Théâtre municipal de Grenoble : trois théâtres en un donc

ACTUS | Les théâtres 145 et de Poche, qui appartiennent à la Ville de Grenoble mais étaient gérés depuis 2011 par un collectif d'artistes, sont maintenant sous la responsabilité de la directrice du Municipal. Directrice qui vient de dévoiler sa prochaine saison, en compagnie de l'élue aux cultures de la Ville de Grenoble à l'orgine de cette fusion.

Aurélien Martinez | Jeudi 2 juin 2016

Voilà, c'est affiché clairement sur la plaquette de la prochaine saison du Théâtre municipal de Grenoble dévoilée la semaine dernière à la presse : le 145 et le Poche, théâtres du bout du cours Berriat dirigés pendant cinq ans par le collectif Tricycle, sont maintenant chapeautés par le Théâtre municipal, qui dispose ainsi de trois plateaux de jauges différentes (660, 240 et 150 places) pour l'ensemble de ses propositions artistiques. Même si cette réunion n'est visiblement pas encore définitive, comme l'a précisé l'élue aux cultures Corinne Bernard – « il faut qu'on trouve ensemble un chemin pour que tout le monde soit satisfait » (certains lui reprochent cette municipalisation de la culture).

Sinon, niveau chiffres, il y aura la saison prochaine 90 levers de rideau sur les trois plateaux pour 48 spectacles en tout et 18 compagnies en résidence de création (principalement au 145 et au Poche). « La pari a été réussi » assure Corinne Bernard, évoquant le changement de projet du Théâtre municipal entamé en 2015.

Et si, cette année, on a parfois pu voir la salle peu remplie, la directrice Evelyne Augier-Serive assure qu'il n'y a pas eu de baisse de fréquentation – « on a même vu un nouveau public arriver ». D'accord.

Pour ce qui est de la programmation pluridisciplinaire (avec certaines propositions qui nous donnent très envie), elle est évidement variée, entre metteurs en scène grenoblois ou de plus loin, humoristes, musiciens, danseurs, circassiens ou encore improvisateurs… On retient notamment :

  • la venue des géniaux et déjantés Chiche Capon avec LA 432 (en novembre)

  • le retour du grand Serge Papagalli pour la nouvelle aventure de sa famille de paysans dauphinois – Nid de frelons (en décembre)

  • ou encore la reprise de deux spectacles que l'on a beaucoup aimés cette saison : En attendant Godot de Laurent Fréchuret (en janvier) et On aurait dû laisser un mot de Grégory Faive (en février)

À noter que l'intégralité de la saison est sur le site du théâtre. Et qu'on parlera plus longuement de cette saison à venir (et de celles de tous les autres théâtres de l'agglo) dans notre fameux Panorama de rentrée culturelle prévu en septembre. Patience !

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Une réouverture des salles de spectacle entre soulagement et perplexité

ACTUS | Après plus de six mois de fermeture, les salles de spectacle et les théâtres peuvent rouvrir leurs portes depuis le mercredi 19 mai. Mais si la reprise est largement saluée par les acteurs culturels, elle occasionne également de nouvelles problématiques pour les salles.

Sandy Plas | Lundi 17 mai 2021

Une réouverture des salles de spectacle entre soulagement et perplexité

Elle était attendue depuis plusieurs mois. Espérée début janvier, puis mi-avril, c’est finalement le 19 mai que les salles de spectacle pourront rouvrir leurs portes au public et proposer à nouveau concerts, pièces de théâtre, danse et rendez-vous de toutes sortes, mis à l’arrêt depuis la fermeture des lieux culturels le 30 octobre dernier. Annoncé fin avril, le calendrier progressif du déconfinement prévoit la réouverture des salles en trois temps, avec une première phase, du 19 mai au 9 juin, permettant l’accueil de 800 spectateurs maximum et une jauge à 35% de la capacité de la salle, une seconde phase, du 9 juin au 1er juillet, avec une jauge à 65%, et une levée des restrictions d’accueil à partir du 1er juillet. Mais si le déconfinement des lieux de spectacle est forcément une bonne nouvelle pour les spectateurs, les artistes et les acteurs culturels laissés sur le carreau pendant plus de six mois, la réouverture dans un contexte de fin de saison pose un certain nombre de questions. Au Théâtre municipal de Grenoble (TMG), qui regroupe le Grand théâtre, le Théâtre 145 et le Théâtre de poche, l’annonce de la reprise a été re

Continuer à lire

« L’accès au réseau des bibliothèques de Grenoble sera gratuit pour tous dès juillet »

ACTUS | Voilà ce qu'a, entre autres, annoncé le maire de Grenoble Éric Piolle dans le cadre du "plan lecture 2018-2025" engagé par l'équipe municipale. On vous en dit un peu plus.

Aurélien Martinez | Mardi 26 mars 2019

« L’accès au réseau des bibliothèques de Grenoble sera gratuit pour tous dès juillet »

« Ce "plan lecture" s’appuie sur le constat que le réseau des bibliothèques de Grenoble est riche de ressources extrêmement nombreuses. C’est l’un des mieux dotés de France, nous en sommes conscients et fiers. Mais on remarque depuis une grosse dizaine d’années que la fréquentation décroît ; fréquentation essentiellement due à de grands lecteurs. L’enjeu est donc bien de donner envie à toutes celles et tous ceux qui se sentent moins proches du livre ou moins proches des bibliothèques, avec un point fondamental autour des adolescents et des jeunes adultes – seuls 28% des 15-24 ans fréquentent les bibliothèques de Grenoble, contre 53% dans les villes de même taille. » Vendredi 22 mars, soit trois jours avant le vote de la délibération en conseil municipal, le maire de Grenoble Éric Piolle, accompagné de son adjointe aux cultures Corinne Bernard et de la directrice des bibliothèques de Grenoble Isabelle Westeel, a présenté à la presse locale les grandes lignes de son "plan lecture 2018-2025". La «

Continuer à lire

Antonio Placer : « Ce qui se passe résiste à notre compréhension »

ACTUS | Alors que la Ville de Grenoble n'a pas souhaité les reconduire à la tête du Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d'en-bas qu'ils dirigent depuis 2015, le musicien espagnol et son équipe tentent de « rétablir la vérité » sur ce dossier.

Aurélien Martinez | Mardi 12 mars 2019

Antonio Placer : « Ce qui se passe résiste à notre compréhension »

Une visite dans tous les recoins de la chapelle et de ses annexes pour prouver « l’état délabré » de la bâtisse qu’ils gèrent depuis 2015 (et qu’ils ont tenté de remettre sur pied avec les moyens du bord), puis une série de questions-réponses nourrie par de nombreux documents comptables afin de prouver leur bonne foi : la semaine dernière, Antonio Placer, directeur du Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d'en-bas, et Jean-François Carcelén, président de l'association Musiques créatives du sud, ont souhaité défendre leur bilan devant quelques journalistes. Et, surtout, « rétablir la vérité » après leur non-reconduction par la Ville de Grenoble à la tête de ce théâtre du quartier Très-Cloîtres. Car à la suite d'un nouvel appel à projets lancé l’an passé, c’est le Centre international des musiques nomades du festival Les Détours de Babel qui gérera le lieu dès septembre. « Ce qui se passe résist

Continuer à lire

Grenoble-patrimoine.fr ou comment « rencontrer l’art dans son trajet quotidien »

ESCAPADES | La Ville de Grenoble, en partenariat avec l’Office de tourisme Grenoble-Alpes, la Direction régionale des affaires culturelles et le Département de l’Isère, vient de lancer le site web Grenoble-patrimoine.fr présenté comme une plateforme de parcours dans la ville afin de valoriser le patrimoine urbain. On vous en dit plus.

