Le Circuit Nuits Sonores 2015 en trois étapes

MUSIQUES | Trois étapes du Circuit Nuits Sonores à ne pas manquer : Warm Soda au Marché Gare, Blawan au Petit Salon et Somaticae au Sonic. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 12 mai 2015

Étape 7

La musique à guitares n'ayant quasiment pas droit de cité dans la programmation "officielle" de Nuits Sonores cette année, c'est (notamment) du côté du Marché Gare qu'il faudra zoner pour se faire un fix d'électricité. Á l'affiche : le blues à seize chevaux-vapeur d'Harold Martinez, le post-punk du troisième type (et à effets secondaires) de I Love UFO et, surtout, le garage à moustaches et frisottis 70's de Warm Soda – emmené par l'ex Bare Wires Matthew Melton, proche du regretté Jay Reatard. Et Maria Rockmore, la plus rock'n'roll des selectas à chromosomes XX – aucun rapport avec le bon Jamie.


Nuit 2 - Le circuit

Ju de Bug + Harold Martinez + Warm soda + I love Ufo + Maria Rockmore
Marché Gare 34 rue Casimir Périer Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Nuit 2 - Le circuit

Theorist OFC + Blawan + Emmanuel + CLFT Militia
Le Petit Salon 3 rue de Cronstadt Lyon 7e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Nuit 2 - Le circuit

Helden + 1er chasseur + Saaad + Somaticae + Plein soleil
Sonic En face du 4 quai des Étroits Lyon 5e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Belle de journées

Festival | Peut-être est-ce parce que la période sent bon la rentrée, les cahiers neufs et le retour des ennuis domestiques, mais il semble qu'une fois de plus les (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 8 septembre 2016

Belle de journées

Peut-être est-ce parce que la période sent bon la rentrée, les cahiers neufs et le retour des ennuis domestiques, mais il semble qu'une fois de plus les effectifs de la classe 2016 de ces Belles Journées sises en terre berjalienne, ont comme un goût de tête de classe, de best-of de la dernière année scolaire, de revue de bêtes à concours, de troupe d'élite pour classe prépa rock. Entre (nos) chouchous de longue date (Mensch, Harold Martinez) dont on ne sait plus très bien s'ils accompagnent notre évolution ou nous la leur, nos coups de foudre plus récents (Grand Blanc, Rover) annoncés mais convertis tout de même en grande claque, celle de la surprise de surpasser nos attentes (l'album de Grand Blanc, le second LP de Rover) et valeurs sûres indéboulonnables de la chanson française comme Arman Méliès (on repense avec émoi à son grand incendie), le culte Dominic Sonic ou La Grande Sophie encore, on compte quelques valeurs montantes comme Broken Back. Parmi elles, s'il faut se pencher sur un espoir à chérir, ce s

Continuer à lire

Les 10 concerts à voir en mai

Sélection | Harold Martinez Alors que l'on vient d'apprendre la venue à l'automne du Wovenhand de David Eugene Edwards, on pourra patienter durant ce mois de mai (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 4 mai 2016

Les 10 concerts à voir en mai

Harold Martinez Alors que l'on vient d'apprendre la venue à l'automne du Wovenhand de David Eugene Edwards, on pourra patienter durant ce mois de mai avec son plus proche cousin, pour ne pas dire frère en blues et visqueux. Visqueux au bon sens du terme car cette musique plus habitée qu'une masure aux mille fantômes se nourrit aussi à des milliers de kilomètres de distance (Harold Martinez vient de Nîmes) du même vibrato indécrottable de maître vaudou que celui de Mr Edwards. Une fois qu'elle vous a piqué, vous voilà zombifié. Au Kraspek Myzik le jeudi 12 mai Me First and the Gimme Gimme Gimmes Il y a des super-groupes, des groupes à concepts, des cover band, eh bien Me First and the Gimme Gimme Gimmes est les trois à la fois, poussant les trois bouchons dans leurs plus improbables extrémités. Qu'on s'accroche, ce punk band (formé de membres de Lagwagon, No Use for a Name ou NOFX) a sorti des albums des reprises thématiques (les comédies musicales, le r'n'b, les divas), enregistré un liv

Continuer à lire

Les soirées du 9 au 15 décembre

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : la résidence CLFT au Transbordeur, Blawan au Kao et Selvagem au Sucre.

