plus profondément dans l’horreur économique avec ce magistral récit épique d’une lutte jusqu’au-boutiste pour l’emploi. En compétition à Cannes 2018.

Vincent Raymond | Mardi 15 mai 2018

La Loi n’a pas dû marcher :

Quand la direction de l’usine Perrin annonce sa prochaine fermeture, les représentants syndicaux, Laurent Amédéo en tête, refusent la fatalité, rappelant la rentabilité du site, les dividendes versés par la maison-mère allemande aux actionnaires, les sacrifices consentis. Une rude lutte débute… Nul n’est sensé ignorer La Loi du marché (2015), pénultième réalisation de Stéphane Brizé, qui s’intéresse à nouveau ici à la précarisation grandissante des ouvriers et des employés. Mais il serait malvenu de lui tenir grief d’exploiter quelque filon favorable : cela reviendrait à croire qu’il suffit de briser le thermomètre pour voir la fièvre baisser. Mieux vaudrait se tourner vers les responsables de ces situations infernales conduisant le vulgum pecus à crever de préférence la gueule fermée. Des responsables que Brizé, et Lindon son bras armé, désignent clairement, révèlent dans leur glaçant cynisme et la transparence de leur opacité.

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Un festival de talents (et de surprises)

Pépites | En plus d'Alela Diane, le Petit Bulletin Festival #2, ce sont deux autres têtes d'affiche, Cascadeur et Orchestra Baobab, et quatre jeunes talents fascinants. À noter aussi quelques concerts acoustiques et surprises à découvrir sur place pour lesquels il faudra prêter l'oreille. On n'en dit pas plus.

Stéphane Duchêne | Mardi 24 avril 2018

Un festival de talents (et de surprises)

Les têtes d'affiche Cascadeur C'est Cascadeur qui ouvrira le festival comme première tête d'affiche. Une tête d'autant plus reconnaissable qu'elle est casquée mais dont les mélodies et les atmosphères d'apesanteur pop ne sont pas moins inoubliables que la tenue de pilote-cascadeur qui va avec. Son dernier album, Caméra est une pépite. Et ses prestations live des rêveries. Orchestra Baobab C'est la touche sono mondiale du festival, au goût de légende. Car l'orchestre de bal ouest-africain, l'un des plus grands du genre, créé en 1970, à l'effectif pléthorique et changeant, aura connu une histoire aussi riche qu'accidentée. Reformé en 2000 après une longue absence, Orchestra Baobab vient présenter un hommage forcément jouissif à l'un de ses membres les plus éminents : El Hadj Ndiouga Dieng, décédé en 2016. Alors on danse ? Les découvertes Sage Pour beaucoup ce n'est pas à proprement parler une découverte puisque le dénommé Ambroise Willaume a déjà officié avec le trio Revolver qui connut un certain succès en mode pop de chambre au tournant des

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Alela Diane : « En tant qu'artiste féminine, il y a une pression constante »

Petit Bulletin Festival | Quelques semaines après la sortie de son album Cusp qui embrasse la question de la maternité, Alela Diane sera l'une des têtes d'affiche du Petit Bulletin Festival. À cette occasion, elle nous entretient de son rapport de mère et de femme avec sa vie de musicienne et le regard qu'elle porte sur le monde.

Stéphane Duchêne | Mardi 24 avril 2018

Alela Diane : « En tant qu'artiste féminine, il y a une pression constante »

Cusp est un album sur la maternité, enregistré pendant votre seconde grossesse. Vous y évoquez votre expérience de mère et la difficulté d'être éloigné de son enfant pendant une tournée. La maternité a-t-elle fait de vous une artiste différente ? Alela Diane : C'est très compliqué de concilier la musique et le fait d'être mère. Aujourd'hui, je ne peux pas juste prendre ma guitare et décider de me mettre à composer. Je dois employer des trésors de stratégie pour trouver du temps pour travailler, être plus structurée et tout planifier. C'est pour cela qu'il était si important pour moi d'aller à Caldera [où elle a composé Cusp en résidence, au cœur de l'Oregon NDLR] de manière à me concentrer uniquement sur ma musique. Pour moi, cet album est aussi une sorte d'escapade. Cela faisait longtemps que je n'avais pas été seule, ni eu l'occasion d'écrire dans de telles conditions. De me centrer sur moi-même, qui plus est loin de chez moi. Ça m'était soudain d'autant plus facile de réfléchir à ma vie à la maison que je n'y étais pas. À Caldera, les choses ont failli tourner court à cause d'une blessure au

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À l'ombre tranquille de l'Orchestra Baobab

Petit Bulletin Festival | Depuis son retour aux affaires en 2000 après quinze ans d'éclipse, l'inoxydable Orchestra Baobab n'en finit plus d'enchanter ceux qui se laissent aller à savourer leur sucré cocktail de sonorités sénégalaises et afro-cubaines.

