Pêche originelle

MUSIQUES | Il a dix ans. On sait, cela ne semble pas vrai, mais le festival L'Original a dix ans. Et il n'a, en dépit d'une programmation 2013 manquant un peu de lustre, rien perdu de l'esprit «festif, fédérateur, rassembleur, défricheur et prescripteur» qui l'anime depuis sa fondation. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Vendredi 22 mars 2013

A chaque type de musique son festival. Les musiques électriques ont La Route du Rock, Rock en Seine ou Le Rock dans tous ses États. Les musiques électroniques ont Nuits Sonores, Astropolis ou le tout nouveau Weather Festival. Et l'on pourrait, toujours en se cantonnant au territoire français, filer la démonstration avec les musiques (plus ou moins) improvisées, les musiques du monde, les musiques sacrées, les musiques contemporaines, les musiques extrêmes...

Mais les musiques dites urbaines ? Sans doute trop indisciplinées, comme est venue le rappeler la volonté récemment affichée par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls de «lutter contre les paroles [de rap] agressives», elles n'ont peu ou prou que L'Original. A cette aune, le fait que ce rendez-vous dédié à la promotion des valeurs originelles du mouvement hip hop (respect, camaraderie...) et à sa pluralité créative (rap donc, mais aussi graff, DJing, danse et beatboxing), s'apprête à souffler sa dixième bougie mérite qu'on tire notre casquette équilibriste à son fondateur, le breakdancer Jean-Marc Mougeot (qui comme tant d'autres après lui perfectionna sa «danse de vandale» sur le parvis de l'Opéra).

Origine incontrôlable

Il mérite aussi qu'on lui décoche une punchline moins amicale. Car la programmation de l'édition 2013 n'est pas tout à fait à la hauteur de l'événement. Que Kenny Arkana, 1995 et Psy4 de la Rime succèdent à Nas, Busta Rhymes ou KRS One au sommet de l'affiche nous fait même un peu mal au cœur – on ne compte pas la date des mythiques Public Enemy à La Sucrière, reléguée au 28 avril. Ceci étant, du stakhanoviste masqué MF Doom (s'il n'annule pas comme à son habitude) aux groovers éclectiques de The Procussions en passant par Heroes X Villains, darons bientôt incontestés de la très en vogue trap music, ce ne sont pas les pointures qui font défaut cette année.

Y compris du côté français, en témoignent les présences du colosse lettré Oxmo Puccino, des incendiaires La Rumeur, du caméléon Disiz, de Rocé, peut-être la plume la plus intense du rap jeu, et des historiques Sages Poètes de la Rue. Reste que tout ce beau monde va être mis à l'amende par des locaux : les Ming8 Halls Starf, crew vénissian aussi prolifique qu'allumé dont on ne manquera pas de reparler dans ces colonnes.

L'Original
Du jeudi 28 mars au lundi 1er avril

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Les voix de la liberté : "Le procès contre Mandela et les autres"

Documentaire animé | de Nicolas Champeaux & Gilles Porte avec Winnie Mandela (Fr, 1h43)

Vincent Raymond | Mardi 16 octobre 2018

Les voix de la liberté :

À partir des seuls enregistrements disponibles — des bandes audios ! —, des témoignages des survivants, Nicolas Champeaux et Gilles Porte retracent la procédure qui vit les principaux leaders de l’ANC condamnés à la réclusion lors du procès sud-africain de Rivonia entre 1963 et 1964. La justice est, dit-on, aveugle. Quelle ironie justement nous offre ce film montrant comment un État la fait de surcroît loucher, infléchissant du glaive l’équilibre de sa balance, et ôtant la vue aux témoins du futur. Or confisquer l’image, c’est tenter d’empêcher la mémoire de cristalliser autour d’un élément tangible et indiscutable ; mais aussi limiter la possibilité pour les historiens de documenter la période et par ricochet favoriser la production de doctrines révisionnistes. À cette négation des individus, Nicolas Champeaux et Gilles Porte répondent par une autre ironie : ils comblent les “blancs“ laissés par ce procès au moyen d’une animation en noir et blanc reprenant le principe de la carte à gratter et de la craie sur tableau noir. Résultat : de l’obscur

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Disiz la Peste et Cut Killer s'ajoutent à la prog' de Woodstower

Festival | Deux nouveaux noms pour les vingt ans de Woodstower, pour assurer la première partie de NTM.