Benjamin Mialot | Mardi 8 décembre 2015

Les soirées du 9 au 15 décembre

11.12 CLFT invite... Étrange fin d'année que celle-ci, où le moindre beauzarteux sous ketamine se sent la hardiesse d'un William Wallace («Ils peuvent nous ôter la vie, mais ils ne nous ôteront jamais notre liberté de danser !»). On se rassure en se disant que certains n'ont pas attendu d'être terrorisés pour faire acte de résistance nocturne. Ainsi de CLFT, dont la résidence au Transbordeur fera une fois encore la part belle à la techno la plus fonctionnelle qui soit (au sens de fonction vitale), en la ténébreuse et métallique présence des Londoniens Fundamental Interaction et Ben Gibson.

Continuer à lire

Les soirées du 9 au 15 septembre

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer : Ikonika à La Marquise, la première Ravesodie au Box Boys et N1L à l'Atelier Sumo.

Benjamin Mialot | Mercredi 9 septembre 2015

Les soirées du 9 au 15 septembre

11.09 Polaar Cette fois c'est la bonne : initialement annoncé pour la fin juin, le second volet de la déclinaison vinyle du Ritual de Flore sera disponible le 22 septembre. Et audible lors de la prochaine Polaar (à La Marquise), où la dame présentera également la nouvelle signature de son label, Hoodrat, jeune Lyonnais versé dans l'art rebondissant du Jersey club (du breakbeat à casquette snapback, en gros). Olive sur la pizza champignons-fromage, c'est la Londonienne Ikonika, égérie renfrognée de l'avant-garde bass music – grâce à son approche paradoxalement très candide de la mélodie – qui complète l'affiche.

Continuer à lire

Les soirées du 10 au 16 juin

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : le vernissage de l'expo Mawil au Goethe-Institut, Scratcha DVA à La Marquise et la résidence LYL au Croiseur. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 9 juin 2015

Les soirées du 10 au 16 juin

10.06 Tournoi de ping-pong auteurs-public Quand il ne raconte pas par procuration sa jeunesse à l'ombre du mur de Berlin (Kinderland, chez Gallimard, pavé de 300 pages aussi captivant dans sa description de l'insouciance enfantine que dans ce qu'il raconte en filigrane de la RDA), le dessinateur Mawil joue les selectors. Ce sera le cas trois jours avant le coup d'envoi du festival, dans le cadre du vernissage de l'expo que lui consacre (ainsi qu'à sa compatriote Barbara Yelin) le Goethe-Institut. Un événement d'autant plus intrigant qu'il fera suite à un tournoi de ping-pong à la mode est-allemande que nous comptons bien remporter.

Continuer à lire

Nuits sonores - Pour quelques conseils de plus

MUSIQUES | Si les Anglais se taillent la part du lion, il faudra aussi compter avec ces dix-là pendant le festival. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 13 mai 2015

Nuits sonores - Pour quelques conseils de plus

Nils Frahm / Mehmet Aslan Pianiste de formation, Nils Frahm produit depuis dix ans une musique aux confins de l'ambient et de l'impressionnisme, où la contrainte (genre jouer sans le pouce ou avec un instrument étouffé) est toujours source d'élévation. Pour le dire clairement, c'est lui qu'on aurait aimé voir à l'Opéra. Nuit 1 - Halle 1 Á l'Ancien marché de gros, mercredi 13 mai à 22h30 Né en Suisse, d'origine turque et basé à Berlin, Mehmet Aslan revisite le patrimoine musical anatolien à travers le prisme des rythmes électroniques.Et le résultat est aussi cocasse qu'ob

Continuer à lire

L'orfèvre élect'Rone

MUSIQUES | Le troisième album de Rone, "Creatures", est exaltant et passionnant en tous points. Production très soignée, collaborations étincelantes, ambiances musicales féériques, il confirme qu'il est le diamant brut de l'électro française du XXIe siècle. On prendra la mesure de son éclat à Nuits Sonores. Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mardi 12 mai 2015

L'orfèvre élect'Rone

Même si l'effet de surprise n'est plus, le Rone cru 2015 met tout le monde d'accord. À 34 ans, Erwan Castex met la barre très haut avec son troisième album, l'onirique et lumineux Creatures. L'effervescence ayant entouré Tohu Bohu, son précédent disque, témoignait déjà de la qualité des productions de l'artiste alors exilé à Berlin : un véritable condensé de bombes électroniques entre douceur et dancefloor, tels l'imparable Bye Bye Macadam ou le florissant Parade. Avec Creatures, Rone réitère l'exploit, fruit du travail minutieux d'un véritable passionné de sons électroniques naviguant à l'étage céleste. Sons tentaculaires et épanouissement auditif Très mélodique, Creatures est également poussé sur le plan technique, conservant un côté paradoxal dans sa construction. «Ce qui est étonnant explique Rone, c'est que Creatures est mon album le plus collectif mais également le plus intime."» Dans le but d'atteindre un niveau supplémentaire dans sa création, Rone s'est en effet appuyé sur toute une équipe de techniciens et de musiciens. De quoi lui permettre de s'exprimer pleinement,

