À vos marques, prêts, votez !

SCENES | Montrer ce qu’il se fait aujourd’hui en France au niveau chorégraphique : tel est le pari du concours [re]connaissance, qui en est à sa quatrième édition. Ce week-end, sur deux soirs, le public pourra ainsi découvrir douze compagnies différentes et, cerise sur le gâteau, voter pour celle qu’il préfère. C’est beau la démocratie ! Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 16 novembre 2012

La danse, c'est sympa, mais c'est quand même compliqué. Compliqué pour les compagnies, car la plupart ne tournent pas beaucoup ; voire pas du tout. Et du coup, par ricochet, compliqué pour le public, qui n'arrive pas toujours à trouver des spectacles aux esthétiques variées – sauf si, bien sûr, on habite dans une grande ville. En 2009, nous avions donc vu d'un bon œil le projet impulsé par le Pacifique de Grenoble et la Maison de la danse de Lyon. Ensemble, les deux structures avaient créé le concours [re]connaissance. Le principe ? Sur deux soirs, douze compagnies présentaient un extrait d'une pièce récente (ou la pièce en entier si elle n'excédait pas 25 minutes), et un jury de professionnels décernait deux prix à leurs favorites. Quant aux spectateurs, ils avaient leur mot à dire avec le prix du public. Une fois les choix dévoilés, le processus s'enclenchait pour les trois lauréates, avec une tournée assurée dans la plupart des lieux partenaires (quatorze à l'époque) : une belle exposition. La première édition s'était tenue à l'Hexagone de Meylan, devant une salle comble, attentive et très hétérogène, et c'était une réussite – malgré un palmarès discutable de la part des professionnels, mais c'est le jeu (paradoxalement, le public avait été beaucoup plus audacieux).

« Être vu »

Après une deuxième édition à Décines en 2010, et une troisième à Annemasse en 2011, le concours est de retour dans l'agglo, cette fois-ci à la Rampe d'Échirolles. Avec toujours le même principe : deux soirs pour découvrir douze compagnies proposées par les différents partenaires (aujourd'hui au nombre de vingt). Des compagnies qui ne sont pas forcément reconnues, même si elles peuvent être en activité depuis déjà longtemps. C'est le cas de la compagnie grenobloise Épiderme de Nicolas Hubert, en résidence à la Rampe depuis deux ans. Pour [re]connaissance, le chorégraphe présentera (re)flux (photo), sa dernière pièce créée le mois dernier à la Ponatière. « Avec cette participation, j'attends surtout de la visibilité par rapport aux professionnels. Parce que l'on est à un stade où l'on commence à avoir les moyens de travailler, et un soutien pérenne des collectivités ou de partenaires comme la Rampe et le Pacifique. Mais quand on montre nos créations, on ne voit pas assez de professionnels. » Comme ce fut le cas sur Work in regress (?), son avant-dernière proposition inventive et solidement ficelée que l'on avait ardemment défendue dans nos colonnes, mais qui n'aura été jouée qu'une seule fois après son dévoilement à la Rampe : ce n'est pas beaucoup ! « Quand on raconte ça aux gens, souvent, ils tombent de leur chaise ! Donc, pour [re]connaissance, plus qu'un prix ou je ne sais quoi, on cherche avant tout à être vus par des pros. » Et par le public aussi.

« On continue »

Au départ, le concours ne devait durer que quatre ans, pour ne pas sombrer dans la redite, et ne pas racler les fonds de tiroirs niveau participants – car il faut tout de même avoir un certain niveau pour postuler à [re]connaissance. Sauf que les organisateurs sont comme les politiques, ils ont du mal à dire stop, trouvant toujours un moyen de revenir sur leur parole. « On s'aperçoit que ça marche, que les pros sont toujours au rendez-vous, et que l'on a énormément de demandes de compagnies. [re]connaissance semble remplir son rôle de visibilité, donc on continue ! » explique Christiane Blaise, la directrice artistique du Pacifique. Pour les prochaines éditions, le concours restera le même, « mais deux choses vont changer. On va essayer de faire rentrer un ou deux partenaires européens proches – par exemple de Belgique, d'Italie, ou du Luxembourg... Et il y aura des modifications dans la tournée :  les lieux ne seront plus obligés de prendre la plateforme avec les trois compagnies gagnantes, mais pourront choisir une compagnie parmi les trois avec, du coup, une pièce entière. » L'avenir de [re]connaissance semble donc s'écrire en lettre capitales et scintillantes, ce qui est une excellente nouvelle.

[re]connaissance, vendredi 23 et samedi 24 novembre, à la Rampe (Échirolles).
Infos pratiques ici.

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À la rencontre de l’autre

Danse | Danseuses et chorégraphes, Myriam Lefkowitz et Catalina Insignares viennent de passer trois semaines en résidence à Grenoble à l’invitation du Pacifique, centre de développement chorégraphique national. Elles ont travaillé avec des migrants autour de la Facultad, un ensemble de propositions artistiques qu’elles ont élaboré. Leur démarche : placer l’attention à l’autre au cœur de la création.

Martin de Kerimel | Lundi 29 mars 2021

À la rencontre de l’autre

Pour elles, la danse ne se limite pas à une pratique artistique sur scène. Myriam Lefkowitz s’interroge sur les questions d’attention et de perception et travaille notamment sur des dispositifs immersifs, pour favoriser la relation directe entre les spectateurs et les interprètes. Catalina Insignares, elle aussi, aime questionner la relation des artistes à la société. La permanence qu’elles viennent d’organiser dans un appartement du quartier de l’Abbaye, à Grenoble, les a placées en contact direct avec plusieurs dizaines de personnes exilées, ainsi qu’avec d’autres, issues du monde associatif, qui les accompagnent, les écoutent et les soutiennent. L’idée : expérimenter des pratiques qui, par nature, nécessitent la mise en place d’une relation à l’autre. Marches urbaines les yeux fermés, danse de mains, dialogues basés sur l’imaginaire et les ressentis… un ensemble de démarches mis au service de la rencontre, sans intention d’en tirer un spectacle. « Déségrégation » Cette résidence à Grenoble était également, pour les deux jeunes femmes, une expérience personnelle.

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Cinq minutes en attendant

Danse | Le Pacifique, le Centre de développement chorégraphique de Grenoble, propose à toute personne intéressée de retrouver son équipe en extérieur, chaque jour ouvrable à 12h30, pour un court instant de danse collective. C’est parti pour durer tant que les salles de spectacle n’auront pas rouvert !