Sébastien Broquet | Jeudi 8 février 2018

Disiz la Peste et Cut Killer s'ajoutent à la prog' de Woodstower

On savait déjà que le Suprême NTM serait l'attraction des vingt ans du festival Woodstower, le duo francilien étant programmé en concert spécial le 30 août au grand parc de Miribel Jonage. Aujourd'hui, s'ajoutent Disiz la Peste, révélé par le single J'père les plombs en l'an 2000 avant de nourrir une riche carrière jusqu'à Pacifique, sorti l'an dernier. Autre ancien qui se greffe à cette soirée : Cut Killer, l'incontournable DJ hip-hop des années 90 incarnant à lui seul l'évolution de ce mouvement, de l'underground à l'explosion pop, qu'il a accompagné via son émission sur Skyrock après avoir débuté sur Radio Nova.

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L'Original Festival

Hip-Hop | Comme chaque année, Villeurbanne s’apprête à kicker le temps d’un week-end. Vendredi, démarrage panache : DJ Shadow, fer de lance de l’abstract hip-hop, (...)

Corentin Fraisse | Mardi 20 juin 2017

L'Original Festival

Comme chaque année, Villeurbanne s’apprête à kicker le temps d’un week-end. Vendredi, démarrage panache : DJ Shadow, fer de lance de l’abstract hip-hop, prouvera que les légendes ne meurent jamais. Vingt ans après son classique Endtroducing, il devrait présenter son 5ème album dans un live habité et visuel. Le samedi, le havrais Médine distribuera un peu de rap guttural et de violence, entre provocation et discours d’émancipation, avant The Underachievers, natifs de Brooklyn et influenceurs de la nouvelle vague rap new-yorkaise. Delinquent Habits, crew culte de L.A. dans les 90’s, rameutera son hip-hop latino qui pioche dans les codes du rock et du rap. Pour finir en beauté, l’Original a eu la bonne idée de programmer Mac Miller. Salué par les puristes pour ses textes ciselés et délirants mais aussi pour ses collaborations (Kendrick Lamar, Anderson Paak), adulé par les fans de pop pour ses sons entraînants, il mettra tout le Transbordeur d’accord. Bossez votre cardio, échauffez-vous la nuque : ce week-end sera dantesque. L'Original Festi

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La Rumeur enfle

Hip-Hop | Les Derniers Parisiens sont en ville : non contents d'avoir attisé les regards avec leur tout premier film distribué en salles, un polar pigallien de (...)

Sébastien Broquet | Mardi 4 avril 2017

La Rumeur enfle

Les Derniers Parisiens sont en ville : non contents d'avoir attisé les regards avec leur tout premier film distribué en salles, un polar pigallien de haute volée qu'ils présenteront en ouverture de cette Ninkasi Urban Week (au Comœdia le lundi 11 avril), les gars de La Rumeur en profitent pour reprendre la scène dès le lendemain, du côté du Kao le mardi 12 avril. Soit deux soirées aguicheuses avec les lyricists les plus palpitants de leur génération, totalement multi-supports puisqu'ils éditent aussi un Webzine éponyme. Ekoué, Hamé et Philippe Le Bavar refusent toujours tout diktat, quel qu'il soit, enquillent les punchlines sans qu'elles masquent l'absence de fond, bien au contraire car les trois acolytes sont profondément ancrés dans une société qu'ils observent avec minutie et auscultent au scalpel pour mieux la commenter et la dévoiler au fil de leurs plumes acérées. Du grand art.

