Réversible aux 7 collines : l'équilibre des 7 Doigts

Les 7 Collines | Avec Réversible, la compagnie québécoise Les 7 Doigts de la Main s'impose par un cirque mêlant technicité et surtout humanité. Traitant de thématiques autour du passé, des origines et de la construction de l'être, Réversible frappe un grand coup. Nous avons posé quelques questions au metteur en scène Gypsy Snider, qui fait également partie des créateurs de la Compagnie Les 7 Doigts de la Main en 2002.

Nicolas Bros | Mardi 20 juin 2017

Photo : © Alexandre Galliez


En 2002, avec six autres artistes, vous avez décidé de lancer la Compagnie Les 7 Doigts de la main, un cirque à "l'échelle humaine"... Pourquoi à ce moment-là ?
Gypsy Snider : Nous étions tous des artistes de cirque et nous arrivions à un certain âge. Autour de la trentaine, l'acrobate commence à faire une transition importante. Tout d'abord parce que notre physique a un temps limité, mais aussi parce que nous étions déjà mentalement et créativement, des artistes de cirque avec des visions assez larges des expressions que nous pouvions proposer. Si l'on parle des années 90, le cirque était déjà assez développé en Europe. Ce n'était pas encore au même niveau en Amérique du Nord. Nous avions le Cirque du Soleil mais l'expression du cirque contemporain en était à ses débuts.

On voyait ce grand frère [ndlr : le Cirque du Soleil] prendre énormément de place dans l'industrie du divertissement. Pour notre part, nous étions des "rebelles adolescents". Nous voulions une image contraire à cela. Le grandiose, le fabuleux, le quasi-extraterrestre qu'ils voyaient ne correspondaient pas à notre vision. Nous souhaitions du minimalisme et une créativité centrés sur l'être. Exprimer cette condition humaine n'est pas seulement faire du cirque à taille humaine, mais aussi parler de choses vraies dans notre esprit et dans notre cœur. C'est la base de tout le travail que l'on exécute, même si nous faisons de temps en temps des spectacles de plus grande envergure. Le plus important reste pour nous de mettre un miroir face à la société.

Vous jouez souvent dans des salles de capacités moyennes. Est-ce pour être plus proche du public ?
Oui, c'est ça. À l'origine de la compagnie, nous nous disions que nous n'allions jamais jouer dans des salles de plus de 500 places. Mais nous avons eu la chance de jouer dans des salles bien plus grandes et même à l'ouverture des J.O. à Sotchi en 2014. Cependant, nous essayons de conserver une certaine intimité dans tous nos spectacles. Il faut que chaque individu dans le public ait l'impression qu'on lui parle directement. Peu importe la taille de la salle, nous avons envie de mettre "le quatrième mur derrière le public". C'est-à-dire que le public ait l'impression d'avoir une conversation intime avec le spectacle.

Il faut que chaque individu dans le public ait l'impression qu'on lui parle directement.

Vous parlez de mur, le concept de Réversible se rapporte d'ailleurs à cela, en mettant des murs à deux faces, représentant notre face "intérieure" et notre face "extérieure"...
La scénographie du spectacle est minimaliste avec 3 murs mobiles. Ces derniers proposent deux faces : une de type "façade" et l'autre de type "intérieur", qui, pour moi, sont très théâtrales. Chaque mur possède une porte et une fenêtre. Les portes représentent le passage d'une chose à l'autre, le fait de s'ouvrir à l'opportunité, mais aussi de claquer dans la face de quelqu'un... Les fenêtres sont une vue sur l'âme, sur l'autre côté. Et les murs sont une protection, mais ils nous confinent aussi. Ce sont des obstacles sur lesquels nous pouvons aussi nous dépasser.

Je souhaitais travailler sur tous ces concepts-là dans ce spectacle, tout en conservant une idée que l'on retrouve souvent chez les 7 Doigts : la tension et l'intention créées dans l'intimité. Quand on met le cirque dans un contexte très enfermé, il explose ces murs et devient beaucoup plus grand. On comprend que le contexte nous enferme et que l'artiste a la capacité de nous emmener plus loin. Il se dépasse et emporte le spectateur. Finalement, cette scénographie de confinement permet paradoxalement d'aller au-delà.

Quand a débuté votre travail sur Réversible ?
J'ai commencé en 2015 avec l'écriture des concepts. S'en est suivi un long processus de casting d'artistes avec lesquels je souhaitais collaborer. Le premier "workshop" s'est déroulé au début de 2016 et la création a été réalisée à la fin de cette même année.

En parlant de ces "workshops" ou phases de recherches, vous avez demandé aux artistes de faire des investigations poussées sur leur propre généalogie ?
Après avoir créé le contexte des murs, je voulais construire une chorégraphie géométrique et remplir ces petits espaces avec des gens qui avaient des intentions. J'ai commencé moi-même à faire des recherches sur ma famille. J'avais besoin de savoir d'où je viens et de m'ancrer dans la société en voyant le chemin qui m'a mené là où j'en suis aujourd'hui.

J'ai demandé à mes artistes de poser des questions que j'avais préparées à leur famille à propos de leurs grands-parents et arrière-grands-parents. Ces questions tournaient autour de deux choses : rechercher un événement qui a changé la vie de leurs aïeux mais aussi à propos d'un choix qu'ils ont du faire et qui les a affectés pour toujours, aux alentours de la vingtaine, c'est-à-dire à l'âge actuel des artistes...

Il y a un tas d'autres questions "annexes" qui ont permis de construire le spectacle : la question de la mode de l'époque, de la musique d'alors, des photos, des textes, des journaux, des événements politiques... Avec ce travail, j'ai réalisé à quel point nous sommes aujourd'hui déracinés et si peu connectés avec nos familles. J'ai également eu un retour de la part de plusieurs des parents d'artistes expliquant que j'avais demandé à leurs enfants de poser des questions qu'eux-mêmes n'avaient jamais osé évoqué avec leurs propres parents.

C'était extraordinaire d'entendre cela et de recevoir des remerciements sur le fait d'avoir permis d'ouvrir certaines portes qui étaient restées fermées. Une des artistes a par exemple appris qu'elle était juive... Elle ne le savait pas car sa famille avait changé de nom pour survivre et s'échapper. D'autres ont appris ce que leurs familles ont subi comme horreurs avec des cicatrices qui restent encore bien présentes. Ouvrir ces discussions sur le passé a été bénéfique.

Y a-t-il toujours autant de recherches personnelles pour les artistes lors de la création des spectacles de la compagnie ?
C'est à chaque fois la même chose, mais avec des thématiques et des recherches différentes. Ce qui est important chez les 7 Doigts, c'est que le public ait l'impression que le spectacle sort des artistes. Aujourd'hui, le monde du cirque est devenu très technique, mais il faut aussi de l'investissement émotionnel et intellectuel.

