Le Petit Coiffeur

(Théâtre)

Écrite et mise en scène par Jean-Philippe Daguerre, chorégraphie de Florentine Houdiniere, 1h10. Inspirée par la célèbre photo de Robert Capa, « La tondue de Chartres », cette pièce vise à imaginer la vie du coiffeur qui a rasé la tête de cette femme.

Zenith

(Peinture & Dessin)

Regroupant les artistes Claire Borde, Laure Cambie, Numa Droz, Marie-Agnès Gachet-Mauroz, Geneviève Garcia-Gallo, Marine Joatton, Clément Montolio, Alain Pouillet, Denis Prieur, Xiaojun Song et Kejing Song, la nouvelle exposition de la galerie Besson se place sous le thème du zénith ou de l'apogée, qui résonne avec l’art comme un point inatteignable, mais qui peut également se traduire en sentiments, images et représentations.

Les Éclipsées

(Théâtre)

Par la collectif Les herbes folles, 1h, dès 10 ans. Dans ce seul en scène à mi-chemin entre spectacle et conférence, un comédien remet en lumière Françoise Pascal, première dramaturge professionnelle de France, en explorant son œuvre et l’injustice de son effacement à travers les personnages de deux de ses pièces.

Un peu seul(e)

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Marina Aleo, par la compagnie Scène Éclat, 1h15, dès 12 ans. Dans un espace où tout vacille, trois voix résonnent : un homme en quête de sens, une femme enfermée dans une absence, et un reflet qui observe et provoque. À travers le mythe de Narcisse, les personnages naissent, créant un parallèle entre concepts psychanalytiques et comportements humains pour interroger la solitude sous toutes ses formes.

Hedwig and the Angry Inch

À l'occasion du festival Écrans Mixtes, la Maison de la Danse organise une projection du film Hedwig and the Angry Inch, vingt-cinq ans après sa sortie, qui raconte l'histoire d'Hedwig, qui sillonne les États-Unis avec son groupe de restaurants miteux en halls de centres commerciaux, une odyssée punk à la recherche de sa moitié.

Festival Yggdrasil

(Salons et foires)

Onzième édition du festival de l'imaginaire de la région lyonnaise, qui transformera cette année Eurexpo en une cité aux mille dragons en mettant ces créatures à l'honneur. Au programme, des séances de dédicaces et de nombreux exposants présents, représentant des univers de fantasy et de science-fiction.

Yuston XIII

(Rap)

Après plus D'un an d'absence, Yuston XIII est de retour avec un premier album, Les Enfants du Chaos, sorti fin janvier. Et pour accompagner cette sortie, le rappeur entame une tournée qui passera notamment par le Transbordeur début mars.

S.society x Traumer all day long

(Musique Electronique)

Nouveau dimanche, nouvelle édition du S.society avec un set de six heures par Traumer, grand exportateur français à l’international sous de nombreux alias lui permettant d’exprimer toutes les facettes de sa vision.

Stars 80 forever

(Rock & Pop)

La tournée Stars 80 rempile pour une ultime édition avec ses chanteurs emblématiques, accompagnés par leurs musiciens pour rendre hommage une dernière fois aux tubes légendaires des années 1980.

Un espace urbain genré ?

(Visites)

Dans le cadre de son cycle organisé à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, le musée Gadagne organise une visite de Lyon sous le prisme de l’égalité des genres, en s'interrogeant sur la pratique de la ville selon le genre.

Une histoire de lyonnaises

(Visites)

Dans le cadre de son cycle organisé à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, le musée Gadagne organise une visite de ses expositions permanentes pour découvrir l’histoire de femmes lyonnaises depuis la Renaissance jusqu’à nos jours, qui ont œuvré pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

Victor Ghesquière

(Humour & Café Théâtre)

Dans À découvert. Avec un ton décalé et décomplexé, Victor Ghesquière propose un nouveau spectacle haut perché et haut en couleurs, passant au crible le saugrenu et le ridicule de notre époque.

Vers où je ne comptais pas voyager

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Katayoon Latif, 1h, dès 13 ans. Chaque nuit, Katayoon est prisonnière d’un rêve récurrent et replonge dans son histoire, de sa jeunesse iranienne à son exil en France et la brutalité de devoir tout reconstruire ailleurs, un enchaînement de souvenirs qui la pousse sans cesse à rechercher ce qui lui manque. Mais cette fois-ci, le rêve ne suit plus son cours habituel et vire au cauchemar ; elle va devoir mettre des mots sur ce qu’il était autrefois impossible de dire entre les rêves d’hier, la réalité d’aujourd’hui et les milliers de kilomètres qui les séparent.

L'Opéra de quat'sous

(Classique et Lyrique)

Par l'ensemble de cuivres et percussions de l’ONL, 1h. Pour continuer son micro-cycle sur le thème de l'exil, l'Auditorium de Lyon accueille l'ensemble de cuivres et percussions de l’ONL et quelques invité·es pour interpréter des œuvres de Hindemith et Weill composées avant leur départ outre-Atlantique.

Caroline Boidé

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son recueil Gitane de la mer. Lu comme un roman, le dernier recueil de Caroline Boidé raconte l’histoire de l’Errante, une femme déchirée entre l’attachement à son foyer et son désir de liberté. Autour d’elle, deux figures masculines emblématiques : l’Homme grand du dedans, gardien de la maison aux enfants, et l’Homme aux îles perdues, marin hanté par le passé. 

Carpenter Brut + Danger

(Musique Electronique)

À la croisée des musiques électroniques, du rock et des sonorités inspirées des années 1980, Carpenter Brut forge une synthwave à l'esthétique soignée et cinématographique. Pour ce concert au Transbordeur, il sera accompagné du compositeur masqué Danger, à l'univers imprégné par les films cultes et l'esthétique des jeux vidéo.

Notre avis : Le producteur Frank Hueso a mélangé sa synthwave avec de l'electro industrielle et du metal, si bien qu'on le retrouve autant sur les scènes des plus grands festivals de metal qu'à ceux de musiques électroniques. Synthés agressifs, ambiance d'horror-movie, distorsion et structures de morceaux très "rock" : Carpenter Brut impose un univers à part entière, complet et cohérent que son album très attendu, Leather Temple continue d'étoffer en mettant l'accent sur une techno plus indus. Franck Rivoire, connu sous le nom de Danger, assure la première partie.

Richard Youngs

(Rock & Pop)

Après quatre décennies d’activité ininterrompue, l’œuvre de Richard Youngs englobe de nombreux genres, de la musique minimaliste à la country en passant par des albums-concepts joués au shakuhachi ou à la voix sans accompagnement. Le voici au Périscope, dans un dispositif intimiste propice à la surprise.

Notre avis : Avec une discographie qui frôle les deux-cents sorties, le musicien glaswégien se soustraie à toute tentative analytique, laissant son catalogue se métamorphiser en océan ondoyant, où il est doux de faire naufrage. Les pièces de Richard Youngs s'installent lentement, creusent un motif, pour ensuite s'étirer et agir sur le temps jusqu'à le faire disparaître. Les motifs répétés et harmoniques frémissantes s'entrelacent sans cesse avec les lignes vocales suspendues, donnant lieu à une écoute intime et immersive entre folk et expérimentation.

Sandrine Sarroche

(Humour & Café Théâtre)

Dans Saison 2. Pour son nouveau spectacle, Sandrine Sarroche a puisé dans sa vie de femme, d'épouse, de mère, d'artiste mais aussi dans ses souvenirs de jeune étudiante, immergée du jour au lendemain dans la bourgeoisie des beaux quartiers parisiens pour en tirer des personnages jetant un regard caustique mais bienveillant sur la société.

Jia - déjeuner concert

(Chanson)

Le Marché Gare offre une pause musicale à l'heure du déjeuner avec un concert de Jia, issue de la nouvelle promotion du Labo du Conservatoire à rayonnement régional de Lyon, qui offrira sa voix aux influences soul posée sur une musique aux influences folk.

Yulianna Avdeeva

(Classique et Lyrique)

Invitée par l'Auditorium de Lyon, la pianiste russe Yulianna Avdeeva plonge dans la musique polonaise illustre et moins connue avec un récital composé d'airs de Chopin, Szpilman et Paderewski.

Soirée Jean Genet

À l’occasion des quarante ans de sa disparition, le festival Écrans Mixtes et le TNP rendent hommage à l'auteur et poète Jean Genet, avec une représentation de la pièce Salut, Jeannot du matin ! (mise en scène de Gilles Pastor), suivie d'une projection de son court-métrage Un chant d'amour (1950, interdit aux mois de 16 ans) et de Genet parle d’Angela Davis de Carole Roussopoulos (1970).

Pauline Peyrade

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son roman Les Habitantes. Emily vit seule avec sa chienne Loyse dans la maison héritée de sa grand-mère, au beau milieu de la campagne. Elle y mène une existence en marge, rythmée par les promenades rituelles, les baignades à l’étang et le travail dans la ferme voisine. Un jour, des lettres arrivent, lui signifiant la mise en vente imminente de la maison.

Pourquoi aimons-nous jouer ?

(Conférences)

Dans le cadre de son cycle 10 questions de philo, le Collège Supérieur accueille Marie-Caroline Gallot, professeure agrégée de philosophie, pour parler du rapport de l'humain au jeu, et les mécanismes faisant qu'il soit agréable pour presque tous.

Looking for Julius

(Spectacles Divers)

De Penda Diouf, 40 min. Centrée autour de son prochain roman consacré au compositeur afro-américain Julius Eastman, figure noire et queer de l’avant-garde new-yorkaise, cette lecture performative de Penda Diouf retrace son enquête, entre archives manquantes, rencontres, impasses et zones d’ombre.

