Clubbing : notre top 3 pour ce week-end

MUSIQUES | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 29 mars 2016

Photo : © DR


01.04.16 > Les Valseuses
BASS MUSIC PARTY

Un before tout en basse ? Direction Les Valseuses où l'un des piliers de la scène dubstep française officie aux platines : Uzul, largement repéré ici pour sa maîtrise des machines au sein de Kaly Live Dub. Depuis 2004, Stéphane a lancé ce side project resté un peu dans l'ombre, mais fort respecté par la scène dubstep internationale depuis son album Travelling Whithout Moving, remixant même la référence en la matière, Skream. Pour ce DJ set, toute la palette sera revisitée, du trap à la UK bass. Wobble.

02.04.16 > Le Sucre
GARÇON SAUVAGE

La soirée la plus déjantée de la ville part à la recherche de la plus belle drag queen, en mode madame de Fontenay, avec élection de miss très Divine (il faut s'inscrire sur Facebook). Parmi les épreuves, un lancer de sac à main : « comment avoir la classe tout en étant une femme précise, moderne et élégante » nous dit-on... César & Jason, les deux DJ résidents du Terminal, assureront la partie musicale en compagnie de Bolito : disco freaky, house bling bling et pop décadente dans les enceintes. Warholien.

03.04.16 > Transbordeur
WE ARE REALITY

Ben Faki... Len Klock... Pardon, Len Faki ! sera le headliner de cette prolongation du week-end, lundi férié oblige. Le crew We Are Reality a encore concocté un menu de techno intense pour survivants de l'after, conviant les pensionnaires du label Figure. Outre le boss déjà cité, seront aussi présents Lewis Fautzi et pour un live, Jeroen Search. Pas ce qui se fait de plus original musicalement parlant, mais diablement efficace pour lâcher la bride. Cavalcade.


Garçon Sauvage

César & Jason + Bolito + L'homme seul
Le Sucre 49-50 quai Rambaud Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


We are reality

Figure Nacht & Len Faki + Jeroen Search + Lewis Fautzi
Transbordeur 3 boulevard Stalingrad Villeurbanne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Bass music party

Les Valseuses 1 rue Chappet Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Chaussez vos talons aiguilles pour Le Sucre

Clubbing | C'est devenu un incontournable : la Garçon Sauvage du jour de l'an, au Sucre, affole les clubbeurs et clubbeuses d'une ville qui n'est désormais plus (...)

Sébastien Broquet | Mardi 17 décembre 2019

Chaussez vos talons aiguilles pour Le Sucre

C'est devenu un incontournable : la Garçon Sauvage du jour de l'an, au Sucre, affole les clubbeurs et clubbeuses d'une ville qui n'est désormais plus seule à profiter des fêtes aguicheuses de Plusbellelanuit depuis que le Rex Club à Paris où une seconde résidence s'est installée, que Montpellier et d'autres encore font appel à Chantal la Nuit et à son crew de drag queens sauvages pour illuminer leurs programmations. Alors, bien sûr, pour ce réveillon haut perché sur talons de 10cm, L'Homme Seul, résident habituel, est présent : entre italo disco et deep house, ses sets ont tendance à faire transpirer langoureusement. Le traditionnel live de minuit est assuré par Dombrance, qui ramène nos politiques sur le dancefloor avec un certain humour — l'on dit que cette perf' fut fort remarquée lors des Transmusicales de Rennes 2018. Enfin, il faudra compter aussi avec le vétéran des platines P.Moore, lui qui pa

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Les boucles piquées de Xavier Veilhan

Glace | 1er défi : Rejoindre les Subsistances en pleine Fête des Lumières en passant barricades et contrôles. 2e défi : Croire que sur une (...)