Réversible de la Compagnie Les 7 Doigts de la Main, jeudi 29 et vendredi 30 à l'Opéra de Saint-Étienne, dans le cadre du festival des 7 Collines


Réversible

Par Les 7 Doigts de la Main
Opéra de Saint-Etienne Jardin des Plantes Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Lyon : la Bijouterie bientôt de retour à l'enseigne Mr Baoshi

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Le Festival Lumière dévoile ses dates

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L’annonce que les triskaïdékaphobes redoutaient, mais que les cinéphiles — qui sont quand même plus nombreux — attendaient avec impatience vient d’être officialisée : le 13e Festival Lumière aura bien lieu « à Lyon et dans sa Métropole du samedi 9 au dimanche 17 octobre 2021. » Autrement dit, les multiples effets dominos post-Covid ayant frappé le calendrier des rendez-vous cinématographiques internationaux n’affecteront pas celui de la manifestation consacrée au cinéma classique et de patrimoine, qui demeure vissée à la première quinzaine d’octobre. S’il est trop tôt pour annoncer le ou la future récipiendaire du Prix Lumière (cela n’empêchera pas le ban et l’arrière-ban de recycler leurs pronostics), on peut sans trop s’avancer imaginer qu’un moment d’importance sera consacré à celui qui fut l’une des pierres angulaires de l’Institut et du Festival,

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Lyon : Nuits sonores, ce sera debout et on pourra danser !

Festival | L'excellente nouvelle du jour : Nuits sonores ne se couche plus, et l'on pourra danser et circuler, bel et bien debouts, à Fagor-Brandt. La programmation est en cours de remodelage pour s'adapter aux nouvelles conditions.

Sébastien Broquet | Mercredi 16 juin 2021

Lyon : Nuits sonores, ce sera debout et on pourra danser !

Après Nuits de Fourvière, c'est au tour de l'équipe de Nuits sonores de sortir de son rendez-vous à la Préfecture avec un grand sourire tranche papaye : en effet, la réunion du vendredi 11 juin et les échanges des jours suivants ont permis aux organisateurs du festival de musique électronique d'y voir beaucoup plus clair sur plusieurs protocoles d'ouverture et surtout, ils ont pu avoir confirmation que le festival pourrait se dérouler... debout ! C'est le premier grand festival à avoir officiellement cette autorisation — sachant que l'immense friche de 24 000m2 de Fagor-Brandt est considérée comme un extérieur, telle une halle et non une salle, en raison d'un grand volume d'air et d'ouvertures pérennes. Ainsi, on pourra danser — et circuler sur le site — à condition de rester masqués, après avoir franchi l'épreuve du pass sanitaire pour pénétrer sur le site (que ce soit à Heat comme à Fagor-Brandt). Côté jauge, c'est encore en discussion.

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Lyon BD Festival : là où les dessins s'animent

Bande Dessinée | Officiellement, la 16e édition du Lyon BD Festival se tient les 12 et 13 juin. Mais chacun sait que, dans les faits, le rendez-vous de la bande dessinée a commencé depuis une septaine déjà. Rien à voir avec quelque éviction prophylactique : entre le off et le in, c’est tout le mois de juin qui est contaminé par le 9e art. Et aussi, surtout, l’ensemble de la vi(ll)e de Lyon…

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Lyon BD Festival : là où les dessins s'animent

Les éditeurs feront sans doute un peu grise mine cette année du fait de l’absence de barnum place des Terreaux accueillant les stands à leurs couleurs — et leurs auteurs. Mais le pragmatisme l’emportant toujours sur la déception, ils se consoleront vite en considérant le verre rempli à ras-bord : la tenue en présentiel d’un des plus grands festival de bande dessinée de France, avec un programme conforme en ambition, en diversité et propositions, avec ceux déployés lors des éditions précédentes — on imagine les trésors d’inventivité qu’il aura fallu mettre en œuvre ! Fidèle à sa philosophie, Lyon BD poursuit en effet cette politique du “décloisonnement“ qui a fait son succès en révélant l’infini extraordinaire des interactions potentielles entre, d’une part, un art séquentiel lui-même multiple dans ses modes d’expression, et de l’autre toutes les disciplines culturelles et/ou les lieux les abritant dans la cité. En gagnant de nouveaux à sa cause chaque année, telle la Biennale de la Danse pour cette édition. Ça repart en live ! Au-delà des dédicaces (lesquelles ont toujours cour

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Le Felyn Festival confirme son annulation

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Sébastien Broquet | Mardi 18 mai 2021

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Ce n'est évidemment pas une surprise, mais l'absence totale de communication de la part des organisateurs depuis un an avait provoqué la grogne, sur les réseaux sociaux, des détenteurs et détentrices d'un billet pour le Felyn Festival, qui devait se dérouler en juin prochain au Parc OL avec entre autres les Red Hot Chili Peppers et Black Eyed Peas. C'est désormais officiel et confirmé depuis ce mardi matin : le Felyn Festival n'aura pas lieu. Pour la seconde année consécutive. Les organisateurs — l'OL et Olympia Prod — ont communiqué ce matin : « c’est avec un immense regret que nous vous annonçons l’annulation de l’édition 2021 du Felyn Stadium Festival. La situation sanitaire actuelle et les récentes annonces de limitation de rassemblements publics ne nous permettent pas de réaliser cette édition telle que nous l’imaginons. Notre équipe gonflée à bloc, travaille d’ores et déjà à une toute nouvelle programmation 2022 pour vous faire vibrer à l’unisson, enfin. Tous les billets seront remboursés et nous vous communiquerons les modalité

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Le Zola sort de sa chrysalide

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Lucie Campos : « trouver les formes d'un retour à une interaction plus forte avec le public »

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Villa Gillet : Les Assises Internationales du Roman font place au Littérature Live Festival

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Stéphane Duchêne | Mardi 27 avril 2021

Villa Gillet : Les Assises Internationales du Roman font place au Littérature Live Festival

L'an dernier en plein cœur du marasme sanitaro-culturel que nous appellerons dans quelques années "La Grande Annulation", la Villa Gillet et sa nouvelle directrice Lucie Campos avaient refusé d'abdiquer et profité du confinement pour revoir intégralement la copie présentielle des Assises du Roman et livrer un festival entièrement numérique. Laquelle s'était déroulée à la lisière du déconfinement du 11 au 17 mai. Cette année, la Villa Gillet innove encore un peu plus, quand bien même cela relèverait-il davantage du changement de ligne que de l'adaptation aux circonstances. Car la mutation est d'envergure, qui repose notamment sur un changement de nom du festival qui anime chaque année, depuis quatorze ans et depuis Lyon, la scène littéraire internationale. Le live comme façon de faire En effet, les Assises Internationales du Roman ne sont plus, place au Littérature Live Festi

