Olivier Cogne : « En 1968, les Jeux olympiques ont fait de Grenoble le centre du monde »

ACTUS | Avant la grande soirée d'anniversaire des 50 ans des Jeux olympiques de Grenoble prévue le mardi 6 février, on a rencontré Olivier Cogne, directeur du Musée dauphinois et commissaire de l’exposition "Grenoble 1968, les Jeux olympiques qui ont changé l’Isère" qui sera lancée le même jour. Il revient sur l’histoire de la manifestation sportive qui, en plus d'avoir contribué au développement spectaculaire du territoire, a fait de Grenoble un musée à ciel ouvert.

Alice Colmart | Mardi 30 janvier 2018

Mardi 6 février, Grenoble commémorera officiellement (et en grandes pompes) le cinquantenaire du lancement de ses Jeux olympiques d'hiver : une manifestation symbolique pour le Musée dauphinois. « Depuis 4 ans nous travaillons sur notre exposition Grenoble 1968, les Jeux olympiques qui ont changé l'Isère, comme la période correspond au moment où le musée départemental s'est installé au couvent de Sainte-Marie-d'en-haut » explique le directeur des lieux Olivier Cogne.

« L'exposition racontera notamment les liens intéressants qui existent entre l'histoire des Jeux olympiques et notre territoire. On va revenir sur l'histoire des Jeux olympiques, de l'Antiquité jusqu'au XIXe siècle, quand certaines personnalités ont souhaité les rénover, comme l'Isérois Henri Didon, proche de Pierre de Coubertin à qui l'on doit la devise olympique. »

Mais avançons jusqu'à la période qui nous intéresse. En 1964, le maire de Grenoble Albert Michallon porte la candidature de la ville aux JO de 1968, qui seront ensuite réalisés par son successeur Hubert Dubedout, devenu maire en 1965. « Pour ces JO, les bâtiments et les équipements ont été créés en l'espace d'un an et demi : un temps record ! Une partie de la population grenobloise n'a pas réalisé l'ampleur de l'événement qui se mettait en forme sous ses yeux. Elle observait ce qu'il se passait étonnée, comme cela a bien été retranscrit par Claude Lelouch dans son documentaire Treize jours en France. »

« Un héritage urbain considérable »

À l'époque, la population n'est pas au bout de ses surprises. « En 1968, les Jeux olympiques ont fait de Grenoble le centre du monde et ont entraîné une mutation du territoire comme jamais l'Isère n'en avait connue. Toute une partie de l'exposition que l'on va présenter reviendra sur l'héritage urbain considérable laissé par les JO. » Car l'État n'avait pas lésiné sur les moyens. « Il a pris en charge les trois-quarts d'un investissement global de 1.1 milliard de francs. Grenoble s'est alors dotée d'une nouvelle gare, d'un nouvel aéroport, d'une nouvelle caserne de pompiers, mais aussi d'immeubles d'habitation modernes. »

Des quartiers sont sortis de terre, comme le Village Olympique, « venu remplacer l'aérodrome Jean Mermoz, tandis que des stations de ski comme Chamrousse ont connu un véritable développement ». C'est également tout un patrimoine culturel (ou devenu culturel depuis) qui a vu le jour, comme la Maison de la culture (aujourd'hui MC2) et le Stade de glace (aujourd'hui Palais des sports).

Des JO et des sculptures

Il y eut donc le côté pratique des JO (des bâtiments pour les compétitions, pour loger les athlètes…) mais pas que. « À l'époque, l'originalité de la dimension culturelle a appuyé la candidature de Grenoble. La ville voulait se servir des jeux pour renforcer l'art dans la ville. À l'approche de l'événement, en 1967, elle a organisé le premier Symposium de sculpture en France [une manifestation dont le but est de promouvoir la sculpture moderne – NDLR]. » Quinze artistes contemporains sont alors venus réaliser des œuvres dans toute l'agglomération. « Sur le parvis de la gare et face au Musée de Grenoble, il y a les œuvres d'Alexander Calder. Dans le parc Paul-Mistral, Victor Vasarely, le père de l'art optique, avait orné les tribunes de l'Anneau de vitesse [une œuvre aujourd'hui détruite – NDLR]. Pierre Vasarely, le petit-fils de ce grand artiste, nous fera d'ailleurs l'honneur de visiter l'exposition le 28 mars. »

On peut également citer d'autres sculptures réalisées à cette époque comme celle en bronze d'Étienne Hajdu dans le patio de l'Hôtel de ville de Grenoble ou encore la Fontaine Lyrique d'Ervin Patkaï au Village Olympique. Autant d'éléments, dissimulés partout dans la ville, auxquels on risque maintenant de prêter plus attention.