Sébastien Broquet | Mercredi 28 mars 2018

À l'ombre tranquille de l'Orchestra Baobab

Fin 2016, l'on apprenait la mort de El Hadj Ndiouga Dieng, figure de proue de l'Orchestra Baobab, fier orchestre sénégalais à l'œuvre depuis des décennies, 1970 exactement. Loin de stopper l'aventure, ce décès a engendré un nouvel album lui rendant hommage, le bien nommé et magistral Tribute to Ndiouga Dieng paru l'an dernier, en souvenir de celui qui fut policier du côté de Dakar dans les 60's avant d'intégrer le groupe dès ses débuts, en compagnie d'Abdoulaye Mboup, Balla Sidibé, Rudy Gomis ou encore Médoune Diallo. Il était compositeur de l'une des plus belles perles d'un répertoire qui en compte beaucoup, le nonchalant Bul ma miin. Il faut dire qu'à l'ombre du baobab, bien des aventures ont été contées et pas toujours selon le cours d'un fleuve tranquille. C'est le saxophoniste Oumar Barro N'Diaye qui est chargé de former la première mouture du combo sur les cendres du Star Band, orchestre résident du club le Miami (dans la Médina à Dakar). Lequel Oumar est décédé depuis. Comme Abdoulaye Mboup, l'un des premiers chanteurs, dès 1974 dans un accident de voiture. Ou plus récemment,

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Le Petit Bulletin Festival #2 : La Playlist

MUSIQUES | De Cascadeur à Orchestra Baobab en passant par Sage, Alela Diane et tous les autres, petite sélection best of spéciale Petit Bulletin Festival #2. Même si le meilleur est à venir en live du 27 au 29 avril au Subsistances.

Stéphane Duchêne | Mercredi 28 février 2018

Le Petit Bulletin Festival #2 : La Playlist

Hors d'œuvre, piqûre de rappel, ou occasion de découvrir un, deux, trois ou même les huit artistes invités, appelez-ça comme vous voulez. Mais face à l'éclectisme de la programmation du Petit Bulletin Festival #2, de la pop de Cascadeur et Sage au folk d'Alela Diane, de la révélation Nakhane sud-africaine au totem sénégalais Orchestra Baobab, de l'ovni Lior Shoov à un autre ovni nommé Isaac Gracie, le mieux est encore de mettre un peu d'ordre dans tout ça et de prêter une oreille attentive à cette belle palette de musiques. Classiques, nouveautés ou les deux des artistes précités achèveront sans doute de vous convaincre de réserver son week-end du 27, 28 et 29 avril.

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Petit Bulletin Festival #2 : Embarquement immédiat !

MUSIQUES | Pour sa deuxième édition, le Petit Bulletin Festival prendra ses quartiers aux Subsistances les 27, 28 et 29 avril prochains avec pas moins de sept artistes au programme, de la folk à la pop en passant par la world music. En voici le détail.

Stéphane Duchêne | Mercredi 7 février 2018

Petit Bulletin Festival #2 : Embarquement immédiat !

C'est la verrière des Subsistances qu'investiront les artistes de la deuxième édition, printanière, du Petit Bulletin Festival. En ouverture, le vendredi 27 avril, c'est le petit génie casqué Cascadeur qui viendra présenter son troisième album, à paraître le 30 mars et sur lequel il poursuit une œuvre aussi aérienne qu'énigmatique. Un disque plus cinématographique que jamais, jusque dans son titre Camera, que Cascadeur délivrera sur scène masqué mais sans fard en quatuor pop. Avant lui, c'est un autre prodige du genre, Sage, ex-Revolver qui fera apprécier, lui aussi en quatuor, son sens de la composition et des arrangements, déjà vus à l'œuvre, outre Revolver, aux côtés de Woodkid et The Shoes, et rassemblés sur de nouveaux titres comme sur ceux de son album éponyme, paru en 2016. Les deux musiciens français à la voix perchée et à la formation classique seron

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Alela Diane au second Petit Bulletin Festival

Aux Subsistances | En juin 2014, par une belle soirée de canicule à la Salle Rameau, Alela Diane nous avait saisi avec ses chansons folk d'une douceur terrassante, exécutées en (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 11 décembre 2017

Alela Diane au second Petit Bulletin Festival

En juin 2014, par une belle soirée de canicule à la Salle Rameau, Alela Diane nous avait saisi avec ses chansons folk d'une douceur terrassante, exécutées en solo dans le cadre du quatrième Petit Bulletin Live. La voici qui nous promet de belles retrouvailles le 28 avril prochain, cette fois ci pour la deuxième édition, printanière, du Petit Bulletin Festival qui se tiendra aux Subsistances les 27, 28 et 29 avril 2018. La chanteuse de Nevada City viendra nous présenter les chansons de son nouvel album Cusp à paraître en février et dont on peut déjà entendre un émouvant extrait, Emigré, qui se penche depuis les États-Unis sur la condition des migrants en Afrique et en Europe. La mise en vente de la billetterie sera annoncée prochainement.

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Petit Bulletin Festival #1 : clap de fin !

