M & M : Sapin & Rabagliati à l'honneur !

Vincent Raymond | Mardi 6 juin 2017

Photo : © Michel Rabagliati


Parmi la foultitude de crayons affûtés attendus cette année, deux pointures vont faire l'objet d'un focus mérité : le Québécois Michel Rabagliati (créateur de la série Paul) ainsi que le Dijonnais Mathieu Sapin.

Le premier exposera ses planches (Morceaux choisis) en l'Hôtel de Ville, interprétera une œuvre au Musée des Beaux-arts et sacrifiera au beau rite de la rencontre avec le public lors des tables rondes et des dédicaces.

Quant au second, bien connu pour ses expériences immersives (à Libération, à L'Élysée, sur le tournage du Gainsbourg de Sfar et plus récemment aux côtés de Depardieu), il se livrera face à la foule du Lumière Terreaux durant une heure — tout en dessinant, on en est persuadé — avant de revenir le 19 juin au Comœdia pour présenter l'avant-première de son documentaire consacré aux salles de cinéma, Macadam Pop Corn. Miam !


1h dans les pattes de Mathieu Sapin


Lumière Terreaux 40 rue du Président Édouard Herriot Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Michel Rabagliati

Pour la série BD "Paul"
L'Astragale 108 rue de Sèze Lyon 6e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Rencontre avec Michel Rabagliati

Musée des Beaux-Arts 20 place des Terreaux Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Lyon BD Festival : là où les dessins s'animent

Bande Dessinée | Officiellement, la 16e édition du Lyon BD Festival se tient les 12 et 13 juin. Mais chacun sait que, dans les faits, le rendez-vous de la bande dessinée a commencé depuis une septaine déjà. Rien à voir avec quelque éviction prophylactique : entre le off et le in, c’est tout le mois de juin qui est contaminé par le 9e art. Et aussi, surtout, l’ensemble de la vi(ll)e de Lyon…

Vincent Raymond | Vendredi 11 juin 2021

Lyon BD Festival : là où les dessins s'animent

Les éditeurs feront sans doute un peu grise mine cette année du fait de l’absence de barnum place des Terreaux accueillant les stands à leurs couleurs — et leurs auteurs. Mais le pragmatisme l’emportant toujours sur la déception, ils se consoleront vite en considérant le verre rempli à ras-bord : la tenue en présentiel d’un des plus grands festival de bande dessinée de France, avec un programme conforme en ambition, en diversité et propositions, avec ceux déployés lors des éditions précédentes — on imagine les trésors d’inventivité qu’il aura fallu mettre en œuvre ! Fidèle à sa philosophie, Lyon BD poursuit en effet cette politique du “décloisonnement“ qui a fait son succès en révélant l’infini extraordinaire des interactions potentielles entre, d’une part, un art séquentiel lui-même multiple dans ses modes d’expression, et de l’autre toutes les disciplines culturelles et/ou les lieux les abritant dans la cité. En gagnant de nouveaux à sa cause chaque année, telle la Biennale de la Danse pour cette édition. Ça repart en live ! Au-delà des dédicaces (lesquelles ont toujours cour

Continuer à lire

Kamal Hakim & Mohamad Kraytem, deux auteurs libanais en résidence à Lyon

Bande Dessinée | En résidence à Lyon avec le festival Lyon BD et le programme NAFAS de l’Institut Français, les deux auteurs-illustrateurs libanais Mohamad Kraytem et Kamal Hakim vont partager pendant dix semaines leurs regards et dessins via notre compte Instagram. Faisons connaissance avec ces deux talents aussi complices que complémentaires…

Vincent Raymond | Lundi 10 mai 2021

Kamal Hakim & Mohamad Kraytem, deux auteurs libanais en résidence à Lyon

Vous êtes en résidence à Lyon grâce au programme NAFAS de l’Institut français. Avez-vous postulé ? Kamal Hakim : On a été sélectionnés, mais j’avoue ne pas connaître les coulisses officielles. On s’est retrouvés, et c’est tout. Tu as un truc à ajouter ? Mohamad Kraytem : Pour moi, je me suis juste levé le matin, j’ai checké mes mails, j’ai été très surpris parce que je ne m’y attendais pas. C’était l’époque du confinement, en novembre ; j’étais presque déprimé, en train de travailler à Beyrouth, de vivre ma routine. Ça m’a juste rendu très heureux. En arrivant, qu’avez-vous trouvé de plus inspirant d’un point de vue graphique dans la géométrie et la géographie lyonnaise ? KH : Ça commence avec l’architecture : rien que le prétexte des traboules. Déjà, tu rentres dans l’histoire des traboules. Pour un Libanais, tu te dis : tout est une question de faufilades pour n

Continuer à lire

Mathieu Diez, directeur de Lyon BD : « il est temps pour moi de me redéfinir »

Mercato | À la tête du festival Lyon BD depuis sa création en 2006, Mathieu Diez annonce son départ pour de nouveaux horizons… Il laisse une enviable place vacante pour une institution culturelle riche de projets, solidement amarrée dans le paysage lyonnais, contribuant à son rayonnement international et produisant un festival réputé, à l’édition 2021 prometteuse…

Vincent Raymond | Mardi 13 avril 2021

Mathieu Diez, directeur de Lyon BD : « il est temps pour moi de me redéfinir »

Nous sommes à trois mois de la prochaine édition du Lyon BD Festival. Alors que les annulations de manifestations pleuvent, le festival est-il bien maintenu ? Mathieu Diez : Il est maintenu et confirmé aux 11-12-13 juin pour le cœur de la manifestation. Tous les partenaires du festival sont à nos côtés parce qu'on pense qu’il y a un espace raisonnable et de bonnes chances. Bien sûr, cela tient à la réouverture des lieux culturels à la mi-juin (et donc de l’Hôtel de Ville, qui n'est pas vraiment un lieu culturel mais il faut qu'il puisse nous accueillir, de concert avec les institutions culturelles), ce qui est assez crédible. Et si elle s’accompagnait de contraintes fortes, on a montré qu'on savait faire lors de la Saison d’automne l’an dernier — notamment le concert Acid Arab. On saura faire, autant pour pour le week-end que durant tout le mois de juin. Parce que ce ne sera pas un “mini“ Lyon BD : on a quand même un programme important. Même si on doit supprimer les stands éditeurs, intenables pour des raisons sanitaires, le festival se tiendra sur 60 lieux dans la ville, ave

Continuer à lire

Collège Truffaut : Lyon BD au tableau d’honneur

Bande Dessinée | Parmi les futurs locataires du Collège Truffaut réhabilité figure Lyon BD Organisation, l’association à la tête du festival homonyme depuis quinze ans et à la manœuvre d’une foultitude d’événements en lien avec les univers graphiques tout au long de l’année. Son projet ? Le Collège Graphique.