Grenoble 1968, les Jeux olympiques qui ont changé l'Isère
Au Musée dauphinois jusqu'au 7 octobre 2019


Grenoble 1968, les Jeux olympiques qui ont changé l'Isère


Musée dauphinois 30 rue Maurice Gignoux Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Une expo qui en a sous la pédale

ARTS | Événement. Riche de mille trésors, l’exposition "Un amour de vélo" du Musée dauphinois témoigne des cultures propres à l’univers du vélo mais également de l’histoire particulière que le territoire entretient avec la bicyclette. Amusant et passionnant !

Benjamin Bardinet | Mercredi 9 juin 2021

Une expo qui en a sous la pédale

On a tous idée que l’Isère est une sorte d’immense terrain de jeu pour les cyclosportifs en tous genres – du vététiste amateur de sensations fortes au coureur du dimanche dévalant les routes des cols. Ce dont on a moins conscience, c’est à quel point ce territoire est aussi celui de nombreux artisans ingénieux et de bricoleurs astucieux. De la bicyclette pliante imaginée en 1892 par un industriel de Domène à l’étonnant Chopper de Jacques en passant par l’élégante randonneuse conçue par les Cycles Cattin, l’exposition du Musée dauphinois, sans chauvinisme aucun, rend compte de nombre de réalisations iséroises remarquables, mais également de certains épisodes mémorables de l’histoire du vélo sur ce territoire. On retiendra tout particulièrement l’inauguration d’une piste cyclable par Hubert Dubedout en 1977, faisant de Grenoble une ville pilote en la matière, ou encore la première coupe du monde officieuse de VTT (à Villard-de-Lans en 1987) dont la tenue fluo de l’un des vainqueurs, Jacques Devi, fait encore un peu mal aux yeux. Ceci d’autant plus qu’elle est présentée à proximité du vélo patiné de Franco Nicotera, cyclo-aventurier grenoblois

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Les vélos devront attendre

Exposition | Elle aurait dû être inaugurée le mois dernier, mais "Un amour de vélo", la nouvelle expo du Musée dauphinois, ne peut encore ouvrir ses portes. Le président du Conseil départemental de l’Isère était toutefois sur place, mardi 9 février, en milieu d'après-midi. Nous aussi.

Martin de Kerimel | Mercredi 10 février 2021

Les vélos devront attendre

Cela semble un drôle d’endroit pour une rencontre par les temps qui courent, mais le choix reste finalement très logique : c’est bien au Musée dauphinois que Jean-Pierre Barbier a donné rendez-vous à la presse mardi 9 février. Objectif, selon son expression : offrir « un teaser » de l’exposition à venir. Ne pouvant que traverser les couloirs rapidement, on n’en a pas vu grand-chose, si ce n’est quelques photos et objets rassemblés dans une première salle. L’élu avait un message à faire passer : comme d’autres, il ne comprend pas pourquoi le gouvernement maintient l’obligation de laisser les musées fermés au public. Lui aussi fait un parallèle entre la situation des transports publics et des supermarchés, restés accessibles, et met au défi quiconque d’expliquer en quoi la différence de traitement est pertinente. Jean-Pierre Barbier n'a toutefois pas souhaité passer en force, au risque de placer ses agents « dans une situation d'illégalité », comme a pu le faire le maire de Perpignan en décidant de rouvrir quatre musées. Ce mardi, il est venu au Musée accompagné d'autres personnalités : deux de ses vice-présidents, Martine Kohly et Patrick C

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Dix expos à (re)voir pour un été au frais

ARTS | Un été en ville peut se vivre à l’air libre, comme on vous le conseille dans les premières pages de ce numéro. Mais il peut aussi se vivre dans un musée, en parfaite connexion avec des œuvres d’art. Alors zoom sur dix expositions que nous avons déjà chroniquées avec enthousiasme et qui sont toujours à l’affiche pendant ces vacances.

