Grégory Doucet : « je trouve ça très bien que la ville se réinvente en permanence »

Fagor-Brandt | Grégory Doucet ne s'était jusqu'ici pas exprimé au sujet de la transformation du site Fagor-Brandt en entrepôt TCL, voulue par son allié écologiste Bruno Bernard, président de la Métropole. Voici sa vision de la situation. 

Sébastien Broquet | Lundi 18 octobre 2021

Photo : Grégory Doucet 2020 © Renaud Alouche


Que pensez-vous de la décision de Bruno Bernard de transformer le site Fagor-Brandt en local TCL, ce qui laisse quatre structures culturelles SDF en 2023 ?
Grégory Doucet : Alors, rappelez-vous que l'utilisation de ce site a toujours été posée comme étant transitoire. Le site sera utilisable jusqu'en 2023 par les acteurs culturels, pour moi c'est une garantie, ça donne de la visibilité et c'est très bien. Et sur le fait que ce site industriel devienne un site Sytral pour lui permettre d'opérer notamment les tramways et les bus : ça répond aussi à un besoin de la collectivité. Il faut trouver le bon équilibre. Moi, pour être tout à fait honnête avec vous, je n'ai pas encore la copie définitive. Donc il faut voir ce qui va pouvoir encore être fait sur l'emprise, car elle est assez importante. Et on va commencer à réfléchir avec les acteurs culturels pour trouver d'autres endroits. De toute façon, je trouve ça très bien que la ville, et que ce qui se passait précédemment sur ce site et je pense notamment à la Biennale de la Danse, se réinvente en permanence. C'est aussi comme ça qu'on la fait vivre.

Il n'y a plus beaucoup de friches sur Lyon et le risque, c'est que ces structures quittent la ville pour aller dans d'autres endroits de la Métropole.
Détrompez-vous : il y en a encore. À nous de continuer à inventer et réinventer la ville. Vous savez par exemple que là, on engage une réflexion sur comment réaménager la rive droite : ce ne sera pas demain et ça prendra un certain nombre d'années avant d'engager les travaux et de pouvoir en bénéficier, mais ça va aussi offrir d'autres perspectives. C'est important : faisons nous confiance, faisons confiance à la créativité notamment des milieux artistiques et culturels, pour trouver des tas d'autres façons de faire vivre la ville et notamment pour permettre à des acteurs comme ceux de la Biennale de trouver des lieux.

Et aucune inquiétude de votre part que plusieurs structures culturelles quittent Lyon ?
Non, parce que je fais confiance au dialogue que l'on va pouvoir instaurer. Vous savez, je suis en train de travailler à la préparation de la Fête de l'Eau. Aujourd'hui, il n'y a pas de lieu pour la faire. On est en train d'identifier des lieux, des formes, des formules, des modalités, pour pouvoir quand-même utiliser la ville telle qu'elle est et peut-être telle qu'elle sera demain : des évolutions vont continuer à se faire.

Et quid de la promesse de la campagne électorale de EELV, incarnée par la maire du 7e Fanny Dubot dans une vidéo, de faire de Fagor-Brandt un lieu de vie, de culture, un lieu tourné vers l'artisanat ? Et à la place d'en faire un entrepôt de tramway, donc avec absolument zéro vie dans un quartier en pleine mutation ?
D'abord, il n'y a pas que cette emprise-là qui a vocation à évoluer. Tout ce grand quartier Girondins, La Mouche, tout ça est en train de bouger, vous venez de le dire très justement. D'autres emprises vont être amenées à évoluer dans le temps. Notamment à quelques centaines de mètres, je ne vais pas tout vous dire maintenant car des discussions sont en cours avec d'autres propriétaires, d'autres opérateurs. Et je vous le dit, je n'ai pas vu la mouture définitive de la taille de l'emprise qui va être utilisée par le Sytral, donc je vais regarder ça. Je pars du principe que quand un projet répond à un besoin de la collectivité comme celui-là, il faut pouvoir l'entendre. Oui, il y a un besoin de lieux culturels, de lieux de vie, pour l'artisanat, de lieux pour produire, car on ne veut pas que du tertiaire à Lyon, il faut aussi produire — mais il faut aussi des lieux pour la mobilité, et les tramways on ne peut pas aller les mettre à Saint-Exupéry. Il faut qu'ils soient rapidement sur site pour ensuite circuler dans la ville. Tout ça il faut l'entendre. Notre boulot en tant qu'élus est de réussir à combiner tous les usages et de faire en sorte que l'on puisse aussi bien se déplacer que se cultiver et s'épanouir dans la ville.

