«Imaginer demain, c'est être dans l'actualité» - Interview de Joris Mathieu

SCENES | Nommé à la tête du TNG en janvier 2015, Joris Mathieu lance cette semaine sa première saison d’un théâtre destiné à la fois aux très petits et aux bien plus grands. Saison qui se déploie désormais aussi en centre-ville, au Théâtre des Ateliers. Rencontre.

Nadja Pobel | Mardi 8 septembre 2015

Photo : Nicolas Boudier (photo Joris Mathieu)


Grand changement cette saison, la multiplications des lieux : le TNG est aussi dans les murs des Ateliers...
Joris Mathieu : C'est une façon d'ouvrir le théâtre jeune public sur la ville, dans le centre, en poursuivant le travail sur les écritures contemporaines. Ce sont deux espaces pour construire et accueillir plus d'artistes en création. Car il y a tous ceux qui sont programmés et ceux que l'on ne voit pas, qui sont en répétition, en écriture… On a toujours besoin de plus de lieux pour développer cela comme le font les Subsistances, avec qui on commence à dialoguer pour imaginer ensemble un pôle de création pour les artistes.

Votre projet s'appelle "Imaginer demain". Expliquez-nous…
Il y a trois axes importants dans ce projet. Tout d'abord la place accordée à la jeunesse. Une génération c'est environ dix ans ; celle des 6–16 ans va pouvoir s'exprimer. On met pour cela en place des petits rendez-vous publics où des jeunes peuvent passer du temps dans le théâtre avec des artistes et moi-même, pour simplement voir ce qui nous nourrit mutuellement et peut en émerger. C'est important de les accompagner dans la vision qu'ils ont de leur futur. Ensuite, il y a la question, à travers l'art, du monde tel qu'il est aujourd'hui et tel qu'il sera. Cela pose la nécessité que toutes les générations dialoguent autour de sujets de société. Et puis il y a les "imaginaires de la scène". À quoi ressemblera le théâtre demain, quelle diversité d'esthétiques existera ?

Quels sont ces sujets et comment la programmation du TNG les traduit ?
Il y a des invitations lancées à notre artiste associée Phia Ménard avec la reprise de L'Après-midi d'un foehn, qui parle de l'identité. C'est exprimer son être au monde dans une société qui n'intègre pas toujours très bien les singularités. On le voit aussi dans le spectacle A game of you dans le festival Micro-mondes, qui est une introspection, ou Mon frère, ma princesse sur la question du genre, qui pour moi n'est pas polémique car la polémique est née du fait qu'on ne veuille pas aborder cette question. Or elle précède l'existence du spectacle et de l'art. La nier, ce n'est pas y répondre.

Chiara Guidi est comme Phia Ménard artiste associée pendant trois ans. Comment leur présence va se traduire dans la saison ?
Chiara va récréer son atelier-spectacle La Terre des lombrics et il sera l'objet d'un stage de formation avec des comédiens qui vont apprendre à jouer pour la jeunesse. Elle sera aussi présente sur d'autres rendez-vous comme "en compagnie de…", où on invite des jeunes enfants à passer du temps avec des artistes. La particularité est que ce ne sera pas un atelier de pratique mais un temps d'échange. Guillaume Bailliart [metteur en scène de Tartuffe, NdlR] y participera aussi. C'est une manière de développer cette idée que, pour commencer à se familiariser avec un langage, avec le théâtre, avec l'art en général, il y a bien sûr l'expérience de spectateur, mais aussi l'importance de fréquenter des artistes dans un espace libre et un peu informel.

Vous avez souvent été catalogué comme un artiste de l'ère numérique, mais il y a dans votre saison de la marionnette, du texte...
Je ne suis pas tout numérique. C'est très important de ne pas tomber dans l'uniformisation. Ce qui fonde notre projet est de relayer des écritures singulières, quelle que soit la forme. Ce serait un mauvais reflet de l'art aujourd'hui que de n'en présenter que des formes numériques.

Vous allez vous-même présenter une création cette saison, Hikikomori, dans laquelle les spectateurs seront munis d'un écouteur. Est-ce qu'elle synthétise votre projet ?
Ce qui m'intéresse est de considérer le théâtre comme le lieu où on se rassemble à la fois pour assister communément à une expérience et pour vivre quelque chose de très intime et individuel. Dans Hikikomori, il y aura trois narrations et trois récits pour rentrer dans la tête du personnage, un jeune garçon qui a décidé de s'enfermer. Ça pose aussi une question de société : le théâtre, dans sa dimension politique, est un reflet déformé du monde tel que l'artiste le perçoit. Mais ça ne passe pas que par le texte. Il faut aussi s'interroger sur la société à laquelle on se destine, savoir si elle va sur-individualiser les pratiques, provoquer un isolement. C'est aussi cela imaginer demain.

De grands noms vous accompagnent dans cette saison, dont un artiste majeur dans votre construction : Roméo Castellucci...
Il est moi pour inimaginable qu'un artiste aussi important, présent dans tous les grands rendez-vous internationaux, n'ait quasiment jamais joué à Lyon. C'est comme si on ne pouvait pas faire culture commune avec les spectateurs, car on a vu un spectacle qu'on n'a pas pu partager jusque là avec eux. Il faut permettre cette transmission. Et c'est possible en partenariat avec les Célestins qui l'accueillent. La question n'est pas de savoir si on aime cela, c'est une toile de maître. Quand j'ai découvert son travail, ça m'a réellement permis de me dépasser dans ma pratique artistique, car c'est d'une radicalité totale, d'une immense liberté.

Présentation de saison
Au TNG jeudi 10 septembre

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"En marge", de Joris Mathieu : plein centre au TNG

Théâtre | Abrégée par le confinement, la perturbante et implacable dernière création de Joris Mathieu revient sur scène avec une force encore supérieure. Vertige des temps actuels.