Martin de Kerimel | Mercredi 17 février 2021

Cinq minutes en attendant

Les femmes n’avaient pas toutes la souplesse de Karen Lynn Gorney, ni les hommes le déhanché de John Travolta. Pas sûr d’ailleurs que tout ce petit monde ait vu La fièvre du samedi soir. C’est pourtant sur Stayin’ alive, le classique des Bee Gees au titre explicite, qu’une vingtaine de personnes (masquées) est venue danser lundi 15 février, en face des locaux du Pacifique, chemin des Alpins, à Grenoble. Derrière cette initiative, l’envie est d’apporter de la joie en cette période privée de spectacles culturels (chorégraphiques et musicaux, notamment) en intérieur. De quoi oublier les quelques imperfections techniques – celles des autres et les siennes, tant qu’à faire – pour se dégourdir les jambes et, du même coup, les neurones. Sous le soleil, exactement ? Lors de ce premier mini-rassemblement inattendu, le Pacifique a pu compter sur une météo impeccable. L’opération est partie pour avoir lieu par tous les temps, chaque jour du lundi au vendredi, toujours à 12h30, tant que les salles de spectacle resteront portes closes. Le Centre de développement chorégraphique espère convai

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Actifs malgré tout

SCENES | Témoignages. Ils auraient dû retrouver leur public en novembre, mais le second confinement les en a empêchés. On a pris des nouvelles de trois de nos artistes grenoblois préférés.

La rédaction | Mardi 8 décembre 2020

Actifs malgré tout

Grégory Faive On a adoré sa prestation en Kid survolté et bavard dans Western !, la pièce chorale de Serge Papagalli. Grégory Faive (photo) aurait dû être seul sur la scène du Théâtre 145 du 24 au 26 novembre, pour présenter Le discours, une adaptation du roman-monologue de Fabcaro. Il a finalement dû se contenter d’un filage devant un public professionnel, restreint et masqué. Une aubaine cependant pour le comédien, avide de retours sur son travail et ravi de remonter sur scène, même dans ces conditions particulières. Le spectacle devait partir en tournée : quelques dates ont pu être reportées en mai et juin 2021. Avant cela, il sera finalement joué à Grenoble pour trois autres représentations au 145, les 18, 19 et 20 février prochains. On espère avoir l’occasion d’en reparler avec Grégory, tant il a su nous embarquer dans cette histoire folle autour d’un quadra largué par sa copine et qui psychote sévère au cours d’un repas de famille. Assez en tout cas pour nous faire rire, nous émouvoir et nous suggérer que toute ressemblance avec des personnes réellement existantes n’est pas fortuite. / MK Émilie Le Roux

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12 propositions pour une année de danse intense à Grenoble

Panorama de rentrée culturelle 2020/2021 | Avec des chorégraphes qu'on connaît (très) bien, des nouvelles têtes, des reprises... Il y aura de quoi faire cette saison dans l'agglomération grenobloise !

Aurélien Martinez | Lundi 19 octobre 2020

12 propositions pour une année de danse intense à Grenoble

Miracles Le très productif chorégraphe hip-hop (mais pas que) Bouba Landrille Tchouda, qu’au Petit Bulletin nous suivons avec plaisir depuis (presque) ses débuts (on en a écrit des lignes élogieuses sur ses spectacles !), dévoilera cet automne sa nouvelle création. Avec, comme souvent avec lui, une note d’intention pleine de beaux principes – extrait : « dans un dispositif scénique léger, trois interprètes exploreront, dans un va-et-vient entre l’intime et l’extérieur, la question de l’inter-dépendance, qui nous bouscule tout autant qu’elle nous enrichit ». D’accord ! AM Au Grand Angle (Voiron) mardi 10 novembre Au Théâtre municipal de Grenoble jeudi 12 et vendredi 13 novembre Loto3000

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Voyez comme on danse

Rencontre | Déjà hôte des artistes Aline Fayard et Rémy Héritier, le Pacifique accueille Mathilde Monfreux dès le 11 mars. La danseuse, chorégraphe et performeuse va proposer des ateliers autour de la question du soin. Nous l’avons rencontrée.

Martin de Kerimel | Mardi 10 mars 2020

Voyez comme on danse

Éveiller le corps grâce à l’imaginaire. Lui redonner la parole. Décaler le regard que chacun porte sur soi-même. Ce sont quelques-uns des objectifs d’une série d’ateliers organisés au Pacifique, le centre de développement chorégraphique national. Dans trois projets, la structure collabore avec ses partenaires de l’Espace de vie sociale, de la Bibliothèque Alliance, de la Papothèque et de l’Accorderie. Elle cherche également à mobiliser plus largement, en ouvrant certaines journées d’ateliers à toutes les personnes intéressées. Mathilde Monfreux est la troisième artiste invitée à entrer dans la danse. Elle s’en réjouit et explicite pleinement sa démarche : « Pour moi, cette expérience – Le corps comme relation – consiste à travailler sur le soin que l’on peut avoir pour soi-même, pour les autres et pour son environnement. L’idée de soin comprend une notion de réversibilité. En lien avec l’improvisation, la danse permet un dialogue constant entre nos mondes intérieur et extérieur. » Toucher, être touché En tout, la danseuse et chorégraphe animera quatre rencontres "grand public", les 11 mars, 6 mai, 24 et 26 juin. Elle proposera aux particip

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Concours Podium à La Rampe : let’s dance

Danse | Le concours de danse contemporaine (Re)connaissance fait peau neuve. Pour ce qui aurait dû être sa 10e édition, il revient sous le nom de Podium les 29 et 30 novembre à la Rampe (Échirolles). Marie Roche, directrice du Pacifique, lieu grenoblois consacré à la danse, décrypte les coulisses de cet événement dont sa structure est la productrice déléguée.

