L'Institut Lumière aux rayons X de la Chambre Régionale des Comptes

Cinéma | Coutumier d’une certaine discrétion, parfois autarcique, l’Institut Lumière a été contraint à plusieurs séances de rayons X économiques prescrites par la Chambre Régionale des Comptes. Le bilan vient d’être rendu public : si la santé est plutôt correcte, le médecin formules quelques recommandations. Et pour commencer, de bien suivre les protocoles…

Vincent Raymond | Mercredi 24 février 2021

Photo : Sortie d'usine © Institut Lumière / Captures d'écran issues des rapports de la CRC et de la réponse de Bertrand Tavernier


La CRC (Chambre Régionale des Comptes) vient de publier trois Rapports d'observations définitives portant sur trois structures ayant leur siège rue du Premier-Film : Association Institut Lumière, Société Cinémas Lumière, Société Sortie d'Usine Productions. Trois études connexes puisque la même entité, l'Institut Lumière, les unit et la même personne, Thierry Frémaux, les chapeaute. Trois mémoires mettant au jour non ces malversations dont les échotiers raffolent (vautours, passez votre chemin), mais une théorie de bizarreries ou de légèretés administratives peu compatibles avec le sérieux attendu de la part d'une institution de cette envergure. Comme si, tout quadragénaire qu'il s'apprêtait à devenir et malgré son budget annuel de 9M€, l'Institut Lumière avait conservé les travers amateuristes d'une petite association de copains de quartier lorsqu'il s'agit de “faire de la paperasse”, gérant les choses “à la lyonnaise”. Or la Chambre des Comptes a beau être régionale, elle n'apprécie pas forcément une gestion “à la lyonnaise“. Trois gravillons sur le tapis rouge, donc. Ça n'empêche pas de marcher, mais on ne voit que ça et surtout, ça agace…

Des bons points

Parce que la CRC n'est pas le gendarme exclusivement chargé de distribuer les coups de trique, l'instance note, notamment, qu'entre 2013 et 2019, la fréquentation de la salle du Hangar est « très supérieure à la fréquentation moyenne des séances dans les salles aux niveaux régional, départemental et de la ville de Lyon ». Carton plein par comparaison avec les salles Art & Essai : « le Hangar affiche un nombre de spectateurs par séance environ 4, 6 fois plus élevé ». Preuve que les choix de programmation ont permis de fidéliser un public, malgré l'érosion du nombre des abonnés (-35, 2%). Même constat pour les Cinémas Lumière (société créée en 2014 par l'acquisition de La Fourmi et des CNP Terreaux et Bellecour, on y reviendra) : la fréquentation progresse à rythme continu de 14 à 17% par an pour atteindre 264 050 tickets en 2019. La CRC mentionne le joli succès de la librairie ouverte en 2018, qui devrait atteindre son seuil de rentabilité dès sa deuxième année. Quant au Festival Lumière, elle le salue comme étant « le moteur de l'Institut Lumière », mais surtout comme étant « devenu en dix ans l'évènement phare de l'association, et un moment important de la vie culturelle lyonnaise », voire « l'un des évènements majeurs du cinéma en France ».

Par ailleurs, l'Institut Lumière présente un résultat économique enviable d'une structure ne s'endormant pas sur ses lauriers : de 2013 à 2018, grâce à l'augmentation des recettes de mécénat, de sponsoring et partenariat, de ventes de biens et services mais aussi de billetterie, la part des subventions dans ses produits d'exploitation est passées de 60% à 40% environ. Une validation objective, tant qualitative que quantitative, du travail accompli.

Un CA lassé ?

C'est davantage sur la méthodologie globale que les sourcils se froncent. Et là, la liste est longue des entorses plus ou moins grosses à un fonctionnement associatif “canonique“. Depuis sa création en 1982 pour, notamment, pérenniser les vestiges du hangar du Premier film, l'Institut Lumière a considérablement évolué, devenant un concurrent sérieux (en notoriété, en fonds et collection, en activité) à la Cinémathèque Française. Sous l'impulsion de son directeur général, l'association s'est diversifiée ; une gouvernance conquérante et couronnée de succès, mais en prenant des raccourcis selon la CRC. En épluchant les documents administratifs (à grand peine, car « l'examen des comptes-rendus des instances depuis 2013 révèle des problèmes d'archivage »), les sages semblent constater que le conseil d'administration joue un rôle de chambre d'enregistrement pour tous les grands projets lancés par la direction générale. En théorie, celle-ci doit « élaborer et mettre en œuvre le projet artistique sur la base d'un contrat d'objectifs (…), en pratique, la Chambre n'a eu connaissance d'aucun contrat d'objectifs, et la rédaction des comptes-rendus des instances ne permet pas de s'assurer que celles-ci se prononcent sur les orientations, mêmes importantes, qui leur sont soumises ». Et de citer quelques grands projets « importants portés par l'association depuis 2013 (…), présentés au conseil d'administration tardivement, voire a posteriori, alors qu'ils auraient nécessité son approbation préalable » : exposition Lumière, le cinéma inventé, rachat des Fourmi et CNP Terreaux & Bellecour (futures salles Cinémas Lumière), fusion avec l'association Frères Lumière, création d'une filiale de production cinématographique, Sorties d'Usine Productions…

Une assertion que conteste farouchement Bertrand Tavernier, président de l'association dans sa volumineuse réponse à la CRC.

À chaque fois, le CA suit. Directeur général trop volontariste, administrateurs trop timorés se reposant aveuglément (et depuis des lustres) sur son énergie d'homme providentiel ? Cela n'est guère compatible avec le principe d'une association, tirant son dynamisme du pluralisme de ses membres. D'ailleurs, la CRC note que le directeur général jouit d'une délégation de signature du Président depuis 2000 (privilège dont ni le trésorier ni le vice-président ne peuvent se prévaloir), et qu'il « tient une place très importante dans [le] déroulement [des] instances. Il présente fréquemment les dossiers et le rapport moral, et la directrice administrative et financière présente le rapport financier, contrairement à ce que prévoient les statuts, et notamment leur article 10. »

Mais, à sa décharge, la tentation est grande de procéder ainsi quand selon certaines sources bien informées, certains membres de droit dudit CA (élus ou représentant des collectivités subventionnant l'Institut) préfèrent consulter leur smartphone durant les réunions que participer aux débats…

À rebours

Si l'on en croit la CRC, la consultation et/ou l'information officielle a posteriori des instances traduit un manque de rigueur dans le respect du formalisme procédural ; sa récurrence un assoupissement (pour ne pas dire davantage) coupable de ces mêmes instance. Il ne s'agit pas pour le CA de “surveiller” au sens policier le travail du directeur général, ni de faire peser sur lui quelque hypothétique soupçon, mais bien de l'accompagner et d'assumer le rôle pour lequel chacun de ses membres a été désigné. La nature ayant horreur du vide, on comprend comment le directeur général Thierry Frémaux a pris de facto cette place centrale, assumant de surcroît la présidence de la SAS Cinémas Lumières (depuis 2014) et de la SASU Sorties d'Usine Productions (depuis 2016), pour rester à Lyon.

Car cette manière de fonctionner “en confiance” expose à des boulettes. Ainsi pour l'acquisition des salles de cinéma, la filiale SAS Cinémas Lumière est créée le 18 juillet 2014, avant la consultation formelle le 19 décembre 2014 du CA (et son vote favorable à l'unanimité), avant encore « que les statuts de l'association [soient] modifiés pour élargir l'objet associatif au développement d'activités de commercialisation en lien avec l'objet de l'association sous la forme de filiales » en décembre 2016. Ce genre de flou approximatif fait désordre. Dans son rapport, la Chambre souligne « que la capacité d'une association est limitée à son objet statutaire. Dès lors, la participation d'une association à une société qui n'est pas utile à la réalisation de son objet peut être frappée de nullité. » Et que « le président ou le directeur général ne pouvaient engager seuls l'association dans un projet aussi important que l'acquisition de salles de cinémas commerciales pour en reprendre l'activité, au surplus, alors que l'objet statutaire de l'association ne prévoyait pas de telles activités. » En d'autres terme, l'affaire aurait pu capoter pour de bêtes histoires de procédures mal respectées. Quand on sait le contexte concurrentiel dans lequel s'est déroulée l'opération, on saisit mal pourquoi ces détails ont été négligés.