Nadja Pobel | Mardi 3 décembre 2019

Les boucles piquées de Xavier Veilhan

1er défi : Rejoindre les Subsistances en pleine Fête des Lumières en passant barricades et contrôles. 2e défi : Croire que sur une patinoire, l’art émerge. Après tout, des années à regarder les yeux écarquillés et le cœur battant les tours de passe-passe de Grishuk-Platov au mitan des 90’s nous ont prouvé que tout était possible sur glace, y compris le meilleur. Récemment, des repentis des plus importants championnats en la matière ont tenté une approche non codifiée : les Patins Libre passés deux fois par les Nuits de Fourvière. 3e défi : Oubliez tout cela car le plasticien Xavier Veilhan trouve-là un terrain de création après avoir notamment mis sur pieds Les Habitants, statues en marche mais fatalement figées, de la Cité Internationale de Lyon ou les chevaux devant le château de Versailles, à la suite de Jeff Koons. Intrigué par le mouvement, le Français va pouvoir explorer le geste rapide avec son acolyte canadien Stephen Thompson, ancien compét

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Quand Xavier Veilhan mêle dessins et patins

SCENES | C’est sur une patinoire, sous la verrière des Subsistances que l’artiste Xavier Veilhan va créer "Compulsory figures", du 5 au 8 décembre, avec son acolyte canadien Stephen Thompson. Entre art graphique et ré-émergence d’une pratique de patinage sur glace disparue, celle des figures imposées, le Français invente un spectacle hybride dont il nous détaille la conception.

Nadja Pobel | Jeudi 21 novembre 2019

Quand Xavier Veilhan mêle dessins et patins

Vous avez beaucoup travaillé sur le mouvement jusque là, vos sculptures monumentales de personnages (Les Habitants installés à la Cité Internationale de Lyon par exemple) sont souvent en train de marcher. Est-ce Compulsory figures est une nouvelle étape de cette recherche ? Xavier Veilhan : Oui on peut dire cela. C'est un leitmotiv de mon travail qui vient aussi du fait que, d'une manière générale, on a une perception dynamique de la réalité par rapport à ce qu'il y avait, par exemple, dans l'Antiquité où la réalité résidait dans ce qui était immobile et immuable. Ce projet atypique se passe sur glace, dans une patinoire de 13 mètres sur 13. Le mouvement peut y être limpide et rapide. Est-ce cet aspect qui vous a fait choisir cette surface particulière ? Avec la glisse, il y a quelque chose de l'ordre d'un domaine parallèle, comme la chute dans le vide ou l'apesanteur, une « apesanteur horizontale », comme j’aime à dire pour le projet de Compulsory figures. Tout le monde peut éprouver que, sur la glace, on peut déplacer un poids beaucoup plus facilement qu'autrement. Cela ouvre

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Arty Farty fête ses vingt ans avec Arnaud Rebotini

Anniversaire | Trois jours de festivités à l'Auditorium pour fêter les vingt ans de l'association Arty Farty, à l'origine du festival Nuits sonores : voici le programme dévoilé.

Sébastien Broquet | Mercredi 16 janvier 2019

Arty Farty fête ses vingt ans avec Arnaud Rebotini

Arty Farty, l'association derrière Nuits sonores, est née en 1999 - quelques années avant le lancement du festival électronique lui-même, en 2003. Depuis, d'autres projets ont essaimé, de déclinaisons à Bruxelles et Tanger en passant par l'European Lab puis plus récemment Attable. C'est donc l'anniversaire d'un acteur majeur de la cité qui se fête à l'Auditorium, sur trois jours, du vendredi 15 au dimanche 17 mars prochain. Le programme vient d'être dévoilé : après une inauguration le vendredi 15 dans l'Atrium, place est laissée à l'émission de télévision Tracks (sur Arte) pour une nuit immersive à base de performances et de déambulations, dont le détail sera donné ultérieurement. La fête se poursuivant en mode clubbing avec le DJ américain Rrose, adepte d'une techno expérimentale, qui sera accompagné d'un fidèle du festival et ancien de l'équipe, P.Moore. Garçon Sauvage investit l'Auditorium Samedi 16, après une session de Mini Sonore à destination des kids, et deux programmes Extra! (un blind test de Nina & Simone et un karaoké techno), l'O

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Garçon Sauvage, toujours là

Clubbing | C'est devenu un classique du passage vers une nouvelle année à Lyon : quitter le Sucre au petit matin, le maquillage un brin dégoulinant et checker l'after (...)

