Kumbia Boruka fait chalouper les Chartreux

Sono Mondiale | Après un bel été et avec un mini album en poche, Kumbia Boruka clôture cette semaine les Jeudis des Musiques du Monde.

Sébastien Broquet | Mardi 30 août 2016

Photo : © DR


Si Lyon a pris un tram' de retard dans la vague nu-cumbia qui déferle depuis quelques années dans les clubs et festivals (Dengue Dengue Dengue, le génial label de Buenos Aires ZZK, El Hijo de la Cumbia, Bomba Estereo...), avec le Mexicain Hernán Cortés ce rythme sud-américain calorifère a fini par se trouver ici un ambassadeur prêt à relever le défi. Avec un certain succès, ces dernières semaines : un mini album est sorti avant l'été et les quelques dates en festivals qui ont suivi (le Montreux Jazz Festival, la clôture des Nuits de Fourvière) entérinent l'idée que cette musique aussi chaloupée qu'elle peut être psyché prend place dans le paysage local. Illustration ce jeudi avec cette date au Jardin des Chartreux, encore une fois en clôture d'un festival : les Jeudis des Musiques du Monde.

Cette percée ne doit rien au hasard : déjà, par la personnalité et le parcours du leader de la bande, l'accordéoniste Hernán Cortés, venu de Monterrey où la scène cumbia est vivace. Là-bas, aux percussions, il a fait ses armes au sein d'orchestres reconnus, à commencer par celui de Celso Piña (invité sur le titre El Porro Mangangueleno) qui l'a emmené en tournée autour de la planète. Installé désormais à Lyon, il a embarqué dans son aventure le chanteur Bob Sikou pour allier répertoire personnel et quelques reprises des classiques du genre.

Surtout, ces duettistes ont su s'allier avec la fine fleur de la sono mondiale made in Lyon : aux manettes en studio, l'incontournable Bruno "Patchworks" a apporté sa patte indispensable pour faire de Kumbia Boruka un projet ambitieux. Enfin, le DJ et activiste James Stewart, trempé jusqu'aux os dans la marmite des grooves tropicaux, s'illustre aux congas tout en imprégnant le groupe de sa science des dancefloors.

Si l'accordéon domine logiquement les débats, un autre élément s'illustre chez Kumbia Boruka : la guitare virtuose d'Andres Segura, évoquant la version péruvienne de la cumbia (même si lui est Colombien), la fameuse chicha nourrie à l'ayahuasca, étirant ses solis vers les limbes psychédéliques pour un bel été indien.

Kumbia Boruka + Nilamayé
Au Jardin des Chartreux dans le cadre des Jeudis des Musiques du Monde le jeudi 1er septembre à 20h


Nilamayé + Kumbia Boruka

Fiesta Colombiana
Jardin des Chartreux 36 cours Général Giraud Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Festival du Péristyle : festival souterrain, musiques à tous les étages

Opéra de Lyon | Pour sa dernière danse estivale, et au vu des conditions sanitaires, le directeur de l'Amphi et du Péristyle de l'Opéra a concoté une formule pour le moins originale du traditionnel Festival du Péristyle pour lequel l'Opéra Underground n'aura sans doute jamais aussi bien porté son nom.

Stéphane Duchêne | Mardi 21 juillet 2020

Festival du Péristyle : festival souterrain, musiques à tous les étages

En matière d'événements culturels on aura vu naître, dans les germes de la Covid-19 et de la distanciation sociale, toute une gamme de festival virtuels, limités, diminués et même de non festivals, comme autant de manière d'enfourcher le tigre de l'imagination et du système D. Le Festival du Péristyle, dont la vocation a été jusqu'ici de nous faire voyager en musiques tout autour du monde au pied de l'Opéra de Lyon, n'échappe pas au phénomène. Et nous offre, lui, une édition "souterraine" pour rompre le silence comme en loucedé. Où l'on nous promet un monde "mi-physique, mi-virtuel". Soit sans scène extérieure mais avec des musiciens jouant malgré tout en live pile sous nos pieds. L'idée : des concerts, donc, donnés dans l'amphithéâtre qui accueille la majorité des concerts de l'Opéra Underground l'année durant. Sauf que ces concerts se joueront sans public. Ou presque. Car ledit public sera un étage au-dessus et en plein air, sur le Péristyle, là-même où seront diffusés ces concerts en son, en images et en livestream sur des plateformes num

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Sono Mondiale | Quand un mythique producteur de techno et de dub s'amourache du mbalax sénégalais : c'est l'histoire du Mark Ernestus' Ndagga Rhythm Force, qui fait halte cette semaine à l'Opéra Underground.

