Music and lyrics au Ciné O'Clock

Christophe Chabert | Mardi 27 janvier 2015

Ciné O'Clock, manifestation consacrée au cinéma britannique par Le Zola, fête ses vingt ans cette année. Et comme tout anniversaire se doit d'être célébré avec des chansons, la tonalité de cette édition sera en partie musicale. Ce sera notamment le cas grâce à la version restaurée de A Hard Day's Night, rencontre entre les Beatles, au sommet de leur gloire, et le free cinema pop de Richard Lester, qui a immortalisé l'esprit swinging London sur les écrans.

À quelques décennies et mutations d'intervalle, la pop britannique est toujours vivace, notamment grâce à un groupe comme Belle and Sebastian, qui célèbre lui aussi ses vingt années d'existence en 2015. Un nouvel album vient de sortir, marquant un virage électro plutôt inattendu, mais juste avant, son leader Stuart Murdoch s'était lancé dans l'aventure cinématographique avec God Help the Girl. Un premier long-métrage encore inédit à Lyon, avec la charmante Emily Browning en songwriter à la recherche d'âmes sœurs pop pour fonder un groupe à Glasgow.

Musique toujours avec un ciné-concert autour du Chantage de Hitchcock, qui fait partie des films muets du maître «sauvés» et restaurés par la BFI, accompagné pour cette séance exceptionnelle par le multi-instrumentiste Christian Pabœuf. Musique enfin avec l'avant-première de Frank de Lenny Abrahmson, réalisateur du remarqué Garage, avec Michael Fassbender en rockeur expérimental torturé qui n'apparaît, en public comme en privé, qu'affublé d'une grosse tête grotesque en carton-pâte. Un point de départ formidable, mais qui ne tient pas la distance d'une comédie un peu trop normée pour véritablement rendre justice à la marge musicale et aux outsiders qui la composent. Mais on en reparle la semaine prochaine…

Christophe Chabert

Ciné O'Clock
Au Zola, du 31 janvier au 8 février

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Claude Viallat expose à la Galerie Ceysson & Bénétière

Art Contemporain | À quelques pas du Musée des Beaux-Arts, la Galerie Ceysson & Bénétière propose un nouvel et vaste espace d’exposition sur deux niveaux. Créée en 2006 à (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 30 juin 2021

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À quelques pas du Musée des Beaux-Arts, la Galerie Ceysson & Bénétière propose un nouvel et vaste espace d’exposition sur deux niveaux. Créée en 2006 à Saint-Étienne la prestigieuse galerie d’art contemporain s’est ensuite implantée à Genève, au Luxembourg, à Paris et à New-York. L’artiste "Supports/Surfaces" Claude Viallat inaugure les cimaises avec plusieurs œuvres récentes, jusqu'au 31 juillet : des bâches militaires découpées sur lesquelles il a peint sa fameuse "empreinte" (un quasi rectangle). Pierre Collet, responsable de la galerie lyonnaise, nous annonce pour la suite deux expositions monographiques prometteuses, l’une consacrée au pape du minimalisme américain Frank Stella, et une autre à ORLAN.

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Villeurbanne : au Zola, Ciné O’Clock is back

Festival | Rattrapage au Zola, la suite. Après la version 2020+1 du Festival du Film Court fin mai, place à Ciné O’Clock et au cinéma britannique et irlandais, condensé (...)

Vincent Raymond | Mercredi 2 juin 2021

Villeurbanne : au Zola, Ciné O’Clock is back

Rattrapage au Zola, la suite. Après la version 2020+1 du Festival du Film Court fin mai, place à Ciné O’Clock et au cinéma britannique et irlandais, condensé sur le week-end du 11 au 13 juin — ce qui ne l’empêche pas d’être diablement appétissant. Côté nouveautés ou inédits, Dream Horse de Euros Lyn, The Song of Names de François Girard, Louxor de Zeina Durra, Ammonite de Francis Lee, Crock of Gold de Julian Temple (documentaire sur Shane McGowan en avant-première), Sisters with Transistors de Lisa Rovner (un autre doc, sur les pionnières de la musique électronique, précédant un DJ set de Marion Bornaz aka Maria Rockmore

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Le Zola sort de sa chrysalide

Villeurbanne | Derrière ses portes closes, Le Zola a accueilli la semaine dernière Costa-Gavras et Michèle Ray-Gavras pour une rencontre privée exceptionnelle. Ceux-ci ont d’une certaine manière inauguré par anticipation la réouverture et la renaissance du seul cinéma villeurbannais.

Vincent Raymond | Mercredi 19 mai 2021

Le Zola sort de sa chrysalide

La stupeur et les tremblements généralisés passés, les crises s’avèrent de sacrés moments darwiniens, où se révèlent dans l’adversité la puissance d’adaptation et la combativité des espèces. Il en va de même pour les salles de cinémas, et tout particulièrement pour Le Zola, qui n’a pas fait le canard en attendant patiemment la réouverture. Pionnier l’an passé des projections virtuelles via La Toile, le mono-écran villeurbannais a mis a profit ses six mois de baisser de rideau forcés pour poursuivre ses travaux de rénovation : désormais habillé de bleu profond et de bois clair, son hall a été plus que rafraîchi ; quant au son, sa qualité a été encore améliorée. Si l’on rappelle que les fauteuils avait été changés il y a moins de deux ans, c’est donc un cinéma quasiment neuf que les spectateurs vont retrouver — de quoi consentir à une (modique) é

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L’adolescence au tapis : "L'Envolée" d'Eva Riley

Drame | Mère décédée, père au comportement infantile, démissionnaire et absent… À 14 ans, Leigh s’assume toute seule, tenant grâce à la gymnastique. Las, ses résultats sont en berne depuis peu. L’arrivée d’un grand frère, jusqu’alors inconnu et un brin voyou, va faire évoluer son caractère…

Vincent Raymond | Mercredi 8 juillet 2020

L’adolescence au tapis :

Rien de nouveau sous le soleil de cette satanée Angleterre : une banlieue entre pavillons premier prix et villas de quartiers huppés, de la misère sociale, des ados qui zonent et des adultes qui picolent. Et puis, au club gym, Leigh la petite prolo se fait chambrer par les “copines“ trop stylées, trop méchantes, trop blondes, trop friquées, trop pétasses… Avouons que le cadre est connu, proche du cliché. Mais Eva Riley sait se centrer sur le ressenti de son personnage et le transmettre sans un mot de trop. Confrontée trop tôt à la solitude, Leigh cherche des yeux une attention — ses regards vers les autres mères en disent long. Pas forcément quelqu’un qui l’admire, juste une présence qui fasse d’elle une “fille normale“, et non une orpheline mendiant de l’affection… et refusant la pitié tout à la fois. La relation ambiguë, semi incestueuse, qu’elle noue avec son demi-frère Joe tombé du ciel, témoigne de sa confusion : parce qu’il la fascine par la liberté qu’il incarne, son audace juvénile, sa qualité de presqu’adulte et qu’elle est en manque de repère, elle plaque sur lui des senti

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Le ministre de la Culture touché par le coronavirus

Covid-19 | Le ministère de la Culture l'a annoncé ce lundi soir à l'AFP : le ministre Frank Riester a été diagnostiqué positif au coronavirus, tout en précisant qu'il (...)

