Insomniaque - Soirées du 10 au 16 décembre

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer : Black Strobe au Club Transbo, Genius of Time et The Black Madonna au Sucre et Tessela au DV1. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 9 décembre 2014

10.12 Don't mess with us #3

Après les avoir inaugurées en DJ set, Arnaud Rebotini prend les commandes des soirées punks-et-clubbers-friendly du Transbo avec la clique à la tête de laquelle il célèbre, depuis le milieu des années 2000, les noces crépusculaires des guitares et des synthétiseurs. Il y présentera l'obsédant Godforsaken Roads, deuxième album de Black Strobe où, vocalisant comme un Nick Cave assommé par une boule à facettes – ou Dave Gahan après un bain de bouche à la tourbe – il s'impose une fois pour toutes comme le plus badass des crooners. Lui chercher des poux dans la gomina ? Aucun risque.

 

12.12 The Cosmic Adventure

Deux garçons, une fille, des tas de possibilités ondulatoires. Ce pourrait être le pitch du prochain périple aux confins de la house auquel Le Sucre et Kosme vous proposent de prendre part. Les deux garçons, ce sont les Suédois de Genius of Time, qui voyagent à dos d'irrésistibles mélodies analogues de l'infiniment deep à l'infiniment grand – un de leur morceau portant carrément le nom d'une exoplanète. La fille, ou plutôt la riot grrrl, c'est The Black Madonna, taulière du réputé Smart Bar de Chicago et nouvelle reine du post-disco avec supplément d'âme. Le reste ne regarde que vous.

 

12. 12 In order to dance

Après Truss, récemment à l'affiche du dantesque anniversaire du label Perc Trax – une heure de queue, une bagarre, une overdose, des jeunes gens peu vêtus et des sets à vous retourner le cerveau façon tatin, on a eu droit à la totale – c'est au tour du non moins traumatisant Tessela, son petit frère accroc aux polyrythmies de la jungle et de la drum'n'bass, de faire un crochet par Lyon. Plus spécifiquement par le DV1, où il se produira le temps d'un énième hommage à R&S Records, accompagné du toujours vert Renaat Vandepapeliere, co-fondateur de ce label techno historique – il a fêté ses trente ans en 2013.

The Cosmic Adventure

The Black Madonna + Genius of time + Kosme
Le Sucre 49-50 quai Rambaud Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


In order to dance

+ Tessela et Renaat + Calling Marrian
DV1 6 rue Violi Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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The Black Madonna : « créer un environnement dans lequel les gens peuvent ressentir l'espoir »

House | Quelques mois après son passage à Nuits sonores, Marea Stamper, aka The Black Madonna, est de retour à Lyon le 29 novembre pour une soirée d'anthologie au Sucre. Ce sera dans le cadre d'une tournée visant à recueillir des fonds et à sensibiliser autour de la cause des réfugiés LGBT+. Entretien.

Gabriel Cnudde | Mercredi 27 novembre 2019

The Black Madonna : « créer un environnement dans lequel les gens peuvent ressentir l'espoir »

Tu tournes actuellement en Europe en partenariat avec l'association Help Refugees. Peux-tu nous expliquer l'origine de cette collaboration et de cette tournée We Still Believe – Choose Love ? The Black Madonna : Ça a commencé de manière très simple. J'adorais l'association et ses t-shirts. J'ai acheté plusieurs Choose Love que je portais en tournée. C'était une des nombreuses associations que j'appréciais et que je voulais aider. Une grande partie de l'association est basée à Londres. On nous a présenté. À côté, je parlais avec une amie à moi, Diana Arce, membre du collectif Black Lives Matter à Berlin, sur ce qu'on pouvait faire pour les réfugiés queer. J'ai des amies, un couple de lesbiennes, qui sont en train de demander l'asile. Elles ont beaucoup de mal, parce que c'est très différent des démarches pour les couples hétéro. Alors, on se demandait avec Diana comment aider les queers demandeurs d'asile du monde entier. C'est une question que mon équipe et moi-même on a fini par poser à Help Refugees. On voulait travailler avec eux, alors on a demandé : « hey, vous faites quelque chose en particulier pour

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The Black Madonna, icône en terre sainte

Clubbing | Habituée à faire transpirer Chicago, Londres ou New York, The Black Madonna n'a jamais caché son amour pour Lyon. Ce vendredi soir, au Sucre, elle risque bien de clamer à nouveau son attachement à la capitale des Gaules et à ses danseurs nocturnes.