Nadja Pobel | Jeudi 22 octobre 2020

En marge ! n’aura vécu que trois soirs en mars. Et nous avait déjà conquis par sa clairvoyance et une certaine douceur, corolaire d’une forme de résignation. Harry (Philippe Chareyron) ne sait plus où est sa place dans ce monde. Il évolue dans un décor à double face entre un mur d’écrans qui annule toute compréhension du monde et un appartement vert à rendre aveugle, où deux humains errent comme des fantômes Si parfois le dispositif massif peut lasser à force de tourner, il n’en est pas moins la démonstration glaçante qu’il n’y a point d’issue à cette existence, qu’Harry est coincé dans son bocal surblindé d’images et de paroles, fussent-elles enveloppantes comme le chabadabada de Lelouch ou les phrases échappées de chez Audiard, Godard et Kassovitz. « Toute une vie n’y suffirait pas » L'époque est aujourd'hui aux chaînes info (présentes ici) et au… virus qui « ont mutés d’endroit pour continuer à se développer, les humains doivent faire pareil » entend-on dans En marge ! Non pas que Joris Mathieu soit un visionnaire mais il regarde avec une attention ses contemporains et les r

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5 pièces de théâtre à ne pas rater en cette rentrée

À réserver | Au théâtre, c'est ouvert. Et l'on peut réserver pour la saison : voici cinq pièces sur lesquelles vous pouvez miser en toute confiance.

Nadja Pobel | Mercredi 23 septembre 2020

5 pièces de théâtre à ne pas rater en cette rentrée

Ivres Parmi les 42 spectacles à l’affiche des Célestins cette saison, ne pas rater Ivres ! La jeune metteuse en scène Ambre Kahan n’a pas manqué d’ambition en choisissant Ivan Viripev. Quatorze personnages ivres morts (l’ivresse du pouvoir, de la religion, de l’amour…), autant d’acteurs (et un musicien, Jean-Baptiste Cognet) au plateau et ce désir d’aller au plus près de la langue (qu’elle a retraduit pour l’occasion avec une acolyte), de jouer du déséquilibre avec un sol désaxé. La comédienne, formée au Théâtre National de Bretagne, porte ce projet depuis des années avec ses camarades d’école à qui elle fait vivre de véritables trainings sportifs pour mieux toucher à ce texte qu’elle définit comme « un réveil au sein de la bienveillance ». Au Théâtre des Célestins du mardi 3 au samedi 7 novembre Virus C’était prévu bien avant. Et ça tombe à pic. Yan Duyvendak nous avait déjà convié au procès d’Hamlet (Please, continue), voici

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Les théâtres ouverts, mais en trompe l’œil

Rentrée Culturelle | Lyon, en zone rouge : les théâtres rouvrent de façon trompeuse avec des jauges réduites à 60%. Heureux de revoir le public, les directeurs des grande salles font le point sur ce moment fragile. Et sans date de fin.

Nadja Pobel | Jeudi 24 septembre 2020

Les théâtres ouverts, mais en trompe l’œil

Il y a les mesures visibles (les masques obligatoires, l’espacement d’un fauteuil entre différents groupes). Et ce que l'on voit moins. Tout va bien ? Pas tant que ça : « on n’avait pas envie de faire comme si rien ne s’était passé » dit Stéphane Malfettes. D’où ces « premières nécessités » que le directeur des Subs a imaginées cet été : des concerts allongés (Christina Vantzou, un membre des divins Ez3kiel…), des balades avec les Femmes de Crobatie. Gratuites ou peu chères, ces propositions sont à la portée de toutes les bourses — sous conditions de réserver fissa. Peu seront servis et « on n’a pas envie de faire toute la saison comme ça ». Tout n’est pas reporté sur cette même saison, car l’hiver est peu sûr : « c’est un cauchemar pour les artistes, surtout avec des créations » dit-il. Exit Clédat & PetitPierre et Nina Santes : « en deuxième partie de son spectacle, les gens devaient venir sur scène, on ne peut plus le faire. Elle est la première à être soulagée de ce décalage d’un an. » La crainte est grande chez les directeurs de voir la rentrée prochaine totalement encombrée. Et mêm

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Les marges de Joris Mathieu

Théâtre | Et si c’était l'une des plus belles promesses à nous faire : rester en marge, chercher les aspérités, fuir les autoroutes et prendre les (...)

Nadja Pobel | Mardi 18 février 2020

Les marges de Joris Mathieu

Et si c’était l'une des plus belles promesses à nous faire : rester en marge, chercher les aspérités, fuir les autoroutes et prendre les contre-allées ? Dans sa création à venir, sans l'adapter ou ni même le transposer, Joris Mathieu s’inspire d’un roman fondateur de son adolescence, Le Loup des steppes de Hermann Hesse. Et fait avec ce bagage un pas de côté sur ses marqueurs artistiques : plus de textes, moins de filtres, même un « théâtre d’acteur » annonce-t-il dans son dossier de présentation. Il signe mise en scène et récit de deux personnages dont la rencontre leur est vitale pour poursuivre leurs existences. Tout se joue autour d’un mur placé sur une tournette, de façon à ce que l’on en perçoive l’endroit et l’envers, un refuge et un lieu d’exposition. S’il n’y a rien de plus concret pour matérialiser une frontière et un dépassement à effectuer,

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La R&D du TNG

Théâtre | Depuis 2015, Joris Mathieu est aux commandes du seul Centre Dramatique National de Lyon, le Théâtre Nouvelle Génération. Lieu qui n’a cessé de se chercher une identité et semble trouver ses marques en ayant l’audace de montrer des pièces naissantes.

Nadja Pobel | Mardi 17 septembre 2019

La R&D du TNG

Théâtre des Jeunes Années et désormais Théâtre Nouvelle Génération, rebaptisé par Nino D'Introna, resté dix ans durant à la tête de ce CDN (de 2004 à 2014), ce lieu est depuis 2015 entre les mains de Joris Mathieu. Le metteur en scène est arrivé avec sa compagnie Haut et Court et l’envie « d'imaginer demain ». Ce qui s'est traduit par le festival Nos Futurs (désormais annuel sous forme de fil rouge, entre décembre et février) et se décline tout au long de saisons qui ont parfois été nébuleuses, à l'instar des propres créations du directeur (sans le repère du vocable, dans des univers visuels sans grande lumière) : la programmation nous a parfois laissés dans le brouillard. Le constat ne peut s'arrêter là. I

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Joris Mathieu pour redynamiser les Ateliers

Entretien | En 2015, Joris Mathieu prenait la tête d'un Théâtre des Ateliers moribond ; rapidement après, il obtenait la direction du Théâtre Nouvelle Génération à Vaise et rattachait le premier au deuxième, en en faisant une seule et même entité. Alors que les tutelles lui ont accordé un second mandat qui le mènera jusqu'à fin 2021, il nous explique ses ambitions pour cette (double) salle.