Vincent Raymond | Lundi 22 mars 2021

Collège Truffaut : Lyon BD au tableau d’honneur

Un (presque) retour aux sources géographiques pour Lyon BD Organisation. À l’origine créée sur le plateau de la Croix-Rousse, où s’étaient tenues les premières édition du festival, l’association avait dévalé la colline pour trouver refuge sur les quais du Rhône. La manifestation initiale a depuis pris l’ampleur que l’on sait, travaillé avec tous les lieux culturels de la Métropole ou presque, coproduit des spectacles, des expositions ; édité des ouvrages, tendu des passerelles entre Lyon et le monde, en tissant des liens entre auteurs, autrices, lecteurs, lectrices… Actrice incontournable du paysage — de l’écosystème — BD lyonnais, Lyon BD Organisation se positionne également comme un partenaire économique de nombreux artistes et membres de la filière BD locale (scénaristes, coloristes, illustrateurs, éditeurs…), tout particulièrement auprès des talents émergents. L’équipe ne pouvait être qu’intéressée par le cahier des charges du Collège Truffaut.

Continuer à lire

Collège Truffaut : en 2022, la rentrée sera très classe…

Urbanisme | Presqu’une décennie après sa désaffection, le Collège Truffaut (Lyon 1er) attaque la seconde grande phase des travaux qui lui permettra d’enfin rouvrir ses portes. Et d'élargir le spectre de ses visiteurs en changeant d’affectation : en 2022, le vénérable bâtiment accueillira notamment une crèche, des logements étudiants, un hostel et un prometteur pôle piloté par Lyon BD Organisation, le Collège graphique…

Vincent Raymond | Lundi 22 mars 2021

Collège Truffaut : en 2022, la rentrée sera très classe…

C’est la fin d’une histoire, ou plutôt d’une parenthèse, et le début d’une autre qui se profilent au Collège Truffaut. D’abord école de filles et de garçons à son ouverture en 1887, puis collège jusqu’à sa désaffection en novembre 2013, l’imposant édifice aura ensuite occupé bien des conversations et des esprits : la question de sa reconversion cristallisant les différences de visions politiques, urbanistiques et sociales entre les élus de la mairie du 1er arrondissement, de la mairie centrale et de la Métropole — propriétaire du site. Occupé, le Collège l'aura d’ailleurs été durant cette longue phase, de façon temporaire à plusieurs reprises : dès décembre 2013 par un collectif citoyen pour reloger des familles à la rue (l’affaire avait valu à la maire du 1er d’alors, Nathalie Perrin-Gilbert qui avait participé au mouvement, d’être placée en garde à vue) ; puis en mai 2016 par des opposants à la Loi Travail ayant laissé de leur passage force slogans tagués.

Continuer à lire

Lyon BD Festival 2020 : finalement, si !

Bande Dessinée | Par un ironique coup du destin, 2020 estampillée “Année nationale de la BD” par le Ministère de la Culture rend tristement compte d’une vérité profonde du (...)

Vincent Raymond | Mardi 9 juin 2020

Lyon BD Festival 2020 : finalement, si !

Par un ironique coup du destin, 2020 estampillée “Année nationale de la BD” par le Ministère de la Culture rend tristement compte d’une vérité profonde du secteur : sa souffrance — ce n’est pourtant pas faute de la hurler aux oreilles des tutelles ou du législateur ! Après la remise du rapport Racine en début d’année (et la “réception” du chef de l’État à Angoulême), le coronavirus n’a pas amélioré la précarité des autrices et auteurs, annulant toutes les manifestations publiques. Toutes ? Il en est une, entre Rhône et Saône qui, résiste encore et toujours : le Lyon BD Festival. Il organise même du 12 au 14 juin un « joyeux non-festival » en ligne, mise en bouche de la célébration de ses quinze ans, histoire de patienter jusqu’à l’automne. Au programme, des jeux et des expositions ! L’une consacrée à l’auteur de l’affiche 2020, le protéiforme Mathieu Sapin (aussi à l’aise dans l’univers jeune public que l’heroic fantasy ou la chronique politique) ; l’autre aux mouvements de contestations à l’échelle du globe vus par l

Continuer à lire

L'Afrique et le reportage à l'honneur

Lyon BD Festival | Le Ministère de la Culture l'a décidé : 2020 sera l'année de la bande dessinée. C'est aussi l'année de l'Afrique, côté culture. Et donc, une année chargée pour le Lyon (...)

Sébastien Broquet | Mardi 7 janvier 2020

L'Afrique et le reportage à l'honneur

Le Ministère de la Culture l'a décidé : 2020 sera l'année de la bande dessinée. C'est aussi l'année de l'Afrique, côté culture. Et donc, une année chargée pour le Lyon BD Festival emmené par Mathieu Diez, qui fait feu en tous lieux, des Subsistances accueillant Cy à l'Auditorium lançant des concerts dessinés. Mais le gros morceau reste les 15 ans du festival, les 13 et 14 juin prochain. Parmi la dizaine d'auteurs africains conviés, notons Elyon's, Barly Baruti, Didier Kassaï et Marguerite Abouet. Baruti va aussi participer à un projet croisé avec la Biennale de la Danse, croquant le défilé en compagnie de Benjamin Flao. Autre focus : la BD reportage. Et pour les premiers noms que l'on peut dévoiler, voici les confirmés : Trondheim, Pénélope Bagieu, Mathieu Sapin, Emmanuel Guibert, Bezian, Anne Goscinny, Julie Rocheleau, Lisa Mandel, Guy Delisle ou encore Judith Vanistandel. Lyon BD Festival En divers lieux les 13 et 14 juin

Continuer à lire

L'Afrique à l'honneur du prochain Lyon BD Festival

Bande Dessinée | Et donc, la bande dessinée s'empare même des théâtres ! Et autres news du neuvième art, pour vous préparer à une année 2020 où il sera partout, partout, partout, partout (et souvent sous le patronnage du Lyon BD Festival).

Sébastien Broquet | Mardi 1 octobre 2019

L'Afrique à l'honneur du prochain Lyon BD Festival

L'année sera dessinée ou ne sera pas. Depuis la prise de pouvoir du Lyon BD Festival, qui a tissé sa toile tel un Spiderman dans toute la ville, attirant nombre de dessinateurs venus s'installer par ici, poussant les musées à se pencher sur cet art — la formidable exposition Corto Maltese au Musée des Confluences — ou encore à l'exportation avec une virée à la Foire du Livre de Francfort, la cause est désormais entendue. Ainsi, le Théâtre des Célestins à son tour cède aux sirènes de la ligne claire et confie une carte blanche au festival du 18 au 29 décembre prochain avec le spectacle Zaï Zaï Zaï Zaï adapté de Fabcaro et mis en scène par Paul Moulin pour huit comédiens et comédiennes (également au Théâtre de Vénissieux le mardi 15 octobre), l'exposition Badass — Les Nouvelles Héroïnes avec en point d'orgue une journée (le lundi 23 décembre) dédiée au genre a

Continuer à lire

Tant de temps forts

La Programmation | « Il faut que tout change pour que rien ne change » disait le prince de Lampedusa. Certes, les travaux de la place des Terreaux contraignent (...)

