L'île fleurie prône le vivre ensemble

CONNAITRE | On a trouvé un remède à la morosité ambiante : L’île fleurie, une fable illustrée ultra-joyeuse contant les aventures rock’n’roll de personnages tous plus barrés les uns que les autres, à lire dès le 1er octobre.

Julie Hainaut | Mardi 27 septembre 2016

Photo : DR


Un crocodile végétalien maître Yogi, une coccinelle fan d'armagnac, deux gobies (des poissons capables d'évoluer hors de l'eau) casse-cou, deux tortues punk qui tentent d'aider une participante à Koh-Lanta qui regrette amèrement son inscription, un crapaud rasta, une brebis qui refuse de finir en méchoui et d'autres personnages aussi singuliers qu'attachants se retrouvent catapultés suite à une tornade sur une île des Caraïbes. Plus que survivre, ces héros bien perchés vont devoir apprendre à vivre ensemble. Tout au long des 150 pages, on se réjouit, on sourit, on rit, même, et on oublie quelques instants les récents propos honteux de Laurent Wauquiez considérant que « la diversité nous grignote déjà beaucoup trop ». Dans L'île fleurie, la diversité est une force.

« J'ai commencé à écrire l'histoire pour divertir une amie un peu déprimée, je lui envoyais quelques lignes par sms pour la faire sourire. Puis j'ai continué à les partager avec mon amoureuse puis des amis. Tous étaient très enthousiastes. Très vite, j'ai décidé d'en faire un bouquin, et de l'illustrer » explique l'auteur Nicolas Coltice, également enseignant-chercheur en géologie (à gauche sur la photo). Il choisit le graphiste designer Adriano Gazzellini (à droite) qui signe des dessins doux à gais à l'aquarelle.

Le livre, autoédité « pour le charme de l'aventure et le goût de la liberté », paraîtra le 1er octobre. Son lancement aura lieu les 1er et 2 octobre au Livestation DIY. Au programme : des ateliers d'écriture avec Nicolas et d'illustration avec Adriano, des massages assis avec lecture à l'oreille, un brunch thématique – avec des mets et boissons inspirés du bouquin –, des concerts et autres DJ-sets. L'ouvrage sera disponible sur internet via le site dédié mais également sur Fundy, première boutique entièrement consacrée à la promotion et à la commercialisation des produits issus des plateformes de crowdfunding, créée par deux lyonnais. « Nous ciblons également des librairies indépendantes » conclut le duo.

Nicolas Coltice et Adriano Gazzellini
L'île Fleurie (Île fleurie éd.)

Rencontre au Livestation DIY samedi 1er dimanche 2 octobre.

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Lucie Campos : « trouver les formes d'un retour à une interaction plus forte avec le public »

Littérature Live Festival | Au début du mois mai, la Villa Gillet annonçait le remplacement des Assises Internationales du Roman par le Littérature Live Festival. Un nom et une formule qui, si tout va bien, devraient laisser place au Festival International de Littérature de Lyon en 2022. Lucie Campos, directrice de la Villa Gillet et instigatrice de ces changements, nous explique pourquoi et comment.

Stéphane Duchêne | Mardi 25 mai 2021

Lucie Campos : « trouver les formes d'un retour à une interaction plus forte avec le public »

Après une édition numérique des Assises Internationales du Roman, la Villa Gillet présente cette année le Littérature Live Festival. Pourquoi ce changement d'identité, jamais anodin pour un festival ? Lucie Campos : je suis arrivée l'an dernier en tant que nouvelle directrice de la Villa Gillet avec un projet qui impliquait à la fois de consolider les acquis d'une maison qui a une très grande légitimité à l'international et de changer des choses. La Villa Gillet porte depuis 14 ans un festival de littérature qui s'est appelé depuis 2007 les Assises Internationales du Roman. Elle continuera bien évidemment de porter un festival qui sera pour l'avenir le Festival International de Littérature de Lyon, avec pour domaine d'action et d'interrogation la littérature dans son sens le plus large. C'est là le principal changement : quitter la forme unique du roman qui fais

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Villa Gillet : Les Assises Internationales du Roman font place au Littérature Live Festival

Festival | À l'occasion de la nouvelle édition de son festival de littérature internationale, la Villa Gillet en profite pour en changer l'identité en proposant désormais le Littérature Live Festival, un festival hybride qui jongle entre présentiel, duplex et numérique. Parce que les contraintes sanitaires l'exigent et que c'est peut-être l'avenir. Présentation de cette vraie-fausse première édition qui se tiendra du 25 au 30 mai.

