Mode d'Emploi 2015 : un "Live" fraternel

Nadja Pobel | Mardi 24 novembre 2015

Photo : Olivier Meyrou


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Villeurbanne, première Capitale française de la culture

Capitale de la Culture 2022 | L'année "Capitale française de la culture" a été lancée à Villeurbanne, en présence de Roselyne Bachelot. Au-delà de quelques marqueurs événementiels, c'est surtout du côté des dispositifs pérennes qu'il faut regarder, à l'instar des minimix, ces petits centres culturels soudés au sein des écoles.

Sébastien Broquet | Mardi 18 janvier 2022

Villeurbanne, première Capitale française de la culture

Elle est sur orbite, cette année spéciale de Villeurbanne, celle où elle est devenue la toute première Capitale française de la culture — ce nouveau label initié par le ministère de la Culture qui a choisi la cité du solide emblème de la décentralisation, le Théâtre National Populaire, pour en être la première incarnation. Roselyne Bachelot, la ministre attitrée, s'est déplacée en personne pour lancer les festivités le vendredi 7 janvier, à peine perturbées par des intermittents en colère. Mais passés les cotillons dont on nous avait privé une semaine plus tôt, qu'est-ce qu'il nous reste à observer durant cette année ? Nous l'avions déjà expliqué lors d'un précédent article, le mercredi 17 novembre 2021, le maire Cédric Van Styvendael et ses équipes avaient tenté le coup pour cette candidature en intégrant à leur dossier plusieurs éléments déjà conceptualisés et imaginés pour leur programme de campagne électorale, à l'instar d'un festival du numérique (devenu les IrRéels) et surtout des minimix, véritables ambassades culturelles disposées au sein des écoles, qui d'idée à développer au fil du mandat sont devenues élément phare de cette année culturelle

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Le dramaturge Novarina expose à l'URDLA

Peinture | Tandis que Jean Bellorini met en scène son Jeu des ombres au TNP, l'artiste et écrivain Valère Novarina expose peintures et estampes à l’URDLA. L’agitateur des mots s’y poursuit agitateur des formes.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 18 janvier 2022

Le dramaturge Novarina expose à l'URDLA

Se remémorant ses débuts improvisés et autodidactes dans la pratique plastique, Valère Novarina nous raconte qu’il s’était trouvé un jour isolé dans un chalet pour écrire mais, à court de mots, il s’était mis alors à dessiner, dessiner, dessiner… Un flux graphique prenant le relais de ses habituels flux de mots composant ses nombreuses pièces de théâtre. Depuis, la peinture est entrée au sein de ses mises en scène comme un élément, non pas de décor, mais de dialogue et de stimulation pour les acteurs (elles sont là pour les surprendre, voire leur faire peur, les agiter en tout cas). Paroles, peintures, corps en mouvement, c’est tout un même espace d’échanges, d’échos, de rebonds, chez Valère Novarina. Une danse à trois temps avec beaucoup de vide et de syncopes, d’entrechocs et de brisures. L’écrivain-artiste insiste sur ce qui surgit, s’improvise, s’élance à travers sa main : mots ou lignes, noms ou figures. Il compose, maintenant, des œuvres plastiques détachées de la scène, existant pour elles-mêmes. À chaque fois, c’est comme un coup de dés qui fait proliférer tout un u

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L'âge de Glass à l'Opéra Underground

Contemporain | Lyon et ses différentes scènes n'ont jamais été avares de Philip Glass, sans doute l'un des compositeurs qui y est le plus joué (mais cela vaut pour toutes (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 18 janvier 2022

L'âge de Glass à l'Opéra Underground

Lyon et ses différentes scènes n'ont jamais été avares de Philip Glass, sans doute l'un des compositeurs qui y est le plus joué (mais cela vaut pour toutes les villes). Et voilà l'Opéra Underground (et Superspectives) pour en remettre une magnifique couche à la rencontre du pape de la musique minimaliste mais pas que (on lui doit des concertos, des symphonies, des musiques de film et même des opéras). Et c'est même un véritable marathon que promet l'OU aux mélomanes les plus résistants/motivés/amoureux et ce pendant cinq jours. Ça démarre avec François Mardirossian, pianiste et co-directeur de Superspectives, qui livre trois soirs de suite une quasi intégrale au piano. On y retrouve évidemment les plus grandes pièces "Glassées" : Metamorphosis et Mad Rush (mardi 25 janvier à 18h30)

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La main passe au Musée Cinéma et Miniature de Lyon

ACTUS | Un “au revoir” XXS, à l’image de l’art minutieux qu’il pratique et de sa relative discrétion : c’est (...)

Vincent Raymond | Mardi 4 janvier 2022

La main passe au Musée Cinéma et Miniature de Lyon

Un “au revoir” XXS, à l’image de l’art minutieux qu’il pratique et de sa relative discrétion : c’est sur Facebook que Dan Ohlmann, le directeur du Musée Cinéma et Miniature de Lyon, a annoncé mi-décembre qu’il transmettait les rênes de sa création à Julien Dumont. Passé par l’École Émile-Cohl, ce trentenaire d’origine lyonnaise assure, depuis 2018, les fonctions de gérant, réalisateur et producteur au sein de la société genevoise Titan Films. C’est donc la seconde fois pour l’établissement de Dan Ohlmann que la providence est helvétique : en 2005, après la fermeture de son Palais de la Miniature rue Juiverie, la mécène suisse Gisela Oeri avait acquis la Maison des Avocats

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Minnà, la seconde adresse d’Unico

Pâtisserie | L’un des meilleurs glaciers de la ville — Unico — s’étend, à deux pas des Terreaux, avec Minnà. Une extension qui sent le gâteau.

Adrien Simon | Mardi 4 janvier 2022

Minnà, la seconde adresse d’Unico

Les clients d’Unico, glacier "responsable" des Pentes, réclamaient des pâtisseries non givrées. Leur vœu est exaucé avec cette nouvelle échoppe, Minnà. Qui respecte les mêmes codes : 100% maison, toujours de saison. Pour le dire autrement : pas de charlotte aux fraises en ce début d’hiver, mais une tarte bourdaloue, avec des poires cueillies pas bien loin. Pour réaliser ce projet, Unico s’est associé à un duo de femmes. La première, c'est Marcela Acquarone Quintana, venue du Paraguay se former à l’Institut Paul Bocuse. La seconde, Renata De Araujo Mazzoni, qui tint l’épicerie Trois Petits Pois, dans le 7e : « mon rôle, ici, ce sera d’aller chercher de nouveaux fournisseurs, petits producteurs, idéalement bio. Pour les fruits de nos tartes, mais aussi pour garnir les focaccia et les pão de queijo [sortes de gougères, mais brésiliennes comme Renata]. »

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Festivals littéraires : le retour des classiques

Littérature | S'il faut être prudent avec la recrudescence des cas de Covid, il est prévu que cette année, les grands raouts littéraires se tiennent de manière classique – comme on les aime. Avec, pour certains, des pré-programmations croustillantes.

Stéphane Duchêne | Mardi 4 janvier 2022

Festivals littéraires : le retour des classiques

Parilly est ouvert Retour à l'Hippodrome de Parilly pour la Fête du Livre de Bron qui va renouer avec les tables rondes et les rencontres en présentiel, selon l'expression consacrée par le management. Avec cette année, un nouveau thème fort qui prend appui sur l'actualité et les enjeux du moment – l'écologie, le féminisme, la violence sociale, la liberté, l'utopie, l'identité – où la menace et le principe de précaution sont rois : courir le risque. Avec l'idée que la littérature est peut-être l'un des derniers bastions du risque assumé. Comme chaque année, on y retrouvera le meilleur des auteurs des rentrées de septembre et janvier, essentiellement nationales, mais toujours avec une petite pointe d'international, entre écrivains confirmés et voix émergentes, auteurs et illustrateurs jeunesse et une large part laissée aux sciences sociales. La programmation n'est pas connue mais on peut prendre rendez-vous pour l'ouverture du 11 mars, le festival commençant traditionnellement par la remise du Prix Summer décerné par les lecteurs des bibliothèques et médiathèques de la région. Un la

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La Ligne Vertuose, menuiserie stylée au service de l’inclusion sociale

Menuiserie | Faire fabriquer du mobilier stylé à des jeunes éloignés de l’emploi, à partir de chutes de bois inexploitables. En échange de leur travail, ces menuisiers en herbe bénéficient de subventions pour financer la formation de leur choix. Telle est la mission de La Ligne Vertuose depuis 2018.

