L'âge tendre

Pascale Clavel | Jeudi 18 juin 2009

Photo : Photo © by Gérard Amsellem


Festival - Musique classique / Pour qu'un festival dure sans s'essouffler, il lui faut sans cesse savoir réinventer, se renouveler, imaginer une programmation exigeante et surprenante. Le pari est gagné pour Saoû chante Mozart, qui fête cette année son vingtième anniversaire... À sa création, il n'offrait que quatre concerts en un week-end. Quel chemin parcouru depuis. En dix-neuf années, il a su présenter 179 concerts, cinq opéras, cinq messes, six expositions et de nombreuses rencontres, conférences, colloques en privilégiant toujours la beauté des lieux et leur acoustique. En 2009, l'équipe artistique fait appel aux interprètes des dix-neuf éditions précédentes et leur laisse carte blanche. Il existe également un petit extra dans ce festival, le fameux «dîner sous les platanes», un concert gratuit qui réunit mélomanes éclairés et musiciens. La première année, c'est une sérénade qui a enchanté la foule. Une autre fois, les musiciens d'Armin Jordan ont joué de torrides tangos avec accordéons et bandonéons. Depuis, la tradition perdure, le public attend cette soirée improbable entre musique de haut niveau et Picodon dans les assiettes. Cette année, l'Orchestre National de Lyon, sous la direction de la très médiatique Laurence Equilbey et avec la complicité de la soprano Sandrine Piau donnera des airs d'opéra de Mozart. Pascale ClavelSaoû chante Mozart
Du 25 juin au 20 juillet.

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Étienne Daho : « Eden m'a permis de progresser »

Pop | En plein EDENDAHOTOUR, qui accompagne la réédition d'"Eden", album de la renaissance paru en 1996, Étienne Daho fait étape à Lyon pour un concert aussi unique que spécial avec 50 musiciens de l'ONL. Il évoque pour nous cette double actualité.

Stéphane Duchêne | Mercredi 20 novembre 2019

Étienne Daho : « Eden m'a permis de progresser »

La réédition d'Eden et l'EDENDAHOTOUR ne correspondent à aucun anniversaire discographique. Pourquoi maintenant ? Étienne Daho : C'est un concours de circonstances. J'ai commencé ce travail de réédition il y a quelques années avec Pop Satori pour accompagner un concert anniversaire à l'Olympia – Les Inrocks m'avaient demandé de jouer Pop Satori pour fêter ses vingt ans. C'était une commande, mais finalement j'y ai pris goût car c'est une belle manière, je trouve, de remettre en lumière ce qui sinon aurait péri avec les années et l'obsolescence des supports physiques. J'ai donc réédité quasiment tous mes albums dans le désordre et en fonction du temps que j'avais. Je gardais Eden pour la fin parce que je savais que c'était un sujet un peu épais, qu'il y avait beaucoup de documents à restaurer. Parallèlement, la Philharmonie de Paris m'a commandé un concert particulier qui

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L'Eden, enfin

L'histoire du disque | Il y a 23 ans presque jour pour jour, le 19 novembre 1996, paraîssait Eden. Pour Étienne Daho une manière de complète résurrection, quelque mois après sa (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 19 novembre 2019

L'Eden, enfin

Il y a 23 ans presque jour pour jour, le 19 novembre 1996, paraîssait Eden. Pour Étienne Daho une manière de complète résurrection, quelque mois après sa Réserection, dont il faut ici poser le contexte. Au sortir de Paris Ailleurs, la Dahomania flambe qui consume le chanteur. Comme souvent, c'est à Londres qu'il part trouver jouvence, s'immergeant dans l'avant-garde locale, pas vraiment raccord, pas encore, avec ce qui se fait de l'autre côté de sa vie, à Paris. Là qu'il croise Saint Etienne, groupe gallois en vogue, dont la vigueur, accouplée à sa soif de nouveauté, accouche du jungle-pop Résérection, mini-album qui préfigure un disque, grandiose, irrigué par la même veine esthétique, mais élargie à la pop orchestrale et à la bossa.