Ponte del Diavolo + Witchorious + Anahera

(Rock & Pop)

Pour sa première tournée française, le groupe italien Ponte del Diavolo passera par le Rock'n'Eat pour secouer Lyon avec son doom metal assaisonné d'influences de black metal. À cette occasion, ils seront accompagnés des Français de Witchorious et d'Anahera, pour un préambule post metal progressif.

Notre avis : S'inscrivant dans le triangle black/post-punk/doom, la formation turinoise détourne les codes au profit d'une densité quasi tactile. Ici, la noirceur ne procède pas d'un halo atmosphérique diffus, mais d'un son frontal et épais au point de sembler infranchissable. Les riffs massifs se drapent de nappes gothiques, façonnant une tension continue entre rudesse tellurique et grâce spectrale. Dans cet univers sombre, la voix d'Erba del Diavolo, purement incantatoire, ouvre une ligne de fuite, celle d'un rituel organique où chaque mesure semble tracer les contours d'une invocation obscure.

Airbourne

(Rock & Pop)

Fondé en 2003 par les frères Joel et Ryan O'Keeffe à Victoria en Australie, Airbourne puise son inspiration dans le rock'n'roll classique des années 1970 et 1980, avec des performances capturant son essence dans sa forme la plus pure.

Earth Talk

(Jazz)

Initié par les saxophonistes Bo Van Der Werf et Stéphane Payen (rejoints par quatre autres artistes), le projet Earth Talk propose de sonder les “Voix de la Terre” en un objet artistique hybride, à l’intersection de la poésie sonore, de la musique concrète, de la musique improvisée et de l’expérimentation électronique, le tout pour servir d'écrin au livret rédigé par Tamara Walcott déclinant en plusieurs langues un discours écologique tout en poésie.

Le chat sur la photo

(Lectures)

Par Antonio Carmona, 30 min, dès 5 ans, avec traduction en langue des signes. L'acteur Antonio Carmona revient cette année au théâtre La Mouche pour un cycle de lectures d'histoires parlant du monde d'aujourd'hui, de ses failles et ses injustices. Cette fois-ci, il contera une histoire sur la peur et le courage, comme un polar miniature avec une fin qui rassure, avec tendresse et humour.

François Mallet

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Fêlé. Pour son premier ouvrage, François Mallet s'est tourné vers l'autobiographie en racontant sa jeunesse dans le Vercors, sa carrière avortée de patineur artistique, la découverte de son homosexualité et celle de sa bipolarité, le tout avec tendresse, humour et émotion.

Laure Borgomano

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre La Réserve. Pudeur, ressources et résistance par temps de crise. Hantée depuis son plus jeune âge par l’évocation des camps et la révélation de ce que l'humain peut faire de pire contre ses semblables, Laure Borgomano se demande dans cet ouvrage ce qui permet aux hommes et aux femmes ordinaires non seulement de survivre, mais aussi de résister.

Pascal Riou

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son recueil de poèmes Quand serai-je rentré ? Comme une manifestation du désir de montrer la trace du passage du temps, le dernier recueil de poésie de Pascal Riou se tient aux aguets du présent pour rejoindre la durée, l’usure qui l’accompagne, et la transmission.

Marek Halter

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Le Juif. Bien que le protagoniste de ce livre ne soit pas juif, étant circoncis pour des raisons médicales, il le devient aux yeux des autres. Cette situation marque sa vie et son destin, qui va l'entraîner au cœur d'un tourbillon d'évènements aussi inattendus que tragiques.

Une merveilleuse créature

(Visites)

En écho avec l'exposition Merveilleux Moyen Âge aux Musées Gadagne, ces derniers proposent une visite contée, racontant l'histoire d'un petit griffon apprenant qu’il est un oiseau. Au fil de la visite, le jeune animal découvrira qui il est vraiment en observant et écoutant le papier, la pierre et le verre dans l’exposition.

Le Cercle des poètes disparus

(Théâtre)

Mise en scène d’Olivier Solivérès, 2h. Première adaptation en France du film de Peter Weir, reprenant l'histoire de John Keating, professeur de littérature anglaise qui va pousser ses jeunes élèves à s’ouvrir à la vie, loin du carcan des conventions qu’incarne leur établissement.

Notre avis : Quand un film culte passe à la scène sans autre but que de raconter une fois de plus l'histoire, la circonspection peut-être de mise : que va apporter cette nouvelle version ? Dans le cas du Cercle des poètes disparus, film de Peter Weir sorti en 1989 avec Robin Williams dans le rôle d'un professeur de littérature tout sauf conventionnel, la réponse est : une savoureuse vivification ! Ce récit d'émancipation prend vie et corps sur le plateau avec justesse, grâce notamment à Stéphane Freiss dans le rôle-titre et à tout une série de jeunes comédiens épatants de fougue en guise d'élèves. Rien de révolutionnaire, certes, mais quel plaisir communicatif.

Artagora : Giacometti, la vision déchaînée

(Conférences)

Dans son nouveau cycle de conférences, Artagora donne le micro à Damien Capelazzi, historien de l'art, pour éclairer certains artistes ou sujets. Cette fois-ci, le sujet sera le sculpteur et peintre suisse Alberto Giacometti, dont le travail a été influencé par le cubisme, le surréalisme et les questions philosophiques sur la condition humaine.

Nelvar - le royaume sans peuple

(Théâtre)

Texte de Logan De Carvalho, mise en scène de Logan De Carvalho et Margaux Desailly, 2h40. Dans un monde imaginaire où les orcs parlent en rimes façon rappeurs, les elfes flirtent avec Shakespeare, les trolls sont franchouillards comme Audiard et où les mages et magiciennes adoptent une langue de techniciens, un groupe éclectique part à la recherche d’une couronne magique pour rétablir l’unité dans leur royaume au bord de la guerre civile depuis la mort du roi. La route sera longue, et ils devront apprendre à vivre ensemble pour réussir.

Yvnnis + Kaeles

(Rap)

Un an après la sortie de son dernier EP DND, Yvnnis débarque au Transbordeur avec son univers polyvalent et élégant, combinant flow précis et rimes pointues. Il sera accompagné de Kaeles, qui s'occupera de la première partie.

Sarāb

(Sono Mondiale)

Fondé par la chanteuse franco-syrienne Climène Zarkan et le guitariste Baptiste Ferrandis, Sarāb trace une route entre le chaos du post-punk et la poésie arabe, où des déferlantes de rock pur et des sonorités techno côtoient des textes engagés, le tout incarné avec une énergie brute. Après deux albums en 2019 et 2022, le groupe revient cette année avec un troisième,  Mīt Warde – Cent roses. 

Juliette Magnevasoa

(Chanson)

Pour marquer le début de l'édition 2026 des Chants de Mars, la chanteuse Juliette Magnevasoa investira la salle des Rancy pour y interpréter son répertoire abordant l'intime, le voyage, l'exil et sa façon d'être, un an après la sortie de son premier EP Routines.

(Classique et Lyrique)

À mi-chemin entre l'electro rock et les musiques acoustiques, Animø Virile enrichit son violon et sa batterie de sonorités électroniques pour faire rêver et danser le public. Pour fêter la sortie de leur premier EP 1.2, ils seront accompagnés de Digma et son expérimentation sonore entre bass music et dubstep, et Elie Ô en clôture avec un set techno.

Apéro poétique avec Guillaume Dreidemie

(Lectures)

À l'heure du déjeuner, le théâtre des Marronniers accueille le poète Guillaume Dreidemie pour un échange, d'abord par ses mots, puis par montage de textes lu à trois voix, avant de se terminer par un échange convivial et intime dans le foyer du théâtre.

Silvia Lippi

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Sœurs, pour une psychanalyse féministe. Psychanalyste, philosophe et docteure en psychologie, Silvia Lippi propose, avec ce livre, d'introduire le concept de sororité dans la clinique et la théorie psychanalytique en jetant les bases d'une psychanalyse sororale, qui permet de penser autrement l'articulation de l'intime, du politique, du psychique, du social, de l'inconscient et du collectif.

Lancement de la collection Bambane

(Conférences)

Les éditions Libel, basées à Lyon, lancent une nouvelle collection intitulée Bambane, se voulant un florilège de récits inédits dédiés à Lyon et sa métropole. Pour l'instant composée de deux ouvrages, elle sera présentée lors d'une soirée spéciale à la librairie des Canuts en compagnie de ses auteurs et éditeurs.

Louise Browaeys et Étienne Bretin

(Rencontres et Dédicaces)

La librairie Esperluette accueille une rencontre croisée avec les auteurs Louise Browaeys et Étienne Bretin pour leurs romans respectifs Bleue comme la rivière et Fuites, racontant l'histoire d'une femme de quarante ans faisant face à ses fantômes après avoir mis au monde son second enfant, et celle d'un militant écologiste en pleine action collective anti SUV.

L'Enracinement de Simone Weil

(Lectures)

Animée par Pascal David, auteur, philosophe et docteur en philosophie. Albert Camus disait qu'il lui paraissait impossible d’imaginer pour l’Europe une renaissance qui ne tienne pas compte des exigences que Simone Weil a définies dans son livre L’Enracinement. Cette lecture de l'ouvrage servira de point de départ à une réflexion sur son impact sur notre situation présente, le rapport à notre passé et nos désirs pour l'avenir.

Le matrimoine aux Archives

(Conférences)

Un martin de mars, les Archives municipales de Lyon proposent d'explorer leurs fonds à la recherche de femmes, qu'elles soient architectes, militantes, enseignantes, mères, filles ou championnes de tir.

Patrick Boucheron

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Peste noire. Professeur au Collège de France, Patrick Boucheron a décidé en 2021 de donner son cours annuel à l'épidémie de peste noire, alors que le Covid-19 était sur toutes les lèvres. Texte remanié de ces leçons, son nouvel ouvrage croise archéologie, génétique et sciences de l’environnement pour livrer un récit où le temps déborde du Moyen-Âge pour se charger de nos hantises contemporaines.