Ce n'est d'ailleurs pas la seule question pesant sur la filiale Cinémas Lumière, qui a bénéficié d'avances de trésorerie (légales) entre 2015 et 2019 pour un total de 1, 03 M€. Las ! Aucune convention n'a été rédigée pour formaliser la chose, le CA a été informé a posteriori (comme d'habitude). Il est envisagé de convertir ces avances en recapitalisation sociale, mais la CRC prévient : « la transformation d'une partie de l'apport en compte courant d'associé en capital social devra être soumise à la levée de l'incertitude sur la provenance des fonds mis à disposition par l'Institut Lumière, pour s'assurer que la société, qui exerce au demeurant son activité dans un secteur concurrentiel, n'est pas indûment financée par des fonds publics. De la même manière, les dons perçus par l'association dans le cadre de dispositifs fiscaux en faveur du mécénat ne peuvent alimenter un tel apport en capital. » En clair, il faut tracer clairement la provenance de toutes les recettes. « Le travail de l'association pour affiner sa comptabilité analytique va en ce sens, pour ce qui concerne le suivi des recettes », note avec satisfaction la CRC.

Bien sûr, elle note également un certain laisser-aller dans la rédaction des avenants aux contrats de travail, et déplore le manque d'objectif précis, quantitatif ou qualitatif dans les conventions signées avec les financeurs de l'Institut Lumière (alors que « la circulaire du Premier ministre du 29 septembre 2015 relative aux relations partenariales entre les pouvoirs publics et les associations rappelle que les subventions dont le montant annuel en numéraire dépasse la somme de 23 000€ prévue par le décret n° 2001-495 du 6 juin 2001, donnent lieu de manière obligatoire à la conclusion d'une convention précisant les objet, durée, montant, modalités de versement et conditions d'utilisation de la subvention »)… Toujours le même problème : « tope-là ».

No future ?

Revenons au mode de gouvernance. Les rapport invitent « l'association à faire évoluer ses statuts en fonction de ses besoins et de la réalité de son fonctionnement ». Entre les lignes, la CRC pointe également un défaut touchant l'Institut Lumière, institution préoccupée par la défense patrimoniale, la préservation mémorielle et la valorisation du passé : une sorte de fossilisation dans un présent éternel ainsi qu'une vue à court terme — comme si la perspective de se projeter dans le futur était taboue. Depuis 2013, le même trio Tavernier-Trouxe-Deschamps compose ainsi le bureau de l'association, les deux derniers permutant à l'occasion les fonctions de trésorier et de vice-président. À cet inamovible exécutif s'ajoute la quasi-égalité entre l'effectif du l'assemblée générale et celle du conseil d'administration (qui est censé en être l'émanation), ainsi que la présence de « membres actifs, personnalités reconnues pour leurs actions ou leur compétence dans le secteur de l'audiovisuel (…) [agrées] par le conseil d'administration, qui statue souverainement sur les demandes d'adhésion, sans avoir à motiver sa décision » — au nombre de trois, inchangés entre 2013 et 2017 « en l'absence de demande d'adhésion soumise au conseil d'administration ». « Un risque pour la gouvernance et pour la pérennité de l'association », soulève la CRC, soucieuse de voir le joyau perdurer à ses créateurs.

La même absence d'anticipation se lit dans les caisses : si l'association est à but non lucratif, elle se doit cependant de constituer des provisions « au titre des engagements retraite comme cela est recommandé par l'autorité des normes comptables ». En employant une trentaine de salariés, la plupart sous la convention collective de l'animation, elle aura a verser des indemnités de départ à la retraite dont les modalités de calculs sont connues. Et la CRC de démontrer par l'exemple : « le départ en retraite éventuel de l'actuel directeur général en 2025 aurait pour effet de faire supporter à l'association une indemnité de plus de 130 000 € ».

Si ces dernières années beaucoup des axes de développements et diversifications de l'Institut Lumière ont répondu à des sollicitations extérieures soudaines ou des opportunités immédiates, il en est un toutefois qui s'inscrit dans une réflexion à très long cours : celui de la Cité du Cinéma, dont l'architecture a été confiée à Renzo Piano. Ironie tragique, ce projet devant s'implanter sur le terrain des anciennes usines Lumière risque d'être ajourné sine die du fait de ses « études techniques, financières et économiques » : selon la CRC, l'Institut « indique (…) au regard de l'impact de la crise sanitaire de 2020, [ne pas en avoir] les moyens pour le moment. »

Photographie à un temps t, ces observations définitives délibérées le 23 octobre 2020, après un entretien le 20 mai 2020 (au moment où aurait dû se tenir le Festival de Cannes…), sont fatalement en partie caduques du fait de la pandémie de Covid-19. Elles ont déjà toutefois été accueillies avec la plus grande attention par le président de la Métropole, le maire de Lyon et… le Président de l'Institut Lumière, particulièrement pointilleux et pugnace dans sa lecture. De bon augure, donc.

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Vincent Raymond | Vendredi 26 février 2021

Thierry Frémaux : projection particulière

On était ressorti avec un sentiment mitigé de la lecture Sélection officielle (Grasset, 2017), le précédent ouvrage signé Thierry Frémaux, journal d’une année calendaire type de l’homme occupant l’un des centres de gravité du cinéma mondial — le Festival de Cannes — et gravitant dans tous les autres. Précieux mémoire décrivant de l’intérieur la structuration d’une saison “normale” dans la vie du 7e Art (sa foultitude de coulisses organisationnelles, ses mondanités nécessaires, ses voyages à décalages horaires partout mais aussi ailleurs…), gagnant à se détacher de l’actualité immédiate pour offrir de la matière aux historiens des temps futurs, l’ouvrage était aussi constellé de séquences moins gracieuses. À commencer par les catalogues épuisants de célébrités de tous poils et l’avalanche de fleurs jetées sur chacune et chacun qui, entre deux petites forfanteries cyclistes, donnaient de l’homme une impression floue : comme s’il ne s’était pas résolu à aller au-delà de l’écorce, reflétant

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Viggo Mortensen passe derrière la caméra, on en a parlé avec lui pendant le Festival Lumière

Falling | Le comédien aux mille talents vient de signer son premier long-métrage en tant que cinéaste, qu’il a présenté en première française durant le Festival Lumière à Lyon. Une histoire de famille où l’attachement et l’oubli se livrent un duel sans ménagement. Rencontre.

Vincent Raymond | Mercredi 4 novembre 2020

Viggo Mortensen passe derrière la caméra, on en a parlé avec lui pendant le Festival Lumière

Comment se fait-il que ce soit cette histoire en particulier que vous ayez racontée pour votre premier film — car vous avez écrit plusieurs scénarios avant de réaliser Falling ? Viggo Mortensen : Je suppose que je voulais me souvenir de mes parents — de ma mère, pour commencer —, pour le meilleur et pour le pire comme tout le monde. Même si c’est devenu une histoire père/fils, l’inconscient de leur combat repose sur une différence d’opinion autour de leurs souvenir de leur femme et mère. Elle reste, à mon avis, le centre moral de l’histoire. Et c’est très important pour moi le casting de la mère, Gwen. Hannah Gross était parfaite, géniale : même si elle n’est pas là tout le temps, elle est là. Mais la raison pour laquelle j’ai fait mes débuts comme réalisateur et scénariste avec cette histoire, c’est parce que j’ai trouvé l’argent (sourire). J’avais essayé plusieurs fois, il y a 23-24 ans, avec un autre scénario, au Danemark, j’avais 20-30% du budget, mais pas davantage. Au bout du compte, je pense que c’était mieux que j’attende,

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Festival Lumière : à la revoyure !