La rédaction | Mardi 2 juillet 2019

Dix expos à (re)voir pour un été au frais

La plus événementielle Immense figure du street art, l’États-unien Shepard Fairey présente à l’Ancien Musée de peinture plus de 600 œuvres qui reviennent sur trente ans de carrière militante. Un gros morceau qui en met plein la vue ! Et un art syncrétique nourri de nombreuses influences allant du constructivisme russe au pop art, saupoudré d’un goût prononcé pour les formes autoritaires de propagande – car pour faire passer certains messages politiques, Shepard Fairey n’hésite pas à faire dans l’efficacité simpliste. Malheureusement, ceux qui sont à l’aise avec les valeurs qu’il brocarde (consumérisme, nationalisme, militarisme) sont bien meilleurs en la matière – en atteste les élections récentes de Trump et Bolsonaro. Obey : 30 years of resistance À l’Ancien Musée de peinture jusqu’au dimanche 27 octobre La plus barrée

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Musée électronique : « Un festival élégant mais pas pédant »

ACTUS | Le Périscope, producteur grenoblois à qui l'on doit notamment le festival Holocène, proposera mi-juin au Musée dauphinois la première édition de son événement baptisé Musée Électronique. On vous en dit un peu plus.

Aurélien Martinez | Mardi 26 mars 2019

Musée électronique : « Un festival élégant mais pas pédant »

Un lieu splendide à flanc de Bastille avec une vue imprenable sur Grenoble ; une programmation électro classieuse (Agoria, Breakbot, Busy P, Myd…) : pour le lancement de son événement Musée Électronique, le producteur grenoblois Le Périscope, qui organise notamment le festival Holocène (la prochaine édition sera cet automne), a voulu « faire quelque chose d’élégant mais pas pédant » comme nous l’a expliqué le programmateur Robin Direr. « Pour Holocène, on avait commencé à être en contact avec Olivier Cogne, le directeur du Musée dauphinois, dans l’idée de, pourquoi pas, proposer des concerts dans la chapelle du lieu. Mais on n’a pas réussi à organiser ça… On est tout de même restés en lien, comme Olivier Cogne a envie de redynamiser ce musée qui est magnifique, et d'attirer une certaine tranche d’âge qui ne vient

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PB d'or 2018 : expo

C'était 2018... | Avec une pépite locale et pas mal de musées isérois.

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

PB d'or 2018 : expo

Le PB d’or du réseau incroyable : les musées départementaux de l’Isère Si l’Année du Japon en Isère (qui dure jusqu’en juin) a été si bien suivie, c’est surtout grâce aux musées départementaux (gérés par le Département de l’Isère donc), dont certains se sont emparés de l’événement avec pertinence, sortant parfois des domaines que leur nom peut laisser penser. Comme le Musée dauphinois, qui a inauguré fin octobre Des samouraïs au kawaii, histoire croisée du Japon et de l'Occident, soit l’une des expositions les plus réussies de 2018 ; le Musée de la Résistance qui, cet été, a accueilli la très forte exposition Hibakusha, dessins des survivants d'Hiroshima et de Nagasaki ; ou encore le Musée de l’Ancien Év

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« En France, qui connaît vraiment l’histoire du goulag ? »

Exposition | Avec sa nouvelle proposition simplement intitulée "Goulag", le Musée de la Résistance et de la Déportation retrace l’histoire de la répression soviétique des années 1920 jusqu’au début des années 1950. Tour d’horizon avec Olivier Cogne, commissaire de cette exposition très forte.

Alice Colmart | Lundi 26 novembre 2018

« En France, qui connaît vraiment l’histoire du goulag ? »

Il aura fallu cinq ans pour que naisse le projet Goulag, monté avec l’ONG russe Memorial, le Centre mémoriel Perm-36 et l’association Ouralpes. « C’est la première exposition en France qui traite des goulags » assure Olivier Cogne, commissaire de l’exposition également directeur du Musée dauphinois. Une exposition qui retrace ainsi l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire du XXe siècle. « Pour cette seule période liée au système du goulag, il y a eu 4 millions de morts. Ce sont des chiffres qui ont été contestés et qu’il est important de rappeler. Et puis, en France, qui connaît vraiment l’histoire du goulag? » Devoir de mémoire Cet exercice autour du devoir de mémoire, le parcours tient à le mener dès la première partie qu’Olivier Cogne appelle « la galerie de portraits des bourreaux ». Ici sont dressés des portraits de figures politiques russes qui furent impliquées dans les massacres et les répressions policières, dont Léon Trotski (qui, on l’apprend, fut en résidence surveillée à Domène de 1934 à 1935), Vladimir Ilitch Lénine et, bien sûr, Joseph Staline.