Gabriel Cnudde | Mardi 26 novembre 2019

The Black Madonna, icône en terre sainte

Si la Vierge est à Lyon gardienne et qu'elle exauce les vœux de ses protégés, elle n'a jamais encore fait danser les Lyonnais après minuit. Fort heureusement, elle est suppléée, depuis 2014, par une Vierge noire, icône des soirées dansantes rhodaniennes qui vient régulièrement prêcher la bonne parole de la house sur les bords de Saône. Ce vendredi 29 novembre, The Black Madonna sera encore au centre du tableau, derrière ses platines, pour son "We Still Believe – Choose Love tour". L'occasion pour elle de revenir à Lyon, ville chère à son cœur. « J'aime tellement Lyon. C'est un de mes endroits préférés au monde. J'ai des amis très chers ici. C'est un endroit très spécial, une ville dans laquelle j'ai vécu certaines de mes expériences musicales les plus incroyables. J'ai vraiment hâte d'y revenir », explique-t-elle à quelques heures d'un set à Glasgow. Un amour qui a habité tous ses passages ici, du premier au Sucre, en décembre 2014, jusqu'au dernier, à Nuits sonores 2019. Nul doute que son nouveau passage sur le rooftop le plus connu de la ville sacralisera encore un peu plus celle qui vient défendre les opprimés LGBT+ et défendre un message d

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Arty Farty souffle ses 20 bougies

Musiques Électroniques | Derrière Nuits sonores, Le Sucre et l'European Lab, il y a une association, Arty Farty, qui fête ses vingt ans d'existence en investissant durant trois jours l'Auditorium, temple du classique.

Sébastien Broquet | Mardi 12 mars 2019

Arty Farty souffle ses 20 bougies

Pas de grand nom ni de véritable surprise, mais des copains, des expériences, un lieu presque inédit pour ce genre de fête et un concert final qui devrait faire couler quelques larmes et confirme l'Auditorium en spot désormais incontournable de la musique de film : tel est le programme des trois jours de festivités concoctés par l'association Arty Farty pour ses vingt ans. En commençant par la fin, l'on déniche la seule véritable tête d'affiche de ce mini-festival : Arnaud Rebotini, figure imposante de la scène électronique depuis les années 90, auréolé en 2018 d'un César pour sa musique composée pour l'émouvant 120 Battements par minute, film de Robin Campillo contant l'apparition en France du SIDA, les combats d'Act-Up - dont il était partie prenante - et du nécessaire Didier Lestrade, rythmés par une house music salvatrice que ce dernier chroniquait en défricheur au sein du quotidien Libération. Rebotini a parfaitement rendu la symbiose entre les luttes et cette musique alors intimement liée aux clubs gay (La Luna), lui rendant sa force politique et son âme militante qu'elle a aujourd'hui largement égarée alors que DJs comme clubb

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Arty Farty fête ses vingt ans avec Arnaud Rebotini

Anniversaire | Trois jours de festivités à l'Auditorium pour fêter les vingt ans de l'association Arty Farty, à l'origine du festival Nuits sonores : voici le programme dévoilé.