Cinéma de Patrimoine | « Défiez-vous des premiers mouvements, écrivait Casimir de Montrond. Ils sont presque toujours bons. » Si les artistes revendiquent volontiers une part de spontanéité dans l’acte créatif, quid du premier regard porté sur une œuvre — en particulier de cinéma ? Est-il toujours définitif, ou bien supporte-t-il d’être… revu ?

Vincent Raymond | Mercredi 7 octobre 2020

Festival Lumière : à la revoyure !

On ne saura jamais par quelle subtile alchimie un film accède au statut de classique. Grand maître et vicieux comparse, le temps ne fait pas tout à l’affaire : d’antiques bobines, jadis prisées par des cohortes de spectateurs, peuvent aujourd’hui se dissoudre dans les abîmes de l’oubli quand d’autres, superbement ignorées à leur époque, jouissent enfin d'une considération éternelle… enfin, dans les limites toutes relatives et sans cesse révisées de l’éternité. Si le "goût de la beauté" ou le "plaisir des yeux" pousse les cinéphiles dans une quête infinie d’œuvres nouvelles, ces Sisyphe modernes hésitent rarement, lorsque l’occasion leur est donnée, à revoir un film — à condition qu’il ne leur ait pas laissé de souvenir d’une émotion tiède. Pour retrouver l’enthousiasme de la première vision. Pour laisser une seconde chance. Pour voir, simplement. Sections parallèles Festival de re-vision générale, Lumière fait se télescoper dans un maelström d’images et de visages, toutes les strates de l’Histoire du cinéma, sans exclusive ni distinction. S’il permet à travers ses grandes secti

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Métropole de Lyon : 200 000 euros pour le Festival Lumière

Covid-19 | La commission permanente de la Métropole de Lyon a voté ce lundi 14 septembre une subvention exceptionnelle de 200 000€ pour garantir la tenue d'un Festival Lumière fragilisé par la crise sanitaire.

Sébastien Broquet | Mardi 15 septembre 2020

Métropole de Lyon : 200 000 euros pour le Festival Lumière

Cédric Van Styvendael, tout nouveau vice-président à la Culture de la Métropole de Lyon — et maire de Villeurbanne — l'annonçait dans nos colonnes en juillet : c'est une année compliquée pour le Festival Lumière et Thierry Frémaux, son directeur, n'avait alors pas réuni la totalité des fonds nécessaires à l'organisation du festival dans sa forme habituelle, suite au désistement de mécènes durant la crise sanitaire. Ce petit coup de pression d'une nouvelle équipe tout juste élue n'était pas passé inaperçu, d'autant que celui qui est présenté comme le "monsieur cinéma" de Lyon n'avait alors rencontré ni Cédric Van Styvend

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Les Frères Dardenne Prix Lumière 2020

Prix Lumière 2020 | Deux fois deux Palmes d’Or succèdent donc au double palmé Francis Ford Coppola, et recevront donc le Prix Lumière le vendredi 16 octobre à Lyon. Croisons-les doigts pour que rien n’entrave cette prophétie…

Vincent Raymond | Jeudi 16 juillet 2020

Les Frères Dardenne Prix Lumière 2020

De premières annonces fin mai avaient révélé quelques lignes fortes de la programmation de cette 12e édition du Festival Lumière : un hommage à Michel Audiard à l’occasion du centenaire de sa naissance, une rétrospective Clarence Brown. Si l’on se doutait que le ou la futur récipiendaire ne serait pas américain·e, rien ne laissait supposer qu’il ou elle serait double ! Mais après tout, quoi de plus normal pour célébrer le 125e anniversaire du Cinématographe par les Frères Lumière que célébrer deux frères de cinéma, les Dardenne. Indissociables comme le furent les Taviani ou le sont les Coen ou les Washowski, les “frères“ comme les surnomment avec affection leurs comédiens sont à l’instar de Ken Loach ou Stéphane Brizé les principaux représentants d’un cinéma ancré dans une réalité sociale et brute. Dépourvus d’effets, de musique, au plus près des corps et des situations, leurs films confrontent volontiers des gens ordinaires à des cas de conscience ou des enjeux moraux.

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Thierry Frémaux : « pourquoi Lyon, sa ville natale, n’en fait-elle pas plus pour le cinéma et les Lumière ? »

Institut Lumière | Alors qu’il vient de délivrer la liste des 57 films dotés du label Cannes 2020, Thierry Frémaux évoque la situation actuelle du cinéma post-Covid, et notamment ses impacts possibles sur l’Institut et le Festival Lumière qu’il dirige. Cela, l’année des 125 ans du Cinématographe Lumière. Une année particulière…

Vincent Raymond | Mardi 9 juin 2020

Thierry Frémaux : « pourquoi Lyon, sa ville natale, n’en fait-elle pas plus pour le cinéma et les Lumière ? »

Après l’annonce de la sélection officielle du 73e festival de Cannes mercredi dernier, quel a été votre sentiment : du soulagement, des regrets ou de l’impatience ? Thierry Frémaux : Chaque année, je me demande ce qui va empêcher que Cannes se tienne, et chaque année — miracle — rien ne pose problème ; là on a bien vu que l’affaire était sérieuse. Le report au mois de juillet nous a permis d’espérer tout en n’y croyant guère et quand le président de la République a dit « il ne se passera rien cet été », on a compris. Mais on a eu la conviction qu’il fallait rester présent. On recevait des films — plus de 2000 –, ça nous a obligé. Cannes ne pouvait pas avoir lieu sous forme d’événement mais Cannes n’est pas que ça : c’est une distinction, c’est un goût, une façon de mettre le cinéma au cœur du monde ; on a décidé de lui faire prendre une forme différente et d’abord d’annoncer une Sélection officielle et de réunir les professionnels en ligne. Mercredi dernier, grâce à

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Lumière se rallume avec son Festival (et Audiard)

Festival Lumière | Le Festival Lumière, qui se déroulera (presque) comme prévu en octobre prochain, dévoile les premiers noms de sa programmation.

Vincent Raymond | Jeudi 28 mai 2020

Lumière se rallume avec son Festival (et Audiard)

Après deux mois d’extinction des feux et de quasi silence médiatique, l’Institut Lumière sort de sa veille. Dans la soirée du mercredi 27 mai, son directeur général Thierry Frémaux signait un communiqué adressé aux publics, adhérents et abonnés pour les informer que l’équipe, partiellement de retour depuis le 11 mai, réfléchissait « à une réouverture pertinente et cohérente de [ses] différents secteurs » — soulignant au passage que le mode de fonctionnement de l’Institut consistait « depuis plusieurs années (…) à ne pas faire abusivement et systématiquement appel aux subventions publiques, plus utiles à [ses] yeux pour d’autres causes et dont l’usage systématique a parfois dégradé dans l’opinion l’image des institutions culturelles. » Indiquant qu’il annoncerait ultérieurement les modalités diverses de remboursement ou de compensation pour les personnes n’ayant pu assister aux séances déjà payées, il glissait aussi que le Festival Lumière était dans la liste des tâches en cours. Comme u

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Tavernier, Huston et Lang à l’Institut Lumière

Reprise | L’Institut Lumière fait d’une pierre deux, voire trois coups, en conviant son président Bertrand Tavernier pour un rendez-vous autour de la réédition de son (...)