Karim Duval

(Humour & Café Théâtre)

Dans Entropie. Spectacle de la maturité pour Karim Duval, qui compte bien affirmer son style, à travers une observation de notre société, ses incertitudes, ses fractures, ainsi que les grandes thématiques de notre époque : travail, écologie, éducation... le tout mis en valeur par son auto-dérision et son sens de l'improvisation.

Notre avis : L'être humain brûle de l'énergie pour, dès qu'il a du temps, scroller sur son téléphone : voilà qui laisse pantois Karim Duval, qui a fait de ce constat (et d'autres) le cœur de son nouveau spectacle. Sur scène, l'humoriste n'est jamais autant savoureux que quand il pointe les incohérences et autres aspects ridicules de notre monde toujours plus rapide mais toujours plus vain.

William Bouguereau et les lyonnais

(Peinture & Dessin)

À l’occasion du bicentenaire de sa naissance, la Tomaselli Collection rend hommage à William Bouguereau à travers une exposition qui explorera ses relations avec les artistes lyonnais. Grâce à de nombreux prêts, l’exposition dévoilera des études peintes, des dessins préparatoires et des esquisses inédites retraçant l’ensemble de sa carrière, oubliée du grand public.

Notre avis : Défini par Charles Vendryes comme « l'un des plus renommés et des plus habiles représentants de l'école idéaliste », William Bouguereau incarne cette figure d'artiste célébré de son vivant, mais tombé dans l'ombre après sa disparition. Si près de 90 % de son œuvre a gagné les États-Unis, sa redécouverte tardive a nourri bien des regrets, partiellement apaisés par l'ouverture d'une salle au musée d'Orsay en 2010. L'exposition offre l'occasion d'explorer des pièces méconnues, des études préparatoires rarement montrées, et de mesurer son écho dans la production lyonnaise de ses contemporains.

Ortans et Axelle Fernandez

(Design & Architecture)

Vernissage le 29 janvier à 19h. Dans cette nouvelle exposition, Ortans et Axelle Fernandez associent leurs talents pour créer une herboristerie colorée où chaque plante, créée de bois, de carton, de papier et de textile, aurait une histoire à chuchoter.

Herboristerie

(Design & Architecture)

Vernissage le 29 janvier à 19h. Les artistes Axelle et Ortans Fernandez associent leurs talents pour créer un jardin éphémère composé de fleurs en tissu, où le bois, le carton et le papier deviennent un hommage au vivant.

La disparition de Josef Mengele

(Théâtre)

D'après Olivier Guez, mise en scène de Mikaël Chirinian et Benoit Giros. Le 22 juin 1949, un paquebot accoste à Buenos Aires avec, à son bord, un certain Helmut Gregor qui n’est autre que Josef Mengele, dignitaire nazi et médecin des camps de la mort en fuite. Pendant 30 ans, il échappera à la justice, protégé par des silences et des compromissions. Sobre et haletant, ce spectacle montre comment la société fabrique ses monstres puis les cache sous un manteau de silence pour mieux les oublier.

Freda

(Théâtre)

Écrit par Kaïnana Ramadani et Azani V. Ebengou, 1h, dès 14 ans. Dans ce seule en scène puissant et tragi-comique, Kaïnana Ramadani mêle français et créole pour explorer les liens entre France, océan Indien et États-Unis. Une autofiction politique et sensible, co-écrite avec Azani Ebengou, qui trace un chemin vers l’émancipation.

Juste Shani + Sheng

(Rock & Pop)

Alliant des messages forts à des instrus efficaces, Juste Shani associe une sensibilité rêveuse à une plume fine pour créer des morceaux captivant le public. Ce soir-là, elle partagera la scène avec Sheng et sa pop candide et espiègle ponctuée de paroles en français et en mandarin.

Aupinard

(Soul & Funk)

Mélangeant la bossa nova et le RnB avec des paroles en français, Aupinard crée une musique douce et entraînante aux quelques reflets de hip-hop. En 2026, il reprend la route pour une nouvelle tournée, qui passera notamment par la Rayonne.

Handle with care

(Théâtre)

Par la compagnie Ontroerend Goed, 1h, dès 12 ans. Dans cette création, la compagnie belge cède le contrôle total de la scène au public, puisqu'il n'y a même pas d'acteurs. À la place, une boîte en carton est mise à disposition, contenant une expérience à réaliser par ce dernier.

MPL + Lisa Claudie

(Rock & Pop)

Anciennement connu sous le nom de Ma pauvre Lucette, le quintet grenoblois MPL est de retour cette année avec un quatrième album intitulé Bisou magique, nouvel opus de leur pop aux mélodies entêtantes portant des textes poétiques débordants d’images. Ce soir-là, ils seront accompagnés de la voix vibrante de Lisa Claudie, entre beats électrisants et poésie brute.

Transcendia #7

(Musique Electronique)

Septième édition des soirées Transcendia, qui célèbrent l'union créative des collectifs lyonnais Everybody Trance et parisien Hors-Sol, avec à l'affiche A strange wedding, Maemm et Stakhan pour une soirée entre techno mentale et trance, à grands coups de grooves profonds et d'envolées psychédéliques.

Heretik

(Musique Electronique)

Considéré comme l'un des piliers de la scène électronique underground, le Heretik System est invité par le Sucre à prendre le contrôle de ses platines le temps d'une soirée. Ce soir-là, le casting se compose de Tombuld’r en live ainsi que de KRS, Popo et Laurele2n pour compléter ce lineup 100 % hard techno.

23:59

(Musique Electronique)

Le collectif 23:59 débarque au Petit Salon pour une nouvelle soirée au lineup composé des DJs Dual Damage, Incult, Perle et Mae dans la grande salle ainsi que ClemBarr, Gtrn et Raphÿx dans la petite salle.

P.R2B + Belfour

(Rock & Pop)

Deux mois après la sortie de son second album Presque punk, P.R2B débarque sur les planches du Marché Gare avec sa pop intergalactique, dont elle se sert pour poser des textes abordant les angoisses de notre époque. La première partie sera assurée par le duo Belfour et leur chansons respirant la sincérité et la mémoire.

Notre avis : Si l'on aime les ambiances cinématographiques et la pop dansante à la touche française (les Juliette Armanet, les Suzane, les synthés qui décollent les gencives), alors on s'est farci jusqu'à plus soif les deux derniers singles de P.R2B, Vidéodrome et Metaverse, des trucs efficaces et bien de leur époque.

Afterwork #1

(Classique et Lyrique)

C'est le retour des afterworks de l'Auditorium, et à cette occasion la cheffe d'orchestre Anja Bihlmaier proposera de se détendre avec l'onirisme et la sensualité du prélude à L’Après-midi d’un faune de Debussy, sans oublier la musicalité du Concerto pour cor n° 1 de Strauss.

Leda Ensemble + Eben Band + Sirco

(Jazz)

Le temps d'une soirée, le Toï Toï invite trois projets avec pour seul trait commun l’absence de barrière des styles : le Leda Ensemble, l'Eben Band et Sirco, une programmation entre afro, jazz, rock et latino, mais toujours avec un certain sens du groove.

Apéro poétique avec Nour Cadour

(Lectures)

Sur l'heure du midi, le théâtre des Marronniers accueille l'auteure et poétesse Nour Cadour pour un échange, d'abord par ses mots autour d’un montage de textes lu à trois voix, puis par ceux qui l’ont poussée à écrire avant de se conclure par un échange convivial et intime dans le foyer du théâtre.

Yann Bouvier

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre France Fictions. À travers vingt-six exemples concrets d'instrumentalisation du passé, du Moyen-Âge à nos jours, cet ouvrage offre ici un panorama clair et documenté des réécritures de l'histoire de France, exposant les outils des faussaires pour mieux leur résister et restituant des pans du passé national dans toute leur complexité pour rappeler qu'une démocratie vivante ne peut pas se construire sur des illusions.

Mathieu Diez et Jibé

(Rencontres et Dédicaces)

Pour leur bande dessinée Tout mais pas Beyrouth. Quand Mathieu Diez part vivre à Beyrouth avec sa famille pour travailler au sein de l'ambassade de France, il découvre une ville dévastée par la crise économique et l'explosion du port, mais pleine d'intensité et passionnante. Entre chronique du quotidien, du travail en ambassade, et de la guerre d'octobre 2024, il brosse un portrait sensible et sincère de Beyrouth et du Liban.

Biga*Ranx

(Reggae)

Neuf mois après la sortie de son septième album Rainshine, le Tourangeau Biga*Ranx s'invitera sur la scène du Transbordeur avec un univers plus éloigné des sonorités jamaïcaines qui ont fait sa renommée, s'axant plutôt vers le vapor-dub et le cloud rap.

Notre avis : Il n'imite plus la vélocité jamaïcaine depuis des années déjà, le Tourangeau a opéré une mue vers ce qu'il nomme le "vapor-dub". À la croisée des chemins entre le dub digital et l'esthétique lo-fi du cloud rap, il a bâti une texture sonore unique, cotonneuse et mélodique. Porté par son nouvel album Rainshine sorti en juin, ce concert est une immersion dans une "liquidité" musicale où les basses lourdes du soundsystem se dissolvent dans des nappes synthétiques nostalgiques où l'artiste, parfois sous l'alias Telly*, déconstruit les codes du roots pour en proposer une version résolument moderne.

Que d'espoir !

(Théâtre)

Texte d'Hanokh Levin, mise en scène Valérie Lesort, 1h10. Sur scène, trois acteurices se métamorphosent à vue, comme des figurines pour enfants, pour questionner le quotidien et réfléchir sur de grands enjeux politiques avec une touche d'audace et d'irrévérence.