Sébastien Broquet | Mardi 11 décembre 2018

Garçon Sauvage, toujours là

C'est devenu un classique du passage vers une nouvelle année à Lyon : quitter le Sucre au petit matin, le maquillage un brin dégoulinant et checker l'after qui se profile, puisqu'il est hors de question de se coucher maintenant après une nuit de dérives hédonistes en compagnie de la bande la plus folle du clubbing d'ici, Plusbellelanuit. Cette Garçon Sauvage (déjà sold out, sorry) ne devrait pas déroger à la règle : L'Homme Seul est toujours là, résident fidèle, adepte du nu disco et de l'indie dance. Le fameux live de minuit est confié à Gnucci, rappeuse venue de Suède, qui dépossède le hip-hop de certains codes pour le plonger dans l'univers plus coloré de la tropical bass et de l'eurodance (ah, la Suède...). Nous, on trouve ça un brin cheap et kitch, vraiment so 90's, mais nul doute que dans le contexte, sa performance survitaminée fera son petit effet. Côté guests, on guettera la session bourrée d'edits disco de Doctr et au final, le set d'une valeur sûre de la nuit lyonnaise, Miimo, résident habituel des soirées Art Feast dont l'éclectisme saura emporter les éventuels endormis. On sait d'avance que ce sera la fête la plus déjantée de la ville - bien entendu, mieu

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Roy Davis Jr au Ninkasi ou Garçon Sauvage au Sucre ?

Clubbing | L’éternelle question revient telle un mantra chaque année : que faire le 31 décembre ? Et surtout, où aller ? Si vous êtes prêts à braver froid et foule pour vous (...)

Sarah Fouassier | Mardi 12 décembre 2017

Roy Davis Jr au Ninkasi ou Garçon Sauvage au Sucre ?

L’éternelle question revient telle un mantra chaque année : que faire le 31 décembre ? Et surtout, où aller ? Si vous êtes prêts à braver froid et foule pour vous réchauffer sur le dancefloor, direction les péniches : musiques afro, disco, house et décor tropical prendront le contrôle de La Marquise dans une ambiance concoctée par la joyeuse team d’Art Feast, habituée des lieux. Sur le bateau Bellona, c’est encore la fièvre du disco associée aux tubes mythiques des années 90 qui transportera joyeusement ses passagers vers 2018. Quant à La Plateforme, des résonances latines prendront possession de l’embarcation avec une soirée organisée par la radio lyonnaise Capsao. Pour les amateurs de house, c’est du côté du Ninkasi et du Groom qu’il faudra vous rendre. À Gerland, le dresscode sera résolument tourné vers les nineties avec un invité de marque : Roy Davis Jr, venu tout droit de Chicago pour nous délivrer house, disco et techno. Si vous êtes adepte d'un club plus intimiste, on vous conseille le Groom qui invite un DJ et producteur français à suivre de près, Aleqs Notal, qui se plier

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Uzul Prod renouvelle son flow au Marché Gare

Hip-Hop | Retour d'Uzul Prod sur une scène lyonnaise (au Marché Gare) mais aussi dans les bacs avec un nouvel album, Continental Drifts.