Vincent Raymond | Mardi 17 décembre 2019

Tavernier, Huston et Lang à l’Institut Lumière

L’Institut Lumière fait d’une pierre deux, voire trois coups, en conviant son président Bertrand Tavernier pour un rendez-vous autour de la réédition de son pavé d’entretiens avec des cinéastes d’Hollywood, Amis Américains. Tout juste auréolé d’une Étoile d’Or remise à Marrakech par son ami Harvey Keitel, le cinéaste-historien dédicacera son volumineux ouvrage à l’entracte de la soirée composée de deux films — difficile de faire moins. D’abord, Quand la ville dort (1950) de John Huston (Asphalt Jungle, à ne pas confondre avec While the City Sleeps, La Cinquième Victime de Fritz Lang), qui vit Sterling Hayden, bien avant L’Ultime Razzia, camper le cerveau d’un casse. Suivra fort logiquement puisque le cycle Fritz Lang bat son plein à l’Institut Lumière, une réalisation américaine du maître allemand, Espions sur la Tamise / Le Ministère de la peur (1944). Adapté de Graham Greene, ce thriller d’espionnage censé se dérouler en Angleterre mêle malgré lui le personnage de Ray Milland à

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Festival Lumière : par où commencer ?

ECRANS | Des films par dizaines, des projections par centaines, des invités… par milliers ? Peut-être pas, mais suffisamment pour que chaque spectatrice ou (...)

Vincent Raymond | Mardi 8 octobre 2019

Festival Lumière : par où commencer ?

Des films par dizaines, des projections par centaines, des invités… par milliers ? Peut-être pas, mais suffisamment pour que chaque spectatrice ou spectateur trouve son bonheur. Si cette édition du 10e anniversaire est ardemment attendue pour le prestige du récipiendaire du Prix 2019, Francis Ford Coppola n’étant présent qu’en fin de seconde semaine, vous aurez de quoi voir auparavant. Rappelons que le Village du Festival, rue du Premier-Film, organise sa fête de lancement vendredi 11 octobre à 19h et propose dès 20h tous les soirs dans le parc — nouveauté de l’année — des concerts gratuits : Éric le Rouge ouvrira le bal (il le fermera également le dimanche 20). Suivra samedi 12 dès 17h30 la traditionnelle soirée d’ouverture à la Halle Tony-Garnier devant un parterre de vedettes et un film surprise. Et dimanche, quand le Marché International du Film Classique ouvrira ses portes, accueillant également la première édition du Salon du DVD, le Festival recevra ses premiers hôtes d’honneur : Frances McDormand, Donald Sutherland, Vincent Delerm et Daniel Auteuil, mais aussi Barb

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Encore plus d’étoiles devant les yeux

Festival Lumière | Francis Ford Coppola, Bong John Ho, Ken Loach, Daniel Auteuil et Marina Vlady ne seront pas seuls à visiter les salles obscures lyonnaises en octobre prochain : Frances McDormand, Donald Sutherland, Marco Bellocchio, Gael Garcia Bernal ou Vincent Delerm seront aussi du voyage…

Vincent Raymond | Mardi 3 septembre 2019

Encore plus d’étoiles devant les yeux

Paradoxe n°1 : à Lyon, on le sait, plus les salles sont obscures, plus l’on a de chances d’y trouver des étoiles — surtout à l’automne. Paradoxe n°2 : il fallait se rendre au Cinéma du Panthéon à Paris pour découvrir les nouveautés de la programmation du 11e Grand Lyon Film Festival dévoilées par son directeur, Thierry Frémaux. Valaient-elles le détour ? Sans nul doute pour certaines. D’abord, toutes les annonces de juin ont été confirmées et complétées — la précision n’est pas superflue, si l’on se remémore la triste déconvenue du Projet Godard l’an passé. Auteur d’une « œuvre d’un chaos insensé » selon Thierry Frémaux, Coppola sera bien présent parmi les Ghosn… pardon, les gones. Et son Prix Lumière sera l’occasion de re-projections d’une part non négligeable de sa filmographie : des raretés de ses débuts comme Dementia 13 ou La Vallée du Bonheur, Les Gens

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Une rentrée en C majeurs

Institut Lumière | Cassavetes, Coppola, Carpenter, Clint… Étrange convergence d’initiales, mais surtout de prestigieuses signatures à l’affiche de l’Institut Lumière en ce mois de septembre, où l’on joue avec vertiges du rétroviseur et de la lorgnette.

Vincent Raymond | Mardi 3 septembre 2019

Une rentrée en C majeurs

Navigant entre passé, futur — l’avant-première des Misérables le 25 — et anticipation d’un retour vers le futur (la reprise de films de Francis Ford pour annoncer sa venue lors du Prix Lumière), la programmation ressemble en effet à un délicieux travelling compensé. À force de sauts temporels, on en finirait presque à se prendre pour l’héroïne de Peggy Sue s’est mariée, l’un des films sélectionnés avec le rétro Outsiders et le palmé Conversation secrète en guise d’apéritif ! Du Festival Lumière, il en sera question aussi avec Mystic River de Clint Eastwood projeté en hommage aux 10 ans de la remise du Prix à son premier récipiendaire (jeudi 5). Tout aussi mélomane (mais dans un autre registre) que Clint et aussi féru de westerns que lui, John Carpenter sera également à l’honneur pour un format adapté à ses atmosphères : une nuit comptant quatre titres. The Thing, Fog, Les Aventures de Jack Burton et, pour finir, son prophétique chef-d’œuvre

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Lumière sur Nolan !

Rétrospective | L’Institut Lumière célèbre Christopher Nolan qui, en moins de vingt ans, s’est affirmé comme l’un des auteurs qui comptent à Hollywood et ailleurs : dix (...)

Élise Lemelle | Mardi 30 avril 2019

Lumière sur Nolan !

L’Institut Lumière célèbre Christopher Nolan qui, en moins de vingt ans, s’est affirmé comme l’un des auteurs qui comptent à Hollywood et ailleurs : dix longs-métrages ont suffi à imposer sa singularité. Cette rétrospective s’ouvrira sur Memento, incarnant à lui seul l’univers Nolan, et retracera sa filmographie complète : depuis Le Suiveur (1999) jusqu’à Dunkerque (2017). Elle sera agrémentée, notamment, par une conférence de Philippe Rouyer et la projection du film fétiche du cinéaste — 2001 de Kubrick — pour achever sa saison. La trilogie Batman - The Dark Night sera aussi de la fête, mais elle donnera lieu à une programmation autonome lors d’une nuit dont la date n’a pas encore été révélée : l’Institut Lumière ayant fait valoir son… Joker. Rétrospective Christopher Nolan À l’Institut Lumière ​du 24 avril au 16 juin

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C’est encore au programme !

Festival Lumière | Le clap de fin ne claquera que dimanche soir. D’ici là, focus sur quelques-un des rendez-vous de cette seconde partie de festival…

Vincent Raymond | Mardi 16 octobre 2018

C’est encore au programme !

Claire Denis convie Aurélien Barrau Faisant partie des invitées d’honneur de cette 10e édition, Claire Denis vient présenter Trouble Every Day (2001) ce mercredi 17 à 21h45 avec Béatrice Dalle et Alex Descas. Mais elle fait précéder à 19h cette séance à l’Institut Lumière de l’avant-première de son nouveau film, High Life, déjà montré à Toronto. Une œuvre de science-fiction portée par la musique de Stuart Staples des Tindersticks, qu’elle introduira en compagnie de sa comédienne Claire Tran et de l’un des astrophysiciens qui l’ont conseillée durant la préparation, Aurélien Barrau. Ce dernier n’est d’ailleurs pas un inconnu du grand public : son intervention en faveur d’un sursaut écologique lors du Climax Festival 2018 a été massivement vue en ligne et partagée sur les réseaux sociaux. La cinéaste donnera le lendemain une masterclass à 11h30 à la Com

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Thierry Frémaux et Cécile Bourgeat : « dans dix ans, le cinéma classique continuera d'être partout »

Festival Lumière | À la veille de l’ouverture de la 10e édition du Festival Lumière, il nous semblait naturel d’interroger celui qui en est à l’origine, le dirige en assumant par ailleurs au cours de l’année les fonctions de directeur de l'Institut Lumière et de délégué général du Festival de Cannes, Thierry Frémaux. Il a choisi de répondre avec Cécile Bourgeat, secrétaire générale du festival — une première. L’occasion d’évoquer le passé, le futur immédiat, mais aussi l’avenir.