Sébastien Broquet | Mercredi 16 janvier 2019

Arty Farty fête ses vingt ans avec Arnaud Rebotini

Arty Farty, l'association derrière Nuits sonores, est née en 1999 - quelques années avant le lancement du festival électronique lui-même, en 2003. Depuis, d'autres projets ont essaimé, de déclinaisons à Bruxelles et Tanger en passant par l'European Lab puis plus récemment Attable. C'est donc l'anniversaire d'un acteur majeur de la cité qui se fête à l'Auditorium, sur trois jours, du vendredi 15 au dimanche 17 mars prochain. Le programme vient d'être dévoilé : après une inauguration le vendredi 15 dans l'Atrium, place est laissée à l'émission de télévision Tracks (sur Arte) pour une nuit immersive à base de performances et de déambulations, dont le détail sera donné ultérieurement. La fête se poursuivant en mode clubbing avec le DJ américain Rrose, adepte d'une techno expérimentale, qui sera accompagné d'un fidèle du festival et ancien de l'équipe, P.Moore. Garçon Sauvage investit l'Auditorium Samedi 16, après une session de Mini Sonore à destination des kids, et deux programmes Extra! (un blind test de Nina & Simone et un karaoké techno), l'O

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Aldo Paredes, challengeur

Portrait | Vous avez sûrement déjà croisé le flash de son appareil photo sans savoir qui le déclenchait. Il vous a tiré le portrait ? Voici le sien.

Anaïs Gningue | Mercredi 28 mars 2018

Aldo Paredes, challengeur

Au terme de son cursus aux Beaux-Arts de Lyon, une correspondance épistolaire avec l’artiste chilien Alejandro Jodorowsky, attaché à l’irréel, ramène Aldo Paredes sur Terre. Nous sommes en 2011 : Aldo est rongé par des démons intérieurs, il n’arrive pas à expliquer ses doutes. Cet échange lui permet de poser les mots sur les tourments qui l’ont poussé à quitter son Équateur natal six ans plus tôt. « C’était tellement intelligent par sa simplicité et sa profondeur que c’était clair en moi », explique-t-il. À l’adolescence, il était balloté de lycées en lycées ; il fait partie de ceux qui disent tout haut ce que les autres pensent tout bas. Ces souvenirs d’Équateur sont aujourd’hui flous ou ont disparu au profit de ceux qu’il a créés à Lyon. Je me souviens avoir touché un point très obscur. Mais il fallait que je passe par là pour savoir que c’était le moment d’agir. Aldo pose ses valises dans la capita

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La programmation des Days du festival Nuits Sonores

Nuits sonores 2017 | Retour aux Subsistances, une carte blanche à Lisbonne, Derrick Carter et ESG en invités, une offre food revisitée : Nuits sonores 2017 est sur de bons rails.

Sébastien Broquet | Mardi 24 janvier 2017

La programmation des Days du festival Nuits Sonores

The Black Madonna, curatrice du Day 1 (jeudi 25 mai) dévoile un programmes des plus intéressants, conviant le légendaire Derrick Carter qui jouera 100% disco. C'est un grand retour à Lyon pour celui qui était déjà présent lors des éditions 1, 5 et 15 du festival. Beaucoup de filles sur ce line-up : la new-yorkaise Honey Dijon, adepte d'une house très Chicago ; les légendaires ESG, groupe post-punk totalement groovy échappé du Bronx et des années 80, toujours aussi efficace et classe. L'échappée de Ninjatune qu'est Throwing Shade ou encore la Coréenne installée à Berlin Peggy Gou sont aussi à l'affiche. La patronne (The Black Madonna, donc) jouera elle-même en back2back avec les écossais de Optimo, qui lui ont donné l'envie de s'engager dans ce monde du clubbing. On notera aussi la présence sur ce même programme du jeudi de Jamie 3:26, de Rahaan (une forte prédominance du son de Chicago, donc) et du

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Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches ce week-end