Pop Contemporaine | La première édition du Petit Bulletin Festival s'est achevé ce dimanche 29 octobre en La Chapelle de la Trinité. Une première réussie avec trois concerts complets mais surtout trois moments hors-du-temps dans la droite ligne de l'ambition du festival : proposer des concerts pas comme les autres. Ce qui fut fait et pas qu'un peu avec Cocoon, Keren Ann et Rover. Petit bilan pour la bonne bouche.

Stéphane Duchêne | Lundi 30 octobre 2017

Petit Bulletin Festival #1 : clap de fin !

Ça y est, c'est terminé et le moins que l'on puisse dire c'est que c'est passé vite. Le Petit Bulletin Festival s'est achevé dimanche soir après trois soirs de concerts vibrants en une Chapelle de la Trinité comble à chaque fois. De public, mais aussi d'émotions. Tout avait commencé le vendredi soir avec la création opérée par Cocoon et baptisée Chupee Chapel. Accompagné de la pianiste et chanteuse Thea et, sur certains morceaux, du Quatuor Debussy, c'est un Mark Daumail aux anges qui entamait le concert par un Cathedral joué au milieu du public et sans micro, avant de délivrer un mélange des classiques de Cocoon (On my way, Hummingbird, Tell me, Comets, Sushi) et d'extraits de son dernier album, W

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Rover « La petite enfance des chansons »

Petit Bulletin Festival | Au sortir d'une longue tournée consécutive à la sortie de son deuxième album, Let It Glow, Rover remet le couvert avec Out Of The Blue, nouveau concept scénique qui le voit revenir aux sources de la création de ses chansons et qui passe par le Petit Bulletin festival, en compagnie du violoncelliste Gaspar Claus.

Stéphane Duchêne | Mercredi 20 septembre 2017

Rover « La petite enfance des chansons »

Comment s'est passé l'après Let it Glow et la tournée qui s'en est suivi ? Rover : C'était une très belle tournée, très dense et très riche. Très inspirante. La première tournée, on a tendance à davantage la subir qu'on ne la vit, tout va très vite. La deuxième on prend le temps, ça permet d'être pleinement dans la musique. C'est différent. Ce n'est pas forcément mieux, mais différent. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Les débuts ont été chaotiques du fait des attentats du Bataclan. Le disque était sorti une semaine avant. On a fait la tournée dans ce contexte avec ce genre d'émotion très forte qu'on n'arrive pas à expliquer. Mais ces émotions, la musique permet de les vivre, et de les assimiler un tout petit peu. Quelle est l'origine du projet scénique Out Of The Blue ? En quoi consiste-t-il ? Out Of The Blue signifie en anglais “sorti de nulle part”. Ça fait référence à quelque chose qu

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Keren Ann "À cœur et à cordes"

Petit Bulletin Festival | ​Dans le cadre unique de la Chapelle de la Trinité, Keren Ann honorera l'invitation du Petit Bulletin festival de venir illuminer d'arrangements pour cordes ses plus belles chansons avec la complicité de l'indispensable Quatuor Debussy. Un exercice que l'auteur-compositrice affectionne particulièrement.

Stéphane Duchêne | Mercredi 20 septembre 2017

Keren Ann

Depuis 2000, Keren Ann est l'une des grandes figures de ce qu'on appela jadis “la nouvelle chanson française”. Révélée par La Biographie de Lukas Philipsen et la chanson Sur le Fil, en même temps que par l'album Chambre avec vue, co-écrit avec Benjamin Biolay pour le vénérable Henri Salvador, énorme succès commercial et critique, la chanteuse franco-néerlandaise n'a cessé d'imposer sa patte intimiste au long une discographie qui lui a valu des comparaisons avec ses aînées Françoise Hardy ou Claudine Longet, tout autant qu'avec des figures du folk comme Joni Mitchell ou Leonard Cohen. Voyageant sans cesse entre la France, les Etats-Unis et Israël, Keren Ann l'a également beaucoup fait musicalement, s'associant avec l'Islandais Bardi Johansson pour le projet Lady & Bird et enregistrant à New-York des disques aussi importants que Nolita et l'éponyme Keren Ann, hommage sur du velours au Velvet Underground

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Cocoon « Le Quatuor Debussy, c'est la cerise sur le gâteau »

Petit Bulletin Festival | 10 ans après le succès de Chupee, tube emblématique de Cocoon jamais passé de mode, son maître d'œuvre Mark Daumail vient clore au Petit Bulletin festival la tournée de son troisième album de folk gracile et anglophone, Welcome Home, par un concert très particulier pour quatuor à cordes. Un événement baptisé Chupee Chapel que le Clermontois attend avec impatience.