Stéphane Duchêne | Mardi 27 avril 2021

Villa Gillet : Les Assises Internationales du Roman font place au Littérature Live Festival

L'an dernier en plein cœur du marasme sanitaro-culturel que nous appellerons dans quelques années "La Grande Annulation", la Villa Gillet et sa nouvelle directrice Lucie Campos avaient refusé d'abdiquer et profité du confinement pour revoir intégralement la copie présentielle des Assises du Roman et livrer un festival entièrement numérique. Laquelle s'était déroulée à la lisière du déconfinement du 11 au 17 mai. Cette année, la Villa Gillet innove encore un peu plus, quand bien même cela relèverait-il davantage du changement de ligne que de l'adaptation aux circonstances. Car la mutation est d'envergure, qui repose notamment sur un changement de nom du festival qui anime chaque année, depuis quatorze ans et depuis Lyon, la scène littéraire internationale. Le live comme façon de faire En effet, les Assises Internationales du Roman ne sont plus, place au Littérature Live Festi

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Festival Sport, Littérature et Cinéma : Complètement foot

Institut Lumière | Au milieu des hommages (à Poulidor), des films, des invités prestigieux (Platini, Killy, Luc Dardenne) et d'une thématique tournée vers l'olympisme, le toujours très éclectique Festival Sport, Littérature et Cinéma réserve la part du lion au football. Avec la promesse de nous aider à cerner notre amour de ce jeu.

Stéphane Duchêne | Mardi 28 janvier 2020

Festival Sport, Littérature et Cinéma : Complètement foot

Il y a cette maxime sur le football et la morale qu'énonça un jour le gardien du Racing Universitaire d'Alger, Albert Camus ; Sartre lisant L'Équipe dissimulé dans les pages du Monde ; Marguerite Duras conversant dans Libération avec un retraité nommé Platini qu'elle compare à un ange... Et quand Montherlant écrit en 1927 : « il a conquis le ballon et seul, sans se presser, il descend vers le but adverse. / Ô majesté légère, comme s'il courait dans l'ombre d'un dieu ! », il n'a jamais vu jouer Best ou Rocheteau mais à coup sûr, il parle d'eux. De là, ce lien indéfectible du football et d'une élite culturelle qui ne l'a pas toujours assumé. Longtemps le culte du jeu et des joueurs fut réservé à la vulgarité d'un peuple célébrant ses veaux d'or dans la folie propre aux foules théorisées par Gustave Lebon. Les choses ont bien changé et sans doute le

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Les Sportives en Lumière

Sport, Littérature & Cinéma | La cinquième édition du festival Sport, Littérature & Cinéma est largement consacrée aux femmes ce week-end, à l'Institut Lumière.

Sébastien Broquet | Mardi 30 janvier 2018

Les Sportives en Lumière

C'est l'histoire d'un rendez-vous excitant qui nous laisse un peu sur notre faim, cette année. D'un festival pas commun, ramenant le sport dans le monde des intellos, nous rappelant que le cyclisme a engendré quelques-unes des plus belles pages de la littérature française et que le film de boxe est un genre à part entière empli de chefs d'œuvre. Que le football, s'il garde malheureusement en France son image beauf, fait intégralement partie de la pop culture en Angleterre. Sport, Littérature & Cinéma, c'est cette histoire et bien plus encore : une riche idée de Thierry Frémaux, directeur de l'Institut Lumière, ardent supporter de l'OL, qui de plus accompagne le récent boom éditorial autour des livres consacrés au sport. Mais si les quatre précédentes éditions nous avaient aguiché, celle-ci semble plus maigre : épuisement de la formule ou fatigue passagère, l'avenir le dira. Reste que l'on déniche quelques pointes d'intensité au cœur de ce programme largement dédié aux femmes. Oui, le mil

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Hola à Ali, hello à Alain, heil à Leni

Sport, Littérature & Cinéma | Hommages, venues d’idoles et film maudit sont au programme de cette 4e édition du festival Sport, Littérature et Cinéma.