La ville va continuer à vivre

Est-ce que ça ne va pas impliquer d'autres problèmes de nuisances sonores plus régulières, ce local de tramways ?
Oui, un tramway quand ça circule, ça fait un peu de bruit, mais ça circule déjà dans la ville un tramway : sur ce sujet-là faisons confiance aux architectes pour faire en sorte que le nouveau site ne génère pas de nuisances supplémentaires.

Est-ce que l'on a toujours des friches dans Lyon qui vont pouvoir être développées ? Vous dites faire confiance à l'imagination... Mais est-ce qu'il reste des espaces ?
Il y a des friches, il y a encore des lieux sur lesquels des exploitations notamment temporaires peuvent être envisagées. Si vous regardez une carte de la ville, vous savez comme moi qu'il y a des lieux, des bâtiments notamment, qui aujourd'hui sont soit absolument pas exploités, soit sous-exploités. La ville va continuer à vivre et à se refaire. On sait qu'on a besoin de reconstruire. Il y a des opérations transitoires qui vont ressembler à ce que l'on a connu avec la Cité des Halles par exemple. Et puis il y a d'autres lieux qui permettront de faire autre chose, qui seront peut-être plus petits. Mais je fais confiance aux créateurs et aux artistes pour imaginer des choses. Et ne muséifions pas la ville non plus en disant, voilà ça a été fait alors finalement on l'entérine ! L'une des forces de la création artistique, c'est justement de savoir ne pas tomber dans le piège de l'institutionnalisation systématique. Je trouve que chercher de nouveaux lieux continuellement, c'est un petit aiguillon pour la créativité artistique.

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David Kimelfeld : « il est encore temps de revenir sur votre décision ! »

Fagor-Brandt | L'ancien président de la Métropole, David Kimelfeld, désormais dans l'opposition, ne digère pas la décision de son successeur Bruno Bernard de mettre fin à l'expérience Fagor-Brandt, lui qui a initié un véritable élan métropolitain autour de l'urbanisme transitoire.

Sébastien Broquet | Lundi 18 octobre 2021

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Comment avez-vous pris la décision de Bruno Bernard de mettre fin à l'aventure Fagor-Brandt ?David Kimelfeld : D'abord, ce que je ne comprends pas dans cette décision, c'est cette façon de fouler au pied ce qu'est l'urbanisme transitoire. Sur certaines choses, j'ai été dans la continuité de ce que faisait Gérard Collomb ; mais l'urbanisme transitoire, c'est un dossier qui n'existait pas quand je suis devenu président de la Métropole, en 2017. On le met alors au-dessus de la pile. Et s'il y a un dossier sur lequel je n'étais pas inquiet pour sa continuité avec les Verts, c'était bien celui-là ! Je me disais au moins, l'urbanisme transitoire — je ne me faisais aucune illusion sur l'attractivité par exemple —, ils vont s'en saisir et ils vont même l'intensifier. Résultat : le premier acte qu'ils posent, c'est pour fermer un lieu. Pour le transformer, en plus, en quelque chose qui n'amène pas de service, pas de vie, pas de mixité : qui n'amène rien aux habitants. Quelle vision le présiden

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Fagor-Brandt, ce sera jusqu'en novembre 2023

Politique Culturelle | L'utilisation temporaire de Fagor-Brandt est prolongée jusqu'en novembre 2023, à la demande des acteurs culturels occupant le lieu. Mais rien n'est résolu pour la suite qui, au contraire, semble se compliquer, la Métropole n'ayant rien anticipé.

