302 événements programmés

Tanguy Pastureau

(Humour & Café Théâtre)

Dans Un monde hostile. Avec son nouveau spectacle, Tanguy Pastureau marque son retour sur scène avec sa verve caractéristique, son regard aiguisé et son humour caustique pour aborder les paradoxes et absurdités de la société contemporaine.

Notre avis : Avec ses phrases à rallonge, ses digressions permanentes, Pastureau « maltraite l'info » chaque jour à 12h10 sur Inter et c'est absolument délicieux. Il flingue les politiques mais surtout une époque dans laquelle le sens s'est fait la malle.

Artagora : Gaudí, le sacre de la modernité

(Conférences)

Dans son nouveau cycle de conférences, Artagora donne le micro à Damien Capelazzi, historien de l'art, pour éclairer certains artistes ou sujets. Cette fois-ci, le sujet sera l'architecte espagnol Antoni Gaudí, principal représentant du modernisme catalan.

Haroun

(Humour & Café Théâtre)

Dans Bonjour quand même. Après avoir connu un énorme succès sur les plateformes de streaming, Haroun monte sur les planches avec un spectacle au ton mordant et engagé, décortiquant l'actualité avec un humour fin et percutant.

Notre avis : Depuis quelques mois, l'humoriste pince-sans-rire réapparaît sur la toile. Après deux ans d'absence, voilà que son précédent spectacle Seuls est désormais disponible en streaming, ainsi que des vidéos satiriques et autobiographiques, La vie d'artiste. Une série qui annonce la couleur : Haroun n'a rien perdu de son autodérision, de sa méchanceté jouissive même. On attend donc impatiemment sa nouvelle création Bonjour quand même ; on espère l'y entendre évoquer l'actualité politique nationale et internationale, avec son habituel mordant, sa drôlerie et sa férocité.

Marius

(Théâtre)

D'après Marcel Pagnol, mise en scène de Joël Pommerat, 1h20, dès 12 ans. Les affaires du café‑boulangerie de César vont plutôt mal, les clients se font rares et son fils Marius n’a guère envie de reprendre le commerce. Partagé entre son envie de prendre le large et son amour pour Fanny, une amie d’enfance, le jeune homme se demande s'il faut tout quitter au risque de tout perdre, ou rester et honorer son devoir de fils.

Notre avis : Joël Pommerat revient à Lyon avec Marius, adaptation du texte de Marcel Pagnol portée par des interprètes professionnels et d'anciens détenus rencontrés lors d'ateliers en prison. En artisan précis du théâtre, il a dirigé ce petit groupe hétéroclite avec finesse, respectant la nature de chacun, pour composer un spectacle à plusieurs niveaux de lecture qui se déploie magistralement et avec fragilité. À noter que Pommerat sera également au TNP fin novembre avec son nouveau conte Les Petites Filles modernes.

Artagora : Giovanni Bellini, les madonnes sensibles

(Conférences)

Dans son nouveau cycle de conférences, Artagora donne le micro à Damien Capelazzi, historien de l'art, pour éclairer certains artistes ou sujets. Cette fois-ci, le sujet sera le peintre italien Giovanni Bellini, considéré comme le précurseur de l'école vénitienne, marquant la rupture définitive avec le style gothique prédominant à l'époque.

Bérengère Krief

(Humour & Café Théâtre)

Dans Sexe. Dans son nouveau spectacle, Bérangère Krief questionne avec humour notre consommation de la sexualité, et apporte un regard sensible sur la place du plaisir dans notre éducation qui prône souvent plus la prévention que l'extase, tout en abordant des questions de féminisme, d'identité et de relations.

Notre avis : Le nouveau one-woman-show de Bérengère Krief s'appelle Sexe : il parle donc, logiquement, de sexualité, de désir, de plaisir, d'épanouissement... C'est certes plaisant sur le moment, façon orgasme rapide, mais très vite oublié ensuite, la faute à un ensemble peu original et souvent attendu que ce soit côté jeu, écriture ou univers.

Artagora : Faites entrer l'accusé, l'artiste devant la justice

(Conférences)

Dans son nouveau cycle de conférences, Artagora donne le micro à Damien Capelazzi, historien de l'art, pour éclairer certains artistes ou sujets. Cette fois-ci, le sujet sera l'art produit dans les tribunaux.