Vincent Raymond | Mardi 24 janvier 2017

Hola à Ali, hello à Alain, heil à Leni

Fin janvier, les amateurs et/ou pratiquants de disciplines sportives ont rendez-vous à l’Institut Lumière, où l’année a débuté sur les chapeaux de roues. Voilà qui devrait rappeler de bons souvenirs à l’invité d’honneur Alain Prost, qui assistera le 27 à une projection de Weekend of a Champion (2013), le documentaire que Frank Simon et Roman Polanski consacrèrent au pilote Jackie Stewart. La veille, l’ouverture sera “poignante” à plus d’un titre, avec l’hommage rendu à Muhammad Ali. Disparu l’an dernier, le champion devenu roi, totem puis légende revivra sur l’écran dans When We Were Kings (1996) de Leon Gast. Une soirée d’autant plus symbolique que la toute récente médaillée d’or de boxe aux Jeux olympiques de Rio, Sarah Ourahmoune, est attendue. L’œil de Berlin Mais le festival, grâce à sa composante “colloque”, aborde aussi les sujets d’actualité, comme de grands thèmes transversaux entre la littérature, le cinéma et l’histoire. Sont ainsi prévus au menu : une causerie sur la candidature de Paris aux JO 2014 par Thierry Rey, ou un point sur la restauration du patrimoine cinématographique du Co

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Ce que peut la littérature : Éric Vuillard, l'interview.

Entretien avec Éric Vuillard | Éric Vuillard trace depuis 2010 un parcours exigeant et émouvant dans la littérature française, rendant aux oubliés de l'Histoire une chair. Avec 14 juillet, il redonne vie aux anonymes ayant fait vaciller l'Ancien Régime. Bouleversant.

Nadja Pobel | Mardi 27 septembre 2016

Ce que peut la littérature : Éric Vuillard, l'interview.

Vous traitez d'un moment très précis, le 14 juillet, et pour autant, vous traitez aussi d'un mouvement dans sa durée quand « la protestation ne cessa point ». Qu'est-ce qui vous intéresse le plus ? Eric Vuillard : Il y a deux choses. Toute révolte se fait sur un fond structurel d’inégalités très fortes vécues au long cours. Évidemment que l'Ancien Régime n'est pas devenu inégalitaire d'un seul coup. Ce qu'il y a de particulier avec le XVIIIe siècle est que le taux d'éducation a monté, que la bourgeoisie est devenue puissante et surtout que pendant toutes les dernières décennies qui précédent la Révolution française, il y a des problèmes alimentaires extrêmement importants et des révoltes chroniques un peu partout en province. Et ce phénomène nouveau de la ville, de Paris, avec ses faubourgs ouvriers, des problèmes de chômage et, comme on dit aujourd'hui, de pouvoir d'achat avec une répression militaire, royale féroce. Vous employez le terme de « chômeur » et « chômage ». Est-ce que ces termes existaient à l'époque ? Oui mais c'est en effet un a

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Didier Tronchet signe son Que sais-je ? (ou presque)

CONNAITRE | Didier Tronchet est un homme de goût. Une preuve ? Ce Nordiste voyageur a préféré à l’exotisme équatorien — très surfait, demandez autour de vous — le charme (...)

Vincent Raymond | Mardi 22 mars 2016

Didier Tronchet signe son Que sais-je ? (ou presque)

Didier Tronchet est un homme de goût. Une preuve ? Ce Nordiste voyageur a préféré à l’exotisme équatorien — très surfait, demandez autour de vous — le charme incomparable de notre métropole rhodanienne ; une ville qui pousse le raffinement jusqu’à nommer une de ses artères du 6e arrondissement en son honneur (ou quasiment). Illustrateur, cinéaste, romancier, scénariste, le père de Raymond Calbuth et Jean-Claude Tergal offre parfois à sa prolifique plume de plaisantes diversions, en rédigeant pensées, chroniques et autres aphorismes gouvernés par l’absurde élémentaire. Traitant de tout (donc de n’importe quoi), classés dans l’anarchie d’un désordre analphabétique, ces billets ont été réunis en une sotie (forcément inégale) et justement baptisée L’Univers à peu près, petit imprécis de culture approximative. Entre deux considérations sur l’anatomie, le croustillant de la chips ou le devenir du monde gouverné par les poulpes, le lecteur ne manquera pas d’apprécier l’usage que l’auteur fait de la langue française — qu’il tient en haute estime : les plus savoureuses des entrées sont “Procrastination” et ”Langage”. Si « mal nommer les choses

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Poulidor : La victoire en perdant

CONNAITRE | Après deux quintuples vainqueurs du Tour, Bernard Hinault et Eddy Merckx, le festival Sport, Littérature et Cinéma rend hommage à une autre légende du cyclisme : Raymond Poulidor, éternel second et perdant paradoxal, car unique coureur de l'Histoire dont le plus grand exploit est de n'avoir jamais gagné le Tour.