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"Les Derniers Parisiens" : en peine capitale

ECRANS | En probation, Nas est employé par son frère Arezki, tenancier d’un bar à Pigalle. Si Nas déborde d’ambitions pour animer les nuits, son aîné les tempère sèchement, (...)

Vincent Raymond | Mardi 14 février 2017

En probation, Nas est employé par son frère Arezki, tenancier d’un bar à Pigalle. Si Nas déborde d’ambitions pour animer les nuits, son aîné les tempère sèchement, causant leur rupture. Alors, le cadet se tourne vers un investisseur prêt à l’écouter… Représentants de La Rumeur, Hamé & Ekoué signent une ode nostalgique quasi élégiaque au Pigalle de jadis, à ses troquets populaires s’effaçant peu à peu du paysage : Les Derniers Parisiens est scandé de saynètes montrant la faune de la rue dans son quotidien — clochard pittoresque, joueurs de bonneteau embobinant les passants, etc. Une manière d’inscrire l’aventure/mésaventure de Nas, caïd en carton, dans une perspective bien actuelle, car ses rêves appartiennent au passé ; à un idéal façonné entre les années 1950 et 1980. Pas étonnant, avec ses codes périmés qu’il se fasse si facilement enfumer par une nouvelle génération sans feu… ni lieu. Reda Kateb et Slimane Dazi composent une fratrie a priori surprenante, mais en définitive plutôt convaincante. L’authenticité du film doit beaucoup à la complémentarité de ces deux personnages, e

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Matthieu Chedid ouvrira les prochaines Nuits de Fourvière

Festival | On connaît le nom de celui qui ouvrira la prochaine édition des Nuits de Fourvière. Ou plutôt, de ceux qui l'ouvriront... car Matthieu Chedid, alias M, sera (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 14 décembre 2016

Matthieu Chedid ouvrira les prochaines Nuits de Fourvière

On connaît le nom de celui qui ouvrira la prochaine édition des Nuits de Fourvière. Ou plutôt, de ceux qui l'ouvriront... car Matthieu Chedid, alias M, sera bien accompagné pour ces trois dates (du 1er au 3 juin) dans le grand théâtre : Toumani Diabaté et Sidiki Diabaté seront là pour l'entourer, avec en prime des invités spéciaux dont font partie Oxmo Puccino et Fatoumata Diawara. Ce seront les premiers concerts de son nouveau projet, Lamomali, dont la cover est réalisé par JR. Ouverture de la billetterie prévue le lundi 27 mars à 14h.

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La Rumeur court toujours

Hip-Hop | Vingt ans maintenant que les six larrons de La Rumeur sont dans le paysage. Vingt ans qu'Ekoué, Hamé, Mourad, Philippe, Kool M et Soul G s'efforcent de (...)

Gabriel Cnudde | Mardi 11 octobre 2016

La Rumeur court toujours

Vingt ans maintenant que les six larrons de La Rumeur sont dans le paysage. Vingt ans qu'Ekoué, Hamé, Mourad, Philippe, Kool M et Soul G s'efforcent de lutter contre l'injustice, loin des canaux traditionnels : pas de promo radio, pas de passage à la télévision. Mais un rap juste et authentique, un magazine et, depuis le début de l'année, une société de production (La Rumeur Filme). Pour souffler toutes ces bougies, La Rumeur se lance dans une nouvelle tournée pour présenter un cinquième album, dont la sortie est prévue en avril 2017, et un premier long-métrage, Les Derniers Parisiens. Autant de plateformes pour diffuser leur message, leur peine et surtout leurs paroles subversives. Eux-mêmes désireux de ne pas être inclus dans ce qu'on appelle le rap français, trop calibré à leur goût, ces rappeurs qui propagent La Rumeur font dans le hip-hop old school aux instrumentaux sombres. La bonne nouvelle, c'est qu'ils seront au Marché Gare le 15 octobre prochain, en compagnie de JP Manova.