Nadja Pobel | Lundi 30 avril 2018

Joris Mathieu pour redynamiser les Ateliers

Quelle place spécifique avaient les Ateliers dans votre projet de CDN ? Joris Mathieu : Depuis le départ, il y a l'idée de ce qu'on va lancer de manière beaucoup plus franche dès janvier : un vivier, l'association avec des artistes que l'on peut qualifier d’émergents, même si je n'aime pas trop ce terme, associés sur des phases longues avec des temps de recherche en amont suivi d’accompagnement en soutien aux productions. La logique du projet est de se dire qu'on a la chance de vivre dans une métropole culturelle très dense et qu'il faut soutenir de façon plus constructive les équipes artistiques, locales et nationales : nous sommes un Centre Dramatique National. Ce vivier existait déjà avec Catherine Hargreaves... Oui, mais c'était une première expérimentation en accompagnant une artiste pour qu'elle puisse développer son travail en lui donnant de la visibilité. On poursuivra ce processus en mettant en place deux choses : accompagner non pas un seul artiste, mais a priori quat

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Joris Mathieu au TNG jusqu'en 2021

SCENES | La ministre de la Culture, Françoise Nyssen, lui a fait savoir il y a quelques jours à peine : Joris Mathieu sera à la tête du Théâtre Nouvelle Génération (...)

Nadja Pobel | Jeudi 12 avril 2018

Joris Mathieu au TNG jusqu'en 2021

La ministre de la Culture, Françoise Nyssen, lui a fait savoir il y a quelques jours à peine : Joris Mathieu sera à la tête du Théâtre Nouvelle Génération jusqu'au 31 décembre 2021 et accomplira donc un second mandat. Il avait pris la direction de ce Centre Dramatique National en janvier 2015, succédant à Nino d'Introna. Depuis que le metteur en scène et auteur en a pris la charge, le théâtre se déploie sur deux site : l'historique à Vaise et un second, sur la Presqu'île, Les Ateliers, composé de deux salles.

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Frères sorcières au pays des matins calmes

Théâtre | En renouant avec Antoine Volodine, la compagnie Haut & Court prolonge un travail de fidèle compagnonnage et montre, par ce spectacle sombre, exigeant, son plus abouti peut-être, que les univers hors sol de chacun s'accordent idéalement.

Nadja Pobel | Mercredi 17 janvier 2018

Frères sorcières au pays des matins calmes

C'est un théâtre de sensations, onirique et d'une noirceur absolue qui curieusement ne suscite pas vraiment d'émotions sinon celle d'une langueur de plus en plus formalisée. Dans un décor imposant, délimité par une succession de cadres de scène qui dessinent une très grande profondeur de champ, Joris Mathieu et son scénographe Nicolas Boudier déploient leur théâtre optique et jouent des apparitions au lointain comme au devant du plateau. Rien n'est inscrit dans le temps ou l'espace de façon ferme. Un homme vit et disparaît au gré de ses envies depuis des dizaines de siècles. Vorace, il fait de l'Autre sa chose, la possède sexuellement. Il s'agit parfois de sa fille, Amandine Ondylone (quel nom !) dont il fait une « momie ». Elle-même trimballe ses enfants, les leurs, poupées de chiffons inanimées. L'inertie dont l'un des personnages se dit « maître » est l'une des lames de fond de ce spectacle et de cette écriture. Sur une échelle de temps immense, les êtres se confrontent indéfiniment à eux-mêmes, semblent être leurs propres proies. Et le constat est le même hors de la sphère intime. Dans les très rares moments qui f

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La marionnette sur tous les fronts

Marionnettes | À Gadagne, au TNG, au Théâtre de Guignol, la marionnette est partout à Lyon. Revue de détail avec des projets aboutis ou en cours.

Nadja Pobel | Mardi 14 mars 2017

La marionnette sur tous les fronts

Depuis que la compagnie des Zonzons avait annoncé son départ du théâtre de Guignol, faute de proposition suffisamment solide de leur point de vue en provenance de la mairie, le devenir de cette salle était en suspens. Et surtout Georges Képénékian, 1er adjoint du maire de Lyon, en charge de la culture, se devait de faire contre-feu. C'est fait depuis ce mardi 14 mars où il a souhaité donner « un second souffle » à la marionnette. Rien de bien nouveau in fine sinon la réaffirmation que le TNG (qui présente beaucoup de spectacles avec des marionnettes "modernes") et le musée Gadagne allaient travailler en bonne intelligence, sans moyens supplémentaires dédiés. Ainsi, le musée Gadagne soigne ses collections. Outre le fait qu'il expose l'histoire de la ville de Lyon, il accueille ce qui fut de 1950 jusqu'aux travaux de 1999-2009 le Musée international de la marionnette, devenu le Musée des marionnettes du monde il y a huit ans et qui, dès l

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Beaucoup de promesses sur les scènes

Théâtre & danse | Quelques grands noms du panthéon théâtral et de nombreux trentenaires au talent cru : voilà de quoi remplir la deuxième moitié de saison qui, espérons-le, sera plus nourrissante que la première.

Nadja Pobel | Mardi 3 janvier 2017

Beaucoup de promesses sur les scènes

Étrange début de saison où les seules vraies émotions ont émané du solo de Vincent Dedienne, de deux des trois Fugues par le Ballet de l'Opéra, de la petite forme Udo de La Cordonnerie, du best of des Subs ou de La Cuisine d'Elvis à la Comédie de Saint-Étienne ; justement, son directeur Arnaud Meunier viendra bientôt avec son spectacle pour enfants Truckstop au TNG puis Je crois en un seul Dieu aux Célestins, où il retrouvera Stefano Massini après Chapitres de la chute. La Meute est de retour L'attaque en trombe de 2017, confiée à La Meute, devrait faire mentir cet automne morose : avec La Famille royale dès le 4 janvier au Toboggan (dont la directrice Sandrine Mini est poussée vers la sortie par sa municipalité) déjà, et dans la foulée aux Célestins qui ont l'intelligence de leur faire de nouveau confiance. Après Belgrade, la jeune troupe adapte le roman sulfureux et vigoureusement

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Nos futurs, plein d'avenir

Théâtre Nouvelle Génération | Mais comment diable expliquer aux enfants que le monde va mal mais qu'il peut devenir meilleur ? L'art est parfois la meilleure option. Surtout lorsque l'on pense au dernier né des événements culturels au format biennale : Nos Futurs.