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Mathieu Diez, directeur de Lyon BD : « il est temps pour moi de me redéfinir »

Mercato | À la tête du festival Lyon BD depuis sa création en 2006, Mathieu Diez annonce son départ pour de nouveaux horizons… Il laisse une enviable place vacante pour une institution culturelle riche de projets, solidement amarrée dans le paysage lyonnais, contribuant à son rayonnement international et produisant un festival réputé, à l’édition 2021 prometteuse…

Vincent Raymond | Mardi 13 avril 2021

Mathieu Diez, directeur de Lyon BD : « il est temps pour moi de me redéfinir »

Nous sommes à trois mois de la prochaine édition du Lyon BD Festival. Alors que les annulations de manifestations pleuvent, le festival est-il bien maintenu ? Mathieu Diez : Il est maintenu et confirmé aux 11-12-13 juin pour le cœur de la manifestation. Tous les partenaires du festival sont à nos côtés parce qu'on pense qu’il y a un espace raisonnable et de bonnes chances. Bien sûr, cela tient à la réouverture des lieux culturels à la mi-juin (et donc de l’Hôtel de Ville, qui n'est pas vraiment un lieu culturel mais il faut qu'il puisse nous accueillir, de concert avec les institutions culturelles), ce qui est assez crédible. Et si elle s’accompagnait de contraintes fortes, on a montré qu'on savait faire lors de la Saison d’automne l’an dernier — notamment le concert Acid Arab. On saura faire, autant pour pour le week-end que durant tout le mois de juin. Parce que ce ne sera pas un “mini“ Lyon BD : on a quand même un programme important. Même si on doit supprimer les stands éditeurs, intenables pour des raisons sanitaires, le festival se tiendra sur 60 lieux dans la ville, ave

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La Cité Internationale des Arts du Cirque devrait voir le jour à Vénissieux

Cirque | L’un des grands projets culturels des prochaines années sur le territoire métropolitain, la Cité Internationale des Arts du Cirque portée par la compagnie MPTA et l’école de cirque de Lyon, devrait, selon toute vraisemblance, s’implanter à Vénissieux — et non à Saint-Genis-Laval comme prévu initialement. Explications.

Nadja Pobel | Mercredi 24 mars 2021

La Cité Internationale des Arts du Cirque devrait voir le jour à Vénissieux

Le constat est ancien et cruel pour les circassiens de la région : il n’y a pas assez de lieux d’entraînement et de pratique. La France, de manière globale, en manque. Seule La Grainerie à Toulouse répond à cette demande. Un espace d’entraînement dans La Chapelle de La Cascade (en Ardèche), seul Pôle National de Cirque en Auvergne-Rhône-Alpes, est bien prévu — mais les travaux n’ont pas encore commencé. Pire, le confinement a accentué ces besoins car ces artistes sont aussi des athlètes qui ont besoin d’entretenir leurs corps. Le récent festival Circa qui s'est déroulé à Auch à l’automne a vu se multiplier les blessures : les artistes n'ont pu suffisamment s’exercer en amont. Julie Tavert, acrobate formée à Lyon puis passée par le Graal qu’est le CNAC (Centre National des Arts du Cirque à Châlons-en-Champagne) dit n’avoir pas du tout su où aller lors des six premiers mois de la crise sanitaire. L'école de cirque de Lyon implantée dans l’enceinte de la MJC Ménival est elle trop à l’étroit et jongle a

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Collège Truffaut : Lyon BD au tableau d’honneur

Bande Dessinée | Parmi les futurs locataires du Collège Truffaut réhabilité figure Lyon BD Organisation, l’association à la tête du festival homonyme depuis quinze ans et à la manœuvre d’une foultitude d’événements en lien avec les univers graphiques tout au long de l’année. Son projet ? Le Collège Graphique.

Vincent Raymond | Lundi 22 mars 2021

Collège Truffaut : Lyon BD au tableau d’honneur

Un (presque) retour aux sources géographiques pour Lyon BD Organisation. À l’origine créée sur le plateau de la Croix-Rousse, où s’étaient tenues les premières édition du festival, l’association avait dévalé la colline pour trouver refuge sur les quais du Rhône. La manifestation initiale a depuis pris l’ampleur que l’on sait, travaillé avec tous les lieux culturels de la Métropole ou presque, coproduit des spectacles, des expositions ; édité des ouvrages, tendu des passerelles entre Lyon et le monde, en tissant des liens entre auteurs, autrices, lecteurs, lectrices… Actrice incontournable du paysage — de l’écosystème — BD lyonnais, Lyon BD Organisation se positionne également comme un partenaire économique de nombreux artistes et membres de la filière BD locale (scénaristes, coloristes, illustrateurs, éditeurs…), tout particulièrement auprès des talents émergents. L’équipe ne pouvait être qu’intéressée par le cahier des charges du Collège Truffaut.

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Collège Truffaut : en 2022, la rentrée sera très classe…

Urbanisme | Presqu’une décennie après sa désaffection, le Collège Truffaut (Lyon 1er) attaque la seconde grande phase des travaux qui lui permettra d’enfin rouvrir ses portes. Et d'élargir le spectre de ses visiteurs en changeant d’affectation : en 2022, le vénérable bâtiment accueillira notamment une crèche, des logements étudiants, un hostel et un prometteur pôle piloté par Lyon BD Organisation, le Collège graphique…

Vincent Raymond | Lundi 22 mars 2021

Collège Truffaut : en 2022, la rentrée sera très classe…

C’est la fin d’une histoire, ou plutôt d’une parenthèse, et le début d’une autre qui se profilent au Collège Truffaut. D’abord école de filles et de garçons à son ouverture en 1887, puis collège jusqu’à sa désaffection en novembre 2013, l’imposant édifice aura ensuite occupé bien des conversations et des esprits : la question de sa reconversion cristallisant les différences de visions politiques, urbanistiques et sociales entre les élus de la mairie du 1er arrondissement, de la mairie centrale et de la Métropole — propriétaire du site. Occupé, le Collège l'aura d’ailleurs été durant cette longue phase, de façon temporaire à plusieurs reprises : dès décembre 2013 par un collectif citoyen pour reloger des familles à la rue (l’affaire avait valu à la maire du 1er d’alors, Nathalie Perrin-Gilbert qui avait participé au mouvement, d’être placée en garde à vue) ; puis en mai 2016 par des opposants à la Loi Travail ayant laissé de leur passage force slogans tagués.