Tristan Lucas

(Humour & Café Théâtre)

Dans Décennies. Pendant 60 minutes, Tristan Lucas prend le temps de se le rappeler, étape par étape, que la vie est un miracle. Décennie par décennie, il se pose des questions et pointe les différences entre les âges.

Entre vos mains

(Art contemporain et numérique)

Dans cette exposition-spectacle, Marc Lainé brouille les frontières entre réel et imaginaire et équipe les visiteurices d’un casque audio pour explorer sept installations mystérieuses, convoquant chacune un langage différent entre image, son, danse, sculpture ou écriture pour dialoguer avec l'invisible.

Elections municipales 2026 - Guignol et Gnafron à la rescousse

(Théâtre)

De Rodolphe Perrin, 50 minutes. Alors que les élections municipales approchent, Guignol et Gnafron, livrent eux aussi leur « contirbuchon électorable » en conduisant une enquête palpitante pour aider un ami à retrouver son vélo volé, dans la tradition du Guignol lyonnais faisant la satire des dominants.

Marvel Infinity Saga

(Ciné Concert)

Pour la première fois en France, le ciné-concert Marvel Infinity Saga débarque en tournée. Pendant 2h30, un orchestre symphonique d'une centaine de musiciens interprètera en direct les bandes originales des 23 films de la saga, des Avengers aux Gardiens de la Galaxie, avec des extraits projetés sur un grand écran.

BoOm

(Théâtre)

Mise en scène de Claire Petit et Sylvain Desplagnes, 30 min, dès 18 mois. Dans un espace blanc et calme, entre cabane et cocon douillet, BoOm, un drôle de personnage, apparaît et explore, avec sa tête de cube, un univers où tout devient jeu, chute et équilibre. Peu à peu, il découvre le monde avec curiosité et maladresse, et se construit pour se mettre à jouer. Autour de lui, des cubes apparaissent et disparaissent, et l’un d’eux, plus petit et tout rouge, attire son attention et devient son partenaire de jeu.

Stuck / Bounce

(Danse)

Chorégraphies de Mounia Nassangar et Yann Lumi Joseph-Auguste, 1h30, dès 10 ans. Après avoir placé l'année 2024 sous le signe du krump, du new style et du break, la Maison de la danse dévoile deux créations qui témoignent de la diversité des esthétiques hip hop et clubbing : Stuck, faisant exploser l’expressivité de ces danses dans une ambiance cinématographique en quintette, et Bounce, disséquant le rebond musical et dansé du hip-hop freestyle.

House on fire #7

(Danse)

Nouvelle édition des House on Fire de la Maison de la Danse, et cette fois-ci la structure accueille la chorégraphe et danseuse Mounia Nassangar et le groupe de danse Sons of Wind le temps d'une journée pour célébrer la puissance des contre-cultures avec des ateliers de pratique, des projections vidéo, un spectacle, un dancefloor et des DJ sets.

Panayotis Pascot

(Humour & Café Théâtre)

Dans Entre les deux. Ça y est, Panayotis Pascot pense être devenu adulte ! Mais c'est moins excitant que ce qu'on lui avait vendu. Pour lui, être enfant c’est magnifique, avoir un enfant doit être magnifique, mais entre les deux, il n'est pas sûr de capter le concept.

Notre avis : Presque, le premier seul-en-scène de Panayotis Pascot, talent révélé au grand public très jeune grâce à la télé, a été une agréable surprise. Avec une écriture soignée et sincère, l'humoriste y racontait sa vie et notamment sa difficulté à concrétiser avec les filles. Le voici de retour sur scène avec Entre les deux, deuxième spectacle dans lequel il s'interroge sur cette période « pas ouf » entre l'enfance et la parentalité. Une nouvelle réussite pleine de rires et d'autodérision (notamment sur sa dépression) qui le maintient très haut dans le monde de l'humour français.

Dancehall Rave

(Musique Electronique)

Après avoir croisé les trajectoires entre rave, bass music, reggae et dancehall pendant plus de vingt ans, Schnautzi entame un nouveau cycle de création avec Dancehall Rave, pour continuer d’explorer les relations entre la culture sound system et la scène électronique club. Et pour cette première, il sera accompagné aux platines de King Doudou, Saku Sahara et Slmvx, sans oublier les danseur·se·s Anna, Milliard, Gausty et Lavanda.

Club

(Musique Electronique)

Triple set pour cette nouvelle soirée club au Sucre, avec à l'affiche Daniel Avery, figure incontournable de la scène électronique qui prendra le contrôle du rooftop avec ses textures hypnotiques et percutantes. Il sera accompagné d'Anomalie Magnétique pour un set en live, sans oublier Neskeh pour compléter ce lineup entre Londres et Lyon.

Notre avis : Conjonction visionnaire entre trip-hop et shoegaze, Tremor, le dernier opus de Daniel Avery, déploie des sensations vaporeuses qui s'insinuent sous des couches abrasives héritées des années 90. Arpenteur aguerri de l'espace sonore, il façonne depuis Drone logic des volumes qui transforment non seulement l'écoute, mais aussi la manière dont on circule à l'intérieur même du son, jusqu'à redéfinir l'idée d'espace musical. Tremor, ainsi que sa relecture nocturne Midnight Versions, s'imposent comme des œuvres nécessaires, dont l'urgence paraît aujourd'hui plus essentielle que jamais.

Michelle Blades + Second Major

(Rock & Pop)

Après cinq années passées à expérimenter en collaborant avec d'autres artistes comme Pomme, La Femme ou Flavien Berger, Michelle Blades entame une nouvelle étape dans sa carrière avec Where To ?, un album enregistré en seulement neuf jours dans le sud de la France marquant un retour à ses premières influences folk, jazz et noise. Ce soir-là, la première partie sera assurée par les Lyonnais de Second Major, entre tension post-punk et mélodies indie.

XLR Events

(Musique Electronique)

XLR Events s'invite au Petit Salon pour une soirée sous le signe de la techno avec Genesi, Catiba, Inner Mind et Jearz en B2B avec Manu MDS dans la grande salle, et un takeover de la petite salle par Inaudible, avec Almø, S4ndy, Eder et Këngan.

Bleu nuit

(Théâtre)

Par la compagnie Conte des ombres, 30 min, dès 3 ans. Rosanui est une montagne qui surplombe un village. Le jour, elle semble figée, mais quand vient la nuit, elle se transforme en fillette, ouvre un œil et tout un univers apparaît. Au fil du récit, les pages d'un grand livre se tournent et révèlent ce qui l'émerveille : les bois et le village, les hiboux et les chats, le toit des maisons et les petites fenêtres qui s’éteignent une à une.

Coming together / Stay on it

(Soul & Funk)

Le pianistee François Mardirossian et le DJ Camille Rhonat s'associent pour réaliser un portrait croisé musical de Julius Eastman et Frederic Rzewski, deux compositeurs engagés dont les œuvres mêlent mémoire politique, minimalisme et influences soul pour porter un cri de liberté.

Zélie + Salut l'orage + Mister Switch

(Rock & Pop)

Dans ses textes, Zélie aborde une foule de questions sur la vie de jeune femme, notamment sur son rapport aux hommes et au mansplaining, aux attentes par rapport à son corps mais aussi sur la transphobie, le tout bercé par des instrus dansantes et émouvantes. Pour cette quatrième soirée des Chants de Mars 2026, elle sera accompagnée de Salut l'orage avec leur rock neuf et transcendant, sans oublier Mister Switch et son flow tranchant posé sur des beats aux influences rap, jazz, soul et comoriennes.

Cyril Mokaiesh

(Chanson)

Trois ans après la sortie de son sixième album dans lequel il reprend les plus grands titres de Georges Moustaki, Cyril Mokaiesh s'invite au Jack Jack pour y interpréter son répertoire, faisant dialoguer Jacques Brel et Léo Ferré.

Tchaïkovski, Symphonie n° 5

(Classique et Lyrique)

Direction musicale d'Anja Bihlmaier, par l'Orchestre national de Lyon, 1h35. Pour son premier concert avec l'ONL, la cheffe d'orchestre Anja Bihlmaier a décidé de solliciter les sens de son auditoire, avec le prélude à L’Après-midi d’un faune de Debussy, le Concerto pour cor n° 1 de Strauss et la Symphonie n° 5 de Tchaïkovski.

Okouabo

(Sono Mondiale)

Cette année, l'association Okouabo fête ses 30 ans et vient au Toï Toï pour les fêter avec une représentation des Espoirs d'Okouabo, suivi d'un concert calypso de Commandant Coustou avant de se terminer par un grand bal afro.

Looking for Julius

(Spectacles Divers)

De Penda Diouf, 40 min. Centrée autour de son prochain roman consacré au compositeur afro-américain Julius Eastman, figure noire et queer de l’avant-garde new-yorkaise, cette lecture performative de Penda Diouf retrace son enquête, entre archives manquantes, rencontres, impasses et zones d’ombre.

L'artiste et le monstre

(Conférences)

Avec cette conférence, No Anger, performeur·euse et militant·e, interroge l’invisibilisation des artistes handicapé·e·s à travers l’histoire des freak shows et les mécanismes contemporains d’exclusion dans les arts vivants.

Julien d'Abrigeon

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Qui tombe des étoiles. À travers les histoires vraies de Christa McAuliffe, Nicolas de Staël, Ewa Wiśnierska, Jean S. Barès, Adolphe Pégoud, Elizabeth Holmes et d'autres, Julien d'Abrigeon propose un roman-montage sur les histoires de femmes et d’hommes qui ont cherché à s’affranchir des lois de l’attraction.