Vincent Raymond | Samedi 8 juin 2019

Tant de temps forts

« Il faut que tout change pour que rien ne change » disait le prince de Lampedusa. Certes, les travaux de la place des Terreaux contraignent le festival à ranger son chapiteau et à réintégrer le Palais de la Bourse pour sa librairie et une partie des rencontres, mais les autres lieux (Hôtel de Ville, Comédie Odéon, Opéra, Musées, etc.) demeurent dans le dispositif. Nouveauté majeure : une ouverture accessible au public vendredi 7 juin à 20h sous forme de concert dessiné au Transbordeur (en présence de tous les invités et du duo Charlie Adlard/Julien Limonne). Pour le reste, deux jours de spectacles, expositions, rencontres, dédicaces avec plus 150 autrices et auteurs internationaux dont : Pénélope Bagieu, Cy., Baudoin, Bill Morrison, Aurélie Neyret, Guillaume Long, Boulet, Tronchet, Bastien Vivès, Davodeau, Deloupy, B-Gnet, Marion Cluzel, Aurélien Maury, Alexandre Kha, Jibé, Alexis Nesme, Fabien Toulmé… De substantiels changements sont en revanche à attendre quand Lyon BD intégrera son nouveau site des Pentes l’an prochain, en 2020 qui se trouvera être l’année nationale

Continuer à lire

Marc-Antoine Mathieu : « sans convention, pas de transgression »

Lyon BD Festival | En invitant Marc-Antoine Mathieu à créer une exposition dans le parking de la Fosse aux Ours, Lyon BD Festival accueille pour la première fois un auteur fascinant dont l’œuvre entre Kafka, Borges et les Monty Python ne cesse d’ouvrir de nouvelles voies narratives, ludiques et théoriques. Attention, événement !

Vincent Raymond | Samedi 8 juin 2019

Marc-Antoine Mathieu : « sans convention, pas de transgression »

Jeu de contraintes, mises en abyme, réflexivité, modification de la structure de l’objet-livre… D’où vous vient ce besoin de “défaire“ la bande dessinée pour, paradoxalement “faire de la bande dessinée“ — et ce depuis L’Origine, si l’on ose ce jeu de mots ? Marc-Antoine Mathieu : La catastrophe, l’incongru, le “disruptif” (pour employer un mot à la mode) me viennent toujours à l’esprit à un moment ou à un autre, au cours des rêveries qui précèdent l’écriture d’une histoire. Ces rêveries forment un terrain singulier, où l’on ne contrôle pas tout et d’où émergent nos penchants, nos inclinations ; chez moi, ils s’appellent décalage, cassure, brisure de symétrie, différences d’échelles... Parfois quelque chose survient, qui nous étonne nous-mêmes : alors le travail commence. Est-ce sa “potentialité” qui vous a séduit dans le gris, couleur plurielle et universelle ? Sa potentialité et sa contrainte — mais ce sont peut-être une seule et même chose... Quand j’utilise le noir et blanc de manière radicale, j’aborde la lumière comme signe, comme concept, au même titre

Continuer à lire

Viens dans mon comics trip

Lyon BD Festival | Lyon accueillera les 8 et 9 juin la 14e édition du Lyon BD Festival. Dévoilée lundi matin, la programmation réunit une cinquantaine de grands noms internationaux parmi lesquels Pénélope Bagieu, Étienne Davodeau, ou encore Charlie Adlard…

Nina Roussel | Mardi 30 avril 2019

Viens dans mon comics trip

Cette année, le grand rendez-vous BD du mois de juin retourne au Palais de la Bourse, travaux sur la place des Terreaux obligent. Aux côtés dudit Palais et de l’Hôtel de Ville, qui formeront le “centre névralgique de l’événement”, le festival et ses quelques 200 artistes s’inviteront dans une dizaine de lieux de la Presqu’île lyonnaise. Étienne Davodeau, auteur de Lulu femme nue, Catherine Meurisse (Les Grands Espaces), Bill Morrisson, l’illustrateur des Simpsons ou encore le Britannique Charlie Adlard, dessinateur de la fameuse série The Walking Dead figurent au rang des invités. Une exposition sera consacrée à ce dernier au Musée d’Art Contemporain. Marc-Antoine Mathieu, qui a cette année “carte blanche”, Aurélie Neyret (Les Carnets de Cerise) et Pénélope Bagieu, à qui une exposition était consacrée lors de la dernière édition, seront également au rendez-vous. La soirée d’ouverture aura lieu au Transbordeur le 7 juin. Grande première : elle sera désormais ouverte au public. Cette “Lyon BD Festival Party” en partenariat avec Media

Continuer à lire

Charlie Adlard, dessinateur de Walking Dead, invité au Lyon BD Festival

Bande Dessinée | Ce festival n'en finit plus de grandir et d'attirer les grands noms : ainsi, sont déjà confirmés des pointures comme le forcément très attendu Charlie Adlard (...)

Sébastien Broquet | Mardi 8 janvier 2019

Charlie Adlard, dessinateur de Walking Dead, invité au Lyon BD Festival

Ce festival n'en finit plus de grandir et d'attirer les grands noms : ainsi, sont déjà confirmés des pointures comme le forcément très attendu Charlie Adlard (Walking Dead) et Catherine Meurisse (ex-Charlie Hebdo), mais aussi Marc-Antoine Mathieu, Chloé Cruchaudet, Reinhard Kleist, Alfred, Aude Picault et Cyril Pedrosa... Autant d'auteurs et autrices qui dédicaceront au Palais de la Bourse (le retour !) et à l'Hôtel de Ville, mais comme l'ADN de Lyon BD, c'est aussi de ne pas se focaliser sur les signatures, des recontres et spectacles auront lieu à la Comédie Odéon et à l'Opéra. On note en terme de « production maison » dixit Mathieu Diez, le directeur : « une grande exposition qui parcourera le renouveau de la BD franco-belge, désormais emblématique d’une Europe francophone de la bande dessinée moderne et rayonnant sur le monde avec une centaine d’auteurs exposés, construite en co-production avec la Suisse et la Belgique. Côté spectacle vivant, on retrouvera Charlie Adlard, le dessinateur de Walking Dead à l’Opéra de Lyon, une création autour du travail d’Edmond Baudoin, un spectacle m

Continuer à lire

L’art de miser sur le bon cheval : "Le Poulain"

Politique-fiction | de Mathieu Sapin (Fr, 1h37) avec Alexandra Lamy, Finnegan Oldfield, Gilles Cohen…

Vincent Raymond | Mercredi 19 septembre 2018

L’art de miser sur le bon cheval :

