La danse, de Lyon à Cuba

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 21 décembre 2011

Photo : © Francette Levieux


Commençons notre tour d'horizon dansé par un chorégraphe lyonnais, Denis Plassard dont nous avions redécouvert il y a deux ans la superbe adaptation du Terrier de Kafka. Sa prochaine création, Encore quelques illusions (les 26 et 27 janvier au Théâtre de Vénissieux, le 15 mars au Théâtre Astrée dans le cadre du festival Chaos Danse), jouera avec les codes, les techniques et l'esthétique des spectacles de magie. Autre Lyonnais à suivre : le tout nouveau directeur du CCN de Rillieux-la-Pape, Yuval Pick, s'essaiera (ainsi que les chorégraphes Maud Le Pladec et Andros Zins-Browne) à une création sur l'une des œuvres du compositeur américain contemporain David Lang (Aire de jeu aux Subsistances du 2 au 7 février). Maguy Marin quant à elle reprend sa pièce fulgurante et plongée quasi continuellement dans l'obscurité, Salves, du 3 au 5 avril au Toboggan. Du côté de la Maison de la danse, on notera la première venue à Lyon de deux grandes compagnies contemporaines d'outre Atlantique : le Cedar Lake Contemporary Ballet de New York (du 31 janvier au 5 février) avec une pièce du turbulent Hofesh Schechter et une autre de Crystal Pite, et le Danza Contemporanea de Cuba et sa vingtaine d'interprètes de haut vol. Le mois de juin, lui, sera historique ou ne sera pas avec le Ballet Béjart de Lausanne qui présentera quatre chefs-d'œuvre de son fondateur (de Sonate à trois de 1957 à Dialogue de l'ombre double datant de 1998, à la Maison de la danse du 30 mai au 3 juin). Et le Ballet de l'opéra inscrira à son répertoire deux pièces de Merce Cunningham (Summerspace et Channels/Inserts) du 5 au 9 juin au Toboggan.
Jean-Emmanuel Denave

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Yuval Pick, prolongé au CCN de Rillieux-la-Pape

Danse | Nommé à la tête du Centre Chorégraphique National de Rillieux-la-Pape en 2011, Yuval Pick a vu son mandat prolongé jusqu’en 2024. Pour une double (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 9 septembre 2021

Yuval Pick, prolongé au CCN de Rillieux-la-Pape

Nommé à la tête du Centre Chorégraphique National de Rillieux-la-Pape en 2011, Yuval Pick a vu son mandat prolongé jusqu’en 2024. Pour une double raison : la crise sanitaire bien sûr, mais aussi un bâtiment du CCN toujours fermé après l’incendie de la fin 2017 (les danseurs travaillent provisoirement au Studio Velette à Rillieux). Actuellement, le chorégraphe travaille sur sa nouvelle création FutureNow, et le CCN lance un nouveau programme dit YuPi, destiné à l’insertion professionnelle et à l’aide à la création de jeunes danseurs. Quelques dates de spectacles de Yuval Pick à retenir aussi cette saison : Pazaz ce 19 septembre à la Chapelle de la Bussière à Rilleux, Hydre au Musée des Confluences le 23 octobre, et une création pour le Ballet de l’Opéra qui sera présentée au Toboggan du 3 au 5 mars.

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Maguy Marin, remontages et reprises

Danse Contemporaine | Le philosophe Walter Benjamin pensait que l’Histoire ne se lit pas une seule fois de manière chronologique, mais qu’elle est chaque fois le fruit d’un (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 9 septembre 2021

Maguy Marin, remontages et reprises

Le philosophe Walter Benjamin pensait que l’Histoire ne se lit pas une seule fois de manière chronologique, mais qu’elle est chaque fois le fruit d’un montage ou d’un remontage entre deux événements, deux citations, deux images… C’est en suivant cette idée que la chorégraphe Maguy Marin s’est plongée récemment dans la Guerre du Péloponnèse pour sa dernière création au Festival d’Avignon 2021, Y aller voir de plus près. On est impatients que cette pièce passe à Lyon et, en attendant, la chorégraphe reprendra à la Maison de la Danse l’une de ses pièces les plus puissantes et bouleversantes, Umwelt datant de 2004. Sous un souffle d’air continu et le flux d’une guitare électrique, les danseurs viennent exécuter de courtes actions (manger, crier, s’aimer, se battre…) au milieu de rangées de souples miroirs… Soit une représentation mi-comique, mi-tragique, de la vie quotidienne avec ce qu’elle peut avoir de plus beau et de plus laid. Par ailleurs, David Mambouch (fils de

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Cocotte, un festival de danse et de musique à Rillieux-la-Pape

Danse | Le temps d’une après-midi et d’une soirée, le festival Cocotte propose plusieurs spectacles de danse, de la musique et des événements festifs dans le (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 23 juin 2021

Cocotte, un festival de danse et de musique à Rillieux-la-Pape

Le temps d’une après-midi et d’une soirée, le festival Cocotte propose plusieurs spectacles de danse, de la musique et des événements festifs dans le quartier de la Vellette à Rillieux-la-Pape. La plupart gratuits et dans l’espace public. Deux autres en salle et (modestement) payants : Love me tender de la chorégraphe Léa Tirabasso, Délices de Aina Alegre. Le festival est propulsé par le Centre Chogrégraphique National de Rillieux dirigé par Yuval Pick, et l’un de ses danseurs permanents, Thibault Desaules, présentera son projet Brasero, pièce participative et coopérative avec trente danseurs amateurs. Festival Cocotte À Rillieux-la-Pape le ​samedi 3 juillet

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Lyon : la Biennale de la Danse dévoile son programme

Danse | Repoussée, remodelée, raccourcie, la 19e Biennale de la Danse aura cependant bien lieu. Et c’est avec une certaine joie que nous vous en présentons les grands axes et quelques spectacles à ne pas manquer.

Jean-Emmanuel Denave | Lundi 3 mai 2021

Lyon : la Biennale de la Danse dévoile son programme

Réduite à quinze jours, la 19e Biennale de la Danse n’en reste pas moins foisonnante dans sa programmation, avec vingt-eux créations et une quarantaine de compagnies internationales invitées ! Nouveauté remarquable, la Biennale propose cette année aux anciennes usines Fagor ("L’expérience Fagor" du 8 au 16 juin) une multitudes de pièces ou formes expérimentales gratuites, ouvrant la danse contemporaine à un public possiblement plus large, et sans pour autant lésiner sur la qualité des intervenants : le chorégraphe français Noé Soulier, deux anciens danseurs de William Forsythe, Brigel Gjoka et Rauf Yasit, le Collectif Es… Pour le reste, l’ADN de la Biennale demeure le même : un savant mélange des genres chorégraphiques, et de grandes pointures et de chorégraphes moins connus… Même si, période oblige, certains créations phares ont été annulées comme Le Lac des cygnes d’Angelin Preljocaj (mais il sera présenté cet automne à la Maison de la Danse). Le défilé associé à la Biennale, sous les couleurs de l’Afrique (comme une partie de la programmation) aura lieu, quant à lui, ex

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Yuval Pick en latin

Danse | Il est amusant d'observer que le chorégraphe Yuval Pick reprenne cette semaine l'une de ses meilleures pièces (Acta est fabula, 2018), juste avant (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 8 octobre 2019

Yuval Pick en latin

Il est amusant d'observer que le chorégraphe Yuval Pick reprenne cette semaine l'une de ses meilleures pièces (Acta est fabula, 2018), juste avant l'ouverture du Festival Lumière, qui a pour tête d'affiche le réalisateur d'Apocalypse Now, Francis Ford Coppola. A priori, rien à voir entre la pièce dépouillée de l'un et le film exubérant de l'autre. Mais, si l'on admet que la remontée du fleuve du capitaine Willard est aussi une remontée dans le temps historique, et même vers ce qu'il y a de plus archaïque et primitif chez l'être humain, alors Yuval Pick n'est plus si loin de Coppola. Acta est fabula est une avancée-remontée vers l'archaïque à travers des éclats de gestes ou des éclats de voix, des réminiscences de musiques quasi tribales (les coups de reins vocaux de Prince, des rythmes de techno...), le grotesque d'une grimace ou l'angoisse d'un cri muet... Soit une saccade de séquences qui creusent, par la danse (avec quelques détours vers le thé

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Les dix rendez-vous qui vont vous faire valser