Nathalie Gresset | Mercredi 27 novembre 2019

Concours Podium à La Rampe : let’s dance

Avis aux amateurs de danse contemporaine : le concours (Re)connaissance, imaginé en 2009 par Le Pacifique, Centre de développement chorégraphique national de Grenoble, est de retour cette année avec une nouvelle formule et, surtout, un nouveau nom : Podium. Pendant deux soirées, six solos-duos et six pièces de groupes proposés par des compagnies françaises et européennes se succèderont à la Rampe (Échirolles), coréalisatrice de cet événement également soutenu par le CCN2. Comme pour tout concours qui se respecte, des récompenses couronneront les gagnants. Ainsi, samedi soir, les prix du meilleur solo-duo, de la meilleure pièce de groupe et du public (deux catégories confondues) seront décernés par un jury de professionnels et par les spectateurs aux trois compagnies qui ont su le plus se démarquer. Avec à la clef pour les lauréats : plusieurs dates de représentation chez les dix-sept salles de spectacle partenaires du concours – qui ont sélectionné en amont les pièces présentées pendant l’événement – et chez des structures voisines, qui programmeront aussi les performances des compagnies gagnantes. Dynamiser la diffusion de la danse

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Danse : nos huit coups de cœur de la saison

Panorama de rentrée culturelle 2019/2020 | Un programme entre solo, chorégraphie de groupe, reprise bienvenue ou encore concours tourné vers l'avenir.

La rédaction | Mardi 17 septembre 2019

Danse : nos huit coups de cœur de la saison

Vertikal À chaque spectacle, Mourad Merzouki confronte la danse hip-hop à une difficulté qui lui donne matière à création. Ce furent la musique baroque (Boxe, boxe), les arts numériques (Pixels) ; voici qu'il titille la verticalité du plateau avec des murs mouchetés de prises d'escalade et des déplacements latéraux. Si, au début, ses danseurs sont trop la démonstration de tous les mouvements possiblement réalisables avec cette contrainte et que le chorégraphe multiplie les séquences de danse qu'il superpose (on ne sait plus où et qui regarder), peu à peu, il oublie l'épate et se dégage alors une sensation d'apesanteur : les interprètes s'emparent des accroches du mur avec une facilité feinte. Et sa troupe respire avant d'embrayer sur un bouquet final saisissant. À la MC2 du mercred

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Nature peinture avec La Chaud vive !

Danse | Samedi 1er juin, les chorégraphes Nicolas Hubert et Giulia Arduca investiront une station de ski iséroise désaffectée pour proposer trois de leurs pièces à l'air libre. Voilà qui promet.

Aurélien Martinez | Lundi 27 mai 2019

Nature peinture avec La Chaud vive !

Une station de ski dont il ne reste que des vestiges (Saint-Honoré 1500, dans le sud de l’Isère, au-dessus du plateau matheysin) + deux compagnies basées à Grenoble (Ke Kosa de Giulia Arduca et Épiderme de Nicolas Hubert) = une demi-journée de danse contemporaine en pleine nature. Voilà comment on peut résumer le projet La Chaud vive !, sous-titré « rencontre au sommet » et proposé par ces deux chorégraphes qui racontent être littéralement tombés amoureux des paysages magnifiques entourant la station de ski désertée située sur la commune de La Chaud (d’où le jeu de mots). Ils proposeront ainsi trois spectacles plutôt courts (entre 20 et 40 minutes) et gratuits dans trois lieux différents de ce drôle d’espace, mais toujours à l’air libre. L’aventure commencera à 16h avec Toucher pas touché, toute nouvelle création de Nicolas Hubert (que nous n’avons donc pas vue) pour deux interprètes (dont Nicolas Hubert) et un musicien. Suivra, à 18h, « l’aventure chorégraphique et théâtrale » Cinquecento de Giulia Arduca, pour là a

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La Trilogie, ou quand le Magasin des horizons, le CCN2 et le Pacifique « assument publiquement » leur trio

ACTUS | Nous étions à la conférence de presse organisée jeudi 14 mars au Magasin des horizons.

Aurélien Martinez | Mardi 19 mars 2019

La Trilogie, ou quand le Magasin des horizons, le CCN2 et le Pacifique « assument publiquement » leur trio

« On a voulu concrétiser quelque chose qui se passe déjà » : voilà comment Camille Planeix, coordinatrice du Magasin des horizons, explique le pourquoi du comment de la petite conférence de presse organisée la semaine dernière dans une des salles du centre d’art pour lancer officiellement la « coalition pluri·elles et opérationn·elles » baptisée La Trilogie. Un regroupement composé du Magasin des horizons, du Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2) et du Centre de développement chorégraphique national de Grenoble le Pacifique. Soit trois structures qui ont vu leur direction changer en 2016, et qui se sont alors rapidement rapprochées. « Jusque-là, c’était très intuitif » a expliqué Erell Melscoët, directrice du pôle territoire du CCN2. On peut par exemple parler des Grands Rassemblements du CCN2, auxquels le Magasin et le Pacifique ont été associés. « Maintenant, on assume publiquement et plus clairement ce trio. »

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Marie Roche : « La danse est un langage universel »

ACTUS | Depuis septembre 2016, le Pacifique, lieu grenoblois dédié à la danse, est dirigé par Marie Roche. On l’a rencontrée pour faire un rapide bilan après deux ans et quelques mois d’exercice.

Aurélien Martinez | Mardi 15 janvier 2019

Marie Roche : « La danse est un langage universel »

« Je suis arrivée avec un projet qui était principalement d’ouvrir ce lieu au public et de le faire connaître. C’est un grand défi, ça prend du temps, mais on l’a réussi en partie je pense : beaucoup de gens d’horizons très divers viennent aujourd’hui au Pacifique. » Deux ans et quelques mois après sa prise de fonction à la tête de ce centre de développement chorégraphique national créé à Grenoble par la chorégraphe Christiane Blaise, Marie Roche semble satisfaite. Notamment des nombreux partenariats tissés avec différentes structures de l’agglo (la Rampe, l’Hexagone, la Cinémathèque…), dont deux avec lesquelles elles collaborent régulièrement : le Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2) dirigé par Yoann Bourgeois et Rachid Ouramdane et le centre d’art le Magasin des horizons piloté par Béat

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[re]connaissance : danse avec les stars (de demain)

Danse | Vendredi 24 et samedi 25 novembre aura lieu à la Rampe d’Échirolles la nouvelle édition du concours [re]connaissance : un formidable moyen de découvrir ce qu’il se fait aujourd’hui en danse contemporaine. Et de voter pour son coup de cœur !

