Cocotte au CCN

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 7 juin 2016

Photo : © CCNR


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Cocotte, un festival de danse et de musique à Rillieux-la-Pape

Danse | Le temps d’une après-midi et d’une soirée, le festival Cocotte propose plusieurs spectacles de danse, de la musique et des événements festifs dans le (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 23 juin 2021

Cocotte, un festival de danse et de musique à Rillieux-la-Pape

Le temps d’une après-midi et d’une soirée, le festival Cocotte propose plusieurs spectacles de danse, de la musique et des événements festifs dans le quartier de la Vellette à Rillieux-la-Pape. La plupart gratuits et dans l’espace public. Deux autres en salle et (modestement) payants : Love me tender de la chorégraphe Léa Tirabasso, Délices de Aina Alegre. Le festival est propulsé par le Centre Chogrégraphique National de Rillieux dirigé par Yuval Pick, et l’un de ses danseurs permanents, Thibault Desaules, présentera son projet Brasero, pièce participative et coopérative avec trente danseurs amateurs. Festival Cocotte À Rillieux-la-Pape le ​samedi 3 juillet

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Lyon : la Biennale de la Danse dévoile son programme

Danse | Repoussée, remodelée, raccourcie, la 19e Biennale de la Danse aura cependant bien lieu. Et c’est avec une certaine joie que nous vous en présentons les grands axes et quelques spectacles à ne pas manquer.

Jean-Emmanuel Denave | Lundi 3 mai 2021

Lyon : la Biennale de la Danse dévoile son programme

Réduite à quinze jours, la 19e Biennale de la Danse n’en reste pas moins foisonnante dans sa programmation, avec vingt-eux créations et une quarantaine de compagnies internationales invitées ! Nouveauté remarquable, la Biennale propose cette année aux anciennes usines Fagor ("L’expérience Fagor" du 8 au 16 juin) une multitudes de pièces ou formes expérimentales gratuites, ouvrant la danse contemporaine à un public possiblement plus large, et sans pour autant lésiner sur la qualité des intervenants : le chorégraphe français Noé Soulier, deux anciens danseurs de William Forsythe, Brigel Gjoka et Rauf Yasit, le Collectif Es… Pour le reste, l’ADN de la Biennale demeure le même : un savant mélange des genres chorégraphiques, et de grandes pointures et de chorégraphes moins connus… Même si, période oblige, certains créations phares ont été annulées comme Le Lac des cygnes d’Angelin Preljocaj (mais il sera présenté cet automne à la Maison de la Danse). Le défilé associé à la Biennale, sous les couleurs de l’Afrique (comme une partie de la programmation) aura lieu, quant à lui, ex

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Blanche-Neige, #SheToo

Théâtre | Garder la noirceur initiale du conte, y injecter les tragédies modernes, déconstruire le genre... Une pièce à thèse ? Non ! Avec Blanche-Neige, son premier spectacle jeune public, Michel Raskine excelle à réunir tout les éléments foutraques dans ce qui fut un des temps forts d'Avignon l'été dernier.

Nadja Pobel | Mardi 14 janvier 2020

Blanche-Neige, #SheToo

« Spectacle pour adulte à partir de 8 ans » préférait-il dire cet été dans la Cité des Papes. Ainsi Michel Raskine se détachait de l'étiquette "jeune public" dans laquelle il était programmé. C'est une manière détournée d'affirmer que se trouvent dans cette création des nœuds sociétaux qui embrassent les considérations de chacun. Ainsi Blanche-Neige est-elle interprétée par un homme grimé (Tibor Ockenfels) et le Prince — d'habitude escamoté — par Magali Bonat (qui remplace pour cette série de représentations une Marief Guittier momentanément blessée). Il est question de libération de la femme d'un joug masculin d'arrière-garde. De son mariage malheureux, elle s’échappe avec ce mot totem de l'époque « j'étouffe » et envoie valdinguer « la morale judéo-chrétienne » d'un mari qu'elle vouvoie mais à qui elle n'est pas fidèle, lorgnant du côté de Monsieur Seguin tout en regrettant de ne pas avoir accepté les avances de Peau d'âne. Travaillant fréquemment avec des aut

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Yuval Pick en latin

Danse | Il est amusant d'observer que le chorégraphe Yuval Pick reprenne cette semaine l'une de ses meilleures pièces (Acta est fabula, 2018), juste avant (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 8 octobre 2019

Yuval Pick en latin

Il est amusant d'observer que le chorégraphe Yuval Pick reprenne cette semaine l'une de ses meilleures pièces (Acta est fabula, 2018), juste avant l'ouverture du Festival Lumière, qui a pour tête d'affiche le réalisateur d'Apocalypse Now, Francis Ford Coppola. A priori, rien à voir entre la pièce dépouillée de l'un et le film exubérant de l'autre. Mais, si l'on admet que la remontée du fleuve du capitaine Willard est aussi une remontée dans le temps historique, et même vers ce qu'il y a de plus archaïque et primitif chez l'être humain, alors Yuval Pick n'est plus si loin de Coppola. Acta est fabula est une avancée-remontée vers l'archaïque à travers des éclats de gestes ou des éclats de voix, des réminiscences de musiques quasi tribales (les coups de reins vocaux de Prince, des rythmes de techno...), le grotesque d'une grimace ou l'angoisse d'un cri muet... Soit une saccade de séquences qui creusent, par la danse (avec quelques détours vers le thé

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Cocotte, une admirable cuisine de bistrot

Restaurant | L’adresse de la rentrée, c’est ce bistrot excentré cours d’Herbouville, mené par une petite troupe italiano-parisienne : Cocotte.

Adrien Simon | Mardi 3 septembre 2019

Cocotte, une admirable cuisine de bistrot

La rentrée serait un nouveau prétexte pour les bonnes résolutions. Comme si la nouvelle année et ses promesses intenables ne suffisaient pas. Les prescripteurs en bien-être recommandent encore simplicité et moins d’excès. Ne cédez pas : quelques bonnes adresses ont mûri dans la canicule estivale. Parmi celles-ci, Cocotte, ses plats simples (tout de même) mais bistrot (donc pas healthy), ses breuvages natures, mais vineux. Une éclaircie pour ceux et celles qui vivaient mal le retour dans le bruit et la pollution. Et pour faire oublier les détroussages de bords de mer : ici la formule déjeuner est à 18€ ; elle les vaut. À l’origine de la bonne nouvelle ? Vertigo, qui ouvrit à la fin des années 2000 deux adresses dans le Marais, désormais bien connues des amateurs de vins naturels et de néobistroterie : Jaja et Glou. Le groupe (qui possède sept restos : ce n’est pas non plus une multinationale) mène aussi la brasserie parigote Grand Cœur en collab' avec le chef italo-argentin Mauro Colagreco, dont le res

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Au bout des contes : et pour les enfants, quelles pièces réserver ?

Conte | Loin du théâtre collé à l’actu, d’autres artistes ont choisi les contes et s’adressent aussi aux petits. Mais leur propos n’est pas si déconnecté du réel qu’il n’y paraît.

Nadja Pobel | Mardi 10 septembre 2019

Au bout des contes : et pour les enfants, quelles pièces réserver ?

