The Nice Guys : attachant polar

The Nice Guys
De Shane Black (ÉU, 1h56) avec Ryan Gosling, Russel Crowe...

de Shane Black (E-U, 1h56) avec Ryan Gosling, Russell Crowe, Kim Basinger…

On ne s’étonnera pas de voir derrière The Nice Guys le producteur Joel Silver, qui a bâti une partie de sa fortune grâce au buddy movie avec 48 heures et les quatre volets de L’Arme fatale — parler de tétralogie en l’occurrence risquerait de froisser Wagner. Il avait déjà accompagné Shane Black, scénariste de L’Arme fatale, pour Kiss Kiss Bang Bang (2005) — un précédent réussi narrant association entre une carpe et un lapin sur fond d’investigation privée — il remet donc le couvert avec un nouveau duo chien et chat. Pourquoi diable changer des recettes qui fonctionnent et qui, justement, en rapportent ?

Une fois que l’on a admis que le tonneau sur pattes à la carrure depardieutesque est Russell Crowe, on embarque pour un plaisant voyage carrossé jusqu’au bout du col pelle-à-tarte vintage années 1970. Plutôt que d’enchaîner les refrains connus à tour de platines, la B.O. procède en finesse en distillant des intros funky, groovy et disco. Shane Black met aussi la pédale douce du côté des répliques, abandonnant l’épuisante distribution de vannes surécrites. Du coup, on s’attache davantage à ses personnages pour leur côté bras cassé (au sens propre) plutôt que pour leur à-propos préfabriqué.

Ultime atout de ce polar sympatoche pour le samedi soir : les comédiennes. Si Margaret Qualley ne laisse pas deviner grand chose de ses talents, outre ses grands yeux pleins de larmes et sa silhouette avantageuse, il y a en Angourie Rice une gamine à surveiller de près pour son confondant naturel, à l’exact opposé du visage de Kim Basinger — qui lui trahit son injection de toxine botulique et d’acide hyaluronique.

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