Stéphane Duchêne | Mardi 16 février 2016

Poulidor : La victoire en perdant

« Cela faisait si longtemps que nous attendions ça. Et enfin ce 15 juillet 1975, dans les premiers lacets de la montée du Pla d'Adet de la 17e étape du Tour de France, Raymond Poulidor s'est échappé. Il avait 38 ans. » Ainsi démarre, par cet épisode tardif de sa carrière, bercé par la voix de François Morel, Poulidor premier, documentaire de Patrick Jeudy sur l'éternel second. « C'est l'une de ses plus belles victoires », ajoute le commentaire sans ironie. Au sujet de l'épisode, l'écrivain et journaliste cyclophile Christian Laborde abonde : « En 1974, des types pleuraient de joie dans le Pla d’Adet, après qu’il eut démarré dans le premier virage, laissant sur place Eddy Merckx et tout le gratin des pentes. (...) Mon père chialait : ce démarrage, il l’attendait depuis 1964, depuis l’envol de Raymond dans le col du Portillon. » Le Pla d'Adet ou la dernière salve victorieuse de l'homme qui ne gagnait jamais. En France, les seconds sont éternels, les perdants magnifiques et toujours pardonnés : les Verts 1976 et leurs poteaux carrés, les Bleus de Séville 1982, Fignon et ses 8 secondes manquantes, on s'en fait jusqu'à l'écoeure

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L'institut Lumière se remet au sport

ECRANS | Séparément, chacun exerce sur le public une attraction confinant à la fascination : que dire alors d’une rencontre entre sport, (...)

Vincent Raymond | Mardi 19 janvier 2016

L'institut Lumière se remet au sport

Séparément, chacun exerce sur le public une attraction confinant à la fascination : que dire alors d’une rencontre entre sport, littérature et cinéma ? Elle se révèle forcément fusionnelle et des plus fécondes à l’écran, tant celui-ci transcende le mouvement, magnifie l’exploit, héroïse les sportifs dans leurs souffrances… Pour la troisième année, l’Institut Lumière mouille le maillot en consacrant un festival à l’art d’accommoder intelligence et muscles, en images ou en mots. Piochant dans le vaste corpus des œuvres dédiées au sport, la programmation mêle projections, débats, rencontres, colloque, hommages (l’immense cycliste Raymond Poulidor et le motard Giacomo Agostini seront célébrés), et quelques avant-premières (Free to run, de Pierre Morath - en sa présence - consacré au jogging, et Good Luck Algeria de Farid Bentoumi, présenté par ce dernier et Sami Bouajila). Sport parmi les plus cinégéniques, la boxe aura les honneurs d’une nuit, avec la projection des quatre premiers volets de la saga Rocky (au moment où Creed vient d’arriver dans les salles),

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Raymond Poulidor à l'Institut Lumière

ECRANS | Deux ans après Eddy Merckx, c'est un autre cycliste qui donnera le coup d'envoi de la troisième édition des passionnantes rencontres Sport, Cinéma et (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 10 décembre 2015

Raymond Poulidor à l'Institut Lumière

Deux ans après Eddy Merckx, c'est un autre cycliste qui donnera le coup d'envoi de la troisième édition des passionnantes rencontres Sport, Cinéma et Littérature de l'Institut Lumière (du 21 au 24 janvier) : l'éternel second Raymond Poulidor, à l'honneur d'une double projection documentaire – l'un inédit, l'autre tourné par Lelouch en 65. Également à l'affiche : une nuit Rocky, le multi champion du monde de vitesse Giacomo Agostini (à l'honneur de Continental Circus de Jérôme Laperrousaz en 1972), le judo selon Akira Kurosawa (La Légende du grand judo, 1942) et la boxe selon Raoul Walsh (Gentleman Jim, 1942 aussi), un ciné-concert à l'Auditorium sur du Harold Lloyd... Et le lot habituel d'avant-premières (notamment Free to Run de Pierre Morath, sur l'essor poulaire de la course à pied) et de rencontres, dont vous trouverez en partie le détail sur le site de l'Institut.