Alice Colmart | Lundi 11 juin 2018

Grenoble-patrimoine.fr ou comment « rencontrer l’art dans son trajet quotidien »

« Cette plateforme a été créée pour que chacun puisse rencontrer l’art dans son trajet quotidien » : voilà comment Corinne Bernard, adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble, a présenté la plateforme Grenoble-patrimoine.fr lors de son dévoilement à la presse il y a quelques jours. Initié par la Ville, le site invite à « découvrir 220 éléments [sculptures, écoles, cimetières, musées, places...] du patrimoine culturel grenoblois » soit en créant ses visites à la carte à partir des fiches disponibles, soit en utilisant l’un des trois parcours-découvertes. Des parcours qui s’aventurent dans plusieurs quartiers et rassemblent une quarantaine d’éléments de différentes époques. Si l'on s’arrête sur les œuvres, certaines sont par exemple issues du premier symposium français de sculpture, organisé en amont des Jeux olympiques d'hiver de 1968, comme Monsieur Loyal d’Alexander Calder sur l’esplanade du Musée de Grenoble, ou encore Atome Fleur d’Étienne Hajdu dans le patio de l’Hôtel de Ville de Grenoble. D

Continuer à lire

Théâtre municipal de Grenoble : « On est au tout début de quelque chose »

ACTUS | Encore des changements du côté du Théâtre municipal de Grenoble qui va accueillir deux artistes en résidence dès la saison prochaine (Pascale Henry et Julie Desprairies). Et va véritablement clarifier la nouvelle ligne artistique qui prend forme depuis plusieurs saisons.

Aurélien Martinez | Mardi 29 mai 2018

Théâtre municipal de Grenoble : « On est au tout début de quelque chose »

Ça (se) cherche en matière culturelle du côté de la municipalité de Grenoble depuis l’élection de l’équipe Piolle en 2014. Et ça (se) cherche notamment autour de la question du Théâtre municipal, approchée d’abord timidement avant de devenir un axe de travail majeur pour la direction des affaires culturelles de la Ville et l’adjointe aux cultures Corinne Bernard. Avec deux décisions marquantes : celle, en 2015, de véritablement rattacher les deux théâtres du bout du cours Berriat (le 145 et le Poche) au Théâtre municipal (ils étaient auparavant gérés par le collectif d’artistes Tricycle, débarqué houleusement) ; et celle, qui a pris forme progressivement depuis deux saisons, de demander à l’équipe dirigeante de faire une programmation moins estampillée théâtre de boulevard privé – ce qui était le créneau de la salle depuis pas mal de temps. « Pour moi, un théâtre municipal doit remplir des missions de service public, et du coup il ne peut pas fonctionner comme un théâtre privé

Continuer à lire

PB d'or 2017 : bonus

C'était 2017... | Avec un sujet qu'on aimerait moins brûlant et une politique culturelle en devenir.

Aurélien Martinez | Mardi 19 décembre 2017

PB d'or 2017 : bonus

Le PB d’or du dossier qu’on aimerait voir se solutionner au plus vite : les bibliothèques de Grenoble Nous étions partis pour rédiger un PB d’or acerbe sur la gestion par la Ville de Grenoble du dossier de la fermeture de trois bibliothèques grenobloises annoncée en 2016 lors du dévoilement du fameux plan dit de « sauvegarde des services publics locaux ». Car si les réflexions sur la modernisation du puissant réseau grenoblois peuvent s’entendre (surtout que les usages évoluent), mélanger ça avec un plan d’économies sans mettre sur la table un réel projet (vas-y que je te les ferme ; ah puis non finalement on verra ; au fait, vous connaissez les tiers-lieux ?) est une faute politique qui a allumé la mèche d’une contestation protéiforme difficile à calmer pour les élus. Mais voilà qu’en décembre 2017, alors qu’une nouvelle directrice du réseau (Isabelle Westeel) vient de prendre son poste, le maire de Grenoble Éric Piolle et son adjointe aux cultures Corinne Bernard ont organisé une réunion publique concerna

Continuer à lire

PB d'or 2017 : spectacle vivant

C'était 2017... | Avec une nouvelle initiative passionnante et un théâtre qui change.

Aurélien Martinez | Mardi 19 décembre 2017

PB d'or 2017 : spectacle vivant

Le PB d’or de l’initiative enthousiasmante : les Grands rassemblements Fin décembre 2016, Rachid Ouramdane et Yoann Bourgeois, les deux nouveaux directeurs du Centre chorégraphique national de Grenoble, lançaient à la MC2 la première édition d’une drôle d’aventure : les Grands rassemblements, « temps partagés avec le public » construits autour de spectacles, de performances, d'ateliers, d'échanges… En envahissant deux soirs de suite tous les lieux du théâtre, des salles de spectacle aux studios en passant par le bar et le hall, les artistes qu’ils ont invités (principalement des chorégraphes et des circassiens) ont proposé un moment d’une grande intensité pour le public, qui n’avait qu’à se laisser porter par le mouvement – et s’émouvoir devant le concert de Yaël Naim avec des circassiens, l’une des plus belles choses vues ces dernières années. Logique donc que nous ayons mis en "une" du journal en mai dernier

Continuer à lire

À Ciel rouvert (ou presque)

ACTUS | Le Ciel, c’est une salle de concert grenobloise mythique, qui a fermé (temporairement) ses portes en 2015. La voilà qui rouvre le temps d’un concert : comment se fait-ce ? On en a discuté avec l’association Plege qui organise l’événement, et avec la Ville pour en savoir plus sur le futur du lieu.

Aurélien Martinez | Mardi 28 novembre 2017

À Ciel rouvert (ou presque)

Dimanche 3 décembre, les mélomanes (et les autres) pourront de nouveau pénétrer dans la petite salle (quelque 170 places assises) de concert du Ciel, close depuis deux ans suite à la fermeture de l’établissement culturel par la Ville de Grenoble pour raisons économiques – un incroyable imbroglio avait eu lieu après la baisse de subvention de la Direction régionale des affaires culturelles. Ils assisteront ainsi au live de Boy Harsher et Krogshoy organisé par Plege. Plege ? Une association grenobloise regroupant diverses entités culturelles locales ([reafførests], Gram’Off­On, MFCK Prod, la Métamorphose, le Centre d’art Bastille, le bar À l’Ouest…) qui « a été créée suite à l’annonce de la liquidation » comme nous l’a expliqué l’un de ses membres David Nicolay. « On est amoureux de ce lieu, on veut qu’il se maintienne. Le but est vraiment que le public puisse y revenir le plus vite possible. » Même s’il a d’abord fallu s’occuper d’un autre sujet : la réouverture des

Continuer à lire

Ciel, mon Théâtre municipal de Grenoble change !

Politique culturelle | Depuis deux saisons, un vent d’air frais souffle du côté du Théâtre municipal de Grenoble. Finies (en partie) les pièces de boulevard bourrées de stars désuètes ; bonjour les spectacles décalés qu’on ne voyait pas assez dans les autres salles de l’agglo. Et si ce Théâtre municipal qui, au passage, fêtera ses 250 ans l’an prochain, était le nouveau lieu hype à Grenoble ?

Aurélien Martinez | Mardi 12 septembre 2017

Ciel, mon Théâtre municipal de Grenoble change !

Au Petit Bulletin, nous avons au fond d’un bureau des boîtes bourrées d’anciennes plaquettes de saison, ce qui nous permet de mesurer concrètement les changements au fil des ans dans les différentes salles de spectacle de l’agglo. Et quand on se penche sur le cas du Théâtre municipal de Grenoble, on se rend compte qu’ils sont énormes en comparant le programme 2017/2018 à celui, pioché au pif, de 2011/2012. Il y a six ans, on était principalement sur des vaudevilles, classiques ou contemporaines, bourrées de têtes d’affiche vues à la télé – Thierry Lhermitte, Josiane Balasko, Claude Brasseur, Patrick Chesnais, Isabelle Mergault, Roland Giraud, Martin Lamotte ou encore Jean-François Balmer. Oui, tout ce beau monde en une seule saison, ce qui plaisait beaucoup à un certain public – qu’on ne prendra pas le risque de qualifier pour ne vexer personne ! Aujourd’hui, si on croise encore quelques noms connus ici et là (Martin Lamotte, Bruno Solo et Barbara Schulz seront les prochains mois sur les planches de la rue Hector-Berlioz), on se trouve face à une programmation plus variée, et surtout plus risquée, avec des propositions audacieuses qui donnent

Continuer à lire

Bibliothèques à Grenoble : où en sommes-nous ?

ACTUS | Voilà un an que les conseils municipaux sont l’occasion pour le collectif "Bibliothécaires de Grenoble en lutte" ainsi que celui d’habitants "Touchez (...)