Aurélien Martinez | Mardi 21 novembre 2017

[re]connaissance : danse avec les stars (de demain)

La dernière édition avant que tout ne change, avant « le virage de la dixième édition » : voilà comment Marie Roche, nouvelle directrice du centre de développement chorégraphique grenoblois le Pacifique, qui se retrouve donc porteuse du concours que ce même Pacifique a cocréé en 2009 (avec la Maison de la danse de Lyon), nous présente ce [re]connaissance 2017 pensé avec la Rampe d’Échirolles (qui l’accueille une nouvelle fois) et le Centre chorégraphique national de Grenoble (installé dans la MC2). Un événement, on le rappelle pour les oublieux ou les nouveaux venus, temps fort de la danse dans la région, qui a pour but de promouvoir les compagnies professionnelles en manque de reconnaissance, que ce soit de la part du public ou des professionnels – « l’objectif visé est davantage la confirmation de talents que la découverte de compagnies émergentes » (extrait de l’édito). Danse sans frontières Concrètement, sur deux soirées, douze compagnies (nationales et internationales – Afrique du sud, Irlande, A

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[re]connaissance : fraternité dansée

SCENES | Les amateurs de danse, de découverte et/ou de concours ont rendez-vous vendredi 25 samedi 26 novembre à la Rampe d'Échirolles. Et, franchement, ça vaut le coup !

Aurélien Martinez | Mardi 22 novembre 2016

[re]connaissance : fraternité dansée

En 2007, Ségolène Royal vantait les vertus de la démocratie participative, « productrice d’intelligence » selon elle. Politiquement, on ne se prononcera pas trop ; mais artistiquement, on est plus que d’accord. Et la huitième édition de concours [re]connaissance nous le prouvera une nouvelle fois. Soit, sur deux jours, douze compagnies professionnelles qui proposeront une pièce d’une durée de 25 minutes maximum. Si, après les avoir toutes vues, un jury décidera de deux des prix, le public pourra s’exprimer sur un troisième – le bien nommé « prix du public » (la vie est bien faite). Mais, au-delà de cet aspect participatif, cet événement est à chaque fois une petite fête en soi, passionnante, offrant ainsi aux spectateurs un panel assez large de ce qui se fait aujourd’hui en danse contemporaine. Tout ça pour la modique somme de 10 euros les deux soirées (ou 6 l’une). « Youpi » comme aurait pu dire Ségolène Royal si on lui avait demandé son avis. [re]connaissance À la Rampe (Échriolles) vendredi 25 à 19h et samedi 26 novembre à 17h30

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Rencontre avec Marie Roche, nouvelle directrice du Pacifique

nouvelle tête / danse | Depuis la rentrée, le Pacifique, centre de développement chorégraphique situé dans le sud de Grenoble, a une nouvelle directrice, la fondatrice des lieux Christiane Blaise ayant décidé de passer la main l’an passé. Rencontre avec Marie Roche, 42 ans, pour en savoir un peu plus sur son projet.

Aurélien Martinez | Mardi 11 octobre 2016

Rencontre avec Marie Roche, nouvelle directrice du Pacifique

« J’ai beaucoup de gratitude envers Christiane Blaise pour avoir créé [en 2004] ce lieu magnifique. Le secteur de la danse lui doit beaucoup. Maintenant, l’histoire continue… » On a interviewé Marie Roche, fraîchement nommée directrice du Pacifique, dans son nouveau bureau, au cœur de cet équipement dédié à la danse et plus particulièrement à l’accompagnement des artistes – un travail principalement de l’ombre donc. « J’ai toujours trouvé que les centres de développement chorégraphique étaient des outils passionnants, comme ce sont des structures légères très proches des artistes. » Si c’est la première fois que Marie Roche se retrouve à la tête d’une structure de la sorte, cette prise de fonction s’inscrit dans la continuité de son parcours débuté par des études sur la danse à Paris et continué, après diverses expériences, par la fondation en 2009 d’un bureau de production à Dijon qui accompagnait les compagnies chorégraphiques. « La question de la présence artistique sur le territoire m’intéresse depuis longtemps. » Vers un Pacifique « plus ouvert » Et

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Danse : les cinq spectacles à ne pas louper cette saison

Panorama 2016/2017 | Avec des nouveautés, des reprises, des stars et même un concours. Suivez-nous.

Aurélien Martinez | Lundi 24 octobre 2016

Danse : les cinq spectacles à ne pas louper cette saison

Pindorama La Brésilienne Lia Rodrigues, chorégraphe des émotions à fleur de peau et du dépassement des limites du corps, voit la danse comme un combat. Après des passages à la Rampe ou à l’Hexagone, elle sera cette saison à la MC2 avec un Pindorama (un mot qui, dans la langue tupi, désigne le Brésil d’avant la colonisation) que nous n’avons pas vu mais qui nous intrigue fortement. Attention, choc possible, surtout que le dispositif scénique (qu’on ne dévoilera pas) fera tout pour le renforcer. À la MC2 du mercredi 16 au vendredi 18 novembre ______ [re]connaissance Un concours de danse ? Oui ! Sur deux soirs, douze compagnies de toute la France (voire de l’étranger pour certaines) présentent une pièce courte pour trois à cinq danseurs. Un temps fort appréciable vu la diversité remarquable que l’on découvre chaque année dans la salle qui accueille le concours. Et un temps fort ludique, les spectateurs étant amenés à voter pour décerner l’un des trois prix qui, justement, offriront une im

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Pacifique : dernière danse pour Christiane Blaise

ACTUS | La fondatrice du Pacifique, centre de développement chorégraphique basé à Grenoble, part vers de nouvelles aventures. L'association recherche celui ou celle qui lui succédera.

Aurélien Martinez | Mardi 15 mars 2016

Pacifique : dernière danse pour Christiane Blaise

Le Pacifique, centre de développement chorégraphique (CDC) implanté dans le sud de Grenoble, va changer de main. En effet, Christiane Blaise, l’ancienne chorégraphe qui l’a fondé en 2004 après plus de vingt-cinq ans de parcours artistique, part « vers de nouvelles aventures ». Lesquelles ? « Je n’ai rien prévu ! Il faut savoir se détacher au bon moment. J’attends que l’imagination me bouscule encore. C’est mon goût pour l’improvisation. » Un nouveau directeur ou une nouvelle directrice prendra le relai au 1er septembre à la tête de ce lieu atypique pensé comme une maison pour les artistes ouverte au public sur certains temps – il faut d’ailleurs s’y rendre rien que pour le bâtiment en lui-même, on ne peut plus réussi. « J’ai imaginé le Pacifique, je l’ai entièrement créé, je l’ai construit pour qu’il devienne un outil public avec des missions d’intérêt général. Un lieu de résidence qui, aujourd’hui, est complet et entièrement remboursé » – il appartient à l’association qui le porte. « Place à quelqu’un d’autre qui va continuer la mission ou inventer autre chose. » Un quelqu’un d’autre qui, comme le stipu

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Regardez-les danser à [re]connaissance

SCENES | Zoom sur la nouvelle édition du concours qui propose, vendredi et samedi, « deux soirées d'effervescence autour de la danse ».