Sébastien Broquet | Lundi 9 mars 2020

Le ministre de la Culture touché par le coronavirus

Le ministère de la Culture l'a annoncé ce lundi soir à l'AFP : le ministre Frank Riester a été diagnostiqué positif au coronavirus, tout en précisant qu'il était « en forme ».

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La suite (du festival) à l’anglaise

25e Ciné O’Clock | « Sorry, we missed you ! » Désolé, on a loupé le début du festival, mais en arrivant un peu avant la mi-temps, tout n’est pas perdu — d’ailleurs, (...)

Vincent Raymond | Mardi 11 février 2020

La suite (du festival) à l’anglaise

« Sorry, we missed you ! » Désolé, on a loupé le début du festival, mais en arrivant un peu avant la mi-temps, tout n’est pas perdu — d’ailleurs, vous pourrez encore voir deux fois le film de Ken Loach si terriblement juste quant à la situation des “micro-entrepreneurs“ uberisés (et de la distribution de courriers et colis en Grande-Bretagne). Édition du quart de siècle frappée par l’infamie du Brexit tout juste prononcé, Ciné O’Clock se présente plus que jamais comme un pont culturel, balloté par les vicissitudes de l’Histoire et l’irrépressible désir de certains nostalgiques de demeurer reclus dans leur insularité. Certes, la nostalgie a parfois du bon, lorsqu’elle permet de ressusciter au moins temporairement et par la grâce de l’écran, des voix et des figures ayant définitivement “brexité“, à l’instar de David Bowie. Emblème de l’affiche, le chanteur qui fut le comédien que l’on sait a droit à deux séances particulières méritées : une Nuit jeudi 13 façon double bill fantastique (avec Les Préd

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Puzzle-thérapie : "Ne croyez surtout pas que je hurle"

Documentaire | De même que Man Ray s’abstenait d’appareil photographique pour réaliser ses images-photogrammes, Frank Beauvais a signé un long-métrage sans avoir (lui-même) eu (...)

Vincent Raymond | Mardi 24 septembre 2019

Puzzle-thérapie :

De même que Man Ray s’abstenait d’appareil photographique pour réaliser ses images-photogrammes, Frank Beauvais a signé un long-métrage sans avoir (lui-même) eu recours à une caméra. Entre essai, journal intime et documentaire, Ne croyez surtout pas que je hurle est en effet constitué uniquement d’images d’archives, ou plutôt de séquences (parfois très courtes, de l’ordre de la seconde) empruntées aux quelque 400 films que le cinéaste a visionnés de manière compulsive durant les quelques mois pendant lesquels il a vécu en état dépressif quasi reclus dans un village alsacien après une rupture amoureuse. Commentant de manière clinique son aboulie et sa déréliction, Beauvais dégoise sur son environnement duquel il se sent — avec une certaine morgue parisienne, notons-le — très différent et dont il craint par conséquent la potentielle animosité. De son point de vue, tous les sépare : lui, l’urbain artiste cultivé homosexuel ; eux, les épais germaniques hétéro — on mettra sur le compte du chagrin d’amour l’outrance réductrice et globalisante de son propos. Si le propos de la voix off est parfois

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Cannes à Lyon : demandez le programme !

ECRANS | On connaît à présent le programme de la programmation des films issus du festival présentés “en léger“ différé de la Croisette… mais en avant-première de leur sortie (...)

Vincent Raymond | Vendredi 17 mai 2019

Cannes à Lyon : demandez le programme !

On connaît à présent le programme de la programmation des films issus du festival présentés “en léger“ différé de la Croisette… mais en avant-première de leur sortie sur grand écran. Première lyonnaise proposée par le Pathé Bellecour, elle permettra aux cinéphile les plus rapides de découvrir entre le vendredi 24 et le dimanche 26 mai inclus 14 films, dont 8 en compétition pour la Palme d’Or — laquelle sera remise samedi 25 au soir — : Les Siffleurs du Roumain Corneliu Porumboiu, Frankie d’Ira Sachs, It must be heaven d'Elia Suleiman, Little Joe de Jessica Hausner, Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma, Sorry we missed you de Ken Loach, Le Traître de Marco Bellocchio, Atlantique de Mati Diop. Appartenant à la sélection officielle (mais hors compétition), il faut ajouter La Belle époq

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Go East !

Festival Ciné O'Clock | Manquer le festival Ciné O’Clock ? No deal !, comme l’on a plaisamment tendance à dire outre-Manche ces jours-ci. Car si les Anglais ont la réputation d’être (...)

Vincent Raymond | Mardi 5 février 2019

Go East !

Manquer le festival Ciné O’Clock ? No deal !, comme l’on a plaisamment tendance à dire outre-Manche ces jours-ci. Car si les Anglais ont la réputation d’être les chats de l’Europe (miaulant pour entrer quand ils sont dehors, miaulant pour sortir quand ils sont à l’intérieur…), ils ont au moins le talent d’être une grande nation de cinéma. Et chaque édition du festival villeurbannais nous le rappelle, en brassant patrimoine, productions fraîches et nouveautés. Au rayon des classiques, une leçon de machiavélisme (toujours d’actualité) dans le polar expressionniste de Carol Reed Le Troisième Homme, le documenteur Spinal Tap de Rob Reiner sur un groupe fictif qui envoie du lourd ; ou encore le charming Il était temps de Richard Curtis, parfait pour la Saint-Valentin. Parmi les nouveautés, vous aurez l’embarras du choix. À la dispensable Marie Stuart, Reine d’Écosse de Josie Rourke, réécriture se voulant hyper authentique,

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Notre petite sœur : "Une affaire de famille"

Palme d'Or | de Kore-eda Hirokazu (Jap ; 2h01) avec Lily Franky, Sakura Andô, Mayu Matsuoka…