Continuer à lire

L'Angleterre en force à Nuits Sonores

MUSIQUES | ​Best of de la saison qui s'achève, la programmation de Nuits Sonores 2015 est aussi la plus cosmopolite que le festival ait connue. Mais désormais, à la fin, ce sont nos voisins d'outre-Manche qui gagnent : bouillon de la bass culture à l'aune de laquelle la house et la techno n'en finissent plus de se réinventer, l'Angleterre est, par l'entremise de sa capitale, LA grande nation électronique des années 2010. La preuve en dix ambassadeurs. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 12 mai 2015

L'Angleterre en force à Nuits Sonores

Daniel Avery / Shackleton On l'a découvert de jour l'an passé, cette fois c'est de nuit que l'on pourra prendre la mesure de la versatilité du ténébreux rouquin, qui plus est sur une scène toute entière dédiée à la résidence qu'il anime à la mythique Fabric. Depuis Drone Logic, Daniel Avery n'a rien produit. Pas grave : ce premier album, classique instantané de techno charnelle (ou de rock stockable dans le cloud ?), reste un an et demi après sa parution l'une des plus belles incarnations de ce «chant de la machine» qui, chaque printemps, exerce sur nos concitoyens la même fascination que la voix des sirènes sur les marins qui croisaient jadis en mer de Sicile. Nuit 1 – Halle 2 Á l'Ancien marché de gros, mercredi 13 mai à 3h15

Continuer à lire

Jamie XX donne des couleurs à Nuits Sonores

MUSIQUES | Discret architecte de la sophisti-pop cafardeuse de The XX, le Londonien Jamie Smith publie son premier album solo, malicieusement titré In Colour. Un chef-d’œuvre qui met à jour trente ans de dance music made in England et capture mieux qu'aucun autre les sentiments contradictoires que font naître les grands raouts électroniques comme Nuits Sonores. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 12 mai 2015

Jamie XX donne des couleurs à Nuits Sonores

Chaque année, au matin du quatrième jour, quand nous quittons le site nocturne de Nuits Sonores au pas d'un vampire en décomposition, le corps fumant et les yeux dissimulés sous des lunettes de soleil m'as-tu-vu, on se dit qu'on ne nous y reprendra plus. Que c'est la dernière fois qu'on subira la moiteur des hangars surpeuplés, les tirs de barrage rythmiques à hauteur de genoux et les bredouillements alphabétiques de nos congénères (MDMA, LSD, DMT...). Trop vieux pour ces conneries. Et pourtant, chaque année, on y retourne, badge au clair et les poches lourdes de tokens. Pourquoi ? Que cherche-t-on dans cette assourdissante promiscuité ? Pour la première fois depuis la création du festival, la réponse est limpide. Il a fallu à Jamie XX six ans pour la formuler. La couleur des sentiments Pour qui sait lire entre les lignes de basse, son premier album dit simplement ceci : on y cherche la même chose qu'en amour, un certain type de lien à l'autre et, surtout, à retrouver la sensation qui nous a parcouru la première fois qu'il fut noué. Un fugace pincement au cœur, une démangeaison persistante le long de l'échine, une pression humide à l'arrière des gl

Continuer à lire

La Pologne envahit Nuits Sonores

MUSIQUES | L'autre principal point de chute de Nuits Sonores 2015, c'est la Pologne, dont la capitale Varsovie est à l'honneur de la Carte blanche du festival. (...)

Benjamin Mialot | Mardi 12 mai 2015

La Pologne envahit Nuits Sonores

L'autre principal point de chute de Nuits Sonores 2015, c'est la Pologne, dont la capitale Varsovie est à l'honneur de la Carte blanche du festival. Projections de clips et documentaires, présentation d'affichistes s'inscrivant dans la lignée des grandes figures du graphisme polonais (Swierzy, Starowieyski, Cieslewicz...) et même installation d'un bar à lait, le festival a mis les petits plats dans les grands pour exposer la dynamique économique et créative qui vaut à la ville des comparaisons avec le Berlin des années 2000 – au même titre que sa rivale Cracovie, soit dit en passant. C'est évidemment du côté des concerts à la Maison de la confluence que les surprises abondent le plus. Nos top picks : l'electronica en résolution 800 par 480 de Xenony, la synth-country déstructurée de Slalom, la library music pleine d'audace de Forever Pavot (même s'il n'a de polonais que le nom de son ancien groupe, Arun Tazieff), la drum'n'bass rudimentaire et improvisée de 67, 5 Minute Prokekt, la muzak pince-sans-rire et virtuose du big band Mitch & Mitch et les facétie