Danse | Festivals installés comme Sens Dessus Dessous ou le Moi de la Danse, chorégraphes stars tels Christian Rizzo ou Merce Cunningham, découvertes potentielles : voici les dix dates que les amateurs de danse se doivent de cocher de suite sur leur agenda.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 10 septembre 2019

Les dix rendez-vous qui vont vous faire valser

Spirituelle La grande chorégraphe belge Anne Teresa De Keersmaeker tisse toujours des liens singulièrement étroits entre la musique et ses chorégraphies : qu'il s'agisse de musique classique (Beethoven, Mahler...) ou plus contemporaine (Joan Baez, Steve Reich...). Créée en 2005 avec Salva Sanchis, sa pièce A Love Supreme explore l'album éponyme de John Coltrane, album mythique du Free Jazz. Chaque danseur est associé à un instrument du quatuor de Coltrane, et l'écriture précise de De Keersmaeker s'octroie ici une part de liberté et d'improvisation (à l'instar du jazz). Douze ans après, en 2017, la pièce est recréée avec quatre nouveaux interprètes et leurs nouvelles sensibilités. A Love Supreme À la Maison de la Danse du 1er au 3 octobre Technique Les pièces de Merce Cunningham sont d'une difficulté technique rare, et le Ballet de l'Opéra en compte déjà plusieurs à son répertoire. Cet automne, le Ballet présentera deux pièces du maître new-yorkais, créées à vingt ans d'intervalle : Exchange (1978) et Scenario

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Maison de la Danse : quarante balais et du panache !

Danse | La Maison de la Danse fêtera en 2020 ses quarante ans d'existence. Et propose dès cet automne une saison pour le moins alléchante.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 14 mai 2019

Maison de la Danse : quarante balais et du panache !

La quarantième saison de la Maison de la Danse a du panache : toujours ouverte aux divers courants de la création chorégraphique (nouveau cirque, hip-hop, classique, contemporain...), et riche en grandes figures de la danse contemporaine (Anne Teresa de Keersmaeker, Sidi Larbi Cherkaoui, Akram Kahn, Jean-Claude Gallotta...). On y décèle, aussi, avec joie, une certaine veine lyrique avec la chorégraphie de l'album mythique de John Coltrane, A Love Supreme, signée par Anne Teresa de Keersmaeker et Salva Sanchis (du 1er au 3 octobre). Une pièce d'une grande précision et qui laisse aussi à ses quatre interprètes une part d'improvisation, en écho au free jazz de Coltrane. Le Ballet de Montréal et trois chorégraphes s'emparent quant à eux du répertoire de Leonard Cohen à travers la danse virtuose de quinze interprètes (du 5 au 13 novembre). Enfin, cerise ou légume sur le gâteau lyrique : Gallotta reprend, dix ans après sa création, L'Homme à tête de ch

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Salut la compagnie ! : "Maguy Marin : l'urgence d'agir"

Documentaire | De David Mambouch (Fr, 1h48) avec Maguy Marin…

Vincent Raymond | Mardi 5 mars 2019

Salut la compagnie ! :

Prenant l’emblématique pièce May B. comme fil rouge, David Mambouch retrace le parcours de Maguy Marin en sa compagnie et celle des membres… de sa compagnie. Un regard intime et familial embrassant près d’un demi-siècle d’une aventure chorégraphique particulière… Cela fait près de quarante ans que David Mambouch suit au plus près le travail de la chorégraphe Maguy Marin, dans les coulisses et en bord, voire sur scène. Et pour cause : il est son fils. C’est donc de l’intérieur qu’il peut témoigner de la progressive construction d’une œuvre, dans sa cohérence et son intégrité morale (en résonance avec des enjeux sociaux et des problématiques historiques, économiques ou humanistes), mais aussi de ses nécessaires évolutions artistiques — comme l’introduction de la parole, le glissement vers la “non-danse“, rendant plus intelligible encore le propos ou le message politique sous-tendant chacune de ses créations. Portrait collectif d’une femme de troupe indissociable de ses compagnons de route, mettant en avant un goût viscéral pour la transmi

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Beauté, matin, midi et soir

Colloque | Faire se croiser arts, sciences et soins, telle est l'ambition roborative de l'association L’Invitation à la beauté. Elle propose cette semaine deux journées de rencontres et de spectacles autour de ce thème.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 8 janvier 2019

Beauté, matin, midi et soir

De la catharsis (purification) grecque à l’art-thérapie contemporaine, les liens entre création et santé ont depuis longtemps été défrichés en tous sens, et même parfois en sens contraires... L'association L'Invitation à la beauté, co-présidée par le neurologue toulonnais Pierre Lemarquis et par la psychologue lyonnaise Laure Mayoud, relance le débat et les investigations transdisciplinaires sur les fonctions préventives et curatives de « la rencontre avec la beauté ». Le terme de "beauté", bien sûr, ne va pas sans poser quelques (lourds) problèmes esthétiques et philosophiques, et le concept clef de Pierre Lemarquis « d'empathie esthétique » demeure à nos yeux un peu fruste : la confrontation à une œuvre (tableau, musique, pièce de danse...) induit en l'humain une certaine activité cérébrale d'obédience mimétique (via notamment les fameux neurones miroirs), ainsi que la sécrétion de substances chimiques plutôt sympathiques (dopamine, sérotonine, endorphines...). Dit autrement, le cerveau du spectateur fonctionne, et ce plutôt dans le bon sen

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Coup de balai

Danse | Une danseuse de Ballet (de l'Opéra de Lyon) qui passe le balai (à l'Opéra), et c'est toute une métaphore ironique que met en scène la chorégraphe Maguy Marin dans (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 16 octobre 2018

Coup de balai

Une danseuse de Ballet (de l'Opéra de Lyon) qui passe le balai (à l'Opéra), et c'est toute une métaphore ironique que met en scène la chorégraphe Maguy Marin dans Cendrillon. Ici, les rêveries de princesse et de prince, sur fond musical de Prokofiev, reviennent littéralement aux cendres de l'enfance : et c'est très logiquement que Maguy Marin revisite Cendrillon en installant sa chorégraphie dans un décor de magasin de jouets un peu poussiéreux, peuplé de "soldats de bois" (le prince par exemple), de poupées, de pantins, tous aussi maladroits qu'un enfant sans formation se lançant dans un pas de deux. Cette pièce créée en 1985 (et fruit d'une commande de l'Opéra de Lyon), bourrée de grotesque grinçant et d'une critique à peine voilée de la société de consommation, est paradoxalement devenue un tube de la danse contemporaine ! Et ne cesse, de saison en saison, d'être reprise au programme du Ballet de l'Opéra... au grand dam sans doute de ses danseurs étriqués et étouffés dans de pesants costumes. Pour celles et ceux qui ne l'aura

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"Ligne de Crête" : la colère étouffante de Maguy Marin

Biennale de la Danse | Bam ! Maguy Marin nous donne une grosse claque au TNP. Mais pour nous réveiller ou pour nous assommer ?

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 13 septembre 2018

Imaginez un remake contemporain des Temps modernes de Chaplin tourné par Michael Haneke, et vous obtiendrez, peu ou prou, la nouvelle création de Maguy Marin présentée à la Biennale de la Danse. Soit (comme chez Haneke) un véritable piège à spectateur où, sous les coups de butoir du son très amplifié d'une photocopieuse, six interprètes cheminent mécaniquement sur un plateau représentant un open space. Chacun vient, en entrées et sorties de scène répétitives, déposer dans son propre bureau quelques objets. Des objets d'abord raccords avec la situation (des stylos, un encas pour la pause déjeuner, une lampe...), puis des objets de plus en plus incongrus (vêtements, paire de skis, puzzle, perruques...). Et cela continue ainsi, pendant une heure, jusqu'à saturation et au syndrome de Diogène (maladie de l'entassement), sans interruption ni changement, si ce n'est quelques bugs furtifs des danseurs sur leurs trajets, ou quelques spasmes préfigurant un burn out. Leçon d

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Peeping Tom et Maguy Marin ouvrent la Biennale

Biennale de la Danse | La Biennale de la Danse débute, mardi prochain, avec deux chocs chorégraphiques : Maguy Marin et Peeping Tom.