Sébastien Broquet | Mardi 30 mai 2017

Uzul Prod renouvelle son flow au Marché Gare

Un peu plus de dix ans déjà que Uzul Prod parsème les dancefloors estampillés bass music de ses sons torturés, lourds et inquiétants, parfois aérés de samples exotiques autrefois, de harpe et de violoncelle aujourd'hui. Né comme un side-project en marge de Kaly Live Dub, mené par leur maître ès machines (et ancien chanteur !) Stéphane, renommé Uzul, acoquiné avec un proche de la famille Jarring Effects (Tito de Picore), l'entité Uzul Prod est progressivement devenue créature à part entière, surfant sur les crêtes du dubstep balbutiant le plus incisif avant de s'évader vers un hip-hop expérimental plus proche de ses convictions que les dérives à la Skrillex. Entre-temps, des pointures du genre comme Skream et N-Type l'ont remixé. Mais c'est de l'histoire ancienne : aujourd'hui, ces sont les rois du flow Oddatee (décidemment incontournable dans la ville), Moodie Black et K-The-I qui posent leurs rimes incandescentes sur des beats vrillés se nourrissant bien plus d'une électronique très noisy, à la Techno Animal, Amon Tobin ou le Scorn de Mick Harris (avec qui ils ont tourné), que de l'instru pour autotune. C'es

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Lyon, capitale queer

Tendance | Sans doute, il faudra revenir plus en longueur sur le sujet, ultérieurement : mais à l'heure où Austra, militante LGBT revendiquée, riot girl mâtinée de culture (...)

Sébastien Broquet | Mardi 4 avril 2017

Lyon, capitale queer

Sans doute, il faudra revenir plus en longueur sur le sujet, ultérieurement : mais à l'heure où Austra, militante LGBT revendiquée, riot girl mâtinée de culture queer, passe par la région (lire ci-dessus), il nous a paru crucial de noter l'importance de ce mouvement queer particulièrement investi dans la vie nocturne et culturelle de Lyon, ces derniers mois. L'impulsion évidente venant de la bande Garçon Sauvage, emmenée par Chantal la Nuit, dont les nuits folles au Sucre (après avoir débutées au Sonic) sont sold-out en quelques heures, comme pour la soirée-jumelle Mutante, qui s'expatrie le temps d'une soirée à Paris et envoie une troupe dynamiter le Yoyo (le club sous le Palais de Tokyo) le 22 avril prochain, dans le cadre du festival Dodisturb... Un bus sous influence Priscilla est organisé pour emmener tout ce joli monde faire la fête dans la capitale et montrer aux parisiennes que si dans les seventies elles pouvaient se gargariser des mythiques Gazolines de Paquita Paquin, Marie-France et Maud Molyneux, aujourd'hui, c'est à Lyon que ça se passe avec le crew Plus

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"Les Figures de l’ombre" : Les étoiles noires de la NASA

ECRANS | de Theodore Melfi (É-U, 2h06) avec Taraji P. Henson, Octavia Spencer, Janelle Monáe, Kevin Costner…

Vincent Raymond | Mardi 14 mars 2017

La trajectoire Katherine Johnson, Dorothy Vaughan et Mary Jackson, brillantes mathématiciennes à la NASA durant les années 1960, dont les contributions permirent à l’aérospatiale d’effectuer des avancées décisives. Tout en combattant la ségrégation au quotidien, car elles étaient noires… Alors que la société étasunienne semble n’avoir jamais été autant proche de succomber à ses pulsions rétrogrades, Hollywood continue de produire des biopics édifiants et formatés, idéalisant — héroïsant parfois — des personnalités issues de la société civile. Quand Jeff Nichols ose le drame réaliste et pudique avec Loving, Theodore Melfi chausse les grosabots d’une hagiographie convenue, farcie de répliques sur-écrites pour donner une apparence de comédie, de retournements moralisateurs ainsi que de personnages secondaires tellement archétypiques et manichéens qu’on n’imagine même plus les trouver dans des scripts d’apprentis scénaristes. Ces gugusseries semblen

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Du Sucre au Terminal sur un même tempo

Clubbing | C'est devenu un rituel : Le Sucre pour le jour de l'an lâche totalement prise et accueille sa soirée la plus déjantée, la désormais incontournable Garçon Sauvage à (...)