Jean-Baptiste Auduc | Jeudi 25 mai 2017

Bibliothèques à Grenoble : où en sommes-nous ?

Voilà un an que les conseils municipaux sont l’occasion pour le collectif "Bibliothécaires de Grenoble en lutte" ainsi que celui d’habitants "Touchez pas à nos bibliothèques" d’essayer de discuter avec la municipalité suite à la fermeture annoncée en juin 2016 de trois bibliothèques (Alliance, Hauquelin et Prémol). C’est chose faite avec leur intervention en conseil, le lundi 22 mai. "Touchez pas à nos bibliothèques" a pu s’exprimer dans le cadre du dispositif municipal d’interpellation citoyenne, puisqu’il a rassemblé plus de 2000 signatures dans une pétition. Le mot d’ordre des habitants : « ne pas abandonner la lecture publique dans les quartiers

Continuer à lire

Le Conservatoire de Grenoble passe en mode solidaire

Politique culturelle | La Ville de Grenoble a organisé une conférence de presse pour détailler les mesures qu'elle compte mettre en place dès la rentrée prochaine. On y était.

Nicolas Joly | Mardi 23 mai 2017

Le Conservatoire de Grenoble passe en mode solidaire

« Ce n’est pas encore voté, mais nous allons le présenter au conseil municipal ce lundi » annonçait fièrement Corinne Bernard, adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble, le jeudi 18 mai en conférence de presse. De quoi parlait-elle ? Du projet de la municipalité d’expérimenter de nouveaux coûts de scolarité « solidaires » au conservatoire. À compter de septembre, quinze candidats seront sélectionnés pour bénéficier d’une bourse d’études qui leur permettra de rejoindre les 1 802 élèves actuellement en formation. Elle couvrira les frais d’inscription, mais également le coût des fournitures, le prêt de matériel, un abonnement aux transports en commun et cinq places de spectacles. Seuls les enfants issus de familles dont le quotient familial est inférieur à 900 euros pourront candidater à cette bourse. « La motivation du demandeur sera également prise en compte par le jury qui examinera les candidatures. » Outre ladite bourse, le Conservatoire de Grenoble souhaite également mettre en place un dispositif « passerelle ». Il s’agit d’une démarche visant à promouvoir l’enseignement du conservatoire dans les quartiers populaires,

Continuer à lire

Grenoble : un contrat municipal pour parler à la culture

ACTUS | Après les coupures du fameux "plan de sauvegarde" (comme l’annonce de la fermeture de certaines bibliothèques), Corinne Bernard, adjointe aux cultures à la Ville de Grenoble, tente de reprendre la main. Lors du conseil municipal du lundi 6 février, elle a présenté une délibération-cadre dans le but de dévoiler, à mi-mandat, les grandes directions de la politique culturelle de l’équipe Piolle. Décryptage du document.

Jean-Baptiste Auduc | Lundi 13 février 2017

Grenoble : un contrat municipal pour parler à la culture

Devant l’Hôtel de Ville de Grenoble, avant le conseil municipal, le cérémonial se poursuit mois après mois. Des colonnes de policiers filtrent les entrées. En face, des manifestants luttent, entre autres, pour garder les bibliothèques ouvertes. Le dialogue semble en panne entre la culture et Grenoble ? L’équipe municipale veut le relancer. « La culture est un enjeu symbolique : il y a des débats, des combats autour de cela » euphémise le maire Éric Piolle le lundi 6 février avant la présentation par l’adjointe aux cultures d’une délibération-cadre censée calmer les esprits. Celle-ci a pour but de donner (à la suite des délibérations de juillet 2014 et septembre 2016) les grandes orientations en matière de culture – le deuxième budget de la Ville. Deux termes y reviennent : la clarté et l’indépendance. Pour ce dernier mot, cela passe par une déclaration d’intention : « la Ville soutient les artistes dans leur indépendance et leur liberté » lit-on dans le document. D’accord. Joint à la délibération, un recueil de 69 pages (« Modalités d’accompagnements ») essaie

Continuer à lire

Culture sous haute surveillance politique

politique culturelle | Fini le temps où les politiques culturelles étaient construites main dans la main avec les artistes et les professionnels ? Aujourd’hui, les élus semblent de plus en plus vouloir se réapproprier ce secteur avec, parfois, des méthodes abruptes et des arguments spécieux – ah, le fameux mot élitisme mis à toutes les sauces. Retour sur les derniers faits en date, notamment à Seyssinet-Pariset.

Jean-Baptiste Auduc | Lundi 31 octobre 2016

Culture sous haute surveillance politique

« On n’a pas très envie de revenir sur ce sujet. » Voilà ce qu’on nous répond à l’Ilyade de Seyssinet-Pariset lorsqu'on cherche à joindre l’équipe pour évoquer les difficultés qu’elle rencontre avec la mairie (de droite) et l’adjoint à la culture Frédéric Battin. Retour en mars 2016. La directrice de la salle de spectacle, Noémi Duez, boucle sa programmation pour la prochaine saison. Mais juste avant le dévoilement de celle-ci, la mairie lui demande un changement : sur les 17 spectacles prévus, un va devoir disparaître de la plaquette. Ce sera Vous reprendrez bien une petite danse, pièce de danse contemporaine présentant des personnes âgées. Comme l’Ilyade est une salle municipale (ce qui est le cas de nombreuses autres dans l’agglo), l’élu à la culture dispose d’un droit de regard. « Je me dois de donner une couleur à la programmation. Il nous a semblé que ce spectacle était celui qui correspondait le moins à ce que nous voulions pour l’Ilyade. » La programmation est pourtant un travail en soi, confié à la directrice et son équipe. Alors pourquoi cette décision, justifiée entre autr

Continuer à lire

Panorama de rentrée : quoi de neuf cette saison ?

Saison 2016 / 2017 | De nouvelles têtes, des changements, un drôle de projet...

Aurélien Martinez | Mardi 13 septembre 2016

Panorama de rentrée : quoi de neuf cette saison ?

Des changements côté salles... De la danse en rassemblement à la MC2 Depuis le début d’année, le Centre chorégraphique national de Grenoble est dirigé par Yoann Bourgeois et Rachid Ouramdane (photo), qui ont ainsi pris la suite de l’emblématique Jean-Claude Gallotta. Un CCNG deuxième génération qui proposera cette saison deux événements atypiques à la MC2, un fin décembre et un autre fin mai : Le Grand Rassemblement. Des temps forts autour de la danse (mais pas que) qui sont en train d’être dessinés, et qui donnent très envie au vu des infos que l’on a pu glaner ici et là – pas mal d’invités, des spectacles phares… Deux nouvelles têtes Deux équipements culturels de l’agglo ont récemment changé de direction. À la Faïencerie de La Tronche, Céline Sabatier, venue du Coléo de Pontcharra, a remplacé Élisabeth Mathieu partie à la retraite. Au Pa

Continuer à lire

Théâtres 145 et Poche : Tricycle va remettre les clés à la Ville

ACTUS | Rendez-vous le mercredi 31 août à 11h30 devant l’hôtel de Ville de Grenoble, à l'invitation du collectif débarqué des deux théâtres du bout du cours Berriat.

Aurélien Martinez | Vendredi 26 août 2016

Théâtres 145 et Poche : Tricycle va remettre les clés à la Ville

C’était le feuilleton de la saison dernière, dont le dernier acte (ou pas, l'avenir nous le dira) aura lieu mercredi 31 août. « Après la suppression brutale de notre subvention, la convention de Tricycle avec la Ville de Grenoble prend fin. La municipalité dirigée par Éric Piolle, plusieurs fois interpellée, a refusé tout dialogue autour de notre projet et a décidé de municipaliser les Théâtre 145 et Théâtre de Poche jusqu’alors sous la responsabilité du collectif artistique » écrit Tricycle dans un dernier mail qui dénonce également le licenciement des deux salariés de l’association « sans aucune proposition de reclassement ». « Nous proposons à toutes celles et ceux qui pensent qu’une autre politique culturelle est possible de venir le mercredi 31 août à 11h30 sur le parvis de la mairie de Grenoble pour une remise symbolique des clés des deux théâtres. » Deux théâtres qui, on le rappelle, sont maintenant

Continuer à lire

Éric Piolle et Corinne Bernard répondent à Joël Pommerat

ACTUS | Le jeudi 2 juin, le quotidien Libération publiait une tribune du metteur en scène Joël Pommerat baptisée « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle ». Un (...)