Jean-Emmanuel Denave | Lundi 3 septembre 2018

Peeping Tom et Maguy Marin ouvrent la Biennale

« La danse, et par conséquent le théâtre, n'ont pas encore commencé à exister » écrivait en 1948 Antonin Artaud dans le Théâtre de la cruauté. Cette phrase pourrait nous servir de grigri avant de se lancer dans une nouvelle Biennale de la Danse, avec l'espoir, à chaque édition, d'y être bouleversé, chamboulé dans ses repères artistiques, désorienté... Le cru 2018 s'annonce sous les meilleurs auspices, et, surtout, commence fortissimo avec une nouvelle création de Maguy Marin (Ligne de crête), et la venue à Lyon du collectif bruxellois Peeping Tom pour transmettre au Ballet de l'Opéra l'une de ses pièces phares, 32 rue Vanderbranken (rebaptisée 31 rue Vanderbranken pour l'occasion). On connaissait les affinités de Peeping Tom avec le cinéma en général, et celui de David Lynch en particulier, mais cette pièce-ci est inspirée de Kurosawa et de La Ballade de Narayama, où une vieille dame est contrainte de s'isoler dans une montagne. L'exploration de l'intime (par dix-neuf interp

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Une Biennale tonique avec Maguy Marin et Peeping Tom

Biennale de la Danse | La programmation de la prochaine Biennale de la Danse a été dévoilée cette semaine, et réunit, a priori, tous les ingrédients d'une édition réussie : risquée, créative, pluridisciplinaire.

Jean-Emmanuel Denave | Dimanche 10 juin 2018

Une Biennale tonique avec Maguy Marin et Peeping Tom

À deux exceptions japonaises près, la Biennale de la Danse 2018 est une Biennale européenne. Elle s'annonce donc moins exotique qu'à l'accoutumée, mais plus exigeante artistiquement, et plus aventureuse dans ses formes d'expression... L'un des fils rouges de cette édition est celui des liens entre la danse et les images, images issues des nouvelles technologies notamment. Ce fil rouge ira, par exemple, de l'utilisation par Merce Cunningham (1919-2009) du logiciel informatique DanceForms (mouvements et enchaînements générés par ordinateur) pour sa pièce Biped, à des créations s'étayant sur la réalité virtuelle par le chorégraphe suisse Gilles Jobin ou par le poète circassien Yoann Bourgeois (artiste très présent dans cette Biennale avec trois spectacles). 27 créations et premières Parmi les 42 spectacles programmés en salles, on compte 27 créations et premières françaises qui constituent le cœur de cette Biennale et, bien souvent, celui de nos attentes... Maguy Marin cré

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La force politique de la danse de Maguy Marin

Sens Dessus Dessous | Immense danseuse et chorégraphe multi-primée, cette enfant d’exilés du franquisme n'a de cesse de mettre son art au service de la résistance à la violence du monde. Via sa dernière création Deux mille dix sept et la transmission d'une de ses œuvres phare à de jeunes artistes, May B, Maguy Marin est très présente dans les prochaines semaines. Et c'est une chance.

Nadja Pobel | Mardi 20 février 2018

La force politique de la danse de Maguy Marin

Qu'est-ce qui vous pousse à vous remettre au travail et faire une nouvelle création comme Deux mille dix sept, dont la première a eu lieu en octobre à Vandœuvre-les-Nancy ? Maguy Marin : L'état social est assez catastrophique, de plus en plus de gens tentent de survivre, prennent des bateaux pour vivre. Cette situation n'arrête pas de cogner. Et quand je me suis remise au travail, je me suis dit qu'il fallait essayer de se donner du courage. Mon principal objectif est de renvoyer cette violence puisque on a l'impression qu'on est comme abasourdi, assez impuissants devant ce qui se passe, il n'y a pas de mobilisation suffisante. Des gens se battent bien sûr par groupes, associations, il y a parfois des manifs mais au fond on devrait tous se lever et agir. La danse, c'est votre façon de vous lever ? Oui mais c'est bien insuffisant. C'est mon territoire de travail disons ; c'est l'axe que je suis donc c'est à partir de là que j'essaye d'agir. Vous avez beaucoup lu pour créer ce spectacle, le travail a été long, depuis décembre 2016. Vous avez

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Une hydre signée Yuval Pick

Danse | Créé par Yuval Pick en 2016 au Monastère de Brou, le trio Hydre confronte le mouvement organique des danseurs à la mémoire minérale d'une architecture, et (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 27 juin 2017

Une hydre signée Yuval Pick

Créé par Yuval Pick en 2016 au Monastère de Brou, le trio Hydre confronte le mouvement organique des danseurs à la mémoire minérale d'une architecture, et redonne corps et sensibilité à un lieu. En l’occurrence, le 30 juin, à l'ancienne halle du marché de gros de la Confluence, dans le cadre du festival artistique, sportif et citoyen Kiosk (jusqu'au 2 juillet).

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Nous sommes des rigolos

Ramdam | En 2006, Ha ! Ha ! se découvrait comme un nouvel et très dérangeant ovni dans le parcours déjà si atypique de Maguy Marin. Devant des pupitres de (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 14 février 2017

Nous sommes des rigolos

En 2006, Ha ! Ha ! se découvrait comme un nouvel et très dérangeant ovni dans le parcours déjà si atypique de Maguy Marin. Devant des pupitres de musiciens, sept danseurs assis et vêtus de costumes idoines entonnaient des partitions ininterrompues de blagues pourries, de mots d'humour stéréotypé, entrecoupés de grands éclats de rire... À proximité, dans l'obscurité et la plus grande indifférence, des mannequins de spectateurs à l'échelle 1 s'effondraient à intervalles réguliers. Dix ans plus tard, la chorégraphe reprend cette pièce en se concentrant sur le dispositif des danseurs et en le plaçant face au public, tel un oratorio représentant une soirée entre amis, un repas trop arrosé, un lâchage dans l'intimité de l'entre-nous... Et par là, Maguy Marin fait entendre dans les mots, comme dans la prosodie et le souffle des voix, dans les corps convulsés et secoués de rires, ce que Michel Foucault a appelé : « l'ordre du discours ». Soit tout cet impensé (cette pensée « toute faite

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Kraftwerk Pické

Yuval Pick | De plus en plus préoccupé par les questions du collectif et les rapports complexes entre l'individu et le groupe, Yuval Pick se lance, dans sa dernière pièce, (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 17 janvier 2017

Kraftwerk Pické

De plus en plus préoccupé par les questions du collectif et les rapports complexes entre l'individu et le groupe, Yuval Pick se lance, dans sa dernière pièce, dans l'univers du groupe légendaire Kraftwerk. Une musique qui, pour le chorégraphe, connote un possible romantisme contemporain, avec des pulsions-pulsations technos reliées à notre mémoire collective, qui remplacent celles, plus acoustiques mais pas moins lyriques, du romantisme allemand et notamment, des lieds de Schubert (présent lui-aussi dans la bande-son). Are friends electric ? (au CCN de Rillieux-la-Pape les 24 et 25 janvier) réunit concrètement six danseurs et explore tout à la fois le corps dans ses éléments les plus bruts, physiques, et des configurations plus codées de mouvements collectifs... Yuval Pick n'hésite plus, même, à y libérer les élans et les gestes de ses interp

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Grandes fugues : un trio pour un quatuor

Opéra de Lyon | Superbe affiche pour le Ballet de l'Opéra de Lyon qui interprète les trois Grandes Fugues de Maguy Marin, d'Anne Teresa de Keersmaeker et de Lucinda Childs. Cette dernière étant venue tout spécialement à Lyon pour y créer sa pièce.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 15 novembre 2016

Grandes fugues : un trio pour un quatuor

Maguy Marin, Anne Teresa de Keersmaeker, et maintenant Lucinda Childs... que de succès féminins pour Ludwig Beethoven et sa Grande Fugue, l'une de ses dernières pièces musicales, composée entre 1824 et 1825 ! Les trois grandes dames de la danse ont, chacune dans leurs univers dissemblables, été fascinées par ce quatuor à cordes, controversé à l'époque de sa création et aujourd'hui considéré comme le sommet de l’œuvre de Beethoven. Il y entremêle la puissance d'expression dramatique qu'on lui connaît à une forme de composition des plus complexes : une savante combinaison de sonate, de fugue et de variation, ainsi qu'une structure contrapuntique. Inventant sa danse au plus proche des partitions musicales qu'elle entreprend de travailler, on imagine alors la jubilation d'Anne Teresa de Keersmaeker devant un t

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Yuval Pick présente Ply

Danse | En marge de la Biennale de la Danse, le chorégraphe Yuval Pick reprend au Centre Chorégraphique National de Rillieux-la-Pape (le samedi 24 septembre à 12h) (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 20 septembre 2016

Yuval Pick présente Ply

En marge de la Biennale de la Danse, le chorégraphe Yuval Pick reprend au Centre Chorégraphique National de Rillieux-la-Pape (le samedi 24 septembre à 12h) l'une de ses plus belles pièces, Ply (2014), avec les nouveaux danseurs de sa compagnie. Sur la bande son de l'américaine Ashley Fure, composée pour l'occasion, les cinq interprètes de Ply explorent les couches successives de la musique, en mouvements centrifuges, jusqu'à la rencontre avec l'autre, jusqu'à la constitution progressive d'un groupe aux intensités émotionnelles des plus singulières !