Nuit Die Hard

Après la saga James Bond en janvier, l'Institut Lumière braque les projecteurs sur la série Die Hard en mars, avec une nuit dédiée lors de laquelle seront projetés les quatre premiers films qui la composent, de Piège de Cristal (1988) à Die Hard 4 : Retour en enfer (2007).

Anna Maria Cutolo

(Peinture & Dessin)

Explorant une vision intime de ses origines italiennes, le travail d'Anna Maria Cutolo met en scène des créatures devenant les reflets des invisibles. Avec son travail sur l’humain, l’enfance et l’intime, la vigueur du trait et la violence des contrastes conduisent aux confins du sacré et du profane.

Notre avis : Les œuvres de l'artiste originaire de Pompéi s'apparentent à des images arrachées à des palais et des chapelles en ruines, voire disparues, légués à une mémoire irradiée, condamnée. Des lambeaux de fresques dont l'exsudation pigmentaire a défiguré les visages et altéré la corporéité, corrompant à jamais leur forme. Le geste d'Anna Maria Cutolo ne répond pas à une nécessité d'effacement, mais de restitution à la visibilité : résurgence à la fois salvatrice et porteuse d'une inquiétante étrangeté.

Absalon, Absalon !

(Théâtre)

D’après William Faulkner, mise en scène de Séverine Chavrier, 5h15. Dans le Sud des États-Unis post-guerre de Sécession, Thomas Sutpen, un homme blanc rongé par la rancœur bâtit, à partir d’une unique pièce d’or, un domaine monumental qu’il baptise de son nom, Sutpen’s Hundred. Pour fonder sa dynastie, au sang le plus pur, il multiplie les épouses et les enfants dans un délire d’engendrement, mais échoue, dans l’inceste et le fratricide.

Notre avis : Après avoir présenté son excellent Ils nous ont oubliés en 2023 au TNP, Séverine Chavrier revient avec son intense adaptation de 5h du roman culte de William Faulkner qu'elle a créée au festival d'Avignon 2024. Sur le plateau, elle a tout mis : la maison et la voiture de Thomas Sutpen, cet enfant des basses couches de la société qui veut fonder un empire de plantations, mais aussi la moiteur du Mississipi et l'Amérique de la guerre de Sécession, la ségrégation et l'inceste. L'acteur Laurent Papot impressionne, le spectacle nous happe, quitte à parfois ne pas être complètement saisissable.

Visites en famille : De toutes les couleurs !

(Visites)

Conçues pour les enfants de 3 à 5 ans et les adultes qui les accompagnent, ces visites d'1h15 permettent de découvrir les collections du Musée des Beaux-Arts de façon sensible, via le prisme des couleurs et leur recherche dans les peintures, sculptures et objets des collections.

Rëveries vagabondes

(Peinture & Dessin)

La galerie Imag'in accueille une double exposition des peintres Sylvie Colon et Bernadette La Marle, qui présenteront d'une part des scènes célestes et nuageuses et de l'autre des paysages et des scènes de vie bien ancrés sur Terre, le tout pour offrir des refuges immersifs, entre rêverie et contemplation.

Murmuration Level 2

(Danse)

En fusionnant du hip-hop, des arts martiaux, de la danse contemporaine, du ballet et du dessin, le chorégraphe Sadeck Berrabah met en scène 50 danseurs dans la version 2.0 de son concept Murmuration, sur une bande-son signée TRex.

Le cercle de craie

(Théâtre)

D’après Klabund, mise en scène de Théo Thiéry, 1h20, dès 11 ans. Haitang, une jeune fille vendue comme esclave dans une maison de thé, est mariée de force et dépossédée de son enfant. L’amour empêché, la corruption et la jalousie jalonneront son destin jusqu'à ce que l'empereur émette un jugement, celui du cercle de craie.

Psychedelic porn crumpets

(Rock & Pop)

Pour fêter la sortie de leurs deux derniers albums, les six Australiens de Psychedelic porn crumpets reprennent la route dans une tournée européenne qui passera notamment par le Transbordeur, l'occasion pour le public lyonnais de (re)découvrir leur rock psychédélique.

Quand je ne dis rien, je pense encore

(Théâtre)

Texte de Camille Readman Prud’homme, mise en scène de Louise Chevillotte. Seule sur la scène, une femme partage l'espace avec une table sur laquelle est posée un poste de radio, un vase et des clés. Dans une esquisse d'intérieur, elle se demande comment aller vers l'autre, et se demande ce qu'elle peut y trouver et ce qu'elle peut perdre d'elle-même en le laissant entrer.

Tony Carreira

(Classique et Lyrique)

Icône de la musique portugaise, Tony Carreira monte sur les planches de la Bourse du Travail pour venir à la rencontre du public lyonnais, quatre ans après la sortie de son 23e album,  Recomeçar.

S.society

(Reggae)

Le temps d'une soirée, le rooftop du Sucre sort les basses pour une soirée 100 % dub avec Dom Peter, membre historique du crew lyonnais High Tone, O.B.F et ses dubplates survitaminées, ainsi que la MC jamaïcaine Warrior Queen au flow unique et innovant.

Vivaldi battle

(Classique et Lyrique)

Direction musicale de Mathilde Etienne et Emiliano Gonzalez Toro, 1h. Avec pour partition des extraits de différents opéras de Vivaldi (Farnace, Il Giustino, Orlando furioso, Bajazet, Tito Manlio), le contre-ténor Jake Arditti se mesurera au baryténor Emiliano Gonzalez Toro.

Girly Market

Mi-mars, le Mob Hôtel accueille le Girly Market, un marché de créateurices placé sous le signe de la seconde main et de la création. Au programme : des friperies avec une sélection allant des années 1970 à 2000, des créations uniques, des tatouages flash, des strass dentaires, des ateliers créatifs et une cabine photo.

Trancher

(Théâtre)

Mise en scène de Sophie Engel et Héléna Sadowy, par la compagnie Haut les cœurs, 1h, dès 15 ans. Pour une énième fois, l'être aimé de Sophie vient de rompre. Face au cycle auquel elle est confrontée, elle décide d'agir et remonte le fil de son rapport à l’amour et à sa culture juive pour chercher ce qui cloche et essayer de faire fuir les monstres.

Double jeu

(Art contemporain et numérique)

Vernissage le 5 février à 18h. Dans le cadre d'un échange avec l'espace Interface à Dijon, la BF15 accueillera les artistes Sabine Leclercq et Guilaume Perez pour une exposition collective de leurs travaux, explorant le portrait, l'archive, les formes et la couleur.

Notre avis : Deux lieux associatifs, Interface à Dijon et la BF15 à Lyon, proposent des expositions croisées qui permettront tour à tour de découvrir deux artistes lyonnais (Sabine Leclerq et Guillaume Perez) puis deux artistes dijonnais (Mathilde Besson et Johan Côte Gayffier). Leurs œuvres se confrontent et s'adaptent aux espaces d'expositions pour des accrochages toujours singuliers. On attend beaucoup notamment des créations de Guillaume Pérez, que l'on avait pu découvrir à l'URDLA dernièrement, et pour qui la peinture doit se déployer au-delà de la toile et de la surface.

Un peu de calme avant la tempête

(Théâtre)

Texte de Theresia Walser, mise en scène de Gilles Chavassieux, 1h15. Trois hommes, H1, H2 et G, se retrouvent avant de passer sur un plateau en direct à la télévision pour débattre sur l’incarnation d’Adolf Hitler, bien que l’un d’eux soit surtout connu pour avoir interprété Goebbels. D'abord centré sur  l’incarnation de l’inhumanité, leur échange glisse peu à peu vers une réflexion sur l’irruption du personnage dans la vie intime et sociale.

Notre avis : Retour de Gilles Chavassieux sur les planches ! Lui qui a fondé et dirigé jusqu'en 2012 le théâtre des Ateliers, aujourd'hui annexe du TNG, rejoint deux camarades pour jouer trois acteurs s'apprêtant à débattre en direct à la télévision sur l'incarnation d'Adolf Hitler. Ils s'emparent de la première pièce traduite en français, en 2019, de la très primée dramaturge allemande.

Le plaisir, la peur et le triomphe

(Théâtre)

De Joaquim Fossi, 1h. Après la révolution engendrée par la photographie au siècle dernier, le 21e siècle marque une nouvelle rupture, car les images circulent désormais en continu sur nos écrans. Face à cette déferlante, Joaquim Fossi tente de reprendre le contrôle et de restaurer nos imaginaires en s'arrêtant sur certaines de ces images pour les regarder autrement et réinventer notre rapport à celles‑ci. 

Very hot line

(Théâtre)

Texte d'Yvan Lecomte, mise en scène de Yohan Genin, par la compagnie du Bistanclac, 1h20, dès 15 ans. Début 2000, Télécom Polissonnes, petite entreprise de téléphone rose, subit de plein fouet la révolution numérique. Le dépôt de bilan semble inévitable, mais c’est sans compter sur Catherine, Julie et Mickaël, une équipe qui va tout donner pour sauver leur entreprise.

Un peu de calme avant la tempête

(Théâtre)

Texte de Theresia Walser, mise en scène de Gilles Chavassieux, 1h15. Trois hommes, H1, H2 et G, se retrouvent avant de passer sur un plateau en direct à la télévision pour débattre sur l’incarnation d’Adolf Hitler, bien que l’un d’eux soit surtout connu pour avoir interprété Goebbels. D'abord centré sur  l’incarnation de l’inhumanité, leur échange glisse peu à peu vers une réflexion sur l’irruption du personnage dans la vie intime et sociale.