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Les 5 expositions à voir ou à revoir cet été

Sélection | Nous en avons parlé (en bien) cette année, elles sont encore à l’affiche à Grenoble et dans l'agglo : voici les expositions à voir ou à revoir cet été, histoire de se mettre intelligemment au frais.

La rédaction | Mardi 3 juillet 2018

Les 5 expositions à voir ou à revoir cet été

Hibakusha, dessins des survivants d’Hiroshima et de Nagasaki Certes, on pourrait penser qu'une belle journée d'été se prête plus au farniente au soleil qu’à la visite d’une expo sur un sujet pareil. Pourtant, il serait dommage de passer à côté de cet ensemble remarquable de dessins car l'horreur de la situation décrite par les survivants des attaques nucléaires de 1945 est à la hauteur de la beauté des représentations qu'ils en font. Construite comme une chronique de cet enfer, l'exposition, en s'appuyant sobrement sur ces témoignages, fait œuvre de mémoire, loin de tout sensationnalisme malsain. Au Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, jusqu'au 1er octobre 1918, l'affiche sur les chemins de l'Histoire La

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Avec "Le rêve blanc", le Musée dauphinois raconte l'épopée des sports d'hiver dans les Alpes

Exposition | Mi-avril, le Musée dauphinois a ouvert les portes d’une nouvelle exposition permanente baptisée "Le rêve blanc, l'épopée des sports d'hiver dans les Alpes" qui retrace l’histoire de la pratique du ski au XXe siècle. On s’est laissé guider par Franck Philippeaux, conservateur du musée et commissaire de l'exposition.

Alice Colmart | Mardi 24 avril 2018

Avec

Alors que la neige fond et que les stations de ski ferment leurs pistes, le Musée dauphinois ne semble pas prêt à tourner la page de l’hiver. Après Grenoble 1968, les Jeux olympiques qui ont changé l’Isère, toujours en cours au rez-de-chaussée pendant toute l’année 2018, une nouvelle exposition, cette fois-ci de longue durée (sans date de fin donc), s’attaque aux sports d’hiver. Située au dernier niveau du bâtiment, elle a pour but de présenter « les différents engrenages du système économique que sont les sports d’hiver » selon le conservateur du musée Franck Philippeaux, avec des photos, cartes postales, films et autres objets en tous genres. Tout au long du parcours, on découvre ainsi l’évolution des pratiques à travers une vaste collection d’équipements adoptés par les sportifs au fil des ans – skis, monoskis, patinettes… On en apprend par exemple plus sur le passage du ski en bois au ski métallique, jusqu’au plus récent sn

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Les 5 expositions qui vont marquer le début d'année 2018

Panorama de rentrée culturelle | Avec des chefs-d’œuvre dessinés au Musée de Grenoble, des archives olympiques au Musée dauphinois ou encore de drôles de sculptures à SpaceJunk.

Charline Corubolo | Mardi 9 janvier 2018

Les 5 expositions qui vont marquer le début d'année 2018

Graphies du déplacement À travers la marche, l’artiste Mathias Poisson éprouve le territoire pour une expérience artistique polymorphe dans laquelle la représentation a posteriori de la promenade est intrinsèquement liée à la mémoire sensitive du corps dans l’espace parcouru. Une démarche du ressenti où se mêlent crayonnés, photographies et performances retraçant la déambulation réalisée par l’artiste, seul ou en groupe. Plus d'informations sur ces Graphies du déplacement en deux temps dans cet article. Au Vog Fontaine jusqu’au samedi 31 mars Group Show En guise de bonnes résolutions artistiques, la

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Joyeux anniversaire les JO de Grenoble !

ACTUS | En février 1968, Grenoble accueillait les Jeux olympiques d’hiver après s’être grandiosement transformée pour l’occasion. 50 ans plus tard, la Ville et ses partenaires célèbrent cet anniversaire en grande pompe avec une apogée prévue début février. On fait le point.

Aurélien Martinez | Mardi 24 octobre 2017

Joyeux anniversaire les JO de Grenoble !