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L’Institut Lumière aux rayons X de la Chambre Régionale des Comptes

Cinéma | Coutumier d’une certaine discrétion, parfois autarcique, l’Institut Lumière a été contraint à plusieurs séances de rayons X économiques prescrites par la Chambre Régionale des Comptes. Le bilan vient d’être rendu public : si la santé est plutôt correcte, le médecin formules quelques recommandations. Et pour commencer, de bien suivre les protocoles…

Vincent Raymond | Mercredi 24 février 2021

L’Institut Lumière aux rayons X de la Chambre Régionale des Comptes

La CRC (Chambre Régionale des Comptes) vient de publier trois Rapports d’observations définitives portant sur trois structures ayant leur siège rue du Premier-Film : Association Institut Lumière, Société Cinémas Lumière, Société Sortie d’Usine Productions. Trois études connexes puisque la même entité, l’Institut Lumière, les unit et la même personne, Thierry Frémaux, les chapeaute. Trois mémoires mettant au jour non ces

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Viggo Mortensen passe derrière la caméra, on en a parlé avec lui pendant le Festival Lumière

Falling | Le comédien aux mille talents vient de signer son premier long-métrage en tant que cinéaste, qu’il a présenté en première française durant le Festival Lumière à Lyon. Une histoire de famille où l’attachement et l’oubli se livrent un duel sans ménagement. Rencontre.

Vincent Raymond | Mercredi 4 novembre 2020

Viggo Mortensen passe derrière la caméra, on en a parlé avec lui pendant le Festival Lumière

Comment se fait-il que ce soit cette histoire en particulier que vous ayez racontée pour votre premier film — car vous avez écrit plusieurs scénarios avant de réaliser Falling ? Viggo Mortensen : Je suppose que je voulais me souvenir de mes parents — de ma mère, pour commencer —, pour le meilleur et pour le pire comme tout le monde. Même si c’est devenu une histoire père/fils, l’inconscient de leur combat repose sur une différence d’opinion autour de leurs souvenir de leur femme et mère. Elle reste, à mon avis, le centre moral de l’histoire. Et c’est très important pour moi le casting de la mère, Gwen. Hannah Gross était parfaite, géniale : même si elle n’est pas là tout le temps, elle est là. Mais la raison pour laquelle j’ai fait mes débuts comme réalisateur et scénariste avec cette histoire, c’est parce que j’ai trouvé l’argent (sourire). J’avais essayé plusieurs fois, il y a 23-24 ans, avec un autre scénario, au Danemark, j’avais 20-30% du budget, mais pas davantage. Au bout du compte, je pense que c’était mieux que j’attende,

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Festival Lumière : à la revoyure !

Cinéma de Patrimoine | « Défiez-vous des premiers mouvements, écrivait Casimir de Montrond. Ils sont presque toujours bons. » Si les artistes revendiquent volontiers une part de spontanéité dans l’acte créatif, quid du premier regard porté sur une œuvre — en particulier de cinéma ? Est-il toujours définitif, ou bien supporte-t-il d’être… revu ?

Vincent Raymond | Mercredi 7 octobre 2020

Festival Lumière : à la revoyure !

On ne saura jamais par quelle subtile alchimie un film accède au statut de classique. Grand maître et vicieux comparse, le temps ne fait pas tout à l’affaire : d’antiques bobines, jadis prisées par des cohortes de spectateurs, peuvent aujourd’hui se dissoudre dans les abîmes de l’oubli quand d’autres, superbement ignorées à leur époque, jouissent enfin d'une considération éternelle… enfin, dans les limites toutes relatives et sans cesse révisées de l’éternité. Si le "goût de la beauté" ou le "plaisir des yeux" pousse les cinéphiles dans une quête infinie d’œuvres nouvelles, ces Sisyphe modernes hésitent rarement, lorsque l’occasion leur est donnée, à revoir un film — à condition qu’il ne leur ait pas laissé de souvenir d’une émotion tiède. Pour retrouver l’enthousiasme de la première vision. Pour laisser une seconde chance. Pour voir, simplement. Sections parallèles Festival de re-vision générale, Lumière fait se télescoper dans un maelström d’images et de visages, toutes les strates de l’Histoire du cinéma, sans exclusive ni distinction. S’il permet à travers ses grandes secti

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Cinquième édition pour le Festival du Film Jeune

Festival | Sa 5e édition vient tout juste de débuter, sa clôture avec désignation des prix des différentes sections (fiction, documentaire, animation) est attendue pour le (...)

Vincent Raymond | Vendredi 25 septembre 2020

Cinquième édition pour le Festival du Film Jeune

Sa 5e édition vient tout juste de débuter, sa clôture avec désignation des prix des différentes sections (fiction, documentaire, animation) est attendue pour le 2 octobre au Comœdia ; entretemps, vous avez tout loisir de découvrir les fictions en lice (présentées samedi 26 et dimanche 27 à la MJC Monplaisir), les pitchs de scénarios ou les nombreuses séances spéciales dans les lieux partenaires offrant la quintessence des courts déjà programmés (lors de la soirée des Étoiles du Lyf le vendredi 25 à l’Aquarium) ou accordant des cartes blanches à d’autres festivals lyonnais (On vous ment !, Écrans Mixtes au Mob Hotel, German Films…). Itinérant et 100% gratuit (sur inscription), le “Lyon Young Film Fest” grandit sans vieillir. De bon augure.

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Métropole de Lyon : 200 000 euros pour le Festival Lumière

Covid-19 | La commission permanente de la Métropole de Lyon a voté ce lundi 14 septembre une subvention exceptionnelle de 200 000€ pour garantir la tenue d'un Festival Lumière fragilisé par la crise sanitaire.

Sébastien Broquet | Mardi 15 septembre 2020

Métropole de Lyon : 200 000 euros pour le Festival Lumière

Cédric Van Styvendael, tout nouveau vice-président à la Culture de la Métropole de Lyon — et maire de Villeurbanne — l'annonçait dans nos colonnes en juillet : c'est une année compliquée pour le Festival Lumière et Thierry Frémaux, son directeur, n'avait alors pas réuni la totalité des fonds nécessaires à l'organisation du festival dans sa forme habituelle, suite au désistement de mécènes durant la crise sanitaire. Ce petit coup de pression d'une nouvelle équipe tout juste élue n'était pas passé inaperçu, d'autant que celui qui est présenté comme le "monsieur cinéma" de Lyon n'avait alors rencontré ni Cédric Van Styvend

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Le Festival Ninkasi rabote son programme

Ninkasi | Le Festival Ninkasi aura bien lieu en septembre. Mais en version encore raccourcie, amputée de plusieurs concerts et soirées prévues avant l'été. On détaille tout ça.