Aurélien Martinez | Lundi 13 juin 2016

Éric Piolle et Corinne Bernard répondent à Joël Pommerat

Le jeudi 2 juin, le quotidien Libération publiait une tribune du metteur en scène Joël Pommerat baptisée « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle ». Un texte qui avait fait grand bruit à Grenoble. On attendait donc la réponse du maire de Grenoble Éric Piolle et de son adjointe aux cultures Corinne Bernard, directement visés par le metteur en scène. C’est chose faite depuis ce dimanche 12 juin (même si Éric Piolle s’était rapidement exprimé le 3 juin sur France Culture), avec une tribune là aussi publiée par Libération et intitulée « À Grenoble, une culture ni populiste ni libérale ». Les deux élus reviennent notamment sur les dossiers polémiques – la MC2, les Musiciens du Louvre, le Tricycle, le Ciel – évoqués par Pommerat. On vous laisse

Continuer à lire

Jean-Paul Angot : « Un théâtre sans artistes est un astre mort »

Tribune | Alors que la Ville de Grenoble a annoncé une baisse de 6% de la subvention de la MC2, plus grande scène nationale de France, son directeur Jean-Paul Angot nous a envoyé cette tribune. Où il est question du public, des artistes mais aussi de politique culturelle métropolitaine.

Jean-Paul Angot, directeur de la MC2 | Mardi 14 juin 2016

Jean-Paul Angot : « Un théâtre sans artistes est un astre mort »

Samedi 11 juin, la saison 15/16 de la MC2 s'est conclue avec la dernière représentation de À Ố Làng Phố, merveilleux spectacle circassien vietnamien. Tout au long de la saison, des spectateurs fidèles ou occasionnels sont venus sur le site de la rue Paul-Claudel ou chez nos partenaires du département, soit à nouveau plus de 100 000 entrées. Ils viennent attirés probablement par la diversité des propositions mais aussi par l'inlassable travail d'action culturelle que nous menons en direction du public. Ce public ne se constitue pas en un jour, il se renouvelle en permanence (35% chaque saison). Ce ne sont donc pas toujours les mêmes et nous nous en réjouissons car cela nous laisse un vaste travail que nous partageons d'ailleurs avec toutes les salles de notre Métropole. Tout au long de la saison, nous avons aussi permis que naissent ici des spectacles que nous produisons et qui ensuite sillonnent le territoire français et même au-delà. Des "créations" comme nous les désignons dans notre langage. Ce beau mot de création porte en lui à la fois espoir, audace et risque. C'est l'un des piliers de l'activité de notre Scène Nationale et c'est pour cela qu

Continuer à lire

La Ville de Grenoble va fermer trois bibliothèques

ACTUS | Jeudi 9 juin, Éric Piolle et plusieurs de ses élus ont annoncé publiquement les contours de leur plan dit de « sauvegarde des services publics locaux ». Son but ? Faire des économies, dans tous les domaines.

Jean-Baptiste Auduc | Vendredi 10 juin 2016

La Ville de Grenoble va fermer trois bibliothèques

L’heure est grave. Une bonne partie des élus de la Ville de Grenoble est réunie au douzième étage de la mairie. Corinne Bernard, adjointe aux cultures, a les traits tirés lorsqu’elle annonce les conséquences sur sa délégation du « plan de sauvegarde des services publics locaux ». Certes, les baisses de subventions aux associations culturelles, c’est fini assure l’élue. Mais pas les baisses de financements, tous secteurs confondus – action sociale, petite enfance, accueil des usagers, culture… Objectif : économiser 14 millions d’euros sur les deux prochaines années. Un « plan de refondation » dévoilé à la presse ce jeudi 9 juin qui n’épargne donc pas la culture, domaine qui va faire les frais de cette « frugalité » volontaire. Une des décisions les plus marquantes : le réseau de bibliothèques va être affecté. Trois d’entre elles (sur les quatorze), « les plus petites », vont fermer –

Continuer à lire

Politique culturelle : Pommerat attaque la Ville de Grenoble

ACTUS | Le metteur en scène qui vient de présenter son fabuleux "Ça ira (1) Fin de Louis" à la MC2 (c'était notre une du numéro du 18 mai) publie une tribune dans le quotidien "Libération". Son titre ? « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle ». L'action du maire Éric Piolle et de son adjointe aux cultures Corinne Bernard est directement visée.

Aurélien Martinez | Jeudi 2 juin 2016

Politique culturelle : Pommerat attaque la Ville de Grenoble

Son spectacle Ça ira (1) Fin de Louis, tout juste présenté à Grenoble (et tout juste "molièrisé"), est d'une intelligence folle. L'homme l'est également, comme on peut s'en rendre compte depuis vingt-cinq ans avec ses textes ciselés et ses créations percutantes auscultant le monde d'aujourd'hui comme celui d'hier (la Révolution française dans Ça ira). Alors quand il prend la parole sur la situation grenobloise, et plus particulièrement sur la politique culturelle menée par l'équipe Piolle aux commandes de la Ville depuis deux ans, c'est forcément avec un long texte argumenté (sur les Musiciens du Louvre, sur

Continuer à lire

Musique : vers une fermeture du Ciel ?

ACTUS | L'avenir de la petite salle de concert grenobloise semble plus que compromis. On fait le point pour essayer d'y voir plus clair.

Aurélien Martinez | Lundi 30 mai 2016

Musique : vers une fermeture du Ciel ?

Après une fin de saison compliquée l’an passé (et l’arrêt de la programmation), tout semblait se solutionner du côté du Ciel, petite salle de concert grenobloise. « Ça y est, on a des bonnes nouvelles ! Au 1er juin, la convention smac ["scène de musiques actuelles"] sera effective pour le Ciel et la Belle électrique, et tout le monde est avec nous – État, région, département » nous déclarait il y a deux mois Corinne Bernard, ajointe aux cultures de la Ville de Grenoble – le Ciel et ses studios de résidence, répétition et enregistrement devaient ainsi répondre à une partie du cahier des charges du label, sachant que la poursuite d’un volet programmation était aussi envisagée. Mais ça c’était avant comme dirait la pub. Car l’entente entre les tutelles publiques n’est pas au si beau fixe que ça, la région et l’État ne répondant plus selon Corinne Bernard, sans doute en signe de rétorsion contre la politique menée par la Ville de Grenoble selon l’opposition municipale et pas mal d’observateurs. Du coup,

Continuer à lire

MC2 : la Ville de Grenoble baisse sa subvention de 6%

ACTUS | Le bruit courrait depuis quelque temps, des couloirs de l’Hôtel de Ville à ceux du conseil d’administration de la MC2 : le maire de Grenoble Éric Piolle et son équipe vont baisser de 100 000 € la subvention de la fameuse scène nationale grenobloise. L’annonce a été officialisée mi-avril. On fait le point avec les infos que l’on a.

