Le Temple retrouvé

MUSIQUES | En ouverture de sa saison 2, le PB Live accueillera la rencontre soyeuse entre le violoncelliste polymorphe Vincent Segal et l'Anglo-italien aux semelles de vent et à la voix de velours Piers Faccini. Le projet pour nom "Songs of Lost time". On gagne pourtant bien plus que son temps à se pencher dessus. Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Mardi 23 septembre 2014

On dit parfois qu'il n'y a pas de hasard. On peut pourtant jurer que nous ne l'avons pas fait exprès, même à ceux qui pensent que le Petit Bulletin et Rain Dog Productions ont choisi d'ouvrir chaque saison du PB Live (bon, nous n'en sommes qu'à la deuxième, les conclusions sont peut-être hâtives) par un duo d'artistes franco-apatrides baladant le désormais classique violoncelle-voix sur des esthétiques vouées à faire le tour du Monde, de ses musiques et de ses langues. Et qui va même jusqu'à nous servir aussi un morceau en créole. C'est vrai, on le reconnaît à bien des égards, ce projet entre un chanteur polyglotte (également guitariste, voilà une nuance de taille) et un violoncelliste multi-tâche à la culture musicale dépliable à l'infini pourra rappeler le "Birds on a Wire" de Rosemary Standley et Dom La Nena que nous vous avions présenté en ouverture de ce que nous appellerons la saison 1 du PB Live. Et oui, quelle meilleure façon d'ouvrir cette saison deux que par un écho fut-il lointain de ce premier rendez-vous inoubliable ?

 

Chanson multilingue

Mieux, là encore, le duo d'amis de longue date, qui a publié le 25 août un album fait de reprises – exercice adoré de Piers Faccini qui, en plus de son Dogs & Wolves, avait livré l'an dernier un recueil auto-produit de reprises de ses chansons préférées – et de chansons originales, se produira dans un lieu qui semble avoir été bâti pour accueillir cette musique entre recueillement et célébration, tradition et transgression des règles. Après la Chapelle de la Trinité pour les deux jeunes femmes l'an dernier, ce sera, pour le chanteur anglo-italien et la moitié de Bumcello, le Temple Lanterne. Un lieu tout aussi singulier mais tout en retenue protestante – où s'était produit, lors d'une prestation d'une belle douceur, le Suédois Peter Von Poehl... avec un violoncelliste.

Magiquement intemporels et mélancoliques sur disque – au croisement de la chanson multilingue (allemand, anglais, italien...), du folk parfois médiéval, du blues et des musiques du monde – tout porte à croire que les titres de Songs of Lost Time se loveront dans ces murs bien au-delà de la durée de ce concert exceptionnel. Et qu'en fait de temps perdu, il s'agira plutôt pour le spectateur de temps retrouvé. En attendant la suite de notre programmation, dont vous devriez avoir rapidement des nouvelles.

Piers Faccini & Vincent Segal
Au Temple Lanterne, vendredi 28 novembre


PB live - Piers Faccini et Vincent Segal


Temple Lanterne 10 rue Lanterne Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Piers Faccini : « assumer un aspect hybride dans mon travail »

Folk | En mini-tournée quelques mois après la sortie de son dernier EP, quatrième volet de la collection folk "Hear my Voice" édité par son label, Piers Faccini passe une fois encore par le Temple Lanterne pour un concert acoustique. L'occasion pour lui de nous entretenir de cette collection, de son label et plus largement, de sa vision de l'indépendance artistique et économique à l'ère de la dématérialisation de la musique. Où il est question de musiques traditionnelles, des Cévennes, d'amour de l'artisanat et d'acoustique.

Stéphane Duchêne | Vendredi 28 février 2020

Piers Faccini : « assumer un aspect hybride dans mon travail »

Quel est la genèse de Hear my Voice, cette collection d'EP dont vous venez de livrer vous-même le quatrième volet sur votre propre label Beating Drum ? Piers Faccini : Quand j'ai voulu créer Beating Drum, c'était d'abord un choix d'émancipation artistique absolue sur mes propres projets et puis je me suis dit que si je croisais au hasard de mes collaborations, des gens intéressants, des projets ou des artistes qui évoluent sous le radar et n'ont pas une grande visibilité, Beating Drum pouvait avoir vocation à les aide à faire un premier pas sinon vers la notoriété du moins vers leur public. Et plutôt que de faire un album – ce qui est un investissement important parce qu'on peut travailler deux ans sur un disque qui aura une fenêtre d'une dizaine de jours pour accrocher les médias, la radio – j'ai pensé à créer une collection regroupant ces artistes dans une certaine esthétique et sous un format d'EP 4-titres. Nous en avions sorti trois

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Piers Faccini de retour au Temple Lanterne

À venir | Habitué des scènes lyonnaises pas comme les autres et déjà vu en ce lieu pour un Petit Bulletin Live en novembre 2014, et en d'autres occasions, le chanteur (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 26 novembre 2019

Piers Faccini de retour au Temple Lanterne

Habitué des scènes lyonnaises pas comme les autres et déjà vu en ce lieu pour un Petit Bulletin Live en novembre 2014, et en d'autres occasions, le chanteur et songwriter Piers Faccini annonce son retour en le très intimiste Temple Lanterne. Où en trio, accompagné du violon d'Anne Gouverneur et du violoncelle de Maeva Le Berre, l'italo-anglo-cévennol livrera de ces bouleversantes versions acoustiques dont il a le secret lorsqu'il s'agit de revisiter son répertoire ouvert aux influences de tous les folklores. Et sans doute des extraits de son récent EP dans la collection Hear My Voice lancée il y a quelques mois par son label, Beating Drum, comme de son futur album pour lequel il faudra patienter jusqu'en novembre prochain. Communion prévue le 6 mars prochain à 20h30.

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Vincent Segal fait salon

Nuits de Fourvière | En ouverture classieuse des Salons de musique proposés par les Nuits de Fourvière, le maître violoncelliste Vincent Segal et le label No Format unissent leurs talents à l'Odéon pour célébrer leur conception de la musique pas comme les autres, friande de rencontres et d'épure.

Stéphane Duchêne | Mardi 18 juin 2019

Vincent Segal fait salon

D'une pierre deux coups, d'un concert deux rêves, c'est ce que réalisent cette année les Nuits de Fourvière en inauguration de ces Salons de musique, qui du 23 juin au 11 juillet offriront comme un genre de programmation parallèle au festival, entre l'Odéon, la Salle Molière et l'Opéra de Lyon. D'abord, il s'agissait d'exaucer le désir du violoncelliste protée Vincent Segal (révélé avec Bumcello et capable d'accompagner Enrico Macias et Susheela Raman, M et Mayra Andrade, Blackalicious et Agnès Jaoui) de proposer un autre genre de performance que celles régulièrement livrées par lui entre les marches des deux théâtres antiques, autour de quelques amis musiciens échangistes et sans amplification. Un salon de musique en somme. Ensuite, pourquoi pas en profiter pour fêter ainsi en grande pompe mais en toute modestie, les quinze ans du label No Format, fondé en 2004 par Laurent Bizot, défenseur des musiques singulières, immatures, métissées et improvisées, qui accueillit les premiers pas en piano solo de Gonzales,

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Petit Bulletin Live : Thomas Dybdahl en 15 clips

MUSIQUES | En Petit Bulletin Live à la Comédie Odéon le 21 mai, Thomas Dybdahl, c'est 15 ans d'une impeccable carrière et de morceaux à frémir. En 15 clips ou sessions live, 15 morceaux piochés au long de la riche discographie du songwriter norvégien, nous vous faisons revivre ces 15 ans en guise d'amuse-bouche (ou oreille) en attendant le moment de vérité en live.