Moguiz

(Humour & Café Théâtre)

Dans Coucou. En quelques mois, Moguiz est devenu un phénomène sur les réseaux sociaux grâce à sa galerie de personnages qu’il improvise et interprète avec une acuité aiguisée. À partir d'octobre 2025, il entame une tournée française pour faire vivre ses personnages les plus emblématiques sur scène.

Notre avis : Véritable sensation du web avec ses petites pastilles à perruques volontairement mal fagotées, Moguiz, plus d'un million de followers sur Instagram, est monté sur scène en début d'année dans un spectacle baptisé Coucou dont les premiers mois de représentations parisiennes ont affiché complet en un rien de temps. Le résultat est bancal, parfois hilarant, parfois poussif, mais en plein dans le style atypique de ce comique qui cherche davantage l'univers que la vanne pour la vanne.

Nôt

(Danse)

Chorégraphie de Marlene Monteiro Freitas, 1h, dès 14 ans. Entre profusion d’histoires et de détails, alliance des contraires et exploration de la figure du mal, la nouvelle création de la chorégraphe cap-verdienne Marlene Monteiro Freitas s'inspire des Mille et Une Nuits pour mettre en scène le duel entre la réalité et le désir, l’amour et la guerre, le grotesque et le sublime ainsi que l’aliénation et la liberté.

Notre avis : Habituée de la Maison de la danse, Marlene Monteiro Freitas y revient auréolée de sa nouvelle notoriété depuis qu'elle a créé Nôt dans la cour d'honneur du Palais des Papes du festival d'Avignon cet été. La Capverdienne met au cœur de Nôt (nuit en portugais) une attachante galerie de personnages peu raccord avec les normes : ça grommelle plus que ça ne parle, quand l'un articule dans un micro, la sono est coupée. Un autre se balade nu dans le public et étire le temps jusqu'à l'agacement de certains et une des danseuses, amputée des jambes, donne la réplique à ses acolytes.

Louis Cattelat

(Humour & Café Théâtre)

Dans Arecibo. Avec cynisme et humour noir, Louis Cattelat évoque dans son premier spectacle plusieurs anecdotes, que ce soit des histoires de famille, de colonies de vacances ou de coiffeur, à qui il n'arrive pas à dire qu'il trouve sa coupe laide.

Notre avis : Dans la catégorie jeunes talents à suivre, on peut assurément citer l'humoriste Louis Cattelat. Arecibo, son premier spectacle affûté comme un scalpel est un concentré d'humour d'observation et vannes mordantes, il dissèque les travers de ses contemporains avec une verve aussi stoïque que percutante.

Les gros patinent bien

(Théâtre)

De Pierre Guillois et Olivier Martin-Salvan, 1h20, dès 10 ans. Comme des Laurel et Hardy des temps modernes, un homme en costume trois pièces passe tout le spectacle assis, tandis qu’un autre, en maillot de bain, s’agite autour de lui, brandissant des centaines de cartons racontant un voyage imaginaire à travers le monde. Il fait ainsi défiler des paysages, des personnages et même des animaux croisés au cours de cette drôle d’épopée. 

Notre avis : Un gros homme, statique sur scène, se lance dans un impressionnant voyage grâce à un maigre acolyte qui matérialise avec des cartons tout un tas d'accessoires, de paysages, de compagnons de route... Signé Olivier Martin-Salvan et Pierre Guillois, Les Gros patinent bien, cabaret de carton est un bijou burlesque au succès phénoménal mérité depuis sa création en 2020. Interview de Pierre Guillois à lire sur notre site (« faire marrer les gens, c'est notre travail ! » nous dit-il).

L'Abolition des privilèges

(Théâtre)

D’après Bertrand Guillot, mise en scène d'Hugues Duchêne, 1h15. Après avoir parlé de la politique actuelle, Hugues Duchêne plonge au cœur de la nuit du 4 août 1789, lorsque des jeunes députés sont venus à Versailles pour abolir les privilèges des bien-nés, un moment fondateur de la nation française.

