La Brigade du Ballet

SCENES | Quand une douzaine d'artistes amateurs accèdent aux coulisses de l'Opéra de Lyon et que le Petit Bulletin se fait une petite place à leurs côtés... Dans les coulisses des coulisses !!

Benjamin Mialot | Vendredi 5 juin 2015

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Denis Trouxe : « une décision courageuse »

Opéra de Lyon | L'ancien adjoint à la Culture de Raymond Barre, Denis Trouxe, donne à son tour son avis sur la décision de flécher une partie — 500 000€ — de la subvention municipale de l'Opéra de Lyon vers de nouveaux projets.

Vincent Raymond | Vendredi 19 mars 2021

Denis Trouxe : « une décision courageuse »

Dans le dossier de la réattribution d’une fraction de la subvention municipale de l’Opéra vers des nouveaux projets et structures culturels, une voix ne s’était pas faite entendre : celle de Denis Trouxe, qui fut l’adjoint à la Culture de Raymond Barre (1995-2001) — il fut à l’initiative des Subsistances — avant de présider quelques années le Théâtre de la Renaissance à Oullins. Il comprend sans ambiguïté la proposition de Nathalie Perrin-Gilbert, sa lointaine successeure, au nom de la jeune création. Verbatim. « Je la ressens courageuse ! Je mesure toute la difficulté : ça a été mon objectif quand j’étais aux commandes de faire glisser l’argent de certaines institutions vers la création. Parce qu’il y a d’un côté les arguments logiques de l’Opéra qui poursuit des objectifs de rayonnement et qui a besoin de fonds pour y parvenir ; et d’un autre côté la création qui se débat comme elle peut, avec de petits moyens… À

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Lyon : trois anciens adjoints à la Culture réagissent à la baisse de la subvention de l'Opéra

Patrice Béghain, Georges Képénékian et Loïc Graber | Les trois prédécesseurs de Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe à la Culture, se prononcent sur l'annonce qui secoue le monde culturel lyonnais depuis quelques heures : la baisse de 500 000€ de la subvention municipale à l'Opéra de Lyon, somme réaffectée à d'autres projets et lieux culturels tels que la CinéFabrique. Magnéto.

Vincent Raymond | Vendredi 5 mars 2021

Lyon : trois anciens adjoints à la Culture réagissent à la baisse de la subvention de l'Opéra

Patrice Béghain, adjoint à la Culture (2001-2008) de Gérard Collomb : Je n’ai jamais eu l’habitude de juger publiquement les décisions de mes prédécesseurs ou de mes successeurs, que ce fût quand j’étais DRAC ou adjoint. Georges Képénékian, adjoint à la Culture (2008-2017) de Gérard Collomb : Nathalie Perrin-Gilbert dit que ce n’est pas une punition. Mais c’est quand même une punition chez elle : elle a eu une telle hargne pendant toutes ces années au sujet du rapport que l’on avait fait sur les frais de Serge Dorny, malgré la mise au point que j’avais essayé de gérer — en reconnaissant qu’il y avait bien eu des anomalies, j’ai travaillé avec Serge Dorny. Mais elle a quelque chose de vengeur. Loïc Graber, adjoint à la Culture de Georges Képénékian (2017-2018) et Gérard Collomb (2018-2020) : Il y a des problèmes de forme et de fond dans cette annonce. Le premier problème, de forme, c’est la précipitation : la Ville, membre de droit de l’Opéra, ne dit rien en décembre lorsque le budget est voté ; et quelques jours avant le conseil

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Subvention de l'Opéra de Lyon : Richard Brunel interloqué, Serge Dorny indigné

500 000€ réaffectés vers d'autres structures | Richard Brunel, futur directeur de l'Opéra, et Serge Dorny, l'actuel dirigeant du lieu, ont vivement réagi à l'annonce de la baisse de la subvention de l'Opéra de Lyon.

Sébastien Broquet | Vendredi 5 mars 2021

Subvention de l'Opéra de Lyon : Richard Brunel interloqué, Serge Dorny indigné

Suite à la confirmation dans nos colonnes par Nathalie Perrin-Gilbert de la baisse prochaine de la subvention de l'Opéra de Lyon de 500 000 euros, qui portera la subvention de fonctionnement à 7M€ annuels au lieu de 7, 5M€ dès cette année si la proposition est votée lors du conseil municipal des 25 et 26 mars prochains, les deux directeurs — l'actuel, Serge Dorny, et le futur, Richard Brunel (actuellement en résidence au sein de l'Opéra pour Mélisande), ont réagi vivement — le premier par un communiqué de presse, le second en sortant de répétition ce jeudi soir. « Des impacts conséquents » pour Richard Brunel Richard Brunel nous a ainsi déclaré : « concernant l'annonce de la Ville sur cette baisse de 500 000€, je laisse Serge Dorny réagir au nom de l’Opéra. Ce que je puis dire c'est que je n’ai, moi-même, pas été directement contacté et informé par l'adjointe à la Culture de cette décision qui semble acqu

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La Ville de Lyon supprime 500 000 euros par an de subvention à l'Opéra

Politique Culturelle | Coup de tonnerre à l'Opéra de Lyon : la Ville, par l'intermédiaire de son adjointe à la Culture, a décidé d'ôter 500 000€ par an de subvention au lieu dirigé par Serge Dorny pour quelques mois encore. Ce dernier a été prévenu il y a trois jours. Nathalie Perrin-Gilbert nous explique la raison de ce choix, qu'Étienne Blanc fustige.

Sébastien Broquet | Jeudi 4 mars 2021

La Ville de Lyon supprime 500 000 euros par an de subvention à l'Opéra

C'est Frédéric Martel, journaliste à France Culture, qui a dévoilé l'information ce jeudi via Twitter et que nous pouvons confirmer : la Ville de Lyon a décidé de réduire la subvention de l'Opéra de Lyon de 500 000€ par an. C'était annoncé durant la campagne, Nathalie Perrin-Gilbert avait alors déclaré dans nos colonnes : « oui, il va y avoir une réorientation au sein de ce budget. Je ne veux pas la présenter comme une punition aux institutions, leur dire qu'ils ont fait du mauvais travail. (...) Je souhaite qu'il y ait un audit indépendant qui soit réalisé, notamment, sur la gestion de l'Opéra de Lyon. » De 7, 5M€ à 7M€ par an Après les paroles de campagne, place aux actes et l'adjointe a donc pris sa décision, qui a été annoncée à

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Le directeur du Ballet de l'Opéra licencié

Opéra de Lyon | Le conseil d'administration de l'Opéra de Lyon a décidé de licencier le directeur du Ballet, Yorgos Loukos, suite à des faits de discrimination envers une danseuse.

Sébastien Broquet | Mardi 11 février 2020

Le directeur du Ballet de l'Opéra licencié

Il avait été condamné, en appel, en décembre dernier pour discrimination pour avoir demandé le non-renouvellement du contrat d'une danseuse à son retour de congé maternité : Yorgos Loukos, directeur du Ballet de l'Opéra, a été licencé en ce début février, suite à une session extraordinaire du conseil d'administration. Ce licenciement était souhaité par le syndicat des artistes professionnels, le SNAM-CGT, qui avait publiquement pris position suite à la condamnation du désormais ancien directeur, pour des faits remontant à 2014, à 1 500 euros d'amende avec sursis et à 5 000 euros de dommages et intérêts à verser à la plaignante, Karine Marion, qui était alors salariée de l'Opéra en CDD depuis cinq années. Un sixième renouvellement de contrat lui aurait offert la possibilité de passer en CDI. Mais à son retour de congé maternité, elle reçoit au contraire une lettre de non-renouvellement de celui-ci. Yorgos Loukos assène ses arguments auprès de la Ville de Lyon : « faiblesse physique et stylistique » et « style trop classique ». Mais lors d'un entretien enregistré par la danseuse quelques jours plus tard, il précise sa p

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Richard Brunel est le nouveau directeur de l'Opéra de Lyon

Mercato | C'est Richard Brunel qui va succéder à partir du 1er septembre 2021 à Serge Dorny à la tête de l'Opéra de Lyon. Franck Riester, ministre de la Culture, a validé le choix du jury en fin de journée.