Louise Grossen | Mercredi 15 décembre 2021

La Ligne Vertuose, menuiserie stylée au service de l’inclusion sociale

C’est l’histoire d’un designer, d’un menuisier, et d’un consultant en transformation des organisations qui ont fusionné leurs savoirs-faire pour les ériger en un projet à vocation sociale et sociétale. À l’occasion d’une visite des Ateliers Garnier de son ami Thierry Rueda, Guillaume Bourdon, le designer, s’est interrogé sur l’utilisation des chutes de panneaux de bois, qui représentent 25% de pertes de matériaux sur les chantiers. L’idée de réutiliser cette matière pour lui donner une seconde vie émerge alors. Laurent Pillot, consultant chez Ergon’Homme et son associé Guillaume Bourdon développent une gamme complète de mobilier contemporain conçue à partir de ces chutes : table, luminaire, bureaux, étagères… Si le cœur de métier de La Ligne Vertuose reste la menuiserie à travers l’upcycling, son rôle repose avant tout sur sa dimension humaine et sociale. Le but de l’association est de proposer à des profils éloignés de l’emploi mais animés par un projet professionnel de les aider à

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La Têtue invite

Chai | L’émission culinaire de France Inter, On va déguster, réunissait en novembre dernier deux Lyonnaises dont on a récemment parlé : Anaïs Duraffourg et Géraldine (...)

Adrien Simon | Jeudi 16 décembre 2021

La Têtue invite

L’émission culinaire de France Inter, On va déguster, réunissait en novembre dernier deux Lyonnaises dont on a récemment parlé : Anaïs Duraffourg et Géraldine Dubois, qui produisent respectivement du fromage et du vin dans le centre de Lyon. Pour concrétiser leur rencontre, les deux artisanes se sont retrouvées le week-end dernier à la Laiterie de Lyon, à la Guillotière. Géraldine du chai urbain La Têtue enchaîne les événements, et ce samedi 18 décembre c’est elle qui invite. Elle ramènera dans ses locaux du 1er deux friperies, La Claque et L’atelier des Fripes, qui comme notre amie vigneronne veulent promouvoir une autre manière de consommer (ici de la fringue). Cet après-midi "sapes et vin chaud" se déroulera au 3 rue Grobon de 14h à 19h.

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Le Netflix Film Club à l’Institut Lumière

Écrans | Après de rocambolesques péripéties, l’Institut Lumière accueillera bien du 7 au 14 décembre les neuf films du “Festival Netflix“ et sa pluie de grands auteurs, dans un contexte houleux. Récit du feuilleton qui a tourneboulé les “professionnels de la profession”…

Vincent Raymond | Mercredi 1 décembre 2021

Le Netflix Film Club à l’Institut Lumière

Vendredi 8 octobre 2021, Halle Tony-Garnier, ouverture du 13e Festival Lumière. Ted Sarandos jubile. Le directeur des contenus de Netflix n’a pas fait le déplacement à Lyon pour rien. Sur scène, Thierry Frémaux vient de saluer publiquement sa présence. Plus tôt dans la journée, Sarandos a visité l’école CinéFabrique. À la clef, une rencontre avec les étudiants et l’octroi de bourses, comme à la Fémis, l’école des Gobelins et Kourtrajmé. Avec ses 200 millions d’abonnés dans le monde (dont plus 8 millions sur notre sol), la société qu’il représente peut être généreuse : elle n’a payé en France que 728 033 € d’impôts en 2020, soit 0, 6% de de ses bénéfices estimés. Seulement, la France demeure un problème pour son modèle de développement, car elle dispose d’un bouclier protégeant l’exploitation et la distribution des films en salles : la chronologie des médias. Une ligne Maginot attaquée de toutes parts, traversées parfois à la faveur d’exceptions dérogatoires

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Les fantômes de Tushen Raï au Sucre

Clubbing | Premier opus en solo pour Tushen Raï, habitué du Sucre et co-directeur du label Hard Fist : où l'on croise sonorités ancestrales et globalisées avec l'acid-house de Chicago afin de produire quelques bombes pour dancefloor.

Sébastien Broquet | Mardi 30 novembre 2021

Les fantômes de Tushen Raï au Sucre

À l'écoute du premier EP de Tushen Raï, l'on pense, inévitablement, au My Life in the Bush of Ghosts de la paire Brian Eno & David Byrne, paru en 1981, révolutionnant l'art d'enregistrer et de composer, préfigurant l'explosion du sampling alors principalement l'œuvre des artistes hip-hop de New York ou de quelques expérimentateurs underground tel Christian Marclay, platiniste hors-normes marqué par le nihilisme punk. Eno & Byrne, eux, propulsent alors la sono mondiale balbutiante dans une nouvelle ère, inspirée du "quatrième monde" de leur ami et collaborateur Jon Hassel mêlant technologie et musiques du monde, mais sans faire appel à des musiciens, tout simplement en enregistrant voix et instruments à la radio sur les grandes ondes, ou sur d'autres disques déjà publiés (y compris des récits coraniques d'un muezzin algérien, valant aux rééditions futures une censure du titre concerné, Qu'ran, l'Islamic Council of Great Britain ayant porté plainte), rajoutant ensuite leur sauce proto-Talking Heads pour faire groover l'ensemble. YouTube plutôt que grandes ondes En 2021, la radio, c'est démodé : Tushen Raï a appliqué

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Jacqueline Salmon, quarante ans de photographie

Photographie | La Bibliothèque Municipale de Lyon propose une rencontre avec la photographe Jacqueline Salmon, à l’occasion de la sortie d’une monographie, Futurs antérieurs, réunissant quarante ans de travail.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 30 novembre 2021

Jacqueline Salmon, quarante ans de photographie

La photographie de Jacqueline Salmon qui accompagne cet article est l’image d’un reflet de vieux miroir au tain au mercure, prise à Venise. Elle fait partie d’une série datant de 2009, Miroirs de Venise, qui était une manière pour l’artiste de « représenter la ville de Venise dans toute l’épaisseur de son histoire, figée dans un rêve qui la dépasse et qui l’éternise. » C’est sans doute aussi la série d’images la plus plasticienne de Jacqueline Salmon, celle où l’image y est la plus trouble. Pour le reste, les œuvres de Jacqueline Salmon sont aussi diverses dans leurs motifs que dénuées d’ajouts subjectifs, de marque stylistique, de transformation plastique du réel. C’est ce que l’on peut vérifier tout au long des quelque 450 pages de sa monographie, réunissant quarante ans de travaux et un texte introductif de Georges Didi-Huberman. Éthique de la sensibilité Née à Lyon en 1943, vivant actue

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Institut Lumière : Stanley et Marcello sont dans une rétro

Institut Lumière | Le XXe siècle était-il à ce point jaloux de leurs talents ? Ni Marcello Mastroianni (1924-1996), ni Stanley Kubrick (1928-1999) ne franchirent sa limite, nous laissant avec des regrets… mais aussi nombre de chefs-d’œuvres qu’une double rétrospective à l’Institut Lumière nous convie à savourer.

Vincent Raymond | Mercredi 1 décembre 2021

Institut Lumière : Stanley et Marcello sont dans une rétro

En les voyant fêtés simultanément, on se dit que leur présence à un même générique n'eût pu produire davantage que des étincelles. Car même si Marcello Mastroianni est indissolublement lié à l’univers de Fellini, l’extraordinaire éclectisme de sa carrière naviguant de la comédie au drame aurait permis à ce génial caméléon d’endosser la plupart des rôles de Peter Sellers chez Kubrick, voire ceux de Tom Cruise, de Nicholson, de Ryan O’Neal, de Malcolm McDowell… et tous les autres figurant dans les (nombreux) projets inaboutis du cinéaste new-yorkais ! Ce fantasme de cinéphile, irréalisable, on le trompera avec du bien tangible : la (re)découverte des films de deux de plus importants contributeurs à l’art cinématographique du XXe siècle. Master & Maestro Pour Kubrick, présenter l’exhaustivité de ses longs-métrages (treize titres au total) n’a pas toujours été chose aisée, et l

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Neuf spots où fêter le beaujolais nouveau à Lyon ce jeudi

Vin Nature | Voici venu le troisième jeudi de novembre — aka "le Beaujolais nouveau". Cette année, la procession est annulée. On ne percera pas à minuit les tonneaux, pour cause de Covid. Mais quand le soleil se lèvera, on pourra voir ce que les vins primeurs (ceux tout juste fermentés, pas très élevés !) ont dans le ventre. Le beaujo nouveau est synonyme d’excès. Par exemple, ceux d’un vignoble ivre de chimie et de tripatouillages — les fameuses levures qui donnent la banane ! Mais il pourrait aussi bien signifier autre chose. Après tout, le beaujolais est l'une des patries du vin dit "naturel", lequel a souvent mis à son service la macération carbonique — technique de vinification beaujolaise qui sied aux primeurs, on vous laisse wikipédier. Alors pourquoi pas cette année miser sur un beaujo nouveau non épris de chimie ? Suivez le guide.