Notre avis : Retour de Gilles Chavassieux sur les planches ! Lui qui a fondé et dirigé jusqu'en 2012 le théâtre des Ateliers, aujourd'hui annexe du TNG, rejoint deux camarades pour jouer trois acteurs s'apprêtant à débattre en direct à la télévision sur l'incarnation d'Adolf Hitler. Ils s'emparent de la première pièce traduite en français, en 2019, de la très primée dramaturge allemande.

Le crime pas fait

(Humour & Café Théâtre)

Écrit par Romain Franklin, 1h15, dès 12 ans. Dans les années 1960, un blessé de guerre, vit reclus dans un appartement londonien, vissé dans son fauteuil roulant. Auteur de romans noirs à succès, sa machine à écrire est son seul refuge, quand débarque une nouvelle auxiliaire de vie, Élisabeth.

Matthias Odin

(Art contemporain et numérique)

Vernissage le 5 février à partir de 18h. À travers ses œuvres, Matthias Odin explore les thématiques de l'errance, la rencontre, l’égarement, la construction de soi et l’adaptation en s'inspirant de ses expériences quotidiennes pour interroger plus largement le commun, porté par le hasard et la dérive urbaine.

Notre avis : Avec cette exposition, Matthias Odin orchestre un corps-à-corps entre remémoration, création et matérialité du réel. Home again se déploie ainsi comme la transcription d'errances intimes, une archéologie sensible qui se construit dans l'écart, les coïncidences, les jeux de parallaxe et la (re)création mnésique. Ce récit ne saurait s'inscrire dans une linéarité continue : il s'incarne au contraire dans une composition fragmentaire, éprouvant toute narration stable et restituant à l'existence sa discontinuité fondamentale.

Steph Cop

(Art contemporain et numérique)

Inspiré par le massif du Morvan, là où il a installé son atelier, Steph Cop donne vie à des sculptures en bois réalisées à partir d'arbres déjà tombés pour leur donner une seconde vie, tantôt sous forme anthropomorphique, tantôt sous des formes plus abstraites.

Notre avis : Steph Cop a installé son atelier au cœur des Noires Montagnes dans le Morvan, un environnement qui inspire la vitalité de ses sculptures sur bois (réalisées à partir d'arbres tombés). Elles donnent comme une seconde vie aux arbres, parfois à travers des formes abstraites, parfois à travers des figures plus anthropomorphes. De petite ou de grande taille, ses œuvres recèlent une puissance poétique et formelle qui nous émeut beaucoup.

Fanny Pocholle

(Humour & Café Théâtre)

Dans Comment bien réussir son burn out ? Pour son troisième spectacle, Fanny Pocholle passe au crible tout ce qui fait les petites joies et les petits tracas du monde du travail.

Ariel Koba

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 31 janvier. Le visage occupe une place centrale dans travail d'Ariel Koba : stylisés et épurés, ces portraits aux traits essentiels instaurent une relation intime et hors du temps avec le spectateur. À travers un dialogue entre silhouettes humaines et formes géométriques, il travaille la matière par superpositions et griffures, offrant une dimension tactile et organique à ses compositions.

Notre avis : Artiste autodidacte, Ariel Koba inscrit sa démarche dans le sillage des réflexions de Léonard de Vinci sur la paréidolie. À partir d'un fond noir volontairement imparfait, il crée une matrice où l'œil, délesté de l'intention souveraine, se laisse saisir par des configurations involontaires. Des figures émergent, des visages affleurent : l'image n'est pas projetée, elle advient. Le regard, oscillant entre maîtrise et abandon, devient ainsi le lieu même de l'apparition : ce qui surgit tient de la présence fantomatique et pourtant profondément ancrée dans la matérialité du support.

Rétrospective Bruce Willis

Pendant près de deux mois, l'Institut Lumière propose une rétrospective de la filmographie de Bruce Willis avec ses plus grands succès, de la trilogie Die Hard à celle de M. Night Shyamalan en passant par Le Dernier Samaritain,  Pulp Fiction,  Le Cinquième Élément,  Armageddon ou Le Sixième Sens.

Violaine Barioz

(Peinture & Dessin)

Lectrice assidue, Violaine Barioz crée des séries d'œuvres inspirées de son quotidien en choisissant une thématique qu'elle décline en une multitudes de dessins et peintures, en jonglant avec une palette qui s'étend du figuratif à l'abstraction.

Notre avis : S'articulant dans un rapport de proximité sensible - qu'il s'agisse du lieu, de la bibliothèque de l'enfance de l'artiste, des objets-livres ou du sentiment amoureux - cette exposition redéfinit les coordonnées du corridor reliant deux salles du palais Saint-Jean. Celui-ci adopte ainsi les traits d'un carnet d'images, proche de notes d'un voyage mené dans la nature ou autour de la chambre. Les dessins et les peintures inondent l'espace, tout en demeurant enveloppés d'un silence serein, ce qui suggère une narration faite de fragments suspendus.

Patricia Dinev

(Sculpture)

Vernissage le 26 février à 18h. Le Showroom Galerie_7 inaugure sa saison 2026 avec l’exposition Marottes de l'artiste Patricia Dinev qui, après une carrière d’actrice, réalisatrice et scénariste s'est tournée vers la création en réalisant des sculptures aux têtes faites de textiles et de cire, comme une rencontre entre la confection et la nature.

Alan Romeira

(Art contemporain et numérique)

Vernissage le 31 janvier de 14h à 18h. Troisième lauréat d'Estampes en Région Auvergne-Rhône-Alpes, Alan Romeira vient présenter une exposition monographique des œuvres de son nouveau cycle, consacré à ses origines portugaises dans la région de l’Algarve, à l’extrême sud du pays, à travers l’édition d’un ensemble de lithographies inédites issues de l’album familial et des installations interrogeant le parcours de ses grands-parents.

Hommage à Francis Bacon

(Peinture & Dessin)

Peintre de la tension, de la couleur et de la figure, Francis Bacon a marqué l’histoire de l’art par une œuvre intense, où les corps semblent mis à l’épreuve de l’espace et du regard. Plus de trente ans après sa disparition, la galerie Autour de l'image invite les artistes Edoardo Boccanfuso, Bastien Bürcher, Olivier Devignaud, Mathieu Iquel, Jérôme Moreau, Suan Muller, Léopold Poyet et Dorothée Richard pour lui rendre hommage à travers leur propre langage plastique, entre peinture, dessin et gravure.

Notre avis : Huit artistes mettent en tension des dialogues faits de résonances, fragments et sensations avec l'un des artistes les plus fascinants du XXᵉ siècle. Installées sur une frise évoquant les grands aplats de Bacon, les œuvres exposées, sans se limiter à répéter fidèlement les formes de son travail, se révèlent traversées par des mouvements magmatiques de défiguration, générant des déformations formelles et tonales qui auraient certainement plu à celui que Gilles Deleuze a défini dans sa Logique de la sensation, à juste titre, « l'un des plus grands coloristes depuis Van Gogh et Gauguin ».

Amélie Gozard

(Art graphique)

Avec sa nouvelle exposition Habiter l'instant, Amélie Gozard habille les murs de la galerie Âmes Sœurs pour la transformer en un refuge de sérénité placé sous le signe de l’apaisement et de la contemplation à travers une monochromie bleue, appelant à ralentir et à remettre l’instant au centre de nos vies.

Jean-Philippe Aubanel

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 26 février. Appartenant à une génération de peintres dits « matiéristes » ayant émergé dans les années 1980, Jean-Philippe Aubanel travaille autant la matière de la peinture que sa couleur, à travers des teintes stridentes et des surfaces goudronnées, vernies, masquées, grattées et griffées.

Notre avis : Si les mouvements de Cobra et de la Transavanguardia semblent parfois se laisser reconnaître dans son travail, l'œuvre de l'artiste lyonnais se déploie aujourd'hui selon une syntaxe plastique où hyperchromie, épure, répétition, énigme et saillie verbale coexistent sans jamais s'abolir. L'espace est habité de crânes et de visages, présence qui s'avère envahissante non en raison de son échelle, mais du fait de son insistance, telle une hantise du passé qui ne cesse de se rejouer. Délestée de toute négativité, cette image se donne moins comme une vanité que comme un geste d'accompagnement.

Tatiana Bailly

(Art contemporain et numérique)

Le travail de Tatiana Bailly donne à voir des paysages sensibles et poétiques se construisant au gré des imprévus et de ses rencontres avec les humains, l’environnement et le monde végétal. Sa manière de travailler revêt une dimension intuitive, brute et organique, dans la lignée des artistes féminines des années 1970 qui ont contribué à l’émergence de l’art textile.

Alexandre Butet

(Humour & Café Théâtre)

Dans Fin du bal. Dans son deuxième spectacle, Alexandre Butet fait voyager le public, avec humour, le long des paysages qui ont bâti son identité, pour trouver ce qui nous aide à nous sentir moins seuls.

Didier Nathan

(Humour & Café Théâtre)

Dans No Future. Ancien punk anarchiste habitant désormais à la Croix-Rousse, Didier Nathan se projette avec humour dans le futur et s'interroge sur l'être humain, l'écologie et la technologie, le tout avec tendresse et sans leçon de morale.

Rétrospective Romy Schneider

Pendant près de deux mois, l'Institut Lumière propose une rétrospective de la filmographie de Romy Schneider à travers ses plus grands succès, de ses débuts dans Sissi, Jeunes filles en uniforme ou Christine, mais aussi ses succès du cinéma français avec La Piscine,  Les choses de la vie,  L'important c'est d'aimer ou La passante du Sans-Souci.

Deux mois de westerns spaghetti

Pendant deux mois, l'Institut Lumière braque les projecteurs sur le genre du western spaghetti, en proposant à la projection treize grands classiques du genre tels que Pour une poignée de dollars, Le Grand silence,  La Vengeance est un plat qui se mange froid et Mon nom est Personne.