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Voilà l'été : un jour, une sortie #3

SAISON ESTIVALE | Durant toutes les vacances, c'est un bon plan par jour : concert ou toile, plan canapé ou expo où déambuler.

La rédaction | Mercredi 20 juillet 2016

Voilà l'été : un jour, une sortie #3

15 / Mercredi 20 juillet : cirque Obludarium Puisque les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel (et l'urbanité en juillet ça va bien cinq minutes), hâtez-vous au domaine de Lacroix-Laval voir les grosses caboches toutes biscornues et étranges d'Obludarium. Signé des fils jumeaux du cinéaste Miloš Forman, ce spectacle qui a fait le tour du monde s'arrête depuis hier et jusqu'au 31 juillet dans ce village dédié au cirque. Si vous le pouvez, venez même dès 18h profiter des lampions, du bar digne d'un diners US et du plancher en bois où vous pourrez faire résonner vos tongs (en bois, les tongs). Fourvière version campagne : c'est ici ! Au domaine de Lacroix-Laval dans le cadre des Nuits de Fourvière 16 / Jeudi 21 juillet : chanson Michel Polnareff Moins on l'attend, plus il revient, le Polnaroïde. On a arrêté de compter avant même notre naissance, mais le

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Yuval Pick : Une "Hydre" à Brou

Plus Loin | Dans le cadre de la 2e édition de l'événement national Monuments en mouvements, Yuval Pick présentera au Monastère Royal de Brou à Bourg-en-Bresse (les 23 et 24 (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 28 juin 2016

Yuval Pick : Une

Dans le cadre de la 2e édition de l'événement national Monuments en mouvements, Yuval Pick présentera au Monastère Royal de Brou à Bourg-en-Bresse (les 23 et 24 juillet) une création in situ, Hydre. Pièce en trois parties, Hydre se veut la confrontation de la vie organique et pulsionnelle des danseurs à celle, minérale et figée, du monument historique. La danse si singulière de Yuval Pick tentera de redonner une dimension humaine à une architecture démesurée et chargée de symboles.

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Cocotte au CCN

Danse | Nouveau rendez-vous au CCN de Rillieux-la-Pape (ce samedi 11 juin à partir de 19h), Cocotte fait bouillir la danse dans sa dimension performative (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 7 juin 2016

Cocotte au CCN

Nouveau rendez-vous au CCN de Rillieux-la-Pape (ce samedi 11 juin à partir de 19h), Cocotte fait bouillir la danse dans sa dimension performative avec pas moins de 16 performances proposées durant cette soirée : des six minutes interprétées par le metteur en scène Michel Raskine sur une proposition chorégraphique de Yuval Pick, aux cinq heures (et jusqu'à épuisement) de la danseuse et chorégraphe japonaise Mikiko Kawamura...

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Un Lion d'or pour Maguy Marin

SCENES | La Biennale de Venise (structure qui regroupe tout à la fois les biennales d'art contemporain, d'architecture, de cinéma, de danse, de musique) a (...)

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 29 avril 2016

Un Lion d'or pour Maguy Marin

La Biennale de Venise (structure qui regroupe tout à la fois les biennales d'art contemporain, d'architecture, de cinéma, de danse, de musique) a décerné un Lion d'or à la chorégraphe lyonnaise Maguy Marin pour « ses recherches sur le corps et l'espace » révélant « la complexité de l'homme contemporain. » À ses côtés, a été aussi récompensé le compositeur de musique italien Salvatore Sciarrino. Deux très très grands artistes !

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Play Time : Carolyn & Cie

SCENES | Un bal pour les enfants, un concert de musiques du monde (Trio Bassma + Tram des Balkans), une nouvelle création de Jozsef Trefeli et Gabor Varga (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 29 mars 2016

Play Time : Carolyn & Cie

Un bal pour les enfants, un concert de musiques du monde (Trio Bassma + Tram des Balkans), une nouvelle création de Jozsef Trefeli et Gabor Varga revisitant les danses folkloriques hongroises, une création participative sur les sonorités de la ville... La 4e édition du festival Play Time (concoctée par le Centre Chorégraphique National et d'autres structures, se déroulant du 1er au 8 avril) à Rillieux-la-Pape se veut à nouveau festive et hétéroclite. Le chorégraphe Yuval Pick y reprendra aussi Playbach, œuvre courte en hommage à Bach. Et les plus jeunes, à partir de huit ans, auront la chance de découvrir la nouvelle création de Carolyn Carlson (auteure entre autres nombreuses pièces du solo Blue Lady) : Seeds (graines en anglais), en collaboration avec le dessinateur Yacine Ait Kaci et son petit personnage simplifié Elyx. Pièce pour trois danseurs entremêlant la danse et des animations vidéo, Seeds est un voyage imaginaire abordant avec poésie les problèmes d'écologie. JED

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L'élan retenu de Yuval Pick

SCENES | Créée en 2014 pour cinq danseurs, en collaboration avec la compositrice Ashley Fure, Ply est la pièce idoine pour apprécier l'univers du chorégraphe Yuval (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 8 mars 2016

L'élan retenu de Yuval Pick

Créée en 2014 pour cinq danseurs, en collaboration avec la compositrice Ashley Fure, Ply est la pièce idoine pour apprécier l'univers du chorégraphe Yuval Pick. Couche par couche (Ply signifie "couche" en français), voire grain par grain, Yuval Pick déconstruit les mouvements essentiels de ses interprètes, avant de les ré-assembler autrement, d'en inventer de nouvelles variations, de les faire entrer en échos collectifs. Au cœur du vocabulaire du chorégraphe, il y a ce que l'on pourrait nommer, en reprenant l'expression du poète Francis Ponge, un « élan retenu ». L'élan retenu chez Yuval Pick, ce sont ces bras qui se tendent, ces jambes qui s'aventurent hors de la sphère individuelle, ces pas qui s'élancent en courses, tout en restant aimantés, retenus par le corps et le rythme propre du danseur. Jamais un geste n'ira se perdre complètement dans une ligne ou une cadence continues, se fondre dans un bel ensemble uniforme. Au risque de décevoir nos attentes esthétiques habituelles, Yuval Pick demeure attentif, si ce n'est attaché, à la spécificité rythmique et gestuelle d'un individu. La construction d'une entité collective ne s'effectuera jam

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À Dijon, c'est Théâtre en Mai

SCENES | À l’honneur chez nous (Maison de la Danse, Ramdam), Maguy Marin sera aussi la marraine de la manifestation Théâtre en Mai qui se tiendra à (...)

Nadja Pobel | Mercredi 24 février 2016

À Dijon, c'est Théâtre en Mai

À l’honneur chez nous (Maison de la Danse, Ramdam), Maguy Marin sera aussi la marraine de la manifestation Théâtre en Mai qui se tiendra à Dijon du 20 au 29 mai et permettra de découvrir de nouveaux talents comme Mathieu Cruciani, Maëlle Poésy et Julie Duclos. La chorégraphe partagera son expérience avec cette jeune garde prometteuse.