Sébastien Broquet | Mardi 13 décembre 2016

Du Sucre au Terminal sur un même tempo

C'est devenu un rituel : Le Sucre pour le jour de l'an lâche totalement prise et accueille sa soirée la plus déjantée, la désormais incontournable Garçon Sauvage à l'impertinence affichée, conviant les souvenirs des nuits les plus mythiques du clubbing, évoquant les souvenirs des fêtes dantesques du Palace et du Paradise Garage, flirtant avec les fantasmes comme avec les interdits : c'est jouissif et un brin décadent, c'est surtout très bien achalandé côté... musique, où l'incontournable Bolito sera bien évidemment de la fête, comme L'Homme Seul. Le traditionnel live de minuit sera assurée par une chorale, Omega, au répertoire jazz & variété... Et la suite assurée par The Man Inside Corrine puis les icônes du clubbing gay de San Francisco que sont le Honey soundsystem. Ambiance. Du côté du Terminal, le club le plus à l'affût des sons qui feront demain, on finit l'année en version all star game avec le programmateur maison Stakhan (Tunnel Vision), Mush des voisins de Chez Émile, Markus Gibb, Mohammed Vicente, G'Boi & Jean-Mi de La Chinerie... Collision des sons en prévision et surtout,

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Insomniaque

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 22 novembre 2016

Insomniaque

26>11>16 LE SUCRE GARÇON SAUVAGE À savourer en duo, en tandem ou en couple : cette Garçon Sauvage convie deux paires de platinistes aux sets métissés et enjoués. Une lyonnaise, les Sheitan Brothers, dont on ne sait encore ce qu'ils vont inventer pour se faire remarquer (remember leur ouverture des Jeux Olympiques l'été dernier) et l'autre parisienne, Pouvoir Magique, issue du collectif Mawimbi, pour une nuit queer et forcément très sauvage déflorée par Bolito. Paradise. 26>11>16 NINKASI SUPER DISCOUNT Le concept marketing initié dès 1996, en pleine explosion de la french touch, fait toujours autant recette... Mais comme les ingrédients sont savoureux (disco, house, pop ou techno : tout s'emmêle) on accepte sans rechigner la grande braderie, même si ça fait longtemps que De Crécy n'invente plus grand chose, même

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Kosme, sans fard

Entretien | Fer de lance de la jeune scène techno et house, auteur de DJ sets époustouflants qui ont fait le bonheur des aficionados du Sucre où il était résident, Kosme s'est exilé à... Chamonix pour trouver un nouveau souffle. À savourer ce week-end, du côté de la We Are Reality.

Sébastien Broquet | Mardi 20 septembre 2016

Kosme, sans fard

Est-ce que le fait de quitter Lyon et l’urbanité pour Chamonix et un endroit plus proche de la nature a changé ta manière de composer, ton son, tes DJ sets ? Kosme : Ça a changé entièrement ma vie ! J'arrivais personnellement à la fin d'un cycle à Lyon, pas seulement dans la musique, mais aussi dans ma vie. J'avais besoin d'un nouvel envol, d'un nouvel air, de repousser mes limites et de sortir de ma zone de confort pour évoluer. Depuis deux ans, on a lié des liens étroits avec Chamonix grâce au festival Unlimited alliant musique et montagne, organisé par José Lagarellos : c'est assez naturellement que je me suis installé ici. Chamonix répond actuellement entièrement aux besoins liés à ma vie de DJ. Je trouve ici l'inspiration, mais aussi le mode de vie sportif, la nature et le "bien être" qui m'aident a recharger mes batteries et a être plus performant pour mes dates le week-end. Je pense avoir trouvé le bon équilibre, ça m'a énormément apporté humainement et artistiquement... et ça tente déjà d'autres collègues DJ qui m'envient un peu !