Étudiant surdiplômé, Arnaud se retrouve fortuitement embauché comme assistant d’une directrice de campagne électorale à l’approche de la Présidentielle. À ses côtés, il va découvrir la réalité d’un métier où l’image compte davantage que les mots, et les opportunités que les convictions… Cela ne pouvait finir autrement. À force de se frotter à la sphère politique (pour ses reportages dessinés en immersion lors de la présidentielle 2012 ou dans les coulisses élyséennes) ; à force de frayer avec Gérard Depardieu, des exploitants (le documentaire Macadam Popcorn) mais aussi des confrères illustrateurs ayant déjà franchi le pas (Joann Sfar, Riad Sattouf…), Mathieu Sapin était forcé de passer à la réalisation. Et d’aborder la chose politique par la voie intérieure. Voyage d’un candide apprenant à nager dans un marigot de requins, cette fable documentée ne prétend pas brosser un portrait fidèle d

Continuer à lire

Mathieu Sapin en double escale à Lyon

Bande Dessinée | Auteur de BD, Mathieu Sapin a manifesté un fort intérêt pour la chose politique, en chroniquant la campagne pour la présidentielle de 2012 et en passant une (...)

Vincent Raymond | Vendredi 7 septembre 2018

Mathieu Sapin en double escale à Lyon

Auteur de BD, Mathieu Sapin a manifesté un fort intérêt pour la chose politique, en chroniquant la campagne pour la présidentielle de 2012 et en passant une année dans les murs de l’Élysée. Il s’est aussi beaucoup penché sur le cinéma en suivant comme son ombre pendant plusieurs mois l’ogre Gérard Depardieu (voir l’album Gérard…) ou en coréalisant avec Jean-Pierre Pozzi Macadam Popcorn (2017) un documentaire sympathique mais un peu bancal sur les salles indépendantes. Voici qu’il mêle ses deux dadas en signant son premier long-métrage de fiction, Le Poulain, sorte de roman initiatique d’un jeune fort en thème dans les arcanes du pouvoir. Où les convictions (et les électeurs) apparaissent bien éloignés des préoccupations des cellules de communication “fabriquant“ l’image et les programmes des candidats. “Matsap“ et son excellente interprète Alexandra Lamy — en directrice de campagne, elle tient là l’un de ses meilleurs rôles — seront présents lors de l’avant-première à l’UGC Ciné-Cité Confluence lundi 10 septembre à 20h. Auparavant, le réal

Continuer à lire

Réfugiés : la migration en BD

Bande dessinée | Avec la série Réfugiés d’Arte Reportage et à travers les témoignages d’une quarantaine d’auteurs et autrices de bande dessinée sur les grandes crises migratoires, l’exposition explore la manière dont le 9e art se fait porte-voix et miroir d’une époque.

Lisa Dumoulin | Mardi 5 juin 2018

Réfugiés : la migration en BD

2016 : la série multimédia d’Arte Reportage s’achève à Calais et Grande-Synthe. Le projet : envoyer des groupes d’artistes (cinéaste, photographe, écrivain et illustrateur) raconter les camps de réfugiés et ramener leur vision, différente de celle d’un journaliste, forcément décalée par rapport au prisme ordinaire de l’information. Cinq terres d’exil ont été abordées : Beldangi au Népal, Kawergosk en Irak, Burj el-Barajneh au Liban, Breidjing au Tchad ainsi que Calais et Grande-Synthe en France. Résultat : cinq documentaires, un livre, et un site Internet qui regroupe et présente tous les travaux. 2018 : la “jungle” de Calais est démantelée, un nouveau chapitre s’écrit, le Lyon BD Festival s’associe à Arte et envoie une nouvelle équipe. Dont la dessinatrice Lucie Castel qui réalise la bande-dessinée Nurah. La première partie de l’exposition présente en détail le projet d’Arte Reportage, tandis que la deu

Continuer à lire

Wonder Women

Lyon BD Festival | 250 autrices et auteurs invités pour plus de 170 évènements à travers 50 lieux. Par son histoire et son écosystème, Lyon s’impose comme l’une des capitales européennes de la bande-dessinée. Et sans doute comme la plus féministe.

Lisa Dumoulin | Mardi 5 juin 2018

Wonder Women

« Cette année, plus de la moitié des projets sont réalisés par des autrices » indique Mathieu Diez, directeur du Lyon BD Festival. Une parité que l’on peut applaudir, d’autant plus qu’elle existe depuis le début, sans que l’organisation ne s’astreigne à des considérations genrées. Le festival est depuis toujours axé sur la jeune création, et la jeune génération compte beaucoup de femmes. Sandrine Deloffre, coordinatrice générale explique : « C’est une problématique à laquelle on fait attention, par exemple nous avons travaillé avec HF Rhône-Alpes sur la place des autrices dans la BD, nous avons aussi créé l’exposition Héro(ïne)s il y quatre ans avec JC Deveney, qui questionne la place de la femme dans les personnages de bande-dessinée en inversant les genres. » Les héros deviennent des héroïnes, les rôles et les situations s’inversent. Tintin devient Tintine, Gaston devient Gastonne, aux côtés de Supermeuf, la femme d’acier, Lucky Lucy qui se coltine un fiancé colla

Continuer à lire

"Macadam Popcorn" de Jean-Pierre Pozzi : grandeurs et évolutions des petits commerces de cinéma

ECRANS | de Jean-Pierre Pozzi (Fr, 1h19) documentaire avec Mathieu Sapin…

Vincent Raymond | Mardi 20 juin 2017

Voici un documentaire qu’on voudrait aimer par principe ; autant pour son sujet que pour l’opiniâtreté de sa démarche et ses (modestes) tentatives formelles. Jean-Pierre Pozzi et son camarade le dessinateur Mathieu Sapin y écument la France des salles de cinéma alternatives, après le passage au “tout numérique”, et donnent la parole aux défenseurs acharnés de l’exception “art et essai” — ces propriétaires de salles maintenant coûte que coûte leurs écrans dans le paysage. Scandé de trop rares séquences animées, ce road movie leur a pris des mois, voire des années. Hélas, une partie de leur énergie s’est diluée au fil du temps, et le film s’en ressent : on devine à sa réalisation bancale, à son montage façon coq-à-l’âne et à l’absence hurlante de continuité que les protagonistes (au jeu merveilleusement approximatif) ont dû caler les sessions de tournage au gré de leurs disponibilités. Cette forme

Continuer à lire

Mathieu Diez : « œuvrer pour décloisonner la bande dessinée »

Lyon BD Festival | Déjà douze ans d'existence, et une influence sans cesse grandissante : le Lyon BD Festival initié par Mathieu Diez n'en finit plus d'aimanter le meilleur de la bande dessinée sous toutes ses formes, surtout celles qui innovent, vers notre ville. On en parle avec le directeur.