Stéphane Duchêne | Mercredi 20 septembre 2017

Cocoon « Le Quatuor Debussy, c'est la cerise sur le gâteau »

Le premier album de Cocoon a dix ans cette année, le projet a connu une petite éclipse de quelques années, entrecoupée notamment de votre album solo. Le retour à Cocoon a-t-il été quelque chose de naturel ? Une sorte de retour à la maison, comme peut l'indiquer le titre de l'album, Welcome home ? Mark Daumail : Complètement. Cocoon, c'est mon projet de toujours, celui d'avant le succès. Je l'ai laissé un peu de côté avec le départ de Morgane, qui était avec moi sur les deux premiers albums. Mais en même temps, comme il y a eu un impact assez fort de Cocoon à un moment, on continuait à m'en parler beaucoup. Et puis mon fils est né pendant l'exploitation de mon album solo, malheureusement avec des problèmes de santé. Il a dû être hospitalisé et là on est parti avec mon épouse pour un tunnel d'hôpital. C'est là que je me suis retrouvé à reprendre la guitare acoustique, et sans m'en rendre compte à faire un disque de Cocoon, dans les règles

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Un festival, trois étoiles

Petit Bulletin Festival | Rosemary Standley et Dom La Nena, Benjamin Clementine, San Fermin, Alela Diane, Piers Faccini et Vincent Segal, Bruce Brubaker plays Philip (...)

La rédaction | Mercredi 20 septembre 2017

Un festival, trois étoiles

Rosemary Standley et Dom La Nena, Benjamin Clementine, San Fermin, Alela Diane, Piers Faccini et Vincent Segal, Bruce Brubaker plays Philip Glass, Gabriel Kahane, Yael Naim, The Apartments, Pedro Soler et Gaspar Claus, Chris Thile, Thomas Dybdahl... Depuis novembre 2013, ce sont pas moins de 15 concerts, organisés en partenariat avec Rain Dog Productions, qui ont régalés les spectateurs dans le cadre des Petit Bulletin live. L'idée : inviter un artiste à se produire dans un lieu exceptionnel, atypique, ou les deux : Chapelle de la Trinité, Théâtre des Ateliers, Temple Lanterne, Sucre, Subsistances ou Comédie Odéon. Des artistes confirmés ou à découvrir dans une configuration musicale parfois inédite et souvent intime. La formule a fait ses preuves et quelques heureux, à commencer par nous, mais nous avons décidé de la modifier. Après tant de concerts parsemant la saison musicale, place à un format festival dont la première édition, en collaboration avec Les Grands Concerts se t

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Le Petit Bulletin Festival, première !

Festival | C'est décidé ! Nous lançons notre propre festival, en partenariat avec nos amis de Rain dog productions et en coréalisation avec Les Grands Concerts ! La suite logique des PB Live itinérants, qui se sont baladés dans la cité depuis novembre 2013, accueillant Benjamin Clementine ou encore Gaspar Claus & Pedro Soler. Cette première édition du Petit Bulletin Festival se déroulera du 27 au 29 octobre, à la Chapelle de la Trinité.

Sébastien Broquet | Mardi 13 juin 2017

Le Petit Bulletin Festival, première !

Trois artistes majeurs de la scène pop française vous invitent à découvrir leur "atelier", en se produisant en solo. Sans les musiciens qui les entourent habituellement sur scène, Cocoon, Keren Ann et Rover replongent à la source de leur inspiration et livrent des versions intimes, proches des premières ébauches de leurs compositions. En accord parfait avec l’acoustique de la Chapelle de la Trinité, Le Petit Bulletin Festival a convié des musiciens classiques (cordes, quatuor, violoncelle) à les rejoindre sur scène pour des collaborations inédites. Cocoon On se souvient du succès de Cocoon il y a une dizaine d'années, de ses tubes d'une douceur tantôt amère, tantôt sucrée. Si Mark Daumail a mis le projet entre parenthèses pendant quelques années, le temps de vivre l'aventure solo qui le chatouillait, le voici revenu dans son cocon séminal, avec le bien nommé Welcome Home, paru l'an dernier. Sans Morgane Imbeaud, cette fois mais, ça et là, bien accompagné, sur des duos avec Natalie Prass et Matthew E. White, également producteur de l'album

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Belle de journées

Festival | Peut-être est-ce parce que la période sent bon la rentrée, les cahiers neufs et le retour des ennuis domestiques, mais il semble qu'une fois de plus les (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 8 septembre 2016

Belle de journées

Peut-être est-ce parce que la période sent bon la rentrée, les cahiers neufs et le retour des ennuis domestiques, mais il semble qu'une fois de plus les effectifs de la classe 2016 de ces Belles Journées sises en terre berjalienne, ont comme un goût de tête de classe, de best-of de la dernière année scolaire, de revue de bêtes à concours, de troupe d'élite pour classe prépa rock. Entre (nos) chouchous de longue date (Mensch, Harold Martinez) dont on ne sait plus très bien s'ils accompagnent notre évolution ou nous la leur, nos coups de foudre plus récents (Grand Blanc, Rover) annoncés mais convertis tout de même en grande claque, celle de la surprise de surpasser nos attentes (l'album de Grand Blanc, le second LP de Rover) et valeurs sûres indéboulonnables de la chanson française comme Arman Méliès (on repense avec émoi à son grand incendie), le culte Dominic Sonic ou La Grande Sophie encore, on compte quelques valeurs montantes comme Broken Back. Parmi elles, s'il faut se pencher sur un espoir à chérir, ce s

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« Enregistrer sur un chant céleste »

MUSIQUES | Après l'impressionnant Aqualast, le vagabond Rover, revenu de tout et surtout de partout, passe avec succès l'épreuve de la confirmation avec Let it Glow. Réussissant le tour de force, aux commandes de cette étrangeté apatride qui fait sa singularité, de faire plus avec moins et de sonner cosmique avec des méthodes d'enregistrement terre à terre. Rencontre du troisième type et du second album prévue à l'Epicerie moderne.