Stéphane Duchêne | Vendredi 19 mai 2017

Petit Bulletin Live : Thomas Dybdahl en 15 clips

Love's lost – That Great October Sound (2002) Adelaïde – That Great October Sound (2002) From Grace – That Great October Sound (2002) Tomorrow stays the same – That Great October Sound (2002) Cecilia – Stray Dogs (2003) Less Morale & More Caffeine – Stray Dogs (2003)

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Joe Bel en ouverture de Thomas Dybdahl à la Comédie Odéon

Petit Bulletin Live | C'est la Lyonnaise Joe Bel qui ouvrira le 21 mai pour le Norvégien Thomas Dybdahl lors du Petit Bulletin Live qui se tiendra à la Comédie Odéon. De retour du (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 28 mars 2017

Joe Bel en ouverture de Thomas Dybdahl à la Comédie Odéon

C'est la Lyonnaise Joe Bel qui ouvrira le 21 mai pour le Norvégien Thomas Dybdahl lors du Petit Bulletin Live qui se tiendra à la Comédie Odéon. De retour du Canada, où elle vient d'enregistrer son premier album attendu de pied ferme, la chanteuse-auteure-compositrice soul-folk au groove unique nous fera le cadeau de se produire pour la première fois en solo depuis un bon moment. Une raison de plus d'arriver à l'heure, à 19h tapantes et même avant.

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Chris Thile : « le secret réside dans de petites idées »

3 questions à... | Vous êtes considéré comme un virtuose de la mandoline particulièrement précoce : vous avez joué pour Bill Monroe à 11 ans, fondé Nickel Creek à 8, sorti votre (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 9 mars 2017

Chris Thile : « le secret réside dans de petites idées »

Vous êtes considéré comme un virtuose de la mandoline particulièrement précoce : vous avez joué pour Bill Monroe à 11 ans, fondé Nickel Creek à 8, sorti votre premier album à 13, remporté un Grammy à 15, et quatre Grammy en tout, Garrison Keillor dit de vous que vous êtes le meilleur musicien bluegrass de votre génération... Comment un enfant puis un jeune homme tel que vous se débrouille avec tout cela sans jamais être blasé ? Chris Thile : Je n'aurais jamais imaginé tout ce qui a pu m'arriver en tant que musicien. Rencontrer un tel succès avec une simple mandoline, devenir l'animateur du show radio A Prairie Home Companion, par exemple. Jouer pour les gens, partager de la musique avec eux, faire des concerts à l'autre bout du monde ou presque, venir jouer ici en France, c'est comme un rêve devenu réalité, quelque chose que je n'aurais pu croire il n'y a encore pas si longtemps. Mais pour être tout à fait honnête, je pense que je suis davantage surpris par tout cela en tant qu'adulte que j'aurais pu l'être enfant. À l'époque, j'étais sans doute un petit garçon un peu arrogant (rires). Mes parents me répétant sans cesse qu'il n'y

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Ainsi soit Thile !

PB Live | Prodige précoce de la mandoline et du bluegrass, compositeur hors-pair et touche-à-tout brillant dans l'art de la reprise décalée (Bach, les Strokes, Radiohead...) l'Américain Chris Thile viendra, lors d'un PB Live aux Subsistances, faire étalage de sa virtuosité et de son enthousiasme aux commandes d'un instrument pas comme les autres.

Stéphane Duchêne | Jeudi 9 mars 2017

Ainsi soit Thile !

C'est une histoire de précocité, de virtuosité et de singularité comme on en voit peu. L'une de ces fables, pourtant bien réelle, dont les Américains ont non seulement le secret mais aussi le goût. L'histoire d'un enfant que ses parents emmènent chaque samedi ou presque dans une pizzeria californienne, That Pizza Place, où l'on joue du bluegrass, ce pilier de la musique traditionnelle américaine des Appalaches, mélange de blues et de musique traditionnelle anglo-irlandaise. Un bambin pas plus grand que la Margharita qu'il essaie de bâfrer, qui tombe inexplicablement en amour pour l'un des instruments incontournables de cette discipline : la mandoline, petite chose étriquée dont il faut bien du talent pour tirer autre chose qu'un simple accompagnement, ou des cling-cling grinçants. « En réalité, concède Thile, ce n'était pas tant l'instrument en lui-même. J'étais surtout fasciné par le type qui en jouait, John Moore, un musicien remarquable et très drôle. Pour le tout petit garçon que j'étais – à vrai dire, j'étais encore quasiment un bébé – c'était tellement cool à voir. » Imagine-t-on

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Thomas Dybdahl en Petit Bulletin Live

PB Live | Découvert en 2002 avec un chef d'œuvre notoirement passé sous le radar, ...That Great October Sound, qu'ouvrait un titre lourd de sens, From Grace, voilà 15 (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 15 février 2017

Thomas Dybdahl en Petit Bulletin Live

Découvert en 2002 avec un chef d'œuvre notoirement passé sous le radar, ...That Great October Sound, qu'ouvrait un titre lourd de sens, From Grace, voilà 15 ans que Thomas Dybdahl, véritable star en Norvège, nommé aux Grammys US en 2013, régale ses fans de sa folk-soul vaporeuse. Six albums plus tard, tous n°1 en Norvège, ce songwriter de velours dont l'héritage va de Nick Drake à Jeff Buckley n'a rien perdu de son génie mélancolique et aventureux. Rare dans nos contrées, Thomas Dybdahl nous fera l'honneur de venir distiller en solo un peu de sa grâce unique et de son dernier album en date, The Great Plains, lors d'un Petit Bulletin Live à la Comédie Odéon le 21 mai. Mise en vente ce mercredi 15 février.

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Piers Faccini, insulaire mais ouvert

Folk | Cosmopolite et polyglotte, Piers Faccini revient avec I dreamed an island, un album destiné aux citoyens du monde. Pour le présenter au public lyonnais, le chanteur sera accompagné d'un violoniste de renom.

Gabriel Cnudde | Mardi 15 novembre 2016

Piers Faccini, insulaire mais ouvert

Né en Angleterre d'un père italien et d'une mère anglaise, éduqué entre la France et l'Italie et devenu adulte par le biais de ses innombrables voyages, Piers Faccini, à défaut de faire de la musique du monde, est un musicien du monde. Avec I dreamed an island, son sixième album studio, le songwriter poursuit la description cosmopolite du monde dans lequel il évolue, y ajoutant cette fois une touche militante explicite. Adepte du multi-linguisme depuis Between Dogs and Wolves (2013), Piers Faccini chante en anglais, en français mais aussi en arabe et en italien. Plus qu'une simple question de sonorités, cette ouverture fait directement référence au nom de ce nouvel opus. L'île dont rêve le chanteur est une copie de la Sicile du douzième siècle où cohabitaient pacifiquement des peuples de cultures occidentale, byzantine et islamique. Musicalement, ce multi-culturalisme propre à l'artiste se traduit par un folk épuré où la guitare se transforme tantôt en kora, tantôt en

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Chris Thile, le virtuose de la mandoline

Prochain PB Live | Les PB Live, ce sont ces concerts un brin décalés que nous aimons partager avec vous, conçus avec nos amis de Rain Dog Productions, en des lieux peu visités et avec des artistes qui nous fascinent, mais encore peu mis en lumière. Voici le prochain.