Sébastien Broquet | Mardi 22 octobre 2019

Richard Brunel est le nouveau directeur de l'Opéra de Lyon

La fumée blanche s'est finalement échappée du toit de l'Hôtel de Ville lyonnais ce mardi : le successeur de Serge Dorny (qui s'en va diriger l'Opéra de Bavière) à la tête de l'Opéra de Lyon se nomme bel et bien Richard Brunel. L'information est restée un temps au conditionnel, car on attendait depuis la semaine dernière la validation définitive par Franck Riester et le ministère de la Culture du choix du jury. Approbation souhaitée rapidement avant le conseil d'administration de l'Opéra, prévu en novembre... D'où le lancement par la mairie d'un commmuniqué de presse en milieu d'après-midi, avant la validation finale, pour mettre visiblement un petit "coup de pression" à Paris, qui tardait un peu trop aux yeux de Gérard Collomb à confirmer le choix du jury lyonnais. Frank Riester a finalement validé ce choix de nommer Richard Brunel deux heures plus tard, peu après 18h ce mardi 22. Relancé durant l'été faute de candidats convaincants, mais aussi – même s'il ne faut pa

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Une saison de bon goût

Opéra de Lyon 2019/2020 | La saison 2019/2020 de l'Opéra de Lyon suscite comme chaque année de l'étonnement, tant l'audace artistique est devenue une marque de fabrique de la maison lyonnaise.

Yannick Mur | Mardi 4 juin 2019

Une saison de bon goût

Directeur depuis 2003, Serge Dorny a su donner à l'Opéra de Lyon une image qui rayonne bien au delà des frontières nationales. Ce travail fut récompensé en 2017 avec le prix de "Meilleure Maison d'Opéra" lors des International Opera Awards. Cette année encore, l'Opéra de Lyon est nominé dans quatre catégories, ce qui lui permet de se hisser au niveau des opéras les plus prestigieux du monde. C'est avec Guillaume Tell de Rossini que débute la saison. Si l'ouverture figure parmi les plus célèbres pages musicales, l'opéra ne connaît pas le même succès et n'est que très peu représenté. Une opportunité à saisir pour les amateurs de vocalises rossiniennes. C'est Tobias Kratzer qui œuvrera à la mise en scène après son Tannhäuser attendu cet été au festival de Bayreuth. Verdi lecteur de Hugo Deux Verdi sont également à l'affiche. En novembre, Ernani sera donné en version de concert à l'Auditorium sous la baguette de Daniele Rustioni et en mars, c'est Rigoletto qui sera donné dans une mise en scène confiée au jeune artiste allemand Axel Ranisch. Considéré comme une œuvre de jeun

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The Crew 2 : dérapage contrôlé

Jeu video | Retour sur une grosse actu de l'été côté jeu vidéo : le petit dernier du studio Ubisoft Ivory Tower, The Crew 2.

Lisa Dumoulin | Samedi 4 août 2018

The Crew 2 : dérapage contrôlé

Deuxième pôle numérique en France, la métropole lyonnaise regorge de studios de développement et d’édition de jeux vidéos. Des petits indépendants mais aussi en tête de file Ubisoft, qui a racheté en 2017 le studio Ivory Tower (fondé en 2007). Cet été, Ubisoft Ivory Tower, implanté à Villeurbanne, a sorti le deuxième opus de sa franchise The Crew, après plusieurs années de développement par les 175 employés du studio. The Crew 2, ce sont les sports mécaniques (voitures, motos, bateaux, avions…) made in USA, à expérimenter - et maîtriser, car le but du jeu est de devenir le champion toutes catégories - dans un monde ouvert, soit tout le territoire des États-Unis sans aucune restriction ! L’environnement est d’une richesse incroyable, tout comme le design des véhicules : certains sont la copie conforme de modèles existants, réalisés en partenariat avec des marques comme Ferrarri & co. Manger local c’est bien, jouer local c’est bien aussi ! The Crew 2 (Ubisoft)

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Seu Jorge : Black Starman

Nuits de Fourvière | Pour qui se souvient du marin brésilien qui transformait du David Bowie en poésie carioca sur le pont d'un rafiot dans La Vie Aquatique de Wes Anderson, alors la venue de Seu Jorge à Fourvière, dans le cadre d'une tournée hommage au Thin White Duke, est un événement digne d'une grande marée. Grand moment de saudade en perspective que les embruns de l'Orchestre de l'Opéra de Lyon pourraient bien transformer en larmes de joie.

Stéphane Duchêne | Mardi 3 juillet 2018

Seu Jorge : Black Starman

Un marin brésilien au bonnet rouge du nom de Pele Dos Santos, interprétant du David Bowie en portugais sur le pont d'une Calypso d'opérette, baptisée le Belafonte, cela aurait pu ne constituer que quelques scènes anecdotiques de La Vie Aquatique (2004) l'un des films les plus cultes – même si souvent décrié – du cinéaste texan Wes Anderson, lui qui aime tant faire regorger ses œuvres de détails croustillants. Au lieu de cela, elles devinrent elles-mêmes cultissimes et firent de leur interprète, le chanteur et acteur brésilien Seu Jorge, pourtant déjà largement reconnu dans son pays, une icône. Sans doute, ce qui avait alors marqué à l'époque s'ancrait-il dans le contraste entre ces moments de pure poésie musicale, presque inexplicables sur le moment (pourquoi diable la musique de Bowie est-elle si sublime en brésilien, accompagnée d'une simple guitare acoustique ? Transposée ici en bossa nova, là en samba triste ?) et l'ambiance plutôt frappadingue des aventures d'océanographes documentaristes menés par Bill Murray, partis explorer les f

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De l'agitation à l'Opéra

Opéra de Lyon | Les notes de frais de Serge Dorny ont été dévoilées et épluchées par le pure player Médiacités. Une partie des salariés s'est offusqué de leur contenu, dans un communiqué.

Sébastien Broquet | Mardi 23 mai 2017

De l'agitation à l'Opéra

Voici donc que surgit une nouvelle affaire de notes de frais dans le milieu de la culture lyonnaise. La seconde en quelques mois : la Chambre Régionale des Comptes avait déjà épinglé la gestion manquant de rigueur de Guy Walter (directeur de la Villa Gillet), entraînant un resserrement du budget de cette structure par les collectivités locales. Cette nouvelle histoire de notes concerne cette fois Serge Dorny, le directeur de l’Opéra de Lyon. C’est un tout nouveau pure player, Médiacités, qui a révélé l’affaire le mardi 9 mai, signant avec éclat son lancement entre Rhône et Saône, en mettant en ligne une enquête consécutive à l’épluchage de 3500 copies des notes de frais du directeur. Premier constat : les autorités de tutelle sont encore prises au dépourvu. Suite à la première affaire, il ne semble donc pas qu’un audit sur les notes de frais des grandes structures subventionnées ait été réalisé, visant à clarifier et encadrer le fonctionnement de ces frais, nécessaires à la bonne marche des ces maisons il

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Serge Dorny : « Il faut avoir la nostalgie de l'avenir »

Opéra de Lyon | Rencontre avec le directeur de l'Opéra de Lyon, Serge Dorny, pour évoquer cette saison de transition voyant son chef permanent, Kazushi Ono, s'envoler vers d'autres cieux, remplacé à la rentrée par le jeune espoir italien qu'est Daniele Rustioni.

Sébastien Broquet | Mardi 17 janvier 2017

Serge Dorny : « Il faut avoir la nostalgie de l'avenir »

C'est la dernière saison de votre chef permanent, qui s'en va en juin. Serge Dorny : Kazushi Ono est un chef extrêmement moderne. Normalement, un chef s'intéresse à la musique, à la partition. Mais le monde a changé : tout ce qui est action citoyenne, vis à vis des territoires en difficulté, des publics scolaires, des réseaux associatifs, l'Opéra de Lyon, étant un acteur citoyen, s'y investit énormément. Il n'est pas automatique qu'un directeur musical le fasse. Kazushi Ono y a participé de façon active, il était très enthousiaste, au point qu'il a importé cette démarche dans les projets qu'il porte au Japon. C'est vraiment quelqu'un avec qui j'ai pu construire ce projet et l'enraciner dans la maison. Il est moderne, car il a compris que ça se passe sur scène et dans la fosse, mais aussi hors les murs ; dans la cité, dans les banlieues éloignées. Cet accès au plus large public possible doit se gagner au quotidien. J'ai eu un partenaire, là-dessus. Un chef moderne, c'est aussi avoir une attention particulière envers les partitions d'aujourd'hui. Pas seulement célèbrer le passé en jouant le grand réperto

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Videodrome, film dément

ECRANS | À l’occasion des 6e Journées Cinéma et Psychiatrie organisées par la Ferme du Vinatier, le Comœdia accueille une projection-débat autour d’un film collant (...)