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15 concerts où emmener votre amant/e, votre petit cousin ou même votre maman

Sélection | Sortez vos agendas, montez le volume : voici 15 concerts où choper des acouphènes, siroter des mousses et accessoirement, parfaire votre culture musicale ; de la sono mondiale au hip-hop américain, en passant par l'underground finlandais, point de répit pour les esgourdes.

Gabriel Cnudde | Mardi 20 septembre 2016

15 concerts où emmener votre amant/e, votre petit cousin ou même votre maman

HD Been Dope À peine 20 ans, une dégaine d'adolescent et il est pourtant l'un des poids lourds de la scène hip-hop new-yorkaise. Lui, c'est HD Been Dope, adulé par la critique et par ses confrères depuis sa première mixtape, sortie à 16 ans seulement. Avec son flow calé sur des instrumentaux très 90's, le jeune MC veut aller chercher ce qui se faisait de meilleur pendant l'âge d'or du rap de la Big Apple. Pour le moderniser, le modeler à sa sauce et en faire de l'unique. Au Périscope le jeudi 22 septembre Ibrahima Cissokho Cet inépuisable Sénégalais chante en anglais, en wolof et en mandingue, comme pour transcender les frontières du monde. Influencé par les musiques traditionnelles sénégalaises aussi bien que par toutes les musiques qui ont un jour croisé sa route (jazz, salsa, rock), Ibrahima Cissokho livre à ses auditeurs une musique que l'on pourrait bien qualifier "d'autour du monde" tant ses prestations sont des invitations à l'ouverture. Au Périscope le jeudi

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Oxmo Puccino : la force tranquille

MUSIQUES | C’est, avec Rocé, l’une des plumes les plus acérées et les plus pertinentes du hip hop actuel : Oxmo Puccino est en concert au Transbordeur ce mardi 22 (...)

Sébastien Broquet | Mardi 15 mars 2016

Oxmo Puccino : la force tranquille

C’est, avec Rocé, l’une des plumes les plus acérées et les plus pertinentes du hip hop actuel : Oxmo Puccino est en concert au Transbordeur ce mardi 22 mars et assurément, c’est un show à ne pas manquer. Celui qui a débuté en 1998 avec Opéra Puccino sait manier la scène à merveille, doté d’une présence physique aussi imposante que charismatique, d’un flow tout en rondeurs mis au service de rimes affinées et de métaphores futées. S’il a débuté au sein du mythique crew Time Bomb, c’est en 2006 qu’il met loin derrière la concurrence, avec Lipopette Bar, album concept enregistré en compagnie d’un groupe formé pour l’occasion : The Jazzbastards. Influencé jazz et film noir, ce disque l’emmène loin vers un univers qu’il occupe en solitaire et continue d’approfondir aujourd’hui, où ses talents de conteur du quotidien (Pam Pa Nam) se mêlent à un feeling très Ascenseur pour l’échafaud - pas un hasard s’il collabore avec les trompettistes Ibrahim Maalouf (l’an dernier) ou Erik Truffaz (récemment). La force tranquille. SB

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Un best of Bresson par Jean Douchet

ECRANS | On mesure souvent l’importance d’un cinéaste au nombre de ses congénères qui se sont revendiqués de lui ; dans le cas de Robert Bresson, la liste (...)