Adrien Simon | Mercredi 17 novembre 2021

Neuf spots où fêter le beaujolais nouveau à Lyon ce jeudi

Jaja Cave C’est l’une des fonctions de cette cave/galerie fraîchement ouverte dans le Vieux-Lyon par Antoine Kochen et Chloé Courbière que d’accueillir des événements. Sans surprise, Jaja se saisit de l’occasion pour étendre ses horaires (jusque 22h) et faire goûter une demi-douzaine de primeurs, ceux de Romain Zordan, vers Fleurie, ou des frères Soulier, dans.. le Gard. 5 quai Fulchiron, Lyon 5e Vercoquin Le pionnier du vin nat’ lyonnais n’allait tout de même pas faire l’impasse sur un 17e beaujo' nouveau. Frédéric Lignon fera goûter jeudi en journée quelques primeurs, par exemple ceux de Fabien Forest ou des Dufaitre — à glouglouter avec une tranche de saucisson. À emporter, il y a de quoi s’amuser, et si ce n’est pas en beaujolais ce sera dans une autre région proposée par cette cave sans fond. 33 rue de la Thibaudière, Lyon 7

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Villeurbanne prend la lumière

Politique Culturelle | La première partie du programme de Villeurbanne, Capitale française de la culture a été dévoilée par le maire, Cédric Van Styvendael.

Sébastien Broquet | Mercredi 17 novembre 2021

Villeurbanne prend la lumière

Passé l'exaltation de la victoire, il a fallu pour les équipes de la Ville et des structures culturelles de Villeurbanne se remettre au boulot et faire d'un dossier une réalité. Ce qui, bien sûr, est beaucoup plus complexe. L'avantage, c'est que le maire et ses équipes de campagne avaient planché sur un programme culturel dense et dépourvu de nouvel événement type festival pour mieux viser le maillage du territoire et le long-terme, hormis un festival du numérique abandonné en cours de route face aux critiques et finalement ressorti du chapeau pour l'occasion sous le noms Les IRréels. Bref, il y avait les fondations, il y avait les idées pour construire, il a fallu charpenter l'ensemble et même si ce n'est pas fini, on commence à mieux saisir tout ce qui se déroulera au fil de cette année 2022. Les IRréels Il y a donc ces IRréels, un festival du numérique qui se déroulera du 7 au 10 juillet et sera porté par le Pôle PIXEL, où seront croisées expériences personnelles des Villeurbannais et œuvres d'artistes, avec du jeu vidéo, de la réalité virtuelle, des performances audiovisuelles. Même si c'est encore trè

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Peinture Fraîche prolongé d'une semaine

Street Art | Le festival de street art Peinture Fraîche, co-organisé par Le Petit Bulletin et l'association Troi3, est prolongé d'une semaine : l'exposition de la Halle (...)

Sébastien Broquet | Vendredi 22 octobre 2021

Peinture Fraîche prolongé d'une semaine

Le festival de street art Peinture Fraîche, co-organisé par Le Petit Bulletin et l'association Troi3, est prolongé d'une semaine : l'exposition de la Halle Debourg, dans le 7e arrondissement, sera ainsi visible jusqu'au dimanche 7 novembre inclus. Parmi les artistes les plus impactants de cette troisième édition, on notera Lady Bug (photo ci-dessus). Toutes les infos ici.

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La Têtue, un chai urbain dans le 1er arrondissement

Chai | Près des quais de Saône, Géraldine Dubois ouvre un chai urbain. Dans les cuves : des raisins bio pour du vin naturel. On viendra y remplir directement sa bouteille.

Adrien Simon | Mardi 19 octobre 2021

La Têtue, un chai urbain dans le 1er arrondissement

Il y a un mois de cela nous évoquions dans ces pages les laiteries urbaines. Comme celle qui vient d'ouvrir dans le quartier de la Guillotière. Si l’on peut ramener en centre-ville du lait cru pour faire du fromage, pourquoi pas du raisin pour fabriquer du vin ? Effectivement, ces dernières années, aux USA se sont développés les chais urbains. La vinification de garage existait déjà avant la prohibition et son renouveau, là-bas, s’inscrit dans la tendance actuelle au localisme. On veut des fruits et légumes qui poussent pas loin, du café torréfié dans le quartier, de la bière brassée au coin de la rue, il manquait le vin. L’un des pionniers de ces nouveaux chais fut A Donkey and Goat. Qui produit en ville, à Berkeley, du vin bio sans manipulations chimiques, depuis maintenant quinze ans — avant que le terme natural wine ne soit popularisé. Depuis, les urban winery essaiment dans les métropoles, comme à Londres ou même à Hong Kong. Et maintenant en France : à Bordeaux, dans un ancien blockhaus, à Paris

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Visiter Turin, en voisin

Italie | Grande cité étrangère la plus proche de Lyon (hors Genève), Turin vaut tellement mieux que l’image industrieuse qu’elle véhicule dans nos contrées. Entre la flamboyance de ses avenues napoléoniennes à arcades, la réfection de l’immeuble des usines FIAT et sa Mole Antonelliana, c’est aussi une capitale de la gastronomie au pied du Pô et en bordure des Alpes.

Nadja Pobel | Jeudi 21 octobre 2021

Visiter Turin, en voisin

Quatre heures, à peine cinq parfois pour joindre Lione à Torino. Le Fréjus, le Val d’Aoste et voici que la capitale du Piémont vaut que Milan, deux heures plus loin, puisse attendre. Les deux cités à la rivalité féroce (un Lyon Saint-Etienne en plus coriace) se sont retrouvées au moins électoralement en ce début octobre. La Lega Nord de Salvini s’est pris une belle et salvatrice veste aux élections municipales et la gauche modérée a rosi de nouveau - dès le premier tour dans la capitale lombarde, au 2e à Turin où la comète des Cinque stelle, s’est écrasée (comme à Rome) en un mandat sur la real Politik. Quatrième cité la plus peuplée d’Italie (850 000 habitants), Turin est un étonnant condensé d’Histoire qui ne s’enferme pas sur ses lauriers de Savoie (à laquelle elle fut liée durant quatre siècles) ni sur celui d’avoir été la première capitale d’un pays réuni (de 1861 à 1865) — elle abrite un immense musée du Risorgimento pour mémoire. Le cœur de la ville regorge de bâtiments somptueux et d’églises (ah, le vrai faux Saint-Suaire dans la Cattedrale !) et les salons du Palazzo Madame, médiéval à l’arrière, baroque au devant, romain sur les côtés de l

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"La Fracture" de Catherine Corsini : corps social à l’hôpital

Comédie Dramatique | En un quasi temps réel, Catherine Corsini passe au rayons X et à 360° le “moment“ social des Gilets Jaunes dans un lieu essentiel où se joue une comédie humaine si réaliste qu’elle en devient fatalement tragique. Mieux qu’un épisode inédit d’Urgences : une réussite.

Vincent Raymond | Mardi 26 octobre 2021

Certes, il a récupéré une Queer Palm sur la Croisette parce que Marina Foïs et Valeria Bruni Tedeschi y interprètent un couple de lesbiennes en pleine rupture — intrigue très secondaire du film. N’empêche… On se demande bien ce que les festivaliers ou jurés étrangers ont pu saisir et apprécier de La Fracture avec ses références si franco-françaises, dont la conférence de presse à Cannes fut de surcroît cannibalisée par la sur-interprétation d’une déclaration enflammée de Pio Marmaï. Scandale éphémère bien commode qui allumait un contre-feu médiatique là où La Fracture porte plutôt la caméra dans la plaie. Ce que le cinéma de Catherine Corsini fait de plus en plus, avec à chaque fois davantage d’à-propos et d’universalité. Mais pouvait-il en être autrement en choisissant ici comme scène quasi-unique, ce lieu-monde qu’est

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Peinture Fraîche, toujours plus technologique

Street Art | La troisième mouture du festival Peinture Fraîche marque à la fois une transition et un retour de la vie culturelle. Un festival qui s’inscrit dans l’air du temps : zoom sur les innovations amenées par le directeur artistique, Cart'1.