Drôle, sombre, grinçant et pour tout dire ébouriffant est la Blanche-Neige, histoire d’un prince (au Théâtre de la Croix-Rousse en janvier) de Michel Raskine qui a fait les beaux jours du In d’Avignon cet été. L’autrice Marie Dilasser y a incorporé ses préoccupations sur l’écologie, a détourné le genre et avec un castelet de marionnettes (101 nains dont Lèche-botte), l’ancien directeur du théâtre du Point du Jour livre aux enfants une fable parfaite. Joël Pommerat lui ne signe pas la suite de Ça ira mais sa nouvelle création, Contes et légendes (au TNP en décembre), se fera avec des enfants confrontés aux adultes et androïdes pour tenter de comprendre de quoi demain sera fait. Autre conte pour les grands cette fois, celui de Desplechin, Un Conte de Noël (au Radiant, via une programmation Célestins et Théâtre de la Croix-Rousse, en février) sera créé par Julie Deliquet. Le plus brillant des cinéastes français qui se délecte de mises en scène théâtrales occasionnellement, à la Comédie-Française (Père en 2015, Angels in America

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À Avignon, Blanche-Neige dynamitée

Théâtre | Michel Raskine, ancien directeur du théâtre du Point du Jour, s'offre une cure de jouvence avec son premier spectacle jeune public, "Blanche-Neige histoire d'un prince". Dans le In d'Avignon, il convoque le rire lié à une noirceur dont s'enduisent tous les autres spectacles vus au cours du festival. Pour l'occasion, il retrouve l'autrice Marie Dilasser dont il avait déjà monté "Me zo gwin ha te zo dour" ou "Quoi être maintenant ?". "Blanche-Neige" sera longuement en tournée dans les prochains mois et notamment au Théâtre de la Croix-Rousse, en janvier prochain. Le metteur en scène nous amène à la genèse de ce projet détonnant et la folle caisse de résonance que produit le festival.

Nadja Pobel | Mardi 20 août 2019

À Avignon, Blanche-Neige dynamitée

Vous connaissiez bien déjà Marie Dilasser dont vous aviez déjà monté des textes. Quelle est l'origine de ce nouveau projet ? Michel Raskine : Un projet s'est cassé la gueule et ça m'avait un peu atteint et j'ai dit à Marief Guittier [NdlR, comédienne avec qui il fraye depuis plus de trente ans] que depuis le temps qu'on voulait faire un spectacle jeune public, on allait le faire. Claire Dancoisne que je connais bien a un lieu sublime de résidence, le Théâtre de la Licorne, à Dunkerque. Elle nous a accueilli, mais il fallait intégrer des objets au spectacle car son lieu est axé sur la recherche pour la marionnette contemporaine et le théâtre d'objets. Ces contraintes ont été bénéfiques manifestement... Évidemment que c'est bien. On n'a pas trouvé la pièce que l'on voulait. Je ne voulais plus faire de duos avec Marief, il fallait minimum un trio. On a décidé de faire Blanche-Neige et qu'elle serait le prince. J'ai voulu un personnage de Blanche-Neige qui soit le plus loin possible de celui du prince. Je connaissais Tibor Ockenfels de l'École de la Comédie de Saint-Étienne. Si il y avait beaucoup d

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Beauté, matin, midi et soir

Colloque | Faire se croiser arts, sciences et soins, telle est l'ambition roborative de l'association L’Invitation à la beauté. Elle propose cette semaine deux journées de rencontres et de spectacles autour de ce thème.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 8 janvier 2019

Beauté, matin, midi et soir

De la catharsis (purification) grecque à l’art-thérapie contemporaine, les liens entre création et santé ont depuis longtemps été défrichés en tous sens, et même parfois en sens contraires... L'association L'Invitation à la beauté, co-présidée par le neurologue toulonnais Pierre Lemarquis et par la psychologue lyonnaise Laure Mayoud, relance le débat et les investigations transdisciplinaires sur les fonctions préventives et curatives de « la rencontre avec la beauté ». Le terme de "beauté", bien sûr, ne va pas sans poser quelques (lourds) problèmes esthétiques et philosophiques, et le concept clef de Pierre Lemarquis « d'empathie esthétique » demeure à nos yeux un peu fruste : la confrontation à une œuvre (tableau, musique, pièce de danse...) induit en l'humain une certaine activité cérébrale d'obédience mimétique (via notamment les fameux neurones miroirs), ainsi que la sécrétion de substances chimiques plutôt sympathiques (dopamine, sérotonine, endorphines...). Dit autrement, le cerveau du spectateur fonctionne, et ce plutôt dans le bon sen

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Une Biennale tonique avec Maguy Marin et Peeping Tom

Biennale de la Danse | La programmation de la prochaine Biennale de la Danse a été dévoilée cette semaine, et réunit, a priori, tous les ingrédients d'une édition réussie : risquée, créative, pluridisciplinaire.

Jean-Emmanuel Denave | Dimanche 10 juin 2018

Une Biennale tonique avec Maguy Marin et Peeping Tom

À deux exceptions japonaises près, la Biennale de la Danse 2018 est une Biennale européenne. Elle s'annonce donc moins exotique qu'à l'accoutumée, mais plus exigeante artistiquement, et plus aventureuse dans ses formes d'expression... L'un des fils rouges de cette édition est celui des liens entre la danse et les images, images issues des nouvelles technologies notamment. Ce fil rouge ira, par exemple, de l'utilisation par Merce Cunningham (1919-2009) du logiciel informatique DanceForms (mouvements et enchaînements générés par ordinateur) pour sa pièce Biped, à des créations s'étayant sur la réalité virtuelle par le chorégraphe suisse Gilles Jobin ou par le poète circassien Yoann Bourgeois (artiste très présent dans cette Biennale avec trois spectacles). 27 créations et premières Parmi les 42 spectacles programmés en salles, on compte 27 créations et premières françaises qui constituent le cœur de cette Biennale et, bien souvent, celui de nos attentes... Maguy Marin cré

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Michel Raskine débroussaille les chants aux Subsistances

Théâtre | « Lautréamont Les Chants de Maldoror / Tu n'aimes pas moi j'adore », tentait de chanter avec sa voix accidentée Jane Birkin dans l'ultime album (...)

Nadja Pobel | Mardi 10 octobre 2017

Michel Raskine débroussaille les chants aux Subsistances

« Lautréamont Les Chants de Maldoror / Tu n'aimes pas moi j'adore », tentait de chanter avec sa voix accidentée Jane Birkin dans l'ultime album studio que Gainsbourg lui écrivait en 1990. Un leitmotiv basique pour ce Et quand bien même sublime, forcément sublime. Michel Raskine s'élève heureusement au-dessus de ces paroles, démontrant qu'avec ce texte ardu (on aurait facilement tendance à le repousser), il y a tout de même une matière à théâtre et à jeu, notamment parce que Mervyn, un adolescent énigmatique, se lance dans une chevauchée nocturne. Et d'emblée, plutôt que nous relater les cinq chants précédents, le metteur en scène s'attache à nous donner une clé d'entrée à ce récit opaque avec la fameuse phrase du début de ce 6e chant qui inspira tant les surréalistes : « la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie », qui définit ici la beauté du jeune Mervyn, « 16 ans et 4 mois », auquel Maldoror, « ce sauvage civilisé », écrit. Jeu de poupées russes entre la personnalité de Lautréamont lui

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Une hydre signée Yuval Pick

Danse | Créé par Yuval Pick en 2016 au Monastère de Brou, le trio Hydre confronte le mouvement organique des danseurs à la mémoire minérale d'une architecture, et (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 27 juin 2017

Une hydre signée Yuval Pick

Créé par Yuval Pick en 2016 au Monastère de Brou, le trio Hydre confronte le mouvement organique des danseurs à la mémoire minérale d'une architecture, et redonne corps et sensibilité à un lieu. En l’occurrence, le 30 juin, à l'ancienne halle du marché de gros de la Confluence, dans le cadre du festival artistique, sportif et citoyen Kiosk (jusqu'au 2 juillet).