Continuer à lire

European Lab met les idées au clair

CONNAITRE | ​Pas facile de discuter valeurs démocratiques et mutations urbaines entre deux marathons électro. C'est pourtant ce à quoi vous invite cette année encore l'European Lab, qui plus est en très bonne compagnie. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 12 mai 2015

European Lab met les idées au clair

L'an passé, l'European Lab avait tenu session dans la foulée d'élections marquées par une franche montée de l'euroscepticisme. Pas de bol, c'est dans un contexte pareillement défavorable, suite à la victoire écrasante du parti de David Cameron au dernier scrutin britannique, que se tiendra sa cinquième édition. Les conférences et débats au programme du pendant citoyen de Nuits Sonores ne devraient en être que plus stimulants, d'autant que ce ne sont pas les invités de qualité qui manqueront. Citons le chercheur danois Fabian Holt, auteur d'un ouvrage de référence sur les classifications musicales (et en quoi elles sont à la fois des grilles de lecture et des sources de confusion), Gérard Berréby, le fondateur des formidables éditions Allia, où sont publiés nombre de textes fondateurs de la contre-culture (des Mémoires de Guy Debord à Can't stop won't stop, la somme hip-hop de Jeff Chang) et la Polonaise Agata Pyzik, contributrice du Guardian et de la bible de l'avant-gardisme sonore Wire qui, dans le bien titré Poor But Sexy. Culture Clashes in Europe East and West

Continuer à lire

Edwy Plenel au European Lab

CONNAITRE | La liste des invités du European Lab, le pendant réflexif de Nuits Sonores, s'allonge. Viennent d'être confirmées les présences d'Edwy Plenel (qui viendra tenir (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 26 février 2015

Edwy Plenel au European Lab

La liste des invités du European Lab, le pendant réflexif de Nuits Sonores, s'allonge. Viennent d'être confirmées les présences d'Edwy Plenel (qui viendra tenir compagnie à son investigateur en chef Fabrice Arfi) et d'une dizaine d'intervenants internationaux, parmi lesquels Steven Hearn (président de la holding regroupant la Gaieté Lyrique, le Trabendo et le magazine Tsugi), Alain Van Der Malière (ancien conseiller au Ministère de la culture) et l'universitaire danois Fabian Holt. Ils viennent grossir un pool d'une trentaine de journalistes (comme Franck Annese, le boss à casquette de So Press), artistes (en tête la photographe Nan Goldin), institutionnels (tel Pascal Rogard, directeur de la SACD) et autres entrepeneurs (par exemple Helen Teeling, directrice de l'espace de coworking The Whisky Bond à Glasgow), qui discuteront nouveaux médias, réhabilitation urbaine et démocratie européenne du 13 au 15 mai. http://www.europeanlab.com

Continuer à lire

Nuits Sonores 2015 – La programmation de nuit

MUSIQUES | Ouvert sur le monde et recentré sur la musique électronique. Tel s'annonçait Nuits Sonores 2015 à la découverte de sa programmation de jour. Tel s'affirme le festival à l'heure de dévoiler son pendant nocturne. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 11 février 2015

Nuits Sonores 2015 – La programmation de nuit

C'est quoi, être rock en 2015 ? Les lecteurs de Rock & Folk ont sans doute leur (fausse) idée sur la question. Les autres, nous sommes au regret de vous le confirmer, ne trouveront pas la réponse à Nuits Sonores cette année – à moins que le "concert spécial", pour l'instant tenu secret, ne vienne nous contredire. Grande absente de la programmation de jour, la musique électrique ne constitue en effet que la portion congrue de son homologue nocturne, bien que l'on se réjouisse des venues du polarisant Jessica93 (de ce côté-ci de l'écran, on adore sa noise pour périphérique), des intransigeants et déjantés Future of the Left, des industrieux industriels de The Soft Moon ou des Saints, a.k.a. les Ramones du pays des kangourous, à l'affiche du Circuit. Circuit d'ailleurs encore en cours de montage mais qui, outre son habituel cortège d'activistes locaux (Flore, Manoo, Kosme...), promet d'ores et déjà pas mal de dilem

Continuer à lire

Trois nouveaux noms pour Nuits Sonores

MUSIQUES | Une dizaine de jours avant l'annonce de sa programmation noturne, Nuits Sonores 2015 lèvent le voile sur les noms des trois special guests de ses apéros (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 29 janvier 2015

Trois nouveaux noms pour Nuits Sonores

Une dizaine de jours avant l'annonce de sa programmation noturne, Nuits Sonores 2015 lèvent le voile sur les noms des trois special guests de ses apéros aux couleurs de Varsovie : le demi Zombie Zombie (le Zombie donc) Etienne Jaumet (déjà annoncé aux côtés de Piotr Kurek), le dadaïste électronique Felix Kubin et le génie psychédélique Forever Pavot. Ca s'annonce pas mal, non ?