Alpha Saliou Diallo | Mercredi 6 octobre 2021

Peinture Fraîche, toujours plus technologique

Sous la direction artistique de Cart’1, ce festival est une prise de température du street art aujourd’hui et à l'international. Une cinquantaine d’artistes sont réunis durant un mois dans un spot, la Halle Debourg, confirmant l’implantation de Lyon sur la carte mondiale de la discipline. Peinture Fraîche 2 était une introduction aux nouvelles technologies dans le street art. L'édition 3 lui consacre une place centrale avec l’essentiel des œuvres en réalité augmentée via l’application dédiée et la caméra de nos smartphones. « J’aime bien rappeler que le spray de peinture est une évolution technologique, que son premier but était de colorier du mobilier avant de faire des fresques, puis les artistes s’en sont emparés » explique Cart’1. Une complémentarité rétine-téléphone : là où l’écran marque habituellement une distance entre virtuel et instant présent, il devient dans cette édition la clé ouvrant les portes d’une second

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Bulle Ogier : « Maîtresse est le film le plus joyeux que j’ai fait »

Festival Lumière | Discrète et indispensable égérie du cinéma de la fin des années 1960 à nos jours, Bulle Ogier figure parmi les invitées d’honneur de cette 13e édition du Festival Lumière. Sa présence, et celle de tous les personnages féminins libres qu’elle a incarnés, relève d’une évidence à quelques jours de la remise du Prix Lumière à Jane Campion, dont Bulle Ogier peut être considérée comme une inspiratrice et précurseuse. Conversation avec une idole…

Vincent Raymond | Mercredi 6 octobre 2021

Bulle Ogier : « Maîtresse est le film le plus joyeux que j’ai fait »

Trois films dans lesquels vous jouez vont être présentés durant le Festival Lumière. Avez-vous participé au choix de leur programmation ? Bulle Ogier : Thierry Frémaux et Maelle Arnaud ont choisi La Salamandre d’Alain Tanner et Céline et Julie vont en bateau de Jacques Rivette. Même si je considère que c’est plutôt le film de Juliet Berto et de Dominique Labourier, je suis très contente de le présenter pour Juliet, Jacques et d’autres qui ne sont plus là comme Suzanne Schiffman qui a travaillé au scénario. Et parce que c’est un film joyeux de Rivette — peut-être même le seul qui soit joyeux. Un film d’été alors que Le Pont du Nord est un film d’hiver. Ils avaient aussi choisi La Vallée parce qu’ils disaient que c’était un tournant de la fin des années 1960-début des années 1970 ; à la place j’ai pris Maîtresse. J’ai appris après qu’il passait à la télé — ce que je ne pouvais pas imaginer, étant donné qu’on est dans une période de régression un peu puritaine — alors que

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Institut Lumière : Irène Jacob est la nouvelle présidente

Cinéma | Avec la disparition de Bertrand Tavernier au printemps dernier, l’Institut Lumière avait non seulement perdu son cofondateur, mais aussi le président de (...)

Vincent Raymond | Jeudi 30 septembre 2021

Institut Lumière : Irène Jacob est la nouvelle présidente

Avec la disparition de Bertrand Tavernier au printemps dernier, l’Institut Lumière avait non seulement perdu son cofondateur, mais aussi le président de son association. Le conseil d’administration s’est donc réuni pour pourvoir à non à son remplacement, mais à sa succession. Et c’est une présidente qui a été élue à l'unanimité, la comédienne et romancière Irène Jacob. Révélée au grand public par sa prestation dans La Double Vie de Véronique (1991) de Krzysztof Kieślowski qui lui valut le Prix d’interprétation féminine à Cannes, Irène Jacob mène depuis une carrière internationale et éclectique, préférant l’exigence et à la fantaisie aux contraintes du star system. Si elle née à Paris en 1966, elle possède des attaches lyonnaises d’où était originaire son père, le physicien Maurice Jacob (1933-2007). Elle débutera son mandat avec le temps fort de l’année pour l’Institut : le Festival Lumière du 9 au 17 octobre prochains, qui remettra son prix homonyme à Jane Campion.

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L'Institut Lumière lance un cycle de films muets accompagnés au piano

Ciné-concert | Depuis le début du mois de septembre, l’Institut Lumière a enrichi sa programmation d’un nouveau rendez-vous patrimonial : des ciné-concerts au piano tous (...)

Vincent Raymond | Jeudi 23 septembre 2021

L'Institut Lumière lance un cycle de films muets accompagnés au piano

Depuis le début du mois de septembre, l’Institut Lumière a enrichi sa programmation d’un nouveau rendez-vous patrimonial : des ciné-concerts au piano tous les dimanches à 14h30. Une excellente initiative pérennisant (et transposant à domicile) les “sublimes moments du muet“ — ces grandes séances données dans le cadre du Festival Lumière permettant de (re)découvrir, dans un contexte proche de celui de l’époque, des chefs-d’œuvres classiques. Au menu dimanche 26 septembre, porté par le piano de Denis Fargeat, L'Homme qui rit de Paul Leni (1928) avec dans le rôle-titre Conrad Veidt — hélas un peu oublié aujourd'hui. Bien avant celle de Jean-Pierre Améris, cette adaptation de Victor Hugo eut une étonnante postérité, le rictus grimaçant du héros ayant inspiré la physionomie du Joker. Une semaine plus tard, Fred Escoffier au clavier accompagnera Renée Falconetti, alias la Pucelle d’Orléans sur son chemin de croix dans La Passion de Jeanne d’Arc (19

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Raymond Depardon : une histoire de l'œil

Institut Lumière | Même si l’image fixe et l’image animée sont sœurs ou cousines, elles s’expriment dans des langages foncièrement différents, chacune obéissant à ses règles et codes (...)

Vincent Raymond | Jeudi 26 août 2021

Raymond Depardon : une histoire de l'œil

Même si l’image fixe et l’image animée sont sœurs ou cousines, elles s’expriment dans des langages foncièrement différents, chacune obéissant à ses règles et codes propres. Maîtriser l’une relève du talent ; les deux de l’exception : combien rares sont les artistes à avoir accompli une œuvre suivie signifiante en photographie comme au cinéma ! Raymond Depardon appartient à cette catégorie, où chacune de ses “vies” aura contribué — et contribue toujours — à nourrir et renforcer l’autre. Autodidacte, le Caladois débute par le reportage, la prise de vue sur le vif et sur le front. C’est dans l’urgence, la frénésie, les guerres mais aussi le décor aride et extrême des déserts qu’il forge son métier de reporter, à la fois témoin et passeur de “l’événement” — terme qui, dans son englobante singularité, renvoie à la vertigineuse pluralité de l’information. Dès 1969, le cinéma (principalement documentaire) vient compléter son regard, lui permettant d’explorer les faits sur la longueur, et de mettre au jour des dispositifs, ce que l

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Villeurbanne : un appel à candidature pour les jeunes musiciens

Capitale de la Culture 2022 | Si émerger dans les musiques de jeunes comporte généralement une date limite (mais une fois que c'est fait on peut jouer les rock stars jusqu'à ce que mort (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 17 août 2021

Villeurbanne : un appel à candidature pour les jeunes musiciens

Si émerger dans les musiques de jeunes comporte généralement une date limite (mais une fois que c'est fait on peut jouer les rock stars jusqu'à ce que mort s'ensuive), il semblerait qu'il ne soit jamais trop tôt pour ce faire. C'est sans doute ce que pense la ville de Villeurbanne, désignée capitale française de la culture 2022, qui non seulement lance un appel à candidature autour des émergences musicales mais en plus le réserve aux jeunes gens âgés de 12 (!) à 25 ans, interprètes, compositeurs, groupes ou artistes solos de la métropole de Lyon, et tous genres musicaux confondus. Des tremplins musicaux seront ensuite organisés dans toute la ville avec pour but d'accéder au grand festival jeunesse qui se tiendra à la Feyssine en juin 2022.

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Peinture Fraîche, acte 3 : les premiers noms

Street Art | Peinture Fraîche sera de retour à la Halle Debourg du 1er au 31 octobre 2021, pour une troisième édition sous le signe des nouvelles technologies, de l’écologie, des regards féminins et de l’abstraction. Les premiers noms viennent d’être dévoilés.

Sarah Fouassier | Mardi 29 juin 2021

Peinture Fraîche, acte 3 : les premiers noms

Le lieu du festival reste inchangé, mais la programmation sera, elle, entièrement renouvelée : vingt artistes locaux se joindront à vingt artistes internationaux et nationaux pour repeindre les murs de la Halle Debourg. La réalisation de chacune des œuvres sera filmée puis timlapsée — c’est-à-dire accélérée, afin de montrer au public, en quelques secondes, les conditions de réalisation. Ainsi seront dévoilées toutes les étapes du processus de production d’une œuvre. Ces vidéos seront visibles sur nos téléphones à l’aide de la réalité augmentée. Parmi les premiers noms révélés, on retrouve le Belge Ceepil et ses animaux en bandes qui paraissent comme emprisonnés dans une condition dont ils ne maîtrisent pas la destinée. L’Espagnol Angel Toren fera vivre au public une véritable expérience optique et numérique. Ses peintures murales mêlent tradition et innovation en jouant sur les lettrages, la réalité virtuelle et la réalité augmentée. Le Suisse Ygrek installera l’une de ses créations typographiques sur fil de fer qu’il expérimente depuis 2012, tandis que le Danois Dais

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À l'Institut Lumière, on dirait les cinémas du Sud

Festival | Contraint à l’annulation l’an passé, le Festival des cinémas du Sud s’est déplacé de mai à juillet pour célébrer sa 21e édition dans un format certes compact (...)