Vincent Raymond | Mardi 11 décembre 2018

Notre petite sœur :

Le fantasque Osamu est l’affectueux père d’une famille vivant de petites rapines et autres combines. Un jour, il ramène à la maison une gamine maltraitée par ses parents et convainc sa femme de la recueillir comme si elle était leur fille… Personne ne niera que Kore-eda a de la suite dans les idées lorsqu’il s’agit de dresser des portraits de familles nippones singulières — c’est-à-dire appelées à se reconfigurer à la suite de la perte ou de l’ajout subit d’un membre. Pour Une affaire de famille, il empile les tranches de vies canailles, s’amusant dans un premier temps à faire défiler des instantanés du “gang“ Osamu. Plus attendrissant que redoutable, ce père aimant tient davantage du bras cassé folklorique “toléré“ par ses victimes que du féroce yakuza. Si le point de vue rappelle celui de The General (1997) de Boorman ou les Arsène Lupin dans la façon de construire une figure avenante à partir d’un malfrat, la modicité des larcins d’Osamu le dispense d’avoir à narguer les forces de l’ordre : l’estime dont il bénéficie demeure ici circons

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Kore-eda Hirokazu : « créer un malaise et un tiraillement chez le spectateur »

Une Affaire de famille | Actuellement à Paris pour le tournage (et montage) de son nouveau film qu’il espère soumettre à Cannes en 2019, Kore-eda Hirokazu nous parle de cette histoire de famille qui lui a valu la Palme d’Or 2018. Entretien.

Vincent Raymond | Mardi 11 décembre 2018

Kore-eda Hirokazu : « créer un malaise et un tiraillement chez le spectateur »

Vous êtes-vous inspiré d’un fait réel ? Kore-eda Hirokazu : Pas d’un fait divers réel en particulier, mais de plusieurs petits incidents ayant agité les médias japonais, qui m’ont nourri pour imaginer cette histoire. Deux sources, principalement. D’une part, ces enfants ne déclarant pas le décès de leurs parents et qui en conservaient le cadavre afin de continuer à percevoir leur pension de retraite. Cela avait fait un peu “sensation“. D’autre part, l’histoire d’une famille d’Osaka qui volait à l’étalage et complétait ses revenus en revendant les articles dérobés. Ils avaient été arrêtés parce qu’ils n’avaient jamais réussi à se séparer de deux cannes à pêche. Je me suis dit que le père et le fils adoraient pêcher ensemble et qu’ils n’avaient pu se résoudre à les vendre. Et c’est comme cela qu’est venue la première image du film : celle d’un père et d’un fils dont les liens ne sont pas des liens du sang, de dos chacun avec une canne. C’est elle qui a déclenché l’envie de ce film, que l’on peut dire inspiré de faits réels. Aviez-vous des références de cinéma liées à des familles dysfon

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Vincent Weber, un pas de côté

Littérature | Plutôt que rouler sur la bonne voie, aller dans le décor ! Si la métaphore peut avoir un aspect automobile risqué, elle est chez Vincent Weber (qui (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 20 novembre 2018

Vincent Weber, un pas de côté

Plutôt que rouler sur la bonne voie, aller dans le décor ! Si la métaphore peut avoir un aspect automobile risqué, elle est chez Vincent Weber (qui vient de publier Dans le décor, chez Trente-trois morceaux) à connotation beaucoup plus théâtrale. Ici, aller dans le décor (par le regard, par l'écriture, par l'attitude existentielle...) c'est se diriger ailleurs que vers le centre de la scène, le cœur de l'action, le devant du drame. La tentative de Weber n'est, certes, pas nouvelle et s'inscrit au sein d'un long héritage culturel : la flânerie poétique de Baudelaire, la saisie « d'instants non décisifs » de photographes comme Robert Frank ou Raymond Depardon, l'éclatement chorégraphique de toute centralité chez Merce Cunningham, l'informe chez Georges Bataille, l'écoute du silence et des creux de la parole chez Freud... Mais dans son petit livre, Weber réussit à insuffler une atmosphère très singulière (avec beaucoup d'ouvertures et de pistes lancées), dans une écriture à la couture fine, en n'hésitant pas pour autant à éclater ses quatre chapitres dans le te

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Frank Le Gall

CONNAITRE | On peut parler d’événement sans exagération tant il cultive la discrétion et fuit tout ce qui a trait à de la promotion brute ou à des manifestation publiques. (...)

Vincent Raymond | Lundi 30 avril 2018

Frank Le Gall

On peut parler d’événement sans exagération tant il cultive la discrétion et fuit tout ce qui a trait à de la promotion brute ou à des manifestation publiques. Est-ce le cadre si particulier de cette pépinière d’artistes qu’est l’École Émile-Cohl, l’invitation lancée par l’Épicerie séquentielle (une joyeuse — et néanmoins sérieuse — guilde de professionnels de l’illustration) ou bien l’amitié nouée avec ses interlocuteurs de la soirée, qui a convaincu Frank Legall de venir participer à une conférence-rencontre ? Toujours est-il que ce sera l’occasion de revenir sur la genèse de la série phare du Breton, Théodore Poussin (dont le 13e tome Le Voyage de l’Amok vient de paraître chez Dupuis), ou d’évoquer l’aventure de Spirou et Fantasio qu’il avait signée, Les Marais du Temps. Une fois que vous aurez bu ses paroles, si vous avez la gorge sèche, un petit buffet est prévu contre une modeste participation aux frais (2€) At

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Sur le divan : "Love addict"

Flirt | de Frank Bellocq (Fr, 1h33) avec Kev Adams, Mélanie Bernier, Marc Lavoine...

Vincent Raymond | Mardi 17 avril 2018

Sur le divan :

Séducteur compulsif, Gabriel a perdu son dernier job à cause de son… inextinguible besoin de conquérir les femmes. Pour conserver son nouveau poste, il a recours aux services d’une psy reconvertie coach, Marie-Zoé. Leur animosité mutuelle ne cache-t-elle pas une vague attirance ? Et si le problème cardinal des films avec Kev Adams, c’était tout simplement Kev Adams ? Dans son genre, Love Addict n’est pas si mal : pour qui s’est infligé Gangsterdam ou Les Aventures d’Aladdin, c’en est presque miraculeux. Car il s’agit d’une variation ne disant pas son nom — se peut-il qu’elle s’ignore ? — et assagie du délirant What’s New Pussycat ? (1965) de Clive Donner. Jadis scénarisée par Woody Allen, cette comédie sur un impénitent collectionneur prend au passage une sale teinte ironique à présent que ce dernier est considéré comme un vieux satyre. Frank Bellocq n’est ni Donner ni Allen, mais il se tire plutôt bien de

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Les Intergalactiques, embarquement porte 7

Science-Fiction | Tout le monde s’accroche à son voisin, décollage imminent pour Les Intergalactiques ! Le festival de science-fiction se met en orbite autour du thème de la (...)