« C’est un projet qui nous occupe depuis un an et demi. » Mi-octobre, lors de la fastueuse conférence de presse organisée à l’Hôtel de Ville de Grenoble pour lancer les célébrations des 50 ans des Jeux olympiques de Grenoble, le maire Éric Piolle, accompagné de nombreux autres officiels, a joué au VRP. Avec l’idée que la célébration s’étale sur plusieurs mois (« on a coloré de nombreux événements ») jusqu’au 6 février, date anniversaire du lancement des JO de 1968 (ils ont duré jusqu’au 18). « Célébrer notre histoire, investir notre futur » : tel est le leitmotiv inscrit sur la première page du beau dossier de presse remis ce jour-là. Une expo lors de la Foire de Grenoble du 3 au 13 novembre, un ciné-concert sur la préparation des JO en 1968 lors des Rencontres Ciné Montagne du 7 au 11 novembre, des événements dans les stations de ski environnantes cet hiver… Il y aura de quoi faire avant début février 2018. Même si le gros aura lieu à partir de cette date.

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Nuit des musées 2017 / Musées en fête : notre sélection

Événement | Samedi 20 mai, c’est la fameuse Nuit européenne des musées, événement couplé en Isère à un week-end baptisé Musées en fête. On a bien lu tous les programmes des lieux qui participeront (des musées donc, mais aussi d’autres institutions culturelles) et on en a sélectionné six, en accès libre bien sûr. Suivez-nous.

Aurélien Martinez | Mardi 16 mai 2017

Nuit des musées 2017 / Musées en fête : notre sélection

Une nuit portes ouvertes au Musée de Grenoble Un week-end festif dédié aux lieux d'expo de Grenoble et de l'agglo doit forcément prendre en considération le Musée de Grenoble et ses collections impressionnantes qui, on le rappelle une nouvelle fois, rivalisent avec celles des grands musées français – voire internationaux. Et ce même si rien de fou n'est organisé pendant ces deux jours par la vénérable institution. Le musée et son expo temporaire consacrée au peintre Fantin-Latour seront ainsi en accès libre le samedi de 18h30 à minuit et le dimanche toute la journée. C’est déjà ça. À noter tout de même que l’association Musée en musique proposera, le dimanche à 14h30, une « sieste musicale » dans le patio du musée avec le quintette vocal Sparkling Voices, et ce sera en accès libre. Une visite des coulisses au Musée dauphinois Un musée, c'e

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Olivier Cogne, du Musée de la Résistance au Musée dauphinois

Musées | À 41 ans, Olivier Cogne, jusque-là directeur du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, va remplacer Jean Guibal, à la tête du Musée dauphinois depuis 1981. Il se présente dans la continuité de son prédécesseur.

Jean-Baptiste Auduc | Mardi 22 novembre 2016

Olivier Cogne, du Musée de la Résistance au Musée dauphinois

Il a été directeur du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère pendant six ans. Désormais, Olivier Cogne va grimper les marches de la Bastille pour récupérer la direction du Musée dauphinois, en remplacement de Jean Guibal, « l’un de [s]es maîtres ». « Même si je n’avais pas fait le tour du Musée de la Résistance, j’avais envie d’un renouvellement et de travailler dans un lieu pour lequel j’ai une grande admiration » indique le nouveau chef. Bien sûr, le quadra n’arrive pas dans l’ancien couvent de Sainte-Marie-d’en-haut en néophyte. « J’étais jusque-là chargé d’exposition au Musée dauphinois », comme À l'arrière comme au front, les Isérois dans la Grande Guerre en 2014 ou encore Tsiganes, la

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Musée de la Résistance : «un outil d’éducation à la citoyenneté»

ACTUS | 2016 marque les 50 ans du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère. À cette occasion, rencontre avec son directeur Olivier Cogne pour en savoir plus sur cet anniversaire et le rôle de cette institution consacrée à la Seconde Guerre mondiale.

Charline Corubolo | Mardi 19 juillet 2016

Musée de la Résistance : «un outil d’éducation à la citoyenneté»

Cette année, le Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère fête ses 50 ans. Pourquoi est-il important de mettre l’accent sur cet anniversaire ? Olivier Cogne : 50 ans d’existence, ce n’est pas rien ! C’est l’occasion d’avoir un regard rétrospectif sur ce qui a été réalisé. Le musée a connu plusieurs étapes dans son développement : de musée associatif dans les années 1960 au moment de sa création, il est devenu musée départemental il y a une vingtaine d’années, avec une équipe de professionnels à sa tête composée essentiellement d’historiens. Les collections se sont considérablement enrichies, tout comme les travaux scientifiques. À quoi çasert en 2016, soit 70 ans après la Seconde Guerre mondiale, un musée comme celui-ci ? Sans doute à perpétuer, à transmettre un patrimoine de valeurs : celle de la résistance et de la République. À être un outil d’éducation à la citoyenneté, avec le concours de nombreux acteurs. C’est ça son rôle essentiel. Il y a pour cela le travail d’histoire, en s’appuyant sur des cherch