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Kraftwerk Pické

Yuval Pick | De plus en plus préoccupé par les questions du collectif et les rapports complexes entre l'individu et le groupe, Yuval Pick se lance, dans sa dernière pièce, (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 17 janvier 2017

Kraftwerk Pické

De plus en plus préoccupé par les questions du collectif et les rapports complexes entre l'individu et le groupe, Yuval Pick se lance, dans sa dernière pièce, dans l'univers du groupe légendaire Kraftwerk. Une musique qui, pour le chorégraphe, connote un possible romantisme contemporain, avec des pulsions-pulsations technos reliées à notre mémoire collective, qui remplacent celles, plus acoustiques mais pas moins lyriques, du romantisme allemand et notamment, des lieds de Schubert (présent lui-aussi dans la bande-son). Are friends electric ? (au CCN de Rillieux-la-Pape les 24 et 25 janvier) réunit concrètement six danseurs et explore tout à la fois le corps dans ses éléments les plus bruts, physiques, et des configurations plus codées de mouvements collectifs... Yuval Pick n'hésite plus, même, à y libérer les élans et les gestes de ses interp

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Yuval Pick présente Ply

Danse | En marge de la Biennale de la Danse, le chorégraphe Yuval Pick reprend au Centre Chorégraphique National de Rillieux-la-Pape (le samedi 24 septembre à 12h) (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 20 septembre 2016

Yuval Pick présente Ply

En marge de la Biennale de la Danse, le chorégraphe Yuval Pick reprend au Centre Chorégraphique National de Rillieux-la-Pape (le samedi 24 septembre à 12h) l'une de ses plus belles pièces, Ply (2014), avec les nouveaux danseurs de sa compagnie. Sur la bande son de l'américaine Ashley Fure, composée pour l'occasion, les cinq interprètes de Ply explorent les couches successives de la musique, en mouvements centrifuges, jusqu'à la rencontre avec l'autre, jusqu'à la constitution progressive d'un groupe aux intensités émotionnelles des plus singulières !

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Voilà l'été : un jour, une sortie #3

SAISON ESTIVALE | Durant toutes les vacances, c'est un bon plan par jour : concert ou toile, plan canapé ou expo où déambuler.

La rédaction | Mercredi 20 juillet 2016

Voilà l'été : un jour, une sortie #3

15 / Mercredi 20 juillet : cirque Obludarium Puisque les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel (et l'urbanité en juillet ça va bien cinq minutes), hâtez-vous au domaine de Lacroix-Laval voir les grosses caboches toutes biscornues et étranges d'Obludarium. Signé des fils jumeaux du cinéaste Miloš Forman, ce spectacle qui a fait le tour du monde s'arrête depuis hier et jusqu'au 31 juillet dans ce village dédié au cirque. Si vous le pouvez, venez même dès 18h profiter des lampions, du bar digne d'un diners US et du plancher en bois où vous pourrez faire résonner vos tongs (en bois, les tongs). Fourvière version campagne : c'est ici ! Au domaine de Lacroix-Laval dans le cadre des Nuits de Fourvière 16 / Jeudi 21 juillet : chanson Michel Polnareff Moins on l'attend, plus il revient, le Polnaroïde. On a arrêté de compter avant même notre naissance, mais le

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Yuval Pick : Une "Hydre" à Brou

Plus Loin | Dans le cadre de la 2e édition de l'événement national Monuments en mouvements, Yuval Pick présentera au Monastère Royal de Brou à Bourg-en-Bresse (les 23 et 24 (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 28 juin 2016

Yuval Pick : Une

Dans le cadre de la 2e édition de l'événement national Monuments en mouvements, Yuval Pick présentera au Monastère Royal de Brou à Bourg-en-Bresse (les 23 et 24 juillet) une création in situ, Hydre. Pièce en trois parties, Hydre se veut la confrontation de la vie organique et pulsionnelle des danseurs à celle, minérale et figée, du monument historique. La danse si singulière de Yuval Pick tentera de redonner une dimension humaine à une architecture démesurée et chargée de symboles.

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Play Time : Carolyn & Cie

SCENES | Un bal pour les enfants, un concert de musiques du monde (Trio Bassma + Tram des Balkans), une nouvelle création de Jozsef Trefeli et Gabor Varga (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 29 mars 2016

Play Time : Carolyn & Cie

Un bal pour les enfants, un concert de musiques du monde (Trio Bassma + Tram des Balkans), une nouvelle création de Jozsef Trefeli et Gabor Varga revisitant les danses folkloriques hongroises, une création participative sur les sonorités de la ville... La 4e édition du festival Play Time (concoctée par le Centre Chorégraphique National et d'autres structures, se déroulant du 1er au 8 avril) à Rillieux-la-Pape se veut à nouveau festive et hétéroclite. Le chorégraphe Yuval Pick y reprendra aussi Playbach, œuvre courte en hommage à Bach. Et les plus jeunes, à partir de huit ans, auront la chance de découvrir la nouvelle création de Carolyn Carlson (auteure entre autres nombreuses pièces du solo Blue Lady) : Seeds (graines en anglais), en collaboration avec le dessinateur Yacine Ait Kaci et son petit personnage simplifié Elyx. Pièce pour trois danseurs entremêlant la danse et des animations vidéo, Seeds est un voyage imaginaire abordant avec poésie les problèmes d'écologie. JED

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L'élan retenu de Yuval Pick

SCENES | Créée en 2014 pour cinq danseurs, en collaboration avec la compositrice Ashley Fure, Ply est la pièce idoine pour apprécier l'univers du chorégraphe Yuval (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 8 mars 2016

L'élan retenu de Yuval Pick

Créée en 2014 pour cinq danseurs, en collaboration avec la compositrice Ashley Fure, Ply est la pièce idoine pour apprécier l'univers du chorégraphe Yuval Pick. Couche par couche (Ply signifie "couche" en français), voire grain par grain, Yuval Pick déconstruit les mouvements essentiels de ses interprètes, avant de les ré-assembler autrement, d'en inventer de nouvelles variations, de les faire entrer en échos collectifs. Au cœur du vocabulaire du chorégraphe, il y a ce que l'on pourrait nommer, en reprenant l'expression du poète Francis Ponge, un « élan retenu ». L'élan retenu chez Yuval Pick, ce sont ces bras qui se tendent, ces jambes qui s'aventurent hors de la sphère individuelle, ces pas qui s'élancent en courses, tout en restant aimantés, retenus par le corps et le rythme propre du danseur. Jamais un geste n'ira se perdre complètement dans une ligne ou une cadence continues, se fondre dans un bel ensemble uniforme. Au risque de décevoir nos attentes esthétiques habituelles, Yuval Pick demeure attentif, si ce n'est attaché, à la spécificité rythmique et gestuelle d'un individu. La construction d'une entité collective ne s'effectuera jam

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Michel Raskine divise son "Quartett" par deux

SCENES | Et soudain surgit Winnie. Tout au long des 90 minutes de Quartett, mis en scène par Michel Raskine d'après Les Liaisons dangereuses, Marief (...)