Vincent Raymond | Mardi 15 novembre 2016

Videodrome, film dément

À l’occasion des 6e Journées Cinéma et Psychiatrie organisées par la Ferme du Vinatier, le Comœdia accueille une projection-débat autour d’un film collant parfaitement à la thématique choisie pour les travaux — Sexe(s), psy-&-vidéos —, Videodrome (1983) de David Cronenberg. Une plongée dans la fascination pour la violence et le désir charnel ; une anticipation de notre rapport viscéral aux écrans — des préoccupations récurrentes chez Cronenberg, au demeurant. Le film sera suivi d’un échange animé par le Dr Alain Bouvarel (pédopsychiatre, directeur du Centre National de l'Audiovisuel en Santé Mentale/Festival de Lorquin), le Dr Jean-Pierre Salvarelli (psychiatre - hôpital du Vinatier) et le Dr Jean-Christophe Vignoles (psychiatre - hôpital Saint Jean de Dieu). Videodrome Au Comœdia le mardi 22 novembre à 20h

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De l’audace à l'Opéra de Lyon !

Opéra de Lyon | Voici une saison d'opéra dans la continuité de ce que Serge Dorny a pour habitude de tricoter : un subtil mélange des genres. Neuf opéras, un festival axé sur (...)

Pascale Clavel | Mardi 20 septembre 2016

De l’audace à l'Opéra de Lyon !

Voici une saison d'opéra dans la continuité de ce que Serge Dorny a pour habitude de tricoter : un subtil mélange des genres. Neuf opéras, un festival axé sur les Mémoires, de nouvelles productions et des re-créations, voilà le programme. Kazushi Ono, quant à lui, entame sa dernière saison en tant que chef d’orchestre permanent : il passera le relais au jeune chef italien Daniele Rustioni en septembre 2017. La saison s’ouvre avec L’Ange de feu de Serge Prokofiev, œuvre rare à la scène, complexe dans son intrigue, riche dans son écriture, elle reste une partition des plus séduisantes du 19e siècle. Confiée pour la mise en scène à Benedict Andrews, L’Ange de feu sera l’occasion de réentendre avec plaisir Laurent Naouri dans le rôle de Ruprecht. En novembre, pour la joie des petits et des grands : le retour de L'enfant et les sortilèges de Ravel, conte savoureux écrit par Colette pour le compositeur. Le vidéaste Grégoire Pont en rajoute dans la féérie et crée une véritable sur

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68e Rencontres régionales de cinéma et vidéo

ECRANS | De plus en plus souvent, le vocable “amateur” est substitué par la locution “non professionnel”, au nom du politiquement correct. Pas pour les clubs de (...)

Vincent Raymond | Mardi 19 avril 2016

68e Rencontres régionales de cinéma et vidéo

De plus en plus souvent, le vocable “amateur” est substitué par la locution “non professionnel”, au nom du politiquement correct. Pas pour les clubs de cinéastes amateurs, qui revendiquent fièrement l’amour de leur pratique. Leur rencontre régionale annuelle se tiendra à l'Espace Monts d’Or de Champagne-au-Mont-d’Or du 22 au 24 avril, fief de l’association locale Cinéal. Au programme, trois jours de projections, un forum de réalisateurs et un palmarès comptant sept prix remis par le jury et le public. Plus que jamais, avis aux amateurs !

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Incendie dans un entrepôt de l'opéra à Venissieux

ACTUS | Coup de chaud pour l'opéra de Lyon : un incendie s'est déclaré le lundi 28 mars dans un entrepôt, là où sont construits et stockés ses décors, a révélé Le (...)

Sébastien Broquet | Mardi 29 mars 2016

Incendie dans un entrepôt de l'opéra à Venissieux

Coup de chaud pour l'opéra de Lyon : un incendie s'est déclaré le lundi 28 mars dans un entrepôt, là où sont construits et stockés ses décors, a révélé Le Progrès dans son édition du mardi 29 mars. Ce bâtiment appartenant à la ville de Lyon est situé à Vénissieux, il est prêté à l'opéra depuis 1974. Heureusement, peu de dégâts à signaler : un véhicule dans lequel le sinistre s'est déclaré selon les premières constatations, et du matériel de construction, mais aucun décor n'a brûlé ; même s'il reste à établir les dégâts causée par les fumées mais aussi par l'eau lors de l'intervention des pompiers. Ces derniers, qui ont engagé près de cinquante hommes, sont intervenus peu avant 20 heures après un signalement des voisins.

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Brigade du Ballet : session de janvier

SCENES | Au fil de la saison 2015/2016, l’Opéra de Lyon et le Petit Bulletin vous invitent à découvrir le Ballet de l’Opéra dans l’intimité des coulisses et à (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 6 janvier 2016

Brigade du Ballet : session de janvier

Au fil de la saison 2015/2016, l’Opéra de Lyon et le Petit Bulletin vous invitent à découvrir le Ballet de l’Opéra dans l’intimité des coulisses et à raconter le fruit de cette rencontre. Vous êtes rédacteur, photographe, vidéaste, dessinateur ou même preneur de son ? Adressez-nous votre candidature motivée par email (brigadeduballet@petit-bulletin.fr) et rejoignez notre brigade de chroniqueurs-amateurs. Vos mini-reportages seront publiés sur les sites du Petit Bulletin et de l’Opéra de Lyon. La prochaine session se tiendra le mercredi 13 janvier, autour du programme Révolution(s). Vous avez jusqu'au 8 pour vous manifester. Bonne chance à tous !

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À l'Opéra, une Carmen endiablée

SCENES | Le Ballet de l'Opéra s'aventurant habituellement sur les terres de la danse contemporaine, il est surprenant de le découvrir au milieu d'une (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 10 novembre 2015

À l'Opéra, une Carmen endiablée

Le Ballet de l'Opéra s'aventurant habituellement sur les terres de la danse contemporaine, il est surprenant de le découvrir au milieu d'une scénographie très théâtrale, en costumes et... sur pointes ! Ceux, en l'occurrence, de deux pièces de Roland Petit (1924-2011), auteur de plus de cent cinquante créations et chorégraphe difficilement classable. Entre académisme et innovation (l'introduction, par exemple, de gestes du quotidien dans ses pièces), entre théâtralité et abstraction, Roland Petit s'est essayé à tous les genres, signant quelques chefs-d’œuvre (Le Jeune homme et la mort en 1946 notamment) comme des spectacles plus légers (dans le domaine du music-hall, à la télévision ou pour Hollywood). L'Arlésienne (1974) et Carmen (1949), les deux oeuvres sur une musique de Bizet au programme du Ballet, sont représentatives de sa danse "patchwork" où les pirouettes et les figures classiques le disputent à de plus singulières positions "en dedans" ou à des chutes et des mouvements au sol. Les danseurs semblent plus à l'aise et motivés dans Carmen, spectacle aux décors hauts en couleurs (signés par le peintre espagn

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Brigade du ballet - C'est reparti !

SCENES | Au fil de la saison 2015/2016, l’Opéra de Lyon et le Petit Bulletin vous invitent à découvrir le Ballet de l’Opéra dans l’intimité des coulisses et à raconter le (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 30 septembre 2015

Brigade du ballet - C'est reparti !

Au fil de la saison 2015/2016, l’Opéra de Lyon et le Petit Bulletin vous invitent à découvrir le Ballet de l’Opéra dans l’intimité des coulisses et à raconter le fruit de cette rencontre. Vous êtes rédacteur, photographe, vidéaste, dessinateur ou même preneur de son ? Adressez-nous votre candidature motivée par email (brigadeduballet@petit-bulletin.fr) et rejoignez notre brigade de chroniqueurs-amateurs. Vos mini-reportages seront publiés sur les sites du Petit Bulletin et de l’Opéra de Lyon. La prochaine session se tiendra le mercredi 14 octobre, autour du spectacle programme Carmen / L'Arlésienne. Vous avez jusqu'au 7 pour vous manifester. Bonne chance à tous !