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Musée dauphinois : bienvenue en Isère

ESCAPADES | Chaque année, le musée grenoblois niché à flanc de Bastille propose plusieurs expositions temporaires souvent passionnantes. Mais, lors de la visite, il ne faut pas pour autant négliger les expositions permanantes, consacrées à l'Isère sous divers aspects. Parce qu'elles aussi valent le détour.

Tiphaine Lachaise | Lundi 18 juillet 2016

Musée dauphinois : bienvenue en Isère

Le Musée dauphinois, niché à flanc de Bastille, dans l’ancien couvent de Sainte-Marie-d’en-Haut classé Monument historique, est bien plus grand qu’il n’y paraît. Plusieurs collections permanentes se succèdent dans ce bâtiment devenu musée dès 1968, à la faveur des Jeux Olympiques de Grenoble. Bernard Gilman, à l’époque adjoint à la culture de la Ville de Grenoble, voulait ainsi en faire un endroit « où nous essaierons de situer dans leur contexte historique les problèmes actuels de la région ». Pour cela, on débute par l’histoire tourmentée du lieu grâce à des panneaux installés dans un boyau menant à la découverte d’une chapelle inattendue en sous-sol. Plus loin, sous les toits, se cache la grande histoire d’un sport bien connu des Grenoblois : le ski, de la préhistoire à la fin du XIXe siècle. Dernière collection, et non des moindres, celle de l’histoire du peuple isérois et de la vie dans les Alpes. Un retour dans le temps qui débute au Moyen-Âge et mène jusqu’à aujo

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PB d'or 2015 : expo

ARTS | En 2015, on est tombés amoureux d'un musée et d'un artiste.

Charline Corubolo | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : expo

Le PB d'or de l'artiste grenoblois qui dominera bientôt la peinture contemporaine : Johann Rivat La première incursion de Johann Rivat dans nos colonnes remonte à novembre 2011. Depuis, le peintre grenoblois ne cesse d'envahir les murs de la région avec ses toiles de révoltes urbaines aux couleurs hallucinantes : la galerie Showcase en mai 2014, l'exposition Confidences d'outre-tombe pour le versant contemporain avec son crâne « d'anniversaire » (qui a fait la une du PB), une participation à l'exposition collective Who's afraid of picture(s) en mars 2015 à l’École supérieure d'art et design Grenoble, une autre

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À l’arrière, en Isère

ARTS | Partons sur les traces des vestiges de la Première Guerre mondiale à l’occasion du centenaire du conflit, grâce la nouvelle exposition du Musée dauphinois. "À l’arrière, comme au front" relate ainsi la vie des populations restées sur place, entre effort de guerre et maintien culturel. Charline Corubolo

Charline Corubolo | Mardi 29 avril 2014

À l’arrière, en Isère

Il y a un siècle débutait la Grande Guerre, et afin de commémorer son centenaire, plusieurs institutions proposent tout au long de l’année des expositions hommages, à commencer par le Musée dauphinois. À l’arrière, comme au front est un titre confus car l’exposition se concentre plus sur « les coulisses » de la guerre que sur le front et détaille aux visiteur le quotidien des populations mobilisées sur place. Du secours aux blessés à l’armement en passant par l’éducation, le parcours dévoile toutes les facettes de la mobilisation et offre par la même occasion une nouvelle façon de découvrir Grenoble. Le musée départemental relate, à travers une scénographie ludique et dynamique, l’organisation des Isérois durant cette période trouble en évoquant des lieux toujours existants. Mais avant toute démonstration de traces tangibles de cet événement historique, l’exposition s’ouvre sur une mise en contexte rappelant la guerre franco-prussienne de 1870, comment l’éducation française a renforcé le sentiment germanophobe et toute la communication alors établie. Une introduction nécessaire pour amener le plus clairement possible la situation, qui s’ouvre par la suite direct

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L’Histoire au présent

ACTUS | Alors que l’on commémore le centenaire du début de la Première Guerre mondiale et les 70 ans de la Libération de Grenoble lors de la Seconde, le Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère fête ses 20 ans d’existence sous sa forme actuelle - le musée en lui-même a été créé en 1966. Rencontre avec Olivier Cogne, directeur du musée. Propos recueillis par Dimitri Crozet