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Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches ce week-end

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 20 septembre 2016

Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches ce week-end

23>09>16 TRANSBORDEUR WE ARE REALITY Ok, l'on parle déjà par ailleurs de Kosme, interviewé en page 3. Mais difficile de ne pas revenir sur cette WAR de rentrée au plateau implacable : outre l'espoir Lyonnais, la légende Carl Craig étant également au programme. Instigateur d'un groove absolument unique, esthète de la techno made in Detroit, inventeur d'un futur pour le jazz (ce qui n'est pas si simple...), immense remixeur et l'on en passe... Difficile de passer outre cet homme sans qui la techno ne serait pas la même. Ah, il y a aussi Marcel Dettman pour conclure la nuit. Béton. 24>09>16 LE SUCRE GARÇON SAUVAGE CLUB Le retour de la soirée queer & sauvage au Sucre, avec l'un des DJs qui colle le mieux à cet esprit : Joe Goddard, membre des indie stars Hot Chip, moitié de The Two Bears et par ailleurs

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Insomniaque : vos trois soirées du week-end

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 7 juin 2016

Insomniaque : vos trois soirées du week-end

10.06.16 > TRANSBORDEUR WE ARE REALITY Le come-back du fils prodigue : Agoria est de retour au Transbordeur pour une nuit où il fait non seulement office de headliner pétri de talent, dont les sets regorgent de ressources, naviguant sur toutes les vagues des musiques électroniques pour agiter le dancefloor, mais aussi d'hôte parfait ; car c'est lui qui convie ici une moitié d'Âme, celle se produisant live, à savoir Frank Wiedemann l'esthète d'une house hypnotique comme on peut la savourer sur son label Innervisions. Communion. 10.06.16 > DV1 KEEPSAKES Voilà, c'est fini. C'est la dernière pour ce petit club du bas des pentes, qui depuis de longues années ne se contentait pas de programmer du DJ techno à la chaîne mais savait donner sa chance à de jeunes talents, à des promoteurs débutants. La mort d'un club, c'est souvent un bout de l'âme d'une ville qui s'envole. Mais aussi, parfois, une

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Réveillon 2015 : Garçon Sauvage, une soirée unique en son genre

MUSIQUES | Au train où vont les choses, les soirées Garçon Sauvage seront bientôt aussi courues que les full moon parties thaïlandaises. À l'heure où elle s'essaye avec succès au format réveillon, retour sur la success story de la résidence la plus folle du Sucre.

Benjamin Mialot | Mardi 15 décembre 2015

Réveillon 2015 : Garçon Sauvage, une soirée unique en son genre

La promesse d'une «ambiance sympa» sur une «plage transcendantale». C'est tout ce dont le Pétrin de la Colère a eu besoin (ça et des bouts de carton figurant palmiers et vaguelettes) pour que sa première Coconuts Boom Party cartonne au-delà de toute espérance : le 4 décembre dernier, certains ont poireauté devant le Sonic près de 45 minutes pour avoir le plaisir de twister jusqu'au petit matin la tête coiffée d'un collier de fleurs. De la Dark 80's Party au Club Sonic en passant par son brand new Disco Disorder, La Péniche du quai des Étroits est coutumière de ce type de fêtes lo-fi et décomplexées – pas de DJ fiché sur Resident Advisor, déco minimale, entrée libre ou à prix d'ami. C'est même là, dans sa cale éclairée comme une vitrine du Red Light District, qu'a pris son essor l'événement le plus emblématique de cette envie de lâcher prise qui anime en secret la jeunesse underground : Garçon Sauvage, raout queer et hétéro-friendly aussi excentrique que bon enfant né en 2012 au It Bar et devenu l'un des rendez-vous phares du Sucre – chaque mois, les 800 places s'arrachent comme des petits tangas él

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Ostgut Ton, 10 ans de purisme techno

MUSIQUES | Mi-août, Ostgut Ton fêtait ses dix ans à domicile. Cette semaine, c'est au Transbordeur et au Sucre que la (panzer) division discographique du célèbre Berghain poursuit les hostilités. Petites natures s'abstenir.