Sébastien Broquet | Mercredi 2 novembre 2016

Chris Thile, le virtuose de la mandoline

Chris Thile a dépoussiéré la mandoline, instrument dont il est le plus solide représentant sur la planète. Réputé pour ses interprétations de Bach, celui qui est aussi chanteur des Punch Brothers promène sa mandoline dans un répertoire allant du baroque à la country, du rock aux musiques contemporaines ; chacun de ses récitals se transforme en un événement imprévisible où peuvent se croiser Bach, Radiohead et Johnny Cash. Véritable institution aux USA, où il anime à la radio le culte programme A Prairie Home Companion, Chris Thile est aussi un musicien demandé par les plus grands, de Yo-Yo Ma à Brad Mehldau, en passant par Bela Fleck et Hilary Hahn. Chris Thile Aux Subsistances le 16 mars 2017

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Chris Thile en PB Live

Plus Loin | Virtuose de la mandoline, Chris Thile a dépoussiéré cet instrument dont il est le plus solide représentant sur la planète. Véritable institution aux USA, il (...)

Sébastien Broquet | Mardi 4 octobre 2016

Chris Thile en PB Live

Virtuose de la mandoline, Chris Thile a dépoussiéré cet instrument dont il est le plus solide représentant sur la planète. Véritable institution aux USA, il promène sa mandoline dans un répertoire allant du baroque à la country, du rock aux musiques contemporaines ; chacun de ses récitals se transforme en un événement imprévisible où peuvent se croiser Bach, Radiohead et Johnny Cash : nous l'invitons en PB Live, le 16 mars 2017, aux Subsistances. La billetterie est ouverte.

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Terry Riley prend un ticket pour l'Africa Express

Nuits de Fourvière | Terry Riley est une figure de la musique minimaliste dont l'œuvre emblématique reste sans aucun doute la transcendante pièce In C, composée en 1964 en (...)

Sébastien Broquet | Mardi 21 juin 2016

Terry Riley prend un ticket pour l'Africa Express

Terry Riley est une figure de la musique minimaliste dont l'œuvre emblématique reste sans aucun doute la transcendante pièce In C, composée en 1964 en Californie et régulièrement interprétée depuis. Écrite pour 35 musiciens, potentiellement plus ou moins, elle est particulière dans le sens où elle laisse une grande liberté d'improvisation : elle est composée de 53 motifs qui doivent être joués dans l'ordre et répétés par tous les interprètes, mais ces derniers choisissent le nombre de fois où ils répètent chacun des phrasés, et ils doivent parfois s'interrompre pour écouter l'ensemble avant de reprendre. De plus, tous les instruments sont les bienvenus. Comme une impression d'infini, d'état onirique après des heures dans un train lancé au mitan de paysages inconnus, qui influença grandement le krautrock (cf. le E2-E4 de Manuel Göttsching). À la lecture de cette introduction, l'on saisit aisément tout l'intérêt du voyage effectué sur le continent africain par cette pièce historique : comme un retour aux sources de la m

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Pedro Soler & Gaspar Claus pour ouvrir la prochaine saison

PB Live | Dialogue empreint de finesse entre un père et son garçon, noué autour du flamenco, la rencontre musicale entre le guitariste Pedro Soler et son fils le (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 18 mai 2016

Pedro Soler & Gaspar Claus pour ouvrir la prochaine saison

Dialogue empreint de finesse entre un père et son garçon, noué autour du flamenco, la rencontre musicale entre le guitariste Pedro Soler et son fils le violoncelliste Gaspar Claus tisse avec subtilité et virtuosité des liens entre l’Andalousie et les musiques improvisées : un voyage onirique, pur moment de joie nomade que l'on pourra savourer en PB Live la saison prochaine. Ce sera le mercredi 9 novembre, dans un cadre soigné : le Temple Lanterne, dans le 1er arrondissement. Les deux protégés du label Infiné (Bachar Mal-Khalifé, Rone, Clara Moto...) trouveront là un écrin à leur juste mesure pour dévoiler les merveilles de leur dernier album récemment paru, Al Viento, poursuivant ces échanges de cordes familiaux entamés dès 2011 avec Barlande, à l'initiative du fils, alors enregistré à New York.

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The Apartments en aparté

Pop | Génie au destin contrarié et tragique, tiré d'une retraite que l'on pensait définitive par une poignée de fans français, Peter Milton Walsh aka The Apartments vient se livrer sur scène en trio acoustique.

Stéphane Duchêne | Mardi 19 avril 2016

The Apartments en aparté

« Une vie pleine d'adieux », A Life full of Farewells (1995) resta longtemps le dernier album de The Apartments — on met volontairement Apart (1997) à part —, celui avec lequel de fidèles fans firent leur deuil d'un "groupe" depuis longtemps porté par le seul Peter Milton Walsh, songwriter australien au nom et manières de poète dandy romantique anglais et à la carrière ad hoc : un Paradis perdu d'avance. Entre fulgurances musicales, coups d'arrêts, ruptures, dépressions et coups du sort, Peter Milton Walsh n'a jamais eu le loisir de récolter la gloire connue à divers degrés par ses amis The Saints, The Go-Betweens (dont il fut un temps le quatrième membre), Mick Harvey ou Nick Cave. Mais en voulait-il vraiment ? « J'ai peut-être eu l'envie, il y a un siècle, quand j'avais 18 ans à Brisbane, de devenir la plus grande rock star du monde, rigole-t-il, mais tout a déraillé si vite... La musique n'est pas qu'une activité spirituelle, c'est aussi une discipline et un business : écrire, enregistrer, répéter, faire de la promo, tourner, et recommencer avec un autre disque, je n'ai jamais été très doué pour ça. » Qui plus

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Un festival de Kahane

MUSIQUES | Jeudi soir 24 mars, c'est Gabriel Kahane, petit génie new-yorkais inconnu qui a continué, accompagné du Quatuor Debussy, l'année 2016 des Petit Bulletin Live, concoctés par Rain Dog Productions. Dans le Hangar des Subsistances, empli d'un public captivé, le musicien protéiforme a livré une prestation impressionnante de variété, de maîtrise et de décontraction qui ne devraient pas faire oublier l'essentiel : l'émotion transmise à un public qui dans sa grande majorité l'entendait pour la première fois. Et sûrement pas la dernière.

Stéphane Duchêne | Mardi 29 mars 2016

Un festival de Kahane

« Espiègle génie de la pop. » C'est avec tout l'attirail charrié par les mots dithyrambiques de Time Out New York que Gabriel Kahane s'est présenté, ce jeudi 24 mars au soir, dans le Hangar des Subsistances pour son Petit Bulletin Live. Espiègle étant sans doute le terme qui l'emporta et Dieu sait si le génie et la pop furent au rendez-vous. Accompagné du Quatuor Debussy qui officiait hier pour la troisième fois d'affilée dans ces concerts très spéciaux après une double prestation aux côtés de Yael Naïm, le petit new-yorkais semblait particulièrement détendu pour ne pas dire carrément laid-back en dépit d'un problème de pédales d'effet qui n'eut pas l'heur de le perturber beaucoup. Pédagogue et bilingue, s'amusant beaucoup de l'usage (excellent mais pudique et plein d'autodérision) qu'il fait de la langue française, visiblement heureux comme un gosse dans un magasin de bonbons, Gabriel Kahane avait à cœur d'expliquer à coups d'intermèdes parlés le propos de son album The Ambassador qu'il venait présenter en tout premier lieu à un public aux trois-quarts novice à son sujet. Mais que l'on ne s'y trompe pas, si Gabriel Kahane est semble-t

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Gabriel Kahane : « Trouver le meilleur moyen de raconter une histoire »

MUSIQUES | Aussi à l'aise en balade folk qu'en musique de chambre, Gabriel Kahane, nouveau petit génie de la pépinière pop de Brooklyn, saute moins les barrières des genres musicaux qu'il ne les évite avec grâce. The Ambassador, son album consacré à l'histoire et à la géographie... de Los Angeles, sa ville natale, laisse ainsi ses talents multiples de compositeur, conteur et arrangeur exploser à la face de l'auditeur. En attendant de se présenter aux Subsistances le 24 mars en Petit Bulletin Live avec le Quatuor Debussy, l'intéressé s'est livré à une longue explication de textes.

