Un trio inattendu à la Maison de la Danse

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 17 décembre 2019

Photo : © Christine Fu


Magma (les jeudi 19 et vendredi 20 décembre à la Maison de la Danse) est une création qui réunit, de manière inattendue, trois grandes et très disparates personnalités de la danse : le danseur et chorégraphe de flamenco Andrés Marín (qui s'est rapproché récemment du hip-hop), la danseuse classique Étoile (depuis 2014) du Ballet de l'Opéra de Paris Marie-Agnès Gillot, et l'inclassable chorégraphe Christian Rizzo qui avait débuté sa carrière avec des pièces de "non danse" très inspirées des arts plastiques et qui a soudain basculé vers des œuvres beaucoup plus mouvementées et rock ! De ce duo interprété par Andrés Marín et Marie-Agnès Gillot, accompagnés par deux musiciens sur scène, nous ne savons quasiment rien si ce n'est qu'il s'annonce comme un temps fort de la saison. Et que sa composition s'étayera sur les contrastes entre la part d'animalité et d'incandescence des danseurs, et leur part d'ombre, de doute, de vide plus angoissant.


Magma

Dir art Christian Rizzo, chor Marie-Agnès Gillot et Andrés Marin, dès 14 ans, 1h
Maison de la Danse 8 avenue Jean Mermoz Lyon 8e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Rizzo, nouveau coup de jeune

Danse | Même ceux qui ne l'apprécient guère ne pourront reprocher au chorégraphe Christian Rizzo de ne pas se renouveler... Musicien rock, styliste et plasticien né à (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 4 décembre 2018

Rizzo, nouveau coup de jeune

Même ceux qui ne l'apprécient guère ne pourront reprocher au chorégraphe Christian Rizzo de ne pas se renouveler... Musicien rock, styliste et plasticien né à Cannes en 1965, il se tourne vers la danse dans les années 1990, signant plusieurs pièces controversées, entre performances et installations plastiques, où la danse se ralentit jusqu'à un quasi immobilisme et quelques gestes très ritualisés. À partir de 2010, le chorégraphe revient soudain au rock et au mouvement, se débarrassant de tout décorum esthétique, pour ne travailler que sur l'énergie physique et des corps libérés. En 2017, nouveau coup d'éclat et bain de jouvence : Rizzo se risque à une première pièce pour jeune public, à partir de six ans ! Spectacle pour trois interprètes, D'à côté tricote ensemble les deux grandes veines chorégraphiques de Rizzo : un travail à partir d'éléments épurés (le corps, le son et la lumière) qui, mis en relations, s'ouvrent peu à peu à la fiction, l'imaginaire, voire la science-fiction. L'immersion, au départ très perceptive, du public parmi une musique rythmique, un bain de

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Biennale de la danse 2016 : Ce qu'il faut voir

Biennale de la Danse | La 17e Biennale de la Danse garde la tête haute et le tour de bras généreux, malgré un budget au rabais, embrassant une fois encore tous les styles de danse contemporaine actuels. Parmi les trente-sept spectacles proposés, en voici huit à ne pas manquer.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 6 septembre 2016

Biennale de la danse 2016 : Ce qu'il faut voir

Israel Galvan, Flacomen Le « danseur des solitudes » comme l'appelle le critique et historien d'art Georges Didi-Huberman fait son retour sur les scènes lyonnaises, avec un solo datant de 2014, accompagné de musiciens free jazz et flamenco. On sait, et on n'arrête pas d'admirer, la capacité du chorégraphe-danseur à tordre en tous sens les codes du flamenco et à en extraire la pulpe fondamentalement tragique. Galvan hisse ce tragique à la condition de tout individu, montrant, avec humour ou pas, ces forces qui nous traversent et se heurtent à l'intérieur de soi. Ces forces antagonistes qui sont aussi au cœur dialectique de tout geste, de tout mouvement dansé. À la Maison de la Danse du 14 au 16 septembre Yuval Pick, Are Friends Electric ? À l'instar de Galvan, le Lyonnais

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Le collectif selon Christian Rizzo

SCENES | Alors que le chorégraphe français Christian Rizzo a souvent divisé le public et la critique, sa dernière pièce dévoilée en 2013 au Festival d’Avignon a mis tout le monde d’accord. Bonne nouvelle : "D’après une histoire vraie" est programmée cette semaine à la Maison de la danse, dans le cadre du festival Sens dessus dessous. Un événement immanquable pour les amateurs comme pour les néophytes. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 24 mars 2015