Benjamin Mialot | Mardi 15 septembre 2015

Ostgut Ton, 10 ans de purisme techno

«Don't forget 2 go home !» N'oubliez pas de rentrer à la maison. Dans la file d'attente grillagée qui mène au Berghain, couloir de la (petite) mort à l'entrée duquel mieux vaut abandonner tout espoir – de passer le contrôle au faciès de Sven Marquardt, l'iconique et impénétrable physionomiste qui sépare le bon grain électromane de l'ivraie party animalière à l'autre extrémité –, voilà le seul conseil qui vaille. Tagué sur un bout de mur du temple berlinois de la culture électronique, il en est même devenu le slogan officieux. Et pour cause : réincarnation de l'Ostgut, haut lieu de la culture queer dont les agents actifs de la gentrification firent table rase début 2003, cette ancienne centrale de l'est convertie un an plus tard en club (techno au Berghain à proprement parler, house au Panorama Bar à l'étage, musique contemporaine à la Kantine, installée dans une aile) / spot de parachutisme (vous voyez très bien de quoi on parle) / boîte à cul (gay au Berghain, hétéro au Panorama) a fait de la désorientation sa marque de fabrique. Pénombre quasi-permanente, sets-marathons (du jeudi soir au l

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Le Sucre met son queer

CONNAITRE | Après deux Garçon Sauvage couronnées de succès, le Sucre passe à la vitesse supérieure en matière de reconnaissance de la culture queer en se faisant l'écho du (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 1 juillet 2015

Le Sucre met son queer

Après deux Garçon Sauvage couronnées de succès, le Sucre passe à la vitesse supérieure en matière de reconnaissance de la culture queer en se faisant l'écho du festival Loud & Proud, organisé par l'hyperactive Gaieté Lyrique – dont le nom fait enfin sens. Comme dans le cas du F.A.M.E. en avril, le programme des (ré)jouissances lyonnaises est évidemment une version downgraded de son grand frère parisien – on aurait bien récupéré le concert d'Austra et l'atelier booty shake, notamment. Il n'en est pas moins prometteur. On se félicite pour commencer de la venue de Didier Lestrade, co-fondateur d'Actup et du magazine Têtu – qui n'a pas toujours été un calendrier pour routier épilé, qu'on se le dise – qui, en amont de la release party du numéro d'été de nos amis d'Hétéroclite, s'attachera à mettre au jour les liens historiques qui unissent le monde du clubbing à la communauté LGBT. Connaissant la qualité de ses chroniques nocturnes pour Libération (écrites tout au long des années 90 et compilées en 2010 chez Singulier), son intervention devrait être une parfaite introduction à ce

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Insomniaque - Soirées du 28 janvier au 3 février

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : Tommy Four Seven au Kao, Ben Pearce au Logo et la Garçon Sauvage au Sucre. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 27 janvier 2015

Insomniaque - Soirées du 28 janvier au 3 février

30.01 Encore En voilà un qui n'est pas là pour coller des gommettes. C'est même plutôt des parpaings que le producteur britannique Tommy Four Seven assemble, en des édifices techno tout ce qu'il y a de plus bruts. Il faut dire que le bonhomme n'y met pas les moyens : son très dogmatique – et néanmoins très réussi – premier album, Primate, avait pour seule charpente des kicks en béton et souffrait d'un tel manque d'isolation qu'il bruissait de mille raclements métalliques "field recordés". Tout le contraire du Kao, dont il fera trembler la maçonnerie cette semaine. 31.01 Lemonade 02 Dans quelques années, Ben Pearce sera sûrement introduit au panthéon des one-hit wonders qui méritaient mieux – où reposent notamment Warren Zevon, The Presidents of the USA et, on assume, Sophie Ellis-Bextor – sur la foi de son premier single, What I Might Do, irrésistible exercice de deep house à fredonnements soul qui a fait chau