Stéphane Duchêne | Vendredi 18 mars 2016

Gabriel Kahane : « Trouver le meilleur moyen de raconter une histoire »

Quand Philip Glass [prince de la musique répétitive et/ou minimaliste mais pas que NDLR] a commencé à sortir de son pré-carré expérimental pour se tourner vers des esthétiques plus pop, il a beaucoup été critiqué. Aujourd'hui, les choses sont très différentes. La génération musicale dont vous êtes issu, on pense à Nico Muhly, Sufjan Stevens, Ellis Ludwig-Leone de San Fermin, Bryce Dessner de The National – souvent élevés dans l'académie musicale, diplômés de formation classique – semble absolument attachée à briser les barrières entre les genres, composant indifféremment de la pop qui ressemble à de la musique de chambre, du folk, des ballets. On apprend, quand on lit vos interviews, que cette question du genre vous indiffère totalement pour ne pas dire qu'elle vous agace beaucoup. Gabriel Kahane : Absolument. L'obsession du genre à notre époque est le produit d'une vision étroite des choses. Jusqu'à l'avant-guerre, avant cette espèce de décollage de l'académisme musical, nous avons au moins trois siècles pendant lesquels les compositeurs que l'on qualifiera de classique étaient vraiment engagés sur le terrain de la musique vernaculaire et de la musique f

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L'esprit de Kahane

MUSIQUES | Virtuose aux talents multiples comme New York en a produit de bien beaux ces derniers temps, compositeur — au sens classique du terme — songwriter, storyteller, Gabriel Kahane est surtout un génie, d'une grande humilité, de la variation sur un même thème. Il le prouve sur le sublime album The Ambassador, dédié aux mystères de Los Angeles, que ce caméléon vient nous présenter en PB Live.

Stéphane Duchêne | Jeudi 31 mars 2016

L'esprit de Kahane

Dans L'Esprit de Caïn, un film mineur de Brian de Palma, le Dr Carter Nix, psychiatre et fils de psychiatre, a développé au cours de son enfance des personnalités multiples qui reviennent le hanter. Il est à la fois Carter mais aussi Josh, un garçon apeuré, Margot, et surtout Caïn, son double maléfique. Un trouble de la personnalité, certes musicale, c'est toujours ce que nous évoque cette scène new-yorkaise (Nico Muhly, Sufjan Stevens, Bryce Dessner de The National). Élevés au grain de la formation académique et de l'expérimentation tout autant qu'exposés à l'ère du temps pop, tout se passe comme si chacun d'eux, pris de schizophrénie, avait développé un "monstre" intérieur à plusieurs têtes qu'il faudrait nourrir par tous les moyens : ballet le lundi, pièce de danse le mardi, tube pop le mercredi, morceau de chambre le jeudi, concert acoustique le vendredi et avec orchestre le samedi. À bout de genre Cet Esprit de Caïn c'est aussi un peu l'Esprit de Kahane. Gabriel de son prénom. Moins connu dans nos contrées, cet autre new-yorkais ne déroge guère à la description que l'on vient de faire de ses amis. Alliant avec la m

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The Apartments en PB Live

MUSIQUES | On en n'avait même pas rêvé, Rain Dog Prod l'a fait : un PB Live avec les mythiques Apartments de Peter Milton Walsh, (vrai-faux) groupe australien à (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 4 février 2016

The Apartments en PB Live

On en n'avait même pas rêvé, Rain Dog Prod l'a fait : un PB Live avec les mythiques Apartments de Peter Milton Walsh, (vrai-faux) groupe australien à la trajectoire sinueuse et aux albums indispensables (Drift, The Evening Visits..., A Life Full of Farewell) qui ont marqué l'histoire de l'indie pop à coups de tubes délicats et d'arrangements soyeux. Les fans vont venir de loin pour assister à ce moment historique, sis le 26 avril au Marché Gare. Places en vente dès ce vendredi 5 février via les réseaux habituels.

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PB Live : Gabriel Kahane, un prodige pop aux Subsistances

MUSIQUES | Au sein de la (de plus en plus) grande famille de ces jeunes musiciens nourris de classicisme et de Philipglassisme qui aiment venir caresser la pop (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 9 décembre 2015

PB Live : Gabriel Kahane, un prodige pop aux Subsistances

Au sein de la (de plus en plus) grande famille de ces jeunes musiciens nourris de classicisme et de Philipglassisme qui aiment venir caresser la pop de leur génie savant (Sufjan Stevens, Nico Muhly, Ellis Ludwig-Leone de San Fermin, Bryce Dessner de The National), Gabriel Kahane fait figure de nouvelle sensation. Nouvelle, car sa réputation commence doucement mais sûrement à franchir l'Atlantique. Sensation parce qu'il se dégage de sa musique quelque chose d'atmosphérique qui doit autant à la musique de chambre qu'au jazz, au néo-classique qu'au crooning, aux traditionals qu'à la sophistication du high concept (un album inspiré par le site de petites annonces Craigslist, un autre par la topographie de Los Angeles). Puisque Kahane nous fait l'honneur de visiter la France depuis Brooklyn et avant qu'on ne nous le pique définitivement, l'occasion était trop bonne d'en faire un PB Live exceptionnel à plusieurs titres : d'abord parce qu'il se produira aux Subsistances (une première pour un PB Live), le 24 mars prochain, ensuite parce que ce collaborateur régulier du Kronos Quartet sera accompagn

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Yael Naim : c'est complet, mais...

MUSIQUES | Il y a peu, nous avions le regret de vous annoncer l'annulation du PB Live de San Fermin – le groupe ayant choisi de prendre ses distances (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 25 novembre 2015

Yael Naim : c'est complet, mais...

Il y a peu, nous avions le regret de vous annoncer l'annulation du PB Live de San Fermin – le groupe ayant choisi de prendre ses distances avec le climat menaçant qui est le nôtre en ce moment. Cette fois, nous avons le plaisir de vous faire savoir que celui scellant les retrouvailles de Yael Naim et du Quatuor Debussy le 30 janvier à la Chapelle de la Trinité est complet. Pour la peine, ils remettront le couvert le lendemain, le 31 donc, au même endroit. Au figuré hein ! http://www.petit-bulletin.fr/live/yael-naim.html

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«La musique de Glass : une invitation à contempler» - Interview de Bruce Brubaker

MUSIQUES | Reconnu comme l'un des meilleurs interprètes de Philip Glass, le pianiste new-yorkais Bruce Brubaker a publié chez Infiné "Glass Piano", où il reprend les incontournables pour piano solo du maître de la musique dite minimaliste. Il présentera la chose au Sucre à l'occasion du premier PB Live de la saison. Explication (et interprétation) avec l'intéressé.