Sébastien Broquet | Mardi 6 juin 2017

Mathieu Diez : « œuvrer pour décloisonner la bande dessinée »

#Topo L'idée de ce nouveau prix réunissant Lyon BD, Le Monde et Sofia, c'était de remettre à plat notre système : il n'avait pas évolué, ne correspondait plus au festival. On voulait un prix qui nous ressemble, ouvert aux nouveaux modes d'expression, aux nouveaux terrains explorés. On s'est associé au Monde, qui a beaucoup d'initiatives allant dans le même sens que nous, comme récemment le blog de Lisa Mandel. C'est un prix pour un projet protéïforme, qui vient œuvrer pour décloisonner la bande dessinée : il va être remis cette année à la revue Topo. Les nommés sont à ce titre tout aussi intéressants que le primé. C'était dur de trancher, mais Topo, c'est un gros coup de cœur et ça répond à un enjeu important pour la BD : les enfants en lisent, les ados aussi, les adultes peuvent l'assumer, mais au lycée ça reste un peu caché, ce n'est pas encore admis, et Topo répond à ce public-là. #Allemagne Ça découle de l'invitation qui m'a été faite d'œuvrer à la représentation de la bande dessinée française lors de la prochaine Foire du Livre de Francfort : c'est une opportunit

Continuer à lire

B-gnet fait rimer BD et antiquité

Bande-dessinée | Après Jibé et Obion, le musée gallo-romain de Lyon lance un troisième projet avec le 9e art : c’est le Lyonnais B-gnet qui prend le relais.

Sébastien Broquet | Mardi 14 février 2017

B-gnet fait rimer BD et antiquité

Trente planches sorties de l’imagination du dessinateur et scénariste B-gnet, cet adepte du visuel ou du mot qui en cache un autre : le niveau 3 du musée gallo-romain porte sur ses murs une œuvre qui détonne des sculptures antiques... Un délice de subtilité que l’on retrouve dans cette collaboration avec le festival Lyon BD, initiée par Alexandra Coste, responsable de l’action culturelle du musée. Le cadre : une île expérimentale, à l’image de Jurassic Park, où le véritable conservateur du musée, Hugues Savay-Guerraz, se transforme en John Hugues César et élève ses propres dieux à Antique Parc. Une archéologue et son stagiaire, pendu à son téléphone, sont entraînés malgré eux. Pour l’histoire, ouvrez grand les yeux. « Ne nourrissez pas les dieux ! » Les dieux et les mythologies s’y croisent : Jupiter et son fils Mercure, la déesse Diane ou le vrombissant Hercule. La dangereuse gorgone (oui, à l’époque, il aurait été préférable d’avoir son smartphone pour la tuer) et les cyclopes sont aussi de la partie. L’espri

Continuer à lire

Lyon BD Festival : le plein de super

Bande Dessinée | Pendant que l’immense machine angoumoisine se prend bide sur bide, au grand dam des auteurs et du public, Lyon BD Festival continue de se muscler. Une décennie seulement après sa création, l’incontournable rendez-vous lyonnais est devenu plus fécond que jamais.

Vincent Raymond | Mercredi 1 juin 2016

Lyon BD Festival : le plein de super

Les plus de 200 illustrateurs, scénaristes et coloristes attendus cette année au Lyon BD Festival savent bien qu’ils n’auront pas à apposer leur signature jusqu’à épuisement sur des albums, ni à pester contre les remises de prix. Choyés par une équipe noyautée depuis l’origine par des consœurs et confrères lyonnais (ça aide), nombre d’entre eux sont des habitués. Certains ont même été sollicités pour co-construire l’événement en participant aux projets ou créations présentés durant le week-end. Ainsi, Obion montrera le fruit de sa résidence au musée Gallo-romain (qu’il publie en album), des auteurs français et espagnols se rencontreront et se raconteront dans l’exposition Influences croisées, quand Jimmy Beaulieu, Rubén Pellejero ou Jean-Yves Mitton croqueront des œuvres au Musée des Beaux-Arts… Entre deux spectacles (Lincoln sur scène) ou BD-concerts (Boulet et Inglenook), Lyon BD initie à nouveau une grande exposition avec la complicité du scénariste JC Deveney. Après la question de la parité en BD (Héroïnes), le festival célèbre les super-héros à travers les éditions Lug, décisives dans l’essor des comics Marvel en France. Le panorama proposé retra

Continuer à lire

Dix auteurs lyonnais à découvrir à Lyon BD

CONNAITRE | Baru, Loisel, Peeters, Schuiten, Trondheim... Nous avons, au fil des saisons, déjà largement commenté l’œuvre des invités les plus illustres de Lyon BD 2015. Profitons plutôt des dix ans du festival pour louer autant d'auteurs qui comptent ou vont compter dans le paysage lyonnais (parmi les 150 recensés à ce jour !). Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 9 juin 2015

Dix auteurs lyonnais à découvrir à Lyon BD

Jean-Christophe Deveney Jean-Christophe Deveney coordonne deux des projets les plus révélateurs des préoccupations supra-événementielles de Lyon BD. D'un côté Webtrip, un feuilleton qui voit collaborer à distance auteurs du cru et invités internationaux (cette année exclusivement des Catalans). De l'autre Héroin(es), une expo (et désormais un livre) qui fait subir aux grands héros du neuvième art un changement de sexe, manière ludique de pointer certains automatismes phallocrates que le milieu peine à désapprendre. Il est surtout un excellent scénariste, le seul de cette sélection, notamment de Mangetrouille (Le Lombard), un croquignolet triptyque jeunesse sur les craintes enfantines, et de Bang ! (Akileos), un polar russophile particulièrement sombre et pétaradant. Héro(ïne)s Jusqu'au 27 juin à la Maison du Livre, de l'Image et du Son Retour sur Webtrip

Continuer à lire

Olivier Jouvray : «Le livre est un objet sacré»

CONNAITRE | Scénariste, président du collectif L’Épicerie Séquentielle, co-fondateur de La Revue dessinée, membre actif du Syndicat des auteurs de BD et professeur à Émile Cohl, Olivier Jouvray est un peu le parrain du 9e art à la Lyonnaise. A Lyon BD, il crée l'événement en lançant le journal "Les Rues de Lyon", soit la ville racontée par ceux qui tentent d'y vivre de leur dessin. Propos recueillis par Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 9 juin 2015

Olivier Jouvray : «Le livre est un objet sacré»

Raconter la ville en bande dessinée. Où êtes-vous allé chercher cette idée ? Olivier Jouvray : En festival, j'ai rencontré de gens qui auto-éditaient des BD sur le patrimoine. Ce n'était pas toujours de bonne qualité, mais ils gagnaient deux à trois fois mieux leur vie que moi (rires). Plus sérieusement, j'ai trouvé étonnant que la BD de proximité soit totalement abandonnée à ceux qui n'ont pas les capacités techniques pour être publiés par des éditeurs. Les institutions ont du mal à trouver des relais locaux quand elles veulent travailler ce médium, et quand elles en trouvent, ils ne sont pas forcément formés à ce type de BD, qui demande une expérience qui s'approche de celle de documentariste ou de journaliste. L'autre élément, qui est plus de l'ordre du militantisme, c'est que cela fait six ans que les ventes de BD baissent, que les prix augmentent pour compenser la baisse du chiffre d'affaires, que la surproduction est galopante... Le milieu ne va pas bien. Certains éditeurs ont même déclaré que nous devions trouver un deuxième métier pour survivre... Ça m'a un petit peu mis les abeilles (rires). Je me suis dit :«D'accord, on v