Pierre Deroudilhe | Mardi 3 avril 2018

Les Intergalactiques, embarquement porte 7

Tout le monde s’accroche à son voisin, décollage imminent pour Les Intergalactiques ! Le festival de science-fiction se met en orbite autour du thème de la Femme : il sera question de sa place dans la pop culture et de la technologie comme outil d’émancipation. On ne peut évidemment pas parler de SF sans quelques bons films : les rétrospectives du festival sont là pour ça. De Cherry 2000 (1988) de Steve de Jarnatt, film d’action déjanté où le protagoniste part à la recherche des pièces détachées pour réparer l’amour de sa vie, un robot à la perruque rousse flamboyante, au délirant Frankenhooker (1991) du culte réalisateur Frank Henenlotter, où un amoureux un peu dérangé assemble des morceaux de prostituées pour greffer sur ce corps le cerveau de sa bien-aimée, il y en aura pour tous les goûts, surtout extrêmes. Des longs mais aussi des courts-métrages : le festival est l’occasion de participer au concours "48h plus tard", durant lequel les équipes devront réaliser en deux jours une production de SF, toujours contraints par les règles farfelues du jury. Et si vous ne vous sentez pas l’âme d’un cinéaste

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"Captain Fantastic" : à qui “père”, gagne

ECRANS | de Matt Ross (E-U, 1h58) avec Viggo Mortensen, Frank Langella, George Mackay…

Vincent Raymond | Mardi 11 octobre 2016

Un père de famille survivaliste radical se résigne à quitter sa forêt avec ses six enfants pour assister aux obsèques de son épouse — leur mère. En découle une confrontation initiatique avec la prétendue “civilisation”, ainsi que les proches de la défunte, hostiles à son choix d’existence… La présence de Viggo Mortensen au générique aurait dû nous mettre la puce à l’oreille : Captain Fantastic tranche avec ces faux films indé fabriqués par les studios dégueulant de mièvrerie et d’archétypes middle-class — telle l’escroquerie aux bons sentiments Little Miss Sunshine, pour ne pas la citer. Le doute subsiste pourtant lorsque la petite famille abandonne son cocon über-rousseauiste pour embarquer à bord de Steve, le car post-hippie : la succession de sketches montrant à quel point les (magnifiques) enfants super-éduqués valent bien mieux que tous les dégénérés rencontrés au fil du chemin, se révèle en effet un peu longuette. On croit ensuite deviner une issue réglée comme du papier à musique de feu de camp. Mais l’histoire, dans un soubresaut étonnant, offre aux personnages un dénouement si éloigné des

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Jodorowsky's Dune

ECRANS | de Frank Pavich (É-U, 1h30) avec Alejandro Jodorowsky, Michel Seydoux, H.R. Giger…

Vincent Raymond | Mardi 15 mars 2016

Jodorowsky's Dune

Faut-il remercier Pavich, ou bien le maudire d’avoir permis à Jodorowsky de dévoiler les coulisses de son film maudit Dune ? Restée à l’état de projet très avancé, cette adaptation du roman de Frank Herbert avait tout pour devenir l’œuvre prophétique qu’il ambitionnait : un credo artistique, des moyens considérables alloués par un producteur esthète, un contexte mystique favorable (nous somme en 1975) et une distribution réunissant Pink Floyd, Dalí, Welles ou Mick Jagger… À ce stade, on est déjà à l’agonie ; Jodo nous achève en expliquant la genèse de son armée de “guerriers” (Mœbius, Dan O’Bannon, HR Giger…). Si son Dune n’a pas vu le jour, ce qui faisait son ferment (à défaut d’épice…) à ensemencé toute la SF des années suivantes, de Alien à Matrix. En cela, le projet initial de révolutionner l’histoire du cinéma a bien été accompli… sans que Jodo n’ait eu besoin de recourir lui-même à la pellicule, comme un contributeur de l’ombre. Ce documentaire lui renvoie l’ascenseur et la lumière : à l’instar de Lost in la Mancha consacré au désastre du Don Quichotte de Terry Gilliam, Jodorowsky’

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L'Éveil du printemps, porté à ébullition

SCENES | Pour incarner la fin de l’enfance, mieux vaut faire preuve d’une certaine fureur. Et Hugo Roux en a à revendre. Ce très jeune metteur en scène (19 (...)

Nadja Pobel | Mardi 19 janvier 2016

L'Éveil du printemps, porté à ébullition

Pour incarner la fin de l’enfance, mieux vaut faire preuve d’une certaine fureur. Et Hugo Roux en a à revendre. Ce très jeune metteur en scène (19 ans !), actuellement élève à l’ENSATT, a réuni neuf comédiens de sa génération pour incarner ce texte d’un avant-gardisme absolu, L’Éveil du printemps. Le XIXe siècle n’était pas encore fini que Frank Wedekind livrait cette histoire d’ados découvrant le désir, se heurtant à un modèle social régi par la religion, les interdits et la culpabilité au point que certains en mourront. Aussi tragique soit-elle, cette pièce ne manque pas de vitalité. Après un premier quart d’heure trop scolaire, la troupe passe aisément d’un rôle à l’autre, des parents à leur progéniture, sans perdre en crédibilité - malgré un âge peu compatible avec certains personnages. Une fois les enjeux posés, les membres de la compagnie Demain dès l’aube jouent au mieux du décor particulièrement bien pensé avec une petite économie de moyens : de la terre à la fois nourricière et projectile, des tréteaux protecteurs des premières amours cachées et estrade des censeurs. En rythme, dans des scènes courtes po

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Frank

ECRANS | De Lenny Abrahmson (Irl, 1h35) avec Michael Fassbender, Domhnall Gleeson, Maggie Gyllenhaal…