Continuer à lire

Un coin de paradis perdu

MUSIQUES | «C'est sans doute là le plus grand accomplissement de Perc, bien qu'il se défende de tout volontarisme : d'avoir rendu à un genre devenu un simple palliatif (...)

Benjamin Mialot | Mardi 20 janvier 2015

Un coin de paradis perdu

«C'est sans doute là le plus grand accomplissement de Perc, bien qu'il se défende de tout volontarisme : d'avoir rendu à un genre devenu un simple palliatif sa puissance contestataire» écrivions-nous l'automne dernier en conclusion d'un article consacré au label Perc Trax. Quand on le questionne sur ses accointances avec cette institution londonienne de la techno – il a publié un maxi chez elle tandis que Perc et les siens jouent comme à domicile dans les soirées In Paradisum – Mondkopf ne dit pas autre chose, vantant les mérites d'un label qui a su lui rendre goût à une musique en mal «de messages, bien que je ne sois pas forcément pour la musique à message, disons d'esthétiques fortes». Si bien qu'avant de céder aux sirènes hurlantes du blast beat, il avait envisagé son disque à manipuler avec une extrême précaution comme un retour aux origines industrielles de la musique qui rythme ses DJ sets. Cette tendance à forer les tripes à la recherche de troubles à raffiner en histoires sonores, le reste du roster d'In Paradisum la partage : des épopées sur fond de crissements, râles d'outre-tombe et rythmes galériens de Somaticae, qui rivalisent de

Continuer à lire

Nuits Sonores 2015 - La programmation de jour

MUSIQUES | La première moitié du programme de Nuits Sonores 2015 est tombée, entraînant dans sa chute son lot d'impatiences et de surprises. Brace yourselves, habitants de la Confluence, spring is coming. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 14 janvier 2015

Nuits Sonores 2015 - La programmation de jour

Si Wagner fait naître chez certains des sentiments belliqueux à l'encontre de la Pologne, la prochaine édition de Nuits Sonores, elle, devrait vous donner envie de passer l'été au pays de Copernic. Car c'est Varsovie, capitale qui s'impose depuis quelques années comme l'une des cool du Vieux continent, qui sera à l'honneur de la traditionnelle carte blanche. L'occasion de découvrir tout un contingent de producteurs et groupes aux noms pour le moment nimbés de mystère : Xenony, Piotr Kurek (accompagné par le collecteur analogique Étienne Jaumet), Black Coffee, Alte Zachen ou encore Polonezy Fanfare.Nonobstant cette escale, Nuits Sonores (et ses événements connexes bien sûr, du participatif Extra! au réflexif Lab) restera fermement ancré à la Confluence, selon le même découpage que l'an passé : le détachement polonais à la Maison de la Confluence, les soirées éponymes à l'ancien Marché de gros et les Days à la Sucrière. Tiercé gagnant Premier dévoilé, le contenu de ces derniers, aux inévitables et néanmoins agréables relents de Sucre (à l'instar de la

Continuer à lire

Le blues est une musique chaude

MUSIQUES | Si l'on pense, au prétexte que – comme disait Jojo – tout vient de là, le blues est uniforme, il convient d'aller faire un tour au festival Grésiblues (dans (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 26 juin 2014

Le blues est une musique chaude

Si l'on pense, au prétexte que – comme disait Jojo – tout vient de là, le blues est uniforme, il convient d'aller faire un tour au festival Grésiblues (dans le Grésivaudan du 29 juin au 4 juillet) pour y applaudir, notamment, deux bluesmen français. Lesquels, enfants, n'ont même pas trempé leurs pampers dans le Mississippi. On découvrira alors toute l'étendue de cette musique, son infini delta, pourtant jailli de la même minuscule source. Mr. Bo Weavil, parti d'un blues tout ce qu'il y a de plus traditionnel, dégaine à présent la trancheuse à jambon pour livrer une musique hybride où les instruments vintages le disputent aux machines, le hip-hop au psychobilly, le naturel à la voix filtrée, rappellant en cela l'une de ses connaissances, Don Cavalli, les deux étant des piliers de la scène blues françaises. De l'autre côté du spectre se situe Harold Martinez, dont on vous a déjà parlé. Harold Martinez, son Dead Man et ses ambiances ad hoc, entre enterrement jarmuschien, prêche vaudou à la 16 Horsepower et transe malaisante qui déch