Notre avis : De ce moment fondateur qu'est la fameuse nuit du 4 août 1789 ayant permis L'Abolition des privilèges, le metteur en scène Hugues Duchêne a fait un spectacle survolté pour un comédien. Un pan de l'histoire française réanimé façon one-man-show, Maxime Pambet changeant de rôle en quelques secondes pour enflammer un discours, rejouer un affrontement, délivrer une anecdote... Captivant.

Sous les fleurs

(Danse)

Chorégraphie de Thomas Lebrun, 1h15, dès 14 ans. Dans ce nouveau projet, Thomas Lebrun met en scène cinq interprètes afin de rendre hommage aux Muxes, troisième genre du peuple des Zapotèques dans le sud du Mexique. Habillés de robes traditionnelles aux motifs fleuris, ils racontent la rencontre du chorégraphe avec ces « hommes au cœur de femme » de la ville de Juchitán de Zaragoza.

Notre avis : Chorégraphe depuis 2001, directeur du CCN de Tours depuis 2012, Thomas Lebrun est une figure maintenant très connue de la danse contemporaine française. L'auteur d'Itinéraire d'un danseur grassouillet se penche souvent sur des sujets politiques et sociaux actuels, à travers des pièces mêlant humour et émotion. Créée en 2023, Sous les fleurs s'intéresse aux Muxes, troisième genre du peuple des Zapotèques dans le sud du Mexique. Cinq danseurs portant les robes traditionnelles aux motifs fleuris racontent en mouvements la vie de ces hommes bousculant les normes de la virilité et de la binarité.

Big Mother

(Théâtre)

Par la compagnie Mélody Mourey. Alors qu’un scandale éclabousse le Président des États-Unis et agite la rédaction du New York Investigation, la journaliste Julia Robinson voit sa vie vaciller dans la salle d’audience d’un tribunal quand elle croit reconnaître sur le banc des accusés son compagnon, mort quatre ans plus tôt. Son enquête croise celle de son équipe, et la petite cellule du New York Investigation se retrouve confrontée à un programme de manipulation de masse d’une ampleur inédite.

Notre avis : Nom bankable du théâtre privé français, Mélody Mourey a créé il y a deux ans un nouveau hit à succès. Soit une sorte de thriller dans le milieu journalistique états-unien, efficace dans sa narration et ses rebondissements (il est question d'un mort qui réapparaît subitement) et au plus près des enjeux démocratiques contemporains - le titre de la pièce est évidemment une référence à George Orwell. Voilà qui fait le job, même si c'est parfois aux forceps et à gros traits.

La prochaine fois que tu mordras la poussière

(Théâtre)

D’après Panayotis Pascot, mise en scène de Paul Pascot. Dans le miroir d’une salle d’attente d’hôpital, face à son fils, un père apparaît et disparaît. Des deux, on ne sait pas qui sera le prochain à mordre la poussière.

Notre avis : Du roman à succès La Prochaine fois que tu mordras la poussière de son frère Panayotis Pascot, le metteur en scène Paul Pascot a sorti des passages saillants sur le rapport compliqué du jeune humoriste à son père. Dans une scénographie polymorphe, il a placé son comédien principal (Vassili Schneider à la création, Roméo Mariani pour la tournée) au centre de l'attention, le père (Yann Pradal) étant une présence presque fantomatique habilement convoquée, pour un spectacle subtil et émouvant.

(É)mouvoir

(Théâtre)

Mise en scène de Claire Petit et Sylvain Desplagnes, 30 min, dès 6 mois. À l’intérieur même d’un décor de forêt doux et enveloppant, les tout-petits pourront se déplacer, toucher, observer, écouter. Accompagnés par une marionnettiste, ils partiront à l'aventure au contact de la nature mouvante.

Notre avis : Régulièrement des compagnies s'attèlent à s'adresser aux bébés avec des moyens restreints, tant l'économie du théâtre jeune public est précaire. Voici que Claire Petit et Sylvain Desplagnes s'offrent les moyens d'une scénographie immersive pour les tout-petits dès 6 mois. De petites boules orange évoluent dans un monde ouaté blanc-crème et des végétaux s'animent, sortant des limbes ou tombant du ciel. De quoi faire ses premiers pas au théâtre avec une grande délicatesse.