Stéphane Duchêne | Jeudi 27 août 2020

Le Festival Ninkasi rabote son programme

Le Ninkasi et son directeur musiques Fabien Hyvernaud étaient un peu partis la fleur au bout du fusil pour bien montrer que non les musiques actuelles ne baisseraient pas les bras face au Covid-19, et c'était tout à leur honneur : le Festival Ninkasi deuxième du nom aurait bien lieu, du 7 au 13 septembre. Mais avec l'augmentation de la recrudescence comme disait le poète, il a bien fallu se rendre à l'évidence et changer de braquet face à la Covid-19 et au manque de lisibilité des mesures de restrictions et solutions gouvernementales - d'autant plus avec le passage en zone rouge du Rhône annoncé ce jeudi matin. Car plutôt que d'annuler l'événement la mort dans l'âme le Ninkasi a choisi d'adapter et de modifier son déroulement — ce q

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Le Lyon Bière Festival annulé

Covid-19 | Pas d'édition en 2020 pour le rendez-vous des amateurs de bière artisanale. Rendez-vous est pris pour 2021.

Sébastien Broquet | Jeudi 23 juillet 2020

Le Lyon Bière Festival annulé

Face aux incertitudes demeurant en ce qui concerne la situation de la crise sanitaire à l'automne, le Lyon Bière Festival est à son tour annulé. Déjà reporté une fois aux 31 octobre et 1er novembre, après l'impossibilité de se tenir en avril comme prévu, le rendez-vous des amateurs de bière artisanale est cette fois annulé : il n'y aura pas d'édtion 2020 et il faudra attendre 2021 pour voir le cinquième volet de ce qui est le plus grand festival de bière artisanale en France se dérouler dans des conditions adéquates. Les organisateurs, Bieronomy et l'Agence Tintamarre (liée au Petit Bulletin), ont envoyé ce communiqué : « il y a encore quelques mois nous étions contraints de décaler notre cinquième édition aux 31 octobre et 1er novembre 2020, en raison de la situation sanitaire évidente. Nous étions loin de nous imaginer nous retrouver aujourd’hui dans une situation toujours aussi incertaine. Les mesures sanitaires indispensables à appliquer dans notre quotidien et dans nos événements, impactent lourdement toute notre organisation. Cap

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Festival Ninkasi : par ici la rentrée ?

Ninkasi | Histoire d'attaquer la saison automnale à la gorge et peut-être de forcer le destin des concerts post-Covid, le Ninkasi a remis sur la table son festival de rentrée, avec les moyens du bord mais pas mal de talent, dans l'organisation et sur scène. 34 artistes, 20 lieux, 97% de locaux, 100% de fun. Et surtout des concerts, nom de dieu !

Stéphane Duchêne | Mercredi 15 juillet 2020

Festival Ninkasi : par ici la rentrée ?

Alors, certes on ne sait pas si la saison automnale aura lieu mais son lancement lui, oui — enfin si tout va bien — grâce au Festival Ninkasi, qui se veut depuis sa création l'an dernier le starter de la saison. Peut-être faut-il y voir pour le brasseur de bière et de culture, une manière de forcer le destin. De rester positif et de conserver quelques perspectives comme le clame le patron Christophe Fargier. Bien sûr, le Ninkasi a dû s'adapter à la situation et c'est une programmation en circuit beaucoup plus court (pas d'internationaux, parce que Covid, frontières et tout le bazar) qui s'annonce — et même plus que cela puisqu'on compte 97% de locaux, chiffre officiel confié par Fabien Hyvernaud, directeur général de Ninkasi Musiques qui s'exprime ci-dessous —, constitué notamment de quelques reports de concerts du printemps mais pas que. Pour tout voir du 5 au 13 septembre, il faud

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Festival du Péristyle : festival souterrain, musiques à tous les étages

Opéra de Lyon | Pour sa dernière danse estivale, et au vu des conditions sanitaires, le directeur de l'Amphi et du Péristyle de l'Opéra a concoté une formule pour le moins originale du traditionnel Festival du Péristyle pour lequel l'Opéra Underground n'aura sans doute jamais aussi bien porté son nom.

Stéphane Duchêne | Mardi 21 juillet 2020

Festival du Péristyle : festival souterrain, musiques à tous les étages

En matière d'événements culturels on aura vu naître, dans les germes de la Covid-19 et de la distanciation sociale, toute une gamme de festival virtuels, limités, diminués et même de non festivals, comme autant de manière d'enfourcher le tigre de l'imagination et du système D. Le Festival du Péristyle, dont la vocation a été jusqu'ici de nous faire voyager en musiques tout autour du monde au pied de l'Opéra de Lyon, n'échappe pas au phénomène. Et nous offre, lui, une édition "souterraine" pour rompre le silence comme en loucedé. Où l'on nous promet un monde "mi-physique, mi-virtuel". Soit sans scène extérieure mais avec des musiciens jouant malgré tout en live pile sous nos pieds. L'idée : des concerts, donc, donnés dans l'amphithéâtre qui accueille la majorité des concerts de l'Opéra Underground l'année durant. Sauf que ces concerts se joueront sans public. Ou presque. Car ledit public sera un étage au-dessus et en plein air, sur le Péristyle, là-même où seront diffusés ces concerts en son, en images et en livestream sur des plateformes num

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Les Red Hot seront au Felyn Festival en 2021

Rock Fusion | À peine le temps d'annoncer sa naissance au Parc OL et son affiche des 19 et 20 juin (bon, on exagère un peu) que le Felyn Festival a dû rentrer dans sa (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 11 juin 2020

Les Red Hot seront au Felyn Festival en 2021

À peine le temps d'annoncer sa naissance au Parc OL et son affiche des 19 et 20 juin (bon, on exagère un peu) que le Felyn Festival a dû rentrer dans sa tanière pour se confiner, annuler et se reporter au 18 et 19 juin de l'an 2021. Mais avec qui ? Bonne question. Une réponse vient de tomber puisque les Red Hot Chili Peppers, après avoir checké leur agenda de rock stars ont confirmé qu'ils seraient bien présents à la date du 19 juin. Ainsi les détenteurs d'un ticket pour le concert initialement prévu qui, la mort dans l'âme, se dirigeaient le pas lourd vers le formulaire de remboursement en ligne, pourront conserver leur précieux sésame qui restera donc valable. On attend la suite de la reprogrammation en croisant très fort tout ce qu'on peut croiser pour qu'une chauve-souris n'attrape pas un rhume l'

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Thierry Frémaux : « pourquoi Lyon, sa ville natale, n’en fait-elle pas plus pour le cinéma et les Lumière ? »

Institut Lumière | Alors qu’il vient de délivrer la liste des 57 films dotés du label Cannes 2020, Thierry Frémaux évoque la situation actuelle du cinéma post-Covid, et notamment ses impacts possibles sur l’Institut et le Festival Lumière qu’il dirige. Cela, l’année des 125 ans du Cinématographe Lumière. Une année particulière…