Antoine Allègre | Mardi 18 octobre 2016

Nos futurs, plein d'avenir

Imaginés par le Théâtre Nouvelle Génération et son directeur Joris Mathieu, ces deux mois et demi de formes théâtrales libérées, baptisées Nos Futurs, ont un mantra obsessionnel : « pour pouvoir anticiper, il faut savoir observer le réel. » Le metteur en scène poursuit : « On est dans l'idée d'imaginer un futur au pluriel. Développer des imaginaires permet de créer des perspectives, d'expliquer au jeune public que la capacité de l'humain à rebondir est notre ressource principale. » Ce jeune public (à partir de 8 ans) pourra notamment (re)découvrir la création maison Hikikomori, l'histoire d'un jeune homme qui se mure dans le silence et dans sa chambre. Chaque membre de la famille aura un casque et, en fonction de son âge, entendra des sons de cloche différents. Les 6 ans et (beaucoup) plus se questionneront sur notre place dans l'univers avec Cosmos 110 grâce aux yeux d'une petite fille qui cherche à converser a

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Un "Hikikomori" désincarné pour Joris Mathieu

Théâtre Nouvelle Génération | Quand le metteur en scène Joris Mathieu se penche sur le phénomène des "hikikomori" (ces ados ou jeunes adultes cloîtrés dans leur chambre, sans contact avec le monde extérieur), on reste sur le côté malgré de très belles images.

Nadja Pobel | Mardi 11 octobre 2016

Un

C’est l’histoire d’un spectacle qui promettait beaucoup et dont il ne reste que peu de choses. Joris Mathieu, metteur en scène et directeur de l’un des deux Centres dramatiques nationaux dédiés au jeune public (à Lyon en l’occurrence), s’est penché sur le cas aussi passionnant qu’inquiétant des hikikomori, phénomène au départ japonais. Soit des ados qui se cloîtrent dans leur chambre pour fuir une difficulté et n’en sortent plus, pas même pour manger. Afin de raconter ce mal-être, Joris Mathieu a écrit trois versions diffusées au casque en fonction de l’âge des spectateurs. Des spectateurs qui entendent donc les propos du père, de la mère ou de l’enfant. Si l’idée qu’à la sortie de la salle les enfants puissent nouer un dialogue à égalité avec leurs parents est lumineuse, il faut d'abord traverser cette heure de spectacle trop désincarné pour émouvoir, la faute à un récit très parcellaire, à des paroles rares et éthérées. En avant du plateau, le père et la mère vont et viennent avec une extrême lenteur, jusqu’à glisser comme Alice dans ce terrier que leur fils s’est construit : un dispositif imposant sur lequel sont projetées des image

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Spectacles jeune public : Le futur, c'est maintenant

Avec les kids | Rien ne sert de gaver les petits (comme les grands) de théâtre au risque de faire une indigestion. Mieux vaut piocher astucieusement du côté du retour de (...)

Nadja Pobel | Mardi 6 septembre 2016

Spectacles jeune public : Le futur, c'est maintenant

Rien ne sert de gaver les petits (comme les grands) de théâtre au risque de faire une indigestion. Mieux vaut piocher astucieusement du côté du retour de L'Après-midi d'un foehn de Phia Ménard (La Mouche, 23 novembre) ou de Petit bain (du 7au 11 février) du très inventif Johanny Bert capable de faire un spectacle pertinent même avec des post-it®. Ici, il reconstitue une montagne de mousse avec une petite marionnette, allégorie d'un jeu éphémère pour les enfants dès 2 ans. Le spectre de l'enfance se fait de plus en plus large : Joris Mathieu accueille au TNG le très délicat spectacle (dès 16 ans) de Myriam Marzouki, Ce qui nous regarde, où est interrogé avec délicatesse (oui c'est possible) le port du voile. Le jeune directeur lance également son festival biennal, Nos futurs, qui s'étalera jusqu'à Noël avec des spectacles — souvent à l'adresse des ados — ayant trait à demain pour « mieux affronter le r

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Théâtre made in Lyon : Tour d'horizon des créations maison

De Stavisky à Lacornerie | Inchangés depuis des lustres pour la plupart, les directeurs des grandes scènes de Lyon creusent scrupuleusement leur sillon, en montant des textes attendus.

Nadja Pobel | Mardi 6 septembre 2016

Théâtre made in Lyon : Tour d'horizon des créations maison

Incroyable ! Christian Schiaretti aura l'honneur d'imaginer le centenaire du TNP en 2020 : en poste depuis 2002, il a été reconduit à la tête de l'établissement jusqu'à fin 2019 ; son contrat arrivait à échéance en décembre. En cette rentrée, il revient, après un Bettencourt Boulevard bancal, à l'auteur qu'il a le mieux transposé à la scène depuis son arrivée : Aimé Césaire. Il reprend Une saison au Congo (du 2 au 10 décembre), créé en 2013 puis signera La Tragédie du roi Christophe (du 19 janvier au 12 février). Dans la première, il avait su organiser clairement la conquête de l'indépendance de ce pays et la chute de son héros pacifiste Lumumba grâce à une alchimie entre sa troupe habituelle du TNP et des comédiens du collectif burkinab

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Joris Mathieu : «des œuvres qui s’adressent à chacun»

SCENES | Un an après avoir pris les rênes du Théâtre Nouvelle Génération, Joris Mathieu y présente cette semaine, à guichets fermés, sa première création. "Hikikomori" partira ensuite en tournée et sera de nouveau à l’affiche à Lyon à l’automne. D'ici là, l’auteur-metteur en scène nous raconte ce projet. Propos recueillis par Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 5 janvier 2016

Joris Mathieu : «des œuvres qui s’adressent à chacun»