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Maguy Marin : L'archéologue du présent

SCENES | Lignes tendues de nappes de guitare en continu, souffle lourd faisant onduler sur scène une cinquantaine de miroirs qui reflètent l'image du public, entrées (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 2 février 2016

Maguy Marin : L'archéologue du présent

Lignes tendues de nappes de guitare en continu, souffle lourd faisant onduler sur scène une cinquantaine de miroirs qui reflètent l'image du public, entrées et sorties incessantes de neuf interprètes venus un bref instant exécuter un geste de la vie quotidienne... Marcher, se vêtir, s'embrasser, fumer une clope, s'engueuler avec sa moitié, manger une pomme, déplacer une plante d'appartement, jeter un détritus... En archéologue des temps présents, la chorégraphe Maguy Marin fouille le sol de nos vies triviales pour en extraire le suc à la fois banal, poignant et répétitif. Elle enveloppe le tout d'une tension d'une intensité folle, dans une mise en scène millimétrée au timing cut époustouflant. « Dans cette pièce, déclarait-elle au moment de la création, il est question tout simplement de savoir comment un corps affecte ou est affecté par d'autres corps. Et de décliner les variations possibles à partir du corps et de ses capacités, communes à tous ». Créée en 2004, Umwelt signifie en allemand "monde environnant" et le titre de la pièce est emprunté aux écrits de l'éthologue Jacob von Uexküll. Ici, il est donc bien question d

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Rentrée danse 2016 : on the beat

SCENES | Après un bel automne, la saison danse accélère encore le rythme en 2016 et s'ouvre avec le nouveau festival des Subsistances, Le Moi de la Danse, (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 5 janvier 2016

Rentrée danse 2016 : on the beat

Après un bel automne, la saison danse accélère encore le rythme en 2016 et s'ouvre avec le nouveau festival des Subsistances, Le Moi de la Danse, du 14 janvier au 7 février. L'événement questionnera la notion d'identité à travers les œuvres de jeunes chorégraphes : le Lyonnais Alexandre Roccoli, le Portugais Marco Da Silva Ferreira, les inclassables Cecilia Bengolea & François Chaignaud... Maguy Marin viendra aussi y donner une conférence avant de reprendre à Lyon plusieurs de ses pièces : son chef-d'oeuvre May B autour de l'univers de Beckett (du 29 février au 2 mars à la Maison de la Danse), Umwelt (du 3 au 6 février à Ramdam), l'intrigant Singspiele (au TNP du 16 au 24 mars) et sa dernière grande création Bit (au Toboggan les 4 et 5 mars). Du côté des festivals "habituels", on retrouvera Sens Dessus Dessous à la Maison de la Danse du 15 au 19 mars avec une multitude de chorégraphes émergents et une compagnie phare (les Franco-Belges de Peeping Tom qui, avec Vader, nous plongent dans l'ambiance mi-réelle mi-onirique d'une maison de retraite) ; Chaos Danse, consacré à la je

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Saison danse 2015/2016 : morceaux choisis

SCENES | Roland Petit, Merce Cunningham, Saburo Teshigawara, Maguy Marin, Alain Platel... La nouvelle saison danse s'annonce riche en têtes d'affiche. elle réserve aussi bien des projets singuliers et enthousiasmants, comme celui, collectif et ambitieux, de Florence Girardon sur "La Passion selon Saint-Matthieu" de Bach...

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 15 septembre 2015

Saison danse 2015/2016 : morceaux choisis

Landscape / Coup Fatal Le Japonais Saburo Teshigawara danse autant avec la musique qu'avec la lumière, développant une gestuelle singulière, tour à tour poétique ou tranchante et précise comme une lame. Il revient cette saison à Lyon avec une pièce récente, Landscape (2014), un duo sous forme de quasi-improvisation avec la danseuse Rihoko Sato, sur des musiques de Bach (Variations Goldberg) et de John Cage (In a Landscape) interpré- tées sur scène au piano par le touche-à-tout Francesco Tristano – il s'est notamment produit aux côtés du pionnier techno Carl Craig et de l'Orchestre des Siècles à la Villette. Les 22 et 23 septembre à la Maison de la danse Qu'il nous déçoive ou qu'il nous enthousiasme, Alain Platel présente depuis plusieurs décennies des pièces sombres, souvent aux bords de la folie. Coup fatal, crée en 2014 pour le Festival d'Avignon, est un étonnant volte-face du chorégraphe belge qui, sur des musiques baroques se mêlant à des rythmes africains (jouées live par un orchestre d'une quinzaine de musiciens) et avec le concours d'énergiques danseurs congola

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Babel heureuse

SCENES | Á l'initiative de la Maison de la Danse, Babel 8.3 invite des habitants des 8e et 3e arrondissements à se familiariser avec les univers d'une dizaine de chorégraphes. Coup de projecteur sur un projet innovant qui cultive à la fois proximité et excellence. Valentine Martin

Valentine Martin | Mardi 26 mai 2015

Babel heureuse

Dans la mythologie biblique, la tour de Babel était une construction des hommes dont le sommet devait atteindre les cieux. Un projet jugé trop vaniteux par Dieu, qui décida alors de les punir en attribuant à chacun d'entre eux des langages différents. Ainsi les hommes se brouillèrent, avant de se disperser dans le monde. Aujourd'hui, la Maison de la danse tente une réunification, sous la forme d'un grand spectacle orchestré par sa directrice Dominique Hervieu, Babel 8.3, qui a vu 17 groupes d'habitants des 8e et 3e arrondissements apprendre un nouveau langage commun : celui du corps. Cet événement est né d'un désir : celui de mener un travail de proximité avec les habitants de quartiers dit sensibles. Des gens qui, pour certains, n'ont jamais mis les pieds dans cette institution du geste et sont en grande partie des amateurs. En tout, ce sont près de 250 volontaires qui se sont lancés dans cette aventure de longue haleine – débutée en septembre 2014, elle débouche cette semaine sur trois représentations – qui entend concilier haut niveau technique et respect de la diversité des cultures et individualités de chacun.

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La saison 2015/2016 de la Maison de la danse

ACTUS | De New York à Séoul, du conte philosophique à la relecture de ghetto movie, de la rumba au baroque : à la rentrée, la volonté de Dominique Hervieu de présenter la danse sous ses formes les plus variées ne faiblira pas. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Lundi 27 avril 2015

La saison 2015/2016 de la Maison de la danse

Heureux soient ceux qui ont manqué l'arrivée de Maguy Marin à Ramdam, elle sera à l'honneur du prochain "Archipel" de la Maison de la danse. Succédant à Découflé, elle reprendra son chef-d’œuvre May B et Bit, sa création pour la Biennale 2014 (fin février début mars), ainsi que Singspiele, dernier spectacle co-écrit avec David Mambouch qu'elle présente justement à Ramdam cette semaine (mi-mars, au TNP). La saison 2015/2016 de la Maison de la danse sera marquée par trois autres temps forts. D'abord, un mois (novembre) de festivités autour de New York. Jean Lacornerie et les Percussions Claviers de Lyon y reprendront leur remarquable version de la comédie musicale téléphonique Bells Are Ringing, tandis que le CNDC Angers dansera, notamment, un Event (un patchwork de fragments de chorégraphies) du maître post-moderniste Merce Cunningham. Surtout, on y retrouvera Bill T. Jones le temps d'un pur exercice formel autour du Quatuor de Ravel et de La Jeune fille et la mort de Schubert, et le très en vue Kyle Abr

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Maguy Marin refait du Ramdam

SCENES | La compagnie Maguy Marin, le lieu expérimental Ramdam : deux aventures artistiques qui n'en finissent pas de se réinventer et qui, aujourd'hui, s'allient l'une et l'autre pour un nouveau projet atypique nommé "Ramdam, un centre d'art". La reprise du chef-d’œuvre de Maguy Marin "May B" en sera le premier temps fort. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 7 avril 2015

Maguy Marin refait du Ramdam

La pièce de Samuel Beckett Fin de Partie s'ouvre paradoxalement sur ces mots : «Fini, c'est fini, ça va finir, ça va peut-être finir.» La fin, chez l'écrivain irlandais, s'avère être toujours incertaine, improbable ou inatteignable, ouverte en tout cas à d'autres horizons, d'autres fins (au sens de buts) possibles. Ces mots émanent parfois des visages crayeux des danseurs de May B. Ils sont articulés entre deux murmures, entre deux gloussements, entre deux déplacements boiteux, poussifs, cabossés... Créée en 1981, la pièce de Maguy Marin embrasse en une heure et demi l'univers de Beckett. Elle est aussi un condensé de la condition humaine, à travers dix individus largués dans le vide, la poussière et une désespérance teintée d'humour. Dix membres d'un groupe incertain qui tour à tour se referme sur lui-même, tangue, se disloque, puis se rabiboche «tant mal que pis encore.» Depuis plus de trente ans, les gestes infimes, intimes et heurtés de ces dix personnages en quête d'eux-mêmes et d'autrui, bouleversent les spectateurs du monde entier, de tournée en tournée. Imagination morte, imaginez Symboliqueme

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Un sacré printemps de danse

SCENES | C'est pour le moins un sacré début de printemps qui s'annonce à Lyon dans le domaine de la danse avec, notamment, la reprise de May B, chef-d’œuvre de (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 24 mars 2015