Vincent Raymond | Mardi 9 juin 2020

Thierry Frémaux : « pourquoi Lyon, sa ville natale, n’en fait-elle pas plus pour le cinéma et les Lumière ? »

Après l’annonce de la sélection officielle du 73e festival de Cannes mercredi dernier, quel a été votre sentiment : du soulagement, des regrets ou de l’impatience ? Thierry Frémaux : Chaque année, je me demande ce qui va empêcher que Cannes se tienne, et chaque année — miracle — rien ne pose problème ; là on a bien vu que l’affaire était sérieuse. Le report au mois de juillet nous a permis d’espérer tout en n’y croyant guère et quand le président de la République a dit « il ne se passera rien cet été », on a compris. Mais on a eu la conviction qu’il fallait rester présent. On recevait des films — plus de 2000 –, ça nous a obligé. Cannes ne pouvait pas avoir lieu sous forme d’événement mais Cannes n’est pas que ça : c’est une distinction, c’est un goût, une façon de mettre le cinéma au cœur du monde ; on a décidé de lui faire prendre une forme différente et d’abord d’annoncer une Sélection officielle et de réunir les professionnels en ligne. Mercredi dernier, grâce à

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Lyon BD Festival 2020 : finalement, si !

Bande Dessinée | Par un ironique coup du destin, 2020 estampillée “Année nationale de la BD” par le Ministère de la Culture rend tristement compte d’une vérité profonde du (...)

Vincent Raymond | Mardi 9 juin 2020

Lyon BD Festival 2020 : finalement, si !

Par un ironique coup du destin, 2020 estampillée “Année nationale de la BD” par le Ministère de la Culture rend tristement compte d’une vérité profonde du secteur : sa souffrance — ce n’est pourtant pas faute de la hurler aux oreilles des tutelles ou du législateur ! Après la remise du rapport Racine en début d’année (et la “réception” du chef de l’État à Angoulême), le coronavirus n’a pas amélioré la précarité des autrices et auteurs, annulant toutes les manifestations publiques. Toutes ? Il en est une, entre Rhône et Saône qui, résiste encore et toujours : le Lyon BD Festival. Il organise même du 12 au 14 juin un « joyeux non-festival » en ligne, mise en bouche de la célébration de ses quinze ans, histoire de patienter jusqu’à l’automne. Au programme, des jeux et des expositions ! L’une consacrée à l’auteur de l’affiche 2020, le protéiforme Mathieu Sapin (aussi à l’aise dans l’univers jeune public que l’heroic fantasy ou la chronique politique) ; l’autre aux mouvements de contestations à l’échelle du globe vus par l

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Lumière se rallume avec son Festival (et Audiard)

Festival Lumière | Le Festival Lumière, qui se déroulera (presque) comme prévu en octobre prochain, dévoile les premiers noms de sa programmation.

Vincent Raymond | Jeudi 28 mai 2020

Lumière se rallume avec son Festival (et Audiard)

Après deux mois d’extinction des feux et de quasi silence médiatique, l’Institut Lumière sort de sa veille. Dans la soirée du mercredi 27 mai, son directeur général Thierry Frémaux signait un communiqué adressé aux publics, adhérents et abonnés pour les informer que l’équipe, partiellement de retour depuis le 11 mai, réfléchissait « à une réouverture pertinente et cohérente de [ses] différents secteurs » — soulignant au passage que le mode de fonctionnement de l’Institut consistait « depuis plusieurs années (…) à ne pas faire abusivement et systématiquement appel aux subventions publiques, plus utiles à [ses] yeux pour d’autres causes et dont l’usage systématique a parfois dégradé dans l’opinion l’image des institutions culturelles. » Indiquant qu’il annoncerait ultérieurement les modalités diverses de remboursement ou de compensation pour les personnes n’ayant pu assister aux séances déjà payées, il glissait aussi que le Festival Lumière était dans la liste des tâches en cours. Comme u

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Le Felyn Festival confirme son annulation

Festival | Le festival monté par Vivendi et l'Olympique Lyonnais prévoit une édition en 2021.

Sébastien Broquet | Mercredi 15 avril 2020

Le Felyn Festival confirme son annulation

On l'attendait, elle est arrivée : l'Olympique Lyonnais a confirmé ce mercredi après-midi l'annulation de la première édition du Felyn Festival qui devait se dérouler en juin au Parc OL, avec des têtes d'affiche comme Red Hot Chili Peppers et Bad Bunny. Loupé, le Covid-19 aura eu raison de cette première édition dont la soirée du samedi était annoncée complète, mais pas de la volonté de Jean-Michel Aulas de se lancer dans le divertissement musical : il y aura bien un Felyn Festival les 18 et 19 juin 2021. Les modalités de remboursement seront communiquées ultérieurement.

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Evasion Festival annule aussi

Covid-19 | Pas de festival techno sur les plages de Miribel cet été...

Sébastien Broquet | Mardi 14 avril 2020

Evasion Festival annule aussi

Un été sans pouvoir se réunir autour de la musique se profile de manière quasi certaine : troisième festival du secteur à jeter l'éponge, après Nuits de Fourvière et Jazz à Vienne, Evasion Festival annonce à son tour l'annulation de son édition 2020 qui devait se dérouler du 3 au 5 juillet. Là encore, le coup est rude, d'autant que ce festival est indépendant et autofinancé : « après avoir essayé de conserver notre optimisme naturel, imaginer de nombreux scénarios et formats pour pouvoir maintenir notre 5e anniversaire, nous vous informons aujourd’hui du report d'Evasion Festival 2020. C’est une nouvelle difficile pour notre jeune structure qui a déjà fait face à de nombreux challenges, notamment l’évacuation à cause de la météo en 2019. C’est un coup dur supplémentaire au vu des frais déjà engagés pour cette édition. » Parmi les artis

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Le Felyn Festival annulé, Nuits de Fourvière au moins en partie également

Covid-19 | Emmanuel Macron l'a annoncé : les festivals et grands rassemblements ne pourront avoir lieu avant, a minima, la mi-juillet.

Sébastien Broquet | Lundi 13 avril 2020

Le Felyn Festival annulé, Nuits de Fourvière au moins en partie également

Lors de son intervention télévisée le lundi 13 avril, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé que les festivals et grands rassemblements resteraient interdits « au moins jusqu'à mi-juillet ». Ce qui de facto met fin à la première édition du Felyn Festival, qui devait se tenir en juin au Parc OL avec en particulier Red Hot Chili Peppers et Bad Bunny, comme aux Nuits de Fourvière, qui devaient débuter le 2 juin. La fin des Nuits des Nuits de Fourvière étant prévue le 31 juillet, il reste encore un léger doute sur la tenue des festivités après le 15 juillet, mais il semble peu probable que cet événement puisse se tenir au vu des annulations successives des tournées des artistes et des gros festivals européens durant tout l'été. Le Printemps de Pérouges, prévu du 11 au 28 juin avec en particulier Sting, ne pourra se tenir également. Nuits sonores, qui a choisi de repousser ses dates du 22 au 26 juillet, est en suspens.