Hikikomori «C’est un phénomène social né au Japon. Cela touche essentiellement des pré-adolescents, adolescents ou jeunes adultes qui, du jour au lendemain, face à une difficulté, une pression sociale ou parfois une raison plus diffuse difficile à déterminer, choisissent de se cloîtrer dans leur chambre et de ne plus en sortir. Souvent, ils s’enferment avec leurs parents, qui continuent à cohabiter avec eux. En japonais, hikikomori signifie "le repli sur soi". En lisant un article sur ce sujet, qui est d’une grande ampleur au Japon et toucherait un jeune sur dix dans la tranche d’âge 18-25 ans, j’ai découvert que cela arrivait en Europe. Je me suis alors posé la question de comment construire un spectacle qui parlerait de la famille, de la relation qu’entretiennent enfants et adultes lorsque l’enfant a décidé de s’extraire du monde et que les parents n’arrivent plus à entrer en communication avec lui.» Les casques «Comme c’est un sujet à la fois social et politique, qu’il interroge sur ce qu’est la communication dans la famille (est-ce qu’on est ensemble ou isolé chacun dans nos bulles, en cet

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Rentrée théâtre 2016 : n’ayons peur de rien

SCENES | Lancée par la venue de Joël Pommerat et Romeo Castellucci, la seconde partie de saison s’annonce dense et exigeante. Tour d’horizon de ce qui vous attend au théâtre sur les six prochains mois.

Nadja Pobel | Mardi 5 janvier 2016

Rentrée théâtre 2016 : n’ayons peur de rien

D'un côté la Révolution française revue et corrigée en costard-cravate par Pommerat en 4h30 dans Ça ira (1). Fin de Louis (au TNP, co-accueil avec les Célestins dès cette semaine), de l'autre de vrais singes et des instruments SM pour reconstituer le destin tragique des Atrides dans L’Orestie (aux Célestins, co-accueil avec le TNG plus tard en janvier) du remuant et très rare Romeo Castellucci : le premier mois de l’année ne devrait pas vous laisser indemne. D’autant que s’ajoutent la nouvelle création de Michel Raskine, Quartett d’après Les Liaisons dangereuses (Célestins), pour laquelle il rappelle son duo fétiche Marief Guittier / Thomas Rortais et celle, écouteurs aux oreilles, de Joris Mathieu, l’intriguant Hikikomori (TNG) qui murmurera trois histoires différentes aux spectateurs. Aussi intranquille sera Phia Ménard, artiste transgenre associée au TNG avec son classique Vortex

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Journées Grame, matins calmes

MUSIQUES | La France et la Corée célèbrent cette année le 130e anniversaire de leurs relations diplomatiques. Pour l'occasion, le Grame et le CNSMD vous invitent à une balade musicale inédite où les deux cultures s’emmêlent.

Pascale Clavel | Mardi 3 novembre 2015

Journées Grame, matins calmes

C'était l’occasion rêvée pour le Grame d’être au coeur de l'actualité, visible et investi. Son directeur, James Giroudon, a en effet scellé des liens durables avec la Corée depuis fort longtemps, donnant à entendre au public lyonnais à maintes reprises la grande diversité de sa musique. Cette saison, le pari est encore plus étonnant. On connaît du Grame son foisonnement d’idées novatrices, la richesse de ses rencontres, l'exigence de ses recherches sur des mondes insoupçonnés. Pour l’année de la Corée en France, il entend mettre en perspective la culture musicale traditionnelle et la création contemporaine des deux pays. Du 6 au 20 novembre, c’est un parcours quasi initiatique qui nous est ainsi proposé, en cinq rendez-vous dans trois lieux coutumiers de ce type de décloisonnement. Contrepoint C’est au TNG -Les Ateliers que tout commence, avec Un chemin de sable blanc de Marie-Hélène Bernard. Une oeuvre singulière pour chanteuse de pansori, percussions et création vidéo pensée comme une rêverie. Genre musical emblématique de la Corée, reconnu "Patrimoine mondia

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La saison 2015/2016 du TNG

SCENES | Après dix ans de très bons et loyaux services de Nino d’Introna, le TNG, désormais fusionné avec le théâtre des Ateliers, fera en septembre sa première rentrée sous la direction de Joris Mathieu, assisté de Céline Le Roux. Détail de leur programmation, audacieuse et sensible. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mercredi 24 juin 2015

La saison 2015/2016 du TNG

Ils ne sont plus nombreux les Centres Dramatiques Nationaux à se consacrer au jeune public. Restent Strasbourg (entièrement dédié aux marionnettes) et Lyon, qui englobe désormais le théâtre des Ateliers après une transition flottante entre Gilles Chavassieux et Joris Mathieu. Conséquence de cette multiplication de plateaux, les jeunes spectateurs pourront aussi bien être conviés sur la Presqu’île que dans le 9e arrondissement, en fonction de la configuration des spectacles. Le projet de Joris Mathieu, lorsqu’il postula au TNG, était d’«imaginer demain», place à la pratique avec un axe fort sur l’écriture numérique. «C’est la jeunesse qui va construire le monde de demain, à nous de faire en sortir qu’elle ne le subisse pas et qu’elle ne fasse pas que le traverser» annonce-t-il en viatique de cette saison qu’il a souhaitée à la découverte de nouveaux mondes et de nouveaux langages. Il a dans cette idée convié les artistes Chiara Guidi (qui nous avait fait forte impression avec le conte en immersion Buchettino, où les spectateurs, allongés dans un grand dortoir en bois, se voyaient raconter l’histoire du

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Au TNG, une Belle Saison de découvertes

SCENES | Du 8 au 10 avril dernier, se tenait au TNG une des manifestations de l’initiative nationale La Belle Saison. Retour sur ces journées de découverte.