Aurélien Martinez | Mardi 26 avril 2016

MC2 : la Ville de Grenoble baisse sa subvention de 6%

Depuis le mardi 12 avril, en mairie, c’est silence radio, malgré nos appels directs au cabinet du maire. Pareil à la MC2, où personne dans l’équipe de direction ne veut commenter pour l’instant cette décision. On souhaitait pourtant simplement recueillir des réactions à l’annonce faite par le maire de Grenoble Éric Piolle lors d’un conseil d’administration extraordinaire de la MC2 : la Ville va baisser la subvention de l’équipement de 104 286 €, soit 6% sur les 1 758 962 € alloués en 2015. Un chiffre rendu public par Jérôme Safar, élu socialiste d’opposition et accessoirement « administrateur élu de la MC2 » qui, du coup, monte au front sur ce dossier. Cette baisse, envisagée en mairie depuis quelques mois, va forcément impacter sur les prochaines saisons de l’établissement public de coopération culturelle (c’est son statut juridique), surtout que la région nouvellement présidée par Laurent Wauquiez va elle aussi diminuer sa contribution de 6%, contribution qui était de presque 500 000 € en 2015. Florence Verney-Carron, vice-présiden

Continuer à lire

Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

ACTUS | En complément de la grande interview d’Éric Piolle et Corinne Bernard, zoom sur quatre sujets qui occupent en ce moment l’adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 5 avril 2016

Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

Le Ciel / la Belle électrique Le contexte : Depuis l’arrivée de la Belle électrique en janvier 2015, la Ville repense son maillage de salles de concert. Et souhaite que cette dernière obtienne le prestigieux label "scène de musiques actuelles" avec le Ciel, petite salle située près de la place de Verdun qui se trouve en difficulté aujourd’hui faute à une baisse de subvention de la part de l’État. Corinne Bernard : « Ça y est, on a des bonnes nouvelles ! Au 1er juin, la convention smac sera effective pour les deux lieux, et tout le monde est avec nous – État, région, département. » Sur le Ciel : « La salle est utilisée 220 jours par an, on a 9 studios : il faut qu’on aille encore plus loin sur la répétition et la formation. C’est un lieu en centre-ville qui ne génère aucune nuisance sonore, on peut l’ouvrir H 24 avec un petit peu d’investissement – et c’est prévu. C’est un bijou bien caché : va juste falloir qu’on mette la lumière et qu’on dise que c’e

Continuer à lire

Éric Piolle et Corinne Bernard : « Si ça frotte, c’est peut-être qu’on est au bon endroit »

ACTUS | « Oui, on aime la culture » nous déclarait en 2014, juste après la victoire d’Éric Piolle à la mairie de Grenoble, Corinne Bernard, nouvelle adjointe aux cultures de la Ville. Elle répondait ainsi aux inquiétudes soulevées par l’arrivée au pouvoir de cette équipe à la base peu diserte sur la politique culturelle qu’elle souhaitait mettre en place. Deux ans plus tard, les relations entre le monde de la culture et l’équipe municipale ne sont pas au beau fixe, entre incompréhension et défiance. On a du coup sollicité Éric Piolle et Corinne Bernard pour parler avec eux de tout ça. Ils ont accepté. Magnéto.

Aurélien Martinez | Mardi 5 avril 2016

Éric Piolle et Corinne Bernard : « Si ça frotte, c’est peut-être qu’on est au bon endroit »

Depuis votre victoire en mars 2014, les tensions avec le milieu culturel s’amplifient, comme on a pu le constater en septembre dernier lors d’un Chantier des cultures houleux… Éric Piolle : Il y a toujours un besoin de rencontre et de débat autour la chose culturelle, c’est normal. Et ce débat passe forcément par des moments de tension d’abord parce qu’il y a une histoire de vivacité culturelle à Grenoble, et aussi parce que, partout en France, le modèle culturel change. On a vécu une grande époque Malraux, une grande époque Lang, finalement on amorce un peu partout ce qui va suivre… Corinne Bernard : À notre arrivée en 2014, il y a eu de notre part une envie de se rencontrer, de se voir tous ensemble : c’était la proposition du Chantier des cultures [des moments ouverts à tous les citoyens – NDLR]. Pour affiner nos axes culturels, travailler sur des propositions plus précises – l’art dans l’espace public, la place des usagers, des spectateurs, des acteurs… On a finalement vu que cette forme n’était pas sat

Continuer à lire

PB d'or 2015 : bonus

ACTUS | Cette année à Grenoble, on a notamment eu droit à de la politique culturelle difficile à suivre et de l'art contemporain dans la tourmente.

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : bonus

Le PB d’or du truc qu’on regarde d’un œil depuis longtemps sans toujours vraiment comprendre ce que c’est : la politique culturelle de la Ville de Grenoble Bon, on ne va pas encore tirer sur l’ambulance, mais quand même… On a pourtant essayé de comprendre, on est allés à tous les "chantiers de la culture" organisés par la mairie, on a disséqué toutes les paroles publiques du maire Éric Piolle et, surtout, de son adjointe aux cultures Corinne Bernard… Pourtant, rien n’y fait, on ne comprend toujours pas où ils veulent aller quand ils parlent de culture – la chasse aux gros ? le local à tout prix ? la culture jugée élitiste à la poubelle ? (oui, on se pose les mêmes questions que l’an passé). Et on n’est visiblement pas les seuls, le milieu culturel grenoblois, qui avait énormément soutenu Éric Piolle pendant la campagne des municipales de 2014, semblant lui aussi de plus en plus remonté après diverses décisions municipales abruptes – comme

Continuer à lire

Grenoble : une pétition nationale contre « la liquidation programmée du Tricycle »

ACTUS | Les signataires, dont pas mal de grands noms du spectacle vivant et de la culture en France (Olivier Py, Maguy Marin, Anne Alvaro...), s’opposent à la décision du maire Éric Piolle et de son équipe de reprendre le Théâtre 145 et le Théâtre de poche en régie directe.

Aurélien Martinez | Mercredi 9 décembre 2015

Grenoble : une pétition nationale contre « la liquidation programmée du Tricycle »

On avait évoqué en octobre la décision de la Ville de Grenoble d’arrêter l’aventure Tricycle, du nom du collectif d’artistes qui gère le Théâtre 145 et le Théâtre de poche ; le projet municipal étant de reprendre les deux lieux en régie directe au sein d'un ensemble plus vaste incluant le Théâtre municipal de Grenoble (tout est résumé ici). Un dossier symbolisant la rupture entre la Ville et beaucoup d'artistes grenoblois. Une pétition vient d’être lancée pour s’opposer à « cette décision brutale ». Extrait : « Le légitime souci de "la culture pour tous" est, hélas, devenu l’alibi populiste pour refuser de penser et de considérer les spécificités de l’art et de la fa

Continuer à lire

La Ville sort le Tricycle du Théâtre 145 et du Poche

ACTUS | Depuis quatre ans, le Théâtre 145 et le Théâtre de poche sont gérés par un collectif d’artistes (baptisé Tricycle) dont le cœur du projet est la création théâtrale contemporaine locale. Une aventure qui pourrait s’arrêter à la fin de la saison, la Ville de Grenoble ayant décidé de reprendre en régie directe ces deux lieux lui appartenant, pour les inscrire dans un ensemble plus vaste. On fait le point. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 12 octobre 2015

La Ville sort le Tricycle du Théâtre 145 et du Poche

Ces derniers mois, on entendait pas mal de bruits sur l’avenir incertain du Tricycle, ce collectif d’artistes gérant depuis 2011 le Théâtre 145 et le Théâtre de poche dans le but « d’encourager la création de spectacles à travers des résidences d’artistes ». Est-ce que l’équipe Piolle voulait poursuivre ce projet lancé par l’équipe Destot, projet que l’adjointe aux cultures Corinne Bernard avait même loué dans nos colonnes en arrivant aux affaires – « Il y a 88 compagnies de spectacle vivant à Grenoble, et une dizaine de lieux. Doit-on continuer à donner les clés à un seul artiste ? Sur cette question, l’expérimentation du Tricycle est tellement bonne qu’il faut peut-être continuer comme ça. » Ça c’était en septembre 2014. Depuis, le collectif a eu peu de contacts avec la nouvelle municipalité malgré leurs nombreuses demandes. La dernière présentation de saison s’est dér

Continuer à lire

La Batook lance la saison du Théâtre de Grenoble

CONNAITRE | Pour l'ouverture de saison prévue samedi 19 septembre, les Grenoblois de La Batook investiront la place Saint-André avec leur spectacle "La Fille de l'air".

Aurélien Martinez | Mardi 15 septembre 2015

La Batook lance la saison du Théâtre de Grenoble

Septembre est donc le mois des ouvertures de saison. Ça continue cette semaine avec plusieurs salles de l'agglo. On s'intéressera ici au Théâtre municipal de Grenoble qui, cette année, on le rappelle aux oublieux, change complètement d'orientation en délaissant les têtes d'affiche vaudevillesques et comiques qui faisaient sa réputation pour se recentrer sur les compagnies locales comme l'avait demandé l'an passé la mairie à la directrice des lieux (oui, cette phrase est très longue). La preuve du coup ce samedi avec une journée en deux temps. Elle débutera carrément à l'extérieur du théâtre avec les Grenoblois de La Batook, qui se définissent comme un « orchestre amateur de percussions brésiliennes ». Si nous n'avons pas vu leur Fille de l'air qu'ils donneront sur la place Saint-André (une histoire de mariée disparue que des musiciens et danseuses doivent retrouver), on peut néanmoins dire qu'à chaque fois que nous avons croisé la route de La Batook, c'était toujours énergique, sonore, entraînant et dansant ! Une intro idéale pour continuer ensuite dans les murs du théâtre avec, cette fois-c

Continuer à lire

Du changement au Théâtre municipal de Grenoble

ACTUS | Ça bouge fortement du côté du Théâtre de Grenoble, la nouvelle municipalité ayant décidé d'orienter le projet différemment. Du coup, la saison prochaine, on verra beaucoup moins de boulevard, et beaucoup plus de compagnies locales.