Sébastien Broquet | Mardi 12 novembre 2019

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Mark Ernestus, on le connaissait comme pilier discret (il a longtemps gardé l'anonymat le plus total) de la scène berlinoise, maître de la techno minimale adoubé par Detroit, quasi co-inventeur d'une forme de dub digital ultra épuré et totalement hypnotique : avec son acolyte Moritz von Oswald, il est derrière les entités Basic Channel, Maurizio et Rhythm & Sound (qui révélera Tikiman). On lui doit aussi la création dès 1989 du mythique magasin de vinyles Hard Wax à Berlin. Autant le dire : une légende de la scène électronique s'avance-là. Sauf qu'entre-temps, le producteur allemand a découvert le mbalax, ce son sénégalais que Youssou N'Dour a imposé partout sur la planète. Et qu'il a succombé. La légende dit (ou du moins Wikipédia) que c'était lors d'un festival au Danemark en 2008. Dans la foulée, Ernestus s'est plongé intégralement dans cette musique, fondant son propre orchestre (et un nouveau label) baptisé un temps Jeri-Jeri (c'est sous ce nom qu'on les a découverts lors d'un incandescent concert à Nuits sonores), rebaptisé aujourd'hu

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Sébastien Broquet | Mardi 10 septembre 2019

Groove métissé au Ninkasi

On ne dira jamais assez tout le bien que James Stewart fait depuis plusieurs années aux esgourdes lyonnaises : ce DJ à l'ancienne, 100% vinyle, peu préoccupé par la linéarité mais bien plus par le plaisir de partager ses découvertes chinées dans les meilleures boutiques l'œil rivé à un dancefloor qu'il accompagne sans rien lui imposer au fil d'un set où l'échange prime, a fini par quitter Le Sucre où il a cornaqué moults samedis soirs de ses soirées Black Atlantic Club (en référence à Paul Gilroy), désormais déplacées au Ninkasi du côté de Gerland et en quelques spots épars - l'on attend avec impatience la venue prochaine dans ce cadre de The Scorpios à l'Opéra Underground. Kabar Bref, James Stewart, nouveau résident des lieux, ne pouvait manquer d'être à l'affiche de ce premier Festival Ninkasi, rejoint par d'autres transfuges venus eux du Sirius où ces adeptes du maloya animaient un dimanche par mois le bateau de leur kabar : Ti'Kaniki. L'affiche à elle seule comblerait tous les amateurs locaux de sono mondiale, mais Fabien Hyvernaud, fûté programmateur du spot qui a eu la finesse de donner une seconde maison à ces agita

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C'est une première : l'emblématique Nova Mix Club, l'émission de Nova qui prend le pouls de la scène électronique en prise directe avec sa source, le club, s'installe à Lyon pour une mensuelle au Sucre. Jusque-là, seul le Badaboum à Paris accueillait ce before retransmis en direct sur les ondes de 21h à minuit, trois fois par mois. Il n'y en aura plus que deux à Paris, le troisième migrant du côté de Confluence : première le vendredi 12 janvier, avec en guise de headliner le chantre de la house qu'est S3A. Membre du crew Concrete - il est résident de la péniche, Sampling As An Art (de son patronyme complet) se rapproche dans l'esprit d'un MCDE et pérennise l'esprit le plus utopique de la house nation, celui d'une musique chaleureuse, hypnotique et sexy ; pas étonnant que Laurent Garnier lui ait commandé un remix... On guettera aussi Patchworks, le plus connu des inconnus de la ville, producteur stakhanoviste aux multiples projets et mille et une nuits de fête (la dernière en date, c'était vendredi dernier pour l'anniversaire d'une Maison Mère blindée à craquer, sous son alias afro Voilaaa sound-system)

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Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