Continuer à lire

Les soirées du 10 au 16 juin

MUSIQUES | Trois RDV nocturnes à ne pas manquer cette semaine : le vernissage de l'expo Mawil au Goethe-Institut, Scratcha DVA à La Marquise et la résidence LYL au Croiseur. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 9 juin 2015

Les soirées du 10 au 16 juin

10.06 Tournoi de ping-pong auteurs-public Quand il ne raconte pas par procuration sa jeunesse à l'ombre du mur de Berlin (Kinderland, chez Gallimard, pavé de 300 pages aussi captivant dans sa description de l'insouciance enfantine que dans ce qu'il raconte en filigrane de la RDA), le dessinateur Mawil joue les selectors. Ce sera le cas trois jours avant le coup d'envoi du festival, dans le cadre du vernissage de l'expo que lui consacre (ainsi qu'à sa compatriote Barbara Yelin) le Goethe-Institut. Un événement d'autant plus intrigant qu'il fera suite à un tournoi de ping-pong à la mode est-allemande que nous comptons bien remporter.

Continuer à lire

La librairie Expérience renfile son "Bermuda"

CONNAITRE | Des contributions du couple Jouvray (voir page précédente) et de Fred Salsedo – encore un talentueux pensionnaire d’Émile Cohl, connu principalement pour (...)

Benjamin Mialot | Mardi 9 juin 2015

La librairie Expérience renfile son

Des contributions du couple Jouvray (voir page précédente) et de Fred Salsedo – encore un talentueux pensionnaire d’Émile Cohl, connu principalement pour son travail sur la délirante série de piraterie Ratafia – une couverture de B-Gnet (voir page précédente aussi), une quatrième de couverture co-signée par les néo-Lyonnais Guillaume Long (voir où vous savez) et Anouk Ricard – dont le dessin, sorte d'art brut anthropomorphique, véhicule aussi bien leçons de vie que blagues cochonnes, selon qu'elle porte sa casquette d'illustratrice jeunesse ou celle de bédéiste underground : pour le septième volume de son recueil d'histoires courtes Bermuda, la librairie Expérience ne s'est pas refusée grand chose. Et surtout pas la traditionnelle dédicace géante qui accompagne chaque année la parution de ce projet pensé comme un instantané de la jeune création graphique locale – on l'avoue sans honte, la moitié à peine de la trentaine de noms au générique de cette septième cuvée nous est familière. Elle se déroulera cette année sur le seuil même de la boutique vendredi 12 juin de 14h à 20h et le lendemain de 10h à 22h – merci le ravitailleme

Continuer à lire

Un œil sur... Mathieu Bertrand

CONNAITRE | A l'occasion du Lyon BD Festival, dont l'acte principal se déroule le week-end des 13 et 14 juin, "Un œil sur..." a posé son regard et ses caméras sur l'univers de la jeune BD lyonnaise à travers l'un de ses talents les plus prometteurs : le dessinateur Mathieu Bertrand.

Stéphane Duchêne | Vendredi 29 mai 2015

Un œil sur... Mathieu Bertrand

Formé entre autres dans la pépinière de talents graphiques qu'est l'école Émile Cohl, l'illustrateur, graphiste et bédéiste Mathieu Bertrand nous explique à travers son parcours les ressorts de l'émergence dans un contexte lyonnais particulièrement foisonnant et dont l'émulation est l'un des principaux moteurs. Mais aussi le rôle essentiel joué par les blogs, les fanzines et des structures telles que l'Épicerie séquentielle et Lyon BD dans la valorisation et la mise en relation des différents acteurs de la BD lyonnaise. Actuellement au travail sur son prochain album, Mathieu Bertrand a publié l'automne dernier aux Éditions les Enfants Rouges Mona, Les Petites Marées sur un scénario de Séverine Vidal. Un album qu'il dédicacera à l'occasion de Lyon BD. Un aperçu de son univers graphique est également disponible sur son site Internet www.matisme.com.

Continuer à lire

La bulle est dans votre camp

CONNAITRE | Du côté de Sainte-Foy-lès-Lyon, se poursuit la toute première édition de Sainte-Foy-lès-Bulles, qui s'intéresse aux liens de plus en plus noueux qui unissent la BD (...)

Benjamin Mialot | Mardi 17 mars 2015

La bulle est dans votre camp

Du côté de Sainte-Foy-lès-Lyon, se poursuit la toute première édition de Sainte-Foy-lès-Bulles, qui s'intéresse aux liens de plus en plus noueux qui unissent la BD et le cinéma. Au programme notamment : une expo consacrée à Johnny Jungle, l'impayable biographie – à mi-chemin du Livre de la jungle et d'Aviator – de Johnny Weissmuller par Jean-Christophe Deveney et le couple Jouvray, et une ciné-conférence à l'Institut Lumière autour des Petits ruisseaux de Rabaté – émouvante échappée belle du troisième âge qu'il a lui-même adaptée. Puisqu'on parle d'échappée belle, un mot sur la quatrième Échappée Bulle de Rilleux, où échangeront sur le thème du voyage, entre autres, Damien Vidal (Lip, un combat ordinaire), Jonathan Muñoz (Un léger bruit dans le moteur) et Didier Tronchet – qui a compilé l'été dernier ses Vertiges de Quito, de cocasses et néanmoins passionnantes chroniques d'un séjour en Amérique du Sud initialement publiées dans la revue XXI. Enfin, on vous rappelle que du 12 au 14 juin le Lyon BD Festival fêtera son dixième anniversaire. Même s'il s'en chargera très bien lui-mêm

Continuer à lire

En mille morceaux

ARTS | A l'occasion du festival Lyon BD, la Fondation Bullukian accueille l'exposition La Tendresse des pierres, réalisée à partir du livre éponyme de la (...)