Vincent Raymond | Mercredi 30 juin 2021

À l'Institut Lumière, on dirait les cinémas du Sud

Contraint à l’annulation l’an passé, le Festival des cinémas du Sud s’est déplacé de mai à juillet pour célébrer sa 21e édition dans un format certes compact (deux jours seulement) mais d’une appréciable densité. Au programme, six films du Maghreb et du Moyen-Orient à chaque fois présentés et assortis d’un échange avec la salle — À l’Institut Lumière les vendredi 9 et samedi 10 juillet. Contexte sanitaire oblige, l’événement accueillera moins d’invités, mais le public se consolera avec la sélection qui compte des œuvres déjà connues comme les très forts Abou Leila d’Amin Sidi-Boumédiène (en ouverture) et Tu mourras à 20 ans d’Amjad Abu Alala (en clôture, en présence du réalisateur — sous réserve), comme de nombreux inédits… par ailleurs identifiés à travers les festivals du globe. C’est le cas de Louxor de Zeina Durra (primé à la Roche-sur-Yon), Zanka Contact d’Ismaël El I

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Grand Hôtel-Dieu : pour NPG, « l'époque des artistes non rémunérés est révolue »

Lyon | L'appel à participation gratuite de musiciens à une scène ouverte estivale au sein du Grand Hôtel-Dieu est restée en travers de la gorge de nombre d'artistes qui se sont exprimés sur les réseaux sociaux du centre commercial. L'adjointe à la Culture Nathalie Perrin-Gilbert a réagi vertement.

Sébastien Broquet | Jeudi 17 juin 2021

Grand Hôtel-Dieu : pour NPG, « l'époque des artistes non rémunérés est révolue »

« Une scène ouverte pour célébrer la performance artistique » : c'est ainsi qu'est présentée la programmation estivale et musicale du Grand Hôtel-Dieu, qui a installé dans la cour St-Henri une scène pour des concerts devant se dérouler tout l'été, dès le samedi 19 juin à 20h, jour où est programmée l'artiste folk Thaïs Té. Et c'est gratuit. Pour le public... Mais aussi pour les artistes : aucune rémunération n'est prévue pour eux. Et c'est bien là que se niche le problème. Le gros problème. Car nombre d'entre eux ont vivement réagi sur les réseaux sociaux à l'appel à projets lancé sur Instagram et Facebook. Pour résumer l'avis quasi général, le temps de l'artiste rémunéré en visibilité pour se faire connaître, c'est terminé. Musicien, c'est un travail, comme un autre. Sur Facebook, l'organisation a répondu ainsi : « cette scène ouverte s'adresse essentiellement à des artistes en devenir. Nous souhaitons permettre à de jeunes artistes et groupes locaux de présenter leur talent en mettant à leur disposition une scène et

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Les 100 ans de l'Institut Franco-Chinois avec Guillaume Degé

Art Contemporain | Il y a cent ans, la Chine installait sur la colline de Fourvière sa première université à l’étranger, et créait (avec la coopération de la ville de Lyon) (...)

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 11 juin 2021

Les 100 ans de l'Institut Franco-Chinois avec Guillaume Degé

Il y a cent ans, la Chine installait sur la colline de Fourvière sa première université à l’étranger, et créait (avec la coopération de la ville de Lyon) l’Institut Franco-Chinois. Celui-ci reçut, entre 1921 et 1946, quelque 470 étudiants, en quête de savoirs et de technologies occidentaux. Le petit musée qui est consacré à cette histoire singulière vient de rénover ses espaces et son parcours, constitué d’une poignée de salles thématiques : reconstitution d’une chambre d’une étudiante en littérature, évocation de la bibliothèque de l’institut, présentation de quelques pièces asiatiques de la collection Guimet… Pour ce centième anniversaire, le Nouvel Institut Franco-Chinois a invité l’artiste (et sinologue) français Guillaume Degé à exposer ses gouaches sur papier chinois et ses céramiques récentes. Les premières laissent libre cours à des formes qui oscillent entre monde minéral et monde végétal, évocations sexuelles masculines et féminines, couleurs acidulées et tons de gris… Un univers non figuratif

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Au cinéma, avec les enfants : nos coups de cœur

Kids | Notre sélection de films à voir en famille pour le retour des kids dans les salles obscures.

Vincent Raymond | Mardi 25 mai 2021

Au cinéma, avec les enfants : nos coups de cœur

Faites le calcul : six mois sans cinéma pour un enfant de 7 ans équivaut pour un adulte de 35 ans à 2, 5 ans de privation de salles obscures ! Autant dire qu’il y a des raisons légitimes d’y emmener vos chérubins à la première heure. Certains films profitant de l’occasion pour continuer leur existence raccourcie, il n’est pas défendu de leur rendre un hommage (Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary du toujours impressionnant Rémi Chayé pour les 8 ans et plus, les programmes Les Mal-aimés de Hélène Ducrocq et La Baleine et l'Escargote de Max Lang & Daniel Snaddon pour les 3-6 ans). Toutefois, quelques nouveautés alternatives — c’est-à-dire hors du périmètre tonitruant des blockbusters — méritent d’être signalées. À commencer par l’improbable (sur le papier) StarDog et TurboCat de Ben Smith, dans lequel Buddy, un chien expédié dans l’espace en 1969, atterrit de nos jours dans une ville où les animaux domestiques sont traqués. Mais avec l’aide de Félix, un chat hâbleur équipé comme Batman, il rétablira l’ha

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L'Institut Lumière, de Kiarostami à Spike Lee

Lyon | Se remettre d’un deuil n’est jamais chose aisée ; alors, imaginez quand il s’agit de celui de l’un de ses fondateurs et de son président… Pour chasser son (...)

Vincent Raymond | Vendredi 14 mai 2021

L'Institut Lumière, de Kiarostami à Spike Lee

Se remettre d’un deuil n’est jamais chose aisée ; alors, imaginez quand il s’agit de celui de l’un de ses fondateurs et de son président… Pour chasser son spleen, l’Institut Lumière se replonge dans sa raison d’être (partagée par beaucoup de visiteurs de la rue du Premier-Film) : le cinéma sur grand écran. Et après une journée réservée au abonnés le 19 mai, un 20 mai ouvert à tous intégrant un hommage à Bertrand Tavernier et un film surprise, les spectateurs peuvent compter sur un retour aux fondamentaux : une programmation de reprises, avec du lourd. Citons la rétrospective Abbas Kiarostami, cinéaste aussi poétique que politique et précurseur de la si riche école iranienne contemporaine. Mais aussi les ressorties de classiques, avec un fort tropisme italien (Le Jardin des Finzi-Contini, I Vitello

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Lucie Campos : « trouver les formes d'un retour à une interaction plus forte avec le public »

Littérature Live Festival | Au début du mois mai, la Villa Gillet annonçait le remplacement des Assises Internationales du Roman par le Littérature Live Festival. Un nom et une formule qui, si tout va bien, devraient laisser place au Festival International de Littérature de Lyon en 2022. Lucie Campos, directrice de la Villa Gillet et instigatrice de ces changements, nous explique pourquoi et comment.

Stéphane Duchêne | Mardi 25 mai 2021

Lucie Campos : « trouver les formes d'un retour à une interaction plus forte avec le public »

Après une édition numérique des Assises Internationales du Roman, la Villa Gillet présente cette année le Littérature Live Festival. Pourquoi ce changement d'identité, jamais anodin pour un festival ? Lucie Campos : je suis arrivée l'an dernier en tant que nouvelle directrice de la Villa Gillet avec un projet qui impliquait à la fois de consolider les acquis d'une maison qui a une très grande légitimité à l'international et de changer des choses. La Villa Gillet porte depuis 14 ans un festival de littérature qui s'est appelé depuis 2007 les Assises Internationales du Roman. Elle continuera bien évidemment de porter un festival qui sera pour l'avenir le Festival International de Littérature de Lyon, avec pour domaine d'action et d'interrogation la littérature dans son sens le plus large. C'est là le principal changement : quitter la forme unique du roman qui fais

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Julien Peultier : « montrer ce que représente la pression d'un deuxième album »

Documentaire | Ce 5 mai sort "The Big Picture, le documentaire", réalisé par Julien Peultier, guitariste de Last Train, sur l'enregistrement du deuxième album du groupe en Norvège. Il nous raconte le pourquoi et le comment de ce film qui, en relatant les affres de la création collective, célèbre la belle amitié de quatre collégiens devenus l'un des rock band les plus importants du circuit indé français.