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Jiří Kylián entre au répertoire du Ballet de l'Opéra

SCENES | «Je pense que tout mon travail parle de l'amour et de la mort» déclara un jour le chorégraphe tchèque Jiří Kylián (né en 1947). Ce maître du néo-classicisme, épris (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 1 septembre 2015

Jiří Kylián entre au répertoire du Ballet de l'Opéra

«Je pense que tout mon travail parle de l'amour et de la mort» déclara un jour le chorégraphe tchèque Jiří Kylián (né en 1947). Ce maître du néo-classicisme, épris de musicalité et de pureté du mouvement, décline ces thèmes existentiels fondamentaux dans des univers spectaculaires hétéroclites : l'abstraction vive et minimale de 27'52'' (2002), la théâtralité onirique et baroque de Bella Figura (1995) ou le dispositif intimiste et émouvant de Heart's Labytinth, pièce créée il y a trente ans en hommage à une danseuse de sa compagnie qui s'était suicidée. Ces trois pièces seront interprétées par les danseurs du Ballet de l'Opéra (du 8 au 16 septembre à l'Opéra) et, à cette occasion, la fabuleuse chorégraphie de 27'52'' fera son entrée dans le répertoire de la compagnie. Pièce pour six interprètes dont le titre est aussi sa durée précise, 27'52'' déploie ses mouvements vifs et tranchants à travers la musique sous haute tension de Dirk Haubrich, inspirée de la Symphonie nº 10 de Mahler et de quelques vers de Charles Baudelaire. On y retrouve le thème du couple et de la rencontre amoureuse, dans u

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Chut... La culture en une minute ! Episode pilote

THEMATIQUE VIDE | Chut... La culture en une minute est le pilote d'un programme court réalisé pour Rhône-Alpes TV. Cet épisode revient sur la mystérieuse fabrication de la Table Claudienne, exposée au Musée Gallo-Romain de Lyon.

Benjamin Mialot | Vendredi 5 juin 2015

Chut... La culture en une minute ! Episode pilote

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Un Moi(s) de cinéma #6

ECRANS | Chaque mois, Le Petit Bulletin vous propose ses coups de cœur cinéma des semaines à venir en vidéo.

Christophe Chabert | Mercredi 3 juin 2015

Un Moi(s) de cinéma #6

Au sommaire de ce sixième numéro : • Cannes 2015 : bilan rapide • Loin de la foule déchaînée de Thomas Vinterberg • Vice Versa de Pete Docter • Une seconde mère d'Anna Muylaert

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Un Oeil sur... La Grande Tablée

SCENES | En partenariat avec la Ville de Lyon, le Petit Bulletin vous présente les talents locaux qui feront parler d'eux demain. Quatrième épisode avec le collectif théâtral La Grande Tablée. Journaliste : Stéphane Duchêne - Réalisation : La Brêche - Crédit musique : Péthrol – Summer Rise

Benjamin Mialot | Mardi 14 avril 2015

Un Oeil sur... La Grande Tablée

Expression d’une certaine idée de la créativité autant que réaction à la morosité économique ambiante, le collectif est une forme d’organisation de plus en plus prisée par les jeunes artistes. C’est le cas de La Grande Tablée, regroupement d’émules de l’ENSATT qui présentera prochainement une mise en scène à plusieurs voix des Piliers de la société d’Ibsen au Théâtre de l’Elysée. Portrait d’une compagnie décidée à faire bouger les lignes.

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Coup d'oeil sur la saison 2015/2016 de l'Opéra de Lyon

ACTUS | Fort d'un solide casting de nouvelles têtes (Wouajdi Mouawad, Dominique Pitoiset, Jeanne Candel...) et d'habitués (Olivier Py, Laurent Pelly, David Marton...) et fidèle à sa volonté de donner à voir à la fois la modernité du répertoire et la vitalité de la création contemporaine, l'Opéra de Lyon placera sa saison 2015/2016 sous le signe de l'humanisme. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Samedi 14 mars 2015

Coup d'oeil sur la saison 2015/2016 de l'Opéra de Lyon

La présentation de la saison 2015-2016 de l'Opéra de Lyon a débuté par une confirmation : celle de la nomination de Daniele Rustioni en tant chef permanent. D'ici sa prise de fonction en septembre 2017, le jeune prodige italien de 32 ans dirigera notamment La Juive, fastueuse romance inter-religieuse qui valut à Jacques Fromental Halévy les louanges de Wagner, sur une mise en scène d'Olivier Py. Une production d'autant plus symbolique qu'elle s'inscrira dans le traditionnel festival de l'Opéra (fin mars et début avril 2016), dédié cette fois à l'Humanité, journal emblématique... Ah non. D'après nos notes, il présentera en fait des œuvres disant la nécessité de lutter contre les intégrismes, dont une création mondiale : Benjamin, dernière nuit, un biopic du génie tourmenté Walter Benjamin (en partenariat avec la Biennale Musiques en scène, avec l'écrivain Régis Debray au livret, Bernhard Kontarsky à la direction et John Fulljames à la mise en scène). Un double programme mettant en lumière des compositeurs passés par le ghetto de Terezin –

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Un nouveau chef à l'Opéra de Lyon

MUSIQUES | Il ne prendra ses fonctions qu'en septembre 2017 (pour un mandat de cinq ans), mais son nom est déjà sur toutes les lèvres : Daniele Rustioni vient (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 12 mars 2015

Un nouveau chef à l'Opéra de Lyon

Il ne prendra ses fonctions qu'en septembre 2017 (pour un mandat de cinq ans), mais son nom est déjà sur toutes les lèvres : Daniele Rustioni vient d'être nommé à la succesion de Kazushi Ono à la tête de l'orchestre de l'Opéra de Lyon. D'ici là, ce jeune chef italien de 32 ans, formé à Milan, passé par le Covent Garden de Londres et remarqué la saison passée sur Simon Bocanegra, se produira à deux reprises : au printemps 2016 pour La Juive de Halévy et pour les fêtes de fin d'année avec la Nuit à Venise de Johann Strauss.

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Rejoignez les Brigades du Ballet

MUSIQUES | Les Candidatures pour la prochaine Brigade du ballet (mercredi 18 février pour le programme Forsythe) sont ouvertes ! Au fil de la saison, l’Opéra de (...)

Benjamin Mialot | Mardi 13 janvier 2015

Rejoignez les Brigades du Ballet

Les Candidatures pour la prochaine Brigade du ballet (mercredi 18 février pour le programme Forsythe) sont ouvertes ! Au fil de la saison, l’Opéra de Lyon et Le Petit Bulletin vous invitent à découvrir le Ballet de l’Opéra dans l’intimité des coulisses. Vous êtes apprenti blogger, photographe, vidéaste ou dessinateur ? Rejoignez notre brigade de chroniqueurs-amateurs et racontez le fruit de cette rencontre sur les sites du Petit Bulletin et de l’Opéra de Lyon ! Adressez-nous votre candidature motivée à : brigadeduballet@petit-bulletin.fr   Plus d'informations : http://www.opera-lyon.com/page/la-brigade-du-ballet Sessions précédentes : http://www.petit-bulletin.fr/lyon/membre-27829.html

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Devenez petite souris dans les coulisses du Ballet de l’Opéra de Lyon !

SCENES | La saison prochaine, l’Opéra de Lyon et le Petit Bulletin vous invitent à découvrir le Ballet de l’Opéra dans l’intimité des coulisses du spectacle Les (...)

Nadja Pobel | Mercredi 2 juillet 2014

Devenez petite souris dans les coulisses du Ballet de l’Opéra de Lyon !

La saison prochaine, l’Opéra de Lyon et le Petit Bulletin vous invitent à découvrir le Ballet de l’Opéra dans l’intimité des coulisses du spectacle Les Labyrinthes du coeur (dès le 1er septembre) et à raconter le fruit de cette rencontre.   Vous êtes apprenti blogger, rédacteur, photographe, vidéaste ou dessinateur ? Adressez-nous votre candidature motivée par email à brigadeduballet@petit-bulletin.fr avant le 18 août et rejoignez notre brigade de chroniqueurs-amateurs.   Au fil des spectacles, les meilleurs mini-reportages (écrits, filmés, dessinés…) seront publiés sur les sites du Petit Bulletin et de l’Opéra de Lyon.   Bonne chance à toutes et à tous, et que les plus inspirés gagnent.  