Stéphane Duchêne | Samedi 10 octobre 2015

«La musique de Glass : une invitation à contempler» - Interview de Bruce Brubaker

Pourquoi cette fascination pour le travail de Philip Glass ? Que représente-t-il pour un musicien tel que vous ? Bruce Brubaker : Pour moi, certains des morceaux que Philip a écrit pour le piano ouvrent un territoire d'expérience et de temps musicaux qui ne seraient tout simplement pas accessibles autrement ! Bien sûr, il y a là de jolis sons et des harmonies qui nous comblent émotionnellement mais, plus que tout, leur qualité première et d'être dans l'instant, le présent et de nous y projeter – maintenant ! Reste qu'on peut légitimement se demander à quoi bon jouer les oeuvres de Philip Glass à sa place. C'est un peu, toute proportion gardée, comme jouer du Mozart avec Mozart regardant par-dessus votre épaule. Que peut-on apporter à ces œuvres de plus que leur auteur ? Pour moi, le circuit musical complet de la “musique écrite” se décline comme suit : l'auteur de la musique, l'interprête et ensuite l'auditeur. Chacune de ces composantes est nécessaire. Quand un auteur a terminé d'écrire, son texte peut-être lu de bien des manières différentes. Il est très intéressant d'entendre un compositeur jouer sa propre musique, mai

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Bruce Brubaker, San Fermin et Yael Naim ouvrent la saison 2015/2016 des PB Live

MUSIQUES | Philip Glass joué par Bruce Brubaker au Sucre, Yael Naim qui fricote pour la quasi première fois avec le Quatuor Debussy en la Chapelle de la Trinité et le retour de San Fermin au Marché Gare : cette saison, le PB Live voit triple.

Stéphane Duchêne | Mardi 22 septembre 2015

Bruce Brubaker, San Fermin et Yael Naim ouvrent la saison 2015/2016 des PB Live

On avait laissé les Petit Bulletin Live résonner sur les dernières notes du Songs of Time Lost de Piers Faccini et Vincent Segal au Temple Lanterne en novembre dernier – ces derniers y refaisant un passage le 10 décembre. Certes, le temps fut long, mais comme l'a chanté Francis Lalanne, «on se retrouvera», et ce dès le 21 octobre. Et pas avec Francis Lalanne, c'est dire si le public est gâté. Et pas que pour une seule date, mais trois. Cette année, le PB Live, après une remise en forme, s'est converti à la tactique bien connue de Jacques Anquetil et de notre précieux et enthousiaste partenaire Rain Dog Productions :«On part à fond, on accélère au milieu et on finit au sprint.» Donc on part à fond, avec du lourd et du pointu, un bon 53x12 en langage cycliste mais qui, une fois lancé, roule tout seul : Bruce Brubaker joue Glass. Au Sucre. Parce que personne ne joue mieux Glass que Brubaker, à part peut-être Glass lui-même. On y revient de toute façon très vite. Sachez simplement que, interprétées par un tel virtuose, les études pour piano solo de Philip Glass,

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Yaël Naïm et le Quatuor Debussy en PB Live

MUSIQUES | À la faveur d'un concert d'après Fourvière au Lavoir Public, le 15 juin dernier, Yael Naïm et le Quatuor Debussy (on ne présente plus ni l'un, ni l'autre) (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 15 septembre 2015

Yaël Naïm et le Quatuor Debussy en PB Live

À la faveur d'un concert d'après Fourvière au Lavoir Public, le 15 juin dernier, Yael Naïm et le Quatuor Debussy (on ne présente plus ni l'un, ni l'autre) sont tombés en amour. D'où l'idée de prolonger cette expérience de manière plus durable, plus travaillée et surtout plus publique (la capacité du Lavoir étant ce qu'elle est). La chanteuse et le quatuor baroque se retrouveront donc le 30 janvier 2016 en la Chapelle de la Trinité pour un PB Live forcément exceptionnel (ils le sont toujours) qui revisitera avec douceur – et les arrangements du Debussy – le répertoire passé et présent de Yael. Grâce lumineuse et cordes sensibles garanties. Informations et préventes : http://www.petit-bulletin.fr/live/yael-naim.html

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Un Festival Berlioz impérial

MUSIQUES | Pas facile d’imaginer été après été un festival dédié à un même compositeur sans risquer de tourner en rond. Le Festival Berlioz réussit pourtant à surprendre avec un (...)

Philippe Yves | Mercredi 24 juin 2015

Un Festival Berlioz impérial

Pas facile d’imaginer été après été un festival dédié à un même compositeur sans risquer de tourner en rond. Le Festival Berlioz réussit pourtant à surprendre avec un programme à l’inspiration chaque fois renouvelée, grâce à une maline approche thématique. Sans oublier les tubes berlioziens tels la Symphonie fantastique, le festival nous emmène cette année sur la route Napoléon (qui relie les Alpes et la Côte d’Azur), en Corse et sous la figure impériale de… Napoléon. Bonaparte est au centre des choix musicaux des invités, dont le chef Daniel Kawka avec trois évocations napoléoniennes (Schönberg, Castérède, Honegger), ainsi que d’une création mêlant les polyphonies corses d’A Filetta et un orchestre signée Bruno Coulais. Et comme on ne saurait fêter Berlioz sans ses œuvres XXL pour masses orchestrales et chorales, le festival investira le Théâtre antique de Vienne pour une nuit autour du monumental Te Deum dirigé par François-Xavier Roth réunissant près de mille pros et amateurs. Une nuit symboliquement ouverte aux jeunes et clôturée par une relecture jazz avec Louis Sclavis,

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Prochain PB Live : Philip Glass par Bruce Brubaker

MUSIQUES | Pianiste virtuose considéré comme l'un des maîtres actuels de la musique répétitive, c'est Bruce Brubaker qui ouvrira en grand la saison des Petit Bulletin (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 1 juin 2015

Prochain PB Live : Philip Glass par Bruce Brubaker

Pianiste virtuose considéré comme l'un des maîtres actuels de la musique répétitive, c'est Bruce Brubaker qui ouvrira en grand la saison des Petit Bulletin Live pour un concert exceptionnel au Sucre le 21 octobre. Au menu, l'une de ses spécialités : la (ré)interprétation de l'oeuvre pour piano solo de Philip Glass. Mieux : dans l'esprit du Philip Glass Ensemble primordial qui squattait lofts et galeries, Brubaker évoluera devant un public qui aura tout loisir de choisir sa position d'écoute (debout, assis, couché) dans un rooftop laissé à nu et prêt à accueillir l'hypnose minimaliste. Billetterie : http://www.fnacspectacles.com/place-spectacle/manifestation/Musique-classique-BRUCE-BRUBAKER-PLAYS-PHILIP-GLASS-LYBRU.htm

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Piers Faccini et Vincent Segal de retour au Temple

MUSIQUES | Vous les aviez adorés au Temple Lanterne l'automne dernier en PB Live ? Vous les adorerez une seconde fois. Car le guitariste et chanteur (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 6 mai 2015

Piers Faccini et Vincent Segal de retour au Temple

Vous les aviez adorés au Temple Lanterne l'automne dernier en PB Live ? Vous les adorerez une seconde fois. Car le guitariste et chanteur anglo-italo-cévenol Piers Faccini et le violoncelliste Vincent Segal reviendront pour une halte acoustique et pleine de leur incommensurable talent pour la reprise suave (Townes Van Zandt, chanson italienne, Alain Péters...) le 10 décembre au même endroit. Croyez-nous, ça vaut bien une messe, alors une virée au Temple, même en hiver...