Stéphane Duchêne | Mercredi 5 mai 2021

Julien Peultier : « montrer ce que représente la pression d'un deuxième album »

Last Train semble documenter beaucoup de choses sur sa vie de groupe, mais comment en êtes-vous arrivés à ce documentaire ? Julien Peultier : Je documente tout ce qui se passe avec Last Train depuis assez longtemps, en tournée notamment. D'ailleurs ce n'est pas toujours évident, j'ai parfois envie de me poser dans le van et de ne rien faire. Du coup, quand on est parti enregistrer The Big Picture en Norvège on a emmené avec nous Hugo Pillard qui fait des clips pour Fauve, Pomme, Tim Dup et c'est lui qui a fait ce travail de documentation. C'était très important que ce soit fait par quelqu'un d'extérieur, parce que je devais me concentrer sur l'enregistrement et le studio. Au finale, on avait pas mal de rushes, dont j'avais pu utiliser une petite partie dans le clip de The Big Picture, le morceau titre de l'album. L'idée du documentaire est venu d'une commande du Main Square Festival qui a donné carte blanche aux artistes pendant la pandémie l'an dernier. L'idée c'était de produire un contenu pour la Main Square TV sous une forme libre. On a réfléchi

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Bergman, Tati et une tortue rouge sur Netflix en mai

Plan Canapé | Puisque les cinémas vont rouvrir le 19 mai et que vous allez enfin pouvoir revoir des films sur grand écran, célébrez proprement votre rupture avec vos plateformes de VOD. Et justement, avec trois œuvres l’un des maîtres de la question, Ingmar Bergman, qui arrivent sur Netflix en mai.

Vincent Raymond | Vendredi 30 avril 2021

Bergman, Tati et une tortue rouge sur Netflix en mai

« En mai, fait ce qu’il te plaît ». Oui, bon, presque… En attendant d’aller se faire une toile au ciné, révisons quelques indispensables classiques d'Ingmar Bergman : Netflix ajoute dès le 1er mai à son catalogue des Danaïdes Le Septième Sceau (1957), Scènes de la vie conjugales (1974) et Sonate d’automne (1978), soit trois regards sur la vie (donc la mort), le couple et la famille. Le premier est un conte métaphorique, le second une série de saynètes sur la vie à deux — et l’adaptation d’une série télévisée qui, à l’époque de sa première diffusion, a eu plus de succès en Suède que GoT, La Casa de Papel et Les Simpson réunis — ; quant au troisième, il constitue un face à face perturbant entre une mère et sa fille autour d’un partenaire commun souriant sardoniquement de ses 88 dents : un piano. Leur force à tous trois : être puissamment

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Villa Gillet : Les Assises Internationales du Roman font place au Littérature Live Festival

Festival | À l'occasion de la nouvelle édition de son festival de littérature internationale, la Villa Gillet en profite pour en changer l'identité en proposant désormais le Littérature Live Festival, un festival hybride qui jongle entre présentiel, duplex et numérique. Parce que les contraintes sanitaires l'exigent et que c'est peut-être l'avenir. Présentation de cette vraie-fausse première édition qui se tiendra du 25 au 30 mai.

Stéphane Duchêne | Mardi 27 avril 2021

Villa Gillet : Les Assises Internationales du Roman font place au Littérature Live Festival

L'an dernier en plein cœur du marasme sanitaro-culturel que nous appellerons dans quelques années "La Grande Annulation", la Villa Gillet et sa nouvelle directrice Lucie Campos avaient refusé d'abdiquer et profité du confinement pour revoir intégralement la copie présentielle des Assises du Roman et livrer un festival entièrement numérique. Laquelle s'était déroulée à la lisière du déconfinement du 11 au 17 mai. Cette année, la Villa Gillet innove encore un peu plus, quand bien même cela relèverait-il davantage du changement de ligne que de l'adaptation aux circonstances. Car la mutation est d'envergure, qui repose notamment sur un changement de nom du festival qui anime chaque année, depuis quatorze ans et depuis Lyon, la scène littéraire internationale. Le live comme façon de faire En effet, les Assises Internationales du Roman ne sont plus, place au Littérature Live Festi

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Villeurbanne choisie pour être capitale française de la culture en 2022

Politique Culturelle | Villeurbanne a été sélectionnée par le ministère de la Culture pour être capitale française de la culture en 2022.

Sébastien Broquet | Mardi 30 mars 2021

Villeurbanne choisie pour être capitale française de la culture en 2022

Le résultat a été dévoilé ce mardi midi par le ministère de la Culture : c'est la Ville de Villeurbanne qui a été choisie pour être capitale française de la culture en 2022. En concurrence avec Angoulême, Brest, Laval, Le Mans, Metz, Saint-Paul de la Réunion, Sète et la communauté de communes du Val Briard, la cité du maire Cédric Van Styvendael a emporté la mise et disposera donc de 1 million d’euros pour développer son projet, fortement axé sur la jeunesse, avec par exemple la création d'un festival dans le parc de la Feyssine entièrement conçu par des jeunes. Le maire a rapidement réagit via un communiqué : « nous venons d’apprendre que Villeurbanne vient d’être désignée capitale française de la culture pour l’année 2022. Nous accueillons ce titre avec une grande joie et une grande fierté. C’est la récompense d’un travail engagé il y a maintenant cinq mois avec tous les acteurs culturels villeurbannais. L’engouement partagé par tous ces acteurs aura été communicatif et aura convaincu le jury de faire de Villeurbanne la première capitale française de la culture. Nous remercions le jury qui a eu l'audace

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Bertrand Tavernier (1941-2021)

Disparition | Un mois avant son quatre-vingtième anniversaire, le jour du centenaire de Simone Signoret, Bertrand Tavernier est décédé dans sa propriété de Sainte-Maxime. C’est davantage qu’un cinéaste ou que le président de l’Institut Lumière qui disparaît avec lui : un amoureux total et sincère des films et de ceux qui les font, un promoteur de leur restauration et de leur projection. Sa trace n’est pas près de s’effacer.

Vincent Raymond | Vendredi 26 mars 2021

Bertrand Tavernier (1941-2021)

En ouverture de ce qui demeurera son ultime long-métrage sorti sur grand écran, Voyage dans le cinéma français (2016), Bertrand Tavernier avait placé une citation de Jean-Luc Godard : « il y a quelque chose qui nous lie, Bertrand et moi, c’est que nous sommes tous les deux les enfants de la Libération et de la Cinémathèque ». Certes, on ne peut que relever les concordances objectives dans la formation puis le parcours des deux hommes qui les a fait converger plus d’une fois — et ce en dépit de leur onze années d’écart. Tavernier fut l’attaché de presse de Pierrot le fou de JLG (1965), l’année où celui-ci rafla l’Ours d’Or à Berlin pour Alphaville, récompense que Tavernier emporterait en 1995 pour L’Appât… Tous deux sont des enfants d’une bourgeoisie intellectuelle provinciale, qui vont trouver dans le cinéma une sorte épiphanie, passeront par l’adoration compulsive de l’ère des cinés-clubs, une phase (de) critique avant de s’emparer d’une caméra pour tourner… Mais si avec le temps Godard n’a eu de cesse d’étrécir son audienc

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Bertrand Tavernier est mort

Disparition | On vient d’apprendre la disparition à 79 ans du cinéaste, scénariste et producteur Bertrand Tavernier, par ailleurs président de l’Institut Lumière depuis sa création en 1982. Une perte immense.

Vincent Raymond | Jeudi 25 mars 2021

Bertrand Tavernier est mort

Né à Lyon en 1941, celui qui fut attaché de presse et critique avant de s’emparer de la caméra en 1964 pour son premier court-métrage, puis en 1973 pour son premier long L’Horloger de Saint-Paul, aura signé une des œuvres les plus prolifiques et éclectiques du cinéma français contemporain. Sans pour autant renier ses précurseurs à la différence de la génération précédente — Bertrand Tavernier n’hésitera pas à travailler avec les scénaristes Aurenche et Bost conspués par la Nouvelle Vague. Touchant à tous les styles, du polar à l’anticipation en passant par le documentaire ; manifestant en homme engagé son amour pour le rétablissement de la justice sociale (L. 627, Histoires de vies brisées…), le jazz (Autour de minuit), le cinéma (l’extraordinaire Laisser Passer, Voyage à travers le cinéma Français), sa filmographie est émaillée de nombreux prix — il fut le premier récipiendaire du César du réalisateur en 1976 pour Que la fête commence

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Studio Hirundo : le monde en "Faces"

Sono Mondiale | Le vendredi 12 mars a paru "Faces" de Studio Hirundo, un album 6 titres disponible sur Soundcloud, Bandcamp et YouTube, réunissant une poignée d'individualités en exil. Un projet porté par un quatuor d'étudiants de Lyon 2 avec le soutien de l'association Singa et du Jack Jack. Une belle initiative qui a su se muer en projet artistique à la découverte à la découverte de voix fortes.