Nadja Pobel | Mardi 12 janvier 2016

Michel Raskine divise son

Et soudain surgit Winnie. Tout au long des 90 minutes de Quartett, mis en scène par Michel Raskine d'après Les Liaisons dangereuses, Marief Guittier sera juchée et engoncée dans un talus de terre. Immobile, comme l’héroïne de Oh les beaux jours, la voilà qui elle aussi monologue. Elle sait parfaitement le faire, de surcroît avec les mots intemporels d’Heiner Müller évoquant «le gaspillage de jouissance qu’entraîne la fidélité d’un mari», ses propos féministes assurant que «l’homme n’est que l’instrument de la jouissance des femmes». Bien sûr, l'alchimie prend. Thomas Rortais est beaucoup plus jeune que Valmont ? Qu’importe. Les liens physiques n’en ont que faire, la torture du désir aussi. D'autant que les deux comédiens ont déjà parfaitement rodé leur duo dans Le Triomphe de l’amour et Au cœur des ténèbres en septembre dernier. Le décor, lu

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Marief Guittier illumine "Au cœur des ténèbres"

SCENES | Chez ceux qui ne l’ont jamais vue comme chez ceux qui la connaissent déjà bien, son talent hors norme et sans cesse renouvelé provoque le même étonnement. Marief Guittier le confirme à l'Elysée sous la houlette de son éternel acolyte Michel Raskine : elle est une très grande comédienne.

Nadja Pobel | Mardi 15 septembre 2015

Marief Guittier illumine

C’est un petit bout de femme, pourrait-on dire vulgairement. Elle est en vérité bien plus. Quand le prologue se termine, elle apparaît, toute mince, là où on ne l’attend pas : hissée en haut de gradins, assise, au premier plan d’une peinture d’océan un peu kitsch, scénographie resserrée dans laquelle elle trouve sa place avec évidence. Petites lunettes rondes, bonnet lui ôtant tout cheveu, cardigan noir sur chemise blanche, pantalon : elle est cet homme, héros de Conrad, Charles Marlow. Elle est cet homme plus que bien des acteurs masculins ne pourraient l’être. Marief Guittier a déjà été Max Gericke et Rousseau, elle sait que tout est possible au théâtre. Avec sa voix grave, son souffle travaillé et, surtout, sa capacité à faire passer dans sa prononciation un mélange d’ironie, de passion et de surprise, elle sait démultiplier mieux que quiconque les nuances des états d’âme de son personnage. Et donne à ce jeune officier de marine marchande britannique qui remonte le cours d'un fleuve au cœur de l'Afrique noire une fraîcheur absolue. Mi

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L'Apocalypse selon Raskine

SCENES | À quoi ça tient, le projet d’une mise en scène de théâtre ? Au visionnage d’un documentaire parfois, comme celui vu par Michel Raskine au dernier (...)

Nadja Pobel | Mardi 8 septembre 2015

L'Apocalypse selon Raskine

À quoi ça tient, le projet d’une mise en scène de théâtre ? Au visionnage d’un documentaire parfois, comme celui vu par Michel Raskine au dernier festival Lumière, Hearts of Darkness, tourné sur le plateau d’Apocalyse Now. Ce documentaire lui remet en mémoire le récit de Joseph Conrad auquel il empreinte son titre, Au cœur des ténèbres. Alors que Quartett est déjà sur les rails, il décide de monter ce texte avec son éternelle Marief Guittier, dans une salle qu’il fréquente souvent et «que nous envie d’autres villes de province», le Théâtre de l'Élysée. Du 10 au 25 septembre, c’est de fait la petite salle de la Guill’ qui créera l’événement de cette rentrée théâtrale. Le texte, qui tient en une heure, est avant tout un monologue de Guittier dans la peau de Charles Marlow, le narrateur qui remonte le fleuve Congo durant la colonisation. Autour de l’actrice rôde l'éblouissant Thomas Rortais, déjà impeccablement dirigé par Raskine dans Le Triomphe de l’amour. Quoi d’autre ? Un prologue vraisemblablement de haut vol, «des fragments de décor, des bougies, Britten et Jim Morrison» compl

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Les locaux de la saison 2015/2016

SCENES | La crème des artistes internationaux (Lepage, Stein, Jarzyna pour une variation sur "Opening Night"...) a beau fouler nos planches cette saison, on aurait tort d'en oublier les pointures rhônalpines. Zoom sur les prochains spectacles de Richard Brunel, Michel Raskine et cie.

Nadja Pobel | Mardi 8 septembre 2015

Les locaux de la saison 2015/2016

Une fois n’est pas coutume, c’est à l’Élysée (quand bien même l’Espace 44 a rattaqué dès le 1er septembre) que débute en fanfare la saison théâtrale : Michel Raskine y adapte Au cœur des ténèbres de Conrad avec l’éternelle Marief Guittier et l’excellent Thomas Rortais qu’il avait déjà mis à l’épreuve dans son (forcément) triomphal Triomphe de l’amour en 2014. Plus tard, il prendra les mêmes et recommencera, cette fois aux Célestins, pour une adaptation de Quartett d’Heiner Müller (6 au 24 janvier) qui lui-même écrivait là sa version des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos – «une comédie» selon les mots du sulfureux écrivain. Le travestissement ne devrait jamais être loin, l’amusement non plus. La nouvelle création de Gilles Pastor s'annonce elle plus caustique que ludique puisque, après avoir brillamment mis en scène l’Affabulazione

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La saison 2015/2016 des Célestins

ACTUS | Toujours plus internationale et comptant 8 créations et 9 co-productions, la nouvelle saison des Célestins, au cours de laquelle sa co-directrice Claudia Stavisky se mesurera au très caustique "Les Affaires sont les affaires" de Mirbeau, s'annonce prometteuse. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 2 juin 2015

La saison 2015/2016 des Célestins

Belgrade, l'un de leur meilleur spectacle de la saison en cours, n'a pas encore été joué que déjà les Célestins dévoilent déjà leur programmation 2015-2016. Bien que des mastodontes nationaux et internationaux soient à l'affiche, la jeunesse s'y fait une place avec : Piscine (pas d'eau) (du 3 au 13 février), pièce trash de Mark Ravenhill et inspirée de la biographie de la photographe Nan Goldin, récemment passée (plus que furtivement) à Nuits Sonores. La metteur en scène Cécile Auxire-Marmouget travaille par ailleurs avec Claudia Stavisky sur le projet La Chose publique, médiation avec les habitants de Vaulx-en-Velin. Pour Piscine, elle a notamment convié l'excellent David Ayala, l'amant un peu rustre de En roue libre cette année. Un beau ténébreux (du 10 au 13 mars) du très précieux mais pas si populaire Julien Gracq, mis en scène par Matthieu Cruciani, déjà aux manettes de Non réconciliés de François Bégaudeau, vu à la Célestine La fidélité qui caractériste par ailleurs le théâtre permettra cette saison de revoir des artistes particuli

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Chronique d'une Biennale 2/3

SCENES | Quelques petites déceptions encore cette semaine, mais le chef-d’œuvre "Sounddance" de Merce Cunningham et "Ply", la création âpre et singulière de Yuval Pick, nous ont restitué notre enthousiasme pour la danse. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Lundi 22 septembre 2014

Chronique d'une Biennale 2/3

Mélange des genres et mélange des époques au programme du Ballet de Lorraine, avec cette question sous-jacente : qui des anciens (Picabia et Satie en 1924), des modernes (Merce Cunningham en 1975) ou des contemporains (le jeune Noé Soulier en 2014) a produit la pièce la plus "barrée", la plus osée ? On aurait volontiers parié a priori sur le Dadaïste Picabia mais Relâche, qui fut certainement provocateur et rafraîchissant à l'époque (avec des danseurs dans la salle, une infirmière à barbe...) s'avère aujourd'hui assez ennuyeux et "muséal". Seul le film foldingue de René Clair (Entr'acte, projeté en plein milieu de la pièce) sauve les meubles et nous embarque dans une blague surréaliste aux effets de montage et de mouvements de caméra aujourd'hui encore surprenants ! Le montage, le démontage et le remontage, c'est aussi le "truc" de Noé Soulier, qui s'empare des codes de la danse classique pour les déstructurer, les cogner les uns aux autres, les accélérer ou les ralentir. Sa création Corps de ballet contient bien des idées mais ici encore à l'état de friche, de recherche inaboutie... La pièce la plus folle, et même