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Dahoditorium : Etienne Daho joue Eden avec l'ONL le 23 novembre

MUSIQUES | C'est l'histoire classique de l'album culte. Incompris, victime de la désaffection du public, chéri entre tous et malgré tout par son auteur, puis finissant (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 8 mars 2019

Dahoditorium : Etienne Daho joue Eden avec l'ONL le 23 novembre

C'est l'histoire classique de l'album culte. Incompris, victime de la désaffection du public, chéri entre tous et malgré tout par son auteur, puis finissant par prendre une place considérable dans une discographie pourtant riche. Telle fut la trajectoire d'Eden, publié en 1996 par Etienne Daho au sortir de l'immense succès de Paris ailleurs et d'une énigmatique parenthèse londonienne. Ce disque pop aux sonorités électro autant que bossa, dépourvu de tubes – ce qui expliqua son insuccès –, le chanteur rennais le porte toujours dans sa chair. Preuve en est : à peine sorti de son Blitz Tour, Daho remontera sur scène à l'automne pour une tournée de 20 dates consacré à une délivrance live d'Eden – à laquelle s'ajoutera quelques œuvres de la même époque, comme Jungle Pulse, né de sa collaboration avec le groupe Saint Etienne sur Reserection. Mieux, Etienne Daho livrera à Lyon une prestation inédite et unique le 23 novembre dans l'enceinte de l'Auditorium accompagné par des musiciens de l'Orchestre National de Lyon. Un événement à marquer d'une pierre blanche pour les dahophiles.

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Léonard Slatkin, 70 ans de génie

MUSIQUES | Quand il ne mène pas son monde à la baguette, Leonard Slatkin, en bon Yankee, taquine un tout autre type de bout de bois, beaucoup plus robuste celui-ci : (...)

Benjamin Mialot | Mardi 16 septembre 2014

Léonard Slatkin, 70 ans de génie

Quand il ne mène pas son monde à la baguette, Leonard Slatkin, en bon Yankee, taquine un tout autre type de bout de bois, beaucoup plus robuste celui-ci : la batte de base-ball. Si bien qu'à l'occasion de son soixante-dixième anniversaire, qui coïncide avec les Journées européennes du patrimoine, le chef de l'ONL animera ce week-end à l'Auditorium une initiation au plus abscons des sports américains – rappelons par exemple que les matchs se jouent en neuf manches, rien que ça, on dirait une règle de Kamoulox. Ce n'est pas la seule activité au programme de ces "Happy Days"(du 18 au 21 septembre) décalés et gratuits (et un rien égocentriques) : outre un pique-nique made in USA et des visites guidées du Saint des saints de la musique orchestrale, l'Auditorium proposera un prolongement sous forme d'exercices d'adresse de l'opération Fauteuil & tribune, initiée avec l'OL en 2005. Et bien sûr des concerts dirigés par le maître, dont un triple-programme au féminin (avec un concerto de Beethoven par la pianiste Olga Kern, la violoniste Baiba Skride et la violoncelliste Sol Gabetta, habituées des lieux) et un pot-pourri transatlantique avec l'Harmonie du Rhô

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Une fête au diapason

MUSIQUES | Le 21 juin, à moins d'être complètement sourd, on sent bien qu’il se passe quelque chose, que la musique est partout, qu’elle remplit les moindres espaces (...)

Pascale Clavel | Jeudi 13 juin 2013

Une fête au diapason

Le 21 juin, à moins d'être complètement sourd, on sent bien qu’il se passe quelque chose, que la musique est partout, qu’elle remplit les moindres espaces publics, qu’elle traverse les pores des peaux les plus imperméables, qu’elle se veut universelle, fraternelle voire conviviale. La musique dite classique, qui a longtemps boudé l’affaire, s’y colle depuis peu et quelques rares propositions valent le coup d’être écoutées cette année. Il faut d'abord chercher du côté de l’Auditorium pour tomber sur une programmation simple, drôle et décalée. En deux fois quarante-cinq minutes, le centre commercial de la Part-Dieu vibrera en effet, grâce à lui, aux sons du "cancan" de Jacques Offenbach, se pliera aux rythmes endiablés des suites d’orchestre de L’Arlésienne de Georges Bizet. Au beau milieu de ce temple de la consommation, Leonard Slatkin et l’Orchestre National de Lyon donnent rendez-vous à tous ceux qui passent par là, pour un vrai moment de joie musicale, à midi et à 18h, comme un petit moment d’apéritif en suspend. Si vous aimez l’orgue, rendez-vous plutôt au CNSMD, p

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L’invention du tube

MUSIQUES | Leonard Slatkin a un rêve : enregistrer toute l’œuvre avec orchestre de Ravel. Ce pari fou est déjà bien avancé, l’intégrale se fabriquant chez Naxos au fil (...)