Stéphane Duchêne | Lundi 15 mars 2021

Studio Hirundo : le monde en

Au commencement est un projet académique dans le cadre du Master développement de projets artistiques et culturels internationaux à Lyon 2. Quatre étudiants tous musiciens et désireux de faire leur trou dans ce milieu autant qu'intéressés par les liens qu'entretiennent le social et l'artistique projettent une idée un peu folle : créer et enregistrer en cinq mois, à partir d'octobre 2020, un album multiculturel qui puisse être un vecteur d'expression et de visibilisation des personnes exilées, musiciens ou pas. Les quatre se rapprochent alors de l'association Singa, « association et mouvement citoyen qui propose des espaces de rencontres et d'échanges avec des personnes nouvellement arrivées et des membres de la société d'accueil », nous détaille Leïla, l'une des quatre étudiantes à la racine du projet. Rapidement, ils deviennent porteurs de projets pour Singa dans l'idée « de se regrouper autour de la musique et des textes et de montrer notre diversité. » L'association se fait notamment le relais de l'appel à candidature qui voit affluer les participants. Parmi eux, Camara qui

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Alain Turgeon : la manière faible

Littérature | Après dix ans de silence éditorial, l'auteur québéco-lyonnais Alain Turgeon livre avec "En mon faible intérieur" un nouvel épisode de sa vie comme elle va et comme elle ne va pas. Un nouveau grand petit livre pour l'un des trésors les mieux cachés – et les plus drôles – de la littérature contemporaine francophone.

Stéphane Duchêne | Vendredi 5 mars 2021

Alain Turgeon : la manière faible

Il y a vingt ans, une paille grosse comme le Ritz, Alain Turgeon trônait en Une de ce journal en drôle de médecin auscultant l'iconoclaste ex-adjoint à la Culture de Raymond Barre, Denis Trouxe. La cause de la mise en scène, l'alors jeune écrivain (il est toujours jeune mais moins et plus écrivain que jamais) venait alors de commettre, comme un forfait, la plus singulière biographie d'homme politique jamais lue, celle dudit Trouxe. Un truc plus ou moins à quatre mains avec pas mal de poils dans chacune d'elles dans lequel l'auteur mettait en scène le making-off méta de l'ouvrage, en même temps qu'il déroulait en alternance la vie du publicitaire devenu chef des arts et père fondateur des Subsistances — on y apprenait entre autres que Trouxe avait fait rajouter un "e" à un état pas très civil qui lui valait trop souvent de se faire appeler "trou". Le titre de l'ouvrage : TNT, comme "Turgeon Naigre Trouxe". "Naigre" et pas "nèg

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La Daronne, de Jean-Paul Salomé, 17e Prix Jacques-Deray

Cinéma | « La galérance, elle est finie ! » Retour gagnant pour Jean-Paul Salomé qui avait mis sa carrière de cinéaste entre parenthèses quelques années pour se (...)

Vincent Raymond | Mercredi 3 mars 2021

La Daronne, de Jean-Paul Salomé, 17e Prix Jacques-Deray

« La galérance, elle est finie ! » Retour gagnant pour Jean-Paul Salomé qui avait mis sa carrière de cinéaste entre parenthèses quelques années pour se dévouer à la présidence d’Unifrance — l’organisme en charge du “rayonnement” du cinéma français à l’international. Auréolé d’un joli succès dans les salles françaises avec 421 578 spectateurs — cela, du fait d’une exploitation prématurément réduite puisqu’il était sorti avant la seconde fermeture des salles fin octobre 2020 —, très bien accueilli à l’étranger, son huitième long-métrage La Daronne, adapté du polar homonyme d’Hannelore Cayre vient d’être désigné Prix Jacques-Deray par l’Institut Lumière, succédant à Roubaix une lumière d’Arnaud Desplechin, également distribué par

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Bertrand Tavernier sur Netflix : ça commence aujourd’hui

Plan Canapé | Après Truffaut, Demy, Sautet, Resnais, la plateforme de streaming continue d’élargir son offre en inscrivant dès ce 1er mars quelques-unes des premières œuvres de Bertrand Tavernier. Une mise en bouche avant l’intégrale ?

Vincent Raymond | Lundi 1 mars 2021

Bertrand Tavernier sur Netflix : ça commence aujourd’hui

Rien n’arrête l’appétit de Netflix. Au moment où son concurrent direct Disney lance une plateforme, Star, ayant vocation à le titiller sur le segment “adulte” en proposant notamment des films ou des séries du patrimoine, la firme de streaming opère un nouveau coup d’éclat médiatique en intégrant à son volumineux catalogue cinq titres d’un emblématique auteur français : Bertrand Tavernier. Outre le fait qu’il s’agit pour la plupart d’œuvres parmi les plus primées et célèbres de la première partie de carrière du cinéaste lyonnais (L’Horloger de Saint-Paul (photo), Que la fête commence, Le Juge et l’Assassin, Coup de torchon, La Vie et rien d’autre), elles sont paradoxalement signées par un éminent cinéphile dont on sait l’attachement pour la projection en salle et son soutien au travail d’édition sur support physique des films, qu’il relaie sur son blog. Mais aussi par celui qui assume les f

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Thierry Frémaux : projection particulière

Récit | Avant les tapis rouges, Thierry Frémaux a longtemps foulé avec une respectueuse gravité les tatamis de judo. Dans "Judoka", un récit où rien ne fait écran à cette part d’intime, le directeur général de l’Institut Lumière/délégué général du Festival de Cannes revient sur son rapport au sport et à l’intériorité.

Vincent Raymond | Vendredi 26 février 2021

Thierry Frémaux : projection particulière

On était ressorti avec un sentiment mitigé de la lecture Sélection officielle (Grasset, 2017), le précédent ouvrage signé Thierry Frémaux, journal d’une année calendaire type de l’homme occupant l’un des centres de gravité du cinéma mondial — le Festival de Cannes — et gravitant dans tous les autres. Précieux mémoire décrivant de l’intérieur la structuration d’une saison “normale” dans la vie du 7e Art (sa foultitude de coulisses organisationnelles, ses mondanités nécessaires, ses voyages à décalages horaires partout mais aussi ailleurs…), gagnant à se détacher de l’actualité immédiate pour offrir de la matière aux historiens des temps futurs, l’ouvrage était aussi constellé de séquences moins gracieuses. À commencer par les catalogues épuisants de célébrités de tous poils et l’avalanche de fleurs jetées sur chacune et chacun qui, entre deux petites forfanteries cyclistes, donnaient de l’homme une impression floue : comme s’il ne s’était pas résolu à aller au-delà de l’écorce, reflétant

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L’Institut Lumière aux rayons X de la Chambre Régionale des Comptes

Cinéma | Coutumier d’une certaine discrétion, parfois autarcique, l’Institut Lumière a été contraint à plusieurs séances de rayons X économiques prescrites par la Chambre Régionale des Comptes. Le bilan vient d’être rendu public : si la santé est plutôt correcte, le médecin formules quelques recommandations. Et pour commencer, de bien suivre les protocoles…

Vincent Raymond | Mercredi 24 février 2021

L’Institut Lumière aux rayons X de la Chambre Régionale des Comptes

La CRC (Chambre Régionale des Comptes) vient de publier trois Rapports d’observations définitives portant sur trois structures ayant leur siège rue du Premier-Film : Association Institut Lumière, Société Cinémas Lumière, Société Sortie d’Usine Productions. Trois études connexes puisque la même entité, l’Institut Lumière, les unit et la même personne, Thierry Frémaux, les chapeaute. Trois mémoires mettant au jour non ces

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La nuit où U Roy entra dans l’Histoire

Reggae | Non, U Roy — décédé en cette nuit du 17 au 18 février 2021, à 78 ans — n’a pas inventé le ragga ni le rap comme on peut trop souvent le lire. Mais oui, il a bien révolutionné la musique jamaïquaine et fait aujourd’hui figure de pionnier du toasting, ayant enregistré les premiers disques du genre sous la houlette de Duke Reid, après avoir enflammé les dancefloors de Kingston en compagnie de King Tubby. Retour sur la nuit qui a tout fait basculer.