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Le Cirque du Soleil annule toutes ses représentations de "Kooza"

Covid-19 | Le Cirque du Soleil vient d'annoncer l'annulation de l'intégralité des représentations de Kooza qui devaient se tenir au Parc OL du 19 mars au 26 avril (...)

Sébastien Broquet | Mardi 10 mars 2020

Le Cirque du Soleil annule toutes ses représentations de

Le Cirque du Soleil vient d'annoncer l'annulation de l'intégralité des représentations de Kooza qui devaient se tenir au Parc OL du 19 mars au 26 avril 2020. Le communiqué précise que « menant des opérations partout dans le monde, le Groupe Cirque du Soleil met régulièrement à jour ses procédures et applique des mesures spécifiques à chaque région du monde et à chaque projet. Bien que cette situation résulte de circonstances indépendantes de sa volonté, le Cirque du Soleil s'excuse de tout inconvénient que cette annulation pourrait causer. L’équipe de planification des tournées du Cirque du Soleil travaille dès lors à l’élaboration de la prochaine visite d’un de nos Grands Chapiteaux à Lyon. » Tous les billets seront remboursés. Le service clientèle peut être contacté au 00 800 1 548 0000.

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Un Mirage entre réel et virtuel

Art Numérique | Pour sa huitième édition, le Mirage Festival poursuit ses explorations artistiques dans le domaine des nouvelles technologies, et nous transporte même cette année jusqu'aux confins, imaginaires et scientifiques, de l'univers...

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 10 mars 2020

Un Mirage entre réel et virtuel

Depuis 2013, l'ambitieux festival Mirage se donne pour ambition « de s'interroger sur la place des nouvelles technologies dans la création artistique et plus largement dans les industries créatives ». Sa huitème édition met en orbite les créations numériques (et autres) autour de la thématique des cosmogonies (le regard tout à la fois artistique, philosophique et scientifique sur l'univers qui nous entoure et le cosmos dont nous faisons partie). Mais la programmation du festival est encore plus large que cela, proposant un grand nombre de créations en réalité virtuelle souvent interactives, des activités en famille, une soirée de performances, un focus sur la création émergente, des rencontres et des tables rondes avec des acteurs de la création numérique, et, à Grrrnd Zero, une soirée musicale de clôture avec à l'affiche : Somaticae, Zoë Mc Phe

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Body Count et The Hives complètent la programmation

Felyn Festival | Le Felyn Festival dévoile de nouveaux noms, parmi lesquels Body Count emmené par Ice T.

Stéphane Duchêne | Jeudi 30 janvier 2020

Body Count et The Hives complètent la programmation

On connaissait déjà depuis novembre quelques noms de la programmation de ce drôle de "Stadium festival" que sera le Felyn en juin prochain au Parc OL. Avec les annonces de Bad Bunny, DJ Snake et Dadju (le 19 juin) le festival optait pour une orientation urban pop que venait compléter un dinosaure de la musique de stade en la personne des Red Hot Chili Peppers, icône de la fusion des années 90 taillé pour le gigantisme live, programmée le 20 juin. La deuxième vague d'annonce d'une programmation désormais complète confirme et infirme tout à la fois ces deux tendances. Avec le rap métal californien rageur du Body Count d'Ice T (autre emblème de la fusion 90's) ce sont là encore les années 90 et la touche urbaine – ainsi que la puissance de feu live – qui sont visées. D'une certaine manière on pourrait tenir

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Festival Sport, Littérature et Cinéma : Complètement foot

Institut Lumière | Au milieu des hommages (à Poulidor), des films, des invités prestigieux (Platini, Killy, Luc Dardenne) et d'une thématique tournée vers l'olympisme, le toujours très éclectique Festival Sport, Littérature et Cinéma réserve la part du lion au football. Avec la promesse de nous aider à cerner notre amour de ce jeu.

Stéphane Duchêne | Mardi 28 janvier 2020

Festival Sport, Littérature et Cinéma : Complètement foot

Il y a cette maxime sur le football et la morale qu'énonça un jour le gardien du Racing Universitaire d'Alger, Albert Camus ; Sartre lisant L'Équipe dissimulé dans les pages du Monde ; Marguerite Duras conversant dans Libération avec un retraité nommé Platini qu'elle compare à un ange... Et quand Montherlant écrit en 1927 : « il a conquis le ballon et seul, sans se presser, il descend vers le but adverse. / Ô majesté légère, comme s'il courait dans l'ombre d'un dieu ! », il n'a jamais vu jouer Best ou Rocheteau mais à coup sûr, il parle d'eux. De là, ce lien indéfectible du football et d'une élite culturelle qui ne l'a pas toujours assumé. Longtemps le culte du jeu et des joueurs fut réservé à la vulgarité d'un peuple célébrant ses veaux d'or dans la folie propre aux foules théorisées par Gustave Lebon. Les choses ont bien changé et sans doute le

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Avant-premières téléramesques

Cinéma | « Pour prévoir l'avenir, il faut connaître le passé ». Est-ce dans Machiavel que Télérama a puisé son concept de festival, consistant à proposer seize (...)

Vincent Raymond | Mardi 14 janvier 2020

Avant-premières téléramesques

« Pour prévoir l'avenir, il faut connaître le passé ». Est-ce dans Machiavel que Télérama a puisé son concept de festival, consistant à proposer seize films que ses critiques considèrent comme les meilleurs de l’année écoulée, auxquels ils ajoutent quatre avant-premières de l’année venant de débuter ? Toujours est-il que le Comœdia, qui programme l’intégralité de la rétrospective, diffuse aussi les quatre inédits : La Bonne Épouse, La Fille au bracelet, Un fils et Dark Waters. Festival Télérama Au Comœdia ​du 15 au 21 janvier

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L'Afrique et le reportage à l'honneur

Lyon BD Festival | Le Ministère de la Culture l'a décidé : 2020 sera l'année de la bande dessinée. C'est aussi l'année de l'Afrique, côté culture. Et donc, une année chargée pour le Lyon (...)