Nadja Pobel | Jeudi 23 avril 2015

Au TNG, une Belle Saison de découvertes

Il y a eu des débats, des tables rondes et surtout des lectures : onze mises en voix guidées par autant de metteurs en scène parmi lesquels de directeurs ou anciens directeurs de salles tels Anne Courel (ex-Théâtre Théo Argence), Marc Lesage (Les Célestins), Arnaud Meunier (Comédie de Saint-Etienne), Nino D’Introna (ex-TNG), Richard Brunel (Comédie de Valence) ou encore Jean-Pierre Jourdain (TNP). Car au cœur du théâtre, fut-il de plus en plus axé sur les arts numériques comme le sera à l’avenir ledit TNG avec Joris Mathieu, reste le texte, seul capable de faire parvenir les maux du monde aux oreilles des jeunes auditeurs (900 élèves ont fréquenté ces 3 jours en plus des 2000 spectateurs). La violence (La Bande de Xavier Carrar), la solitude (Du temps que les arbres parlaient de Yves Lebeau) ou la différence et la question du genre (Pierre est un panda de Christophe Pellet) ont ainsi été dites avec tact et talent, au point que les écoliers n’ont pas manqué d’assaillir les artistes de questions au terme des représentations : pour connaitre leurs secrets d’écritures, les techniques du plateau ou mieux cerner la complexité du propos.

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Le TNG fait place au texte

CONNAITRE | Le théâtre, ce n’est pas qu’une représentation. Du mercredi 8 au vendredi 10 avril, le Théâtre Nouvelle Génération se propose ainsi d'en remonter le (...)

Nadja Pobel | Mardi 7 avril 2015

Le TNG fait place au texte

Le théâtre, ce n’est pas qu’une représentation. Du mercredi 8 au vendredi 10 avril, le Théâtre Nouvelle Génération se propose ainsi d'en remonter le fil jusqu’à l’écriture avec l’opération "Lectures sur un plateau". Comme il se doit en ce lieu, c’est l’enfance et la jeunesse qui sont au cœur de cette manifestation où onze écrivains verront leurs pièces mises en voix. La Petite fille dans le noir de la précieuse et incisive Québécoise Suzanne Lebeau sera par exemple porté par Corinne Méric, comédienne souvent vue dans les pièces de Nino d’Introna. L’ancien directeur lira pour sa part La Foule elle rit de Jean-Pierre Cannet, jadis primé par le comité de lecture du TNG, tandis son successeur Joris Mathieu s’emparera d’un texte pour adolescents, Quartier 3 destruction totale de Jennifer Haley. Chacune de ces rencontres sera prolongée par une discussion avec des éditeurs, des traducteurs... Par ailleurs, des tables rondes en fin de matinée et des débats à l’audacieux créneau de 21h30 tenteront d'éclairer les enjeux de ces écrits, en traitant notamment de la question de la transposition de la violence ou encore du gen

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Dolce D’Introna

SCENES | À l'heure où il quitte la direction du TNG après dix années marquées par des spectacles qui ont fait date ("Yaël Tautavel" en tête, programmé en ce moment), Nino D'Introna revient sur sa carrière italienne, nord-américaine puis lyonnaise. Où il est question de jeune public et, bien sûr, d'intergénération. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 9 décembre 2014

Dolce D’Introna

Le 31 décembre, Nino D'Introna fermera le Théâtre Nouvelle Génération qu'il avait baptisé ainsi en 2004, lorsqu'il avait succédé à Maurice Yendt et Michel Dieuaide, partis avec le nom Théâtre des Jeunes Années – l’appellation de leur compagnie et de feue la biennale. Alors âgé de 50 ans, D'Introna posait enfin ses bagages après avoir beaucoup bourlingué. Avec déjà cette idée en tête que le ministère de la Culture aujourd'hui martèle : le théâtre destiné au jeune public ne doit pas s'adresser qu'au jeune public, il doit être «intergénérationnel», vocable dont D’Introna a fait son fil rouge. S'adresser à tous, c'est ce qu'il fait dès ses débuts, presque par hasard quand, au lycée, il découvre le théâtre «et tombe amoureux à une vitesse folle de cet objet. Là où il y avait le mot théâtre, j'y étais». Sa spécialité ? Le mime. Attiré par le non-verbal, il monte de petites formes et intègre ce qui est en train de devenir une coopérative, le Teatro dell'angolo de Turin. Il a vingt ans. La question du jeune public ne se pose pas vraiment, «on jouait le matin comme le soir ; la compagnie travaillait beaucoup la commedia dell'arte et l'impro». Avec con c

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Joris Mathieu, en fusion

SCENES | Fraîchement nommé directeur du théâtre des Ateliers, Joris Mathieu vient d’être désigné pour prendre la suite de Nino d’Introna au TNG. Rencontre avec un metteur en scène passionné pour qui diriger un théâtre est autant, sinon plus, un acte politique que d’en faire. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Vendredi 26 septembre 2014

Joris Mathieu, en fusion

Alors que les Ateliers, dont il est le directeur depuis janvier, rouvrent à peine (présentation de saison ce mercredi et premier spectacle dès le 14 octobre), voilà que Joris Mathieu vient d'être choisi pour reprendre les rênes du TNG. Cumulard ? Non, malin : puisque les premiers restent économiquement fragiles et que le second, Centre Dramatique National à destination du jeune public, est doté d'une salle si immense qu'elle est parfois peu propice à la découverte du théâtre par les plus petits, Mathieu a en fait proposé de fusionner les deux. D’ici la rentrée 2015-2016, il ne sera donc pas à la tête de deux SCOP mais d’une seule : le TNG, qui démultiplie ainsi ses possibilités de programmation. À trente-sept ans, Joris Mathieu accède donc non seulement à un lieu stable, où il pourra créer avec les fidèles de sa compagnie Haut et Court, qu’il a fondée en 1998, mais il pourra aussi désormais offrir à de jeunes compagnies l'espace de liberté dont il a lui-même bénéficié par le passé aux Clochards Célestes, au Polaris de Corbas (pendant trois ans) ou au théâtre de Vénissieux (où il fut six ans en résidence).   Ubiquité & Orbik Né de parents ins

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Joris Mathieu à la direction du TNG

ACTUS | La ministre de la culture et de la communication Fleur Pellerin a acté ce matin ce que tout le monde pressentait fortement depuis plusieurs semaines : la nomination de Joris Mathieu à la tête Théâtre Nouvelle Génération. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Vendredi 19 septembre 2014

