À Saint-Chamond, l'OVNI Mausa a tous les symptômes du crash
Saint-Chamond / À Saint-Chamond, le Musée d'art urbain et de street art (Mausa) ouvert en mai 2025 par Stanislas Belhomme et deux autres associés - ils l'ont quitté cet été - est en pleine débâcle. Manque de communication, "expo événement" décevante et fréquentation très en deçà des objectifs ? Certes. Mais si ce n'était "que" ça... S'ajoutent selon de nombreux témoignages une direction aux abonnés absents, des départs brusques de personnel, des prestataires et artistes s'affirmant impayés. Tout comme les médiatrices, depuis mi-décembre.
Photo : ©XA/IfSaintEtienne
C'est une incontestable panne de chauffage, qui a provoqué la fermeture fin décembre début janvier du Musée d'art urbain et de street art, "Mausa", précisé "H07", du nom de la halle de 10 000 m2 qu'il occupe à Novaciéries depuis son ouverture fin mai 2025. C'est ensuite un besoin de vacances qui avait justifié les portes closes une semaine supplémentaire en janvier. Mais elles le sont à nouveau, depuis le début de la semaine passée. Et l'événement de l'artiste lyonnais Fouapa annoncé les 14 et 15 février à l'occasion de la Saint-Valentin a été annulé.
C'était un des rares rendez-vous organisés et, encore plus rare, communiqués aux rédactions locales, en 9 mois d'existence de la part d'un musée qui promettait pourtant beaucoup. En particulier dans ses rapports au public. Certes, le chauffage ferait toujours des siennes. Mais ce problème technique n'est en réalité qu'un arbuste cachant une forêt à problèmes adressés ou recueillis par notre rédaction. Le dernier en date par exemple : les médiatrices rencontrées sur place nous indiquent, en effet, ne plus avoir été payées depuis mi-décembre. Ayant beaucoup « pris sur elles » depuis mai, puisque se disant « quasiment laissées à l'abandon » par une direction aux abonnés absents, pour ne pas dire inexistante.
« Ça fait mal au cœur »
Elles reprennent : « Nous avons mis de notre propre initiative, un écriteau à la porte d'entrée pour les visiteurs et indiqué sur les réseaux que le musée est momentanément fermé "pour des raisons techniques". La réalité, c'est qu'on en a ras-le-bol, on arrive au bout. Ça fait mal au cœur de dire aux visiteurs de repartir avec leurs enfants. Ce matin, un groupe venait d'Ardèche... C'était déjà n'importe quoi avant mais là ... en étant même plus payées... Le web nous a été coupé et EDF menace de couper l'électricité », indique l'une d'elle, précisant qu'elles envisageaient très sérieusement de rendre compte de leur situation aux Prud'hommes, voire de solliciter le tribunal de commerce d'elles-mêmes... Elles tiennent à conserver l'anonymat. Comme une grande partie des interlocuteurs - artistes, personnels, prestataires, fournisseurs - avec qui nous avons échangé plus intensément depuis fin janvier à propos de ce musée ouvert par Stanislas Belhomme et ses deux associés en mai 2025.Â
C'est au printemps 2023 que sortait une information a priori enthousiasmante dont nous avions alors fait l'écho : le 8e Musée de France en termes de superficie (10 000 m2 au total) allait ouvrir à Saint-Chamond dans la halle 07 de Novaciéries. Une des dernières pièces encore à rénover et à combler de l'immense puzzle constitué par la requalification des dizaines d'hectares de la ZAC située au cœur de la ville, menée à l'échelle intercommunale par Saint-Étienne Métropole (SEM) depuis alors presque 20 ans. « Nous avons longtemps essayé de trouver une destination économique à cette halle (ailleurs, les usines maintenues, voire créées ex nihilo ne manquent pas, ndlr). En vain. Or, ce bâtiment à forte valeur architecturale et patrimoniale (1899, 150 m de long, 17 m de haut sous plafond une belle charpente métallique d'époque) avait de toute façon besoin d'une rénovation en profondeur », rappelait fin janvier auprès d'If Hervé Reynaud qui, jusqu'en 2023, était encore maire de Saint-Chamond et 1er vice-président de la Métropole