Stéphane Duchêne | Mercredi 27 janvier 2016

« Enregistrer sur un chant céleste »

Avec ton premier album Aqualast, tu es passé en quelque mois d'une vie à reconstruire après ton expulsion du Liban, au succès, à la médiatisation, aux récompenses, à des centaines de dates. Comment as-tu encaissé ça ? Rover : Il y a une forme de violence dans ce passage de l'intimité de l'écriture à une exposition plus large, mais elle est assez positive, d'autant que ça n'a pas été un succès radical basé sur un seul titre. J'avais déjà connu l'exposition médiatique, même si elle était moindre, avec mon groupe au Liban : ça a été moins brutal que si j'avais eu 20 ans et aucune expérience. C'est beaucoup de joie qu'un label vous accorde la possibilité de faire un disque, de pouvoir s'y exprimer sans contrainte. On est pris dans une espèce de tourbillon, il y a une ampleur médiatique qui nourrit le projet. Une forme de reconnaissance aussi : les Victoires de la Musique, la télévision. On s'installe un peu dans le paysage et c'est une situation très confortable pour envisager un deuxième disque. Justement, après la réclusion de l'écriture d'

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Rover : Étranger en pays étrange

MUSIQUES | Dans l'Exode de la Bible, version King James, Chapitre 2, verset 22, voici comment Moïse justifie de nommer l'un de ses fils Gershom : (qui (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 26 janvier 2016

Rover : Étranger en pays étrange

Dans l'Exode de la Bible, version King James, Chapitre 2, verset 22, voici comment Moïse justifie de nommer l'un de ses fils Gershom : (qui signifie « étranger en ces lieux ») : « For (…) I've been a stranger in a strange land ». Autrement dit, « un étranger en pays étrange ». Un homme de l'exil permanent. L'expression inondera la pop culture. Donnant son titre, à des dizaines de chansons, des Byrds à U2, et surtout, à un fameux roman des années 60 de Robert Heinlein, comptant le retour sur terre d'un astronaute, seul survivant d'une mission sur Mars, qui d'un coup se sent étranger sur sa propre planète. Le pitch rappelle peu ou prou celui de L'Homme qui venait d'ailleurs, le film Nicolas Roeg qui fit de Bowie l'alien le plus classe de tous les temps. Cet étranger, au vu de son parcours de vie et à l'écoute de ses disques, ce pourrait être Timothée Régnier aka Rover. Né en France, Timothée a grandi à l'étranger, de New-York à ce Liban dont il a été chassé comme un malpropre pour un problème de visa, atterrissant après un détour par Berlin seul en Bretagne, d

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Rentrée musique 2016 : anciens et modernes

MUSIQUES | Entre Polna, Neil Young, les Insus et même le retour du plus si jeune Jon Spencer (porté pâle au printemps), les aînés seront là en force en 2016. Mais la jeune garde veille et ne s'en laissera pas compter.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 janvier 2016

Rentrée musique 2016 : anciens et modernes

Jon Spencer aime tellement nos panoramas de rentrée – il en a déjà fait la Une – qu'il parvient même à y figurer deux fois par an. On l'annonçait en septembre dernier, voilà qu'on le réannonce pour le 6 mars à l'Épicerie Moderne. Avec bonheur, puisque si nous le faisons, c'est que le trio du New-yorkais avait dû annuler à la dernière minute cet automne pour raisons de santé. Tout va mieux, donc tout va bien, et cela indique peut-être que cette année 2016 sera légèrement moins pénible que la précédente – raccrochons-nous aux branches, tant qu'il y a encore des arbres. Or des branches, même vieilles, il se trouve qu'il en repousse, en témoigne une tripotée de reformations plus ou moins récentes de groupes plus ou moins relous à l'oreille (Louise Attaque au Transbo le 29 mars, Elmer Food Beat au CCO le 6 avril) dont la palme revient bien sûr aux Insus, soit Téléphone sans fille (n'y allez pas, c'est complet) – rayon nostalgie de jeunesse, on préférera de loin se consacrer à Nada Surf, qui ne s'est jamais déformé, le 26 avril à l'Epicerie. Ah, tiens on allait oublier Polnareff

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The Rover

ECRANS | Après "Animal Kingdom", David Michôd pratique un étonnant hara-kiri commercial avec ce film post-apocalyptique qui tient autant de Beckett que de "Mad Max", c’est-à-dire une véritable provocation au divertissement-roi. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 3 juin 2014