Christophe Chabert | Mardi 3 février 2015

Frank

Quelque part en Irlande, Jon, un jeune musicien, rêve de rock et de gloire, mais végète chez ses parents. Le hasard le met sur la route d’un groupe avant-gardiste dont le claviériste vient de devenir fou ; Jon le remplace au pied levé et découvre, médusé, que le chanteur ne se montre qu’avec une énorme tête en carton-pâte sur scène… mais aussi en privé ! Frank est-il un génie torturé ou un as du buzz post-Daft punk ? Et, par conséquent, Frank-le film est-il une comédie sarcastique ou un hommage à ces doux dingues qui ont construit la légende du rock’n’roll ? Difficile de trancher au départ, tant Abrahamson brouille les pistes, fidèle à un certain esprit de la comédie british qui force le trait de la caricature tout en l’adoucissant d’un sirop émotionnel qu’on sent souvent sincère. Mais il n’arrive jamais à résoudre cette contradiction de base : peut-on faire un film aussi calibré et normé sur des personnages à ce point en dehors des clous, refusant à tout prix de vendre leur âme au music business ? Frank pose par ailleurs une autre question, fondamentale pour quiconque s’intéresse à un si grand acteur : Michael Fassben

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Seconds : quand l’Amérique perd la face…

ECRANS | Après sa reprise cet été, nouvelle occasion grâce à la Ciné collection de voir "Seconds", incroyable film de John Frankenheimer sur le mythe américain illusoire de la seconde chance, d’une stupéfiante modernité formelle et graphique. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 30 septembre 2014

Seconds : quand l’Amérique perd la face…

«Il n’y a pas de seconde chance dans la vie d’un Américain» disait Francis Scott Fitzgerald. C’est le parfait résumé de Seconds, que John Frankenheimer signe en 1966, alors que les studios sont en train de boire la tasse à force de formules réchauffées. Le cinéaste s’était fait une petite spécialité dans la politique fiction grâce à Sept jours en mai, sur l’uchronie d’un coup d’état militaire aux États-Unis, et Un crime dans la tête, où des soldats américains ayant subi un lavage de cerveau sont renvoyés chez eux pour y devenir des machines à tuer sous hypnose ; le pitch de Seconds a pourtant plus à voir avec celui d’un épisode de La Quatrième dimension. Arthur Hamilton, un employé vieillissant qui étouffe dans une vie familiale morne et étriquée, se voit offrir un pacte mystérieux : subir un traitement chirurgical révolutionnaire pour changer de visage et d’identité, afin de commencer une nouvelle vie. Frankenheimer crée dès les premières séquences un climat de paranoïa angoissant, en créant de constantes distorsions dans le cadre, par l’emploi du fish eye ou par un usage inédit de la caméra, qui se déplace au rythme

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Seconde(s) chance(s) : les reprises ciné de l'été

ECRANS | Comme dans les années 80, la saison estivale est devenue le moment privilégié pour exposer des classiques dans les salles. La moisson 2014 est belle du côté du Comœdia, avec notamment un thriller génial de John Frankenheimer et les aventures américaines d’Agnès Varda. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 15 juillet 2014

Seconde(s) chance(s) : les reprises ciné de l'été

Premier événement de cet été de classiques au Comœdia : l’exhumation d’une perle rare du thriller américain, un film matrice et pionnier de John Frankenheimer, Seconds, L’Opération diabolique (à partir du 23 juillet) où un banquier âgé et déprimé par la monotonie de son existence accepte la proposition d’une mystérieuse organisation : changer de visage et démarrer ainsi une nouvelle vie. Le visage en question est celui de Rock Hudson, et voilà notre homme propulsé dans une communauté constituée uniquement d’autres «reborns» menant la vie facile, jusqu’à ce qu’il se rende compte du prix à payer pour cette opération effectivement diabolique. Dans un noir et blanc spectaculaire signé par le vétéran James Wong Howe — qui fut le directeur photo de John Ford — Frankenheimer signait un objet culte, le premier film casse-tête de l’histoire du cinéma. Tourné en 1965, c’est aussi un prototype parfait et précoce du cinéma conspirationniste et parano qui allait envahir Hollywood cinq ans plus tard. Terres étrangères Devenu invisible depuis sa sortie en 1970, Moonwalk One (à partir du 30 juillet) de Theo Tamecke r

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Trash ? Yeah yeah !

SCENES | Un casting cinq étoiles et une mise en scène pluridisciplinaire au service de la quête amoureuse d'une superstar du porno : Jocelyn Flipo signe avec "Trash" sa comédie romantique la plus ambitieuse et la plus aboutie. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 1 avril 2014

Trash ? Yeah yeah !

Comme tout metteur en scène dont le talent est proportionnel à l'obsession avec laquelle il réinterroge œuvre après œuvre les thèmes qui lui sont chers, Jocelyn Flipo a son comédien fétiche. En l'occurrence Alex Ramirès, pour lequel il a imaginé, après le rêveur avenant de Dans ta bulle et le minet qui se découvre un don pour la peinture de Loving Out, un troisième rôle à la mesure de son élasticité et de son hypersensibilité : celui d'un pornographe amateur bien décidé à faire vaciller l'empire d'un magnat du cinéma pour adultes, personnage que le Serial lover devenu «grand garçon» interprète avec un aplomb écrasant. Ce qui, compte tenu du prestige et de l'harmonie du reste du casting, d'un Yann Guillarme irrésistible de bagou en producteur passif-agressif obnubilé par la rentabilité de ses films – au point d'ignorer le manque d'affection que cachent les provocations de sa fille, interprétée par la prometteuse Delphine Leputh – à une Ségolène Stock confondante de vraisemblance en hardeuse en bout de course, n'est pas peu dire. Il n'y a pas de rapport sexuel Ce n'est toutefois pas l'amour que Flipo porte à ses comédiens qui est au cœur de

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Quadrophenia, un film à la Mods

ECRANS | Les Who et le cinéma, pour beaucoup, c’est avant tout Tommy, opéra rock culte qui a plutôt mal vieilli. Mais c’est aussi ce Quadrophenia, passionnant à (...)