8, 7 M€ investis dans le bâtiment, pas le musée en soi
Aussi, « quand le projet de Stanislas Belhomme est venu à nous, cela a permis à la fois de trouver une utilisation qui semblait complémentaire et attractive pour Novaciéries et de déclencher des aides de l'Etat pour la rénovation de la Halle ». Le projet du futur locataire semblait, après discussions et analyse, solide pour la collectivité : financièrement, le « fantasque » Stanislas Belhomme était entouré de deux associés pour ce projet et son réseau dans le milieu artistique ne semblait pas usurpé. Un carnet d'adresses dont la qualité nous avait par ailleurs été confirmée, y compris dans le milieu artistique. Par-dessus tout, il y avait un précédent à succès, avec des grands noms du street art, sur lequel s'appuyer. « Nous étions allés évidemment voir avec les services métropolitains et des élus de la Ville ce qui avait fait à Vauban, à Neuf-Brisach, sur la thématique du street art, souligne H. Reynaud. Et force était de constater que c'était une réussite. Le Mausa Saint-Chamond en pleine débâcle ? Si cela se vérifie, rappelons que ce n'est qu'un locataire pour la collectivité avec qui le bail a été signé 3 ans. »
Bref, un nouveau projet pourra prendre la suite si besoin : l'écrin n'est plus à refaire et du patrimoine historique public a été sécurisé. Si on excepte, quelques « contributions » à la communication, somme toute assez légères - il est assez logique de voir le musée, comme d'autres, référencé sur le site web de la Métropole ou encore faire l'objet d'encarts à son sujet dans un magazine municipal comme pour un nouveau commerce - aucun euro d'argent public, à notre connaissance, n'a été mis dans ce projet privé du musée, en soi. Les 8, 7 M€ consacrés - appuyés donc par l'État via 1, 15 M€ de son "fonds friche" - ne l'ont été que dans la rénovation de son "contenant", le bâtiment dont Saint-Étienne Métropole reste propriétaire, potentiel loueur ou même vendeur. La note aurait-elle été moindre pour rénover la Halle, sans ce projet là ? Une implantation industrielle aurait-elle exigé moins, davantage ou une somme identique ?
Pas de réponse, à ce sujet de la part de Cap Métropole. Contactée aussi dans le cadre de ce dossier, sa direction rappelle logiquement son devoir de réserve à ce sujet puisque non élue et qui plus est, à un mois des Municipales. Pas de confirmation, ni d'infirmation non plus donc sur le non-règlement de loyers évoqué par diverses sources interrogées.Â
Deux associés ont quitté le navire
Contacté à plusieurs reprises, Stanislas Belhomme n'a pas répondu à nos sollicitations. En revanche, le 7 février 2026, Le Progrès publiait un entretien avec Stanislas Belhomme réalisé fin janvier dans lequel il se voulait rassurant, disant se battre réellement pour la viabilité des lieux, et qu'il n'y avait en réalité, sur le moyen terme, « pas d'inquiétudes à avoir ». Il ne niait pas pour autant les « soucis » du Mausa, y compris financiers mais aussi sa fréquentation effectivement décevante (7 600 visiteurs de fin mai à mi décembre, dont 2 740 le premier mois selon Le Progrès), reconnaissant un manque évident de communication, tout en plaçant toutefois une grande partie des problématiques derrière sa rupture l'été dernier avec ses deux associés. Nous sommes parvenus à échanger avec ses ex-associés, par téléphone. Deux ex-cadres retraités au sein de grandes entreprises. L'un des deux est réputé pour avoir été n°2 de L'Oréal. Il nous l'a confirmé.