Un sacré printemps de danse

C'est pour le moins un sacré début de printemps qui s'annonce à Lyon dans le domaine de la danse avec, notamment, la reprise de May B, chef-d’œuvre de Maguy Marin, au Ramdam (du 7 au 11 avril) et la transmission de Drumming Live, pièce majeure d'Anne Teresa de Keersmaeker, au Ballet de l'opéra (du 7 au 11 avril). Auparavant, deux festivals regroupés sous l'intitulé "Printemps de la création" permettront aux amateurs de découvrir une multitude de chorégraphes émergents ou d'artistes proches de la danse. Á la Maison de la danse et hors ses murs, Sens dessus dessous nous fera voyager de l’œuvre choc de Christian Rizzo inspirée du folklore turc à la mémoire de l'Afrique du Sud chorégraphiée par Gregory Maqoma en passant par le plus local mais toujours drôle et truculent Denis Plassard. Le Lyonnais reprend Chalet d'après un texte d'André Baillon, œuvre dépeignant avec humour le quotidien d'un hôpital. Aux confins de la danse, le duo Your Majesties met lui en mouvements le discours de Barack Obama pour la réception du Prix Nobel de la paix en 2009, tandis que le trublion Antoine Defoort se lancera dans une désopilante conférence

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Danses folklo

SCENES | Chaque société a les danses rituelles qu'elle mérite. Dans sa dernière création, le chorégraphe Denis Plassard invente les nôtres avec légèreté et cocasserie. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 13 janvier 2015

Danses folklo

«Depuis une vingtaine d'années, je voue une grande passion pour les danses folkloriques contemporaines. J'ai effectué beaucoup de recherches, voyagé à travers le monde à ce sujet, et la pièce que vous allez découvrir en est un résumé. Pour l'anecdote, cette passion est née lorsque, jeune danseur, j'étais en tournée en Normandie. Réveillé à deux heures du matin à mon hôtel, j'ai découvert dans la salle des petits-déjeuners un groupe de VRP dansant la Vrpe...» En anthropologue aussi décontracté que farfelu, le chorégraphe Denis Plassard ouvre ainsi, en bord de scène, une série de conférences dansées sur de singuliers rituels dansés qu'il aurait, soi-disant, observés ici et là : auprès d'une population indigène de VRP donc, mais aussi dans un cabinet de psychologue pour thérapie de couple, sur Internet, parmi des activistes intervenant dans les espaces publics, au sein d'un cénacle de femmes haut placées s'exerçant à prendre la parole avant une réunion comme les All Blacks se motivent avec le haka avant de se saisir d'un ballon de rugby... Chaque speech "scientifique" du chorégraphe-conférencier est suivi d'une courte démonstration par six très bons danseurs de sa compagni

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Chronique d'une Biennale 3/3

SCENES | Cette troisième et dernière semaine de Biennale, deux grands chorégraphes n'ont été que l'ombre d'eux-mêmes. Si Maguy Marin, avec "Bit", parvient encore à surprendre, William Forsythe, lui, se regarde danser lors d'une aussi virtuose qu'ennuyeuse "répétition". Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Dimanche 28 septembre 2014

Chronique d'une Biennale 3/3

Pour résister aux cadences infernales imposées par la société, les artistes de cirque de Mathurin Bolze prenaient la "tangente", traçaient des lignes de fuite inédites. La chorégraphe Maguy Marin, elle, oppose aux scansions techno très entraînantes de Charlie Aubry (qui signe une impressionnante bande son) une farandole volontairement un peu gauche et désuète exécutée, bon an mal an, par six danseurs. Presque une sorte de frise, qui craque parfois, est reprise ailleurs, s'immisce parmi les interstices d'un décor constitué de six grands modules en pente. Plongés dans la pénombre, secoués d'électro ou bien baignés de nappes musicales inquiétantes, les danseurs suivent un fil, celui de leur rythme propre, jusqu'à l'hébétude, la chute, le raté, le choc avec l'autre... Dans Bit (le plus mauvais titre de la carrière de Maguy Marin, qui compte aujourd'hui 49 pièces), danse et musique sont en constant déphasage, mais surtout les danseurs déçoivent les attentes du public, résistent à l'unisson souhaitée. Il y a discordance, disjonction : «Car le réflexe c'est toujours de se mettre au diapason des autres : être discordant demande du courage... La t

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Chronique d'une Biennale 2/3

SCENES | Quelques petites déceptions encore cette semaine, mais le chef-d’œuvre "Sounddance" de Merce Cunningham et "Ply", la création âpre et singulière de Yuval Pick, nous ont restitué notre enthousiasme pour la danse. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Lundi 22 septembre 2014

Chronique d'une Biennale 2/3

Mélange des genres et mélange des époques au programme du Ballet de Lorraine, avec cette question sous-jacente : qui des anciens (Picabia et Satie en 1924), des modernes (Merce Cunningham en 1975) ou des contemporains (le jeune Noé Soulier en 2014) a produit la pièce la plus "barrée", la plus osée ? On aurait volontiers parié a priori sur le Dadaïste Picabia mais Relâche, qui fut certainement provocateur et rafraîchissant à l'époque (avec des danseurs dans la salle, une infirmière à barbe...) s'avère aujourd'hui assez ennuyeux et "muséal". Seul le film foldingue de René Clair (Entr'acte, projeté en plein milieu de la pièce) sauve les meubles et nous embarque dans une blague surréaliste aux effets de montage et de mouvements de caméra aujourd'hui encore surprenants ! Le montage, le démontage et le remontage, c'est aussi le "truc" de Noé Soulier, qui s'empare des codes de la danse classique pour les déstructurer, les cogner les uns aux autres, les accélérer ou les ralentir. Sa création Corps de ballet contient bien des idées mais ici encore à l'état de friche, de recherche inaboutie... La pièce la plus folle, et même

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La saison danse en dix événements

SCENES | La saison danse 2014-2015 s'annonce aussi riche et variée que la Biennale qui l'inaugure. Voici, à ce titre, (au moins) dix rendez-vous chorégraphiques à ne pas manquer cette année.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 9 septembre 2014

La saison danse en dix événements

Hors-champ La chorégraphe belge Michèle Noiret (née en 1960) a été formée à l'école Mudra de Maurice Béjart. Ancienne collaboratrice  du compositeur Karlheinz Stockhausen, son écriture fine, graphique, développe une danse aérée et tonique. Elle vient à Lyon avec une pièce singulière pour cinq interprètes et un cameraman, oscillant entre danse et cinéma (les danseurs sont filmés en direct et des images projetées sur différents écrans). Hors-champ joue de passages entre écrans et plateau, corps réels et corps imaginaires, et nous plonge dans une atmosphère anxiogène, tendue à l'extrême, énigmatique. Jean-Emmanuel Denave Les 16 et 17 octobre à la Maison de la danse      

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Biennale : faire le point, reprendre le pas

SCENES | En se donnant comme fil rouge la notion de performance, la 16e Biennale de la danse revisite le passé et interroge l'avenir. Un questionnement qui ne réduit pas la danse à son histoire, mais lui redonne son caractère toujours renaissant et intempestif. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 9 septembre 2014

Biennale : faire le point, reprendre le pas

Qu'est-ce qui, davantage qu'au théâtre bavard et au cirque virtuose, émeut donc toujours avec la danse ? Sa fragilité, sa fulgurance sans doute. Et, surtout, sa façon d'évoluer, d'éclore dans le pré-symbolique, le pré-verbal, sa façon de renaître toujours à nouveau, de recommencer comme si rien n'avait été réellement fait ni gagné... Chaque danse est, potentiellement, une naissance. « La danse n'entre pas dans le passé. Elle appartient toute entière au jadis. Elle sort. Elle est sortie de jadis n'arrivant nulle part. Elle ne veut ni passé ni visage ni mère ni langue ni société. Elle reste dans l'effroi, elle persiste dans le pur changement d'état. Elle n'avance pas : elle sort» écrit Pascal Quignard dans L'Origine de la danse. Son spectateur idéal ne doit donc s'attendre ni à ce qu'elle lui raconte une "histoire", ni à ce qu'elle ressemble à une autre danse. Ni même, parfois, à de la danse ! Pour renaître de ses propres cendres empesées, la danse, à plusieurs reprises, s'est rapprochée des arts plastiques et de son esprit performatif (c'est-à-dire contestataire, proche de l'improvisation, libéré des contraintes techniques et