Pauline Lambert | Dimanche 15 juin 2014

En mille morceaux

A l'occasion du festival Lyon BD, la Fondation Bullukian accueille l'exposition La Tendresse des pierres, réalisée à partir du livre éponyme de la dessinatrice Marion Fayolle, oeuvre autobiographique évoquant la maladie qui a emporté son père publiée en octobre dernier. Soixante planches originales sont exposées, décryptant la dégradation de sa santé – sa dépendance est imagée par la perte progressive de son nez, de sa bouche ou encore de ses poumons, que l'on voit traîner derrière lui – son retour à la maison, son hospitalisation à domicile. Allégorique et surréaliste, ce travail témoigne surtout d'une nouvelle rencontre entre cet homme présenté comme froid et silencieux et sa fille, qui aurait souhaité s'agripper à lui comme on peut se retenir à un rocher. Les dessins, à mi-chemin de l'imagerie médiévale et de l'illustration jeune public, mettent en scène des silhouettes, souvent de profil, en perpétuelle évolution. Diplômée de l'Ecole des Arts décoratifs de Strasbourg et collaboratrice de nombreuses publications de presse (Libération, le New York Times...), Marion Fayolle décline leurs mouvements à l'aide de calques

Continuer à lire

Lyon BD se fait l'Amérique

CONNAITRE | Lyon BD se double d'une convention 100% comics. Une initiative qui, si elle relève pour l'instant plus du gage de bonne volonté que de l'événement per se, l'impose un peu plus comme un rendez-vous majeur. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 10 juin 2014

Lyon BD se fait l'Amérique

«Pourquoi ne pas aimer la bande dessinée? Mais s’en targuer c’est autre chose. C’est dire, en sous main, il n’y a pas d’art mineur» osait Alain Finkielkraut à l'antenne de France Culture début mai. Un mois plus tôt, dans nos pages, Philippe Druillet lui adressait sans le savoir une réponse toute faite : «On est dans les musées, on les emmerde». Une fois de plus, c'est évidemment au légendaire fondateur de Métal Hurlant que le festival Lyon BD donne raison, lui qui s'apprête à reconduire ses impromptus au Musée des Beaux-arts. Mais à Lyon BD, le neuvième art est aussi sur scène, celle de la Comédie-Odéon, qui verra se succéder le temps de créations plus ou moins improvisées l'Allemand Reinhard Kleist, lauréat du Grand Prix de Lyon en 2013, le blogueur culinaire Guillaume Long ou encore Wandrille, le fondateur des très indépendantes (et très atypiques) éditions Warum et Vraoum. 100 balles et un Marsupilami Plus généralement, le casting est une fois de plus très dense. Et on

Continuer à lire

Lewis, un style pour chaque histoire

CONNAITRE | Lewis Trondheim est l’invité du festival Lyon BD, dont la huitième édition célèbrera par ailleurs deux magazines ayant publié ses planches, à savoir "Spirou" et "Fluide Glacial". Plongée dans l’univers aussi fourmillant qu’atypique de cet auteur au fort tempérament. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Vendredi 7 juin 2013

Lewis, un style pour chaque histoire

«Les journalistes savent que je ne les aime pas. […] J’aimerais bien nettoyer l’univers de la bande dessinée des pseudo-journalistes qui n’y connaissent rien. Je crois que le temps des consensus mous est fini, pour la BD et pour le reste. Il faut nommer nos ennemis, aussi puissants soient-ils». Ces mots, rapportés par le quotidien 20 Minutes le 2 février 2006, furent parmi les premiers prononcés par Lewis Trondheim au lendemain de la remise, à son attention, d'un Grand Prix de la ville d'Angoulême, l'équivalent pour le neuvième art d'une Palme d'or cannoise, tant en termes de prestige que de potentiel polémique. Plus tard, c'est l'inculture de ses pairs («Quand je vois que nombre de mes confrères ne connaissent pas la plupart [des auteurs éligibles à un Grand Prix], ni leurs travaux, ni ne veulent entendre parler d’un auteur japonais, j’ai honte !») et la multiplication des «sous-prix pour faire plaisir aux sponsors» qui lui fera claquer la porte de l'Académie des Grands Prix, chargée de désigner le récipiendaire annuel de la récompense.

Continuer à lire

Revue effective

CONNAITRE | L'essor du numérique, le neuvième art n'y coupe pas. Au contraire, les créateurs et éditeurs de bulles furent parmi les premiers à explorer cette éternelle terra (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 6 juin 2013

Revue effective

L'essor du numérique, le neuvième art n'y coupe pas. Au contraire, les créateurs et éditeurs de bulles furent parmi les premiers à explorer cette éternelle terra incognita qu'est Internet et à tenter de répondre aux questions techniques (quel standard de diffusion adopter ?), économiques (comment monétiser une œuvre dématérialisée ?) et artistiques (quels modes de narration sont les plus adaptés aux nouvelles habitudes de lecture ?) qui y résonnent. Le problème, c'est que sorti de l'épiphénomène des blogs BD, elle l'a fait du bout des lèvres. Mais depuis quelques mois, de l'impertinente Mauvais Esprit à l'expérimentale Professeur Cyclope, les publications d'avenir se multiplient. La plus prometteuse est La Revue dessinée, un trimestriel de reportages (à la XXI) distribué à la fois en librairie et sur tablette, financé via des investissements privés (Gallimard en est) et des souscriptions – une première levée, sur le site de financement participatif Ulule, a fait rentrer dans les caisses 36 000€ pour un objectif de 5 000. En attendant son lancement en septembre

Continuer à lire

La mécanique du fluide

CONNAITRE | De la première bouffée de cigarette au dépucelage, l'adolescence est parsemée de rites de passage délicats. Le plus embarrassant de tous a toutefois longtemps (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 6 juin 2013

La mécanique du fluide

De la première bouffée de cigarette au dépucelage, l'adolescence est parsemée de rites de passage délicats. Le plus embarrassant de tous a toutefois longtemps consisté à se pointer devant un buraliste avec un exemplaire de Fluide Glacial entre les mains. Il faut dire que ce «journal d'umour et bandessinées», fondé en 1975 par l'érudit et désopilant Marcel Gotlib (déjà à l'origine de L’Écho des Savanes) cultivait l'irrévérence et le mauvais esprit avec un zèle confinant à la déraison. Cultivait car depuis 1995 et son rachat par Flammarion, le magazine n'a eu de cesse, qui par l'emprunt d'un rédacteur en chef à Spirou, qui par un passage à la couleur, de se standardiser. Mais si nombre de ses piliers (Coyote, Maëster...), y compris les plus tardifs comme Manu Larcenet, sont allés voir ailleurs si l'herbe était plus folle, il compte encore dans ses rangs pas mal de bonnes plumes. Par exemple Binet, le Jérôme Deschamps (Les Deschiens) du neuvième art, qui mettra en scène ses Bidochon au Musée des Beaux-Arts. Ou, Franck Margerin, le créat

Continuer à lire

Boom, here comes the groom

CONNAITRE | Le 21 avril 1938 paraissait le premier numéro de Spirou, magazine jeunesse pensé comme un contrepoint moral des comics américains. Soixante-quinze ans plus tard, l'idéal de son fondateur, Jean Dupuis, n'est qu'un lointain souvenir. Son héritage en revanche est, comme veillera à le rappeler Lyon BD, plus concret que jamais. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 5 juin 2013