Sébastien Broquet | Lundi 18 octobre 2021

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Toutes et tous étaient arrivés à la réunion de concertation du lundi 4 octobre au matin avec un mot d'ordre commun : obtenir la prolongation de l'utilisation de Fagor-Brandt jusqu'à fin 2023, et non janvier comme voulu par le président de la Métropole. Histoire de se laisser un peu de temps pour trouver une solution de repli, Bruno Bernard ayant mis tout le monde devant le fait accompli. Tout le monde, c'était : Vincent Carry (Nuits sonores), Émeric Richard (Lyon Street Food Festival), Isabelle Bertolotti (Biennale d'Art Contemporain), Dominique Hervieu (Biennale de la Danse) et le régisseur des Biennales. Du côté de la Métropole, étaient présents trois membres du cabinet du président, mais aucun élu : Julien Rolland (directeur général adjoint du Grand Lyon), Cyrielle Chatelain (conseillère culture) et Ludovic Chambe (conseiller urbanisme et logement au cabinet). La réunion fut cordiale, des excuses fu

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Bruno Bernard transforme Fagor-Brandt en entrepôt TCL, les Biennales, Lyon Street Food et Nuits sonores sont SDF

Politique Culturelle | La Biennale de la Danse et celle d'Art Contemporain, Nuits sonores et le Lyon Street Food Festival : quatre institutions culturelles de grande envergure se retrouveront SDF en 2023 et sont à l'heure actuelle sans solution de repli, suite à la décision du président de la Métropole Bruno Bernard de transformer Fagor-Brandt en entrepôt TCL, sans concertation préalable avec les occupants culturels pour les reloger ailleurs.

Sébastien Broquet | Jeudi 30 septembre 2021

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Les anciennes usines Fagor-Brandt transformées en local technique du Sytral, afin de stocker les tramways, entre autres. C'est ce qui va se passer à horizon début 2023. Mauvaise nouvelle pour le milieu culturel et événementiel lyonnais, qui avait posé son empreinte sur ce lieu immense depuis quelques années maintenant : Nuits sonores, Lyon Street Food Festival et les Biennales de la Danse et d'Art Contemporain se déroulaient là-bas. Bien sûr, la réhabilitation de Fagor-Brandt, qui est une friche industrielle, était dans l'esprit de tous. Mais pas si vite. Et pas sans concertation préalable. Surtout en ce qui concerne les Biennales, qui avaient investi financièrement pour réhabiliter les lieux et pensaient rester quelques années sur place. C'est une surprise Isabelle Bertolotti, directrice du Musée d'Art Contemporain et de la Biennale d'Art Contemporain, est très claire lorsque nous lui posons la question : « nos bureaux sont là-bas, pas seulement nos événements. La Biennale d'Art Contemporain se déroulera bien en 2022 à Fagor-Brandt, mais pour la Bienn

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Après la Fête des Lumières, bientôt une Fête de l'Eau

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Sébastien Broquet | Jeudi 25 mars 2021

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S'adressant à la presse ce jeudi matin avant que le conseil municipal ne débute, Grégory Doucet, maire de Lyon, a confirmé une information dévoilée par Le Progrès mercredi : la Ville va créer une nouvelle fête dans l'esprit de celle des Lumières se déroulant en décembre, cette fois avec pour thème l'eau, célébrant en particulier le Rhône et la Saône, avec un carnaval et le retour de joutes fluviales. L'édile a déclaré ce matin « vouloir une grande fête populaire, en été, que j'espère joyeuse ». Au Progrès, il déclarait hier au sujet de cette Fête de l'Eau : « dans un temps de l’histoire où l’on doit penser rafraîchissement, célébrer l’eau et lui redonner une importance et une valeur symbolique a du sens. Il m’importe que la transition écologique se fasse en s’appuyant sur l’histoire de la ville, sa géographie, sa culture ; sur ce que Lyon a comme atouts : la Saône

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Collège Truffaut : Lyon BD au tableau d’honneur

Bande Dessinée | Parmi les futurs locataires du Collège Truffaut réhabilité figure Lyon BD Organisation, l’association à la tête du festival homonyme depuis quinze ans et à la manœuvre d’une foultitude d’événements en lien avec les univers graphiques tout au long de l’année. Son projet ? Le Collège Graphique.