Vincent Raymond | Lundi 15 octobre 2018

Thierry Frémaux et Cécile Bourgeat : « dans dix ans, le cinéma classique continuera d'être partout »

En neuf éditions, le festival a-t-il pris la forme que vous escomptiez et atteint sa forme d’équilibre : dix jours, des rendez-vous et des lieux clairement identifiés, et peu ou prou 180 films ? Thierry Frémaux : Le festival Lumière a pris la forme populaire dont nous rêvions, et plus encore. Nous voulions ça : un festival pour tous, une pâtisserie de cinéma classique qui donne le désir d'aller en salles voir ou revoir de grands films. À quelques jours du festival, nous avons déjà vendu 80 000 tickets ! Cécile Bourgeat : Le souhait au départ était de permettre au public de goûter le cinéma de multiples manières : en allant voir des films en salles, en écoutant des artistes dans des masterclass, en se rendant au village pour acheter des DVD et des livres, pour écouter des comédiens sur le plateau de Radio Lumière. C’est bien que la ville natale du cinéma le célèbre ainsi, avec le sentiment que tout le monde y participe. Et ce tout le monde, c’est aus

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En attendant Jane Fonda

Institut Lumière | Star majuscule de l’automne dans le quartier Monplaisir (et l’ensemble de la Métropole), la future récipiendaire du 10e prix Lumière verra un choix de ses (...)

Vincent Raymond | Lundi 3 septembre 2018

En attendant Jane Fonda

Star majuscule de l’automne dans le quartier Monplaisir (et l’ensemble de la Métropole), la future récipiendaire du 10e prix Lumière verra un choix de ses films projetés en guise d’hommage lors du festival. Pour mettre le public en appétit, et permettre à certaines œuvres risquant de ne pas bénéficier d’une séance entre les 13 et 21 octobre, l’Institut en programme trois extraites de la carrière de Jane Fonda ; trois moments assortis de présentation ou de conférences pour se remémorer le parcours de cette icône ayant marqué tant la pellicule par ses rôles que la vie politique mondiale par ses engagements. C’est Julia (1977) de Fred Zinnemann qui ouvrira le bal le 13 septembre, durant les séances de présentation du festival. Inspiré par un épisode de la vie de l’autrice et scénariste Lillian Hellman, ce drame se déroulant durant les prémices de la

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La trilogie du Seigneur des Anneaux pour la Nuit

Festival Lumière | À trois mois du lancement de la 10e édition du Festival Lumière, il va falloir s’habituer aux divulgations choisies de la programmation. Lors de la (...)

Vincent Raymond | Mardi 10 juillet 2018

La trilogie du Seigneur des Anneaux pour la Nuit

À trois mois du lancement de la 10e édition du Festival Lumière, il va falloir s’habituer aux divulgations choisies de la programmation. Lors de la présentation en juin dernier, Thierry Frémaux avait annoncé avoir déjà sélectionné le contenu de la traditionnelle Nuit de la Halle Tony-Garnier ; on en connaît la teneur : elle sera pour la première fois uniforme. C’est en effet la Trilogie de Peter Jackson inspirée de Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, qui sera projetée, dans sa version longue (La Communauté de l’Anneau / Les Deux Tours / Le Retour du Roi). Trois mastodontes de fantasy, qui avaient littéralement régné sur le box office de 2001 à 2003 et valu à Peter Jackson une moisson de récompenses lors de la sortie de l’ultime volet de la saga.

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10e Festival Lumière : ce sera… Jane Fonda

Festival Lumière | Le patron de l’Institut Lumière avait promis une surprise pour marquer les 10 ans du Festival Lumière. Il a de fait pris tout le monde de court en annonçant la remise du 10e Prix Lumière la comédienne et productrice Jane Fonda, le 19 octobre prochain à Lyon.

Vincent Raymond | Lundi 11 juin 2018

10e Festival Lumière : ce sera… Jane Fonda

Les pronostiqueurs en sont pour leurs frais, qui s’imaginaient déjà, après Wong Kar-wai, célébrer quelque prestigieux cinéaste étasunien rue du Premier-Film. C’était aller un peu vite en besogne et oublier que la règle définissant les modalités d’attribution du “Nobel“ du cinéma possède une élasticité remarquable : les récipiendaires sont désignés sur des critères reposant « sur le temps, la reconnaissance et l’admiration ». C’est ainsi que la comédienne Catherine Deneuve avait été distinguée, sans qu’elle ait jamais réalisé — à la différence de son prédécesseur Gérard Depardieu — le moindre film. Dès lors, tout était possible. Jane Fonda apparaît comme un choix indiscutable et logique. Indiscutable, car sa carrière d’actrice, sanctionnée par deux Oscar pour Klute (1971) et Retour (1978), compte une cargaison de classiques allant des Félins de René Clément (1964) à On achève bien les chevaux (1969) de Pollack, de La Poursuite impitoyable (1966) de Penn à La M

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Et le prix Lumière 2018 est... Jane Fonda !

Festival Lumière | Le prix Lumière 2018, qui marque les 10 ans de l'événement, est connu : il s'agit de Jane Fonda, célèbre actrice et productrice américaine. Et militante (...)

Sébastien Broquet | Lundi 11 juin 2018

Et le prix Lumière 2018 est... Jane Fonda !

Le prix Lumière 2018, qui marque les 10 ans de l'événement, est connu : il s'agit de Jane Fonda, célèbre actrice et productrice américaine. Et militante féministe de longue date, donc symbole fort en cette année post-Weinstein. Le festival se déroulera du samedi 13 au dimanche 28 octobre 2018 dans toute la métropole lyonnaise.

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Les séries des cinéastes : Hitchcock time

Institut Lumière | Hitch (re)présente ! L’Institut Lumière initie un cycle de projections consacrées aux séries télévisées réalisées par de grands cinéastes. La première séance propose (...)

Pierre Deroudilhe | Mardi 27 mars 2018

Les séries des cinéastes : Hitchcock time

Hitch (re)présente ! L’Institut Lumière initie un cycle de projections consacrées aux séries télévisées réalisées par de grands cinéastes. La première séance propose une rétrospective Alfred Hitchcock présente, une série de petites histoires noires à la chute inattendue et sans lien entre les épisodes. Si vous regardiez la télévision dans les années 1950, ou, de manière plus probable, si vous êtes familier de l’œuvre du maître du suspense, alors vous vous souvenez sans doute des « Bonsoir » sévères lancés par Hitchcock au début de chaque épisode et de l’épilogue moral, toujours chargé de son humour noir caractéristique, que le réalisateur servait aux spectateurs. Deux autres projections sont prévues à l’Institut Lumière dans les prochaines semaines : la première concernera l’inspecteur Columbo vu par Steven Spielberg, l’autre, sur les Maîtres de l’horreur, une série d’épouvante réalisée entre autres par John Carpenter… À consommer sans modération. Les séries des réalisateurs À l’Institut Lumière ​le mercredi 28

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On re-tourne rue du Premier-Film ?

Institut Lumière | Le 19 mars 1895, les frères Lumière tournaient leur premier film à la sortie de leur usine. En hommage, l’Institut Lumière organise chaque année à cette (...)