Seule autre confirmation de leur côté dans le cadre de nos échanges cordiaux : de profonds désaccords avec Stanislas Belhomme sur la mise en œuvre du projet qu'ils avaient cofinancé jusque-là ... Ils n'en diront pas plus. Retenus, ne serait-ce que par une clause, apparemment, de confidentialité liée à cette rupture. Selon nos informations, la mésentente était déjà bien avancée au moment de l'ouverture du musée fin mai dernier. Elle a dégénéré vers une sortie des deux associés en question et un rachat de leurs parts à la fin de l'été par Stanislas Belhomme, comme il nous l'a d'ailleurs succinctement confirmé lors de nos tentatives de sollicitations par messages écrits. Mais si celui-ci a été privé de leurs mannes financières essentielles expliquant les difficultés actuelles (S. Belhomme avait initialement évoqué environ 1 M€ à investir ; il parlait dans Le Progrès du 9 février de 300 000 € dépensés), quelle est la nature de leur brusque désaccord sur un projet dont la genèse remonte à 2019 ?
Pourquoi le néant en communication ?
La première manifestation d'un intérêt pour la H07 date d'une visite inattendue des lieux à l'automne 2019. L'officialisation médiatique du projet, suffisamment avancé pour cela, allait se faire du printemps 2023, la signature officielle du bail datant, elle de la fin d'été 2024... Par-dessus tout, le départ des associés n'explique pas, en amont, un lancement étrangement raté, incroyablement peu communiqué début 2025 au regard des ambitions clamées. Quelques affiches dans Saint-Chamond et messages sur les réseaux. C'est à peu près tout. Cela n'explique pas la persistance de cette absence de communication au-delà de l'inauguration, le peu d'animations, l'atonie sur les réseaux sociaux, etc. Il semble que des MJC de communes de 5 000 habitants soient plus promptes à aller chercher les médias pour leur expo d'amateurs. Où est la grande fête populaire escomptée avec un DJ de renom ? Les caméras de télévision de tout le pays ? Le public venant de Lyon, de toute la région en plus du Sud Loire ?
Quelle direction ?
Ce devait être un immense terrain de jeux pour les street artistes à la physionomie si rare qu'il suscitait l'envie de très grands noms internationaux du créneau, nous assurait fin 2024 Stanislas Belhomme. À l'époque, il nous confiait avoir même écarté les propositions de certains de ces poids-lourds (JR, Kaws ou encore Obey) pour l'exposition inauguratrice et annuelle. Il préférait faire confiance à Denis Meyers. L'artiste belge n'ayant pas été étranger au succès de son Mausa à Neuf Brisach, arguait-il. Disparu des radars depuis son remplacement, Denis Meyers n'a, à ce stade, pas donné suite à nos sollicitations, nous indiquant depuis le 23 janvier, à deux reprises, avoir besoin de « consulter ses avocats » avant de nous parler.
Alors que deux des trois médiatrices embauchées en mai sont parties dès le début de l'été, n'allant pas au bout de leur période d'essai pour des raisons qui restent à préciser, celle restante, rejointe ensuite par une nouvelle et finalement une troisième mais au statut d'alternante, se sont retrouvés à gérer des choses dépassant très largement leur champ de compétences et responsabilités, le propriétaire n'étant que très ponctuellement présent sur les lieux depuis cet été. Aux jeunes médiatrices de gérer les mécontents de toutes sortes par exemple. Au-delà des "déçus" de l'exposition principale (accessible à 10 € l'entrée, gratuit pour les - 12 ans ; il y a aussi des visiteurs "satisfaits"), il s'agit souvent de prestataires, confient-elles, des artistes de la Loire mais aussi d'ailleurs, qui réclameraient leur dû.
Le modèle économique du musée ne repose pas essentiellement sur les entrées, nous expliquait Stanislas Belhomme à l'automne 2024. À ce sujet, si lui assure au Progrès que 7 600 entrées ont été enregistrées de fin mai à mi-décembre, tout en arguant que le Mausa Vauban avait mis du temps au départ avant d'atteindre les 75 000, selon nos informations, ce sont à peine plus de 5 000 entrées payantes qui auraient été comptabilisés jusqu'en décembre quand Stanislas Belhomme parlait, au départ d'atteindre, de 50 000 à 150 000 visiteurs (payants ou non) dès la première année pleine. À noter en sus, que le décompte se serait en fait arrêté à décembre car l'abonnement au logiciel de la caisse enregistreuse permettant de suivre instantanément la fréquentation n'est plus réglé depuis janvier... Ce sont cependant les ventes d'œuvres spécifiques aux artistes, les mêmes ayant personnalisé de leur art les caravanes de l'exposition principale qui, via la boutique, sont censés rentabiliser l'investissement du Mausa.