Christophe Chabert | Mardi 7 avril 2015

Un best of Bresson par Jean Douchet

On mesure souvent l’importance d’un cinéaste au nombre de ses congénères qui se sont revendiqués de lui ; dans le cas de Robert Bresson, la liste semble ne jamais pouvoir être close, le "bressonisme" étant devenu un des écueils du cinéma d’auteur mondial. Certes, il a connu des mutations — en Autriche du côté d’Haneke, en Finlande avec Kaurismaki… — qui ont elles-mêmes donné naissance à une troisième génération de cinéastes bressoniens, encore plus affranchis des dogmes du maître. Mais comme dans l’histoire de l’art hegelienne, le canon bressonien est en constante évolution vers une synthèse encore à venir… En attendant, l’Institut Lumière et le vénérable Jean Douchet proposent de revenir aux sources de Bresson avec un week-end et quatre films. Pas de risque : plutôt que de s’aventurer vers les discutables Le Diable probablement ou L’Argent, ce sont bien les quatre classiques du cinéaste qui seront montrés aux spectateurs : Pickpocket, Le Procès de Jeanne d’Arc, Mouchette et Un condamné à mort s’est échappé. Quatre films majeurs et foudroyants qui mettent aussi à mal certaines idées reçues concernant Bress

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Grands brûlés

MUSIQUES | Depuis une quinzaine d'années qu'elle gronde (ses pairs rappeurs, les autorités), La Rumeur a été sujette à bien des flatteries de la part des commentateurs (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 19 octobre 2012

Grands brûlés

Depuis une quinzaine d'années qu'elle gronde (ses pairs rappeurs, les autorités), La Rumeur a été sujette à bien des flatteries de la part des commentateurs musicaux. Ici comme ailleurs, on a salué l'intransigeance de ses propos, le punch de ses productions, l'intensité de ses prises de paroles, sa constance, son mordant, sa combativité, sa jugeote, son intégrité... Mais le plus beau compliment qu'elle ait reçu, c'est la Cour de cassation qui le lui a adressé lorsque, au tout début de l'été 2010, elle a estimé que ses propos ne relevaient pas de la diffamation mais participaient au débat d'idées, mettant un terme à huit ans de lutte judiciaire contre le très chatouilleux Ministère de l'Intérieur. Une décision de justice qui n'a, c'est heureux, en rien entamé le mojo du groupe, attendu au Kao mercredi 24 octobre : son quatrième album, Tout brûle déjà, bien qu'il accuse par moments le poids des années (difficile, arrivé à quarante piges, d'éviter la redite) et de l'hyperactivité de ses auteurs (Hamé et Ekoué, les plus visibles, ont notamment réalisé le téléfilm De l'encre, présenté par ailleurs cette semaine au Comœdia), met la p

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À base de hip-hopopop

MUSIQUES | Hip hop / Pas besoin de s'appeler Olivier Cachin (le spécialiste français du rap, qui, pour l'anecdote, a fait ses premières armes chez Picsou Magazine) (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 30 mars 2012

À base de hip-hopopop

Hip hop / Pas besoin de s'appeler Olivier Cachin (le spécialiste français du rap, qui, pour l'anecdote, a fait ses premières armes chez Picsou Magazine) pour savoir que les cultures dites urbaines doivent leur essor à l'esprit de compétition, voire de confrontation, qui anime leurs ambassadeurs. L'une des grandes forces de L'Original Festival, vitrine annuelle desdites cultures, est justement de n'avoir depuis sa création jamais perdu du vue cette donnée, là où d'autres courent après la respectabilité avec l'avidité d'un présidentiable en mal de signatures. Un œil sur sa programmation musicale, en forme de choc des générations, suffit à en prendre conscience. Côté vieille garde, les immanquables se nomment Mash Out Posse, B-boys de la Côte Est à la proverbiale agressivité, Ali Shaheed, Dj des pionniers de l'anti-bling-bling A Tribe Called Quest, ou encore IAM, qui furent à NTM ce que Oasis fut à Blur (de très convaincants dauphins). Ce sont toutefois leurs héritiers qui se fen

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L'Original à découvert

MUSIQUES | Après avoir été dévoilée au compte-gouttes sans tambour, ni trompette (normal c'est du hip-hop), la programmation de l'Original Festival, qui se déroulera du 5 au 9 avril est enfin complète. Stéphane Duchêne