The Rover

The Rover, c’est Mad Max rencontre En attendant Godot. Rien que ça. Dès le carton pré-générique, on nous annonce que l’action se déroule en Australie quelques années «après la chute». La chute de quoi ? Du pays ? Du monde ? De l’économie ? Peu importe, car ce futur est saisi au présent, dans toute sa désolation, avec paysages arides et personnages hagards dont les motivations paraissent dérisoires. C’est le cas d’Eric, vagabond errant dans une bagnole qu’il a le malheur de se faire piquer par une bande de gangsters hallucinés, ayant laissé pour mort un des leurs, Rey, après un braquage qui a mal tourné. L’impassible Eric (sobre et étonnante composition de la part de Guy Pearce, d'ordinaire cabotin) va donc former un tandem improbable avec Rey (Robert Pattinson, excellent, dont la carrière post-Twilight prend un virage passionnant), soit un homme froidement brutal et un autre à moitié idiot et à moitié crevé, qui vont passer une heure quarante à arpenter les routes australiennes pour retrouver une voiture. Post-cinéma Si

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Cannes 2014, jour 4. Aux armes !

ECRANS | "The Rover" de David Michôd. "The Disappearence of Eleanor Rigby" de Ned Benson. "It follows" de David Robert Mitchell. "Les Combattants" de Thomas Cailley.

Christophe Chabert | Dimanche 18 mai 2014

Cannes 2014, jour 4. Aux armes !

S’ennuie-t-on au cours de ce festival de Cannes ? Oui, un peu, beaucoup parfois ; alors à la guerre comme à la guerre, on ose ce que l’on n’avait jamais osé jusque-là : laisser tomber la compétition, et se promener à travers les séances des sections parallèles, pour espérer y trouver des films stimulants, différents, bref, autre chose que de l’art et essai formaté, long et plombé. À ce petit jeu, The Rover, présenté en séance de minuit, repousse les limites de la bizarrerie. De la part du réalisateur d’Animal kingdom, David Michôd, rien ne laissait présager un tel virage ; si son premier film était puissant et abouti, il s’inscrivait dans un genre codifié — le film de gangsters — et sa mise en scène cherchait avant tout une forme d’efficacité sans refuser pour autant d’apporter de réelles innovations. Avec The Rover, Michôd fait exploser toutes les catégories et signe le premier film post-apocalyptique beckettien, que l’on pourrait réduire à ce pitch : deux hommes, l’un à moitié idiot, l’autre impavide, recherchent à travers une Australie désolée une voiture. Point. Le premier plan, qui montre pendant une minute Guy Pea

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Les Quatre Poptastiques

MUSIQUES | Pour un soir et pour Just Rock ?, le Transbo dégaine le plus improbable et le plus beau plateau de super-héros pop qui soit : la Grimes du Vercors, un chic type nommé Daisy, un pilote de chasse et un géant au nom de 4x4. Le résultat : sublime. Oui, grâce à nos pouvoirs magiques on y était et on vous raconte. Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Vendredi 18 octobre 2013

Les Quatre Poptastiques

Imaginez un Instant T, comme le chante Peau dans son splendide clip. Il est très tard en ce 23 octobre et quatre drôle de personnages devisent timidement dans le salon Louis-Philippe qui sert de loge au Transbordeur : une fille à la Peau synthétique, un garçon nommé Daisy, un type en nage sous sa combi spatiale et son casque de pilote de Mig-28, et une armoire à glace aux traits féminins et en manteau noir capable de tout envoyer valser dans la pièce d'un simple accès de charisme («Hé ho doucement avec mes fauteuils Voltaire» s'écrie le maître de maison). Un film de David Lynch ou, ce qui revient au même, un rêve sous antihistaminique ? Non : le programme de la soirée du 23 octobre au Transbordeur. Sans doute la soirée phare de cette édition de Just Rock? : Peau, Daisy Lambert (aucun lien), Cascadeur et Rover, réunis tout exprès pour vous envoyer au 7e Ciel et qui vient d'y parvenir.   Last Aqualast

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Le freak, c’est chic

MUSIQUES | Du freak, du fou, de la créature cramée, de l’inclassable, de l’incassable, du fragile, du fracassé, du fracassant, du marginal, du réfractaire, du réfracté, du revenant, du rêveur, du malade, du rageux, cet automne musical va en faire pleuvoir de partout. Du chelou comme à Gravelotte, qu’il va tomber. De belles tronches de vainqueur et des paluches pleines de talent, des noms à coucher dehors, du génie à la pelle, attaqué à la pioche. Ah, inquiétante étrangeté quand tu nous tiens ! Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 19 septembre 2013