Vincent Raymond | Lundi 22 mars 2021

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Un (presque) retour aux sources géographiques pour Lyon BD Organisation. À l’origine créée sur le plateau de la Croix-Rousse, où s’étaient tenues les premières édition du festival, l’association avait dévalé la colline pour trouver refuge sur les quais du Rhône. La manifestation initiale a depuis pris l’ampleur que l’on sait, travaillé avec tous les lieux culturels de la Métropole ou presque, coproduit des spectacles, des expositions ; édité des ouvrages, tendu des passerelles entre Lyon et le monde, en tissant des liens entre auteurs, autrices, lecteurs, lectrices… Actrice incontournable du paysage — de l’écosystème — BD lyonnais, Lyon BD Organisation se positionne également comme un partenaire économique de nombreux artistes et membres de la filière BD locale (scénaristes, coloristes, illustrateurs, éditeurs…), tout particulièrement auprès des talents émergents. L’équipe ne pouvait être qu’intéressée par le cahier des charges du Collège Truffaut.

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Musée des Confluences : Bruno Bernard, droit dans le fémur

Lyon | On pourrait vous la faire courte en recopiant trois phrases du communiqué de presse de la Métropole annonçant en quoi consiste la grande "rébellion" de Bruno Bernard contre la décision du gouvernement de laisser les lieux de culture fermés. On a préféré laisser un peu de suspens et vous conter dans le détail la surréaliste conférence de presse qui s'est déroulée mardi 16 décembre au musée Lugdunum.

Sébastien Broquet | Mercredi 16 décembre 2020

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On allait voir. Le combat était annoncé et la potion magique bouillait déjà dans la marmite de la petite capitale provinciale. Après la tournée des médias pendant le week-end — Le Progrès à défaut d'Uderzo —, Bruno Bernard allait passer en mode Gaulois réfractaire. Et ouvrir le Musée des Confluences et Lugdunum dès samedi ? Engager la baston avec le centurion Jean Castex ? Oui. Enfin... pourquoi pas. Déjà, il fallait mettre les services — culturel et juridique, on imagine — au boulot lundi pour trouver comment, puisque comme l'a dit lui-même le président de la Métropole avant le conseil

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Lieux culturels : Bruno Bernard entame un bras de fer avec Castex

Lyon | Face à l'annonce brutale faite par Jean Castex jeudi 10 décembre, intimant aux lieux culturels de rester fermés alors que beaucoup avaient préparé activement leur réouverture pour ce mardi 15 décembre, les élus EELV de Lyon et socialiste de Villeurbanne, emmenés par le président de la Métropole Bruno Bernard, lancent la fronde. Ce dernier se dit même prêt à ouvrir sans accord gouvernemental le Musée des Confluences dès samedi. Bluff ?

Sébastien Broquet | Lundi 14 décembre 2020

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Il y a une ironie certaine à découvrir Bruno Bernard se faire soudainement le champion de la "libération" des lieux de culture, quitte à prendre la tête d'une fronde locale et à vouloir ouvrir dès samedi deux musées dont sa collectivité a la charge — le Musée des Confluences et Lugdunum — sans l'autorisation de l'État. Verra-t-on un président de Métropole faire face à la police nationale et à la préfecture pour maintenir ses musées ouverts ? La question peut se poser : il faudra bien assumer le coup d'éclat médiatique du week-end. Et l'ironie, donc, veut que le meneur de la fronde soit celui qui s'est le plus totalement désintéressé des questions culturelles jusqu'ici. Bruno Bernard, alors candidat EELV, n'a pas eu un mot pour ce secteur durant sa campagne et n'avait pas de programme culturel à mettre en application. Une fois élu, il a nommé vice-président en charge de ce portefeuille son allié socialiste,

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Pendant le confinement, Grégory Doucet veut ouvrir les bibliothèques pour les étudiants

Covid-19 | Première conférence de presse de confinement pour Grégory Doucet. Le stationnement sera toujours payant et la bibliothèque pourrait peut-être être ouverte aux étudiants. La mairie en a fait la demande au Préfet. Détails.