Hélène Hulak

(Design & Architecture)

Vernissage le 6 mars à 19h. Les personnages fantastiques d’Hélène Hulak, inspirés des girl bands et de la culture populaire singent les attitudes provocatrices et séductrices de la publicité. Fabriqués de tissu, ils dansent dans le hall, dégoulinent des murs et singent les attitudes provocatrices et séductrices de la publicité.

Corps à Corps

(Sculpture)

Vernissage le 26 février à partir de 18h. À travers la peinture et la sculpture, Virginie Hils et Sabine Li explorent le corps comme lieu de mémoire, de tension et de puissance. Chez la première, le corps est traversé par des forces visibles et invisibles, traces anciennes et fragments de souvenirs qui affleurent à la surface de la matière, tandis que chez la seconde, les figures donnent forme à une présence collective affirmée imposant sa force par le nombre, hors du temps et des hiérarchies.

Notre avis : La galerie Catherine Mainguy devient le terrain d'une confrontation entre valeurs plastiques et présences diaphanes. Un Corps à corps où les figures animant les matériaux de récupération de Virginie Hils se voilent de silence dans le souvenir des êtres chers disparus, et se confrontent aux corps massifs des sculptures de Sabine Li, incarnations de la puissance du féminin. Dynamis ardente, en mesure de donner feu aux cendres et qui rend l'image incandescente, comme dans la saisissante documentation photographique qui prolonge et complète l'œuvre de la sculptrice.

Mina Lobamanen

(Peinture & Dessin)

À travers ses créations, Mina Lobamanen explore la métamorphose en fusionnant l’humain, la bête, les éléments et le végétal. Avec cette nouvelle exposition Paysages intérieurs, elle convie à un voyage introspectif et sensible à travers des paysages au romantisme noir, habités par une poésie nostalgique et peuplés d’esprits de la nature.

Notre avis : Dans les œuvres de l'artiste, la surface ne se réduit pas au plan pictural, mais devient lieu d'évocation et d'invocation. Le dévoilement retenu des figures volontairement brumeuses qui les habitent contient une indétermination rendant toute muséification impossible. Leur imprésence, geste passif, irréductible à la clôture de la forme, volute dans des paysages ombreux et intriqués sans être étouffants. Ces espaces, déclinant l'inquiétant, enveloppent et agissent comme une étreinte obscure qui élève vers la lumière tout en recueillant et protégeant.

Natalina Micolini

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 6 mars de 18h à 21h. Élève du peintre Salvatore Gurrieri, Natalina Micolini utilise le pastel et la peinture à l'huile, deux supports choisis pour leur rapport spécifique à la matière, pour représenter tour à tour des paysages éthérés ou des natures mortes emplies de mélancolie.

Notre avis : Les œuvres récentes de l'artiste italienne se meuvent dans les limbes de la visibilité, là où le rapport avec la matière devient dramatique. Ses grands formats permettent une véritable immersion dans la « nature naturante » intense, protéiforme et palpitante. Une dramaturgie du vivant dont chaque épisode visuel matérialise une tentative troublée et troublante de restituer un fragment du possible, défiant l'impossible fixation de l'éphémère. Sans jamais paraitre incertaine ou sur le point de disparaitre, la nature de Natalina Micolini permet à notre regard d'éprouver la pulsation du vivant.

Guénaëlle de Carbonnières

(Photographie)

Dans cette nouvelle exposition de la fondation Bullukian,  la photographe Guénaëlle de Carbonnières est à l'honneur, et présentera une sélection d’œuvres réalisées dans le cadre de sa résidence artistique au musée des Arts décoratifs de Paris en avril 2025, qui lui notamment permis de revisiter d’anciens fonds photographiques conservés dans les collections afin de créer de nouvelles pièces, entre photo et sculpture.

Laurent Ballesta

(Photographie)

En Méditerranée, au large du cap Corse, des centaines de cercles identiques s’étendent sur une grande plaine de sable à 120 mètres de fond. Un phénomène naturel qui a piqué la curiosité du plongeur-photographe Laurent Ballesta et qui a réuni une équipe entre 2021 et 2024 pour tenter de l'expliquer, et découvrir en même temps un paysage unique et des espèces jamais observées à cette profondeur.

Su Yuming

(Peinture & Dessin)

Ayant grandi en Chine dans les années 2000, Su Yuming explore, à travers ses tableaux, la condition d’une génération à la fois surexposée et insaisissable ; des êtres qui partagent un monde, celui des réseaux sociaux, des jeux vidéo, des mangas et de la mode streetwear, mais qui ne se fréquentent pas, chacun étranger derrière des écrans.

Tom Castinel

(Art contemporain et numérique)

Dans son travail, Tom Castinel développe une pratique d'installation qui s'appuie principalement sur le textile et le béton pour s'ancrer dans le geste et le faire pour soi, tout en cherchant à désacraliser les formes, affirmer une attention au savoir-faire artisanal et interroger notre rapport aux objets domestiques.

Notre avis : Si un titre est supposé condenser le sens de son contenu, l'opposition nominale d'Aigreur douce se retrouve constamment débordée par ce même geste. La rugosité des sculptures, nées des matériaux de récupération enrobés de béton et de patine bleutée, ne cesse d'abraser notre œil, imposant une matérialité qui résiste, ne cédant ni à la séduction ni à la transparence. Cette âpreté trouve aussitôt son contrepoint : la douceur des textiles, disposés comme des ponctuations sensibles dans l'espace, introduisant une modulation tactile du regard.

Le mystère des anneaux

(Sciences et Histoire)

Au large du Cap Corse, plus de 1 400 anneaux formés par des algues calcaires constituent un ensemble unique au monde et abritent une grande biodiversité. À travers une quarantaine de photos et d'un film d’une dizaine de minutes, l’exposition relate les missions menées par le photographe Laurent Ballesta et une équipe de scientifiques entre 2021 et 2024, tout en racontant les techniques de plongée utilisées.

Koga One

(Street Art)

Spécialiste du portrait déconstruit, Koga One fusionne les formes humaines avec des dessins abstraits pour un résultat jouant avec les contrastes visuels. Dans cette nouvelle exposition pour SpaceJunk, il interroge la perception de l’identité en déformant une partie de ses sujets, forçant le spectateur à recomposer l’image mentale de ces inconnus.

L'évadation de la tour fatale enflammée

(Théâtre)

Texte de Romain Franklin, mise en scène d'Alexandra Volay, 1h15, dès 10 ans. Dans une grande tour de TV, un entretien d’embauche tourne au cauchemar lorsqu’un groupe de braqueurs fait irruption, déterminé à s’emparer d’un mystérieux coffre caché dans l’immeuble. Coincés à l’intérieur, Tom, un technicien, Benjamin, le PDG, et Emma, une candidate, doivent unir leurs forces pour échapper à cette prise d’otage.

La perruche

(Théâtre)

Écrit par Audrey Schebat, par la compagnie Art’Scenic, 1h, dès 10 ans. Un couple attend des amis pour le dîner, mais ceux-ci n’arriveront jamais… S’agit-il d’un accident, d’une séparation, d’un cambriolage ? À chercher les raisons de cette absence, l’homme et la femme se disputent au sujet du couple de leurs amis, remettant en cause les fondements de leur propre couple.

40+1

(Art contemporain et numérique)

Cette année, le CAP Saint-Fons souffle sa quarantième bougie et convie à cette occasion quarante et un·e artistes de la scène émergente française pour célébrer et de valoriser les artistes d’aujourd’hui, ainsi que celles et ceux qui ont contribué à écrire l'histoire du Centre d’art depuis sa création, avec plus de 80 œuvres réfléchissant sur le thème de l'artiste et sa précarité, ainsi que le centre d'art comme lieu institutionnel.

Delphine Dénéréaz

(Art contemporain et numérique)

Dans l’espace de l’artothèque de la Maison du livre, de l’image et du son, Delphine Dénéréaz invite à explorer les vestiges de Delfunland, un monde enfoui, dédié en son temps à l’amour et aux dauphins. Entre Cadillacs, fontaines, façades, boutiques de souvenir et chambres d’hôtel, le décor s’empare du réel pour inventer une expérience sensorielle inédite.

Susanne Kriemann

(Photographie)

Vernissage le 8 janvier à 18h30. À travers un concept élargi du document photographique, Susanne Kriemann explore les paysages comme des systèmes d'enregistrement analogiques des processus causés par l'homme. Conçue spécialement pour le Goethe Institut Lyon, l'exposition présente des affiches grand format et des soieries traitant des conséquences de l'exploitation minière de l'uranium.

Notre avis : Susanne Kriemann aborde le paysage comme une mémoire sensible, un espace où s'inscrivent durablement les transformations causées par l'activité humaine. Dans le Limousin, ancien territoire de l'extraction de l'uranium, l'artiste s'attarde sur les plantes qui ont investi les sols irradiés, non comme signes de réparation, mais comme surfaces d'enregistrement. Par le biais de photogrammes et de soieries grand format, lupins, fougères et genêts apparaissent tels des vestiges vivants. Une radiographie poétique et inquiète d'un monde postnucléaire, où la nature conserve autant qu'elle révèle.

Jean Couty

(Peinture & Dessin)

L'Antiquaille accueille une trentaine d’œuvres représentant l'attachement de l’artiste lyonnais Jean Couty, représentant de la peinture figurative du XXe siècle, à la ville de Lyon, avec au cœur de cette exposition Le Bénédicité (2, 26 m x 3, 60m), une toile monumentale de 2, 26 mètres sur 3, 60 datant de 1941.