Le freak, c’est chic

Comme pour toute saison, tout événement, tout lancement, il nous faut un parrain, un type dont la stature et l'aura donnent immédiatement le ton. C'est Florent Pagny en total look peau de zobi à la Star Academy ou Alain Delon tenant des propos contre-intelligents sur l’homosexualité dans C à vous. Car oui, souvent, on a affaire à un type qui peut partir en vrille à tout moment, se mettre à dire n'importe quoi, comme n'importe quel parrain dans n'importe quel événement familial, ou comme un parrain de la mafia un peu sur les nerfs. C'est très bien, ça fait parler. Nous aurions pu assez logiquement choisir le parrain rock Don Cavalli, d’origine italienne et d’aspiration amerloque, comme tout parrain qui se respecte, et dont Les Inrocks qualifient avec raison la production de «rock tordu et primitif», quelque part entre la sève de Johnny Cash et les débordements d’un Beck. Bref, l’éternelle histoire du type né au mauvais endroit au mauvais moment et qui s’en accommode par le voyage intérieur (sur son dernier disque il va même jusqu’en Asie). En plus, dans le civil,

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The Thick White Duke

MUSIQUES | Après "Cascadeur" l'an dernier, Rover est sans doute la révélation pop française de cette année. Un ovni romantique et bowie, dandy et bestial qui devrait envoûter par sa seule présence, les spectateurs du festival Changez d'Air. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 27 avril 2012

The Thick White Duke

Pour évoquer les «géants de la pop», on peut utiliser comme seul critère le gabarit et avoir de très beaux résultats musicaux : que l'on songe à Brian Wilson des Beach Boys (qui n'aurait jamais pu tenir sur un surf), Antony (qui derrière sa voix de vieille blues woman a la taille d'un buffle) et aujourd'hui Win Butler d'Arcade Fire (fameux joueur de basket) ou Sébastien Tellier (le Christ version Pépitos). Bien entendu cela exclut nombre de crevettes comme Brian Jones, Bob Dylan, David Bowie, Neil Hannon mais fort heureusement, l'important, comme le disait si justement un jour Amanda Lear, ce n'est pas la taille, c'est le goût. Alors oui c'est vrai, ce qui frappe en premier chez Rover, Timothée Régnier de son vrai nom, c'est cette masse pareille à celle d'un trou noir sur pattes, combattant lettré ou écrivain romantique de combat qui aurait fait le tour du Monde et en porte le poids sur ses larges épaules voûtées. En ce qui concerne Rover : de la Suisse aux États-Unis, en passant par le Liban, d'où il fut expulsé en 2006 pour atterrir en Bretagne. Le tour du monde des disques aussi : de Bowie aux Beach Boys, de Dylan aux Beatles. Le Big Four. 

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2.011, l'été “101”

MUSIQUES | Lundi 25 juillet

Dorotée Aznar | Mardi 12 juillet 2011

2.011, l'été “101”

Bien qu'elle soit supérieurement douée pour écrire des chansons, Keren Ann est longtemps restée dans l'ombre. D'Henri Salvador, d'Emmanuelle Seigner, de Suzanne Vega... Et même de Benjamin Biolay, son alter ego et vieux comparse de studio. Si le Trash Yéyé a eu besoin de La Superbe pour récolter sa moisson de lauriers, il aura bien fallu six albums à Keren pour se faire un prénom. Jouer les gangsters, affublée d'un gun et d'une coupe au bol, sur la pochette de 101, pour capter l'attention. 101 comme le psaume de l'Ancien Testament qui porte ses initiales. 101 comme le titre d'un autre album, le mythique live de Depeche Mode. Une référence qui, on l'espère, lui rendra toute la lumière qu'elle mérite lors de son concert aux Nuits de Fourvière. En live et en blonde, l'Israelo-hollandaise apparaît comme une dominatrice, qui règne sur son groupe avec la fougue de celle «qui dormira dans la tombe». Histoire, peut-être aussi, de rappeler qu'elle n'est pas née de La Dernière Pluie. Et qu'avec plus d'un live tour dans son sac, elle pourrait même faire de l'ombre à Bryan Ferry. SL

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Rattrapage

MUSIQUES | Vendredi 15 juillet

Dorotée Aznar | Mardi 12 juillet 2011

Rattrapage

Ceux qui avaient raté, il y a deux ans, le show tout en bisounourseries et en bavardages de Cocoon ont l'occasion ici de se rattraper. Quelque chose nous dit qu'elle ne se reproduira pas de sitôt, sauf à faire du duo Clermontois un résident du Théâtre antique. Pour d'autres, il s'agira plutôt de pallier la défection lyonnaise de Junip cette année à L'Épicerie Moderne pour enfin découvrir sur scène le magnifique premier (c'est pas trop tôt) album du groupe fantôme du folkeux suédois Jose Gonzalez. SD

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Son nom est trouble

MUSIQUES | C’est tout auréolée de la réussite de son dernier album “101“ que Keren Ann viendra nous rendre visite au Théâtre antique de Fourvière le 25 juillet. Regard sur le parcours de cette chanteuse à l’irrésistible fragilité. François Cau