Plusieurs artistes attendent d'être payés
Selon une pratique courante via des accords oraux, sinon par courriels (mais pas de contrats écrits en bonne et due forme, pratique courante elle aussi dans l'art entre privés nous a-t-on indiqué), les deux parties s'accordent un tarif exigé à l'acheteur pour chacune de leurs pièces déposées. Ainsi que sur un pourcentage revenant à l'un et à l'autre en cas de vente d'une de ces pièces. En plus de l'artiste Azote - qui a dit attendre à ce jour environ « 800 € » de règlements sur plusieurs prestations - au moins trois artistes différents assurent attendre des paiements depuis plusieurs mois. Ils sont liés à des ventes en boutique. Pour deux d'entre eux, qui ont souhaité rester anonymes, la somme due manquante liée à leurs œuvres vendues en boutique ne dépasserait pas quelques centaines d'euros. Las d'attendre, certains sont toutefois venus chercher leurs œuvres restantes sur place. L'un d'eux en revanche, a bien voulu être cité au grand jour. Il s'agit de l'artiste belge Jaune. Sa compagne, artiste aussi, Marcela, a d'ailleurs elle aussi réalisé une caravane et déposé des œuvres.
« J'ai fait les comptes »
« Me concernant, raconte Jaune au téléphone, il y en a, au final, pour plus de 8 000 € de paiements non réglés. Dans mon cas, particulier, sans que cela soit fixé par un contrat, ce n'était pas un pourcentage qui était convenu mais un achat en avance de mes œuvres : il était convenu qu'en plus des caravanes, je lui en réalise des séries par dizaines et dizaines pour qu'ils les vendent en boutique. Ce qui a été fait et m'a demandé beaucoup de travail. Cette commande ajoutée au fait qu'il y avait deux autres investisseurs, m'avait rassuré parce que moi aussi j'avais quelques doutes sur du passif, par rapport à "Stan" que je connaissais déjà . » Assez rapidement, il est indiqué à Jaune que ses pièces artistiques, assez onéreuses (de 50 à 250 € l'unité), ne pourront manifestement pas être écoulées au regard du démarrage poussif du musée et de l'absence d'un public apte, ne serait-ce que financièrement, à les acheter.
Il poursuit : « Je me suis fait naïvement avoir mais je suis longtemps resté patient et cordial avec "Stan". Et pour ne pas tout perdre, j'ai alors demandé à ce que l'on me renvoie mes œuvres. Elles m'ont bien été renvoyées mais de manière catastrophique, sans les précautions nécessaires : la casse était vraiment très grave. J'ai fait les comptes : il y en a pour plus de 8 000 € ! Je l'ai alors immédiatement signalé à Stanislas. Il m'a répondu dans un premier temps mais n'a quasiment ensuite pas réagi à mes appels et messages sur plusieurs mois, se contentant de répondre les rares fois où il l'a fait avant silence radio qu'il était dans la difficulté depuis le départ de ses associés, que ce n'était pas de sa faute, qu'il faisait ce qu'il pouvait pour que le musée ne plonge pas... »
La liste des dépités s'est alourdie
Dans de telles conditions de gestion, comment le Mausa Vauban a t-il pu être un succès, faisant passer la fréquentation du fort de Neuf Brisach de 5 000 à 75 000 visiteurs par an environ, dans une zone pas particulièrement réputée pour être l'Alsace enchanteresse des cartes postales ? « Est-ce que cela lui est monté à la tête au point de voir trop grand ensuite ? Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est que le contexte y est très différent, tente de répondre Jaune. En termes d'investissement, c'était beaucoup plus facile là -bas qu'il s'agisse d'art ou de financer les lieux. C'était beaucoup moins coûteux en ayant la possibilité de peindre et repeindre sur les murs. À Saint-Chamond, prendre en main cette halle gigantesque qui faisait envie oui, c'était, je pense, une autre paire de manches. »