La vie secrète des vieux

(Théâtre)

Mise en scène de Mohamed El Khatib, 1h10, dès 15 ans. Après ses précédents succès au Théâtre de la Croix-Rousse, Mohamed El Khatib est de retour en invitant des femmes et des hommes âgés de 75 à 102 ans pour partager leurs histoires de coeur. Dans cette performance drôle et touchante, ces anciens évoquent avec sincérité leurs aventures sentimentales et intimes, passées ou présentes.

Notre avis : Raconter La Vie secrète des vieux, et notamment leur rapport au désir, avec sur le plateau des « vrais vieux », c'est ce qu'a entrepris le metteur en scène et auteur Mohamed El Khatib, grande figure d'un théâtre documentaire enrichi par la fiction. Le résultat est à la fois touchant, drôle, politique et, surtout, empreint de la fragilité et de la mélancolie de la fin de vie, l'une des interprètes amateurs étant décédée depuis la création en 2024.

Zaï zaï zaï zaï

(Théâtre)

D’après Fabcaro, mise en scène de Paul Moulin, 1h. Fabrice est à la caisse d’un supermarché lorsque la caissière lui demande s’il a la carte du magasin, mais il ne la trouve pas. La caissière appelle la sécurité et Fabrice prend la fuite. En quelques heures, il devient l’ennemi public numéro un. Installés autour d’une grande table équipée de micros, une bande d’acteurs s’amuse comme des gosses à raconter cette histoire complètement déjantée, en faisant les voix et les bruitages.

Prendre soin

(Théâtre)

Texte et mise en scène d'Alexander Zeldin, 1h30. Au cœur de la nuit, dans une boucherie industrielle, cinq agents de ménage se rencontrent pour la première fois. Au moment de leurs pauses, ils bavardent, dans une scénographie d’une grande sobriété donnant toute la place aux acteurs et actrices.

Notre avis : Dans cette saison dense, on ose affirmer que c'est le spectacle que nous attendons le plus. Il y a quelques années, Alexandre Zeldin nous avait fait chavirer avec Love tant il aimait ses personnages plus qu'il ne collait sur eux un discours, intensément politique. Avec le théâtre, il rendait leur humanité à des allocataires en mal de logement gérés par les services sociaux anglais. Avec Prendre soin, autre volet de sa trilogie sur les inégalités, le Britannique s'attache aux travailleurs précaires, celles et ceux compressés par le programme économique à la tâche dit « Zero hour ».

Romancero queer

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Virginie Despentes, 1h40, dès 15 ans. Après Woke, sa première expérience de mise en scène, Virginie Despentes est de retour avec Romancero Queer, qui se déroule dans les loges d’un théâtre public où huit acteurs sont rassemblés pour l’adaptation d’une pièce. La banalité de la tyrannie du metteur en scène les exaspère, puis les révolte et les soude.

Notre avis : Événement : l'autrice culte Virginie Despentes débarque cette saison à Lyon (à la Croix-Rousse, forcément) avec sa deuxième pièce qu'elle met en scène : Romancero queer. Un spectacle vivifiant et joyeusement imparfait, dans la lignée de ses réflexions et de ses combats (sa première pièce, écrite à huit mains, revendiquait fièrement le titre Woke), avec pour point de départ narratif le monde du théâtre et une histoire de metteur en scène problématique. Très métathéâtral.

Process Comedy

(Théâtre)

De Quentin Lesaffre et Bertrand de Ruyver, mise en scène d'Olivier Maille, 1h15. À travers des anecdotes et des imitations, Process Comedy vise à apprendre au public à mieux se connaître et à mieux comprendre son entourage, à la maison comme au travail.

Karim Duval

(Humour & Café Théâtre)

Dans Entropie. Spectacle de la maturité pour Karim Duval, qui compte bien affirmer son style, à travers une observation de notre société, ses incertitudes, ses fractures, ainsi que les grandes thématiques de notre époque : travail, écologie, éducation... le tout mis en valeur par son auto-dérision et son sens de l'improvisation.

Notre avis : L'être humain brûle de l'énergie pour, dès qu'il a du temps, scroller sur son téléphone : voilà qui laisse pantois Karim Duval, qui a fait de ce constat (et d'autres) le cœur de son nouveau spectacle. Sur scène, l'humoriste n'est jamais autant savoureux que quand il pointe les incohérences et autres aspects ridicules de notre monde toujours plus rapide mais toujours plus vain.