Sébastien Broquet | Jeudi 18 février 2021

La nuit où U Roy entra dans l’Histoire

C’est vendredi soir à Kingston, Jamaïque. Bientôt l’heure de la dance. Nous sommes en 1969. Le rocksteady est encore chaud, mais laisse progressivement sa place au reggae naissant dans les soirées où la foule des massives, c’est ainsi que l’on nomme les adeptes des sound-systems, est toujours avide de nouveautés. Les gars et les filles, de toutes générations, se pointent là pour siffler une Red Stripe, draguer, oublier les soucis de la semaine. Danser. C’est du sérieux : on supporte un sound-system à Kingston comme ailleurs une équipe de football. Ce vendredi soir de 1969, pourtant, n’est pas tout à fait comme les autres. Toute la semaine, les yards, ces cours où se rythme la vie quotidienne de Kingston, ont bruissé de rumeurs. On dit que vendredi, à la dance, quelque chose de vraiment spécial va se passer. Que King Tubby a préparé un truc d’envergure. L’excitation grimpe. Car Tubby, génial ingénieur du son, est réputé pour son sens de l’innovation. Il a monté son sound-system, le Home Town Hifi, l’année précéde

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Nuits de la Lecture : une battle BD, en ligne et en live

Bande Dessinée | La cinquième édition des Nuits de la Lecture, coordonnées par le Ministère de la Culture, se déroule malgré tout jusqu'au 24 janvier. Zoom à Lyon sur le riche volet bande dessinée...

Vincent Raymond | Vendredi 22 janvier 2021

Nuits de la Lecture : une battle BD, en ligne et en live

« Relire le monde »… Tel est le thème de la 5e édition des Nuits de la Lecture. Un œil distrait et rapide pourrait déchiffrer « relier le monde » sans pour autant se fourvoyer, puisque cette manifestation culturelle nationale se trouve relayée par les médiathèques de la Métropole de Lyon dans leurs murs d’une part, via leurs réseaux numériques de l’autre. L’année 2020-2021 étant de surcroît dévolue à la bande dessinée, celle-ci bénéficie d’une légitime exposition à travers notamment une découverte de l’œuvre de Nicolas Wild à la MLIS de Villeurbanne où il réalisera une fresque ce samedi 23 à 14h, tandis qu’à Meyzieu Benjamin Reiss effectuera le même jour à 10h30 une performance dessinée sur les vitres de la bibliothèque ; Théo Grosjean

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De Lascaux à Lasco

Street Art | Scientifique le jour, street artiste la nuit, Lasco peint le passé sur les murs du présent. Inspiré par l’art pariétal du Paléolithique, il sort de la grotte les trésors d’il y a des milliers d’années pour les emmener dans la rue. Rencontre.

Manon Ruffel | Mardi 10 novembre 2020

De Lascaux à Lasco

D’où vient cette passion de la préhistoire et de l’art pariétal ? C’est l’addition de plusieurs choses. Enfant, j’ai aimé découvrir cette période préhistorique à l’école, comme beaucoup d’autres. J’ai fait une formation scientifique, mais je vivais à côté d’une école d’art lyonnaise, donc j’ai fréquenté pas mal d’artistes. Mes études et mon métier [NdlR : en recherche scientifique] m’ont permis de découvrir des grottes ornées et non-ornées. Avoir la chance de voir ces dessins de 20 ou 30 000 ans, ça m’a ému. Le street art préhistorique m’est apparu il y a quatre ans presque comme une évidence. Pour moi, le côté scientifique et artistique font sens ensemble. Je suis conscient qu’il n’y a pas la même charge émotionnelle quand on voit mon dessin et quand on est dans une grotte de 20 000 ans, mais je trouvais intéressant de vulgariser l’art pariétal, à la fois sur le plan artistique et scientifique. Justement, il y a dans votre travail et sur vos réseaux un aspect pédagogique. Est-ce important pour vous de transmettre, de vulgariser l’art pariétal à travers le street art ?

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Le Festival Peinture Fraiche prolongé d'une semaine

Street Art | Initialement prévu jusqu’au 25 octobre et malgré une édition chamboulée par les dernières annonces gouvernementales, le festival Peinture Fraîche est prolongé d'une (...)

Manon Ruffel | Mardi 20 octobre 2020

Le Festival Peinture Fraiche prolongé d'une semaine

Initialement prévu jusqu’au 25 octobre et malgré une édition chamboulée par les dernières annonces gouvernementales, le festival Peinture Fraîche est prolongé d'une semaine. L’occasion pour les retardataires de découvrir pendant encore quelques jours les cinquante street artistes français et internationaux qui ont investi la Halle Debourg, cet ancien entrepôt de fret-triage du 7e arrondissement transformé en parcours de street art pour l’occasion. Vous pourrez donc déambuler à travers les différentes expositions d’œuvres dont plusieurs prennent vie grâce à l’application de réalité augmentée, et vous prêter aux jeux des ateliers interactifs et autres murs d’expression libre jusqu’au dimanche 1er novembre.

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Sarah Chiche, au nom du père

Roman | Avec "Saturne", Sarah Chiche reconstitue l'irrésolvable puzzle d'une enfance marquée par l'absence envahissante de son père décédé quand elle n'avait que 15 mois. Une magnifique étude des dysfonctions familiales et de la manière dont elles dévorent les enfants même devenus adultes.

Stéphane Duchêne | Mercredi 21 octobre 2020

Sarah Chiche, au nom du père

La narratrice de Saturne n'a pas deux ans lorsque son père Harry, héritier d'une dynastie de médecins ayant fait sa fortune en Algérie avant de la poursuivre en France, meurt d'une leucémie. Il a 34 ans. C'est la scène, terrible, de son agonie, en présence de ses parents et de la mère de sa toute jeune fille, Eve, son grand amour, qui ouvre ce roman qui n'en est pas tout à fait un. Car la narratrice de Saturne est en réalité Sarah Chiche elle-même, autrice du livre. En 2019, elle se rend à Genève pour donner une conférence sur son travail (elle est écrivaine et psychanalyste, écrit des essais sur le sujet et des romans). Là-bas, elle croise une femme lui assurant avoir bien connu Harry et ses parents. Une simple confession, troublante, qui fait replonger la jeune femme dans une histoire familiale et paternelle complexe où l'amour et la haine se regardent dans les yeux : de la relation changeante d'Harry avec son frère aîné, à la passion dévorante entretenue ave

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Peinture Fraîche fait fusionner créativité et technologies

Street Art | Cette deuxième édition de Peinture Fraîche (co-organisé par Le Petit Bulletin) tient ses promesses : nouvelles technologies, profusion d’œuvres sur divers supports et parcours renouvelé sont au rendez-vous. Une visite inédite qui convoque la réalité augmentée et ravira les amateurs de street art.

Sarah Fouassier | Mercredi 7 octobre 2020

Peinture Fraîche fait fusionner créativité et technologies

Il en fallait du courage et de la volonté pour maintenir cette seconde édition du festival Peinture Fraîche. Malgré les quelques modifications et annulations occasionnées par la crise sanitaire, la grande célébration du street art a bien lieu jusqu’au 25 octobre. En tant que premier événement culturel d’envergure de cette rentrée, l’équipe a donné le ton dès les premières heures avec une inauguration masquée et distanciée en présence des partenaires, de la presse et des élus locaux. Cette épreuve du feu a rassuré les organisateurs quant à la capacité de chacun à respecter les règles du nouveau monde : on ne se colle pas au voisin, on boit et on mange assis, on se désinfecte les mains à l’entrée et on ne porte pas le masque sous le nez mais bien au-dessus. Des règles peu réjouissantes, mais auxquelles le secteur culturel doit se plier s’il veut survivre. Une survie qui ne se fera pas sans le public qui se montre plutôt timide sur l’ensemble des manifestations culturelles. Alors, lorsqu’un événement se maintient il est important, voire militant de s’y rendre ! Au prix de 5€ la visite d

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Au Musée des Confluences, la vie des objets avec Simonetta Greggio

Concours d'écriture | Un téléphone, un châle de soie de mer, un fossile, un fragment de météorite, ce sont autant d'objets investis par des écrivains — J.B. Pouy, Emmanuelle (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 14 octobre 2020

Au Musée des Confluences, la vie des objets avec Simonetta Greggio

Un téléphone, un châle de soie de mer, un fossile, un fragment de météorite, ce sont autant d'objets investis par des écrivains — J.B. Pouy, Emmanuelle Pagano, Philippe Forest, Olivia Rosenthal — au cœur de fictions inédites pour la collection Récits d'objets du Musée des Confluences. Collection qui fait doublement sa rentrée en ce début d'automne avec des habits neufs — un nouvel éditeur : Cambourakis. D'abord parce que l'autrice italienne et francographe Simonetta Greggio et la Mauricienne Ananda Devi y publient L'Ourse qui danse et Fardo où la fiction s'empare respectivement d'une statuette inuit et d'une momie de femme péruvienne. Ensuite, via un concours d'écriture ouvert à tous en partenariat avec la BmL (et Le Petit Bulletin). L'idée : imaginer, dans l'esprit de la collection, une fiction autour d'un des trois objets exp

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