Aliénor Vinçotte | Mardi 13 mars 2018

On re-tourne rue du Premier-Film ?

Le 19 mars 1895, les frères Lumière tournaient leur premier film à la sortie de leur usine. En hommage, l’Institut Lumière organise chaque année à cette date une journée de tournage en ce lieu fondateur. Vous désirez vous inscrire dans cette histoire et cette nouvelle tradition ? Il suffit de vous inscrire à l’adresse ci-dessous. Famille, amis, collègues, chacun est le bienvenu pour faire un “remake” du premier film, avec ses idées de mise en scène, de costumes. Plusieurs horaires de prises de vues auront lieu dans la journée. Attention... moteur, ça tourne ! À l'Institut Lumière le lundi 19 mars de 10h à 19h Inscriptions : www.institut-lumiere.org/actualités/nouvelles-sorties-d-usine-2018.html

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Guillermo del Toro : « Le genre de mon film ? Un film de moi ! »

Festival Lumière | Lion d’Or à Venise pour La Forme de l’eau, Guillermo del Toro fait escale au Festival Lumière ce week-end pour présenter une sélection de ses œuvres de chevet. Il en profitera pour montrer en avant-première sa romance fantastique entre un homme aquatique et une femme de ménage muette…

Vincent Raymond | Samedi 14 octobre 2017

Guillermo del Toro : « Le genre de mon film ? Un film de moi ! »

Quand vous avez reçu votre Lion d’Or, vous avez dit « Si vous restez pur et fidèle à ce que vous croyez — et pour moi ce sont les monstres —, alors vous pouvez faire ce que vous voulez ». D’où vous vient cette fascination pour les monstres ? Guillermo del Toro : Tout d’abord, je veux revenir sur cette phrase : à Venise, ils avaient traduit « monsters » par « mustard », c’est-à-dire « moutarde » (rires), trouvant que c’était une métaphore géniale : « il aime les condiments ». Mais sinon pour moi, ça a commencé tôt, presque au berceau, quand j’avais deux ans. Mon psy dit que c’était un mécanisme d’inversion, tellement j’était tellement effrayé d’être né. Quand j’étais gosse, je me sentais étrange. Déjà, j’étais incroyablement mince — si si —, mes cheveux étaient extrêmement blonds, presque blancs, et j’étais tellement timide que je boutonnais ma chemise jusqu’au col. Je me battais si fréquemment que j’ai commencé à prendre du poids pour être capable de me défendre. Alors forcément, j’éprouvais de l’empathie pour les monstres : je voyais la cr

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Hello et Goodbye, Mister Wong

Festival Lumière | Adoucir le moment des adieux par un nuage de beauté et d’évanescence… Dimanche après-midi, quand viendra (déjà) l’heure de saluer Wong Kar-wai et de le (...)

Vincent Raymond | Mardi 17 octobre 2017

Hello et Goodbye, Mister Wong

Adoucir le moment des adieux par un nuage de beauté et d’évanescence… Dimanche après-midi, quand viendra (déjà) l’heure de saluer Wong Kar-wai et de le remercier de sa présence à Lyon, le public de la Halle Tony Garnier pourra en guise de consolation appliquer sur ses yeux embués cet élixir visuel qu’est In the Mood for Love (2000) — au risque de verser quelques larmes. Mais avant cette projection de clôture, l’homme aux lunettes noires aura promené sa silhouette vendredi de la scène du Théâtre des Célestins pour sa masterclass à l’Amphi 3000 de la Cité Internationale pour la remise solennelle de son Prix Lumière, suivie de la projection des Anges déchus (1995). Et samedi, il aura sacrifié au rite du tournage d’une Sortie d’usine, rue du Premier-Film. D’autres rendez-vous marquent la fin de la décade prodigieuse. On ne reviendra pas sur la visite d’Anna Karina (rencontre et projections notamment de son film

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Festival Lumière : qui pour accompagner Wong Kar-wai ?

La Programmation Dévoilée | À cinq semaines de l’ouverture du grand rendez-vous du film classique, la liste (presque) définitive des programmations et des premiers invités est tombée. Du 14 au 22 octobre, vous allez croiser du beau monde dans les salles…

Vincent Raymond | Jeudi 7 septembre 2017

Festival Lumière : qui pour accompagner Wong Kar-wai ?

On savait déjà depuis juin que Wong Kar-wai serait présent — logique, il est récipiendaire du Prix Lumière —, tout comme Georgio Moroder ; que Tilda Swinton, Diane Kurys et Guillermo del Toro feraient escale pour une masterclass. Et que Bertrand Tavernier viendrait avec un assortiment de westerns classiques… Le temps est venu d’en annoncer davantage. Par exemple, que del Toro fera l’objet d’une Nuit le soir de l’ouverture à l’Institut Lumière avec Le Labyrinthe de Pan, Hellboy, Cronos et Pacific Rim. Un concentré de fantastique qui vous dispensera de rêver, voire de cauchemarder, pendant quelques semaines. Il ne sera pas le seul cinéaste mexicain à être honoré : Alfonso Cuarón est de retour au festival Lumière pour présenter La Fórmula Secreta de Rubén Gámez, mais aussi à l’occasion de la Nuit

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Festival Lumière : Godard se fait la belle

Festival Lumière | L’un des programmes les plus ambitieux de cette 9e édition du Festival Lumière (du 14 au 22 octobre prochains) n'a pas survécu à l’été : la première (...)

Vincent Raymond | Jeudi 31 août 2017

Festival Lumière : Godard se fait la belle

L’un des programmes les plus ambitieux de cette 9e édition du Festival Lumière (du 14 au 22 octobre prochains) n'a pas survécu à l’été : la première partie de l’Intégrale Godard — allant grosso modo pour les longs-métrages de À bout de souffle (1959) à La Chinoise (1967). On espère que cette annulation aussi subite que regrettable n’a rien à voir avec un veto du principal intéressé — connu pour ses redoutables mouvements d’humeur — et qu’elle annonce au contraire un événement encore plus prestigieux dans le futur. Le reste de la programmation sera, quant à lui, dévoilé lors des séances de présentation des 7, 9 et 12 septembre à l’Institut Lumière. Les spectateurs du Lumière Terreaux pourront néanmoins se consoler avec l’avant-première de l’évocation très réussie du “personnage” de Godard, croqué par Michel Hazanavicius dans Le Redoutable le lundi 4 septembre à 20h30. Ce sera le lancement des lundis d’avant-premières dans cette salle. Et là, il n’y aura pas de lapin…

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Stalker à l'Institut Lumière

Reprise | Même si la soirée d’ouverture de la rétrospective Andreï Tarkovski (1932-1986) est prévue mardi 5 septembre autour de L’Enfance d’Ivan, cinq des six films (...)

Vincent Raymond | Mardi 29 août 2017

Stalker à l'Institut Lumière

Même si la soirée d’ouverture de la rétrospective Andreï Tarkovski (1932-1986) est prévue mardi 5 septembre autour de L’Enfance d’Ivan, cinq des six films programmés seront déjà visibles dès le 1er septembre — autant dire la quasi totalité de cet hommage en copies restaurées, et la presque intégralité de l’œuvre du cinéaste soviétique. En un quart de siècle, Tarkovski a signé sept longs-métrages malgré des embûches politiques, censoriales, économiques et, en définitive, la maladie. Pourtant, chacun d’entre eux est un continent à part dans le paysage mondial, une source d’inspiration et de fascination, un insondable abîme mystique dont on ne saurait prétendre épuiser la déroutante richesse. À la lisière de la métaphysique, de l’introspection et de la science-fiction, ce cousin russe de Bergman entraîne ses spectateurs dans des expériences malaisantes. L’énigmatique Stalker (1979) en apporte une preuve irréfutable. On y suit le parcours en zigzag de deux hommes, guidés par un “stalker” à l’intérieur de la “Zone”, territoire interdit ayant

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À l'Institut Lumière : L’Asiatique, le mystique et le caustique

Institut Lumière | Un mois et demi avant l’ouverture de sa 9e édition, le Festival Lumière présente un solide avant-goût de sa programmation à l’Institut homonyme. Mais pas que.