Boom, here comes the groom

Les Schtroumpfs, Gaston Lagaffe, Boule et Bill, Lucky Luke... Tous ces personnages emblématiques de la BD européenne ont un point commun : ils sont nés dans les pages de l'hebdomadaire Spirou, à l'instar du groom du même nom. Pas mal pour ce qui n'était à l'origine, soit en 1938, que le résultat de l'indignation d'un imprimeur belge d'obédience catholique, Jean Dupuis, face à la pauvreté morale et éducative de la production made in USA, alors en plein boom. La longévité de l'entreprise tient, justement, aux qualités d'entrepreneur de Dupuis et à leur perpétuation à travers ses successeurs et les rédacteurs en chef qui les servirent au fil des décennies. Qualités qui s'exprimaient autant en termes de gestion patrimoniale (au contraire de Tintin, qui disparut avec son créateur, Spirou est la propriété d'un éditeur) que de flair artistique ou d'adaptation aux évolutions du marché (après Mai 68, Spirou s'intéressa plus ostensiblement aux lecteurs adolescents). Nouvelles galeries Fidèle à sa convivial

Continuer à lire

LBDO fait tourner la BD

CONNAITRE | Souvenez-vous, c'était en 1992. Tout juste auréolé d'un run de quatre ans sur Jeopardy! et du lancement en fanfare du tirage télévisé du Millionnaire, Philippe (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 8 juin 2012

LBDO fait tourner la BD

Souvenez-vous, c'était en 1992. Tout juste auréolé d'un run de quatre ans sur Jeopardy! et du lancement en fanfare du tirage télévisé du Millionnaire, Philippe Risoli prenait la succession de Patrick Roy au poste de présentateur du Juste Prix. Un poste qu'il occupa pendant une décennie, sans jamais parvenir à constituer un capital sympathie aussi élevé que son prédécesseur. Il a pourtant tout essayé : lancer de micro, entrée par un écran géant plutôt que par une porte à volets, passage d'une vitrine hebdomadaire à une vitrine quotidienne... Rien n'y a fait : Le Juste Prix est resté aussi indissociable de Patrick Roy que les musiques extrêmes l'ont été du député socialiste du même nom. Le rapport avec l’association Lyon BD Organisation ? Elle a beau multiplier les passerelles et contextualisations, on se rend chaque fois à son festival avec pour seule idée : taper un max de dédicaces à ses invités. Ils sont cette année une bonne centaine, parmi lesquels Jean-Claude Fournier, qui présida aux destinées de Spirou & Fantasio de 1968 à 1981 (on lui doit notamment L'Ankou, l'un des meilleurs albums de la série),

Continuer à lire

Ça sent le Sapin

CONNAITRE | Entre son blog chez L'Express et son tout frais Journal d'un journal, plongée aussi instructive que pince-sans-rire dans les coulisses du quotidien (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 7 octobre 2011

Ça sent le Sapin

Entre son blog chez L'Express et son tout frais Journal d'un journal, plongée aussi instructive que pince-sans-rire dans les coulisses du quotidien Libération, on pourrait croire que Mathieu Sapin n'est qu'un satiriste au regard acéré et au trait faussement approximatif de plus. Ce serait déjà une raison suffisante d'aller lui tirer un chapeau à la la librairie La BD, où il tiendra une séance de dédicaces samedi 15 octobre (sur réservation au 04 78 39 45 04). Seulement voilà, le Dijonnais a beau être très porté sur l'excitation de zygomatiques, il n'en est pas moins un auteur polyglotte, aussi à l'aise dans l'action nonsensique (Supermurgeman) que dans les facéties jeunesse (Akissi), dans l'aventure vintage (Paulette Comète) que dans la fantasy déglinguée (Megaron). À bon entendeur.

Continuer à lire

Cases à cocher

CONNAITRE | À l’âge où certains commencent tout juste à se faire comprendre et à se mouvoir en eaux troubles, le festival Lyon BD fait montre pour ses six ans d’une maturité dont seuls les événements les plus pérennes peuvent se prévaloir. Explications et tour du propriétaire. Benjamin Mialot

Dorotée Aznar | Mardi 14 juin 2011

Cases à cocher

Lyon BD serait-il en passe, au même titre que le Quai des Bulles de Saint-Malo, le Festival international de Soliès-Ville et les Bédécibels d’Antibes, de figurer parmi les festivals du neuvième art les plus estimables du pays ? Bien que n’étant pas seuls à en juger, nous y croyons très fort, et ce depuis 2008. Cette année-là, la trentaine de militants composant l’association Lyon Bande Dessinée Organisation a pris conscience d’un phénomène fondamental : pour durer, un festival ne peut plus se contenter de son contenu, aussi abondant ou prestigieux soit-il, et de l’affluence qu’il génère. Il lui faut multiplier les connexions, favoriser l’émulation, bâtir des passerelles... C’est là qu’interviennent les États généraux de la bande dessinée, journée de réflexion et d’échange qui permettra cette année aux libraires, auteurs, éditeurs, bibliothécaires de s’interroger sur les impératifs de gratuité, d’interactivité et de complicité qui accompagnent l’incessante expansion d’Internet. C’est également là qu’intervient l’invitation lancée aux représentants de la production québécoise (voir ci-contre), aussi riche que mal distribuée en dépit de la hardiesse des intéressés et des efforts conse

Continuer à lire

Lyon BD Festival ne coince pas la bulle

CONNAITRE | Bande dessinée / Jouissant d'un vivier d'auteurs de bande dessinée parmi les plus prolifiques du pays, Lyon a renâclé à se doter d'un salon à la hauteur de cette spécificité. Mieux vaut tard que jamais, surtout qu'en à peine cinq ans, le Lyon BD Festival s'est imposé, à une doléance près, comme l'un des plus complets dans son domaine. Benjamin Mialot

Dorotée Aznar | Lundi 14 juin 2010

Lyon BD Festival ne coince pas la bulle

Quand on arrive au Festival International de la bande dessinée d'Angoulême, deux choses vous sautent au visage tel un facehugger en quête d'un hôte où implanter un alien éclateur de thorax : la densité de la foule et la surabondance de stands mercantiles. De là à dire que la grand-messe du neuvième art se résume à de l'attente et des dépenses, il n'y a qu'un pas que l'on franchirait allègrement si ses organisateurs ne faisaient pas de leur mieux pour tempérer la course aux dédicaces. Expositions, projections, rencontres, tous les moyens sont bons et les instigateurs du Lyon BD Festival l'ont également bien compris ; leur cinquième mouture s'annonçant aussi festive que riche de débats. À cette occasion, on s'attachera notamment à goûter les fruits de la rencontre du théâtre d'improvisation et du dessin, dans le cadre du spectacle Entre quatre planches. Dans un autre registre, on vous conseillera l'exposition consacrée à la méconnue scène hongroise, celle qui mettra en lumière le réalisme ciselé du Chinois Nie Chongrui et l'avant-première des Petits Ruisseaux, adaptation cinématographique de la tendre et impertinente évocation éponyme de la vieillesse par Parscal Rabaté. La ligne

Continuer à lire