Pascale Clavel | Lundi 6 mai 2013

L’invention du tube

Leonard Slatkin a un rêve : enregistrer toute l’œuvre avec orchestre de Ravel. Ce pari fou est déjà bien avancé, l’intégrale se fabriquant chez Naxos au fil des saisons. En novembre, nous avons pu en entendre deux extraits, L’Heure espagnole et L’Enfant et les Sortilèges, deux délicieux opéras interprétés pour l'occasion en version concert. Pour les deux soirées à venir, tubes garantis avec le très (trop ?) connu Boléro de Ravel, La Mer de Debussy et quelques pages musicales plus intimes mais tout aussi exaltantes. Par exemple Pavane pour une infante défunte et Rapsodie espagnole, pièces dans lesquelles Ravel déploie tout son génie de coloriste, livrant le portrait d'une Espagne féérique. Quant au Boléro, Ravel disait de lui qu’il devrait porter en exergue : «Enfoncez-vous bien cela dans la tête». Et le compositeur d’expliquer : «en 1928, sur la demande de Mme Rubinstein, j'ai composé un boléro pour orchestre. C'est une danse d'un mouvement très modéré et constamment uniforme… Le seul élément

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Concerto contemporain

MUSIQUES | L’Auditorium de Lyon programme le Concerto pour clarinette de Thierry Escaich, œuvre contemporaine, fraichement écrite par un compositeur hors cadre. De l’émotion en abondance, du spirituel en ligne de fond. Pascale Clavel

Pascale Clavel | Jeudi 7 février 2013

Concerto contemporain

Thierry Escaich est une figure incontournable et inclassable de la scène musicale contemporaine dont l'œuvre, savante et charnelle, profonde et joyeuse, tempétueuse et consolante, s’inscrit dans son temps. Le critique musical Gérard Condé a des propos radicaux pour définir son univers : «Sa musique est de celles, assez rares, qui parlent immédiatement. Dès lors, à quoi bon en parler ?». Une fois dit cela, on peut rappeler tout de même que sa musique est défendue à travers le monde par les plus grands solistes, de Bertrand Chamayou à Gautier Capuçon, du Quatuor Ysaÿe aux ensembles vocaux A Sei Voci ou Sequenza. Elle ressemble souvent à un dialogue interne où des voix s’entrechoquent, s’entrelacent, où le tout se mue en polyrythmies complexes et d’une grande virtuosité. A d’autres moments, le vide s’y installe comme un contrepoint urgent.   Le compositeur et le clarinettiste Thierry Escaich, le compositeur ; Paul Meyer ; le clarinettiste. De cette amitié est né le Concerto pour clarinette, comme l'aboutissement évident d'une collaboration de longue date. Par la suite, la résidence d'Escaich à l’Auditorium de Lyon a permis d’envisager la

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Chantilly à tous les étages

MUSIQUES | Dans le monde feutré des musiques classiques, on s’arrache les cheveux pour programmer des soirées du Nouvel An festives mais pas mièvres, colorées mais pas trop, réjouissantes mais pas rigolardes. Pascale Clavel