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Textures de voix

ARTS | «Le costume est devenu un acteur déterminant de la scénographie d'un opéra. On voit d'abord avant d'entendre» lance Maximilien Durand, directeur du Musée des (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 22 avril 2014

Textures de voix

«Le costume est devenu un acteur déterminant de la scénographie d'un opéra. On voit d'abord avant d'entendre» lance Maximilien Durand, directeur du Musée des Tissus. Et Serge Dorny, directeur de l'Opéra de Lyon, de préciser : «Le budget de production des costumes est aujourd'hui très important, à part égale avec les décors». Les deux institutions ont décidé de présenter, en une séduisante mise en scène, 130 costumes d'opéras et de ballets de danse correspondant aux vingt dernières années de création de l'Opéra de Lyon. La sélection s'est opérée en fonction de la qualité des habits et des spectacles les plus marquants de cette période (Trois sœurs et Lady Sarashina de Peter Eötvös, La Flûte enchantée mise en scène par Pierrick Sorin, etc.). Le parcours se décline en salles thématiques ("Figures de l'altérité", "Héros et héroïnes", "Femmes fatales"...) et propose à chaque fois des cartels très précis, à la fois sur les productions et les techniques de couture. Les costumes habillent des mannequins masqués et certaines salles s'avèrent tout simplement impressionnantes 

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Vidéo-clubs : les derniers des Mohicans

ACTUS | En pleine explosion dans les années 80, incontournables dans les années 90, les vidéo clubs ont connu un lent déclin dans les années 2000. À Lyon, certains résistent, d’autres se résignent, d’autres s’adaptent. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Vendredi 27 septembre 2013

Vidéo-clubs : les derniers des Mohicans

Alors que le festival Lumière s’apprête à remettre son prix à Quentin Tarantino, il n’est pas inutile de rappeler la légende qui entoure ses jeunes années : employé dans un vidéo club, il y a ingurgité tout ce qui allait constituer sa cinéphilie délirante, avant d’alimenter son cinéma jusqu’à la transformer en philosophie personnelle et en discours politique. Un autre cinéaste a immortalisé le vidéo-club comme lieu alternatif, à la fois commerce de proximité et temple d’une érudition débridée et sans chapelle : Kevin Smith, dont le premier film Clerks se déroulait à moitié dans un vidéo club tenu par un gérant débonnaire et volontiers critique envers ses clients. Dans les années 80, époque glorieuse de la VHS et du magnétoscope dans tous les foyers, les vidéo clubs explosent partout en France ; dans les années 90, ils s’installent pépère dans le paysage, certaines chaînes devenant même des acteurs majeurs du secteur, proposant bornes automatiques et forfaits imbattables. L’apparition du DVD au tournant du siècle aurait dû logiquement donner un coup d’accélérateur au secteur ; mais ce sont plutôt les coups

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(Télé)Visions de Cronenberg

ECRANS | Hourra ! C’est le retour de L’Épouvantable vendredi cette semaine à l’Institut Lumière, dans une formule allégée à deux films au lieu de trois. Pour cette (...)

Christophe Chabert | Jeudi 15 novembre 2012

(Télé)Visions de Cronenberg

Hourra ! C’est le retour de L’Épouvantable vendredi cette semaine à l’Institut Lumière, dans une formule allégée à deux films au lieu de trois. Pour cette nouvelle saison, c’est David Cronenberg qui a l’honneur de lancer les hostilités, avec deux films donc, et pas des moindres. D’abord La Mouche, son œuvre la plus célèbre, qui fait aujourd’hui encore l’unanimité même chez les détracteurs du cinéaste. Pourtant cette commande de Mel Brooks autour du remake d’une série B fantastique (La Mouche noire avec Vincent Price), avait tout de la fausse bonne idée. Cronenberg y décrit le calvaire de Seth Brundle (Jeff Goldblum), physicien geek ayant inventé une méthode de téléportation révolutionnaire mais qui, lors d’un test sur sa personne, voit son génome mélangé à celui d’une mouche ; plutôt qu’à une métamorphose gore, on assiste à l’avancée réaliste et tragique d’une forme virulente de cancer, à laquelle Cronenberg ajoute une déchirante histoire d’amour entre Brundle et une jolie journaliste (Geena Davis), façon La Belle et la bête. Ensuite, flashback quelques années auparavant avec Videodrome, grande œuvre culte où Max Renn (James Wo

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Test jeux vidéo : Saints Row The Third

CONNAITRE | Jeu vidéo disponible sur PC, PS3 et Xbox 360 (Volition / THQ)

Dorotée Aznar | Vendredi 9 décembre 2011

Test jeux vidéo : Saints Row The Third

Dans ce troisième épisode de Saints Row, cousin dégénéré du signifiant Grand Theft Auto de Rockstar Games, on peut frapper des vieilles dames à coups de godemichet. On peut aussi aplatir des muscle cars les fesses calées dans un tank, s'acheter des sapes ridicules, rouler sur des flics au volant d'un bus scolaire, braquer des tatoueurs, changer de sexe, faire du car surfing, prendre en otages des mascottes, parler comme un zombie, courir nu, aligner les passants au lance-roquettes, sauter en parachute, recruter des prostituées avec la complicité d'un pimp s'exprimant avec un autotune, taper des wheelies à contresens... Tout ça à l'aune d'un scénar à l'outrance de série B, qui voit le gang donnant son titre à la série opposé à des catcheurs mexicains, des cyberninjas et des trafiquants d'armes belges. Bref, Saints Row : the Third est, à l'image de ses prédécesseurs, un parangon de liberté d'une idiotie aussi abyssale que jouissive. Réveillez le sale gosse qui sommeille en vous. BM  

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Test jeux vidéo : Ultimate vs. Capcom 3

CONNAITRE | Jeu vidéo disponible sur PS3 et Xbox 360 (Capcom)

Dorotée Aznar | Vendredi 9 décembre 2011

Test jeux vidéo : Ultimate vs. Capcom 3

D'abord, un carton jaune pour Capcom, éditeur historique et respectable s'il en est, qui nous fait pour la énième fois le coup de la mise à jour vendue au prix fort même pas un an après la sortie du titre originale. Ultimate vs. Capcom 3 reprend ainsi pour 40 boules le contenu de Marvel vs. Capcom 3 (qui coutait 65€ à sa sortie) et l'agrémente d'une douzaine de protagonistes (sur un consistant total de 48), de huit décors et d'un rééquilibrage des forces déjà en présence. Et on s'étonne que l'early adopter soit une espèce menacée. Ceci étant, ça ne l'empêche pas, avec sa courbe d’apprentissage vertigineuse, ses graphismes poppy et pyrotechniques à souhait et son rythme à la frénésie toute proverbiale, d'incarner la quintessence du jeu de baston à la papa. Puis bon, avoir entre les mains l'issue de rixes opposants des personnages aussi charismatiques que Wolverine, Ghost Rider, Captain America, Zero (Megaman), Akuma (Street Fighter) et Dante (Devil May Cry), ça ne se refuse pas. BM

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Le Ballet s'empare de Balanchine

SCENES | En regardant l'impressionnant répertoire du Ballet de l'Opéra de Lyon, on se dit qu'il n'y manque pas beaucoup des grands chorégraphes du XXe Siècle. George (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 8 décembre 2011

Le Ballet s'empare de Balanchine

En regardant l'impressionnant répertoire du Ballet de l'Opéra de Lyon, on se dit qu'il n'y manque pas beaucoup des grands chorégraphes du XXe Siècle. George Balanchine en fait partie et, pour la première fois, le Ballet interprétera l'une de ses pièces phares, Concerto Barocco, sur le Concerto pour deux violons en ré mineur de Bach (du 17 au 23 décembre à l'Opéra). Né en 1904, Balanchine rejoint les ballets de Diaghilev dans les années 1920, collabore très tôt et à de multiples reprises avec le compositeur Igor Stravinski (ils signeront une trentaine de pièces ensemble) puis émigre aux États-Unis au début des années 1930. Il y fondera le célèbre New York City Ballet. Artistiquement, le chorégraphe a renouvelé la danse classique en la libérant des pesanteurs de la narration et de l'illustration, au profit d'un formalisme épuré voire abstrait, tout en s'appuyant toujours sur une partition musicale au rôle essentiel. C'est ce que l'on pourra vérifier dans Concerto Barocco avec de nombreuses analogies formelles entre la musique de Bach et les mouvements et gestes abstraits des dix danseurs. Ce programme sera complété par deux p

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Tout pour l’image

ACTUS | Mickaël Dumoulin et Yvan Manigand ont créé l’association Kaboch’Arts, structure de production et de réalisation audiovisuelles.