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Le Triomphe de Raskine

SCENES | Constamment jubilatoire, drôle, tendu et vif, "Le Triomphe de l'amour" signe les retrouvailles de Michel Raskine avec la si brillante écriture de Marivaux. Une très grande mise en scène, comme il en a déjà tant derrière lui. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 4 février 2014

Le Triomphe de Raskine

Sartre, Manfred Karge, Duras, Dea Loher, Marie Dilasser, Strindberg, Lagarce, Bernhard, Pinget, Shakespeare, Marivaux… Le moins que l’on puisse dire est que Michel Raskine, depuis ses débuts de metteur en scène en 1984 avec l’inoubliable et maintes fois repris Max Gericke, s’est confronté à des registres tellement différents qu’il parait compliqué d’y déceler un fil rouge. Toutefois, si on se doute bien qu’il ne s’acharne pas à établir une continuité dans son travail, il n’en demeure pas moins que dès les premières minutes du Triomphe de l’amour, nous nous sentons autant chez lui que chez Marivaux par un savant décalage : les personnages sont costumés mais se trimballent avec un sac plastique Lidl ; le décor est massif, juste mélange de références antiques et modernistes, mais à jardin trône une table en formica avec bières, cagettes et vieille téloche qui sera le lieu de détente de l’un des comédiens à l’entracte. Chez Raskine, le spectacle ne s’arrête jamais vraiment, la vie et la comédie se mélangent, le factice et le réel ne font qu’un. Il en était notamment ainsi en 2009 avec Le Jeu de l’amour et du hasard, qu'il laissait en suspen

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Sur la même longueur d'onde

SCENES | La formule du festival Aire de jeu est aussi simple qu'originale : inviter des chorégraphes à créer des pièces à partir d’œuvres musicales d'un même compositeur. (...)

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 24 janvier 2014

Sur la même longueur d'onde

La formule du festival Aire de jeu est aussi simple qu'originale : inviter des chorégraphes à créer des pièces à partir d’œuvres musicales d'un même compositeur. Un retour aux amours classiques entre la musique (jouée live sur scène) et la danse qui est aussi un "retour en avant" puisque chaque invité est une figure de la musique contemporaine. Après David Lang et Julia Wolfe, c'est le jeune et prolifique Nico Muhly qui est à l'honneur et dont on pourra découvrir le travail à travers celui de quatre fortes individualités. Ancien ingénieur en chimie, longtemps metteur en scène de théâtre et d'opéra à Berlin, Laurent Chétouane (né en 1973) se tourne vers la danse en 2007 et s'intéresse tout particulièrement aux problèmes de communauté politique et de vivre-ensemble (il est inspiré par Roland Barthes !), ainsi qu'aux notions connexes de frontière, de territoire, d'espace commun. C'est lui qui signera la pièce la plus longue du festival (15 variations autour de l'ouvert), plongeant nouvellement dans la matière brute et émotionnelle de la danse, et interprétant la musique de Muhly comme «une invitation à la vie, un appel à chanter, un concentré d’ancien et de nouveau créant une const

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Sur Stravinski ou New Order

SCENES | Jusqu'au 5 décembre, le Centre Chorégraphique National de Rilleux-la-Pape propose son deuxième temps fort, "Play Time", ouvert à tous les publics (dès 3 ans (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 20 novembre 2013

Sur Stravinski ou New Order

Jusqu'au 5 décembre, le Centre Chorégraphique National de Rilleux-la-Pape propose son deuxième temps fort, "Play Time", ouvert à tous les publics (dès 3 ans pour Têtes à têtes de Maria Clara Villa-Lobos) et rassemblant les propositions les plus diverses. Les "grands" pourront ainsi s'immerger dans le Sacre du printemps de Roger Bernat (également au programme du festival Micro Mondes) pour une expérience scènique inédite en hommage à Pina Bausch, et les "petits" dans Partituur de la très renommée performeuse croate Ivana Müller, pièce dans laquelle trente enfants sont invités à imaginer une histoire et une chorégraphie dans un pays fictif - et qui sera reprise à la Maison de la danse du 11 au 18 décembre.  Il y aura aussi du hip hop féminin avec le duo Yonder Woman d'Anne Nguyen et un spectacle promettant son pesant de cold rock : The Him de Yuval Pick (directeur du CCN). Cette pièce inspirée de la musique de New Order (et tout particulièrement de leur premier album, le bien no

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Les moments forts de la saison théâtre 2013/2014

SCENES | Sélection réalisée par Nadja Pobel, Benjamin Mialot et Aurélien Martinez

Benjamin Mialot | Mardi 10 septembre 2013

Les moments forts de la saison théâtre 2013/2014

Regards Née avec une malformation au visage, Séverine Fontaine a dû composer avec pendant toute son enfance. La jeune femme devenue comédienne a décidé de se nourrir de cette expérience pour livrer ce solo présenté comme «un manifeste pour la différence». Dans une scénographie convoquant une série de lampes, elle joue habilement avec le regard du spectateur. Un spectacle sincère et fort.Au Centre Albert Camus, Bron, du 1er au 4 octobre Le Président C’est grinçant et marquant comme… du Thomas Bernhard. Michel Raskine a su adapter cet immense dramaturge autrichien avec le

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Tournez manège !

SCENES | Malgré de beaux moments dans le "Sacre du Printemps" de Thierry Thieû Niang, la dernière semaine de la Biennale de la danse nous laisse à nouveau sur notre faim d’inédit et de créativité. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Dimanche 30 septembre 2012

Tournez manège !

Au TNP la semaine dernière, il y eut une sorte de précipité (comme on dit en chimie) de l’histoire de la danse et du théâtre modernes : Patrice Chéreau, pieds nus, lisant le journal de Nijinski où celui-ci pourfend le théâtre et défend le «sentiment», peste contre Serge de Diaghilev et Igor Stravinski, ces personnages selon lui ennuyeux, prône la vie, le mouvement, l’écriture et la masturbation contre l’esprit de sérieux, la scène guindée… On aurait cru entendre Artaud dans son Théâtre de la cruauté, et on assistait alors à de singuliers courts-circuits entre les histoires du TNP, de la danse, de Chéreau, du Sacre du Printemps (dont on fêtera l’an prochain les 100 ans), de ce qui fît scandale en 1913 mais ne le fait plus, de ce qui fît modernité mais ne le peut plus… Épuisement. C’est dans la neige que se termine le récit de Nijinski et que démarre alors la musique du Sacre de Stravinski et s’ébranle le "tournez manège" de vingt-quatre danseurs amateurs âgés. Une belle spirale sans fin plutôt émouvante, un mouvement en hélices multiples non sans charme, des corps fatigués mais fiers, précis et poignants…

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Rencontre au sommet

SCENES | 10 mars 1975 : Jacques Chancel reçoit Michel Foucault dans son émission Radioscopie, sur France Inter. 10 septembre 2012 : au Lavoir, on rejoue la (...)