Le collectif selon Christian Rizzo

Il n'existe pas que des tubes musicaux. C'est le cas aussi en danse contemporaine. Bien sûr, ces succès touchent moins de monde que la chanson d’une popstar anglo-saxonne aux millions de vues sur Youtube, mais tout de même, dans le milieu du spectacle vivant, ils arrivent à engendrer une dynamique pas si courante. En 2012, le hit, c’était Tragédie d’Olivier Dubois et ses dix-huit danseurs nus, vu la saison passée à la Maison de la danse. En 2013, c’était D’après une histoire vraie de Christian Rizzo, qui arrive cette semaine à Lyon. La comparaison entre les deux pièces prend son sens tant au niveau du rendu (l’une comme l’autre sont de véritables déclarations d’amour au corps) qu’au vu du parcours des deux chorégraphes qui, s’ils ont pu parfois violemment partager le public et les professionnels avec leur précédentes propositions, font cette fois-ci l’unanimité. Ainsi, presque deux ans après sa première représentation à Avignon et l’impressionnant bouche à oreille qui l’a entourée, la pièce de Christian Rizzo bénéficie toujours d’une immense tournée, qui rend du coup l’homme moins disponible pour les interviews – on a pu l’avoir seu

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La danse à contre-pied

SCENES | Avant que la danseuse étoile Sylvie Guillem ne vienne faire ses adieux scéniques aux Nuits de Fourvière (du 29 juin eu 2 juillet), l'année 2015 sera riche en (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 6 janvier 2015

La danse à contre-pied

Avant que la danseuse étoile Sylvie Guillem ne vienne faire ses adieux scéniques aux Nuits de Fourvière (du 29 juin eu 2 juillet), l'année 2015 sera riche en événements chorégraphiques. C'est d'abord Anne Teresa de Keersmaeker qui viendra transmettre, pour la première fois, l'une de ses pièces à une autre compagnie que la sienne, celle du Ballet de l'Opéra de Lyon en l'occurrence (du 7 au 11 avril à l'Opéra). Il s'emparera de Drumming Live, créée en 1998 sur une partition de Steve Reich et qui entrecroise le vocabulaire abstrait et rigoureux de l'artiste belge et une énergie physique explosive. Dans le cadre de la deuxième édition du festival Sens dessus dessous (du 24 au 29 mars à la Maison de la danse), le chantre de la "non danse" Christian Rizzo présentera quant à lui D'après une histoire vraie... Soit un retour à la "danse dansée" propulsant huit danseurs sur les rythmes effrénés de deux batteurs, passant de folklores méditerranéens à de véritables transes rock et tribales. Après ses grandes frasques collectives, le chorégraphe québécois Dave St-Pierre change lui au

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La saison danse en dix événements

SCENES | La saison danse 2014-2015 s'annonce aussi riche et variée que la Biennale qui l'inaugure. Voici, à ce titre, (au moins) dix rendez-vous chorégraphiques à ne pas manquer cette année.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 9 septembre 2014

La saison danse en dix événements

Hors-champ La chorégraphe belge Michèle Noiret (née en 1960) a été formée à l'école Mudra de Maurice Béjart. Ancienne collaboratrice  du compositeur Karlheinz Stockhausen, son écriture fine, graphique, développe une danse aérée et tonique. Elle vient à Lyon avec une pièce singulière pour cinq interprètes et un cameraman, oscillant entre danse et cinéma (les danseurs sont filmés en direct et des images projetées sur différents écrans). Hors-champ joue de passages entre écrans et plateau, corps réels et corps imaginaires, et nous plonge dans une atmosphère anxiogène, tendue à l'extrême, énigmatique. Jean-Emmanuel Denave Les 16 et 17 octobre à la Maison de la danse      

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Avignon - Jour 5 - Tout et son contraire

SCENES | "D'après une histoire vraie", "Drums and Digging"

Benjamin Mialot | Mardi 16 juillet 2013

Avignon - Jour 5 - Tout et son contraire

Christian Rizzo a souvent divisé notre rédaction, entre admirateurs de la ligne claire du chorégraphe et pourfendeurs d’un langage hermétique – pour rester poli. D’après une histoire vraie, sa dernière création dévoilée au Festival d’Avignon, rebat les cartes, Rizzo lui-même expliquant avoir changé sa façon de travailler. Stop aux corps frêles et au sous-texte cérébral, place à une émotion brute. Soit huit danseurs et deux batteurs, pour une pièce centrée sur les danses folkloriques de groupe, imaginée à partir d’un souvenir fort – un spectacle vu par Rizzo à Istanbul « dans lequel jaillissait un groupe d’hommes se livrant à une danse traditionnelle, complètement effrénée, avant de disparaître aussitôt ».Un jaillissement retranscrit sur scène en 1h15, dans une lente progression. D’où un spectacle qui prend du corps au fil de la représentation, emportant littéralement l’audience qui finit par se croire à un concert de rock – même si, le jour où nous y étions, personne n’a osé se lever. On ne savait pas Christian Rizzo capable d’une telle intensité, et l’on espère revoir ce spectacle en 2014/2015 dans la région – une autre pièce de Christia