Christophe Chabert | Vendredi 21 juin 2013

Quadrophenia, un film à la Mods

Les Who et le cinéma, pour beaucoup, c’est avant tout Tommy, opéra rock culte qui a plutôt mal vieilli. Mais c’est aussi ce Quadrophenia, passionnant à redécouvrir trente-cinq ans après sa réalisation, à la fois évocation d’une époque passée — le courant Mods, à son acmé dans les années 60 — et œuvre importante du réalisme à l’anglaise au même titre que les premiers Loach ou les téléfilms d’Alan Clarke. Jimmy, le jeune héros de Quadrophenia, tente d’échapper à sa poisse sociale — coincé entre une famille qu’il ne supporte plus et un boulot merdique — en courant après un rêve dérisoire : intégrer les Mods et leur existence sexe, drogues, rock’n’roll et scooters customisés. Frank Roddam, le réalisateur, surveillé de près par Pete Townshend et Roger Daltrey, s’autorise un grand pont entre ce courant finalement éphémère et le punk qui alors faisait figure de culture dominante dans la jeunesse anglaise. Quadrophenia n’est ainsi pas très loin de la démarche de certains cinéastes du Nouvel Hollywood : la musique entre dans le film comme dans Mean Streets

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Old Field

MUSIQUES | Amateurs d'old time music, cette discipline qui plante ses racines dans les collines des Appalaches, collectionneurs de 78 tours, de murder ballads et (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 14 juin 2013

Old Field

Amateurs d'old time music, cette discipline qui plante ses racines dans les collines des Appalaches, collectionneurs de 78 tours, de murder ballads et de cavalcades de banjo, réjouissez-vous : voici venir Frank Fairfield au Sonic. Certes l'intéressé n'est en rien originaire des montagnes de Virginie de l'Ouest ou de quelque élevage de poulets du Kentucky, mais de Los Angeles, là où l'old time est autant à sa place que le crunk à Saint-Dié-des-Vosges. Mais Fairfield n'est pas à une contradiction près : alors qu'à l'entendre, on imagine un hillbilly édenté et calleux, c'est un jeune homme bien mis et gominé qui se présente. Redoutable joueur de banjo, de guitare et de violon, Fairfield fait voyager l'auditeur dans le temps avec une virtuosité et une authenticité qui tuent dans l'oeuf tout procès en singerie. Preuve que quand la musique ne fait pas du jeune avec du vieux, elle fait du vieux avec des jeunes, renversement dont Fairfield est un digne représentant, chevillé à une tradition

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Une chanson pour ma mère

ECRANS | De Joël Franka (Fr, 1h35) avec Sylvie Testud, Patrick Timsit, Dave...

Jerôme Dittmar | Jeudi 21 mars 2013

Une chanson pour ma mère

Survivant d'une époque plus lointaine mais qui ne fait pas plus rêver que celle de l'affreux Stars 80, Dave avait su résister jusqu'ici à la réhabilitation par voie cinématographique ; sa présence sur les canaux télé et son aura plus mineure justifiant sans doute l'absence de nécessité. Son nom au générique d'Une chanson pour ma mère, comédie à l'anglaise réunissant une famille de bras cassés kidnappant le fameux chanteur pour faire plaisir à leur maman malade et en sursis, avait de quoi faire peur. Si le film ne fait pas de miracles, s'évertuant à enchaîner des situations un peu trop improbables et pataudes aux moyens de personnages commodément stupides, Dave se révèle de loin le meilleur acteur du casting et une vraie surprise. Sans trop sombrer dans la complaisance kitsch, Joël Franka observe avec une réelle tendresse un Dave attachant qui, transformé malgré lui en levier d'une grande réconciliation familiale, devient un joli héros ordinaire. Jérôme Dittmar

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Boule & Bill

ECRANS | De Alexandre Charlot et Frank Magnier (Fr, 1h30) avec Marina Foïs, Frank Dubosc, Charles Crombez...

Jerôme Dittmar | Dimanche 24 février 2013

Boule & Bill

La BD et le cinéma français, c'est un peu l'échec permanent. Pour preuve encore Boule & Bill, prévisible catastrophe industrielle vu le matériau d'origine. Mais ce qui étonne le plus dans cette adaptation, c'est sa capacité à décevoir. Car Boule & Bill le film n'est pas la comédie neuneu pour marmots à laquelle on pouvait s'attendre. Oui il y a quelques gags mais qui tombent tous à plat. Oui on entend la voix du chien qui pense et c'est navrant. Le plus curieux, c'est que les auteurs du film se foutent presque de Roba et sa mythologie, reléguée aux cinq dernières minutes. Ils préfèrent s'intéresser à l'époque où la BD vivait son heure de gloire, tournant un film rétro au look bâtard sur l'émancipation de la femme dans la France des années 70. Seule compte ainsi la mère, héroïne d'un film pensé comme une préquelle réflexive à la BD, où le père serait Roba découvrant son inspiration après avoir fui la cité dortoir où sa famille s'était installée. Nul et à la fois limite intriguant. Jérôme Dittmar

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Not dead but bien raide

MUSIQUES | Ils s'appellent Asap Rocky, Tyler the Creator ou Schoolboy Q. Ils sont jeunes, connectés, prolifiques, un peu niqués de la tête et surtout très doués et, de New York à Los Angeles en passant par Pittsburgh, ils reconfigurent le rap game nord-américain depuis le début de la décennie. Portrait collectif d'une génération en train de tuer le daron (avec sa complicité) et focus au singulier sur son plus éminent représentant, Kendrick Lamar, à l'occasion de son passage au Kao. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 17 janvier 2013

Not dead but bien raide

Dans ce vaste tout-à-l'ego qu'est le milieu du hip hop, les façons de prendre l'ascendant médiatique se comptent sur la main d'un Latin King faisant le signe de ralliement de sa bande – le même que celui des fans de heavy metal, à un pouce tendu près. Option numéro un, très prisée des Français : pourrir publiquement un rival, en priant pour que l'étendue de sa répartie ne soit pas proportionnelle au volume de ses biscottos. Option numéro deux, typiquement nord-américaine : sécuriser un deal (production, featuring, apparition dans un clip) avec une star de la pop, ce qui implique de déjà bénéficier d'un minimum de talent et/ou de notoriété. Option numéro trois, la plus vaniteuse, mais dont on raffole autant des deux côtés de l'Atlantique : acter la mort du genre pour mieux se poser comme son rédempteur, avec la certitude d'être sèchement contredit à plus ou moins long terme. En France, Fuzati a tenté le coup en 2004 sur Dead Hip-hop, extrait du premier album du Klub des Loosers. Bientôt neuf ans plus tard, n'en déplaise à ce misanthrope masqué dont on ne cesse de louer la verve, le rap hexagonal a gagné en fantaisie ce qu'il a perdu en conscien

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Summer rose

MUSIQUES | «Avec le temps va, tout s'en va», disait le poète qui, tel Florent Pagny, n'avait pas que ça à faire de «rester planté là». Tout s'en va, sauf quand le temps (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 29 juin 2012