Vincent Raymond | Mardi 29 août 2017

À l'Institut Lumière : L’Asiatique, le mystique et le caustique

Révision générale. Par le passé, l’Institut Lumière a déjà anticipé un Festival en programmant dès septembre des films de (ou avec) son Prix Lumière. Mais c’était surtout parce qu’ils ne figuraient pas dans le tableau final des projections. 2017 semble opérer un changement radical en proposant rien moins que cinq longs-métrages de Wong Kar-wai (soit la moitié de son œuvre) et deux conférences pour se remettre dans le bain. Des films de la première partie de sa carrière, scandant les années 1990 (de Nos années sauvages à Happy Together), qui l’ont inscrit avec insistance comme figure originale d’un renouveau du cinéma asiatique — et en définitive, mondial. Cette mise en bouche délestera les salles bondées durant la semaine festive, encourageant le public à découvrir des productions plus rares. Pour accompagner ces flamboyants zakouskis, deux comètes dont les univers sont aussi opposés que l’influence sur leurs confrères et consœurs considérable : u

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Prix Lumière 2017 : Wong Kar-wai et les autres

Festival Lumière | Retour aux fondamentaux pour le Prix Lumière 2017 : un cinéaste sera récompensé le 22 octobre prochain à Lyon et il s’appelle Wong Kar-wai.

Vincent Raymond | Jeudi 15 juin 2017

Prix Lumière 2017 : Wong Kar-wai et les autres

On ne vous fera pas lanterner comme le patron de l’institut Lumière, qui avec son affable et coutumière cruauté a fait durer le suspense 90 minutes en truffant sa présentation de force anecdotes, digressions ou boutades : Wong Kar-wai sera le 9e récipiendaire du Prix Lumière. Un choix audacieux qu’il convient tout d’abord de saluer : à présent que le Festival est installé, avec des spectateurs·rices fidélisé·e·s et acquis·es à sa cause, il peut user de sa jeune notoriété pour célébrer des personnalités moins “évidentes” que Catherine Deneuve. Pour quitter l’axe Europe-Amériques. Et populariser le travail d’un artiste à la carrière plus discrète ayant cependant exercé une influence considérable sur ses contemporains. Car même si le monde entier a succombé à son hypnotique “hit” In the Mood for Love (2000), dont la rythmique visuelle et musicale est immédiatement reconnaissable par le grand public, l’œuvre du cinéaste shanghaïen appartient à un registre plus art et essai. Grâce à ce Prix, le grand public aura ainsi l’occasion de découvrir non seulement l’intégralité de ses

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Lumière : et la couleur fut

Exposition | La très réussie exposition consacrée aux frères Lumière s'installe dès cette semaine au Musée des Confluences, légèrement revisitée : une plongée dans l'histoire d'une famille, mais surtout aux origines du cinéma comme de la photographie couleur.

Sébastien Broquet | Mardi 13 juin 2017

Lumière : et la couleur fut

Évidemment ! L'on pénètre dans le dédale en gardant un œil sur l'une des trois vues de La Sortie de l'usine : comme au Grand Palais à Paris et comme à Bologne où elle a fait halte auparavant, l'exposition Lumière ! le cinéma inventé, s'ouvre par le premier film de l'Histoire, tourné à quelques encablures. Car enfin, la voici à la maison, cette exposition : « nous avions souhaité débuter à Paris, au Grand Palais, à proximité de là où a eu lieu la première séance publique de cinéma » explique Thierry Frémaux, le directeur de l'Institut Lumière, qui s'est mis dans la peau du guide le temps d'une visite. Sa verve légendaire trouve ici matière à faire feu de tout bois : tout dans cette exposition prête à l'anecdote, à la digression, au plaisir de conter cet éternel sujet pour nuits blanches qu'est le cinéma. Mais pas seulement. Et c'est là, aussi, la grande richesse de ce rendez-vous avec le Musée des Confluences : la geste des frères Lumière ne se limite pas au cinéma. Frémaux le rappelle : « ils arrêtent le cinéma car ils pensent avoir rempli leur mission, et veulent inventer la photographie couleur

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Gérard Jugnot à l’Institut Lumière

Rencontre | De loin le réalisateur le plus prolifique de la bande du Splendid, mais aussi celui qui, parmi eux, aura le plus été réclamé comme acteur, Gérard Jugnot est (...)

Vincent Raymond | Dimanche 29 janvier 2017

Gérard Jugnot à l’Institut Lumière

De loin le réalisateur le plus prolifique de la bande du Splendid, mais aussi celui qui, parmi eux, aura le plus été réclamé comme acteur, Gérard Jugnot est convié par l’Institut Lumière à l’occasion de la publication d’un recueil de souvenirs, Une époque formidable - Mes années Splendid. Un premier bilan qui ne sonne en rien la fin de sa carrière, puisqu’il s’apprête à sortir en avril prochain sa douzième réalisation, C'est beau la vie quand on y pense. De ce film-là, il ne sera en théorie pas question lors de la causerie du vendredi 3 février à 19h — sauf s’il décide de livrer quelque cadeau pour remercier les Lyonnais de leur accueil. En revanche, il est prévu de poursuivre la soirée avec la projection de son quatrième film, Une époque formidable (1991), une histoire de crise, de SDF et de survie en milieu urbain avec Bohringer, Ticky Holgado et Chick Ortega, toujours d’actualité un quart de siècle après sa sortie. Une époque formidable À l'institut Lumière le vendredi 3 février à 19 et 21h

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"Lumière ! L’aventure commence" : retour en salles

ECRANS | de Louis Lumière et de nombreux opérateurs (Fr, 1h26) documentaire commenté par Thierry Frémaux

Vincent Raymond | Mardi 24 janvier 2017

Qui a déjà assisté à une séance d’ouverture/clôture du Festival Lumière, voire à l’invitation à un(e) cinéaste ou à quelque personnalité rue du Premier-Film, a forcément entendu Thierry Frémaux s’acquitter d’un commentaire en direct de vues Lumière, dévidant force anecdotes historiques sur le mode badin — il est rompu à cet exercice depuis le Centenaire du Cinématographe, en 1995. Ces inestimables bobines des premiers temps du 7e art venant d’être restaurées numériquement, l’idée a germé d’en faire revivre une sélection sur grand écran, histoire que les yeux du XXIe siècle redécouvrent le monde du XIXe. Au bilan, 108 vues figurent dans ce programme composé suivant des chapitres thématiques plus que chronologiques ; 108 ultra courts métrages “escortés” par la voix du patron de l’Institut Lumière — son ton ici plus solennel qu’à l’accoutumée, atteste qu’il est conscient de l’éternité à laquelle il se soumet en posant son timbre sur ces enveloppes cinématographiques. Projetés dans le respect de la vitesse du tournage — donc sans ces odieux accélérés transformant le moindre plan en saynète comique

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"Voyage à travers le cinéma français" : c’était sa première séance

ECRANS | Bertrand Tavernier raconte son rapport affectif aux films qui l’ont construit, dévoile son Panthéon intime. Édifiant, enthousiaste, touchant : trois quarts de siècle d’un compagnonnage actif avec le cinéma, à tous les points de vue et d’écoute.