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Christian Rizzo, bio express

SCENES | 1965 : naissance à CannesFin des années 1980 : monte un groupe de rock à Toulouse, crée une marque de vêtements, puis formation à la Villa Arson à NiceAnnées 1990 : (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 28 octobre 2010

Christian Rizzo, bio express

1965 : naissance à CannesFin des années 1980 : monte un groupe de rock à Toulouse, crée une marque de vêtements, puis formation à la Villa Arson à NiceAnnées 1990 : interprète chez Mathilde Monnier, Hervé Robbe, Mark Tompkins...1996 : fonde sa compagnie L'Association fragile et présente ses premières performances, objets dansants et solos...2004 : création de «Autant vouloir le bleu du ciel et m'en aller sur un âne» ; et avec le ballet de l'Opéra de Lyon de «Ni fleurs ni Ford mustang»2006 : «Jusqu'à la dernière minute, on a espéré que certains n'iraient pas»2009 : «Ni cap ni grand canyon» avec le Ballet de l'Opéra de Lyon2010 : création à Lille de «L'Oubli, toucher du bois», et mise en scène de trois opéras à Toulouse, «Erwartung» et «Pierrot Lunaire» de Schönberg, «La Voix humaine» de Poulenc

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Corps fragiles

SCENES | Danse / Dans «L'Oubli, toucher du bois», Christian Rizzo épure son univers plastique, mise davantage sur les corps et les mouvements des danseurs, tout en explorant toujours les mêmes questions : la fragilité, la disparition, la finitude. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 28 octobre 2010

Corps fragiles

Jérôme Bel, Alain Buffard et Christian Rizzo forment un trio emblématique de ces chorégraphes français, nés dans les années 1960, qui ont été fortement marqués par les arts plastiques, par les «performeurs» des années 1970 en particulier (Vito Accounci, Bruce Nauman dont on peut voir actuellement des œuvres au Musée d'art contemporain et beaucoup d'autres). Eux-mêmes ont beaucoup utilisé la forme de la performance, parfois aussi celle de l'installation, préférant fouiller les possibilités du corps et sa présence «brute», plutôt que sa virtuosité et ses mouvements «dansés». Aujourd'hui, Jérôme Bel continue à déconstruire avec humour l'espace scénique et à briser les barrières artistiques, collaborant par exemple avec Anne Teresa de Keersmaeker dans «3Abschied», en s'attelant à la musique de Mahler et à la question de la mort. Buffard, dans sa dernière création ironiquement intitulée «Tout va bien», se dirige de plus en plus vers le texte et le théâtre, avec des pièces toujours déclenchées par ses colères devant l'état du monde. Christian Rizzo tente quant à lui de se détacher de l'image de «chorégraphe plasticien» qui lui colle à la peau, notamment depuis 2009 et sa deuxième créatio

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La perfection est de son monde

SCENES | Danse / Christian Rizzo présente au Toboggan un solo, composé pour la danseuse Julie Guibert fascinant et quasi parfait sur le plan plastique. Jean-Emmanuel Denave

| Mercredi 19 décembre 2007

La perfection est de son monde

Plasticien de formation, ancien rockeur, créateur d'une marque de vêtements, cheminant aussi bien dans les salles de spectacle que dans le milieu de la mode, Christian Rizzo est pour le moins un chorégraphe atypique. Chantre des durées étirées, des métamorphoses Ovidiennes, et de la pureté formaliste, il aime à citer cette phrase d'Oscar Wilde : «Donnez-moi un masque et je vous dirai qui je suis». Philosophie qui vaut pour l'artiste comme pour l'ensemble de ses pièces : partant du principe que tout n'est qu'artifice et masque (derrière un masque il y a un autre masque, et ce à l'infini), ses spectacles explorent et inventent des formes nouvelles, closes sur elles-mêmes, relativement indifférentes au réel qui chez lui existe peu, si ce n'est aux confins des masques... En 2004, il crée Ni fleurs, ni Ford Mustang pour le Ballet de l'Opéra de Lyon, rencontre à cette occasion la danseuse virtuose Julie Guibert et décide quelques années plus tard de composer pour elle un solo, B.C., Janvier 1545, Fontainebleau. Explication de texte : en 1545, à Fontainebleau, Benvenutto Cellini doit livrer deux sculptures à François Ier mais n'a le temps d'en réaliser qu'une ; il évite la colère du monar

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