Summer rose

«Avec le temps va, tout s'en va», disait le poète qui, tel Florent Pagny, n'avait pas que ça à faire de «rester planté là». Tout s'en va, sauf quand le temps est beau et que la programmation est alléchante. Comme au Transbordeur dont on vous informait qu'avant de prendre des vacances bien méritées, il avait pris ses quartiers d'été en extérieur pour une poignée de Summer sessions. Commencées en douceur avec le folk de Bower Birds et St Augustine, le Saint patron clermontois des folkeux, les choses se poursuivent de manière légèrement plus musclée. Ou disons, moins bucolique. D'abord avec la new-wave extrêmement rassérénante – ce qui est plutôt rare dans cette discipline où l'on a plutôt tendance à marcher droit dans les murs en lisant du Sylvia Plath et à porter des manteaux même en été – de God ! Only Noise – les amateurs de calembours et des Beach Boys, souvent les mêmes, auront perçu le clin d'œil à l'un des chefs d'œuvres des Plagistes. Quelque part entre Taxi Girl à la plage et des Lightning Seeds en kite-surf (music), God ! Only Noise vous fera hésiter entre la danse et le punch, sa

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Capra, c’est pas fini

CONNAITRE | Le Cinéma selon Frank Capra / L’Institut Lumière, tout juste remis du festival Lumière, reprend donc sa programmation habituelle avec une rétrospective (...)

Dorotée Aznar | Lundi 31 octobre 2011

Capra, c’est pas fini

Le Cinéma selon Frank Capra / L’Institut Lumière, tout juste remis du festival Lumière, reprend donc sa programmation habituelle avec une rétrospective consacrée à Frank Capra, un des cinéastes (avec Hawks, Lubitsch et Ford) qui a contribué à forger cet âge d’or d’Hollywood dans les années 30 et 40, aux débuts du cinéma parlant. Maître de la comédie, qu’il utilise pour interroger puis affirmer les valeurs fondamentales de l’humanisme américain (au prix d’un optimisme qui lui a parfois été reproché), Capra est avant tout un exemple de ces chefs d’orchestre qu’étaient les metteurs en scène de l’époque : si ses films sont si peu démodés, c’est qu’ils répondent à un savoir-faire impressionnant, du scénario au jeu des acteurs en passant par tous les postes techniques. Michel Cieutat de Positif (une revue qui est un peu chez elle à Lyon depuis que l’Institut Lumière en est devenu, avec Actes Sud, l’éditeur) animera une conférence sur le cinéaste le mardi 8 novembre à 19h30 avant de présenter l’époustouflant Extravagant Mr Deeds (1936) avec le duo irrésistible Cary Grant / Jean Harlow.Christophe Chabert

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Frank Girard

ARTS | Né en 1947, le sculpteur Frank Girard réalise en bronze ou en terre cuite des petits personnages anonymes mis en scène seuls ou en groupes. Ce sont des (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 8 juin 2011

Frank Girard

Né en 1947, le sculpteur Frank Girard réalise en bronze ou en terre cuite des petits personnages anonymes mis en scène seuls ou en groupes. Ce sont des individus qui s'affrontent à quelque obstacle ou difficulté existentielle, d'autres qui errent sur un radeau ou bien s'exilent, en groupe, vers quelque destination inconnue... Un peu de lumière parfois ou des éléments végétaux complètent ces compositions souvent poignantes, cristallisations d'instants où une vie bascule. L'artiste présente plusieurs œuvres récentes à la Galerie Le Soleil sur la Place jusqu'au samedi 16 juillet. JED

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À pleins tubes

MUSIQUES | Musique / Demandez à Nadine Morano ce qu'elle pense de Frank Williams & the Ghost Dance et elle vous répondra qu'elle regrette beaucoup l'époque où ce (...)

Dorotée Aznar | Jeudi 21 avril 2011

À pleins tubes

Musique / Demandez à Nadine Morano ce qu'elle pense de Frank Williams & the Ghost Dance et elle vous répondra qu'elle regrette beaucoup l'époque où ce milliardaire écossais alignait les titres de champion du monde de formule 1 avec sa mythique écurie Williams-Renault (où il était alors associé avec l'auteur de Mistral Gagnant, un fou d'automobile). C'était l'époque des Nelson Monfort Piquet, des Alain Proust (qui trouvait entre deux grands prix le temps d'écrire La Recherche) ou Jacques Villeneuve (qui excella ensuite à la télévision avec son divertissement policier Le Droit de Savoir). Allez, c'est quasiment ça Nadine. Disons que Frank Williams & the Ghost Dance est effectivement du genre à démarrer au quart de tour et à enchaîner les tours de pistes (33 ou 45) à pleins tubes (mais alors pleins). Sauf qu'il s'agit d'un quatuor parisien bien rock n'roll dont l'album Temptation of Yours laisse du souffle dans les oreilles après son passage. On pense à des Pixies radoucis ou à des anti-folkeux endurcis où une voix masculine inquiète appelle son pendant féminin plus serein. Et pour ce qui est des fantômes, on en croise aussi pas mal : comme sur la seule chanson en français de l'alb

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Blog : Cannes, jour 10 : Désordres

ECRANS | Hors la loi de Rachid Bouchareb. Tender son de Kornel Mundruczo.

Christophe Chabert | Samedi 22 mai 2010

Blog : Cannes, jour 10 : Désordres

À peine débarqué sur la Croisette aux aurores, on a senti que l’ambiance avait changé. Il faut dire que le nez dans le cinéma, on oublie assez vite que l’actualité continue, et qu’elle finit par rejoindre parfois les films présentés ici. On parle bien sûr de l’affaire Hors la loi qui a entraîné un pénible désordre avec hordes de gendarmes, de CRS et de militaires à chaque coin de rue, fouilles particulièrement musclées à chaque entrée dans le palais, provoquant des queues interminables et quelques retards dans le programme. Déjà crevé par dix jours intenses, ce cirque a eu tendance à mettre les nerfs à vif, et on n’était pas mécontent de rentrer à l’hôtel ce soir — pas de bol, un accident nous a fait mariner pendant une heure avant d’y arriver ! Ça s’appelle la poisse… D’autant plus que le film a fait figure de double peine. Car Hors la loi est (encore !) un navet, achevant de plonger dans le ridicule une compétition déjà lassante de médiocrité. Le scandale, car il y en a un, c’est l’académisme insuppor

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The Box

ECRANS | On attendait comme le messie le nouveau film du réalisateur maudit de ‘Southland Tales’, Richard Kelly. Une seule certitude à l’arrivée de ce thriller parano et ésotérique : son cinéaste est un grand cinglé ! Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 28 octobre 2009