Aurélien Martinez | Mardi 17 novembre 2015

Regardez-les danser à [re]connaissance

« On s’intéresse à une catégorie pas facile à définir et dont les professionnels s’occupent peu. » Voilà comment Christiane Blaise, directrice du Centre de développement chorégraphique grenoblois le Pacifique, définit la ligne du concours [re]connaissance qu’elle a contribué à créer en 2009 avec la Maison de la danse de Lyon. Comprendre qu’on est dans un entre-deux : après l’émergence (les artistes programmés ne sont plus des débutants) mais avant le statut de ponte de la danse. Il s’agit donc d’offrir au public un panorama large de ce qui se fait aujourd’hui en danse contemporaine et, par ricochet, de « rendre visible la diversité de la création ». Sur deux soirs, douze compagnies de toute la France (voire de l’étranger pour quatre d’entre elles) présenteront ainsi une pièce courte pour trois à cinq danseurs. Un temps fort appréciable vu la diversité remarquable que l’on découvre chaque année dans la salle qui accueille le concours. Et un temps fort ludique, les spectateurs étant amenés à voter pour décerner l’un des trois prix qui, justement, offriront une importante reconnaissance aux lauréats. AM [re]connaissance, vendr

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Nicolas Hubert passe "Le Sacre" au shaker

SCENES | Avec "La Crasse du tympan", le chorégraphe grenoblois Nicolas Hubert s'attaque au mythique "Sacre du printemps" en s'éloignant du simple hommage. Le résultat est visible ce jeudi à la Rampe (et début février au Grand Angle).

Aurélien Martinez | Mardi 3 novembre 2015

Nicolas Hubert passe

Le Sacre du printemps est un véritable tube dans le monde de la danse, composé par Stravinsky il y a cent ans et chorégraphié pour la première fois par Nijinski pour les Ballets russes. Une histoire de rite païen et de sacrifice de jeune fille à laquelle de nombreux artistes se sont confrontés depuis – Maurice Béjart, Pina Bausch, Angelin Preljocaj, Jean-Claude Gallotta … C’est au tour du chorégraphe grenoblois Nicolas Hubert d’en livrer sa version avec une volonté de réappropriation évidente matérialisée dans le choix du titre (La Crasse du tympan) emprunté à Marcel Duchamp. Une référence tout sauf anodine, Nicolas Hubert ayant été formé aux beaux-arts, ce qui transparaît sur le plateau grâce à un travail remarquable sur la scénographie, la création lumière et l’ambiance chaude et chamarrée qui s’en dégage. Le tableau d’ouverture est à ce titre captivant, les cinq danseurs arrivant progressivement dans une sorte de transe au son de la partition réinventée par les trois musiciens présents sur scène et leurs instruments pas très d’époque pour certains – guitare, basse, batterie… L’approche de Nicolas Hubert en devient décalée, joueuse (le cho

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Bal populaire

SCENES | Pour fêter la fin des quatre années de résidence de la compagnie Épiderme à la Rampe d’Échirolles, le chorégraphe Nicolas Hubert et le directeur des lieux Jacky (...)

Aurélien Martinez | Mardi 20 janvier 2015

Bal populaire

Pour fêter la fin des quatre années de résidence de la compagnie Épiderme à la Rampe d’Échirolles, le chorégraphe Nicolas Hubert et le directeur des lieux Jacky Rocher ont imaginé un temps fort sur cinq jours aux facettes multiples. Il permettra au public de (re)découvrir deux créations phares de la compagnie : Métaphormose(s), l’une des premières pièces de Nicolas Hubert pensée comme un dialogue danse-musique, et la trop peu vue Work in regress ( ?), grand format joyeusement drôle où les cinq interprètes reviennent sur leur parcours. Sera aussi proposé un concert de Bertrand Blessing, musicien qui compose pour la danse contemporaine – il est présent sur Work in regress ( ?). Mais l’événement qui retient le plus notre attention vu son originalité est l’ « open bal » gratuit du samedi soir, animé par la compagnie et des élèves du conservatoire d

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« Une fête de la danse »

SCENES | Sixième édition pour le concours [re]connaissance qui vise à promouvoir la danse contemporaine auprès d’un large public. Une aventure passionnante, généreuse et capitale. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 18 novembre 2014

« Une fête de la danse »

Chaque année, la salle qui accueille sur deux jours le concours [re]connaissance affiche complet (ou presque). « On a été surpris dès la première fois ! » explique Christiane Blaise, directrice du Pacifique et co-créatrice de l’événement (avec la Maison de la danse de Lyon). « Il y a tout de suite eu une vitalité gourmande. » On y est allés plusieurs fois : on confirme ! Chaque année, le public peut ainsi découvrir douze compagnies aux esthétiques variées (« on n’a jamais eu d’a priori quant au type de danses proposées ») et voter pour sa favorite grâce à l’un des trois prix délivrés – les deux autres étant décernés par un jury de professionnels. « Valoriser le regard du public » « On a voulu dès le début que ça soit une fête de la danse très conviviale. C’est important de valoriser le regard du public ; qu’expert ou pas, il puisse se positionner. Avec souvent d’ailleurs une autre sensibilité qui nous fait sortir de notre petit milieu de programmateurs, de professionnels... » Les trois lauréats bénéficient ensuite d’une tournée dans toute la France. Car le but est, depuis le début, « de mieux accompagner les compagnies da

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The end

SCENES | Après quatre ans de résidence, la compagnie Épiderme du chorégraphe Nicolas Hubert quittera la Rampe en proposant une semaine de festivités fin janvier. Avec (...)