Aurélien Martinez | Mardi 9 juin 2015

Du changement au Théâtre municipal de Grenoble

« 2015 / 2016 est une saison de transition, première esquisse du futur projet d’établissement qui sera mis en avant dès la saison 2016 / 2017. » Corinne Bernard, adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble, explique clairement dans l’édito de la nouvelle plaquette du Théâtre de Grenoble ce que la municipalité souhaite faire du lieu. En gros, beaucoup moins de théâtre de boulevard et d’humoristes, et plus de troupes de théâtre grenobloises. La saison prochaine, on croisera donc une dizaine de locaux (Serge Papagalli, Jean-Vincent Brisa, Jean-Marc Galéra, Alain Bertrand, le Vox International Théâtre de Guillaume Paul, l’Atelier de Benjamin Moreau, le Théâtre du réel d’Yves Doncque, Les 7 familles d’Emmanuèle Amiell, LaTroup’Ment, les Zinzins, Les Barbarins fourchus…) avec, saison de transition oblige, pas mal de spectacles déjà vus ici et là. À voir si ce changement plaira au public traditionnel, à qui il reste quand mê

Continuer à lire

Corinne Bernard en interview dans "Ça Discute"

ACTUS | Chaque mois, sur la radio RCF Isère, trois journalistes-animateurs réalisent une émission culturelle où, accompagnés épisodiquement d’autres journalistes (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 4 février 2015

Corinne Bernard en interview dans

Chaque mois, sur la radio RCF Isère, trois journalistes-animateurs réalisent une émission culturelle où, accompagnés épisodiquement d’autres journalistes grenoblois (dont certains du Petit Bulletin), ils reviennent sur les temps forts spectacle vivant et expo du mois écoulé. Et proposent ensuite un temps d’échange avec un invité. Après Aurélien Villard de la compagnie des Gentils ou Christiane Blaise du Pacifique, c’est Corinne Bernard, élue aux cultures de la Ville de Grenoble, qui a joué le jeu. Elle est notamment revenue sur les dossiers en cours, comme celui des Musiciens du Louvre ; et a plus largement parlé de la politique culturelle de la nouvelle municipalité (à partir de 34 minutes).

Continuer à lire

Award 2014 bonus

ACTUS | L’award de l’élue sympa : Corinne Bernard On l’a croisée plusieurs fois (notamment en septembre pour un grand entretien) : oui, Corinne (...)

Aurélien Martinez | Mardi 23 décembre 2014

Award 2014 bonus

L’award de l’élue sympa : Corinne Bernard On l’a croisée plusieurs fois (notamment en septembre pour un grand entretien) : oui, Corinne Bernard, la nouvelle adjointe « aux cultures » de la Ville de Grenoble arrivée aux affaires suite à l’élection d’Éric Piolle en mars dernier, est on ne peut plus sympathique. Bon, par contre, pour ce qui est de la politique culturelle de cette nouvelle équipe, c’est plutôt flou. Si des questions légitimes sont posées (le projet de certains lieux emblématiques comme le théâtre municipal, la répartition des subventions, la place de l’émergence…), pour l’instant, on n’arrive pas vraiment à déceler la ligne directrice de tout ça – la chasse aux gros ? le local à tout prix ? la culture jugée élitiste à la poubelle ? Puis franchement, le mot culture au pluriel dans l’intitulé de la délégation, ça sert vraiment à quelque chose ? Mais comme au PB on est très optimistes, et qu’un coup de pied dans la fourmilière peut avoir du bon s’il n’est pas administré en mo

Continuer à lire

En bref

ACTUS | Quoi de neuf ? Du côté de la mairie Début septembre, nous avions rencontré Corinne Bernard, nouvelle adjointe aux cultures de Grenoble, pour causer avec (...)

Aurélien Martinez | Mardi 30 septembre 2014

En bref

Quoi de neuf ? Du côté de la mairie Début septembre, nous avions rencontré Corinne Bernard, nouvelle adjointe aux cultures de Grenoble, pour causer avec elle de la future politique culturelle de la municipalité. On avait publié l’intégralité de l’interview, en gardant seulement sous le coude les questions relatives aux arts plastiques. Les voici ! Sur la demande du directeur du Musée de Grenoble quant à la construction d’une nouvelle aile dédiée au XXIe siècle, l’élue l’entend mais assure que si ça se fait, ce sera au niveau de la communauté d’agglo – donc pas tout de suite vu que la compétence culturelle de la Métro n’est toujours pas actée! Corinne Bernard explique aussi réfléchir avec le musée à des résidences d’artistes – « notre équipe est plus sur l’aide aux artistes vivants ». Sur les artistes vivants grenoblois justement, elle assure qu

Continuer à lire

Les bâtisseurs d'avenir

SCENES | Alors que sera lancée jeudi soir la quatrième saison du Tricycle, on s’est une fois de plus penchés sur ce projet audacieux qui demande néanmoins toujours d’être expliqué. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 16 septembre 2014

Les bâtisseurs d'avenir

« Trois ans déjà » comme l’écrit Gilles Arbona, l’un des artistes à la tête du collectif Tricycle, dans l’édito de la nouvelle plaquette. Trois ans pendant lesquels l’idée d’un théâtre (ou plutôt de deux – le 145 et le Poche) dédié à la création théâtrale s’est affinée. Depuis, l’équipe aux commandes s’est dotée d’un projet spécifiant ses missions – il est disponible en fin de plaquette. Hélène Gratet, autre membre du collectif (aux côtés de figures grenobloises variées comme Serge Papagalli, Grégory Faive, Bernard Falconnet...) nous le résume : « On est partis des trois premières années d’expérience. On a commencé à le mettre en place cette saison, autour de trois axes forts : l’expérimentation, les écritures contemporaines et la pluralité des esthétiques. » Avec toujours un principe : faire de la création en aidant les artistes qui, sans l’aide du Tricycle, ne pourraient pas montrer leur travail – d’où l’absence de grosses têtes d’affiche, même locales, dans la programmation. Pour info, le collectif

Continuer à lire

Corinne Bernard : « Oui, on aime la culture ! »

ACTUS | En mars dernier, l’écolo Éric Piolle, à la tête d’une grande coalition de gauche, remportait l'élection municipale grenobloise contre Jérôme Safar, le dauphin du socialiste Michel Destot. Une toute nouvelle équipe est arrivée aux manettes dans la foulée, avec une volonté de changement clairement affichée. Qu’en est-il dans le domaine culturel, qui n’était pas le mieux maîtrisé par Éric Piolle pendant la campagne ? Pour le savoir, rencontre avec Corinne Bernard, nouvelle adjointe à la culture – pardon, « aux cultures ». Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 9 septembre 2014

Corinne Bernard : « Oui, on aime la culture ! »

Vous êtes la nouvelle adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Pouvez-vous vous présenter ? Corinne Bernard : J’ai 44 ans. J’habite à Grenoble depuis peu de temps. Je suis entrée en politique en 2010, à Europe Écologie les Verts, via le syndicalisme. Je suis toujours chef de gare à Clelles [sud de l’Isère], mais en congé sans solde compte tenu de mes nouvelles fonctions d’élue. Comment s’est passée votre prise de fonction ? Suite au choix effectué par les Grenoblois, quand on a dû composer l’équipe, ça a d’abord été un peu compliqué. Étant conseillère régionale depuis 2010 et vice présidente de la commission culture, j’avais cette petite envie de la délégation culture qui a pu se formaliser puisque nous n’étions pas non plus 42 à la vouloir ! Dès ma prise de fonction, j’ai été très sollicitée – ça ne s’est pas vraiment calmé. Les premiers mois, j’avais l’impression d’être un médecin généraliste confronté à une épidémie de grippe : dès qu’une personne sortait de mon bureau, une autre entrait ! Sachant que je m’étais donné comme objectif de dire oui à tout le monde, de visiter tous les lieux