Vincent Raymond | Mardi 11 octobre 2016

Bertrand Tavernier ne pouvait choisir meilleur public que celui du Festival Lumière — manifestation organisée par l’institut homonyme, qu’il préside, dans la ville où il est né — pour présenter les premières séances du documentaire-somme retraçant son parcours. Car davantage qu’une audience acquise, celle-ci se révèlerait surtout réceptive au projet de ce ciné-fils/cinéphile, l’accompagnant bien volontiers dans l’exploration de sa mémoire d’ogre. Promis depuis des années, ce Voyage dans le cinéma français offre un retour très personnel aux sources primitives de sa passion pour l’écran d’argent ; aux origines de sa curiosité fervente et contagieuse, devenue avec les années prosélytisme chaleureux en faveur de tous les types de cinémas, peu importent les chapelles, du moment qu’ils lui apportent du plaisir — son emploi immodéré du superlatif absolu et de l’épithète “formidable” est d’ailleurs légendaire. Oncle Tatave, celui qui se souvient de tous les films Tout aussi prodigieuse se révèle sa mémoire cinématographique, presque indissociable du contexte folklorique des séances qu'il ressuscite : le voisin fa

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Huit fois Deneuve à travers la publicité

Festival Lumière | Lumière 2016 : Huit fois Deneuve à travers la publicité La liste des rôles confiés à Catherine Deneuve durant le demi-siècle écoulé aurait de quoi donner le tournis : (...)

Vincent Raymond | Jeudi 6 octobre 2016

Huit fois Deneuve à travers la publicité

Lumière 2016 : Huit fois Deneuve à travers la publicité La liste des rôles confiés à Catherine Deneuve durant le demi-siècle écoulé aurait de quoi donner le tournis : Collégienne ou Grande Bourgeoise, Peau d'Âne ou Potiche, Belle de jour ou Reine blanche, la comédienne s'est illustrée avec bonheur dans tous les styles de personnages. Mais il lui est aussi arrivé de jouer à la marchande hors des plateaux cinématographiques, pour des écrans publicitaires, associant volontiers son image et sa notoriété à des marques représentant le prestige ou le luxe. Pourquoi la plus sélecte des actrices françaises a-t-elle consenti dès les années 1960 à devenir "ambassadrice", "égérie" ou "visage" de tel ou tel produit ? « Je ne prétends pas faire de la publicité pour une autre raison qu'un allégement des problèmes financiers », rapportait-elle sans ambages dans Les Inrockuptibles en 1997, ajoutant dansTélérama en 2000 que « faire des publicités, c'est le meilleur moyen d'éviter les compromis avec le cinéma, sans changer [sa] façon de vivre ». Une telle franchise méritait d'être saluée par une rétrospective quasi-intég

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Nuit Batman : Chauve(-souris) qui peut !

ECRANS | De tous les super-héros capés, Batman est celui auquel chacun(e) s’identifie le plus aisément, puisque sa force réside dans ses faiblesses. Ni extraterrestre, (...)

Vincent Raymond | Mardi 20 septembre 2016

Nuit Batman : Chauve(-souris) qui peut !

De tous les super-héros capés, Batman est celui auquel chacun(e) s’identifie le plus aisément, puisque sa force réside dans ses faiblesses. Ni extraterrestre, ni mutant de naissance ou du fait d’une exposition fortuite à un chiroptère radioactif, Bruce Wayne demeure sous le masque du vengeur un type banal. Enfin… sur le plan physiologique. Car au niveau psychologique, il subit encore le contrecoup de l’assassinat de ses parents auquel il a assisté enfant (voici pour le passif) ; et sur le plan bancaire, il doit s’accommoder d’un héritage de quelques milliards — voilà pour l’actif. Un tel cocktail ne pouvait qu’appâter des réalisateurs un peu secoués, aimant malaxer la matière cinématographique pour servir de nouveaux mélanges. Conscients du trésor qu’ils détenaient, les studios Warner ont (presque) toujours pris soin de confier leur ténébreux chevalier à des cinéastes plutôt bath. La preuve avec les quatre films déployés par l’Institut Lumière. C’est Tim Burton qui s’y colle le premier en faisant décoller la franchise en 1989. Fa

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8e Festival Lumière : On en sait (beaucoup) plus

ECRANS | Le voile est à présent levé sur la programmation du prochain festival, qui aura pour invitée centrale et Prix Lumière Catherine Deneuve du 8 au 16 octobre prochains.

Vincent Raymond | Mercredi 7 septembre 2016

8e Festival Lumière : On en sait (beaucoup) plus

Outre les annonces déjà effectuées en juin dernier (voir notre article : Prix Lumière 2016 : Catherine Deneuve), quelques jolies surprises viendront réjouir les amateurs de belles bobines… L’hommage à la Reine Catherine, Buster Keaton, Marcel Carné, la rétrospective consacrée au femmes à Hollywood ou à la réalisatrice Dorothy Arzner, on savait déjà. Tout comme l’invitation à Walter Hill (yeah !) ou à Jean-Loup Dabadie et la Nuit Bande de potes destinée à dérider un fond de l’air morose. Ce dont on ne se doutait pas, c’est qu’il y aurait encore des programmes complets qui pointerait le bout de leur nez ! À commencer par une sélection concoctée par un ancien Prix Lumière, Quentin Tarantino, qui a eu l’idée très habile de choisir des films portant le millésime 1970 — les associant pour certains en “double bill“ : Love Story, Deep End, L’Oiseau au plumage de cristal, La Dame dans l’auto avec des l

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Jane Birkin chez les frères Lumière

Institut Lumière | Alors que vient de débuter la rétrospective Varda, donnant l’occasion de (re)voir vendredi 16 septembre le portrait-fantaisie que la cinéaste avait consacré à (...)

Vincent Raymond | Dimanche 4 septembre 2016

 Jane Birkin chez les frères Lumière

Alors que vient de débuter la rétrospective Varda, donnant l’occasion de (re)voir vendredi 16 septembre le portrait-fantaisie que la cinéaste avait consacré à la jeune quadragénaire — Jane B. par Agnès V. (1988) —, Jane Birkin a droit à “son” invitation à l’Institut Lumière. Une soirée en deux parties, forcément trop courte pour évoquer l’étonnante carrière de l’Anglaise aux “yeux bleus, cheveux châtains, teint pâle”. À elle seule en effet, la muse et interprète de Serge Gainsbourg puis de Jacques Doillon, a beaucoup plus accompli durant le demi-siècle écoulé en faveur de la place du Royaume-Uni dans l’Europe culturelle que nombre de ministres de Sa Gracieuse Majesté. Comédienne de cinéma, puis chanteuse presque par hasard ; femme de théâtre et de lettres, réalisatrice enfin (Boxes, en 2007), l’artiste Jane Birkin est aussi une bel

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La rentrée de l'Institut Lumière : feux croisés

La rentrée cinéma à Lyon | À cinq semaines de la 8e édition de son festival — qui honorera Catherine Deneuve, faut-il encore le rappeler ? —, l’Institut Lumière fourbit bien d’autres nouveautés pour la saison 2016-2017. Pleins phares sur quelques rendez-vous attendus…

Vincent Raymond | Mardi 30 août 2016

La rentrée de l'Institut Lumière : feux croisés

Septembre n’est pas encore là que la salle du Hangar s’offre un 5 à 7 avec Cléo en guise de soirée d’ouverture de saison — et surtout de prémices à la rétrospective Agnès Varda. Une rentrée très dense rue du Premier-Film, où l’agenda déborde déjà : quelques invitations émailleront la fin de l’été — Jane Birkin (13 septembre), puis l’homme de cinéma mac-mahonien Pierre Rissient (21 septembre) —, une nuit Batman autour des films de Tim Burton et Christopher Nolan tiendra éveillés les citoyens de Gotham le 24 septembre ; enfin La Vie de château, Belle de jour et Ma saison préférée permettront "d’attendre" Catherine Deneuve. Car nombreux sont les spectateurs à avoir déjà en ligne de mire le Festiv

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