Dorotée Aznar | Dimanche 25 septembre 2011

Tout pour l’image

C’est au cours de leurs études à Studio M qu’Yvan Manigand et Mickaël Dumoulin se sont rencontrés. Autour d’eux, d’autres élèves voient approcher la fin de leur cursus en se demandant ce qu’ils vont faire par la suite. « Dès la deuxième année, dit Mickaël, on s’est dit qu’on allait monter une association pour travailler tous ensemble et réunir nos compétences et nos efforts, créer du réseau, s’installer sur la région lyonnaise dans le cadre de la production audiovisuelle, qu’elle soit institutionnelle, événementielle ou documentaire. » Pour monter Kaboch’arts, Mickaël et Yvan n’ont pas forcément reçu un soutien direct de l’école, mais ont pu s’appuyer sur certains de leurs professeurs : « Il n’y avait pas de cours qui expliquaient comment on crée ce genre d’associations. Mais ce sont les profs qui nous ont mis en contact avec des personnes susceptibles d’avoir besoin de la vidéo. Par exemple, un comique qui voulait faire une captation de son spectacle. Ça a été un plus professionnellement : comment aborder un client ? Comment savoir ce qu’il veut ? »Restons groupés !Mickaël et Yvan tombent d’accord sur ce qui a fait la force de Kaboch’arts à sa création

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Du nez et de l’air

MUSIQUES | De l’audace dans les deux grandes maisons lyonnaises, du culot et de l’inattendu : l’Opéra et l’Auditorium se transcendent. Il faut le redire, Lyon a su se doter de deux orchestres à rayonnement international ; c’est rare et c'est bon. Pascale Clavel

Pascale Clavel | Jeudi 15 septembre 2011

Du nez et de l’air

A l’Opéra, la saison est réjouissante. Chostakovitch et un Nez très attendu en ouverture, un Parsifal qui n’avait plus retenti depuis 35 ans, une petite opérette d’Offenbach peu connue, le retour d’une brillante Carmen… Comment dire ? L’Opéra de Lyon se porte bien. La neuvième saison de Serge Dorny est éclectique, surprenante tant par les œuvres choisies que par les points de vus de chefs d’orchestres et de metteurs en scènes talentueux. Le fil conducteur, dont Serge Dorny a fait sa marque de fabrique, sera cette saison la quête. Sujet vaste, un peu fourre-tout mais qui a l’intérêt de rassembler nombre d’opéras. Le Nez arrive d’Aix où il a eu un franc succès. La mise en scène éblouissante de Kentridge y est pour beaucoup, la direction de Ono également. Parmi les autres productions, L'Enfant et les sortilèges de Ravel partagera une soirée enfance cruelle avec Le Nain d’Alexander von Zemlinski. Dans les audaces de l’année, citons Terre et cendres, opéra du compositeur contemporain Jérôme Combier, inspiré du roman d’Atiq Rahimi. Un conte sur la quête de la rédemption et de l’harmonie face à l’horreur de la guerre. L’incontournable Festival sera consacré à Puccini. Les trois opéras cho

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A fond les manettes - Mars 2011

CONNAITRE | Chaque mois, la sélection jeux vidéo du Petit Bulletin. Mars 2011 : des catcheurs, des boxeurs, des intraterrestres, des fantômes et des tentacules. Tout cela, c'est dans notre sélection de jeux qu'il ne fallait pas manquer le mois dernier. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 3 mai 2011

A fond les manettes - Mars 2011

WWE All Stars (THQ) – Sur PS3, Xbox 360, Wii, PSP et PS2 Depuis le temps que l'on attendait ça. Un jeu de catch qui, plutôt que de verser dans un réalisme contradictoire bien que raccord avec les intentions des fédérations concernées (le maintien de la sacro-sainte suspension d'incrédulité), capitaliserait sur le côté over the top de ce divertissement sportif à la manière d'un WWF WrestleMania: The Arcade Game (1995). WWE All Stars le fait à merveille, avec ses graphismes caricaturaux juste ce qu'il faut, son panel de superstars retraitées/décédées/en activité autorisant toutes les fantaisies (Randy Savage contre Rey Mysterio, André le Géant contre Big Show, ce genre de rêve de fans) et son gameplay à base de contres éclairs et de signature moves pyrotechniques. On déplorera tout de même une Intelligence Artificielle à la ramasse, des temps de chargement indécents et des movesets un peu limités. Pas de quoi bouder son plaisir.

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A fond les manettes - Mars 2011

CONNAITRE | Chaque mois, la sélection jeux vidéo du Petit Bulletin. Mars 2010 : de la plate-forme, de la tactique, de la stratégie, du shoot au sol et du shoot dans les airs. Tout cela, c'est dans notre sélection de jeux qu'il ne fallait pas manquer le mois dernier. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Lundi 21 mars 2011

A fond les manettes - Mars 2011

Kirby : au fil de l'aventure (Nintendo)Sur WiiEst-ce une fraise Tagada ? Est-ce un lipome fraîchement expulsé ? Non, c'est Kirby, le personnage le plus choupinet de Nintendo, et il a bien changé. Au placard, son appétit de trou noir, la petite boule rose évolue dans Au fil de l'aventure dans un univers de tissu aux coutures apparentes et ses capacités sont à l'avenant. Elle peut littéralement embobiner ses ennemis, adopter la forme d'un camion de pompier pour éteindre des flammes, découdre un bouton du décor pour raccourcir un ravin... Un gameplay ingénieux et poétique comme seul Big N sait en concevoir (là est le secret de la longévité de ses icônes, de Link à Mario), au service d'une aventure épousant tous les contours d'un conte (jusqu'à la voix off interprétant l'intégralité du cast), à un détail près : le challenge est aux abonnés absents, même en coopératif. Mais bon, on est sur Wii, la console aux publicités dignes d'un téléachat cubain, on a l'habitude. Tactics Ogre : Let Us Cling Together (Square Enix

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A fond les manettes - Décembre 2010

CONNAITRE | Chaque mois, la sélection jeux vidéo du Petit Bulletin. Décembre 2010 : des traces de sang, des traces de pneu, des traces d'encre, des traces de brûlé et des traces de coups. Tout cela, c'est dans notre sélection des jeux qu'il ne fallait pas manquer le mois dernier. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Samedi 18 décembre 2010

A fond les manettes - Décembre 2010

Assassin's Creed Brotherhood (Ubisoft) – Sur PS3, Xbox 360 et PCA l'aune du peu de temps écoulé entre la sortie d'Assassin's Creed 2 et l'annonce de ce spin-off et de l'habitude tenace qu'a Ubisoft de produire de belles coquilles vides (Far Cry 2, Prince of Persia, H.A.W.X....), on craignait le pire. Et bien le pire n'est pas arrivé. Au contraire. Déplaçant l'action de Venise à Rome, Brotherhood pousse à leur paroxysme les deux principales qualités de la série. D'un côté sa direction artistique, à l'origine d'environnements parmi les plus vastes et crédibles qu'on ait vus sur les consoles de Sony et Microsoft. De l'autre son gameplay fourmillant et dynamique : de sabotages commandités par Leonard de Vinci himself en rénovations de commerces décrépis en passant par le recrutement et l'entrainement de compagnons susceptibles de vous aider à mettre un terme sanglant à la tyrannie de la famille Borgia, comptez entre 20 et 30 heures de furtivité et d'escalade, avant de vous en remettre au seul aspect multijoueur, stimulante murder party en costumes.

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A fond les manettes - Novembre 2010

CONNAITRE | Chaque mois, la sélection jeux vidéo du Petit Bulletin. Novembre 2010 : du post-apocalyptique, du science-fictif, du gothique, du fabuleux et de l'onirique. Tout cela, c'est dans notre sélection des jeux qu'il ne fallait pas manquer le mois dernier. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 25 novembre 2010

A fond les manettes - Novembre 2010

Fallout : New Vegas(Obsidian Entertainment / Bethesda Softworks) – Sur PC, PS3 et Xbox 360Un miracle du niveau la résurrection de Lazare, voilà ce qu'est "New Vegas". La comparaison n'est pas trop forte quand on se souvient dans quel état les branques de Bethesda Softworks avait laissé "Fallout", franchise culte du jeu de rôle à pixels : vidée de sa substance, de sa subtilité et de sa maturité. Des scories dont les développeurs d'Obsidian, légitiment portés au pinacle l'an passé à la sortie d'Alpha Protocol, ont fait table rase. Univers post-apocalyptique d'une cohérence à toute épreuve, dialogues taillés aux ciseaux pour bonsaï, personnages crédibles et pas monochromes, mécanismes impeccablement huilés (quêtes à tiroirs, caractéristiques déterminantes, gestion de la survie et de la réputation), humour et sous-texte sociologique sophistiqués, toute la sève des deux premiers opus coule dans ce spin-off. Au point que l'inévitable héritage du troisième (interface mal pensée, moteur graphique périmé, vue à la première personne injustifiée) en devient supportable. Passionnant en l'état, inépuisable quand les modders auront pris les choses en main.