Pascale Clavel | Jeudi 8 décembre 2011

Chantilly à tous les étages

C’est un moment crucial de l’année, il faut détendre le public sans tomber dans le burlesque à 3 balles, il faut enivrer les oreilles à l’aide de mélodies plutôt sirupeuses et donner ce plaisir simple d’être là, au bon endroit, juste avant les fameux douze coups de minuit. L’Opéra et l’Auditorium s’y sont donnés à cœur joie et essaient tous les ans de rivaliser d’idées géniales avec plus ou moins bon goût. À l’Auditorium, c’est la fête foraine version un peu guindée quand même. On nous annonce «un concert avec feu d’artifice !» Le point d’exclamation indique que le spectacle est vraiment original et c’est là que les choses peuvent se gâter. L’originalité n’ayant rien à voir avec une certaine qualité attendue, on peut avoir peur par simple anticipation. On nous annonce encore une soirée à Versailles avec feu d’artifice. Au menu, une Suite pour orchestre de Bach, un Concerto de Vivaldi, un autre de Tartini et bien entendu la Musique pour les feux d’artifice royaux de Haendel. Une soirée à Versailles avec des compositeurs qui n’étaient pas du tout avec Louis XIV au temps de sa splendeur… C’est certain, le point d’exclamation est utile. Il revient

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Un «manager» à l’ONL

MUSIQUES | Actualité / Après plusieurs semaines de "suspense" et de négociations, Georges Képénékian, adjoint à la Culture au maire de Lyon, a annoncé la nomination prochaine (...)

Dorotée Aznar | Lundi 31 mai 2010

Un «manager» à l’ONL

Actualité / Après plusieurs semaines de "suspense" et de négociations, Georges Képénékian, adjoint à la Culture au maire de Lyon, a annoncé la nomination prochaine de Leonard Slatkin au poste de directeur musical de l'Orchestre national de Lyon et a présenté le chef américain âgé de 65 ans à la presse. «Les derniers doutes sur la complicité entre Leonard Slatkin et les musiciens de l’Orchestre sont aujourd’hui levés», a déclaré Georges Képénékian, visiblement très contrarié par l’insistance des journalistes à évoquer les tensions qui agitent l’ONL depuis plusieurs mois. De son côté, Leonard Slatkin a souhaité insister sur ses fonctions de "réconciliateur" : «je ne pense pas à ce qui s’est passé avant. C’est mon travail d’aider à calmer les tensions entre l’administration et les musiciens». Le chef d’orchestre, qui a tenu à souligner qu’il serait le "chef" de la programmation musicale, a osé la comparaison footballistique : «je suis le manager de l’équipe, comme l’entraîneur d’une équipe de foot». Le chef américain, qui avait les faveurs de l’Orchestre, devrait entrer en fonctions en septembre 2011, après le départ de Jun Märkl qui avait annoncé dès 2009 ne pas souhaiter reconduire

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Dossiers en cours : L'Orchestre national de Lyon

MUSIQUES | MORCEAUX CHOISIS DE SUJETS CULTURELS QUI FÂCHENT / DOSSIER : L’ONL

Dorotée Aznar | Mardi 18 mai 2010

Dossiers en cours : L'Orchestre national de Lyon

«Évidemment, nous ne sommes pas dans un climat totalement apaisé», avoue Georges Képénékian, adjoint à la Culture de Gérard Collomb. Un euphémisme quand on sait qu'aujourd'hui le chef d'orchestre Jun Märkl, directeur musical de l'Auditorium-ONL, et la Ville de Lyon ne communiquent plus que par avocats interposés. La crise qui agite l'Orchestre national de Lyon touche pourtant peut-être à sa fin. En effet, après le conflit plutôt rude opposant Jun Märkl et les musiciens de l'Orchestre au nouveau directeur général de l'Auditorium, Laurent Langlois, nommé en mai 2009, des négociations ont enfin vu le jour pour nommer le chef d'orchestre qui remplacera Jun Märkl dont le contrat s'achève en août 2011. Le chef américain Leonard Slatkin, qui a depuis fort longtemps toute la faveur des musiciens de l'Orchestre, devrait signer un contrat prochainement. Fin avril, lors d'un concert Rachmaninov que dirigeait Slatkin, on a d'ailleurs pu voir un drôle de ballet avant et après le concert. Événement rare, le maire de Lyon en personne est venu écouter la Symphonie n°3 de Rachmaninov puis, à l'issue du concert, s'en est allé dîner avec le chef américain. «Nous sommes en train de finaliser le cont

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L’interprétation des rêves

MUSIQUES | Pour les fêtes de fin d’année, Jun Märkl, chef de l’Orchestre National de Lyon emmène toutes les familles, des arrières grands-parents au dernier né, dans ses rêves d’enfance et sa passion du cirque. Laissez-vous guider. Pascale Clavel