The Box

À l’origine de The Box, une courte nouvelle de Richard Matheson adaptée à l’écran dans un épisode de ‘La Quatrième Dimension’ période années 80. Un homme étrange dépose un carton chez un couple ordinaire ; à l’intérieur, une boîte, avec une sorte de buzzer, et un pacte : si on appuie sur le bouton, quelqu’un meurt, mais le couple gagne 1 000 000 dollars. La vie d’un inconnu contre la promesse du confort matériel : voilà un conflit moral diabolique que The Box règle assez vite, dans un premier quart d’heure réussi quoique très classique pour qui suit de près le cinéma de Richard Kelly. Encore jeune, le cinéaste a déjà à son actif un film culte (Donnie Darko) et un film maudit (l’incroyable et controversé Southland Tales). Le défi de The Box, se dit-on, est aussi celui de son metteur en scène : tuer symboliquement sa personnalité de chien fou dans le cinéma américain et vendre son âme aux studios hollywoodiens. L’enfer, c’est les autres Or, ce qui est passionnant, c’est la manière dont Kelly va faire exploser son matériau de départ en le plongeant dans l’acide de son imaginaire tordu

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Amour monstre

SCENES | Spectacle / Un film muet et une bande-son en direct, c’est la signature de la compagnie La Cordonnerie. Cette fois, Samuel Hercule et sa fine équipe (...)

Dorotée Aznar | Lundi 12 octobre 2009

Amour monstre

Spectacle / Un film muet et une bande-son en direct, c’est la signature de la compagnie La Cordonnerie. Cette fois, Samuel Hercule et sa fine équipe s’attaquent au mythe de Frankenstein avec «L’Éternelle fiancée du Docteur Frankenstein», une création librement inspirée du roman de Mary Shelley et du film de James Whale. Sur scène, cinq acteurs, bruiteurs, musiciens et chanteurs assurent la bande-son, jonglant avec les instruments et un joyeux bric-à-brac. Sur l’écran, on retrouve le fameux docteur, vivant seul avec son fidèle assistant. Son temps est tout entier occupé par un projet fou : redonner la vie à des créatures qui l’ont perdue. Après un premier succès sur une grenouille, Frankenstein décide de donner une ampleur nouvelle à ses travaux en s’emparant de la dépouille encore tiède d’une jeune chanteuse de variété à succès, Anna Doray. La «nouvelle» Anna sera donc la créature du docteur, elle devra réapprendre à manger, à parler, à se déplacer, à chanter et surtout accepter son visage, marqué par une large cicatrice. La créature parviendra-t-elle à devenir humaine ? Et ceux qui ont pleuré la disparition de la chanteuse seront-ils prêts à accepter de la voir revenir ? Pas de ‘c

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Fais-moi peur !

SCENES | Coup de cœur spectacle / La compagnie La Cordonnerie présente «L’Éternelle fiancée du Docteur Frankenstein» au Théâtre de Villefranche. Un travail mêlant vidéo sur l’écran et musiciens, bruiteurs et chanteurs sur scène. Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Vendredi 9 octobre 2009

Fais-moi peur !

Les petits d’aujourd’hui ne connaissent pas Frankenstein. Pourtant, quand le film réalisé par la compagnie La Cordonnerie commence, tous plongent immédiatement dans l’histoire du docteur bravant le plus grand des tabous en ressuscitant les morts. Nul besoin de maîtriser la filmographie de James Whale, ni même de connaître par cœur l'œuvre de Mary Shelley pour appréhender ce travail, La Cordonnerie propose sa vision toute personnelle de Frankenstein. Le docteur Frankenstein, abandonné par ses parents alors qu’il n’était qu’un bébé, passe tout son temps enfermé dans son cabinet de travail. Il parvient à ressusciter une grenouille, mais ses travaux de recherche sont ignorés par les autres médecins. Bouleversé par la disparition d’une jeune chanteuse de variété, Anna Doray, Frankenstein décide de lui redonner la vie en secret. Créateur et créatureComment la créature va-t-elle s’adapter ? Sa différence pourra-t-elle être acceptée par les autres et par elle-même ? Que faire des sentiments qui attachent le créateur à sa créature ? Qu’est-ce qui fait un être humain ? Autant de questions que La Cordonnerie pose aux plus jeunes (et aux autres) en ne versant jamais dans la fa

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The Mist

ECRANS | FRANK DARABONT TF1 vidéo

Christophe Chabert | Mardi 23 septembre 2008

The Mist

Dans quelques années, on se retournera vers le cinéma américain des années 2000, et on constatera une chose : il a cessé d'avoir peur de la noirceur, et ce pessimisme a permis aux cinéastes de se surpasser et d’oser dire haut et fort la vérité sur leur pays. Ainsi de Frank Darabont avec The Mist, série B adaptée de Stephen King, transcendée par la foi incroyable de son auteur dans son sujet. Après un accident mystérieux, la brume envahit une paisible bourgade ; une fraction de ses habitants se réfugie dans un supermarché pour échapper aux monstres cachés dans le brouillard. Parmi eux, une évangéliste, un dessinateur d’affiches de cinéma et son gamin, des militaires en perm, de simples employés, une vieille dame progressiste… La première partie est passionnante car elle montre comment un groupe humain se désorganise face à une menace, laissant parler ses instincts et ses superstitions ancestrales ; la religion, pour Darabont, est la plus dangereuse de toutes. Ce serait déjà courageux d’oser montrer une intégriste chrétienne comme une méchante pire que toutes les créatures du film ; mais trop simple aussi de réduire le mal à ce seul facteur. Après des séquences terrifiantes, Darabont

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Soap

ECRANS | de Pernille Fischer Christensen (Danemark, 1h44) avec Trine Dyrholm, David Dencik, Frank Thiel…

Christophe Chabert | Mardi 20 mai 2008

Soap

L’idée de départ de ce premier film d’une jeune réalisatrice danoise est assez gonflée : raconter à la manière d’un soap opera à épisodes, avec résumé et questions en suspens avant chaque chapitre, l’histoire d’une trentenaire libérée qui, après avoir rompu avec son fiancé, fraternise (et plus si affinités) avec le travesti qui vit en dessous de chez elle. Les codes de la telenovela venant investir un environnement sous influence Fassbinder, François Ozon l’avait tenté avec Gouttes d’eau sur pierres brûlantes, et Almodovar ne faisait que ça dans ses premières œuvres. Le problème de Soap, c’est sa tiédeur absolue, sa retenue constante, sa façon de marcher sur des œufs, sur le fond comme sur la forme, tuant l’audace de son concept. Le film vise la justesse et une certaine vérité humaine, qu’il obtient par l’implication de ses deux interprètes, mais manque quand même vraiment d’ambition pour marquer durablement l’esprit du spectateur. CC

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