Aurélien Martinez | Mercredi 8 janvier 2014

L’Histoire au présent

Automne 1943. Une vague de répression touche la Résistance à Grenoble. L’exposition temporaire Automne 43 qui se tient jusqu’au 19 mai 2014 ramène dans l’ambiance de l’époque, archives et témoignages à l’appui. Avec un mot d’ordre, rappelé par Olivier Cogne, directeur du musée : « Nous sommes là pour donner du sens à ce qu'il s’est passé il y a 70 ans et le mettre au prisme du présent. » Dans cette optique un mur, à la fin de l’exposition, permet aux visiteurs de laisser leur sentiment sur ce que représente pour eux cette période. « On a voulu mettre à contribution les visiteurs sur cette question : pourquoi et comment commémorer 70 ans après ? Comment chacun peut contribuer à sa façon à entretenir la mémoire et les valeurs de la Résistance ? » C’est bien de valeurs, autant que d’Histoire, dont il est question pour le musée, Maison des Droits de l’Homme depuis 2001. Olivier Cogne défend une volonté de laisser s’exprimer à travers des sujets actuels des points de vue issus d’associations : « Nous revendiquons une filiation avec la société civile. Il n’y a pas un projet qui a été bâti dans ce musée sans travailler avec des associations du mon

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Clichés de montagne

ARTS | À travers des portfolios sonores qui s’écoutent autant qu’ils se contemplent et une série de photographies, le Musée dauphinois témoigne ingénieusement de la particularité de l’environnement montagnard. Où comment, avec l’exposition "Caractères d’altitude", grandeur de la nature rime avec intimisme. Charline Corubolo

Charline Corubolo | Lundi 21 octobre 2013

Clichés de montagne

L’homme est souvent à l’image de sa montagne. Avec cette exposition, le Parc national des Écrins se dévoile par le prisme de la parole humaine. Intitulée Caractères d’altitude, référence aux différents secteurs autant qu’aux personnalités qui y vivent, elle est conçue en deux temps. Le jardin du cloître devient métaphore du cœur montagneux selon une carte imaginaire, tracée par des photographies panoramiques des sommets. Étrangement, ces dernières offrent une impression de petitesse de la nature, alors que la création polyphonique qui s’y greffe crée une impression de hauteur. Les enregistrements sonores donnent la parole à des professionnels du milieu, paroles entremêlées à des captations de la faune locale qui s’apposent telles des respirations. Le sensitif se met en place pour qui aime profondément la montagne. Dans la forêt En périphérie du jardin, les galeries ouvertes présentent une trentaine de portraits photographiques d’habitants de la "zone d’adhésion", soit la vallée. Les personnes choisies ont des profils variés allant du comédien reconverti en boulanger au vigneron, en passant par le curé, esquissant ainsi une fresque amusante de la popula

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S’amuser au musée

CONNAITRE | Nathan et Chloé s’ennuient à la maison. Le remède, amenez-les dans les musées, la plupart d’entre eux proposent pendant les vacances des activités ludiques et interactives. Une bonne façon de susciter curiosité et intérêt. RLR

Aurélien Martinez | Vendredi 10 février 2012

S’amuser au musée

Avec « Dessine-moi un éléphant » au Musée Dauphinois, les petits princes et princesses se retrouvent à une table à dessin où, sur la base de textes anciens, ils sont invités à exprimer leurs visions du mystérieux pachyderme. Une bête fantastique qui mobilisa chez les artistes les représentations les plus fantasmagoriques, comme l’on peut le voir dans l’exposition Hannibal et les Alpes. Hannibal, le chef légendaire des légions carthaginoises à « La conquête de Rome », c’est le titre du scénario que devront résoudre des pré-ados confrontés à des armés de centurions sur un plateau de jeu de stratégie et de simulation. La paix reviendra dès les vacances de printemps lors d’ateliers pacifiques au jardin. En dépit d’un intitulé qui résonne comme une règle de grammaire « Un vitrail, des vitraux », l’animation du Musée de l’Ancien Evêché vibre de lumière et de couleurs. Après une visite des « portails lumineux » de la Cathédrale et de l’église St Hugues, les jeunes verriers conduits dans la salle de pédagogie sont amenés à reproduire sur une plaque de plexiglas un dessin qui, de touche en touche