Continuer à lire

L'électro à la fête

MUSIQUES | Bichonnée par la ville, promue par un nombre croissant d'associations, la musique électronique se taille une nouvelle fois la part de Lyon. Revue des troupes. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 17 juin 2014

L'électro à la fête

Dans la plupart des communes françaises, la Fête de la musique ressemble à l'idée qu'en donne PunkÀChier, trio parisien qui, quand il n'éructe pas «Fête de la musique de merde !» pendant quatre minutes, retravaille au cutter rouillé des chansons des Spice Girls et Mylène Farmer. Rien à voir avec Lyon donc, où l'événement est une vraie occasion de faire le point sur les musiciens qui, demain, peut-être, écriront des morceaux à la gloire de Lyon pour faire croire qu'ils n'ont pas oublié d'où ils viennent, et sur ceux qui, en attendant, les aide à se faire un nom épelable au-delà de ses collines. Dans le microcosme de la musique électronique, ces deux catégories de personne ont tendance à se confondre. Ainsi, par exemple, du Haste Crew, qui se produira sur la scène programmée par Basse Résolution place Jean Jaurès (on y verra aussi l'intrépide CLFT Militia et Leome), avant de rendre la p

Continuer à lire

Insomniaque - Semaine du 4 au 10 juin

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : James Murphy au Sucre, le Festival All Together et la deuxième 45°N x 4.85°E. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 3 juin 2014

Insomniaque - Semaine du 4 au 10 juin

08.06 Reality Avec LCD Soundsystem James Murphy a, en trois albums d'une classe typiquement new-yorkaise et un concert d'adieu plus proche d'un enterrement de vie de garçon que d'une mise en bière, redonné un coup de lustre aux tunnels creusés de garages en clubs par ses compatriotes des Talking Heads. En solo, quand son éternel regard hébété ne sublime pas les productions d'autres pointures indé (comme le Reflektor d'Arcade Fire dernièrement), il est un DJ d'un redoutable bon goût. On a pu le constater à Nuits Sonores en 2012. On pourra le vérifier au Sucre ce dimanche. 08.06 F.A.T. Lyon 2014 La Holi a la cote en ce moment : deux semaines avant Les Invites, c'est au tour du Festival All Together – événement littéralement œcuménique, puisqu'il est le fait d'un mouvement interreligieux – de s'appuyer sur une bataille de pigments inspirée par cette tradition indienne. Celle-ci, qui se déroulera au

Continuer à lire

Braquage à l'anglaise

MUSIQUES | Largement responsable, avec ses soirées au Club Transbo, du dynamisme actuel de la culture club lyonnaise, Haste ambitionne maintenant de remettre la production au centre du débat. Portrait d'un collectif qui, en dépit de ce que laisse entendre son nom, ne confond pas vitesse et précipitation. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 4 février 2014

Braquage à l'anglaise

«Il y a plein de drôles d'oiseaux dans le milieu des musiques électroniques. Nous, nous sommes des corbeaux : nous sommes à l'écart, par choix et parce qu'en France et à Lyon en particulier, la culture techno fait défaut». Dressé à l'automne 2012 par l'intraitable groupuscule CLFT, ce sévère constat est depuis quelques mois battu en brèche : du fumoir tamisé du Terminal à la terrasse panoramique de La Sucrière, le 4/4 post-industriel n'a jamais autant eu le vent en poupe à Lyon. Question de contexte, son mode de consommation, pour le moins hédoniste, s'accordant particulièrement bien avec le rude climat social du moment. Question de rajeunissement du public aussi, autant le fait d'un passage de relais démographique que le signe d'une maîtrise croissante des nouveaux canaux de communication. Question de militantisme surtout. Notamment celui du collectif Haste, dont les soirées ouvrent depuis deux ans de nouvelles perspectives esthétiques et éthiques. Le cœur sur la Manche Retour au début de l'année 2011. Cela fait déjà quelques temps que le dénommé Pierre Serafini cherche un moyen de traduire scé

Continuer à lire

Orgie de sucre

MUSIQUES | Avec ses installations audio dernier cri, sa terrasse panoramique et ses ambitions next-gen, le Sucre s'est imposé en l'espace d'un demi-mois comme un incontournable de la vie nocturne lyonnaise. Une tendance que le reste de sa programmation estivale devrait confirmer. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Vendredi 12 juillet 2013