Dorotée Aznar | Mardi 12 juillet 2011

Son nom est trouble

Si l’on se cantonnait à des éléments disparates de sa biographie artistique, on aurait de furieuses raisons de ne jamais Ô GRAND JAMAIS prêter ne serait-ce qu’une oreille à la production discographique de mademoiselle Keren Ann Zeidel. Elle débute sa carrière en 1998 en campant une agent du Mossad dans K d’Alexandre Arcady, certes l’un des moins mauvais films du terrible réalisateur, mais tout de même. L’année suivante, elle bifurque sur la voie musicale et décroche un premier succès public au sein de son groupe Shelby avec le single 1+1, dont les fortes résonances post-adolescentes pourraient se résumer à travers les paroles «La Terre tourne comme une orange amère, je peins en vert l’univers». Plus récemment, son nom s’est retrouvé dans la liste des soutiens publics à la création d’Hadopi, aux côtés de M Pokora et Camaro. On en profite pour rappeler à quel point la primauté de l’anecdotique nuit gravement au bon sens critique, et une fois mises de côté ces informations, on encourage fortement à plonger dans la discographie de Keren Ann. LES PROMESSES DANS L’OMBRE D’ailleurs, si l’on voulait apporter des gages de qualité pour sa défense, on citerait illico

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Cocoon

MUSIQUES | Si l'on se souvient du film "Cocoon" de Ron Howard, on se rappellera qu'il parlait de personnes âgées qui découvraient la jeunesse éternelle. Sans doute le (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 4 février 2011

Cocoon

Si l'on se souvient du film "Cocoon" de Ron Howard, on se rappellera qu'il parlait de personnes âgées qui découvraient la jeunesse éternelle. Sans doute le duo de Clermont-Ferrand, au Transbordeur lundi 14 février, n'arbore-t-il pas ce nom par hasard. S'ils ne sont pas encore des vieillards, loin de là, ils ont en revanche su rester jeune et attachés à un univers fait d'animaux extraordinaires, de fées et de comètes fantastiques. De là, ils tirent des albums de comptines pour adultes au sens de la narration aiguisée et aux arrangements précieux. Que l'on s'y attache ou pas dépend certainement un peu de l'état de l'enfant qui sommeille (ou pas) en nous. SD

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Cocon de Lyon

MUSIQUES | Électro / Difficile d’importer au Ninkasi le décor digne de planète Tatooine qui fait tout l’exotisme du prestigieux club de Sven Väth. À Francfort, le (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 27 novembre 2009

Cocon de Lyon

Électro / Difficile d’importer au Ninkasi le décor digne de planète Tatooine qui fait tout l’exotisme du prestigieux club de Sven Väth. À Francfort, le Cocoon est par essence un temple du noctambulisme qui défie tous les superlatifs. Pourtant, même si la salle de Gerland ne peut pas transformer ses murs carrés en triangles, ni imposer une soucoupe volante en lieu et place de la scène, l’association Elektro System réalise toujours des prouesses pour décorer le Kao dans l’esprit SF du club allemand. Salle maculée de blanc, réalisation de mobiles et de tentures spécialement conçus par un décorateur et une couturière «sur mesure», vidéos fournies par les Vj’s Cocoon eux-mêmes, scénographie coordonnée par l’équipe de maître Sven… Comme le souligne Gregg d’Elektro System : «Cocoon ne laisse rien au hasard. C’est tout un concept artistique et technique qui est encadré par le staff de Francfort». Pour sa quatrième édition, la soirée de Lyon entend donc bien mettre le paquet pour transporter les clubbers dans un cosmodrome d’hédonisme et d’ailleurs, un outre-monde de transe où la Fête avec un grand F sera conduite, entre autres, par le live d’Extrawelt. Electro minimale de rigueur, b

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Les montagnards ne sont pas las

MUSIQUES | Musique / On connaît les propriétés minérales des sommets volcaniques du Massif Central. Elles expliquent sans doute la vitalité actuelle de la scène musicale (...)

| Mercredi 9 mai 2007

Les montagnards ne sont pas las

Musique / On connaît les propriétés minérales des sommets volcaniques du Massif Central. Elles expliquent sans doute la vitalité actuelle de la scène musicale auvergnate. Car si on ne sait pas, comme le dit la pub, si quand un volcan s'éteint un être s'éveille, ce qui semble clair c'est qu'à chaque fois un groupe émerge, faisant de Clermont-Ferrand une place de plus en plus forte de la musique hexagonale. Cocoon en est l'un des derniers avatars de qualité. Quand les Elderberries ou les Kissinmas cavalent sur les sommets de la région comme des dahus dératés, le duo (un gars, une fille) arpente d'un pas tranquille leur versant folk aux côtés d'Helian in the Sun (mélange de Bert Jansch sous aligot et de Nick Drake passé au charbon) ou The Delano Orchestra (dans une veine neurasthénique à la Mark Linkous). Et, l'air de rien, Cocoon emporte tous les suffrages : révélés fin 2006 par le flair de la compile CQFD des Inrocks, découverte du dernier Printemps de Bourges, les voilà Lauréats du tremplin Eurockéennes 2007. Collègues de label des excellents Hey Hey My My, ils contribuent déjà discrètement à hisser une école française folk d'un éclectisme stupéfiant à la hauteur de ses consœurs am

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