Continuer à lire

En route vers 2014 / 2015

ACTUS | Deuxième épisode (sur quatre) de notre série d’articles consacrés à ce que l’on découvrira la saison prochaine sur les différentes scènes de l’agglo. Avec cette semaine le Théâtre municipal de Grenoble, l’Heure bleue de Saint-Martin-d’Hères et l’Amphithéâtre de Pont-de-Claix. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 10 juin 2014

En route vers 2014 / 2015

Le Théâtre municipal de Grenoble 2014 / 2015 sera une année dans la parfaite continuité des précédentes élaborées par la directrice Evelyne Augier-Serive, entre grands noms, humoristes stars, textes d’auteurs, vaudevilles et créations plus atypiques. Dans ce flot de propositions, côté rire, on retient la venue de l’efficace Troupe à Palmade avec le spectacle L’Entreprise, le retour de Marianne James sur scène avec un nouveau personnage baptisé Miss Carpenter, ou encore le rendez-vous avec le Dauphinois Serge Papagalli (La Santé par les plantes, sur les fameux Maudru). Côté répertoire, nous intriguent la mise en scène de La Tempête de Shakespeare par Christophe Lidon avec l’excellent Claude Rich, celle de L’Avare de Molière par Jean-Louis Martinelli avec Jacques Weber, et surtout Le Misanthrope (encore Molière) revu et corrigé par l’excellentissime Michel Fau, avec au casting Julie Depardieu et la trop rare Édith Scob.

Continuer à lire

Chansons de gestes

MUSIQUES | Un énième festival de chanson ? Mouais... Sauf que celui du Tricycle, qui aura lieu du vendredi 7 au samedi 15 décembre au Théâtre de poche et au Théâtre 145, (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 28 novembre 2012

Chansons de gestes

Un énième festival de chanson ? Mouais... Sauf que celui du Tricycle, qui aura lieu du vendredi 7 au samedi 15 décembre au Théâtre de poche et au Théâtre 145, s’intitule Chants libres. Et, surtout, est sous-titré « un espace théâtral dédié à la chanson à voir ». Comprendre par là que les artistes qui pousseront la chansonnette sont avant tout des hommes et des femmes de théâtre, ce qui produira un léger décalage fort appréciable. Le premier soir, on découvrira ainsi Gueules de nuit, spectacle où trois comédiennes interprètent Barbara. Plus tard, les trublions Oskar et Viktor (photo), et leur approche décomplexée du répertoire français, seront de la partie. Et l’on assistera avec plaisir à une nouvelle représentation du maintenant incontournable Disque usé, cabaret déglingué porté par trois « chatoyantes » hautes

Continuer à lire

Sacrée Marie-Christine !

SCENES | On vous en parlait dans notre Panorama de rentrée consacré au spectacle vivant : le Tricycle, soit l’ensemble comprenant le Théâtre 145 et le Théâtre de (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 21 septembre 2012

Sacrée Marie-Christine !

On vous en parlait dans notre Panorama de rentrée consacré au spectacle vivant : le Tricycle, soit l’ensemble comprenant le Théâtre 145 et le Théâtre de Poche, va entamer sa deuxième année d’exercice, après une première en dents de scie – le collectif à la tête du projet le reconnaît aisément. L’ouverture de saison de ce week-end s’apparente donc à un premier test. Pour le réussir, l’équipe a choisi de confier la difficile tâche du spectacle inaugural à la jeune comédienne grenobloise Émilie Geymond, qui présentera son solo Un petit moment en compagnie de Marie-Christine Duval. Soit une dame d’un certain âge qui arrive sur le plateau par hasard, et qui ne le quittera plus quarante-cinq minutes durant. On a pu assister à une générale la semaine dernière : malgré le nombre restreint de spectateurs dans la salle, la rencontre entre Marie-Ch

Continuer à lire

Qui se cherche se trouve ?

SCENES | En décembre dernier, nous décernions un award du lieu qui se cherche au Tricycle, le collectif d’artistes locaux qui, poussé par la mairie, reprenait le Théâtre 145 et le Théâtre de Poche. Alors que l’équipe aux commandes va entamer sa deuxième saison, a-t-elle affiné son projet ? Il semblerait que oui... Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 10 septembre 2012

Qui se cherche se trouve ?

« Je ne sais pas si l’on s’est trouvés, mais nous, on a trouvé des trucs en tout cas ! » explique Grégory Faive, jeune metteur en scène membre du collectif Tricycle. « On avait pris votre remarque avec beaucoup d’humour, parce que c’était vrai. Mais l’année qui vient laisse augurer du bon ! » À la lecture de leur nouvelle plaquette de saison, on ne peut qu’acquiescer : le propos semble plus lisible. Les historiques Grégory Faive, Gilles Arbona, Bernard Falconnet et Serge Papagalli (Valère Bertrand a quitté l’aventure), rejoints par d’autres, ont donc revu leur copie. « On s’était astreint un cahier des charges beaucoup trop ambitieux par rapport à nos moyens plus qu’à nos envies. On a donc recentré notre travail de programmation principalement sur l’aide à la résidence de projets où il y a évidemment de l’émergence, mais où surtout l’implication du Tricycle est décisive. » « Très compliqué » Flash back : en septembre 2011, le Tricycle voit le jour dans des conditions qui ne sont pas les meilleures possibles. « Ça a été très compliqué, d’abord parce que se sont juxtaposés l’arrivée du Tricycle et le départ des Barbarins [ces d

Continuer à lire

Awards 2011 théâtre

SCENES | L’award du meilleur spectacle de l’année… voire plus : Notre terreur Car oui, des créations comme celle du collectif parisien D’ores et déjà, découvert (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 16 décembre 2011

Awards 2011 théâtre

L’award du meilleur spectacle de l’année… voire plus : Notre terreur Car oui, des créations comme celle du collectif parisien D’ores et déjà, découvert au printemps à la MC2, on n’en voit malheureusement pas tous les jours. Leur Notre terreur, relecture des derniers jours de Robespierre en s’axant sur l’exercice du pouvoir d’une poignée de révolutionnaires propulsée à la tête du Comité de salut public, fut un acte théâtral d’une très grande force, élaboré avec une méthode singulière nourrie d’improvisations. D’où, à l’époque, notre titre de Une on ne peut pluspéremptoire : « ça c’est du théâtre » ! L’award du lieu qui se cherche : Le Tricycle C’est l’idée qui avait occupé les théâtreux grenoblois pendant au moins un an : la volonté de la municipalité de co

Continuer à lire

Et c’est parti…

SCENES | Samedi soir aura lieu l’évènement que tout le milieu théâtral grenoblois attend fébrilement (certains avec bienveillance, d’autres avec méfiance) depuis que (...)