Orgie de sucre

Ça ne pouvait pas ne pas marcher. Un club perché au sommet d'une friche industrielle devenue un haut lieu de l'art contemporain, cautionné par un all-star cast de DJs (Agoria, Laurent Garnier), d'entrepreneurs (Bruno Bonnell) et de médias (Libération y a organisé une sauterie pour son 10 000e numéro) et géré par l'équipe de Nuits Sonores... Non vraiment, quand bien même le quartier environnant est encore embryonnaire – la Confluence, désertée avec fracas par le cuistot étoilé Nicolas Le Bec et le galeriste Olivier Houg – ça ne pouvait pas ne pas marcher. Nulle surprise donc à ce que Le Sucre, par ailleurs caractérisé par une jauge respirable (800 places, alors que l'endroit peut théoriquement en accueillir le double) et un confort d'écoute sans équivalent de ce côté-ci du Rhin (le son est limpide, idéalement spatialisé et supportable), affiche depuis son ouverture fin juin un taux de remplissage limite indécent. Signes avant-coureurs de diabète On ne saurait donc trop vous conseiller de réserver au plus tôt vos places pour les nombreux rendez-vous électroniques de qualité qu'hébergera le lieu tout au long de l'été. En tête ceux des 19 et 26 juillet, qui verront

Continuer à lire

Quand la ville gronde

MUSIQUES | Ne jamais employer l'expression "envoyer du gros". C'est l'une des règles élémentaires du journalisme musical. Comme toutes les règles, elle a son exception : on peut y recourir pour parler de bass music, cette frange souterraine et tonitruante des cultures électroniques, et des événements qui la promeuvent, à l'image de l'impeccable Rumble Festival. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Vendredi 1 mars 2013

Quand la ville gronde

La scène se déroule au printemps 2003, à Clermont-Ferrand. Ce soir-là, la Coopérative de Mai accueille Fred Avril, compositeur de musiques de film dont la carrière pop fut aussi honnête qu'éphémère. Sa prestation, elle, n'a rien d'extraordinaire et le public le fait savoir en éclusant bruyamment ses bières. Soudain, il se saisit d'un potard géant et le tourne d'un cran. Un monstrueux bourdonnement s'échappe des enceintes. Silence dans la salle. Les vêtements se décollent des peaux comme des masques peel off. Il le tourne d'un cran supplémentaire. Les cages thoraciques résonnent au point qu'on ne s'entend plus battre du cœur. Encore un cran. La situation devient limite supportable. Avril reprend son set. Soulagement et déception dans l'assistance, encore saisie de cette impression unique d'être à la fois en pleine conscience de soi et sur le point d'exploser tel un œuf dans un micro-ondes. Impression qu'une seule musique nous aura fait éprouver depuis : la bass music. Marée de basses Autant dire que nous n'étions pas les derniers à nous réjouir lorsque, en 2011, est né le Rumble Festival, événement tout entier consacré à cette appellation d'ori

Continuer à lire

On dirait le sud (sauvage)

MUSIQUES | A Nîmes, il n'y a pas le Mississippi. Pas même le Rhône. Le seul delta qu'on y connaisse est celui des autoroutes A9 et A54. Pourtant la musique d'Harold (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 7 décembre 2012

On dirait le sud (sauvage)

A Nîmes, il n'y a pas le Mississippi. Pas même le Rhône. Le seul delta qu'on y connaisse est celui des autoroutes A9 et A54. Pourtant la musique d'Harold Martinez sonne comme si il avait grandi dans les sédiments du "Père de l'Amérique", là où, au cœur du bayou de Louisiane, l'eau et la terre ne font plus qu'un, quand l'une ne recouvre pas accidentellement l'autre. Avec son blues sudiste comme un drapeau confédéré, sa voix qui rappelle le David Eugene Edwards de 16 Horsepower et Wovenhand – auquel, on le dit en amateur, il n'a rien à envier en intensité – et charrie la gravité fantomatique et grotesque du Southern Gothic, Martinez aurait pu figurer sur la BO des formidables Bêtes du Sud Sauvage. Sur Birdmum, premier album plein de banjos, de bottleneck et de percussions qui pèsent une tonne (courtoisie de son acolyte à la main lourde Fabien Tolosan), il est ainsi question de faucons, de serpents, de lacs boueux, de pluies acides et plus généralement d'éléments et de sentiments aussi déchaînés que la musique animiste et tellurique qui les raconte. Repéré i

Continuer à lire

Just Folk ?

MUSIQUES | Entre découverte musicale (dé)branchée et déambulation urbaine, le Parcours Folk marque la première étape du festival Just Rock ? Et pas la moins intéressante. Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Vendredi 5 octobre 2012

Just Folk ?