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Les luttes finales

CONNAITRE | C'est sous le signe du combat, de la lutte acharnée pour se faire une place - si possible la première - que se place la nouvelle édition du festival Cinéma, Sport et Littérature de l'Institut Lumière. Au programme : champions invétérés, docu fanatisés et films engagés, dans tous les sens du terme. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 6 janvier 2015

Les luttes finales

Pour le coup d'envoi de cette deuxième édition, l'Institut a fait appel à deux des plus grands "lâche-rien" du sport français  : Hinault d'abord, Killy ensuite, histoire d'annoncer la couleur, celle de la lutte sous toutes ses formes. Le lendemain – également jour d'un déjà traditionnel colloque "Cinéma, sport et littérature" avec pléthore de journalistes et d'écrivains spécialisés – Eric Cantona, quasi pensionnaire des lieux, revient avec un de ces "Canto-docu" dont il a le secret – un genre en soi, identifiable à ses envolées lyriques, ou "cantonades", bientôt aussi mythiques que les Alain Decaux raconte... de notre enfance. Après Les Rebelles du Foot, l'ex-Mancunien s'est penché cette fois sur la question des liens entre le football français et l'histoire des grandes vagues d'immigration, toutes incarnées par des champions (Kopa le Polonais, Piantoni et Platini les Ritals, Zidane le Kabyle...). L'Histoire et les résonances politico-historiques du sport, ce sera aussi le thème sous-jacent de l'exposition signée Raymond Depardon, sise à la galerie de la rue de l'Arbre-Sec... Armées Rouges ...et celui d'un autre docu-politico-sportif : The

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Lumière en tête de peloton

CONNAITRE | Des salles remplies, des films rares, des invités prestigieux : l’Institut Lumière a pleinement réussi ses premières Rencontres sport, cinéma et littérature. Retour sur cette manifestation qui s’est tenue du 16 au 19 mars et sera reconduite en janvier prochain. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 25 mars 2014

Lumière en tête de peloton

Eddy Merckx déambule. "Le Cannibale", venu à Lyon pour ouvrir ces rencontres Sport, cinéma et littérature, connait probablement par cœur les magnifiques clichés en noir et banc de L’Equipe exposés dans la galerie de l’Institut Lumière (et visibles jusqu’au 19 avril), et qui racontent pour certains d’entre eux ce qui a forgé sa légende et assis son immense célébrité. Il faut voir quelques minutes plus tard à quel point les yeux de certains spectateurs s’allument en le voyant arriver dans ce hangar du Premier Film qui vit naître le cinéma. Un tiers des spectateurs ce soir-là, comme durant le reste du week-end et bien que lyonnais pour la plupart, n’était jamais venus ici. C’est dire si cette manifestation a bousculé les habitudes, ce nouveau public s'étant souvent retrouvé à truster les marches de la salle. Le film de Joël Santoni, La Course en tête, n’est pourtant pas facilement abordable, lui qui retrace sur fond de musique médiévale et sans commentaire l’année 73 du champion, ses entraînements, ses babillages avec ses enfants, ses victoires (au Giro et à la Vuelta mais pas au Tour, sur lequel il fit l’impasse)... Lesquelles émeuvent toujours le Grand E

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Lumière mouille le maillot

CONNAITRE | Inatteignable surhomme ou trop banal humain, le sportif est une figure mythique qui, loin de n’occuper que les journalistes et les fans, est aussi le sujet de nombreux films et livres. En consacrant un week-end au sport, l’Institut Lumière place l’athlète au centre du jeu. Stéphane Duchêne et Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 11 mars 2014

Lumière mouille le maillot

Dans ses Mythologies (1957), au rang desquelles le Tour de France se voyait consacrer un chapitre, Roland Barthes l’écrivait clairement : «le langage donne à l’événement la majoration épique qui permet de le solidifier». Sur la Grande Boucle spécifiquement, il ajoutait qu'elle était «le meilleur exemple d’un mythe total donc ambigu ; le Tour est à la fois un mythe d’expression et un mythe de projection, réaliste et utopique tout en même temps». Si dès lors que la littérature rencontre le sport, elle ne se focalise pas uniquement sur le vélo, force est de constater que cette discipline, comme la boxe, a fait couler beaucoup d’encre, l’origine modeste de leurs champions n’y étant sans doute pas pour rien - plus l’amplitude de destin est grande, plus le mythe se consolide. Philippe Delerm (La Tranchée d’Arenberg et autres voluptés sportives), Jean Echenoz (Courir, sur le destin d’Emil Zatopek), Dominique Noguez et bien d’autres ont fait de l’athlète un personnage de leurs nouvelles ou récits. Toutefois, davantage que les romanciers, le programme des premières rencontres "Sport, littérature et cinéma" de l'Institut Lumière conce

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