Notre avis : S'inscrivant dans l'atmosphère recueillie d'un lieu propice à la contemplation, la nouvelle exposition monographique consacrée à l'artiste lyonnais prend vie dans les salles de l'ancien couvent de la Visitation de l'Antiquaille. Articulé en trois temps, le parcours s'ouvre sur les vues d'un Lyon bordé d'eau, avant de mettre à l'honneur le lieu tant aimé auquel l'artiste demeura attaché toute sa vie : le berceau paisible de l'île Barbe. La chapelle accueille enfin les vues d'églises romanes, réalisées dans une tension entre élan vital et rigueur constructiviste.

Maria Angela Capossela

(Art graphique)

Vernissage le 10 mars à 18h30. Explorant le processus de la correspondance, Maria Angela Capossela cherche dans des archives locales pour trouver des lettres écrites par des personnes internées dans d’anciens asiles psychiatriques n'ayant jamais été envoyées. Ces écrits sont ensuite retranscrites à la main lors de sessions de travail collectif, puis ré-adressées à de nouvelles personnes s’engageant à y répondre. Une fois les réponses reçues, les correspondances imaginaires sont rendues publiques avec une forme de lecture individuelle, dans des contextes et des modalités diverses.

Sur le chemin

(Art graphique)

Vernissage le 10 mars à 18h30. Pendant plusieurs semaines, un groupe d’adolescents s’est initié à différentes techniques graphiques,  accompagnés par l’autrice illustratrice Emy Garcia pour réaliser un carnet de voyage en bande dessinée regroupant des petites histoires, réelles ou imaginaires pour raconter un trajet qui se révèle être une aventure.

Alan Croissant

(Art contemporain et numérique)

La nouvelle exposition d'Alan Croissant, A necessary escape, propose de creuser une brèche dans l’ordinaire pour trouver un passage secret derrière une surface et détourner les signes pour y glisser un souffle neuf à travers un détail, un objet détourné ou une couleur, comme une manière de tenir, de respirer et d’habiter autrement.

Notre avis : A necessary escape incarne l'articulation mouvante, instable, éolienne, d'une réflexion esthétique instiguée par l'expérience d'un travail dans une chocolaterie à la chaîne. À travers la subversion des matériaux présents dans l'environnement productif, l'artiste provoque la circulation du sens dans un espace expositif où la monochromie jaune se manifeste par l'entremise d'un choix précis et ponctuel. L'injonction à « faire du beau » du poste de travail se mue ici en geste libératoire, permettant au bruit de se tisser avec une ancienne comptine anglaise et au convoyeur d'exhiber son inutilité.

Geneviève Garcia Gallo

(Peinture & Dessin)

Avec cette nouvelle exposition à la galerie Françoise Besson, Geneviève Garcia Gallo s'éloigne des brumes mélancoliques de ses précédents travaux et ressuscite ici les paysages solaires de son enfance marocaine et méditerranéenne à travers la technique du fixé sous verre pour magnifier la luxuriance des plantes du Sud avec ses agaves, ses figuiers de Barbarie et ses mimosas.

Dialogues dans les collections modernes, hommage à Henri Lachièze-Rey

(Peinture & Dessin)

Pendant sept mois, le Musée des Beaux-Arts de Lyon met à l'honneur ses donations et acquisitions récentes dans un parcours renouvelé de ses collections modernes, entre Serge Poliakoff, Léopold Survage, Henri Valensi et bien d'autres, ainsi qu'un hommage au peintre lyonnais Henri Lachièze-Rey à travers trois de ses toiles.

Senflix

(Impro)

Inspirés par les plateformes de streaming, deux comédiens créent en direct les programmes dont ils ont toujours rêvé.

François Daireaux

(Photographie)

Vernissage le 7 mars à 18h30. Pendant plusieurs années, François Daireaux a arpenté en solitaire plus d’une centaine de villes chinoises très peu visitées par les étrangers et encore très peu documentées par les photographes. Commencé dans le Nord-Est du pays, son périple l'a mené jusqu'à la région du Xinjiang, où il est aujourd’hui devenu impossible de faire image.

La Guerre en jeux

(Sciences et Histoire)

À travers sa nouvelle exposition, le CHRD propose de découvrir avec quoi jouaient les enfants au cours de la Seconde Guerre mondiale. Entre poupées, peluches, jeux de société, albums illustrés et fabrications maison, l'exposition retrace également comment la société et les institutions de l’époque utilisaient les jouets et les images pour transmettre des messages, des règles de vie ou le patriotisme.

Sarah Jérôme

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 29 janvier à 18h30. Pour sa rentrée 2026, la fondation Bullukian accueillera l'artiste Sarah Jérôme, qui investira le centre d’art avec l’exposition Le Mur invisible, réunissant un corpus d’œuvres inédites inspirées du roman éponyme de Marlen Haushofer.

Notre avis : Née en 1979 à Rennes, Sarah Jérôme a une double formation dans des structures prestigieuses : diplômée à la fois du Conservatoire national de danse de Paris et de l'École des Beaux-Arts de la même ville. À l'intersection de la danse et des arts plastiques, la jeune femme déploie une œuvre des plus singulières entre dessin, sculpture, peinture, installation et performance... Pour son exposition monographique à Lyon, Le mur invisible, Sarah Jérôme réunira un corpus d'œuvres inédites réalisées lors de sa résidence et inspirées du roman éponyme de Marlen Haushofer.

Fragile !

(Sciences et Histoire)

L'exposition, composée d’îlots, invite les tout-petits à suivre les aventures de Roky le caillou et de ses camarades. Les enfants manipulent, testent et font l’expérience de la fragilité et de l’entraide avec pour but, au bout de leur quête, de réparer Roky.

Encore lui ! Jean-Claude Guillaumon

(Art contemporain et numérique)

Avec sa nouvelle exposition, le Musée d'art contemporain de Lyon propose une rétrospective dédiée à l'artiste lyonnais Jean-Claude Guillaumon, qui s'est illustré pendant près de soixante ans à la peinture, puis à l'happening et à l'art environnemental avant de se consacrer à la photographie, le tout avec malice et engagement.

Notre avis : Avec cette rétrospective, le MAC exhume une œuvre qui fait du doute une méthode et du jeu un principe critique. Obstinément rétif aux catégories, Jean-Claude Guillaumon utilise l'image comme un terrain d'essai, non pour s'affirmer, mais pour se dédoubler, se contredire, jusqu'à atteindre le point de dissolution. Entre apparition et effacement, ses expérimentations photographiques interrogent avec ironie la condition même de l'artiste, pris dans le flux ordinaire du monde.

Giulia Andreani

(Art contemporain et numérique)

Pendant plus de quatre mois, le Musée d'art contemporain de Lyon accueille l'artiste italienne Giulia Andreani pour une exposition d'une cinquantaine d'œuvres retraçant plus d’une décennie de sa pratique artistique et son évolution. Intitulée Peinture froide, elle explore la représentation des pouvoirs au 20e siècle à travers la guerre, l’art, mais aussi les figures oubliées et leur rôle social majeur.

Regards sensibles - Œuvres vidéo de la collection Lemaître

(Art contemporain et numérique)

Pendant plus de trente ans, Isabelle et Jean-Conrad Lemaître ont constitué l’une des plus importantes collections d'art vidéo en mains privées en France. Commissariée par Tasja Langenbach, spécialiste reconnue en la matière, à la tête du festival Videonale – Festival for Video and Time-Based Arts en Allemagne, cette exposition retrace le parcours de leurs découvertes, abordant des enjeux sociaux, politiques et économiques.

Bar CodeX

(Art contemporain et numérique)

Fondé par les artistes Kalen Iwamoto et Julien Silvano, le duo Wen New Atelier explore dans ses œuvres le langage comme une matière plastique. Dans cette nouvelle exposition investissant le bar du Musée d'art contemporain, ils transforment le lieu en un dispositif pour inviter le public à participer à la fabrication du sens à travers des œuvres interactives, des protocoles d’écriture et des collaborations inédites.

Zombis, aux origines

(Sciences et Histoire)

Connus sous leur forme développée par le cinéma et la pop-culture, les zombies (ou zombis) tiennent leurs origines de la culture vaudou d'Haïti, où ils sont des criminels non repentis jugés à une fin pire que la mort. Cette exposition vise à retracer l'évolution des zombies jusqu'à aujourd'hui.

Notre avis : Au musée des Confluences, le zombi réacquiert son épaisseur historique. Né dans le contexte de la traite et du marronnage, il dit la dépossession du corps, la servitude imposée, mais aussi la résistance des imaginaires. L'exposition instaure une dialectique entre objets rituels, récits haïtiens et images contemporaines, montrant la circulation de cette figure entre croyance, folklore et pop culture mondialisée. Ce détour par Haïti et ses héritages permet un déplacement de notre regard : ce que l'on croyait n'être qu'un monstre de série B révèle une mémoire politique et spirituelle.

Complexe comedy club

(Humour & Café Théâtre)

Pour sa nouvelle saison, le comedy club du Complexe café-théâtre revient avec quatre artistes différents chaque soir, qui se succèderont sur scène. Au programme, humour décalé, observation sarcastique de la vie quotidienne et réflexions profondes habilement déguisées en punchlines.

Carte blanche à La Compagnie à - Le rire, l'intime, le politique

(Art graphique)

La Compagnie à investit le Musée des Arts de la Marionnette pour y révéler ses processus de création, ses sources d’inspiration et sa relation singulière aux objets.

Voyages en cité, 1973-1990 : vivre dans les quartiers populaires

(Sciences et Histoire)

À travers plusieurs quartiers populaires et villes de l’agglomération lyonnaise, la nouvelle exposition de la cité-musée Tony Garnier invite au voyage dans le temps (entre 1973 et le début des années 1990) et dans l'espace pour découvrir les dynamiques urbaines, humaines, sociales et culturelles des cités au sein de la métropole lyonnaise en analysant la réalité tout en donnant à voir les actions innovantes qui ont émané de ces quartiers.