À Lyon, on aime les parcours, les traboulages en tout genre qui vous font dégringoler d'une partie de la ville à l'autre pour y dénicher des trésors insoupçonnés seulement connus de quelque guide à moustache. Sans doute conscient de cette réalité lyonnaise, le festival Just Rock ? a initié en guise d'ouverture son propre Parcours Folk, où il s'agit ni plus, ni moins que de déambuler d'un coin à l'autre de la ville, de lieux improbables en endroits qui le sont moins, à la découverte de petits trésors folk parfois également insoupçonnés mais pas toujours. La règle pour les artistes n'étant pas forcément, comme l'indique l'intitulé de l'événement de jouer spécifiquement du folk, mais de se produire en version acoustique. Pour certains, les folkeux notamment, l'exercice est naturel, ceux-ci ayant rarement l'électricité. Pour d'autres un peu moins mais c'est aussi ce qui fait le charme de l'exercice. Trio féminin, chant, guitare, contrebasse, poussé au conservatoire, Jüne n'aura pas de problème d'adaptation avec son folk jazz entêtant (entêté?), à voir à l'heure du shopping (14h) place des Célestins. Après quoi l'on pourra passer chez le libraire, en l'occurrence Expé

Continuer à lire

En quatre lettres, y a pas mieux

MUSIQUES | Depuis 1991, l’hôpital psychiatrique de Buenos Aires possède sa propre radio, La Colifata. Elle émet une fois par semaine, fonctionne sur le mode de l'open mic, mais ne peut être captée qu'à quelques centaines de mètres à la ronde. Pas grave. Car nous, depuis 2011, nous avons CLFT, une entreprise technophile follement ambitieuse et dont les ondes se jouent des frontières avec la prestesse d'un nuage radioactif. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 20 septembre 2012

En quatre lettres, y a pas mieux

Dans l'imaginaire collectif, un journaliste a sous les yeux des bagages surtaxés et dans le sang assez de caféine pour rendre famélique Manuel Uribe (590 kg, record du monde), vit retranché dans une chambre de bonne et n'en sort que pour côtoyer des êtres d'exception (ou pour se faire séquestrer dans une cave par le mec sur lequel il se renseigne, merci Stieg Larsson). Et bien tout ça, en vérité nous vous le disons, c'est du gros bullshit. En tout cas en ce qui concerne la supposée puissance dialectique de nos interlocuteurs. La plupart des acteurs du milieu musical, par exemple, n'ont pas grand-chose à raconter, si ce n'est quelques banalités relatives à leur soi-disant ouverture d'esprit et à leur prétendue volonté de ne pas se répéter. Bien sûr, il y a des exceptions. JNPLSRC et MARCALB, les fondateurs de l'association CLFT, dont l'objet est l'élargissement du cercle d'écoute de la techno, en sont deux belles. On a même du les interviewer deux fois pour être sûrs de bien cerner leurs aspirations et leur éthique. En avoir (du chien) ou pas Cela ne tient pas (uniquement) au fait que la première session s'est déroulée autour d'une bonn

Continuer à lire

La grande bouffe

MUSIQUES | On savait le label Gourmet Recordingz du genre à ne rien faire comme les autres. Par exemple, naître en plein acmé de la crise du disque pour servir (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 1 juin 2012

La grande bouffe

On savait le label Gourmet Recordingz du genre à ne rien faire comme les autres. Par exemple, naître en plein acmé de la crise du disque pour servir d'arrière-cuisine autoproductive à un groupe d'electro hip-hop savoureusement bouffon (Les Gourmets, of course) avant de, à peine un an plus tard, débuter l’élaboration de l'un de ces pieux et panachés catalogues dont la frange indépendante de l'industrie est féconde (on avoue un faible pour le chiptuner 2080 et pour les folkeuses barely legal de Jüne). On le savait du genre à ne rien faire comme les autres, mais à ce point... C'est vrai quoi, vous en connaissez beaucoup vous, des structures qui fêtent leurs sept ans en organisant une soirée toute entière dédiée à leurs compagnons de galère ? Avouez qu'il y a là de quoi réveiller Pierre Bourdieu et lui inspirer un addendum à La Distinction. Critique sociale du jugement. Surtout de quoi le réveiller en fait, ladite soirée affichant une programmation très Future sound of Lyon, pour reprendre le nom de l'une des scènes les plus excitantes de la dernière édition de Nuits sonores. Le Blogg, spacieux caf'conc' inauguré l'hiver dernier,

Continuer à lire