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Une marée de basses

MUSIQUES | An de grâce 79 ap. J-C : le Vésuve pique un fard et ensevelit Pompéi sous les cendres. Nos experts sont formels, Lyon va subir le même sort cette semaine. La faute au Rumble Festival. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 30 septembre 2014

Une marée de basses

Pour une fois, commençons par la fin. Commençons par le dimanche 5 octobre, date à laquelle l'édition 2014 du Rumble Festival prendra fin, sur un open air qui devrait faire écho à l'une des soirées les plus mémorables de la défunte Fée Verte : le back to back du 7 septembre 2012, qui opposa Douster à Flore et se conclut sur une relecture trap de La Chenille. Le premier, sorte d'Alan Lomax en boubou, s'est depuis lancé dans une collecte de folklores électroniques à mêmes de se substituer à une liposuccion des fesses. La seconde, prêtresse de la bass music à racines (africaines) apparentes, vient elle de faire son retour avec Ritual, une performance audiovisuelle impressionnante de tellurisme, et s'apprête à donner à ses soirées Polaar une assise discographique. Ces deux Lyonnais de sang et tiers-mondistes de tympan se "contenteront" ici de se relayer sur scène – mais avec un peu de chance, c'est sur son remix en mode cumbia du thème du Roi lion que Douster laissera la place à sa consœur.   Ça va trembler chérie Les jours qui précèdent, le Rumble fera ressembler le périphérique

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5 soirées à suivre

MUSIQUES | Chaque semaine à Lyon, on dénombre plus de soirées électro que d'occurrences du mot fuck dans une minute du Loup de Wall Street (soit pas moins de neuf). Histoire d'y voir plus clair, voici les habitués de notre rubrique Insomniaque qui affichent les line-ups de rentrée les plus excitants. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 23 septembre 2014

5 soirées à suivre

We Are Reality A l'heure où des scientifiques étudient sérieusement la possibilité que notre réalité ne soit qu'une simulation informatique, le Sucre s'impose avec ce rendez-vous bi-mensuel comme l'endroit où garder les pieds sur terre. Difficile en effet de faire plus concret que la techno promue par We Are Reality, dont le casting a cet automne, entre les retours du maestro Carl Craig (19 octobre, avec le cogneur britannique Boddika) et des figures de proue du Berghain (Ben Klock le 5 octobre, Marcel Dettman le 2 novembre), des airs de who's who. A ne pas manquer également, un détour house par la case Innervisions avec ses fondateurs, Dixon

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Les douze kicks de minuit

MUSIQUES | A Édimbourg, les réjouissances du Jour de l'an, connues sous le nom gaélique de Hogmanay, durent trois jours dont deux fériés. Pour dire que leur acmé consiste en un feu d'artifice et une retraite aux flambeaux, c'est généreux. Généreux et injuste, vu ce qu'on nous réserve ici en matière de clubbing. Qualitativement parlant.

Benjamin Mialot | Vendredi 14 décembre 2012

Les douze kicks de minuit

Les acteurs de la vie nocturne lyonnaise sont des anticonformistes patentés – ou des petites natures, selon le côté duquel penche votre balance karmique - : alors que le réveillon de la Saint-Sylvestre est le soir de l'année qui, pour des raisons plus ou moins valides, est celui qui se prête le mieux à une course de fond sur dancefloor, ils préfèrent pour la plupart le passer chez eux à démembrer d'innocentes crevettes et à se biturer à la Clairette de Die. Notez donc que si, une fois n'est pas coutume, ce papier consacré aux soirées à tendance amplifiée du nouvel an est le parent pauvre de ce supplément, c'est à eux qu'il faut le reprocher. Ceci étant clarifié, modérons notre vindicte : le 31 venu, tout ne sera pas que bals pour célibataires et dîners-spectacles prônant le port du boa en plumes. C'est parti mon Kiki

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