Aurélien Martinez | Mardi 9 septembre 2014

The end

Après quatre ans de résidence, la compagnie Épiderme du chorégraphe Nicolas Hubert quittera la Rampe en proposant une semaine de festivités fin janvier. Avec notamment la reprise de deux des pièces phares de la compagnie : la trop peu vue (et très drôle) Work in regress ( ?) créée en 2011 (photo) et la fameuse Métaphormose(s) de 2007, qui dévoila le chorégraphe. On aura aussi droit à un « open bal » et à un concert de Bertrand Blessing, musicien multi-instrumentiste fascinant dans Work in regress ( ?). Temps fort Épiderme, du mardi 27 au samedi 31 janvier, à la Rampe et la Ponatière (Échirolles)

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"Circonférence..." : Nicolas Hubert et Michel Mandel sans mots

Spectacle | Nicolas Hubert est un danseur-chorégraphe grenoblois atypique qui surprend à chaque nouvelle création. Ce qui n’est pas forcément une mauvaise nouvelle, au (...)

Aurélien Martinez | Lundi 2 décembre 2013

Nicolas Hubert est un danseur-chorégraphe grenoblois atypique qui surprend à chaque nouvelle création. Ce qui n’est pas forcément une mauvaise nouvelle, au contraire (les artistes qui refont les mêmes choses ad vitam aeternam, ça va cinq minutes), même si il y a toujours le risque de désarçonner le public. Ainsi, l’an passé, après des pièces plus narratives (dont l’excellente Work in regress (?), il avait livré (re)flux : une œuvre brute, hypnotique et intense qui a largement séduit, remportant même le prix du public lors de l’édition 2012 du concours [re]connaissance. Pour Circonférence..., sa nouvelle proposition en tant qu’artiste en résidence à la Rampe, Nicolas Hubert prend encore un nouveau chemin, choisissant la forme de la fausse conférence. Avec le

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Boum annuelle

SCENES | Cinquième édition pour le concours [re]connaissance, que l’on a vu naître et grandir avec bonheur. Il faut dire que le gamin était d’emblée prédestiné à une belle (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 15 novembre 2013

Boum annuelle

Cinquième édition pour le concours [re]connaissance, que l’on a vu naître et grandir avec bonheur. Il faut dire que le gamin était d’emblée prédestiné à une belle carrière : ses parents (le Pacifique à Grenoble et la Maison de la danse à Lyon) avaient bien fait les choses en 2009 pour annoncer sa venue au monde, en convoquant une quinzaine de parrains (des théâtres, des centres chorégraphiques, ...) à venir présenter en tout douze compagnies au public et à un jury. Une fête organisée le temps de deux soirées à l’Hexagone de Meylan, pendant lesquelles on a pu se confronter à différents univers. Quatre ans plus tard, après des éditions organisées dans diverses salles de la région, retour à l’Hexagone, avec sensiblement le même principe (même s’il y a un peu de plus de partenaires venus se greffer sur la photo de famille). À savoir deux soirées où onze pièces en tout (dont une jeune public cette fois-ci) seront soumises aux votes du jury et du public, afin de permettre la reconnaissance

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Regardons puis dansons

SCENES | Ah, les vacances scolaires et le grand vide culturel niveau spectacle vivant : des années qu’on le déplore ! Au cours de cette semaine de vache maigre, on (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 22 février 2013

Regardons puis dansons

Ah, les vacances scolaires et le grand vide culturel niveau spectacle vivant : des années qu’on le déplore ! Au cours de cette semaine de vache maigre, on retient néanmoins deux propositions qui ont titillé notre intérêt. D’abord Circonférence (photo), rencontre autour d’une table « préparée » (comprendre sonorisée et amplifiée) entre le clarinettiste Nicolas Mendel et le danseur-chorégraphe Nicolas Hubert, avec pour thème le langage. « Une conférence sur l’absurdité de conférer sans langage ni message, sans théorie ni rhétorique... » Entre écriture sur le plateau et improvisation, le projet du duo intrigue, notamment au vu de l’approche souvent fine et réfléchie de Nicolas Hubert, artiste que l’on a souvent défendu dans ces colonnes. Autre possibilité pour découvrir de la danse cette semaine : la répétition publique qu’offre la compagnie de Jean-Claude Gallotta, qui prépare en ce moment sa prochaine création L’Histoire du soldat, en collaboration avec Jacques Osinski du

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Et les lauréats sont...

SCENES | Le week-end dernier avait lieu la quatrième édition du concours [re]connaissance, axé sur la danse contemporaine (pour les oublieux, souvenez-vous, c’était la (...)

Aurélien Martinez | Lundi 26 novembre 2012

Et les lauréats sont...

Le week-end dernier avait lieu la quatrième édition du concours [re]connaissance, axé sur la danse contemporaine (pour les oublieux, souvenez-vous, c’était la une du Petit Bulletin de la semaine passée). Une édition qui a connu un très grand succès public. Niveau palmarès, le premier prix du jury est allé à la compagnie Dans6T de Bouziane Bouteldja (photo), et le deuxième prix du jury à Noé Soulier. Deux choix compréhensibles, Bouziane Bouteldja offrant un hip-hop original qui ne demande qu’à grandir, et Noé Soulier une proposition radicale qui a le mérite de surprendre. Quant aux spectateurs, la majorité d’entre eux s'est reportée sur la compagnie grenobloise Épiderme de Nicolas Hubert, qui a donc obtenu le prix du public. Une récompense grandement méritée, la pièce (re)flux étant l’une des plus intéressantes et pertinentes que l’on ait pu voir sur les deux jours. Les trois lauréats tourneront dans toute la France la saison prochaine. Q

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[re]connaissance pratique

SCENES | Le concours : vendredi 23 novembre à 18h30, et samedi 24 à 17h30, à la Rampe d’Échirolles. Le public vote chaque soir. Délibération du jury le samedi vers 22h, (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 16 novembre 2012

[re]connaissance pratique

Le concours : vendredi 23 novembre à 18h30, et samedi 24 à 17h30, à la Rampe d’Échirolles. Le public vote chaque soir. Délibération du jury le samedi vers 22h, pour une proclamation des résultats à 23h. Tarifs : 6 euros la soirée, 10 euros pour les deux. Restauration rapide et buvette sur place. Les compagnies sélectionnées : David Gernez, Lucie Augeai –  compagnie Adequate [86] ; Christian et François Ben Aïm – compagnie CFB451 [94] ; Nicolas Hubert – compagnie Epiderme [38] ; Olé Khamchanla – compagnie Kham [69] ; Laurent Falguieras – compagnie Pic la Poule [86] ; Panagiota Kalimani, Filipe Lourenço, Emilio Urbina, Rafael Pardillo – The Plant Collective [18] ; Cyril Viallon – compagnie Caryatides [59] ; Kevin Jean [75] ; Marie Cambois [54] ; Hervé Maigret – compagnie ngc25 [44] ; Bintou Dembélé – compagnie La Rualité [75] ; Noé Soulier – Compagnie WP Zimmer [BE] Le jury : Michèle Paradon, directrice artistique de l’Arsenal-Metz (présidente du jury) ; Françoise Rougier, experte en danse ; Gie Baguet, directeur du Frans brood Productions (Belgique) ; Laura Etxebarria, directrice artistique de la Sala la fundicion

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Les pas dansés

SCENES | Danse / La Compagnie Epiderme, fièrement menée par le chorégraphe et danseur Nicolas Hubert, et en résidence à la Rampe pour trois ans, offre une nouvelle (...)