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Souvenirs du PB Live d'Alela Diane

MUSIQUES | C'était le 12 juin 2014. Sous une chaleur accablante, Alela Diane faisait littéralement suffoquer la Salle Rameau lors du dernier PB Live de la saison (...)

Stéphane Duchêne | Dimanche 8 mars 2015

Souvenirs du PB Live d'Alela Diane

C'était le 12 juin 2014. Sous une chaleur accablante, Alela Diane faisait littéralement suffoquer la Salle Rameau lors du dernier PB Live de la saison avec quelques-uns de ses classiques et les morceaux de son dernier et magnifique disque de rupture About Farewell. Un pur moment de grâce folk à couper au couteau que la Californienne a tenu à bout de voix, comme en témoigne les trois extraits du concert que nous vous proposons de (re)voir ci-dessous.

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Retour au Temple

MUSIQUES | Magie du Temple Lanterne ou des deux invités de cette soirée ? Les deux sans doute. Toujours est-il que vendredi soir, lors de la première de la saison 2 du (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 2 décembre 2014

Retour au Temple

Magie du Temple Lanterne ou des deux invités de cette soirée ? Les deux sans doute. Toujours est-il que vendredi soir, lors de la première de la saison 2 du PB Live avec Vincent Segal et Piers Faccini, il y eut du recueillement et de l'extase. Avec leurs reprises de chansons italiennes, de Townes Van Zandt (sublime version de Quicksilver Dreams of Maria) et d'Alain Péters (Piers chantant en créole, savoureux), présentes sur leur disque Songs of Time Lost, mais aussi quelques unes piochées dans les albums solo de Piers (Where Angels Fly, entre autres), le duo a fait exploser le Temple d'émotion. Quand l'un faisait soudain sonner son violoncelle comme un hautbois, l'autre jouait de la guitare comme on use d'une kora malienne ou se paraît d'une voix de crooner qui réchauffait les murs pierreux du lieu. Sur Dicitencello Vuje, on a même vu une vieille dame en larmes. Comme c'était complet, dans tous les sens du terme, voici pour consoler les absents une vidéo de leur prestati

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Piers Faccini & Vincent Segal, les compagnons de la chanson

MUSIQUES | En 25 ans d'une belle amitié musicale, Piers Faccini et Vincent Segal n'ont jamais cessé, dans leurs chambres ou sur scène, de revisiter les chansons des autres - mais aussi les leurs. Et viennent enfin d'en tirer un très beau disque, "Songs of Time Lost". Le violoncelliste de Bumcello se confie sur ce projet qui le lie au barde anglo-italien.

Stéphane Duchêne | Vendredi 14 novembre 2014

Piers Faccini & Vincent Segal, les compagnons de la chanson

Vous connaissez Piers Faccini depuis 25 ans et n'avez jamais cessé de vous produire avec lui. Vous avez même réalisé son premier album Leave No Trace. Pourtant, Songs of Time Lost est votre premier vrai disque ensemble. Pourquoi avoir attendu si longtemps ? Vincent Segal : Pour moi Leave no Trace a été tout aussi important. Je me suis tellement investi, en termes de composition, au niveau des idées, que même si ce n'était pas mon album, il a été très important dans ma vie de musicien. Songs of Time Lost est né d'une proposition de Laurent Bizot du label No Format. Ca faisait des années qu'il nous entendait jouer ensemble. Il venait nous voir régulièrement aux Bouffes du Nord et nous demandait sans cesse pourquoi on n'enregistrait pas un album en mode violoncelle-guitare-voix. Ca ne nous était même pas venu à l'idée tellement jouer ensemble nous était naturel, que ce soit sur une scène ou à la maison. Comment vous êtes-vous retrouvés sur le choix de ce répertoire entre ancienne

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UN CNSMD sans frontière

MUSIQUES | Pour la cinquième édition de ses "nuits festives", le Conservatoire Supérieur de Musique et de Danse de Lyon entend nous faire passer une "Nuit (...)

Pascale Clavel | Mardi 4 novembre 2014

UN CNSMD sans frontière

Pour la cinquième édition de ses "nuits festives", le Conservatoire Supérieur de Musique et de Danse de Lyon entend nous faire passer une "Nuit transfrontalière" qui s'annonce étonnante. Et adresse là, en ces temps où les frontières ont plutot tendance à se fermer, un message quasi politique – qu'elle répètera à deux reprises ultérieurement dans la saison, articulant chaque soirée comme trois volets d’une seule et même œuvre. Et qui mieux que l’inclassable violoncelliste Vincent Ségal pour s'en faire l'écho ? Véritable touche-à-tout, le prochain invité de nos PB Live (au Temple Lanterne le 28 novembre avec Piers Faccini) expérimente avec avidité tout ce qui lui tombe sous l'archet : de la pop au hip-hop, de la musique africaine à l’électro, il cherche et recherche des mélanges d’une texture toujours inattendue. Dans une première partie en forme de carte blanche, il associera ainsi les classes de violoncelle, viole de gambe et violoncelle baroque pour ce qui promet d'être un beau moment de décalage, avant de s'offrir un tête-à-tête avec le griot malien et maître de la kora à vingt-et-une cordes Ballaké Sissoko. Les deux hommes ont beau être complices depuis longte

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Les chansons de Ronan

MUSIQUES | Ronan Siri a des airs d'adolescent mais une voix qui fait largement plus que son âge. A vingt-quatre ans, le jeune Lyonnais a déjà pas mal de bouteille. (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 10 juin 2014

Les chansons de Ronan

Ronan Siri a des airs d'adolescent mais une voix qui fait largement plus que son âge. A vingt-quatre ans, le jeune Lyonnais a déjà pas mal de bouteille. Ce qui ne l'empêche pas, au prétexte que vous l'avez interviewé une fois à ses débuts, de vous envoyer de temps en temps l'une de ses nouvelles chansons pour avis, ou de quémander quelques conseils d'écoute pour étoffer ses références.  Découvert par Benjamin Biolay, qui l'a immédiatement invité à ouvrir pour lui lors d'un concert caladois en 2011, Ronan Siri a fait parler de lui avant même d'avoir enregistré le moindre disque. Ce qu'il a fini par faire avec très bel EP To Be Twin Sides, un coup d'essai qui, pour les amateurs de folk léché façon Ray LaMontagne/Vandaveer, est un petit coup de maître en matière de songwriting.     Il fau

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Taureau ailé

MUSIQUES | Découvert à l'automne sur la foi d'un album à se damner lointainement inspiré d'un célèbre roman d'Hemingway, San Fermin s'affirme comme l'une des plus fascinantes formations musicales de ces derniers mois. A sa tête, le jeune prodige Ellis Ludwig-Leone, formé à Yale et aux côtés de Nico Muhly, qui amène sa petite troupe au théâtre Les Ateliers, pour un PB Live en haute altitude. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Samedi 12 avril 2014