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Une Biennale sous perfs

SCENES | La seizième Biennale de la danse, toujours aussi prolifique et hétéroclite, se place cette année sous le signe de la performance et de ses avatars contemporains. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 10 juin 2014

Une Biennale sous perfs

Pour sa deuxième Biennale, Dominique Hervieu enfonce le clou de ses convictions et de sa sensibilité. Si sa programmation, comme celle de son prédécesseur Guy Darmet, s'ouvre à tous les styles de danse contemporaine (du hip hop avec l'incontournable Mourad Merzouki au néoclassique en passant par le flamenco avec Rocío Molina et quelques chorégraphes inclassables), elle s'enrichit d'un nombre de créations plus important (comme cette Carmen selon Dada Masilo) et, surtout, se teinte de deux ensembles thématiques : le cirque contemporain et la performance. Si le premier, notamment représenté par James Thierée et la Compagnie XY, est aujourd'hui une quasi porte enfoncée, la réflexion annoncée sur l'actualité de la seconde promet d'être beaucoup plus stimulante ! Le fil rouge tissé par Dominique Hervieu

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Sur la même longueur d'onde

SCENES | La formule du festival Aire de jeu est aussi simple qu'originale : inviter des chorégraphes à créer des pièces à partir d’œuvres musicales d'un même compositeur. (...)

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 24 janvier 2014

Sur la même longueur d'onde

La formule du festival Aire de jeu est aussi simple qu'originale : inviter des chorégraphes à créer des pièces à partir d’œuvres musicales d'un même compositeur. Un retour aux amours classiques entre la musique (jouée live sur scène) et la danse qui est aussi un "retour en avant" puisque chaque invité est une figure de la musique contemporaine. Après David Lang et Julia Wolfe, c'est le jeune et prolifique Nico Muhly qui est à l'honneur et dont on pourra découvrir le travail à travers celui de quatre fortes individualités. Ancien ingénieur en chimie, longtemps metteur en scène de théâtre et d'opéra à Berlin, Laurent Chétouane (né en 1973) se tourne vers la danse en 2007 et s'intéresse tout particulièrement aux problèmes de communauté politique et de vivre-ensemble (il est inspiré par Roland Barthes !), ainsi qu'aux notions connexes de frontière, de territoire, d'espace commun. C'est lui qui signera la pièce la plus longue du festival (15 variations autour de l'ouvert), plongeant nouvellement dans la matière brute et émotionnelle de la danse, et interprétant la musique de Muhly comme «une invitation à la vie, un appel à chanter, un concentré d’ancien et de nouveau créant une const

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Sur Stravinski ou New Order

SCENES | Jusqu'au 5 décembre, le Centre Chorégraphique National de Rilleux-la-Pape propose son deuxième temps fort, "Play Time", ouvert à tous les publics (dès 3 ans (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 20 novembre 2013

Sur Stravinski ou New Order

Jusqu'au 5 décembre, le Centre Chorégraphique National de Rilleux-la-Pape propose son deuxième temps fort, "Play Time", ouvert à tous les publics (dès 3 ans pour Têtes à têtes de Maria Clara Villa-Lobos) et rassemblant les propositions les plus diverses. Les "grands" pourront ainsi s'immerger dans le Sacre du printemps de Roger Bernat (également au programme du festival Micro Mondes) pour une expérience scènique inédite en hommage à Pina Bausch, et les "petits" dans Partituur de la très renommée performeuse croate Ivana Müller, pièce dans laquelle trente enfants sont invités à imaginer une histoire et une chorégraphie dans un pays fictif - et qui sera reprise à la Maison de la danse du 11 au 18 décembre.  Il y aura aussi du hip hop féminin avec le duo Yonder Woman d'Anne Nguyen et un spectacle promettant son pesant de cold rock : The Him de Yuval Pick (directeur du CCN). Cette pièce inspirée de la musique de New Order (et tout particulièrement de leur premier album, le bien no

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Cendrillon

SCENES | Pour Cendrillon, sa première création en 1985 avec le ballet de Lyon, Maguy Marin ne ménage ni ses interprètes ni les fondements de la danse classique. La (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 20 décembre 2012

Cendrillon

Pour Cendrillon, sa première création en 1985 avec le ballet de Lyon, Maguy Marin ne ménage ni ses interprètes ni les fondements de la danse classique. La célèbre pièce de répertoire est transposée ici dans un univers de jouets, de pantins maladroits, de pantomime où le féerique et la naïveté le disputent à la cruauté et aux angoisses infantiles. Cendrillon est un peu godiche en esquissant ses entrechats et en se raccrochant à son balai ; son prince est un peu fade et fat dans ses mouvements aux raideurs de soldat de plomb. Maguy Marin a distillé tellement d'obstacles et de difficultés dans sa pièce que celle-ci exige paradoxalement une technique ultra-maîtrisée. Sa critique discrète de la société de consommation (ici représentée par un grand décor de magasin de jouets) et ses moqueries humoristiques vis-à-vis des mythes classiques n'ont jamais empêché le spectacle d’enthousiasmer le public, petits et grands ensemble. La musique de Prokofiev, jouée par l'orchestre de l'Opéra en direct, y est certainement aussi pour quelque chose. Jean-Emmanuel Denave Cendrillonà l'Opéra jusqu'au mardi 1er

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Tournez manège !

SCENES | Malgré de beaux moments dans le "Sacre du Printemps" de Thierry Thieû Niang, la dernière semaine de la Biennale de la danse nous laisse à nouveau sur notre faim d’inédit et de créativité. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Dimanche 30 septembre 2012

Tournez manège !

Au TNP la semaine dernière, il y eut une sorte de précipité (comme on dit en chimie) de l’histoire de la danse et du théâtre modernes : Patrice Chéreau, pieds nus, lisant le journal de Nijinski où celui-ci pourfend le théâtre et défend le «sentiment», peste contre Serge de Diaghilev et Igor Stravinski, ces personnages selon lui ennuyeux, prône la vie, le mouvement, l’écriture et la masturbation contre l’esprit de sérieux, la scène guindée… On aurait cru entendre Artaud dans son Théâtre de la cruauté, et on assistait alors à de singuliers courts-circuits entre les histoires du TNP, de la danse, de Chéreau, du Sacre du Printemps (dont on fêtera l’an prochain les 100 ans), de ce qui fît scandale en 1913 mais ne le fait plus, de ce qui fît modernité mais ne le peut plus… Épuisement. C’est dans la neige que se termine le récit de Nijinski et que démarre alors la musique du Sacre de Stravinski et s’ébranle le "tournez manège" de vingt-quatre danseurs amateurs âgés. Une belle spirale sans fin plutôt émouvante, un mouvement en hélices multiples non sans charme, des corps fatigués mais fiers, précis et poignants…

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Pour le meilleur et pour le pire

SCENES | La deuxième semaine de la Biennale de la danse peut se résumer à ces quelques mots : une immense déception, un ovni sur-vitaminé et… Galvan ! Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Lundi 24 septembre 2012

Pour le meilleur et pour le pire

C’est peu dire que nous avons été déçus par la nouvelle création de Maguy Marin. Une vraie gueule de bois. Une artiste méconnaissable. Ses Nocturnes pour six danseurs reprennent la scénographie de ses deux dernières chorégraphies, Salves et Faces : une alternance d’instants éclairés et de fondus au noir, une succession d’images-corps arrachées à l’obscurité. Mais ici nulle tension, nulle résistance, nul affect, nulle élaboration dramaturgique, seulement des images éparses et fades, évoquant ici et là l’actualité internationale ou le passé et les racines de Maguy Marin. Voire des images d’Epinal : une sorte de berger méditerranéen mangeant une grappe de raisin sur une pierre, une prostituée hélant le client en allemand et forcément issue de Hambourg, deux jeunes filles minaudant dans le cadre d’une soirée pyjama, une ballade insipide à la guitare pour nuit au coin du feu… Pire, la chorégraphe s’englue dans des coups de gueule faciles ou même douteux sur l’Europe avec les méchants Allemands et les gentils Grecs par exemple. Sur le devant de scène, elle a placé deux tourne-disques avec des 33 tours rayés, tout un symbole ! Galvan

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Biennale de la danse, mode tri sélectif

SCENES | Une grande dame «Je travaille toujours sur les mêmes choses : la mémoire, le vivre ensemble, la question de l’Histoire aussi, de ce qu’on nous a (...)