Joris Mathieu à la direction du TNG

À la tête également depuis le 1er janvier dernier du théâtre des Ateliers, dédié aux écritures contemporaines, Joris Mathieu entend diriger les deux théâtres de front et en complémentarité, comme il l’annonçait dès juin au moment de sa candidature. Né en 1977, Mathieu défend un théâtre plus sensoriel et technologique que basé sur le texte, bien qu'il ait par ailleurs adapté des écrits de Gombrowicz, Philippe K. Dick ou Antoine Volodine. Il succédera le 1er janvier 2015 à Nino D'Introna, qui avait à son arrivée en 2004 renommé le Théâtre des Jeunes Années en Théâtre Nouvelle Génération, parti poursuivre son parcours artistique en compagnie. Mathieu conviera deux artistes associées pour son premier mandat au TNG, Phia Ménard et Chiara Guidi (auteur avec Romeo Castellucci de l’inoubliable Bucchettino), et entend mettre en place des dispositifs innovants pour l'accompagnement de l'émergence. Plusieurs temps forts, en partenariat avec d'autres institutions, devraient aussi être imaginés afin de créer des parcours pour la jeunesse.

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Valse III

ACTUS | Les théâtres (grands) lyonnais se prendraient-ils pour les membres d'un gouvernement socialiste ? On peut se poser la question, tant ça valse cette saison, avec des arrivées et départs en pagaille. Récapitulatif. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 9 septembre 2014

Valse III

Arrivederci et grazie mille ! À la tête du Centre National Dramatique jeune public qu’il avait baptisé Théâtre Nouvelle Génération voilà neuf ans, Nino d’Introna aura rempli trois joyeux mandats. En 2015, il retournera en compagnie, non sans avoir organisé une sorte de jubilé en proposant la reprise de trois de ses spectacles : Les Derniers géants, Yaël Tautavel et le petit dernier, Quand on parle du loup. Près d’une trentaine de candidats de sont manifestés pour lui succéder : Laurance Henry de la compagnie AK Entrepot, actuellement installée en Bretagne ; Florence Lavaud, couronnée en 2006 par un Molière et installée avec son Chantier Théâtre en Dordogne ; ou encore Olivier Letellier et son théâtre du Phare, lui aussi molièrisé pour son bouleversant Oh Boy !. Le quatrième à passer le grand oral devant les tutelles mi-septembre sera nul autre que… Joris Mathieu, avec sa compagnie Haut et court ! À l’orée 2014, Mathieu a pourtant été nommé à la tête du théâtre des Ateliers, au terme d'un long feuilleton tragi-comique, succession de passe d’armes entre les financeurs publics (Ville de Lyon, DRAC, Région) et Gilles Chavassieux,

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Nino d'Introna, dix de der

ACTUS | Ce jeudi 12 juin, Nino d'Introna a effectué au TNG sa toute dernière présentation de saison, avant de quitter sa direction en décembre prochain avec, selon (...)

Pauline Lambert | Dimanche 15 juin 2014

Nino d'Introna, dix de der

Ce jeudi 12 juin, Nino d'Introna a effectué au TNG sa toute dernière présentation de saison, avant de quitter sa direction en décembre prochain avec, selon ses mots, «émotion et sérénité», dix ans après avoir pris la tête de ce Centre National Dramatique, le seul spécialisé jeune public en France avec le TJP de Strasbourg, centré sur les marionnettes. Dix ans pendant lesquels le metteur en scène a mené de nombreux projets à vocation «intergénérationnelle», terme qu’il aura martelé tout au long de ses mandats. Cette fin d’année est pour lui l'occasion d'en tirer un «bilan positif», que la programmation 2014/2015 entérinera avec la reprise de trois de ses spectacles : Quand on parle du loup, sa dernière création en date revisitant Le Petit Chaperon Rouge de Grimm et Perrault,  Les Derniers Géants, une lecture musicale créée en 2008, et enfin Yaël Tautavel, ou l'enfance de l'art,  adapté du texte de Stéphane Jaubertie en 2006, probablement son joyau avec

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Succédanés

SCENES | Tandis que la plupart des structures dégainent avec allégresse des plaquettes toutes plus travaillées les unes que les autres, deux théâtres sont dans l’incertitude et le flou en cette rentrée : les Ateliers et le Toboggan. Explications. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Jeudi 5 septembre 2013

Succédanés

Les courants ne sont pas les mêmes pour tout le monde. En eaux calmes cette saison, le TNP poursuit sa route (Christian Schiaretti a été reconduit pour trois ans), les Célestins perdent leur co-directeur en avril (Patrick Penot prend sa retraite) et le TNG clôt un cycle de dix ans avec Nino d’Introna, en attendant de savoir s’il continuera ou non. À la Renaissance et à la Croix-Rousse, Roland Auzet et Jean Lacornerie forgent des programmations qui leur ressemblent de plus en plus et affirment les identités singulières de leurs lieux. Et puis il y a les eaux troubles, à commencer par celles dans lesquelles le théâtre des Ateliers patauge depuis plus d’un an. À l’automne dernier, Simon Delétang, son directeur, démissionnait, agacé de ne pouvoir se défaire de la figure tutélaire du lieu, Gilles Chavassieux, qui a en 1975 fondé de toutes pièces ce théâtre dédié aux écritures contemporaines - la municipalité de Louis Pradel n’était pas réceptive à cette initiative. Des textes de Vinaver, Schimmelpfennig et beaucoup d’autres y ont été montés très tôt, bien avant qu’ils ne deviennent incontournables. C'est fort de ce pas

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Trompe-l’œil

SCENES | Un spectacle sur Philip K. Dick, écrivain américain de référence dans le domaine de la science fiction ? Le pari était osé, et diablement alléchant. En partant (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 20 avril 2012

Trompe-l’œil

Un spectacle sur Philip K. Dick, écrivain américain de référence dans le domaine de la science fiction ? Le pari était osé, et diablement alléchant. En partant d’un roman inédit de Lorris Murail, le metteur en scène Joris Mathieu (compagnie Haut et court) s’y est attelé, non sans un certain sens de l’esthétisme. Visuellement, son Urbik Orbik est hypnotique, grâce à une scénographie ingénieuse qui donne une immatérialité aux comédiens, qui deviennent alors des avatars plongés dans des «micro-mondes». Mais passé l’effet de surprise, l’ensemble du spectacle peine à décoller, restant dans la simple démonstration de style. Aux Subsistances, jusqu’au 28 avril. Aurélien Martinez

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Gribouille en or

SCENES | Mardi soir (15 novembre), la virtuose des marionnettes pour petits mais aussi parfois seulement pour les grands, Emilie Valantin a reçu devant le public (...)