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Combat dans l’œil

ARTS | Dans le cloître du musée Dauphinois, quarante-sept photos, - essentiellement des portraits d’ouvriers -, rappellent que l’industrie existe encore en Isère. Entretien avec leur auteur, Bernard Ciancia, photographe passionné. Propos recueillis par Reine Paris

François Cau | Lundi 19 décembre 2011

Combat dans l’œil

Qu’est-ce qui vous a amené à vous intéresser aux ouvriers ?Bernard Ciancia. Je viens du monde de l’industrie. Tout gamin, je traînais dans les usines. Mon père était conducteur de chantier et ingénieur. On a beaucoup voyagé avec lui. Je suis arrivé dans la région à la fin des années 1970, quand il a été nommé directeur des papeteries de Pont-de-Claix. Mais alors, vous êtes plutôt de l’autre côté de la barrière ?La différence, c’est que moi, à 14 ans, quand j’ai voulu ma première mobylette, mon père m’a signifié qu’il y avait du travail à l’usine. Il m’a toujours dit, si tu veux quelque chose, tu vas le chercher. On ne m’a rien donné, mais j’ai eu de la chance d’être élevé, d’être éduqué. On est trois frères et à l’usine, les plus sales boulots, c’était pour nous. Parce qu’il fallait qu’on montre l’exemple. Mais, attention, je ne m’en plains pas. Loin de vous dégoûter, le monde industriel semble au contraire vous inspirer…J’aime les odeurs des usines, j’aime les hommes qui y travaillent. Quand un mec comme moi pose les yeux sur eux, il y a quelque chose qui se passe. Pendant le c

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Une histoire de résistants

ARTS | Très didactique, l’exposition du musée de la Résistance s’intéresse à l’engagement dans la résistance au fascisme des exilés italiens en Isère depuis les années 1920 (...)

François Cau | Lundi 28 novembre 2011

Une histoire de résistants

Très didactique, l’exposition du musée de la Résistance s’intéresse à l’engagement dans la résistance au fascisme des exilés italiens en Isère depuis les années 1920 jusqu’à la Libération. En apportant cet éclairage politique, elle complète celle du musée Dauphinois qui retrace l’histoire de la présence italienne dans la région. Constituée essentiellement de reproductions de documents issus des archives départementales et du fonds du musée dauphinois (coupures de presse, affiches, photos, cartes et autres objets du quotidien), elle transporte le visiteur dans une époque mouvementée. Grâce aux nombreux éléments présentés de manière aérée et accompagnés de courts textes explicatifs en français et en italien, l’atmosphère des rues de Grenoble et de Voiron est rendue, entre manifestations et arrestations. L’exposition en profite pour rafraîchir efficacement la mémoire sur l’histoire de la montée des totalitarismes en Europe et donne notamment une bonne idée de ce que fut l’occupation italienne en Isère de novembre 1942 à septembre 1943. Un émouvant diaporama de photos retrouvées dans les archives des Anciens Combattants a le mérite de donner un visage à quelques-uns des deux cents R

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ARTS | EXPOSITION / En cette période où les évènements autour de l’Italie fleurissent (notamment les Rencontres du cinéma italien qui se poursuivent jusqu’au 29 (...)

François Cau | Lundi 21 novembre 2011

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EXPOSITION / En cette période où les évènements autour de l’Italie fleurissent (notamment les Rencontres du cinéma italien qui se poursuivent jusqu’au 29 novembre), l’exposition Un air d’Italie apparaît comme le temps fort de ces festivités célébrant les cent cinquante ans de l’unité du pays. Toujours sur le credo de la confrontation des identités locales avec d’autres plus ou moins lointaines, le Musée Dauphinois (ancien couvent au sein duquel vécurent justement de nombreuses familles italiennes avant qu’il ne devienne le musée que l’on connaît) dresse cette fois-ci un état des lieux de la présence italienne en Isère, à travers un parcours comme toujours très didactique et documenté. Il faut dire qu’à côté de la masse d’archives utilisées (à la pertinence variable), le musée a fait appel aux nombreuses familles d’origine italienne installées dans la région. D’où une série de témoignages vidéo enrichissants, où les expériences personnelles mises bout à bout constituent un panorama subjectif néanmoins assez représentatif des enjeux liés à toute forme d’émigration – par exemple les questions de déracinement et d’acculturation. À noter, dans la lignée de cette exposition, que celle

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