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 7 septembre 2012

Biennale de la danse, mode tri sélectif

Une grande dame «Je travaille toujours sur les mêmes choses : la mémoire, le vivre ensemble, la question de l’Histoire aussi, de ce qu’on nous a transmis, de ce qu’on va nous transmettre», déclare Maguy Marin en préliminaire de sa prochaine pièce au contenu, comme d’habitude, soigneusement tenu secret. Soyons francs : tous les deux ans, pour nous, il y a à Lyon deux événements : la Biennale de la danse ET la nouvelle création de la chorégraphe. Umwelt, Turba, Salves sont les trois dernières gifles artistiques reçues faisant encore circuler notre sang critique et notre goût des corps, des mots (il y a souvent des bribes de textes chez Maguy Marin) et de la musique (signée par le fidèle et talentueux Denis Mariotte) servis sur un plateau par une mise en scène aussi tendue que précise. En plus de sa création présentée au TNP du 19 au 25 septembre, Maguy Marin connaît une actualité richissime : la sortie ce mois-ci d’un ouvrage de Sabine Prokhoris sur son travail (Le Fil d’Ulysse – Retour sur Maguy marin, éditions Les Presses du réel), une journée-rencontre autour de ce livre au Café Danse le samedi 15 septembre

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Une Biennale de la danse 2012 très ouverte

SCENES | 15e Biennale de la danse et première biennale sans Guy Darmet, son fondateur, mais sous la houlette de Dominique Hervieu. Pour son premier opus très attendu, la chorégraphe a mis l'accent sur la création (une vingtaine environ) et poursuit par ailleurs l'esprit d'ouverture défini par son prédécesseur. Jean-Emmanuel Denave

Christophe Chabert | Mardi 10 avril 2012

Une Biennale de la danse 2012 très ouverte

En septembre, sur une période plus resserrée, la 15e Biennale de la danse proposera un panel large de «toutes» les danses : du hip-hop de la Cie Käfig ou de Mortal Combat au néoclassicisme de Jiri Kylian (reprise de One of a kind par le Ballet de l'Opéra), en passant par le buto japonais (Ushio Amagatsu de la célèbre Cie Sankai Juku créera une nouvelle pièce à l'Opéra), les danses balinaises de la Troupe des artistes de Sebatu s'inspirant d'Antonin Artaud, les chorégraphies très plasticiennes de Rachid Ouramdane, la danse engagée et survitaminée de la sud-africaine Robyn Orlin, le flamenco puissant et radical du génial Israel Galvan, un spectacle du Ballet Preljocaj s'inspirant d'un écrit de Laurent Mauvignier, un solo concocté par le sulfureux Jan Fabre ou l'imagerie baroque de Philippe Decouflé... Comme à l'accoutumée et pour

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Danse ou dense

SCENES | Cette semaine, les amateurs de danse ont le choix (non exclusif) entre de la belle danse néo-classique et un spectacle choc et génial, où le mouvement (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 29 mars 2012

Danse ou dense

Cette semaine, les amateurs de danse ont le choix (non exclusif) entre de la belle danse néo-classique et un spectacle choc et génial, où le mouvement formel est abandonné au profit de l'exploration des capacités de résistance des corps. Soit concrètement, le programme du Ballet de l'Opéra de Lyon (jusqu'au samedi 7 avril à l'Opéra) proposant le Second Detail de William Forsythe, deux pièces de Jiri Kylian et le très esthétique Boléro de Meryl Tankard tout en projections d'ombres chinoises... Et, d'autre part, Salves (au Toboggan jusqu'au jeudi 5 avril), la dernière pièce de Maguy Marin créée avec sa compagnie en 2010. Plus le temps passe et plus cette œuvre paraît importante en elle-même et au regard des réalisations chorégraphiques contemporaines. Avec un sens de la mise en scène (brouillant les frontières entre théâtre, danse, performance) d'une précision folle, Maguy Marin s'y montre capable d'évoquer les problèmes politiques contemporains les plus fondamentaux et d'inventer une forme scénique inouïe, aux sensations aussi fortes que sèches et virulentes. Avec pour point d'orgue une scè

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Chaos toujours debout

SCENES | Pour la dixième année consécutive, sous la houlette de Françoise Maimone, le Festival Chaos danse (du 13 au 30 mars au Théâtre Astrée à l'Université Lyon 1) propose (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 8 mars 2012

Chaos toujours debout

Pour la dixième année consécutive, sous la houlette de Françoise Maimone, le Festival Chaos danse (du 13 au 30 mars au Théâtre Astrée à l'Université Lyon 1) propose de nous faire découvrir de jeunes compagnies ou des compagnies déjà confirmées, de Lyon ou d'ailleurs. Cette édition anniversaire rendra notamment hommage au chorégraphe Dominique Bagouet (1951-1992), artiste de la fragilité et des frontières incertaines entre l'émotion et l'humour des mouvements d'automates, à travers des lectures, des témoignages d'un danseur ayant travaillé avec Bagouet, et des projections vidéo de spectacles... On pourra y découvrir aussi la création récente et pluridisciplinaire de Denis Plassard (Encore quelques illusions) autour du monde de la magie et de ses codes, une pièce de Trisha Brown par le ballet du Conservatoire national supérieur de musique et de danse (CNSMD), une création de la compagnie stéphanoise PARC à partir d'une matière corporelle la plus «brute» possible, et plusieurs pièces du jeune et talentueux Yann Rabaland à la gestuelle si délicate et attentive à la composition musicale... Au total, huit soirées seront proposées par ce festival to

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David Lang mis en corps et en mouvements

SCENES | Les Subsistances, dites «Laboratoire international de création artistique», se lancent dans une nouvelle formule... Un nouveau tube à essais intitulé Aire (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 26 janvier 2012

David Lang mis en corps et en mouvements

Les Subsistances, dites «Laboratoire international de création artistique», se lancent dans une nouvelle formule... Un nouveau tube à essais intitulé Aire de jeu (première édition du 2 au 7 février) où il s'agit de précipiter des chorégraphes dans le liquide musical d'un compositeur contemporain, ici l'américain David Lang aux œuvres minimalistes ou au contraire plus lyriques, influencées aussi bien par Steve Reich que par Karlheinz Stockhausen ! Le Lyonnais Yuval Pick, tout nouveau directeur du CCN de Rillieux-la-Pape, en profitera pour aller à l'encontre de ses habitudes chorégraphiques et, à une danse lyrique et pulsionnelle, opposera une danse beaucoup plus décomposée et analytique, simple et basique. Maud Le Pladec proposera deux pièces : un solo où un danseur ira lui aussi contre sa formation et une autre pièce... sans danseur !  L'Américain Andros Zins-Browne s'essaiera quant à lui pour la première fois à une chorégraphie sur une musique potentiellement envoûtante, alors qu'il travaille habituellement uniquement sur des bande-sons bruitistes ou pop. Les musiques de ces trois spectacles seront jouées en direct par des interprètes du Conservatoire National Supérieu

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Yuval Pick ouvre le bal à Rillieux

SCENES | Danse / Le programme "Bonjour !" marque le début de la saison publique du CCN de Rillieux-la-Pape dirigé depuis peu par Yuval Pick. À l’Espace Baudelaire, (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 3 novembre 2011

Yuval Pick ouvre le bal à Rillieux

Danse / Le programme "Bonjour !" marque le début de la saison publique du CCN de Rillieux-la-Pape dirigé depuis peu par Yuval Pick. À l’Espace Baudelaire, le chorégraphe reprend sa pièce Score, fruit d’un voyage en Israël, son pays d’origine. Score est un trio où l’on retrouve la gestuelle physique et instinctive de Yuval Pick sur une bande sonore constituée de bruits de rue, de témoignages et de musiques diverses, échos aux pulsions de vie qui traversent le pays malgré la guerre. Trois jeunes (et très bons) danseurs se frottent ainsi à l'univers vif et organique du chorégraphe : ils exécutent des courses dispersées puis "rembobinées" sur un morceau de cold wave, se resserrent violemment en grappe, se jettent soudainement les uns sur les autres ou, dans une ambiance techno, s'adonnent à des motifs plus répétitifs, saccadés et mécaniques... À ce spectacle succédera au CCN une journée ouverte à tous et gratuite avec une performance de Julie Nioche, des spectacles de la Cie Entorse et du Suisse toujours surprenant et ludique Foofwa d’Immobilité.Jean-Emmanuel Denave

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