Dorotée Aznar | Lundi 10 septembre 2012

Rencontre au sommet

10 mars 1975 : Jacques Chancel reçoit Michel Foucault dans son émission Radioscopie, sur France Inter. 10 septembre 2012 : au Lavoir, on rejoue la scène. Une table, deux micros, une rencontre inédite entre deux acteurs ; Michel Raskine prête sa voix à Michel Foucault tandis qu’Ivan Gouillon se livre à un rôle dans lequel il excelle : l’animateur. Un magnifique entretien, où Foucault défend la notion de plaisir dans le savoir («la politesse de celui qui écrit est de provoquer un plaisir physique chez celui qui le lit»), parle de folie, de punition, de pouvoir, de peine de mort. On y entend aussi un Jacques Chancel bien décidé à faire parler Foucault de sa vie privée («avez-vous des enfants ?», tentant de simplifier la parole du penseur à l’extrême mais lui laissant également … le temps (et on réalise à quel point cela est devenu rare !) Il y aura scandale, mais… est à voir mardi 11 et mercredi 12 septembre à 20 heures au Lavoir public - Club Théâtre. Dorotée Aznar

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Racé !

SCENES | Le pouvoir pour quoi faire ? Pour son retour aux Nuits de Fourvière, et en pleine période électorale (pas seulement en France !), Michel Raskine a l’audace de choisir la pièce cinglante de Thomas Bernhard, Le Président. À la hauteur de ce texte incandescent, il signe une mise en scène qui a du chien ! Nadja Pobel

Nadja Pobel | Jeudi 26 septembre 2013

Racé !

Ça fait sens. Au bout de l’heure quarante de ce spectacle, il est évident qu’il arrive au bon moment (période électorale avec des enjeux plus importants encore en Grèce et en Égypte que dans l’Hexagone), au bon endroit (un chapiteau de cirque) et qu’il est entre les mains de la bonne personne, Michel Raskine. Il avait déjà brillamment mis en scène Thomas Bernhard en 2000, replié dans un coin de la scène du Point du jour avec Au but. Paru en 1975, Le Président fait polémique dès sa création car il fut joué à Stuttgart où se déroulait alors le premier procès de la Fraction Armée Rouge, ces anarchistes emmenés par Andreas Baader et Ulrike Meinhof. Or Le Président, c’est précisément le récit de ce clivage entre un pouvoir autocrate et vain qui s’amenuise face à l’adversité - en l’occurrence des anarchistes. Fiction ou réalité ? Peu importe. Thomas Bernhard s’est toujours délecté de ces parallèles et ne cesse d’incriminer son pays et les puissants. Ici, un couple présidentiel vient de réchapper à un attentat. Un colonel et leur chien ont succombé. Pour la Présidente, c’est un drame absolu que d’avoir perdu son animal, son mari a droit à bien moins d’égards. Dans la deuxième

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David Lang mis en corps et en mouvements

SCENES | Les Subsistances, dites «Laboratoire international de création artistique», se lancent dans une nouvelle formule... Un nouveau tube à essais intitulé Aire (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 26 janvier 2012

David Lang mis en corps et en mouvements

Les Subsistances, dites «Laboratoire international de création artistique», se lancent dans une nouvelle formule... Un nouveau tube à essais intitulé Aire de jeu (première édition du 2 au 7 février) où il s'agit de précipiter des chorégraphes dans le liquide musical d'un compositeur contemporain, ici l'américain David Lang aux œuvres minimalistes ou au contraire plus lyriques, influencées aussi bien par Steve Reich que par Karlheinz Stockhausen ! Le Lyonnais Yuval Pick, tout nouveau directeur du CCN de Rillieux-la-Pape, en profitera pour aller à l'encontre de ses habitudes chorégraphiques et, à une danse lyrique et pulsionnelle, opposera une danse beaucoup plus décomposée et analytique, simple et basique. Maud Le Pladec proposera deux pièces : un solo où un danseur ira lui aussi contre sa formation et une autre pièce... sans danseur !  L'Américain Andros Zins-Browne s'essaiera quant à lui pour la première fois à une chorégraphie sur une musique potentiellement envoûtante, alors qu'il travaille habituellement uniquement sur des bande-sons bruitistes ou pop. Les musiques de ces trois spectacles seront jouées en direct par des interprètes du Conservatoire National Supérieu

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La danse, de Lyon à Cuba

SCENES | Commençons notre tour d'horizon dansé par un chorégraphe lyonnais, Denis Plassard dont nous avions redécouvert il y a deux ans la superbe adaptation du (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 21 décembre 2011

La danse, de Lyon à Cuba

Commençons notre tour d'horizon dansé par un chorégraphe lyonnais, Denis Plassard dont nous avions redécouvert il y a deux ans la superbe adaptation du Terrier de Kafka. Sa prochaine création, Encore quelques illusions (les 26 et 27 janvier au Théâtre de Vénissieux, le 15 mars au Théâtre Astrée dans le cadre du festival Chaos Danse), jouera avec les codes, les techniques et l'esthétique des spectacles de magie. Autre Lyonnais à suivre : le tout nouveau directeur du CCN de Rillieux-la-Pape, Yuval Pick, s'essaiera (ainsi que les chorégraphes Maud Le Pladec et Andros Zins-Browne) à une création sur l'une des œuvres du compositeur américain contemporain David Lang (Aire de jeu aux Subsistances du 2 au 7 février). Maguy Marin quant à elle reprend sa pièce fulgurante et plongée quasi continuellement dans l'obscurité, Salves, du 3 au 5 avril au Toboggan. Du côté de la Maison de la danse, on notera la première venue à Lyon de deux grandes compagnies contemporaines d'outre Atlantique : le Cedar Lake Contemporary Ballet de New York (du 31 janvier au 5 février) avec une pièce du turbulent Hofesh Schechter et une autre de Crystal Pite, et le Danza Contemp

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Yuval Pick ouvre le bal à Rillieux

SCENES | Danse / Le programme "Bonjour !" marque le début de la saison publique du CCN de Rillieux-la-Pape dirigé depuis peu par Yuval Pick. À l’Espace Baudelaire, (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 3 novembre 2011

Yuval Pick ouvre le bal à Rillieux

Danse / Le programme "Bonjour !" marque le début de la saison publique du CCN de Rillieux-la-Pape dirigé depuis peu par Yuval Pick. À l’Espace Baudelaire, le chorégraphe reprend sa pièce Score, fruit d’un voyage en Israël, son pays d’origine. Score est un trio où l’on retrouve la gestuelle physique et instinctive de Yuval Pick sur une bande sonore constituée de bruits de rue, de témoignages et de musiques diverses, échos aux pulsions de vie qui traversent le pays malgré la guerre. Trois jeunes (et très bons) danseurs se frottent ainsi à l'univers vif et organique du chorégraphe : ils exécutent des courses dispersées puis "rembobinées" sur un morceau de cold wave, se resserrent violemment en grappe, se jettent soudainement les uns sur les autres ou, dans une ambiance techno, s'adonnent à des motifs plus répétitifs, saccadés et mécaniques... À ce spectacle succédera au CCN une journée ouverte à tous et gratuite avec une performance de Julie Nioche, des spectacles de la Cie Entorse et du Suisse toujours surprenant et ludique Foofwa d’Immobilité.Jean-Emmanuel Denave

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Ciel, mon théâtre !

SCENES | Changements de direction à la tête des théâtres, nouvelles infrastructures, orientations artistiques différentes pour les lieux existants… Ces bouleversements vont-ils modifier en profondeur le paysage théâtral lyonnais ? Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Lundi 5 septembre 2011

Ciel, mon théâtre !