La rédaction | Vendredi 30 octobre 2020

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Soumis aux injonctions gouvernementales, Grégory Doucet a précisé ce vendredi les mesures adaptées à la Ville de Lyon, mettant en avant les solidarités et la coopération. Concernant la culture, les lieux fermés au public seront bien ouverts aux artistes pour des répétitions, avec éventuellement des captations de leur pratique, pouvant être diffusées sur le Web. Les modalités restent à définir. La Bibliothèque Municipale fermée depuis ce vendredi 30 octobre pourrait faire l’objet d’une dérogation. « Avec d’autres maires de la Métropole, j’ai demandé au préfet une dérogation pour les ouvrir aux étudiants, car les universités sont désormais fermées et les bibliothèques universitaires ne sont pas ouvertes à toutes et tous, car leur fréquentation est sur rendez-vous pour respecter la distanciation physique » a déclaré Grégory Doucet. La réponse devrait être rendue dans quelques jours. Le stationnement ne sera pas rendu gratuit comme au printemps. Les mairies d’arrondissement seront ouvertes pour les services d’état civil et l'accès aux droits. Toutes seront fermées de 12h30 à 13h30. Les marchés couvert

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Lyon : le retour de la piétonnisation ce week-end

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C'est le grand retour de la piétonnisation dans la Métropole de Lyon, déjà initiée par l'ancien président David Kimelfeld sur la Presqu'île lors de son mandat. Malgré les dénégations de son successeur écologiste, Bruno Bernard, qui déclare à tort que « ça n'a rien à voir », il s'agit de toute évidence d'une suite logique s'appuyant sur les différentes études et bilans faits lors des précédentes éditions auprès des citoyens par les service de la Métropole. Résultat : deux jours (samedi 26 et dimanche 27 septembre) au lieu d'un, un périmètre élargi (principalement la Presqu'île jusqu'à Perrache, mais des petits tests dans les autres arrondissements et Villeurbanne en sus) et surtout, la bonne nouvelle : une volonté de pérenniser l'expérience.

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Nathalie Perrin-Gilbert : « la politique culturelle doit irriguer l’ensemble du projet municipal »

Élections Municipales 2020 | Rien n’est joué, concernant ces élections municipales, en particulier car le très fort taux d’abstention, le contexte particulier du premier tour et le jeu des alliances peuvent encore venir chambouler les pronostics. Reste que lors de ce premier round, Lyon a placé assez largement en tête la liste écologiste menée par Grégory Doucet. Lequel s’est allié depuis avec La Gauche Unie de Sandrine Runel et Lyon en Commun, mené par Nathalie Perrin-Gilbert. Comme dévoilé par Rue89Lyon, c’est la maire du 1er arrondissement qui deviendrait adjointe à la culture — et troisième adjointe — si Grégory Doucet l’emporte, comme elle nous le confirme officiellement pour la première fois, dévoilant ici les grands axes de son programme pour les six années à venir en cas de succès.

Sébastien Broquet | Mercredi 10 juin 2020

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Si Grégory Doucet est élu maire de Lyon, confirmez-vous que vous seriez son adjointe à la culture ? Nathalie Perrin-Gilbert : Oui, c’est officiel. Il a choisi de dévoiler dans Libération le nom de sa potentielle première adjointe, Audrey Henocque. Je suis ravie de ces éventuelles nouvelles fonctions — il faut parler au conditionnel, je me garde bien de penser que l’élection est gagnée d’avance. Ça fait partie des délégations qui me motivaient considérablement. Par goût personnel, pas forcément la meilleure des raisons, mais ce serait mieux d’avoir un ou une adjointe portée par son sujet. Mais aussi, par conviction. On parle d’un « monde d’après », c’est à la mode, et je pense qu’il va falloir refonder un contrat social et écologique pour la ville de Lyon. La culture va être un pilier

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Sébastien Broquet | Jeudi 12 septembre 2019

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Chez EELV, on choisissait ce jeudi soir parmi trois prétendants celui qui irait concourir pour la mairie de Lyon. Et c'est Grégory Doucet qui l'a emporté, avec 61% des voix au premier tour, face à Étienne Tête (4%) et Bruno Charles, vice-président de la Métropole (35%). Il mènera la liste lors des Municipales en mars 2020. L'objectif pour les Verts est désormais de fédérer à gauche autour de cette candidature après avoir rompu avec l'allié de ces dernières années, Gérard Collomb : Yannick Jadot l'a rappelé ces derniers jours, même au second tour, il n'y aura pas d'alliance avec l'ancien ministre de l'Intérieur. Et ainsi de surfer sur le succès des Européennes.

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