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A fond les manettes - Octobre 2010

CONNAITRE | Chaque mois, la sélection jeux vidéo du Petit Bulletin. Octobre 2010 : du «vroum», du «uuuungh», du «clac clac clac», du «kaboom» et du «woosh». Tout cela, c'est dans notre sélection des jeux qu'il ne fallait pas manquer le mois dernier. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mercredi 13 octobre 2010

A fond les manettes - Octobre 2010

F1 2010(Codemasters) – Sur PlayStation 3, Xbox 360 et PCLa dernière fois qu'un jeu de Formule 1 vous a vraiment fait vibrer, c'était quand ? Nous, en bons vieux cons, c'était en 1998 à la sortie de Grand Prix Legends. Non, pardon, c'était il y a une paire de semaines, lorsque l'on s'est lancé dans F1 2010. Il faut dire que son développeur n'est pas le premier venu puisqu'il s'agit de Codemasters, grand pourvoyeur de belles mécaniques de pixels avec les séries DiRT et GRID. Comme ces deux gammes, F1 repose sur un bel équilibre entre simulation pure et dure (désactivation des aides de conduite, nombreux réglages) et arcade décomplexée (déformations cosmétiques, menus intégrés). Graphiquement, l'Ego Engine maison fait des merveilles et, à grands renforts d'effets météo dynamiques et de circuits fidèlement reproduits, génère des sensations d'une crédibilité et d'une immersivité à toutes épreuves. Volant conseillé, cela va sans dire, d'autant que vous pourrez le rentabiliser avec le volet 2011, dont on espère qu'il exploitera à fond le prometteur volet «relations publiques» entrevu dans le mode Carrière.

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A fond les manettes - Septembre 2010

CONNAITRE | Chaque mois, la sélection jeux vidéo du Petit Bulletin. Septembre 2010 : une love story pleine de bourre-pifs, des vers de terre lourdement armés, le retour d'une archéologue à la détente facile et dont le prénom n'est pas Indiana, une quête de vengeance à faire baver de plaisir le tandem Tarantino-Rodriguez et des Siciliens arrondissant leurs fins de mois à coups de fusils à pompe Remington : tout cela, c'est dans notre sélection de «jeux vidéo qu'il ne fallait pas manquer le mois dernier». Benjamin Mialot

Dorotée Aznar | Vendredi 17 septembre 2010

A fond les manettes - Septembre 2010

SCOTT PILGRIM VS. THE WORLD(Ubisoft Montréal - Ubisoft) – Sur Playstation 3Alors que les Anglo-saxons se bidonnent depuis plus d'un mois devant l'adaptation au cinéma par Edgar Wright (Shaun of the Dead) du roman graphique de Bryan Lee O'Malley, nous, pauvres Français, allons devoir patienter jusqu'en décembre pour voir de quel bois se chauffe Scott Pilgrim. Heureusement pour les fans de ce gentil branleur obligé de botter le derrière des sept ex maléfiques de sa dulcinée, l'adaptation vidéoludique de ses mésaventures est d'ores et déjà jouable sous la forme d'un bon vieux beat'em all des familles, et on vous la recommande. Pas tant pour son gameplay, défoulant mais guère moins répétitif que celui de ses glorieux ancêtres (Final Fight, Streets of Rage...) en dépit de son arsenal indécent et de son système de progression emprunté aux jeux de rôle, mais pour sa réalisation délicieusement old-school. Laquelle, de gros sprites pixelisés en musiques MIDI survitaminées, excuse une maniabilité trop rigide et une difficulté limite rébarbative. Carton jaune en revanche pour le

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Mafia II

CONNAITRE | (2K Czech - 2K Games) – Sur PC, Xbox 360 et Playstation 3 par Benjamin Mialot

Dorotée Aznar | Lundi 13 septembre 2010

Mafia II

Prendre en main l’ascension criminelle d'une petite frappe, voilà ce à quoi vous invite Mafia II. Ça vous rappelle un certain Grand Theft Auto ? Normal, reste que c'est là l'une des rares caractéristiques que partagent les deux séries. Comme son aîné, cet opus se distingue en effet radicalement de la licence phare de Rockstar Games en misant tout sur le scénario et l'ambiance au détriment du sentiment de liberté et de la profusion d'activités propre aux sandbox games. Un choix judicieux tant la noirceur et la causticité de ce nouvel opus se révèlent rapidement, à grands coups de missions scriptées et de dialogues ultra-punchy, dignes des classiques ciné du genre. Revers de la médaille, on a à peine le temps de profiter de la magnificence d'Empire Bay, relecture minutieuse d'une mégalopole nord-américaine des années 40 puis 50, qu'il nous faut déjà la quitter, tandis que les phases de gameplay les plus excitantes ne consistent pas tant à rosser la racaille irlandaise ou à jouer au chat et à la souris avec la police mais à zoner au volant d'un ersatz de coupé Chevrolet Bel-Air au rythme du Mister Sandman des Chordettes. Des regrets donc, mais quand même, quel pied.

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Lara Croft and the Guardian of Light

CONNAITRE | (Crystal Dynamics - Square Enix) – Sur PC, Xbox 360 et Playstation 3 par Benjamin Mialot

Dorotée Aznar | Lundi 13 septembre 2010

Lara Croft and the Guardian of Light

Ce n'est pas une défaillance de votre écran. N'essayez pas de régler l'image. Vous n'êtes pas en 1996. Non parce que mine de rien, cela va bientôt faire quinze ans que la pulpeuse aventurière a révolutionné le jeu d'aventure, et elle se porte même comme un charme depuis que les zigues de Crystal Dynamics l'ont arrachée des mains moyennement expertes de Core Design. Ce dixième épisode ne dit pas autre chose, d'autant qu'il se permet une fantaisie bienvenue en troquant la sempiternelle vue à la troisième personne pour une 3D isométrique des plus séduisantes. Au-delà de ce coup de plumeau graphique et d'un système de levelling anecdotique, c'est du Tomb Raider pur jus que propose Lara Croft & the Guardian of Light : sur la foi d'un scénario indigent à base d'artefacts et de démons, il vous faudra explorer d'antiques ruines et d'hostiles jungles, résoudre quantité d'énigmes et dézinguer de la créature oubliée à tour de bras. Sauf que le mélange d'action et de réflexion est si bien dosé et le mode coopératif à 2 si différent de l'aventure solo que cela fonctionne encore.

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Worms Reloaded

CONNAITRE | (Team 17) – Sur PC par Benjamin Mialot

Dorotée Aznar | Lundi 13 septembre 2010

Worms Reloaded

Put*** dix ans ! Dix ans que l'on attendait que les développeurs de la franchise Worms reviennent aux fondamentaux qui firent du jeu originel paru en 1995 un indémodable de la stratégie au tour par tour : des équipes de lombrics sur le sentier de la guerre, pléthore d'armes et accessoires complètement loufoques (mouton explosif, bazooka, grappin, œuf surprise...), un graphisme 2D cartoony et coloré, et c'est tout. Pas de 3D illisible ou d'exploration spatiale, bref rien des tentatives hasardeuses qui, depuis la sortie de Worms World Party en 2000, faisaient grincer des dents les puristes, pour une fois à raison. Pour autant, Worms Reloaded n'est pas avare en nouveautés, principalement du côté du multijoueur, celui-ci disposant de toutes les fonctions communautaires que l'on est en droit d'attendre d'un titre aussi délirant et convivial en 2010 (éditeur de niveaux intuitif, chat vocal, classements...). Quant aux (vers) solitaires, ils peuvent passer leur chemin, le versant solo ne rivalisant pas une seule seconde question réflexion et rigolade.

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Un Russe peut en cacher un autre

MUSIQUES | À l’Opéra de Lyon, chaque printemps, un Festival éclot. Impulsé par Serge Dorny dès 2003, ce rendez-vous séduit par son originalité, ses prises de risques artistiques et la variété des propositions musicales. Pascale Clavel

Dorotée Aznar | Vendredi 23 avril 2010

Un Russe peut en cacher un autre

Cette saison, l’Opéra de Lyon annonce un Festival Pouchkine. On peut s’en étonner, même si l’homme est le plus grand écrivain russe du XIXe siècle, il n’est pas compositeur. Par ce choix, Serge Dorny a certainement voulu montrer à quel point le père de la littérature soviétique a en revanche été la source d’inspiration de compositeurs d’exception. Ce Festival s’annonce prometteur : en plat de résistance, trois des plus grands opéras de Tchaïkovski d’après des œuvres de Pouchkine. Mazeppa, Eugène Onéguine, La Dame de Pique viendront redire, par des éclairages divers, l’errance humaine la plus radicale. En périphérie, le public pourra entendre des Mélodies russes ainsi que les scènes dramatiques Mozart et Salieri de Rimski-Korsakov, toujours d’après Pouchkine. On l’a compris, l’écrivain russe reste l’épicentre du Festival. Tchaïkovski, quant à lui, est le compositeur romantique à part qui ne regarde ni du côté du groupe des cinq dont faisaient pourtant parti Borodine ou encore Rimski-Korsakov, ni vers l’incontournable Wagner. On est toujours ébahi par ses larges architectures orchestrales comme par ses récitatifs étonnamment mélodiques. Jeune chef et vieux loup des plateaux