Sébastien Broquet | Mardi 7 janvier 2020

L'Afrique et le reportage à l'honneur

Le Ministère de la Culture l'a décidé : 2020 sera l'année de la bande dessinée. C'est aussi l'année de l'Afrique, côté culture. Et donc, une année chargée pour le Lyon BD Festival emmené par Mathieu Diez, qui fait feu en tous lieux, des Subsistances accueillant Cy à l'Auditorium lançant des concerts dessinés. Mais le gros morceau reste les 15 ans du festival, les 13 et 14 juin prochain. Parmi la dizaine d'auteurs africains conviés, notons Elyon's, Barly Baruti, Didier Kassaï et Marguerite Abouet. Baruti va aussi participer à un projet croisé avec la Biennale de la Danse, croquant le défilé en compagnie de Benjamin Flao. Autre focus : la BD reportage. Et pour les premiers noms que l'on peut dévoiler, voici les confirmés : Trondheim, Pénélope Bagieu, Mathieu Sapin, Emmanuel Guibert, Bezian, Anne Goscinny, Julie Rocheleau, Lisa Mandel, Guy Delisle ou encore Judith Vanistandel. Lyon BD Festival En divers lieux les 13 et 14 juin

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Le Fcknye Festival déboule à Lyon

Clubbing | C'est la nouveauté de l'année du côté des fêtes du 31 janvier à Lyon et c'est du très costaud pour tous ceux qui n'ont pas peur d'aller s'enfermer dans les halls (...)

Sébastien Broquet | Mardi 17 décembre 2019

Le Fcknye Festival déboule à Lyon

C'est la nouveauté de l'année du côté des fêtes du 31 janvier à Lyon et c'est du très costaud pour tous ceux qui n'ont pas peur d'aller s'enfermer dans les halls d'Eurexpo en plein hiver : le Fcknye Festival, un concept qui existe depuis plusieurs années à Bruxelles et s'exporte donc ici désormais. L'idée ? Trois scènes, trois sons qui ne font pas vraiment dans la finesse, on est là pour tout oublier et se lâcher. Notons déjà l'indispensable AZF, retourneuse de dancefloors reconnue, et le duo Mind Against, qui avait enflammé le Musée des Confluences pour Le Cercle il y a quelques mois. Cette partie techno & électro, concoctée par Encore, accueille également Contrefaçon, The Blaze et Bon Entendeur en DJ set. Gros plateau côté rap francophone aussi, avec Orelsan ou encore PLK et Vald pour faire vibrer les adeptes de la rime — c'est High-lo qui programme cette scène où l'on retrouve aussi Zola, Koba LaD, et Todiefor. Enfin, la troisième scène accueillera les sons les plu

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La sélection européenne

Festival du Film Court | Une fois encore, les membres de l’Association pour le cinéma ont eu fort à faire : parmi les 2000 courts-métrages qui leur sont parvenus, seuls 41 d’entre eux ont franchi le tamis de la sélection. Un échantillon suffisamment représentatif pour donner une tendance de l’année…

Vincent Raymond | Mardi 19 novembre 2019

La sélection européenne

La liste est, paradoxalement, fort longue de toutes les raisons rendant le film court passionnant. Si l’on place au premier chef sa diversité, il convient aussitôt d’ajouter sa plasticité de formes et son immense perméabilité à l’esprit du temps. Est-ce lié au fait que les cinéastes soient majoritairement jeunes, emplis d’énergie, de sincérité, de combativité — voire d’illusions ? Toujours est-il que chaque millésime d’un festival offre au public une double lecture successive de son époque : celle des réalisatrices et réalisateurs filtrée par le celle des sélectionneurs. Et comme lors du phénomène optique de polarisation — où un faisceau lumineux traversant successivement deux polariseurs sera coupé si ceux-ci ne sont pas en phase ; ou au contraire, privilégiera une onde s’ils partagent la même orientation — les sélectionneurs amplifient souvent des tendances profondes remuant la création cinématographique. Qu’elles touchent au fond ou à la forme. Statistique : nom féminin Première constatation en forme de chiffres (dont on dit qu’ils ne mentent pas) : sur les 41 films en lice, 13 sont signés par des réalisatrices. S'il en manque encore une demi-douzaine po

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Dans la matrice

Théâtre | S’immerger dans un spectacle... voici tout le programme du festival biennal Micro Mondes, qui permet d’approcher les œuvres pour tous les sens. Point d’orgue : le ludique et inquiétant £¥€$ (Lies).

Nadja Pobel | Mardi 19 novembre 2019

Dans la matrice

Bienvenue dans une salle des marchés. Dans £¥€$ (Lies), assis à une table en demi-cercle façon casino, avec six autres comparses inconnus face à un croupier, voici le spectateur devenir acteur de la folie des traders. Premier acte : confier son argent réel à sa banque. Basique ? Oui. Mais rapidement, le rythme s’accélère, le vocabulaire se fait plus nébuleux (hedge fund, subprimes…) et démonstration est faite qu’élaborer des tactiques (ou suivre le mouvement) pour tenter de sauver/enrichir/survivre provoque de l’adrénaline. Jusqu’à l’inévitable faillite, la folie du jeu l’emporte. Implacable constat des Belges de Ontroerend Goed qui, dans un genre bien différent – pièce pour un seul spectateur – avaient déjà été à l’origine de l’audacieux A game of you, présenté à Micro Mondes 2015. Seul bémol : £¥€$ refermé, les mécanismes de la financiarisation sont toujours aussi opaques. Mais c’est probablement par une complexification retorse et intensionnelle que fonctionne ce système, au-dessus de la masse et tout contre elle. Embed

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40e festival du film court, premier service

Court-métrage | N’en déplaise à la Jetée clermontoise, c’est dans la Métropole lyonnaise qu’on a d’abord rêvé un festival de courts-métrages il y a bientôt quarante ans. Avec un (...)

Vincent Raymond | Mardi 12 novembre 2019

40e festival du film court, premier service

N’en déplaise à la Jetée clermontoise, c’est dans la Métropole lyonnaise qu’on a d’abord rêvé un festival de courts-métrages il y a bientôt quarante ans. Avec un certain sens de l’à-propos, la soirée d’ouverture de son édition anniversaire s’effectue autour du rêve, sous la houlette de Perrine Ruby — chercheuse en neurosciences, elle ne manquera pas de nous éclairer sur toutes les acceptions du terme “projection“. Cette ouverture sera précédée d’une bienvenue remembrance des 39 marches déjà gravies : le festival a en effet composé un florilège par décennie. Quatre programmes, donc, pour (re)découvrir des œuvres passées par Villeurbanne, emblématiques de leur époque, souvent primées. Tels Comme les doigts de la main d’Éric Rochant (1984), Acide Animé de Guillaume Bréaud (1998), Skhizein de Jérémy Clapin (2008), Logorama des H5 (2009) ou Avant que de tout perdre de Xavier Legrand (2012). Des films importants pour ce qu’ils sont, mais aussi pour ce et ceux qu’ils apportent au cinéma en génér

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