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 27 septembre 2016

Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches ce week-end

30>09>16 LA PLATEFORME LAZARE HOCHE La bonne nouvelle, c'est la relance d'une activité clubbing régulière à La Plateforme avec une nouvelle direction artistique axée house, le tout à prix modique ce qui n'est plus si fréquent la nuit venue : 6€. Pour cette seconde 01046, le parisien Lazare Hoche, fondateur des labels LHR et Oscillat Music et protégé de DJ Grégory, est l'invité de marque : adepte d'une house aérienne emplie de soul, le jeune producteur arrive précédé d'une belle réputation en tant que DJ. Le local Hergè et Wavesonik sont aussi à l'affiche. Planant. 30>09>16 LE SUCRE THE BLACK MADONNA Difficile de passer outre le retour dans la ville de l'américaine, tant The Black Madonna a marqué les esprits lors de la dernière édition de Nuits sonores... Issue de la

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Nuits sonores : Garnier invite Chassol et Jackmaster

MUSIQUES | Un nouveau pan du soyeux tissu qui recouvre encore Nuits sonores s’est évaporé ce matin, laissant entrevoir les choix musclés opérés par Laurent Garnier pour (...)

Sébastien Broquet | Samedi 23 janvier 2016

Nuits sonores : Garnier invite Chassol et Jackmaster

Un nouveau pan du soyeux tissu qui recouvre encore Nuits sonores s’est évaporé ce matin, laissant entrevoir les choix musclés opérés par Laurent Garnier pour son Day : Chassol, vu il y a quelques jours au centre culturel Charlie Chaplin, sera de retour dans nos contrées pour ce vendredi 6 mai résolument placé sous le signe de l’exigence et de la diversité musicale. Valeurs défendues par la très cotée Radio Meuh, que nous ne sommes pas surpris de retrouver ici puisque le maître a relancé sa mythique émission It is what it is sur cette web radio et l’a déjà conviée à faire vibrer le sound-system de son Yeah festival, l’an dernier. Sur cette Esplanade confiée aux diggers, outre Radio Meuh, le collectif de Brighton Mr Bongo partagera ses perles de rare groove dénichées de par le monde et parfois rééditées sur leur label. Le brésilien Ivan Conti, habituellement batteur du groupe funk & samba Azymuth, complétera l’affiche aux platines. Versant concerts, pour tenir chaud à Chassol au Sucre, Garnier invite le duo Frontières composé de Arnaud Rebotini et Ch

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Nuits Sonores 2015 - La programmation de jour

MUSIQUES | La première moitié du programme de Nuits Sonores 2015 est tombée, entraînant dans sa chute son lot d'impatiences et de surprises. Brace yourselves, habitants de la Confluence, spring is coming. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 14 janvier 2015

Nuits Sonores 2015 - La programmation de jour

Si Wagner fait naître chez certains des sentiments belliqueux à l'encontre de la Pologne, la prochaine édition de Nuits Sonores, elle, devrait vous donner envie de passer l'été au pays de Copernic. Car c'est Varsovie, capitale qui s'impose depuis quelques années comme l'une des cool du Vieux continent, qui sera à l'honneur de la traditionnelle carte blanche. L'occasion de découvrir tout un contingent de producteurs et groupes aux noms pour le moment nimbés de mystère : Xenony, Piotr Kurek (accompagné par le collecteur analogique Étienne Jaumet), Black Coffee, Alte Zachen ou encore Polonezy Fanfare.Nonobstant cette escale, Nuits Sonores (et ses événements connexes bien sûr, du participatif Extra! au réflexif Lab) restera fermement ancré à la Confluence, selon le même découpage que l'an passé : le détachement polonais à la Maison de la Confluence, les soirées éponymes à l'ancien Marché de gros et les Days à la Sucrière. Tiercé gagnant Premier dévoilé, le contenu de ces derniers, aux inévitables et néanmoins agréables relents de Sucre (à l'instar de la

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Insomniaque - Semaines du 26 février au 11 mars

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer d'ici le printemps : Robert Leiner au DV1, Truss & Tessela au Club Transbo et Lawrence au Terminal. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 25 février 2014