François Cau | Lundi 19 septembre 2011

Et c’est parti…

Samedi soir aura lieu l’évènement que tout le milieu théâtral grenoblois attend fébrilement (certains avec bienveillance, d’autres avec méfiance) depuis que le projet a été impulsé par la mairie il y a de ça plus d’un an : la soirée d'ouverture du Tricycle, collectif d’artistes regroupant Serge Papagalli, Valère Bertrand, Gilles Arbona, Bernard Falconnet et (le beaucoup plus jeune que les quatre autres) Gregory Faive. Une association qui s’est vue confier la programmation du nouveau pôle théâtral regroupant le Théâtre 145 et le Théâtre de Poche (ex Théâtre de création). Leur positionnement ? Le « mais pas que ». Comprendre que l’on croisera principalement des Grenoblois, « mais pas que »… ; principalement des jeunes créateurs, « mais pas que »… ; principalement du théâtre, « mais pas que »… Le tout dans le but de « requestionner la production et le soutien à la création » au sein d’une scène locale qui, au fil des années, en a vu de belles (depuis la fermeture du Rio jusqu’aux récentes coupes budgétaires). Dans le but de dynamiser et pérenniser les forces en présence, l’équipe aux commandes (qui n’a pas vocation à squatter le plateau

Continuer à lire

De l’éclectisme

SCENES | PREVIEW / Que verra-t-on la saison prochaine dans les théâtres de l’agglo ? Troisième tentative de réponse cette semaine (avant notre panorama de septembre prochain) avec le dévoilement de la programmation de la Rampe et du Théâtre municipal de Grenoble (drôle d’association, oui !). AM

François Cau | Mardi 14 juin 2011

De l’éclectisme

C’est fini, Bouba Landrille Tchouda a rendu les clés : à compter de la saison prochaine, il ne sera plus artiste en résidence à la Rampe. Un de perdu… deux de retrouvés : le jeu des chaises musicales, qui fixe la durée des résidences (entre trois et quatre ans environ), amène à la Rampe le chorégraphe Nicolas Hubert, dont les deux dernières pièces ont été vues dans l’agglo, et la danseuse Aïda Boudrigua, qui travailla notamment avec Bouba. Cette dernière présentera sa première chorégraphie en janvier, la même soirée que le solo Krafff (photo) de Johanny Bert. Johanny Bert : un nom à retenir, car nous le verrons trois fois dans l’agglo la saison prochaine (deux fois à la Rampe, et une au Centre culturel Jean-Jacques Rousseau). Ça tombe plutôt bien, car, à côté de son travail de création pure, le jeune metteur en scène se sert de matériaux plus ou moins désuets pour les rafraîchir avec humour, second degré et marionnettes : savoureux. Niveau spectacles forts, on retient aussi la présentation du Voyageurs Immobiles de Philippe Genty, grande fresque visuelle à l’univers sidérant, ou encore la venue de la cie Käfig et de son hip hop généreux. L’équipe du PB Lyon nou

Continuer à lire

Départ en fanfare

CONNAITRE | Avant de se voir remplacés par l’équipe du Tricycle dès la saison prochaine, les Barbarins Fourchus animent une ultime fois le Théâtre 145, le temps d’une semaine où se croiseront invités prestigieux, animations cintrées, folies barbarines et gens du quartier. François Cau

François Cau | Vendredi 3 juin 2011

Départ en fanfare

Avec le recul, une fois passés les multiples courants contraires consécutifs à l’annonce de leur départ irrévocable du Théâtre 145 après dix années de bons et loyaux services, l’équipe des Barbarins Fourchus n’a pas bu la tasse. L’épreuve a soudé l’équipe, l’a poussé à se recentrer sur son projet artistique – les plus optimistes d’entre eux parlent même à présent d’une contrainte stimulante (et personne n’a menacé de s’immoler par le feu dans le bâtiment). Leur aide de fonctionnement à l’année en tant que compagnie (15000 euros) n’a pas bougé, et le conseil municipal devrait trancher en juillet leur obtention de la Salle Noire comme lieu de répétition et résidence, voir plus si possibilités. Oh, bien sûr, au détour de “quelques“ phrases, on perçoit des touches d’amertume, des interrogations légitimes sur la pérennité de leur approche d’un outil culturel qu’ils ont su, durant toute leur convention avec la ville, ouvrir à des publics qui n’auraient jamais osé y mettre un ongle d’orteil par peur qu’on l’arrache et qu’on se moque de son indigence. « Ce qu’on a fait ici, c’est du populaire, de l’accessible à tout le monde. On a assumé ça avec un axe social évident, dont l’artiste, à

Continuer à lire

Tricycle et chuchotements

ACTUS | Au sortir d’un an et demi de réflexions, concertations et autres négociations effrénées, le voile se lève enfin sur le pôle théâtral baptisé le Tricycle. Ses maîtres d’œuvre nous ont présenté un projet annoncé comme «militant» - c’est tout le mal qu’on lui souhaite. François Cau

Christophe Chabert | Lundi 18 avril 2011

Tricycle et chuchotements

Il y a quinze jours, la convention d’objectifs du Tricycle a été validée en conseil municipal, sa ratification par toutes les parties (dont le Maire) devrait intervenir dans les jours qui viennent. Et la foule en délire de s’exclamer «génial ! mais what the fuck ?». Eh bien il s’agit tout simplement de la réponse, enfin formulée clairement, à la question de savoir ce qu’il allait advenir du Théâtre 145 et du Théâtre de création (pour ce qui est de l’avenir des Barbarins et de leur projet autour du quartier, rendez-vous dans les semaines à venir, mais les perspectives sont a priori bien moins sombres que redoutées). À partir de la saison prochaine (dès le 23 ou 24 septembre, avec peut-être un événement pour marquer le coup mais rien n’est moins sûr), un collectif d’artistes présidé par Serge Papagalli et comptant dans ses rangs Valère Bertrand, Gilles Arbona, Gregory Faive et Bernard Falconnet va gérer un nouveau pôle théâtral constitué des deux équipements précités. La même foule en délire de s’écrier «Mais s’il y a deux lieux et qu’ils sont cinq, pourquoi le collectif s’appelle le Tricycle ?». Parce qu’à la base, il y avait également la Salle Noire dans le lot et, com

Continuer à lire

Grenoble : attention, chantiers

CONNAITRE | Théâtre / Enjeu décisif de l’orientation de la ville en termes de politique culturelle, le devenir du Théâtre 145 ne manque pas de centraliser toutes les inquiétudes quant à la sauvegarde d’une certaine conception de la démocratisation culturelle… François Cau

François Cau | Lundi 12 avril 2010

Grenoble : attention, chantiers

Rappel pour les distraits : en décembre prochain, la convention entre les Barbarins Fourchus et la Ville de Grenoble, qui confiait aux premiers la gestion et l’animation du Théâtre 145, prendra fin. Les artistes, après avoir encaissé le coup, ont bien volontiers admis que le renouvellement, au bout de dix années d’activité, pouvait avoir du bon. Via leur réunion publique du 18 mars dernier, les joyeux cabotins ont bien pris soin de ne pas personnaliser le débat : comme l’a exprimé en introduction l’aîné de la bande, Lino, en bondissant d’un fauteuil roulant avec un panache certain, les Barbarins sont réputés pour leur caractère inoxydable. Non, ce qui les inquiète, eux et bon nombre d’habitués du lieu, c’est le maintien de leur travail de médiation au sein du quartier Berriat St-Bruno, dont la qualité a d’ailleurs été reconnue par la Ville. Via des ateliers, rencontres, animations pour tout public (telles que les bals ou les cinémas de quartier), les Barbarins ont réussi à décomplexer ceux qui n’auraient jamais franchi les portes du théâtre en s’imaginant à tort que cette culture n’est pas pour eux. Un travail dont les Barbarins n’ont pas manqué de souligner l’importance toujour

Continuer à lire

En avant, marche !

SCENES | La MC2, la Rampe et le Théâtre municipal ont dévoilé leurs programmations, qui recèlent quelques belles surprises et prises de risque. On vous en donne un aperçu maintenant, avant notre (très attendu !) panorama de saison début septembre. Aurélien Martinez

François Cau | Vendredi 5 juin 2009

En avant, marche !

«Rendez-vous sur la lande à l'endroit où l'on s'est épris, les gens sont des légendes et leurs âmes prennent le maquis». En exergue de sa nouvelle plaquette de saison (disponible dès jeudi pour le public), nos amis de la MC2 ont utilisé les mots du grand Bashung et de sa chanson Mes prisons (Fantaisie militaire). Un bel hommage au chanteur récemment disparu, et façon aussi d'annoncer que l'artiste sera tout de même présent la saison prochaine : Gallotta mettra en scène L'Homme à la tête de chou, spectacle chorégraphique autour de l'album de Gainsboug chanté par Bashung (le projet avait été enregistré une première fois il y a un an). C'est en novembre, et évidemment on ne manquera pas de tout vous expliquer le moment venu. Plus généralement, cette nouvelle saison de la MC2 est un savant mélange d'audace et de classicisme rassurant. De l'audace car au fil de la saison, le public pourra se confronter à des univers totalement dingues mais néanmoins très bien construits. Avec les Indisciplinés, la MC2 a d'ailleurs inauguré une nouvelle catégorie dans son programme pour retranscrire au mieux cette fièvre créatrice hétéroclite sans trahir le public et ainsi éviter les réflexions du typ

Continuer à lire