Rarement les institutions culturelles lyonnaises, et notamment les théâtres, auront connu de tels bouleversements. Dans un milieu dans lequel les directeurs ont la réputation (et souvent l’habitude) de rester en fonction autant que faire ce peut, parfois bien au-delà du raisonnable, on a assisté la saison dernière à des changements profonds. À l’échelle locale, le plus médiatique fut sans doute celui occasionné, en juillet 2010, par le décès de Philippe Faure, directeur du Théâtre de la Croix-Rousse depuis 1994 et dont la succession a été le révélateur d’un malaise profond chez les metteurs en scène de la région. Dans les semaines qui ont suivi l’annonce de la disparition de Philippe Faure, dix-sept candidats ont fait connaître leur volonté de prendre la direction du lieu. Une grande partie d’entre eux était composée de metteurs en scène à la recherche d’un lieu dans lequel établir leur compagnie, un lieu dans lequel créer leurs spectacles et, finalement, un moyen de sortir d’une forme de précarité. Et le tollé provoqué par la décision de la Ville de Lyon (propriétaire du théâtre) de ne pas lancer d’appel à candidatures pour le recrutement d’un nouveau directeur ne dit pas autre ch

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Michel Raskine

SCENES | Comédien, metteur en scène, directeur du Théâtre Le Point du Jour. DA

Dorotée Aznar | Mercredi 8 décembre 2010

Michel Raskine

Petit Bulletin : Si vous deviez choisir un spectacle qui vous a touché ces dernières années, quel serait-il ? Michel Raskine : Kontakthof, pour adolescents de 14 ans et plus de Pina Bausch. Ce spectacle m'a bouleversé. Un “événement“ qui a modifié la vie culturelle ? Dans le milieu du théâtre, l'arrivée de l'École Nationale Supérieure d'Arts et Techniques du Théâtre (ENSATT) à Lyon en 1997 a beaucoup compté. Cela a apporté du sang neuf à un moment où cela était nécessaire. Quelles sont les qualités de cette ville sur le plan culturel ? Il y a une offre culturelle énorme ! Des théâtres, un opéra, une Maison de la Danse, des salles de concert... À quelques exceptions près, les spectateurs lyonnais sont très chanceux. Quelles sont ces exceptions ? Quelques grands metteurs en scène étrangers n'ont jamais été, ou très peu, programmés à Lyon. Quels sont les défauts récurrents de Lyon ? C'est une chance pour Lyon d'avoir deux biennales, mais en ce qui me concerne, je pense qu'il manque un vrai grand musée dédié à l'art contemporain. Je pense également que Lyon a beaucoup de retard par rapport à d'autres villes européenn

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Raskine-Guittier, la fidélité

SCENES | Comédienne / Marief Guittier et Michel Raskine, une fidélité par vingt fois renouvelée. Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Lundi 15 mars 2010

Raskine-Guittier, la fidélité

Depuis sa première mise en scène en 1984 (Max Gericke ou pareille au même de Manfred Karge), Michel Raskine a crée 26 autres spectacles. Le point commun entre ces créations ? La présence de la comédienne Marief Guittier dans vingt d’entre eux, du premier au dernier en date.

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Scènes de la non vie conjugale

SCENES | Critique / Voilà un couple pour qui ça ne va plus du tout, un couple où l’amour est mort, ce que tous deux constatent au cours d’une scène de ménage dépassionnée, (...)

Dorotée Aznar | Samedi 13 mars 2010

Scènes de la non vie conjugale

Critique / Voilà un couple pour qui ça ne va plus du tout, un couple où l’amour est mort, ce que tous deux constatent au cours d’une scène de ménage dépassionnée, en attendant un événement qui les sortirait de leur impasse. Edgar, militaire, boit ; Alice, ancienne actrice, joue du piano. Ils rejouent sur scène ce quotidien figé qu’ils connaissent par cœur. Au début de la pièce, ils sont même déjà lassés par leur propre lassitude. Surprise : cela fait rire. On rit, mais les dents grincent face à ces petites vacheries qui, on le devine, cachent de bien grandes frustrations. Elles éclateront lorsqu’un dénommé Kurt viendra passer quelques temps dans leur maison : possibilité d’un adultère vengeur pour elle, face-à-face avec l’alcoolisme et la maladie pour lui. Kurt représente une promesse de vérité au sein d’un environnement asphyxié par des mensonges dont personne n’est dupe. En adaptant «La Danse de mort», Michel Raskine explore lui aussi les possibles du texte de Strindberg : un théâtre du surplace qui ressemble à du Beckett, où la rancune et l’aigreur se projettent en saillies verbales dignes d’un Thomas Bernhard, mais qui peut aussi aller vers l’émotion pure sous la forme d’une tr

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L’amour à mort

SCENES | Théâtre / La Danse de mort, remarquable adaptation d’August Strindberg, permet à Michel Raskine de signer un de ses spectacles les plus accomplis, où le perfectionnisme et l’intelligence de sa mise en scène s’expriment avec une évidente sérénité. Rencontre. Propos recueillis par Christophe Chabert

Dorotée Aznar | Samedi 13 mars 2010

L’amour à mort

Petit bulletin : Où situez-vous August Strindberg par rapport aux auteurs que vous avez déjà mis en scène ?Michel Raskine : D’abord une parenthèse : ce n’est pas un auteur que je connais très bien. Ensuite, une parenthèse dans la parenthèse : je ne suis pas quelqu’un qui lit beaucoup de théâtre, ça me barbe assez, par contre, je vais beaucoup au théâtre. J’avais vu du Strindberg, mais je me tenais à une distance respectable et respectueuse, et je trouvais que la plupart des metteurs en scène le tenaient à une distance respectable et respectueuse. Ce qui fait que je ne me sentais pas si proche de lui… Par ce vieux réflexe, qui est en train de changer depuis le spectacle de Lagarce à la Comédie Française, je n’osais pas m’approcher de ça car j’avais mieux à faire avec des auteurs d’aujourd’hui pour parler du monde d’aujourd’hui. Avec cette première scène à l’humour très noir, on a le sentiment d’entendre du Thomas Bernhard…Il est certain que Bernhard connaissait Strindberg. Mais ce qu’on entend dans la première scène, c’est mon humour à moi. Sans aller jusqu’à dire qu’il s’agit d’un autoportrait, je crois que je suis très profondément dans ce spectacle.

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Le Jeu de l'amour et des reprises

SCENES | Café-théâtre / À l'instar des théâtres, les cafés-théâtres ont aussi leurs classiques qu'ils ne se privent pas de reprogrammer au cours de cette première moitié de (...)

Nadja Pobel | Vendredi 4 septembre 2009

Le Jeu de l'amour et des reprises

Café-théâtre / À l'instar des théâtres, les cafés-théâtres ont aussi leurs classiques qu'ils ne se privent pas de reprogrammer au cours de cette première moitié de saison. Les Cocottes retrouvent les planches de l'Espace Gerson pour une virée au supermarché qui tourne au rire. En novembre et en décembre, le Complexe du rire accueille Jacques Chambon (Monsieur Merlin dans Kaamelott) qui invente une rencontre improbable dans une clinique psychothérapeutique entre un prof d'histoire-géo dépressif et un homme qui tente de sauver sa peau. Le Rideau rouge reprend les aventures de Pénélope durant tout l'automne. Ce premier volet est l'occasion de revoir les trois amies de longue qui s'apprêtent à enterrer la vie de jeune fille d'une quatrième copine. Et si les Monologues du vagin sont absents de la programmation de fin 2009, la réplique masculine des Monologues du pénis prendra le relais de septembre à décembre, toujours au Rideau rouge. La salle jumelle du Boui Boui surfe sur l'éternelle opposition des genres puisque, chaque soir, le Mode d'emploi homme-femme sera joué du point de vue des hommes (à 19h45) et des femmes (à 21h30). Le nouveau café-théâtre créé cet été, les Tontons flingueu