Laetitia Giry | Lundi 1 octobre 2012

Les pas dansés

Danse / La Compagnie Epiderme, fièrement menée par le chorégraphe et danseur Nicolas Hubert, et en résidence à la Rampe pour trois ans, offre une nouvelle création qui joue la carte de la modestie. Sans pour autant se complaire dans la facilité, (re)flux fait se confronter les corps en utilisant la grammaire de base de la danse, en « jouant avec le mouvement qui précède le mouvement dansé » comme le définit le chorégraphe. Le trio marche, court, rampe, roule, saute, dans un calme qui se mue en frénésie, porté par la musique du musicien Bertrand Blessing, présent sur scène pour distiller sa formule envoûtante de basses et de stridences. Une boucle répétitive qui enrobe, hypnotise le spectateur en même temps qu’elle porte les danseurs : « on baigne, on flotte dedans » précise Nicolas Hubert. La musique et la danse forment ainsi un couple idéal, les éléments d’un même puzzle qui se transforme en jeu d’illusions… Car si la chorégraphie prend racine dans des mouvements simples, elle les transforme vite en prouesses : avec une fluidité étourdissante, les danseurs marchent sur le mur, crapahutent et chahutent, se heurtent et se portent. La ronde du début (réf

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Ballet masques

SCENES | Dans la pièce Work in regress de la compagnie Epiderme, deux danseuses, deux musiciens et un technicien dévoilent avec humour l’envers de leur métier. Rencontre avec le chorégraphe Nicolas Hubert, l’ordonnateur de ces déballages savoureux. Propos recueillis par François Cau

François Cau | Lundi 28 novembre 2011

Ballet masques

D’où vous est venu ce besoin de donner la parole aux interprètes ?Nicolas Hubert : Je suis chorégraphe mais aussi interprète. Dans cette dernière pratique, j’en suis venu à me poser la question de ce qui m’intéressait ; et ce qui comptait beaucoup, au-delà du fait de participer à des projets, de les aimer, de comprendre une démarche, c’était la collaboration avec des gens qui faisaient le même métier que moi. C’est pour ça que j’ai eu envie en tant que chorégraphe de monter un projet autour d’interprètes avec qui j’avais déjà bossé, des gens que je connaissais et dont j’aimais la façon de travailler, de s’impliquer, ou les questionnements. La pièce s’est construite à partir de leur vécu, de leurs expériences, mais dans quelle mesure le spectacle ne parle pas aussi un peu de vous ?Déjà, les interprètes sont comme des jalons dans mon parcours de danseur et de chorégraphe, chacun d’eux correspond à un travail que j’ai pu mener à différents moments. Après, il y a des références par petites touches. Par exemple, j’ai fait partie d’un groupe de rock, et j’ai retrouvé cette émotion avec les interventions live de Cam

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Programmateurs/trices de danse, excitez-nous !

SCENES | La danse est un champ artistique riche, varié, protéiforme, enthousiasmant, innovant… Les salles grenobloises arrivent-elles à transmettre au public ces différents élans créatifs ? Tentative de réponse en compagnie de quelques pontes locaux.

Aurélien Martinez | Lundi 10 janvier 2011

Programmateurs/trices de danse, excitez-nous !

Plus d’une vingtaine de plateaux dans l’agglo : le bassin grenoblois est d’une extrême richesse niveau spectacle vivant. Surtout en théâtre. De ce point de vue, le maillage de salles n’a pas à rougir des comparaisons (notamment avec ses voisins, comme Lyon), bien au contraire. Ensemble, en tenant compte de leurs spécificités et de leurs moyens, les lieux de diffusion offrent un très large éventail de la création théâtrale contemporaine. Mais niveau danse, l’euphorie est moindre. Grosso modo, seulement deux salles (la MC2 et la Rampe) offrent une réelle programmation pour les amateurs de ce genre artistique, les propositions des autres étant plus sporadiques. Suffisant ? Pas forcément… Surtout qu’il n’est pas sûr qu’à elles seules, la Rampe et la MC2 arrivent à satisfaire l’appétit du public grenoblois (réputé extrêmement curieux et demandeur). « Bien sûr, mon grand souhait serait que l’on puisse faire plus. Mais on a déjà une belle visibilité, parce que l’on peut jouer entre ces trois plateaux [le grand théâtre, le petit et la salle de création – NDLR], et c’est extrêmement rare en France » nous explique Sylvaine Van den Esch

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Slumberland

SCENES | Seulement quelques objets épars d’un côté du plateau. Et un grand lit au milieu. Point. Pour traiter de la question du rêve, Nicolas Hubert a choisi de faire (...)

François Cau | Lundi 14 décembre 2009

Slumberland

Seulement quelques objets épars d’un côté du plateau. Et un grand lit au milieu. Point. Pour traiter de la question du rêve, Nicolas Hubert a choisi de faire visuellement sobre. En pyjama blanc, il chorégraphie alors un voyage onirique en prenant soin de décomposer un par un ses mouvements, façon cosmonaute stone en apesanteur. Un spectacle sensoriel, qui serait censé transporter le spectateur quarante minutes durant. Problème : si l’on reconnaît aisément la pertinence de la scénographie (la bande-son jouée en live par Greg Gilg et les lumières de Léo Van Custem y sont pour beaucoup), le propos nous est passé totalement à côté ; ce « théâtre chorégraphique et plastique » tournant méchamment à vide. Dommage, car le pitch basé sur le personnage de Little Nemo issu d’une bande dessinée du début du siècle dernier (en gros, un gosse de six ans qui part chaque nuit à Slumberland, le monde fantastique des rêves) avait tout pour nous plaire. Au théâtre de création jusqu’au samedi 19 décembre.