Insomniaque - Semaines du 26 février au 11 mars

01.03 R&S NightTrois décennies séparent la techno séminale de Juan Atkins de celle, rénovatrice, de Blawan. Cette distance, il suffit d'un coup d’œil sur le catalogue d'un label bien particulier pour l'abollir : celui de R&S Records, institution fondée à Gand en 1984 et sans laquelle le genre n'aurait sans doute pas eu le retentissement qui fut le sien en Europe. Le DV1 l'honore en accueillant, non pas l'un de ses fondateurs, mais son ingénieur son et, accessoirement, son pensionnaire le plus emblématique (depuis 1992 et la parution du papillotant The Neuromancer) : le Suédois Robert Leiner. 01.03 EncoreEn 2000, R&S Records ferme boutique par lassitude. Suit un hiatus de six ans avant qu'il ne soit réactivé à Londres, où il contribue depuis activement au renouveau de la scène techno britannique. Outre Blawan, évoluent ainsi dans son giron Untold, Pariah, ainsi que T

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Reperkusounds good

MUSIQUES | Festival Reperkusound / Sept, comme les sept jours de la Création. Sept, comme les sept merveilles du monde. Sept, comme le pH de l'eau pure. Sept, (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 30 mars 2012

Reperkusounds good

Festival Reperkusound / Sept, comme les sept jours de la Création. Sept, comme les sept merveilles du monde. Sept, comme le pH de l'eau pure. Sept, comme les sept vertus du bushido. Sept, comme les sept nains. Sept, enfin, comme l'âge du festival Reperkusound, qui se tiendra, comme de bien entendu, à l'Espace Double Mixte les 6, 7 et 8 avril prochains. De prime abord, la coïncidence est troublante. À l'aune de sa programmation, elle est d'une cosmique luminosité.  Et pour cause : jusqu'ici l’apanage des éleveurs nomades de canidés et des futurs bacheliers, l'événement s'est mué, sous l'influence de ce nombre qui justifie à lui seul l'existence de la numérologie, en un redoutable méli-mélo électronique. Oh bien sûr, l'electro-punk bas de la crête (Shaka Ponk, La Phaze), la drum'n'bass Max Havelaar (Highlight Tribe) et la house autocrate (Sebastian) y figurent toujours en bonne place. Mais de la techno hélicoïdale de Mr Nô à l'abstract hip-hop tradi-futuriste du vétéran nippon

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Oldies but goodies

MUSIQUES | Musique / Alors que dans le rock, cette rentrée s’avère marquée par le retour des vioques, l’électro aussi nous rappelle que ses fers de lance ont pris de la bouteille. Honneur aux seniors pour la soirée Beat Bindum XL, avec deux vieux de la vieille, Manu le Malin et Arnaud Rebotini, qui reviennent en grande forme sur le devant de la scène. Stéphanie Lopez

Dorotée Aznar | Jeudi 15 septembre 2011

Oldies but goodies

Il fallait du lourd pour justifier la taille XL de cette soirée. L’association Galacticut, jusqu’ici coutumière du Ninkasi et de la Plateforme, a donc vu grand pour fêter sa treizième Beat Bindum. Un Transbordeur ne sera pas de trop pour sa Micheline qui revient gonflée à bloc, nantie des poids lourds qui ont déroulé du set sans faille depuis le XXe siècle. En ce temps-là, durant l’âge d’or des raves et de la TB 303, la techno était par essence la musique du futur, celle qu’on dansait entre initiés avec un goût d’avant-garde et un voeu d’aventure. Vingt ans plus tard, ceux qui inventaient le futur de naguère sont devenus des quadras moustachus, rangés des vélos peut-être, mais pas forcément des turbines pro-fêtes. Ainsi Manu le Malin, fier ambassadeur du son Industrial Strenght, multiplie les activités depuis qu’il a calmé les BPM (on l’a entendu chanter sur l’album de Palindrome, on a aussi ouï quelques BO et une collaboration avec Dee Nasty…) Assagi, le Manu des Biomechanik et des free-parties sous le pont de Tolbiac ? Pas sûr… On ne change pas un Malin hardcore en malléable entertainer. Sous la casquette de The Driver, ses DJ sets savent peut-être concilier baile funk et beats f

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