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La saison des amours

MUSIQUES | La programmation 2010-2011 de l’Opéra de Lyon s’annonce riche, généreuse, abondante et surprenante. De la Trilogie mozartienne au très attendu Tristan de Wagner, Serge Dorny propose du lourd, mais pas uniquement. Pascale Clavel

Pascale Clavel | Jeudi 11 mars 2010

La saison des amours

Un thème comme fil conducteur chaque saison. C’est le parti pris de Serge Dorny depuis qu’il dirige l’Opéra de Lyon. Même si le procédé est un peu convenu, il permet quelques fantaisies et donne une certaine cohérence à l’ensemble. La saison qui s’achève n’en finit pas de se questionner sur l’errance humaine. La saison prochaine, le fil conducteur est aussi passionnant que dangereux : «jeux de couples». Thème éternel du répertoire lyrique, le couple traverse tous les âges. Bien sûr, il permet un vaste choix d’œuvres ; l’opéra ne cesse de jouer avec le désir, l’amour, le désamour, la haine et la mort. Dans les autres options que Serge Dorny a impulsées dès son arrivée, le festival annuel tient une place privilégiée. Il sera consacré la saison prochaine à Mozart et à sa fameuse trilogie : Cosi Fan Tutte, Les Noces de Figaro et Don Giovanni. Les trois œuvres seront jouées dans un temps très concentré, ce qui donnera une lecture passionnante, en vitesse accélérée, de cette folle histoire humaine. Adrian Noble en signe la mise en scène qu’il situe, comme cette saison avec son Don Juan, dans une Amérique du XXe siècle très fière d’elle-même. Il n’y a pas que Mozart……Il y a au

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Chassé croisé à l’ONL

MUSIQUES | Orchestre / Pour l’un, Laurent Langlois, nouveau directeur général de l’Auditorium/ONL, c’est une première saison, celle de tous les dangers. Pour (...)

Pascale Clavel | Jeudi 17 septembre 2009

Chassé croisé à l’ONL

Orchestre / Pour l’un, Laurent Langlois, nouveau directeur général de l’Auditorium/ONL, c’est une première saison, celle de tous les dangers. Pour l’autre, Thierry Escaich, compositeur en résidence, c’est la dernière saison, celle du bilan, celle qui clôt un travail riche et approfondi avec l’orchestre. En fil conducteur, omniprésent depuis quatre saisons, Jun Märkl, on trouve un chef qui a su développer une belle cohérence au sein de l’ONL, qui a su mieux que quiconque transmettre le plaisir et la rigueur de jouer ensemble et a donné des ouvertures musicales surprenantes par une programmation audacieuse. Le nouveau directeur général, Laurent Langlois, est un homme d’action et n’a pas attendu que cette saison passe pour marquer son empreinte. Dès la rentrée, sous son impulsion, trois belles nouveautés s’installent. La série ‘Chefs d’œuvres’ viendra au secours d’un public potentiel qui n’ose que rarement franchir les portes de l’Auditorium avec un prix très accessible proposé pour entendre des œuvres du grand répertoire. Cette saison, rien de moins que le Requiem de Verdi, la Symphonie Jupiter de Mozart et la 7e de Beethoven. Dans les nouveautés encore, la série ‘Orchestres invités’

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Le héros errant

MUSIQUES | Opéra / Depuis quelque temps, Serge Dorny, directeur général de l’Opéra, affectionne les fils conducteurs. Une année ‘le héros perdu’, une autre, ‘l’amour (...)

Pascale Clavel | Jeudi 17 septembre 2009

Le héros errant

Opéra / Depuis quelque temps, Serge Dorny, directeur général de l’Opéra, affectionne les fils conducteurs. Une année ‘le héros perdu’, une autre, ‘l’amour impossible’. Cette saison, l’errance est au cœur du projet artistique. L’errance à l’opéra, c’est un fil bien pratique puisque tous les livrets ont un héros en quête d’une vérité, de lui-même ou de tout autre chose. Le début de la saison marque le ton avec l’hypnotique ‘Don Juan’ de Mozart qui resurgit dans une mise en scène d’Adrian Noble. Cet opéra transcende les foules depuis l’origine, le public s’y précipite parce que l’errance de cet homme, de femme en femme, nous rappelle notre propre impossibilité à être libre. Le chef permanant, Kazushi Ono, dirige en octobre un concert «autour de Roméo et Juliette» où les œuvres de Prokoviev, Berlioz et Gounod se confrontent. Trois façons d’aborder l’amour impossible, trois écritures musicales extraordinairement riches et envoûtantes. En novembre, les chœurs de l’opéra sont mis en devant de scène. Dirigée depuis 1995 par Alan Woodbridge, cette formation d’excellence, chantera deux des plus grandes pages chorales de la musique française, le ‘Requiem’ de Duruflé ainsi que le ‘Requiem’ de

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Labyrinthe des passions

MUSIQUES | Musique / Le festival Héros Perdus proposé par l'Opéra de Lyon regroupe trois œuvres atypiques et musicalement très différentes, réunies par leurs thèmes et les trajectoires de leurs personnages. Pascale Clavel

Pascale Clavel | Jeudi 15 janvier 2009

Labyrinthe des passions

La saison dernière, le Japon et son théâtre Nô s’invitaient à l’Opéra de Lyon pour un festival sensuel et poétique où l’on a pu entendre avec délectation la Lady Sarashina du compositeur hongrois Peter Eötvös. Cette saison, le pari est tout autre. Ce festival Héros perdus peut sembler sombre, inaccessible et inquiétant. Laissons les préjugés au beau milieu du hall et entrons dans chaque œuvre programmée avec curiosité musicale, avidité littéraire et appétit intellectuel. Quant au miroir fulgurant que les trois opéras vont tendre ostensiblement à notre humanité fragile, il faudra s'en méfier, nous risquons d’être atteint. Ce triptyque fonctionne aussi parce que chacun aborde un genre unique. Le Joueur de Serge Prokofiev reste un opéra de forme classique en quatre actes ; Dans la colonie pénitentiaire de Philip Glass est un opéra de chambre pour quintette à cordes, deux chanteurs et deux comédiens ; quant au Vin herbé de Frank Martin, il s’agit d’un oratorio profane pour douze chanteurs et huit instruments. Nous serons en face de trois opéras où les héros perdus sont aveuglés par le chemin qu’ils choisissent et n’ont qu’une obsession qui les mène à la mort ou à la folie. Le décor est

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Miroir, mon beau miroir…

MUSIQUES | Entretien / Serge Dorny, directeur de l'Opéra National de Lyon. Propos recueillis par Pascale Clavel

Pascale Clavel | Jeudi 15 janvier 2009

Miroir, mon beau miroir…

Petit Bulletin : Après un festival Japon tout en sensualité, vous apportez un festival puissant où la folie, la déchéance et la mort ne sont jamais loin. Comment entrer sans appréhension dans les trois opéras programmés ?

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Chef durable

MUSIQUES | Opéra / Serge Dorny jubile, le directeur général de l’Opéra National de Lyon a trouvé chaussure à son pied. Kazushi Ono, chef japonais est nommé pour cinq saisons, l’orchestre a retrouvé un guide. Le chef permanant ressuscite à l’opéra. Pascale Clavel

Pascale Clavel | Dimanche 14 septembre 2008

Chef durable

Après Gardiner, Nagano, Langrée ou encore Fischer, il y eu comme un vide sidéral sur le poste du chef d’orchestre à l’Opéra. Plus personne pour donner aux musiciens cette envie de faire corps, plus de guide pour la cohérence du groupe. Bien sûr, d’excellents chefs sont passés, repassés avec chaque fois des parti pris uniques mais rien ne remplace cette fonction de permanence qui établie un véritable son à l’orchestre, qui fait l’excellence d’un ensemble. On pourrait se satisfaire de l’idée qu’un orchestre doit simplement être dirigé par de bons chefs, quels qu’ils soient. Mais un chef permanent donne pourtant à l’orchestre toute son identité. Pour ceux qui pensent encore que sous le titre se cache une grosse arnaque, soyez pleinement rassurés : Kazushi Ono sera très présent puisqu’il va diriger deux productions dans l’année sachant que l’opéra de Lyon en donne huit ou neuf par an. Il va assumer des productions sur Lyon, des productions en tournée (l’une est prévue au Japon la saison prochaine) et participera au recrutement des musiciens de l’orchestre. Initialement, lorsque Serge Dorny est arrivé à l’opéra, il a voulu un chef à ses côtés. «J’ai toujours eu l’ambition d’avoir

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