Pascale Clavel | Samedi 13 décembre 2008

L’interprétation des rêves

L’ONL est au rendez-vous en cette Saint-Sylvestre pour offrir un spectacle poétique et drôle mêlant cirque et musique symphonique. Rêves de Cirque s'inscrit dans le prolongement de la collaboration initiée avec les six "Concerts Familles" ces deux dernières années entre la Compagnie Les Transformateurs de Nicolas Ramond et l'Orchestre National de Lyon. Le programme est décapant, des artistes circassiens expérimentés vont transcender chaque moment. Fil de fer, tissu aérien, mât chinois… de quoi se laisser étourdir et éblouir. Se joignent à la petite troupe d'acrobates la comédienne Anne Astolfe ainsi que le danseur hip-hop Hafid Sour. Le vidéaste Pierre Jacob, le créateur lumières Yohan Tivoli, et la costumière Cissou Winling complètent cette belle équipe. Ensemble, au plus près des musiques qui leur ont été proposées par Jun Märkl, ils ont imaginé "Le Plus Grand des Petits Cirques du Monde" et improvisé des situations drôles, décalées, absurdes, et bien sûr spectaculaires. Arts du cirque, danse, comédie, vidéo, Les Transformateurs aiment à croiser les disciplines artistiques et le projet les a passionnés dès le début. Nicolas Ramond qui mêle avec brio théâtre, marionnettes et art d

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La grande rencontre

MUSIQUES | William Kraft, compositeur américain de 85 ans fera le déplacement de San Francisco pour entendre Benoît Cambreling jouer son œuvre. Kraft considère (...)

Pascale Clavel | Jeudi 27 novembre 2008

La grande rencontre

William Kraft, compositeur américain de 85 ans fera le déplacement de San Francisco pour entendre Benoît Cambreling jouer son œuvre. Kraft considère d’ailleurs Cambreling comme l’un des meilleurs timbaliers au monde. Lyon peut être fier, ce percussionniste de haute volée est membre de l’Orchestre National de Lyon depuis 36 ans. Le Concerto pour timbales et orchestre de Kraft, créé une première fois en 2005, n’a pas complètement satisfait le compositeur. Il l’a donc remanié pour accoucher d’une sorte d’ovni où le percussionniste doit se prendre pour Shiva, gérant 15 timbales à lui tout seul. Malgré tout, il ne s’agit pas de performance mais bel et bien d’une œuvre rare qui rend un bel hommage à un instrument peu connu.

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Noblesse de la timbale

MUSIQUES | Rencontre / Benoît Cambreling, le génialissime timbalier de l’Orchestre National de Lyon, fera sonner en deuxième audition mondiale le Concerto pour timbales et orchestre du compositeur contemporain William Kraft. À quelques jours de la création, pression et enthousiasme se mêlent. Pascale Clavel

Pascale Clavel | Jeudi 27 novembre 2008

Noblesse de la timbale

Au mieux, le grand public confond la timbale avec la cymbale ; au pire, ne voit aucune image qui puisse se rattacher de près ou de loin à cet instrument. Ce constat nous conduit à parler de l’un des plus grands timbaliers contemporains. Benoît Cambreling est en pleine répétition du concerto de Kraft. Un événement inouï pour qui sait le peu d’œuvres écrites pour la timbale. Depuis bientôt six mois, à raison de trois à six heures par jour, il se bat avec cette œuvre monumentale. Il jubile devant les quinze timbales. Pour le percussionniste, c’est une tout autre histoire. Le concerto est ardu, remarquablement difficile : «c’est du ‘note à note’, mesure par mesure, pour arriver à trouver comment je vais faire. J’avance pas à pas, c’est très long. Et puis, il faut jouer par cœur». Entré dans la dernière ligne droite avant le concert, Benoît Cambreling est concentré. Au sol, autour de lui, six timbales. Il doit effectuer des changements d’accords avec le pied, tout en comptant les mesures, en écoutant les répliques à l’orchestre, en se rappelant quel est le prochain accord… Et, comme en lévitation au-dessus de lui, neuf petites timbales accordées du do dièse au la. Benoît Cambreling avou

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