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Amours des feintes

SCENES | Théâtre / Après avoir travaillé la matière de Rousseau, Michel Raskine reste fidèle au XVIIIe siècle pour sa nouvelle création. Il offre une version électrisée de la plus célèbre pièce de Marivaux, Le Jeu de l'amour et du hasard. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Vendredi 27 février 2009

Amours des feintes

Le texte est là comme un pilier sur lequel vont s'adosser les comédiens 2h30 durant. Une longueur qui laisse aux acteurs le temps de respirer sans le débiter à la mitraillette. L'histoire est sans suspense : Orgon veut marier sa fille Silvia à Dorante, le fils d'un de ses amis. Peu encline à ce genre d'engagement, Silvia se méfie et préfère endosser les habits de sa servante Lisette pour mieux observer en cachette son futur mari. Mais de son côté Dorante a eu la même idée et troqué son rôle contre celui de son valet, le fantasque et comique (quoiqu'un peu lourdingue) Arlequin. La langue est d'une fluidité impeccable et totalement transparente mais Marivaux dilue parfois l'intrigue et retarde longuement la découverte de cette usurpation des identités. Orgueilleuse au plus haut point, la vraie Silvia fait durer le jeu avant de révéler in extremis qu'elle est une maîtresse, quand elle est assurée que Dorante l'aime même dans la basse condition de son déguisement. La bienséance est respectée, l'amour véritable triomphe pendant que les rangs hiérarchiques reprennent leur place. Dans ce canevas serré, Michel Raskine trouve le bon tempo et détourne les codes avec parcimonie mais efficacit

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L'Amer Rousseau

SCENES | Théâtre / Michel Raskine tire le portrait d'un «Jean-Jacques Rousseau» vieillissant et aigri dans un spectacle intelligent, drôle et mordant, emporté par une fantastique Marief Guittier. Christophe Chabert

Dorotée Aznar | Vendredi 28 mars 2008

L'Amer Rousseau

Allongé sur un banc, emmitouflé dans des couvertures alors que l'aube se lève sur sa maison à la campagne, Jean-Jacques Rousseau se réveille lentement. Que ce soit Marief Guittier qui lui prête ses traits féminins ne choque pas longtemps - surtout quand l'actrice atteint un tel sommet de maîtrise de son jeu - car toute la scénographie, entre moquette vert fluo et arbre en carton-pâte, joue le faux-semblant. Et le spectacle ? Il montre d'abord un Rousseau illuminé, en plein trip exalté face à la nature, évoquant ses siestes en barque et ses promenades en forêt. On se demande, pendant ce premier quart d'heure à la lisière de l'ennui, où Raskine veut en venir, quel intérêt il peut bien trouver à ce Rousseau des champs à la naïveté surannée... Le Misanthrope suisseSoudain, le valet un peu effacé du philosophe (Bertrand Fayolle, impeccable de flegme et de présence discrète face au monstre), le rappelle à l'ordre : «Le Théâtre !» lui crie-t-il. C'est alors un tout autre Rousseau qui apparaît, Raskine révélant enfin l'objectif du spectacle : casser l'image d'un Jean-Jacques Rousseau humaniste et généreux, et en faire un personnage de Thomas Bernhard, un monstre d'amertume ru

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S'accrocher aux branches

SCENES | Théâtre / Le titre de la nouvelle création de Michel Raskine donne le ton : Me zo gwin ha te zo dour ou Quoi être maintenant ? Amateurs de simplicité : fuyez ! Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Mercredi 7 février 2007

S'accrocher aux branches

Le premier quart d'heure de Me zo gwin ha te zo dour peut laisser perplexe. Des motifs floraux abominables partout (des costumes aux papiers peints, jusqu'à l'écœurement), des personnages aux noms tellement imprononçables qu'on se demande régulièrement qui est qui, des dialogues à la limite de l'absurde ou pseudo-lyriques, et des choix de mise en scène étonnants (les animaux sont soit des peluches, soit des personnages qui portent des peluches sur la tête !). Pourtant, il serait dommage de lâcher prise, et ce, même si une brebis carnivore vous rote et vous pète à la tête, ce qui est aussi moyennement agréable que moyennement drôle. Le texte de Marie Dilasser pose pourtant de vraies questions et de manière plutôt judicieuse. La jeune auteur issue de l'Ensatt interroge en effet l'identité mais à un simple «qui suis-je ?» elle préfère un «qu'est-ce que je vais être d'autre que ce que je suis maintenant ?». Elle refuse le traitement cérébral pour jeter ses personnages dans une quête concrète, brutale, presque animale. Veau, vache, cochon angora à poil roux Sur scène, trois tableaux, trois volets se succèdent, ayant chacun pour héros central un des trois personnages de la pièce. À sav

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Plis intérieurs

MUSIQUES | Danse / Yuval Pick présente sa nouvelle création, Look white inside, sondant les tréfonds du corps et de l'inconscient. Il y découvre aussi bien des forces terriennes et brutes, qu'aériennes et délicates. Jean-Emmanuel Denave

| Mercredi 14 février 2007

Plis intérieurs

Place au corps. Dire le corps, ses possibles, ses agencements. Etre au plus près de lui. Lorsque le chorégraphe Yuval Pick parle de ses créations, il emploie un vocabulaire physique (au sens des sciences physiques), chimique et organique : des forces, des champs de force, des polarités, des rencontres entre danseurs comme des chocs entre particules, des transformations et des transmutations d'un état du corps vers un autre, des précipités... «Je voudrais dévoiler les structures communes au genre humain au travers du corps, de ses réactions. Presque organique ou physique au sens scientifique du terme, mon travail interroge les processus de construction de nos individualités, de nos relations aux autres et à notre environnement», écrit-il. Cette approche abstraite de la danse (au sens où la théâtralité, l'expressionnisme, la psychologie et la narration sont évacuées au profit d'un dispositif physique concret, d'une logique de la sensation) est commune aujourd'hui à bien des chorégraphes : on pense en particulier au Suisse Thomas Hauert que l'on a pu découvrir récemment à la Maison de la Danse avec sa pièce Modify, rien moins qu'un chef-d'œuvre et l'un des plus grands moments de danse

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«La Comédie-Française fascine»

SCENES | Entretien / Michel Raskine, metteur en scène et directeur du Théâtre Le Point du Jour depuis 1995 nous parle de sa folle saison 2007-2008. Propos recueillis par Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Mercredi 12 septembre 2007

«La Comédie-Française fascine»

Petit Bulletin : Cette saison, vous êtes sur tous les fronts : reprise de votre Huis Clos, une création sur Jean-Jacques Rousseau et surtout Juste la fin du monde de Lagarce à la Comédie-Française...Michel Raskine : C'est effectivement une année très pleine et c'est la première fois pour moi que les spectacles s'enchaînent autant. Cela va d'ailleurs à l'encontre de ce que j'ai pu dire, à savoir que les directeurs de théâtre ne devaient pas trop en faire. Cependant, c'est un peu des hasards de calendrier et j'ai une grande envie de faire des spectacles en ce moment. Mon Périclès, joué à Fourvière (en 2006, NdlR) a réactivé mon envie de théâtre et je n'éprouve pas de lassitude en tant que metteur en scène. Vous êtes également le metteur en scène invité à l'Ensatt cette année, quelle pièce allez-vous monter avec les étudiants ?Pour l'instant, je suis encore à la recherche d'un texte. C'est mon troisième rendez-vous avec cette école ; un travail très réjouissant et très contraignant d'autant plus que logiquement je ne choisis ni les acteurs, ni les techniciens. Même s'il ne faut pas faire ce genre d'exercices trop souvent, je pense que ce travail est essen

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