Taureau ailé

Ludwig-Leone. Difficile de trouver nom plus doublement prédestiné au succès musical. Pourtant à l'adolescence, le jeune Ellis, fils d'artistes peintres, rêve surtout de basket-ball. S'il ne fera pas carrière, c'est en pratiquant ce sport qu'au lycée, il rencontre Allen Tate. Mais les deux partagent une autre passion, moins assumée, qui les rend définitivement inséparables : «Dans mon lycée, raconte Ellis, personne ne se souciait de musique. Trouver quelqu'un d'aussi passionné qu'Allen avec qui partager cela a été très important. On a alors commencé à travailler ensemble». Mais l'expérience tournant court, les deux amis se retrouveront plus tard. Pour l'heure, Ellis file à Yale travailler à l'art de la composition, à la direction d'orchestre et surtout «à briser le schéma couplet-refrain». A la même période, il est l'assistant du protée musical Nico Muhly, lui-même ancien disciple de Philip Glass, avec lequel il apprend aussi à désapprendre : «Nico a été essentiel,

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Alela Diane en Petit Bulletin Live

MUSIQUES | A une semaine du concert de Benjamin Clementine et à un mois de celui de San Fermin, nous avons le plaisir de vous confirmer la venue, le 12 juin (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 21 mars 2014

Alela Diane en Petit Bulletin Live

A une semaine du concert de Benjamin Clementine et à un mois de celui de San Fermin, nous avons le plaisir de vous confirmer la venue, le 12 juin prochain, à la Salle Rameau, de la songwriter à la voix d'ébène Alela Diane. Mise en vente des billets pour ce concert exceptionnellement intimiste (elle se produira en solo) : ce samedi 22 mars à 10h.

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San Fermin en PB Live

MUSIQUES | Nous avons l'honneur et la fierté de vous annoncer que la première date de la tournée française de San Fermin, formidable octuor de Brooklyn que d'aucuns (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 7 février 2014

San Fermin en PB Live

Nous avons l'honneur et la fierté de vous annoncer que la première date de la tournée française de San Fermin, formidable octuor de Brooklyn que d'aucuns présentent comme le rejeton des Dirty Projectors et de Sufjan Stevens (et de Shearwater, The Divine Comedy, Arcade Fire... n'en jetons plus), sera un Petit Bulletin Live. Rendez-vous le 18 avril aux Ateliers, cadre aussi intime qu'inhabituel pour un concert de ce calibre, pour l'épiphanie. Plus d'informations ici : http://www.petit-bulletin.fr/live/index.html

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Benjamin Clementine en Petit Bulletin Live

MUSIQUES | Le Londonien Benjamin Clementine a été la sensation de l’hiver musical, enflammant notamment les Transmusicales de Rennes. Il y a de fortes chances qu’il en fasse de même au Sucre pour la deuxième édition du Petit Bulletin Live. Attention claque en vue. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 28 janvier 2014

Benjamin Clementine en Petit Bulletin Live

Ses mains courent sur le clavier comme deux veuves noires aux pattes explosives. Autour s'enroule une voix qui semble charrier les tourments de mille vies, serpente en terrain miné, susurre avant d’exploser. Il n’y a pas de mesure chez Benjamin Clementine, pas de retenue. Il s’agit de mettre son cœur sur la table, quitte à ce qu’il soit suffisamment lourd pour la renverser, suffisamment leste pour voler le vôtre, ou peut-être lui infliger des détonations tachycardes. Clementine est un casse-cou qui tord celui de la norme et de la normalité. L'un de ces monte-en-l’air et autres équilibristes de l’interprétation qui n'en sont pas moins prêts à se jeter dans le vide, en saut de la foi, si c’est là le prix du frisson, de la rédemption, de l'émotion. On ne va pas vous refaire le coup du type désoeuvré mais génial découvert dans le métro parisien, ça n’impressionne plus grand monde tant c’est quasiment monnaie courante. Le chanteur londonien d'origine ghanéenne a sans doute de quoi toucher par son histoire, peut-être digne du Pip des Grandes Espérances dickensiennes. Mais serait-elle une page blanche, cette histoire, que l’expérience Clementine n’en serait pas m

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Le premier PB Live, un succès

MUSIQUES | Une Chapelle de la Trinité comble, deux interprètes en état de grâce, un accueil d'une rare ferveur... Notre premier Petit Bulletin Live ne pouvait pas mieux (...)

Benjamin Mialot | Lundi 18 novembre 2013

Le premier PB Live, un succès

Une Chapelle de la Trinité comble, deux interprètes en état de grâce, un accueil d'une rare ferveur... Notre premier Petit Bulletin Live ne pouvait pas mieux tourner. Merci à tous ceux qui ont passé leur dimanche soir en notre compagnie et celle de Rosemary Standley et Dom La Nena plutôt qu'en celle de Thomas Sotto. En attendant la disponibilité de la captation du concert (quelques extraits sur notre site, une diffusion sur TLM) et des informations sur notre prochaine date, voici de quoi vous remémorer cette belle soirée.

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Piers Faccini - Between Dogs & Wolves

MUSIQUES | « All he wants / Is a home away from home » chantait Piers Faccini en 2009 sur un titre tiré de l'album Two Grains of Sand. « Une foyer loin de chez (...)

Benjamin Mialot | Mardi 5 novembre 2013

Piers Faccini - Between Dogs & Wolves

« All he wants / Is a home away from home » chantait Piers Faccini en 2009 sur un titre tiré de l'album Two Grains of Sand. « Une foyer loin de chez lui » ou quelque chose dans ce genre. C'est sans doute ce qui définit le mieux le parcours de cet Anglo-Italien élevé entre Angleterre, Italie et France et aujourd'hui installé dans les Cévennes.    Voilà sans doute d'où, depuis Leave no Trace (2003), Piers Faccini a développé un goût de l'aventure musicale qui le pousse à partir dans toutes les directions, à envisager toutes les destinations – de la musique celtique au blues malien, du folk américain à la chanson italienne. Jusqu'à finir par tenter d'explorer sa géographie intime, programme entamé avec My Wilderness (2011) – visage fondu dans une carte du monde – et ici poussé dans ses plus dépouillés retranchements avec Between Dogs & Wolves, enregistré à domicile.   

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Piers Faccini, à pas de loup

MUSIQUES | Après la création de son propre label, Beating Drum, le vagabond musical anglo-italo-cévenol Piers Faccini est de retour avec "Between Dogs & Wolves". Le voyage intérieur et sans concession d'un loup désormais solitaire se délectant avec grâce et dépouillement de sa liberté artistique. Rencontre. Propos recueillis par Stéphane Duchêne

Benjamin Mialot | Mardi 5 novembre 2013

Piers Faccini, à pas de loup

Le titre de votre dernier album, Between Dogs & Wolves, fait référence à une expression française qui désigne un moment particulier de la tombée du jour... Quelle signification symbolique vouliez-vous lui donner ?Piers Faccini : Je voulais un titre à la manière du Songs of Love & Hate de Leonard Cohen, qui joue sur la dualité de manière poétique. Puis le titre Between Dogs & Wolves m'est apparu, après beaucoup de tâtonnements. Ce n'est qu'après que j'ai réalisé que j'avais traduit cette expression française. Or cette notion de crépuscule était parfaitement cohérente avec l'ambiance et la thématique des morceaux : l'« entre-deux » de ce moment de la journée est une belle métaphore de la fugacité et du caractère volatile de l'amour. Et comme c'est une expression qui n'existe pas en anglais, c'est aussi un clin d'œil à la France où je vis depuis dix ans.  