Nadja Pobel | Mercredi 16 novembre 2011

Gribouille en or

Mardi soir (15 novembre), la virtuose des marionnettes pour petits mais aussi parfois seulement pour les grands, Emilie Valantin a reçu devant le public du TNG, le Masque d’or de la meilleure création de marionnettes 2011. Absente lors de la remise des prix en avril à Moscou, c’est officiellement hier soir qu’elle s’est vu remettre cette prestigieuse distinction pour Gribouille,  un spectacle qu’elle a imaginé à Saint-Pétersbourg à l’invitation du théâtre Kukol il y a deux ans. Avec l’appui de la troupe permanente de 25 acteurs russes, elle s’est emparée du texte de Georges Sand Histoire du véritable Gribouille. Après sept semaines de travail avec ses nouveaux partenaires, 35 marionnettes étaient prêtes pour donner naissance à cette pièce d’1h10 accessible dès 8 ans. Ici, les marionnettistes ne se cantonnent pas derrière un castelet mais sont de véritables acteurs (avec des costumes extrêmement travaillés qui n’ont rien d’une combinaison noire dans laquelle ils se dissimuleraient) qui jouent autant qu’ils font vivre leur double. Récit triste d’un petit garçon abandonné par sa famille cupide et recueilli par un bourdon a priori ange gardien mais

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Le chien aboie…

SCENES | Théâtre jeune public / Nino d’Introna, le directeur du Théâtre Nouvelle Génération a toujours affiché sa volonté de proposer un théâtre intergénérationnel de qualité, (...)

Dorotée Aznar | Lundi 8 mars 2010

Le chien aboie…

Théâtre jeune public / Nino d’Introna, le directeur du Théâtre Nouvelle Génération a toujours affiché sa volonté de proposer un théâtre intergénérationnel de qualité, notamment en convoquant des auteurs contemporains. Avec sa nouvelle création, Du pain plein les poches, d’Introna franchit une étape supplémentaire : proposer une pièce pour un public adulte éventuellement accompagné par des enfants. Car si la pièce de Matéï Visniec est effectivement une fable, elle est également particulièrement dérangeante. Deux personnages s’y côtoient, Canne et Chapeau, autour d’un puits éloigné de la ville. Au fond du puits, on entend les aboiements d’un chien. Comment est-il tombé ? Qui est coupable ? Doit-on l’aider ? Comment ? Et d’ailleurs, n’est-il pas déjà mort ? Les deux personnages choisissent de disserter mais pas d’agir, se rejetant la faute à grand renfort de hurlements, excusant maladroitement leur lâcheté et leur absence de prise de décision. Si le dispositif scénique rappelant les mobiles disposés dans les chambres d’enfants et le recours à la vidéo tentent d’adoucir l’âpreté des dialogues en créant un cadre intime, l’univers sombre de la pièce prend le dessus. La délicatesse du tra

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De belles promesses

SCENES | Jeune public / Après une première partie de saison sans grands événements pour les «petits», l’année 2010 est annonciatrice de moments forts, notamment au (...)

Nadja Pobel | Mardi 22 décembre 2009

De belles promesses

Jeune public / Après une première partie de saison sans grands événements pour les «petits», l’année 2010 est annonciatrice de moments forts, notamment au Théâtre nouvelle génération (TNG), avec deux créations très prometteuses. Tout d’abord Fabrice Melquiot, presque un auteur classique pour le jeune public du haut de ses 38 ans, et qui a travaillé, cette saison, au plateau avec le metteur en scène Christian Duchange, déjà "maître d'œuvre" de la remarquable Lettre d'amour de 0 à 10. Les deux artistes donneront naissance, le 26 janvier, à une fable sur les coulisses des métiers du théâtre, Le Cabinet de curiosités. Ensuite, en mars, Nino D'Introna, le directeur du TNG, adaptera un texte de Matéï Visniec, Du pain dans les poches, et confiera un nouveau rôle à Jean-Ernst Marie-Louise qui était son Jojo dans Jojo au bord du monde il y a deux ans. En avant-goût de ce spectacle, une lecture du texte de Visniec sera proposée lors de la quatrième édition du festival Ré-génération. Du 5 au 13 janvier, cette manifestation accueillera des compagnies françaises, italiennes, catalanes, allemandes et québécoises. Hors des sentiers du TNG, la Compagnie du Théâtre Mu proposera de découvrir ou de r

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Schtroumpfs party

SCENES | Jeunes Publics / Presque tous les théâtres l’ont compris : rien de tel qu’un spectacle jeune public pour remplir les salles en période de disette et de (...)

Dorotée Aznar | Lundi 7 septembre 2009

Schtroumpfs party

Jeunes Publics / Presque tous les théâtres l’ont compris : rien de tel qu’un spectacle jeune public pour remplir les salles en période de disette et de vacances scolaires. Dans les théâtres de l’agglomération lyonnaise, on trouve pourtant une véritable programmation en direction des plus jeunes et des spectacles de qualité, souvent éprouvés dans d’autres lieux les saisons précédentes. Les petits peuvent également profiter d’un Centre Dramatique National, le Théâtre Nouvelle génération (Lyon 9e) où l’on ne prend pas les Schtroumpfs pour des dindes. À sa tête, Nino D’Introna, propose chaque saison des spectacles de théâtre, mais aussi de danse, de marionnettes, de théâtre d’objets ou de cirque. En octobre, le TNG accueillera "Le Reflet du silence", un duo homme-marionnette dansé (les 17 et 18 oct.), "Le Loup et la chèvre" (du 13 oct. au 20 déc.), un spectacle italien librement inspiré du conte de Kimura. En novembre, "La Nuit, un rêve féroce" mis en scène par Marc Lainé s’appuiera sur un dispositif scénique original (un lit immense) invitant le public à prendre part au rêve (du 6 au 15 nov.) et Véronique Chatard avec "Du vent dans les arbres" explorera le genre merveilleux. Enfin, c’

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