Christophe Chabert | Lundi 27 février 2012

L'Original à découvert

C'est sans doute la première information à retenir : cette année c'est DJ Fab (Hip Hop Résistance, Underground Explorer, La Caution) qui succède au graffeur Mode2 en tant qu'artiste associé (un synonyme ronflant et donc plus classe de «parrain»). On connaissait donc déjà certains noms de tête d'affiche d'une édition qui s'annonce dans les grandes lignes plutôt mainstream tout en brassant les générations (Orelsan, IAM, Oxmo Puccino, Youssoupha, Sefyu et les petits prodiges de 1995) mais qui accueillera également Ali Shaheed d'A Tribe Called Quest, l'un des plus nobles représentants de l'histoire du hip-hop. Entre «Matinales» (projection du film Les Lascars ou brunch hip-hop, une expérience à ne sûrement pas manquer), « Spéciales » (projection du film De l'Encre d'Hamé et Ekoué, vernissages et inaugurations diverses, concert acoustique d'Oxmo Puccino), «Nocturnes» en tout genre (dont un DJ set d'Ali Shaheed à la Plateforme), l'Original multiplie les

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Les rendez-vous de la création contemporaine #91

ARTS | Podcast / De passage à Lyon pour une conférence à l’école des Beaux-arts, Clément Rodzielski a accepté de répondre à quelques questions concernant son travail. Gwilherm Perthuis s’intéresse à l’ouvrage ‘Ecorces’ de Georges Didi-Huberman; Michel Nurisdany part en Hongrie et évoque la situation de l’art et ses rencontres artistiques.

Dorotée Aznar | Mercredi 4 janvier 2012

Les rendez-vous de la création contemporaine #91

Date de première diffusion:  4 Janvier 2012Emission n°91Durée: 30’52 minInvité: Clément Rodzielski, artiste. Contenu: De passage à Lyon pour une conférence à l’école des Beaux-arts, Clément Rodzielski a accepté de répondre à quelques questions concernant son travail. Il s’agit d’une opportunité de découvrir la démarche d”un artiste qui agit loin de la facilité.   Chroniques: Gwilherm Perthuis s’intéresse à l’ouvrage ‘Ecorces’ de Georges Didi-Huberman; Michel Nurisdany part en Hongrie et évoque la situation de l’art et ses rencontres artistiques. Liens utiles: Site web de la galerie française de C. Rodzielski, la galerie Chantal Crousel. Retrouvez également : le blog des rendez-vous de la création contemporaine 

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Un groupe d’enfer

MUSIQUES | Rock / The Black Heart Procession, voilà sans doute le groupe à aller voir pour clore son année musicale. Car The Black Heart Procession est un groupe de (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 11 décembre 2009

Un groupe d’enfer

Rock / The Black Heart Procession, voilà sans doute le groupe à aller voir pour clore son année musicale. Car The Black Heart Procession est un groupe de saison, chez eux l’hiver dure toute l’année, et la nuit toute la journée. Ce qui pourra surprendre de la part d’un groupe originaire d’une ville – San Diego – où l’on passe généralement Noël en tong. Mais chez eux, point d’inclination au tube de l’été ou d’éloge du printemps. Point d’ambition d’agiter les corps avant usage. Longue déambulation aux accents gravissimes, le dernier, et magnifique, album de The Black Heart Procession, intitulé "Six", pourrait même carrément être la bande son de "La Route" – la vraie étant l’œuvre de Nick Cave –, le film adapté du chef d’œuvre post-apocalyptique de Cormac McCarthy. Et si le groupe est revenu au décompte chiffré de ses albums comme pour les trois premiers, "I", "II" et "III", ce n’est pas tant pour se simplifier la vie que pour s’amuser sans rire des possibilités démoniaques du chiffre 6. Croix à l’envers sur la pochette, triple «six» mal effacé, le clin d’œil au chiffre de la bête n’est pas fortuit, nous sommes ici en enfer. Sauf que dans cet enfer mid-tempo, bien plus enthousiasmant q

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