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Le petit oiseau va sortir

MUSIQUES | Pour la première édition de PB Live, Rosemary Standley et Dom La Nena se produiront à la Chapelle de la Trinité le 17 novembre en duo violoncelle-voix. Au menu : "Birds on a Wire", un répertoire de reprises surprenantes courant de Monteverdi à John Lennon, en passant par Leonard Cohen ou Purcell. La chanteuse de Moriarty revient pour nous sur la genèse de ce projet singulier. Propos recueillis par Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Jeudi 17 octobre 2013

Le petit oiseau va sortir

Comment est né le projet "Birds on a Wire" ? Rosemary Standley : Au départ c’est une initiative de Madame Lune [producteur de concerts et du festival Les Rendez-vous de la Lune, NdlR]. J’ai commencé avec la violoncelliste Sonia Wieder-Atherton mais elle a dû arrêter et a pensé à Dom La Nena pour la remplacer. Notre première répétition a été déterminante. Dom vient du classique mais a accompagné beaucoup d’artistes pop en tant que violoncelliste : Piers Faccini, Jane Birkin, Camille… Son oreille et son ouverture dans sa façon de jouer laissaient enrevoir un très grand champ de possibilités. Vous semblez avoir une inclination particulière pour l’exercice de la reprise, que ce soit avec Moriarty [dont le récent album est un album de reprises et dont on se rappelle la version du Enjoy The Silence de Depeche Mode, NdlR] ou vos derniers spectacles [Queen of Heart à la Bastille, NdlR]... Oui, depuis toujours ça fait partie de moi. Je suis née dans une famil

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Musicophilia

MUSIQUES | Rock, électro, rap — Automne au balcon, printemps au diapason. Trêve des confiseurs et ripailles de Noël digérées, les salles lyonnaises remettent le couvert pour une saison musicale quasiment au niveau de celle que l'on vient de vivre. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 20 décembre 2011

Musicophilia

Ici, on n'est pas du genre à dire «on vous l'avait bien dit», mais avouez qu'on vous l'avait bien dit : l'automne a été particulièrement riche en (bon) cholestérol musical. Et au vu de ce qui se profile dans la première moitié de l'année, on n'a pas fini de saucer. Commençons par une fin en beauté excentrique avec la reine Björk de Biophilia aux Nuits de Fourvière. Un événement ! De même pour la venue le 26 mars à l'Epicerie Moderne de l'immense Jonathan Richman. Une Epicerie qui continuera de régaler cette saison avec le néo-rocker Hanni El-Khatib (26/02), un co-plateau international Piers Faccini (anglo-italo-quasi français) et Chad Van Gaalen (Canadien) le 15 mars, ou encore, la veille, ce sombre illuminé de Daniel Darc. Le printemps fleurera d'ailleurs bon le vieux chanteur «françois» révolté avec un Miossec très rock le 7 février au Transbo mais aussi, le 10, Michel Cloup (ex-Diabologum et Expérience) qui présentera son sublime album solo Notre Silence au Clacson. En dépit de ses difficultés actuelles avec le silence justement, la salle d'Oullins ne désarme pas pour autant avec une progra

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Piers Import

MUSIQUES | Apatride par excès d’origines, Piers Faccini a prolongé aux sources d’un blues mondialisé sa quête d’identité internationale. Faccini ou le vagabondage comme seule appartenance. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 4 décembre 2009

Piers Import

N’en déplaise aux grands inquisiteurs de l’identité nationale, la diversité musicale de Piers Faccini a, il ne s’en cache pas, quelque chose à voir avec la diversité de ses origines. Cet Italo-anglais qui se déclare volontiers apatride, tant il fut trimballé enfant, a en effet très tôt convoqué le mélange. Des disciplines artistiques d’abord, puisque le musicien est également peintre (grand admirateur de Francis Bacon) quand ses deux frères sont écrivains. Comptabilisant des origines irlandaises, russes et gitanes, ayant vécu plus jeune en Angleterre (il est diplômé d’Eton) et en France, Piers a fini, avec femme et enfant, par se réfugier, dans les Cévennes. Comme les Protestants en leur temps, mais poursuivi, lui, par on ne sait quelle quête de quiétude. De cette diversité, de ces vagabondages, qui vous colleraient la migraine à un ministre de l’Immigration, Piers Faccini a initié dans le mélange, une sorte d’épure qu’il trimballe depuis son premier album, le mal nommé Leave no trace. Nick Drake au Mali Depuis lors, il ne cesse de travailler la question de l’origine, se livrant à des mariages (tout sauf gris) de tout

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Viens voir les musiciens

MUSIQUES | Les Musiques Actuelles lyonnaises ont pas mal déchanté la saison passée et la coulisse gronde. Mais une fois l’automne venu, c’est bien sur scène que les choses sérieuses se passent. Et comme disait la cantatrice moustachue « the show must go on ». Alors, tous en scène. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 18 septembre 2009

Viens voir les musiciens

Le paysage musical lyonnais ayant laissé quelques cadavres en route l’an dernier, on se disait que faute de contenant, on risquait fort d’assister à une faillite du contenu en ce début de saison. Mais force est de constater que si le cru automnal n’est pas à se damner, l’amateur éclairé (à la bougie, y pu d’sous) pourra déceler dans cette programmation quelques pépites et se laissera aller à la découverte. Parmi celles-ci quelques personnalités très attendues comme le New-Yorkais Fredo Viola (4 nov. à l’Epicerie Moderne), qui évoluera aux côtés d’un Canadien habitué des scènes lyonnaises, l’aérien Patrick Watson. On attend également de pied ferme, le non moins délicat et inspiré Piers Faccini (12 déc. au Marché Gare) dont le dernier passage à Lyon avait été avorté par la naissance d’un enfant (le sien). Nouvel OasisSi Jeremy Jay et Nick Talbot de Gravenhurst (les 6 et 25 oct. à la Marquise) feront leur retour bienvenu sur les scènes lyonnaises, ce sera une première en revanche pour les inédits Akron/Family, discret fleuron folk vintage, venu enrichir (le 12 nov.) une programmation de l’Epicerie Moderne qui laisse aussi toujours une belle place aux artistes féminines, r

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Bim, Bam, Bum

MUSIQUES | Bumcello, alias Vincent Ségal et Cyril Atef, déroute avec son petit cirque musical. Pas d'étiquette pour ces fauves en liberté mais, dix ans plus tard, toujours le besoin vital d'improviser. Marion Quillard

Marion Quillard | Lundi 15 décembre 2008

Bim, Bam, Bum

L’un, Vincent Ségal, allure de gendre idéal, joue du violoncelle électrique ; l’autre, Cyril Atef, facétieux et débridé, manie les percussions tous azimuts. Né à Reims, de parents juifs d’origine roumaine, Vincent a fait ses armes au Conservatoire de Lyon, avant de se jeter tout à la fois dans le rock, le funk et les musiques contemporaines. Issu d’une famille franco-iranienne, Cyril a grandi entre Berlin et Los Angeles, a été cancre, «punk hardcore», avant d’étudier au Berklee College of Music de Boston. Parcours parfaitement inversé donc, pour ce couple improbable. De cette rencontre entre un percussionniste dispersé et un violoncelliste surdoué est né Bumcello, «Violoncelle clodo», une entité musicale inclassable qui, sous des dehors quelque peu foutraques, recèle de trésors mélodiques. Car le fil conducteur de leur parcours artistique est bien l’expérimentation, l’envie de mélanger, de mixer, de marier des influences musicales aussi variées que le ragga et la rumba, le rock et le rap, le dub et la variété française, le jazz et l’électro, le funk et l’afro-beat. Une question de fidélitéAu sein de ce melting-pot musical, les deux zigues exploitent et explorent leur g

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