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The who’s who

SCENES | Au Petit Bulletin, on connaît bien le travail de quatre compagnies sélectionnées. On vous les présente, en touchant deux mots des huit autres pour ne pas être accusés de favoritisme ! AM et JED

Christophe Chabert | Vendredi 20 novembre 2009

The who’s who

Effet de chocs On a souvent pu croiser la compagnie Lanabel dans l’agglo (et ailleurs) au cours des dix dernières années. Pour Reconnaissance, Annabelle Bonnéry et François Deneulin (ils travaillent ensemble) présenteront un extrait de RAW.A.R, leur dernière création ayant pour thème principal le conflit. La chorégraphie, que nous avons pu découvrir la semaine dernière, se fait donc physique et violente : les trois danseurs (dont Annabelle Bonnéry elle-même, qui reprend le rôle de Marie Fonte pour ce week-end, cette dernière étant monopolisée par L’Homme à tête de chou) sont en tension permanente les uns par rapport aux autres, travaillant sur le choc et son intensité. Pour info, la pièce sera donnée dans son intégralité en janvier à l’espace Paul Jargot de Crolles et en mai à la Rampe. Vendredi à 18h30 L'homme qui tombe à Pick Né en 1970 en Israël, ancien danseur d'Ohad Naharin et du Ballet de l'Opéra de Lyon, Yuval Pick fonde sa propre compagnie, The Guest, en 2001. Il est à la fois un chorégraphe de l'abstraction et du plus concret des possibilités du corps humain. Expliquons ce paradoxe : à travers ses pièces (une de

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La danse dans tous ses états

SCENES | Offrir une plus grande visibilité aux nouvelles propositions chorégraphiques : voilà la mission à laquelle s’attelle ce week-end le concours Reconnaissance impulsé par le Pacifique (Grenoble) et la Maison de la danse (Lyon). Sur deux soirées, on pourra ainsi découvrir une douzaine d’extraits et de formes courtes. Un pari intéressant qu’on ne manquera pas de suivre avec intérêt. Aurélien Martinez

François Cau | Vendredi 20 novembre 2009

La danse dans tous ses états

Elles sont douze, belles, jeunes et fringantes. Pleines d’envie et de désirs, roulant des mécaniques pour nous séduire, nous retourner, nous percuter. En moins de trente minutes, elle nous dévoileront chacune une forme courte ou un extrait censé représenter au mieux leur univers chorégraphique. Elles, ce sont les compagnies participant au concours Reconnaissance : un événement original qui s’aventure sur des sentiers en voie de défrichement, en présentant, sur deux soirées, une succession de douze pièces courtes de talents chorégraphiques confirmés mais en mal de reconnaissance (cinq le vendredi, sept le samedi) ; le tout à un tarif défiant toute concurrence (six euros la soirée, dix les deux). Concernant les compagnies programmées, elles sont issues des quatre coins de la France, et de Suisse pour l’une d’entre elles : on ne les connaît pas toutes ; alors certes, il y aura sûrement des rendus moins forts que d’autres, ou plus bancals, mais la forme du concours limite les risques en additionnant les propositions. Et la nature même de ces propositions ajoute de la spontanéité à l’ensemble : comme la nouvelle en littérature ou le court-métrage en cinéma, la forme courte en danse p

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Les créatures

SCENES | La scène du Théâtre de Création est à nu. Dépourvue de pendrillons et décor superflu. Une table, des tréteaux, une housse de contrebasse, des machines électroniques, (...)

Marlène Thomas | Mercredi 12 décembre 2007

Les créatures

La scène du Théâtre de Création est à nu. Dépourvue de pendrillons et décor superflu. Une table, des tréteaux, une housse de contrebasse, des machines électroniques, des objets non identifiés, des projecteurs sont éparpillés au sol. De cet état de fin du monde, ou de début de quelque chose, des lumières lancinantes, pulsations prenantes, lancent les naissances insolites des corps, soit des créatures sorties du néant de l'objet. Métamorphose(s), un duo tendu et intense entre un musicien et un danseur, ne lésine pas sur l'effet de surprise, les passages inquiétants, qui peuvent être comiques par leurs étrangetés ; des images fortes, toujours, où la monstruosité la dispute à la beauté. D’un côté Camille Perrin, le contrebassiste, physionomie et voix impressionnantes, incarne le côté brut, sauvage, presque dominant du duo, et règne, un rien monstre, sur le plateau. Il organise le dispositif scénique, les lumières, lance une bande son, redistribue l'espace à grands pas, déplace l'autre, l'observe. L’ autre, c’est Nicolas Hubert, le danseur. Tout en retenue, et souplesse, bandé, blessé, moignon en bout de bras, il évolue au sol comme s'il était une créature encore pri

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Le pacifique déchaîné

SCENES | Événement / On vous l’accorde, le titre est un peu facile, mais résume en même temps bien l’état d’esprit qui devrait régner ce jeudi à l’occasion de la nouvelle (...)

| Mercredi 26 septembre 2007

Le pacifique déchaîné

Événement / On vous l’accorde, le titre est un peu facile, mais résume en même temps bien l’état d’esprit qui devrait régner ce jeudi à l’occasion de la nouvelle inauguration du lieu. “Nouvelle inauguration” ? Quelques explications s’imposent : inauguré en 2004 à l’occasion des 20 ans de la compagnie Christiane Blaise, le lieu dédié à la danse contemporaine et basé dans une ancienne usine réhabilitée pour l’occasion, deviendra officiellement Centre de Développement Chorégraphique ce jeudi. Rejoignant ainsi un réseau de 8 autres centres répartis dans toute la France (et à Ouagadougou pour l’un d’entre eux), le Pacifique poussera ainsi plus en amont les initiatives déjà entamées dans le lieu en se consacrant à plein temps à l’accompagnement des compagnies (prêt des studios, production et coproduction de projets…), à leur mise en visibilité (par le biais de différents réseaux de diffusion), à la formation (cours et masterclasses à destination des danseurs professionnels), à la diffusion des projets (auprès des professionnels, mais également du grand public par le biais des Alertes dont on a déjà pu apprécier la pertinence) et enfin au développement de la culture chorégraphique aupr

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