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05>11>16 TERMINAL TUNNEL VISION La paire écossaise d'Optimo tire son nom d'un track de Liquid Liquid : le genre de balise qui rassure. Les sets de ces proches de la famille Kill the DJ sont à l'avenant, éclectiques et denses, sans fioriture, dépourvus de la moindre facilité et farouchement dansants, rodés des années durant tous les dimanches soirs au mythique Sub Club, dans leur cité : c'est dire si la venue de JG Wilkes, moitié de ce duo, dans la petite boîte noire fait figure d'événement ; il sera accompagné de Jutix et Thomas B. Malté. 05>11>16 LE SUCRE BLACK ATLANTIC CLUB Parce qu'il est toujours salvateur de secouer son bodjo sur des rythmes différents, la Black Atlantic Club menée de main de maître par son résident James Stewart trouve ici régulièrement une place de choix. Ce mois-ci, le DJ de RTU convie un oublié de la scène hip-hop africaine, le ghanéen Ata Ka

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22 / Mercredi 27 juillet : cinéma Elvis & Nixon À l’écran, les canailles authentiques et les immenses stars font d’épatants personnages : ils le sont déjà dans l’inconscient collectif. Leur aura habitant presque totalement le rôle, il ne reste souvent au comédien qu’un reliquat de job à accomplir. Certains feignants s’en accommodent, misant tout sur le seul mimétisme, à coup de grimaces et de maquillage. D’autres investissent l’intériorité de leur modèle, la personnalité davantage que le personnage. (lire la suite de l'article) 23 / Jeudi 28 juillet : photographie François Deladerrière Le Réverbère expose plusieurs de ses photographes (Bernard Plossu, Béatrice Von Conta, Serge Clément...) sous l'angle du paysage, lyonnais ou autre... Parmi ces derniers, nous vous conseillons tout particulièrement de découvrir les images de François Deladerrière (dans le cadre du projet collectif

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Sébastien Broquet | Mardi 8 mars 2016

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11.03.16 Ninkasi Kao Derrick May De la longue liste des musiciens inspirés venus de Détroit, Derrick May n’est pas le dernier, loin de là. Cité parmi les trois innovateurs ayant créé ce style qui fait le bonheur des kids d’aujourd’hui, la techno, il en est clairement l’un des emblèmes - de sa ville natale comme de sa famille musicale - les plus cruciaux. Créateur du label Transmat dès 1986, il inaugura en parallèle les carrières de gens comme Kenny Larkin et Carl Craig, avec lesquels il partage cet indicible groove propre à Motor City que l’on retrouve sur l’anthem Strings of Life. Clairement la soirée du mois, concoctée par Papa Maman. Pionnier. 11.03.16 Encore FunkinEven + Seven Davis Jr Il était l’une des plus belles claques de l’édition 2014 de Nuits Sonores : son set final au Marché de Gros avait mis à genoux un dancefloor déjà bien chaud, à coups de pépites house music, d’edits disco, de funk millésimé fricotant avec de l’acid bien sauvage, le tout en vinyle, à

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Fers de lance de la seconde vague cumbia électronique, Dengue Dengue Dengue fixe ses machines au Sucre : ça va onduler sévère du bodjo sur un tempo ralenti pour le rendre plus moite, plus sensuel, mêlé à des sonorités triturées et largement improvisées pour faire monter la sauce vers son potentiel festif à haute valeur ajoutée : c’est lent, mais pas moins dansant - et infusé de percussions. Felipe Salmon et Rafael Pereira, les deux producteurs aux masques chatoyants formant cette entité d’origine contrôlée péruvienne, sont tatoués par Warp et le doom autant que par les rythmes traditionnels de leur région natale comme le huayno, et influencés par la sono mondiale façon Internet comme par les vieux classiques : la paire n’a pas oublié que le Pérou fut le premier à instiller une forte dose de psychédélisme et de transe dans sa cumbia, aboutissant à la dénommée chicha : une mutation opérée autant sous l’influence de la drogue (l’ayahuasca) que des évolutions instrumentales (guitare et orgue électrique remplaçant l’accordéon argentin). C’est cet héritage que Dengue Dengue Dengue fait revivre sur scène depuis son apparition avec l’album La A

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03.10 Encore Tel Van Pelt, le chasseur qui voulait faire de Robin Williams une descente de lit dans Jumanji (chacun ses classiques), le collectif Encore n'aura visiblement de répit que le jour où il aura accroché à son tableau de chasse toutes les figures historiques de la techno. Cette semaine, c'est ainsi au tour de Kevin Saunderson de voir sa tête placardée au-dessus de la cheminée, en l'occurrence celle du Petit Salon, en sa qualité d'originator, à égalité avec Juan Atkins et Derrick May, du "nouveau son pour danser de Detroit" – il paraît qu'on utilise trop d'anglicismes, alors voilà, enjoy (oups).

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