Jeudi dernier, lorsque nous sommes passés au musée, la liste des dépités croisés s'est encore alourdie. Il y avait Azote donc, déjà cité. Mais s'ajoute l'association locale l'Art du lien aussi. Présente, sa secrétaire ne cache pas sa déception : lancée dans l'objectif de générer du lien social entre quartier Saint-Julien et centre-ville via Novaciéries, c'est à son association que devait être confiée la gestion du Vandal Café, offre de restauration et boissons destinées aux visiteurs du musée et aux promeneurs du parc dans une grande pièce en bois (comme la boutique) à l'entrée du musée. « C'est à peu près vers décembre qu'il nous a dit "ok, on part avec vous". Depuis, on attend la convention pour officialiser. Il s'est voulu rassurant : la dernière fois que je l'ai eu au téléphone, il m'a dit, "c'est ok, tu vas l'avoir dans ta boite mail lundi". C'était il y a bien 3 semaines... Le lieu devait être mis à disposition et on a acheté pour 1 500 € de matériel, en mobilier notamment », explique-t-elle, accoudée sur son comptoir au sein du musée, ayant passé le stade de l'expectative.
Le précédent du Jura
Selon plusieurs autres témoignages, d'autres fournisseurs et prestataires trouveraient lettre morte à leurs factures. L'un d'eux a bien voulu en parler. Il s'agit d'un musicien de l'association et du groupe lyonnais éponyme August is Gone. Un groupe recruté pour co-animer avec un autre la soirée d'inauguration VIP du 23 mai dernier : « La soirée s'est bien passée. Rien à dire là -dessus. Mais malgré nos nombreuses relances et même par la suite une mise en demeure envoyée dans les formes et bien réceptionnée, nous n'avons pas été payés : il y en a pour 800 €, explique Nicolas Laurent, président de l'association et musicien du groupe. Un contrat ? Non, effectivement. C'est la somme qui était convenue dans nos échanges avec une employée qui lui en rendait compte. Cependant, ça ne nous a pas heurté, c'est habituel dans notre secteur de faire ainsi. Cela fait 13 ans que je le fais et s'il y a déjà eu des retards, c'est la première fois que j'en arrive à ce point. Je ne pense pas revoir notre argent mais je ne lâche pas. Pour le principe. »
À l'automne 2024, lors de notre second article majeur sur l'ouverture du musée, alors que tout semblait annoncer la concrétisation d'un beau projet, nous avions toutefois signalé un bémol quant au passif de Stanislas Belhomme : l'échec d'un "petit frère" du musée Vauban, le Mausa créé à Toulouse-le-Château (Jura) en 2017. Échec entaché par un conflit juridique avec des artistes à propos de... leurs rémunérations. Ce musée a finalement fermé en 2019, mettant une entorse au caractère providentiel quant à l'arrivée d'un Mausa XXL jamais à Saint-Chamond. « Le Mausa Les Forges de Baudin ? Vous ne le trouverez pas dans la presse mais j'ai gagné le procès fin 2023. Pour moi, ce n'est pas un échec, cela m'a surtout appris à faire mieux et... par-dessus tout, avec qui m'associer. Vis-à -vis de Saint-Etienne Métropole, je ne l'ai jamais caché », avait alors répondu Stanislas Belhomme à If. Un an et demi plus tard, sa version sur l'empilement déconcertant de nouveaux faits, couramiauds, eux, se fait toujours attendre.
« Nous espérons donc qu'une procédure de sauvegarde sera prononcée » : ce mardi 17 février, à peu après en même temps que paraissait notre dossier, Stanislas Belhomme a publié un communiqué sur ses réseaux, annonçant dans son titre une « cessation de paiement temporaire ». Le découvrir sur le site d'If Saint-Étienne.