Absalon Absalon !

(Théâtre)

D’après William Faulkner, mise en scène de Séverine Chavrier, 5h15. Dans le Sud des États-Unis post-guerre de Sécession, Thomas Sutpen, un homme blanc rongé par la rancœur bâtit, à partir d’une unique pièce d’or, un domaine monumental qu’il baptise de son nom, Sutpen’s Hundred. Pour fonder sa dynastie, au sang le plus pur, il multiplie les épouses et les enfants dans un délire d’engendrement, mais échoue, dans l’inceste et le fratricide.

Notre avis : Après avoir présenté son excellent Ils nous ont oubliés en 2023 au TNP, Séverine Chavrier revient avec son intense adaptation de 5h du roman culte de William Faulkner qu'elle a créée au festival d'Avignon 2024. Sur le plateau, elle a tout mis : la maison et la voiture de Thomas Sutpen, cet enfant des basses couches de la société qui veut fonder un empire de plantations, mais aussi la moiteur du Mississipi et l'Amérique de la guerre de Sécession, la ségrégation et l'inceste. L'acteur Laurent Papot impressionne, le spectacle nous happe, quitte à parfois ne pas être complètement saisissable.

Le Cercle des poètes disparus

(Théâtre)

Mise en scène d’Olivier Solivérès, 2h. Première adaptation en France du film de Peter Weir, reprenant l'histoire de John Keating, professeur de littérature anglaise qui va pousser ses jeunes élèves à s’ouvrir à la vie, loin du carcan des conventions qu’incarne leur établissement.

Notre avis : Quand un film culte passe à la scène sans autre but que de raconter une fois de plus l'histoire, la circonspection peut-être de mise : que va apporter cette nouvelle version ? Dans le cas du Cercle des poètes disparus, film de Peter Weir sorti en 1989 avec Robin Williams dans le rôle d'un professeur de littérature tout sauf conventionnel, la réponse est : une savoureuse vivification ! Ce récit d'émancipation prend vie et corps sur le plateau avec justesse, grâce notamment à Stéphane Freiss dans le rôle-titre et à tout une série de jeunes comédiens épatants de fougue en guise d'élèves. Rien de révolutionnaire, certes, mais quel plaisir communicatif.

Bun Hay Mean

(Humour & Café Théâtre)

Dans Kill Bun. Avec ce cinquième spectacle, Bun Hay Mean revient sur la période difficile qu'il a connu l'année dernière, avec un point d'honneur à parler de la santé mentale, mais sans oublier le piquant et l'absurde qui font sa renommée.

Artagora : Giacometti, la vision déchaînée

(Conférences)

Dans son nouveau cycle de conférences, Artagora donne le micro à Damien Capelazzi, historien de l'art, pour éclairer certains artistes ou sujets. Cette fois-ci, le sujet sera le sculpteur et peintre suisse Alberto Giacometti, dont le travail a été influencé par le cubisme, le surréalisme et les questions philosophiques sur la condition humaine.

Eva Rami

(Humour & Café Théâtre)

Dans Va aimer !. Dans son troisième seule-en-scène, Eva Rami incarne à nouveau une multitude de personnages, notamment un groupe de femmes gravitant autour de l’héroïne Elsa. À la manière d’un chœur, ces femmes vont accompagner l’héroïne dans son cheminement vers la libération, avec humour et tendresse.

Notre avis : Brillant geste autofictionnel, Va aimer ! d'Eva Rami est un seule-en-scène (le meilleur de 2024 selon les Molières !) dans lequel le double de la comédienne et autrice s'empare de la scène autant pour se livrer, se pacifier, se réparer, que pour alerter, bouleverser, transmettre.... La force du spectacle vivant, tout simplement.

Blanche-Neige, histoire d'un prince

(Théâtre)

Écrit par Marie Dilasser, mise en scène de Michel Raskine, 1h, dès 8 ans. Le couple princier bat de l’aile, le royaume est dévasté, la biodiversité en danger à force de fêtes et de guerres. Ces héros mélancoliques et joyeux clopent, chantent, se disputent et divaguent en tricotant. En un tourbillon burlesque, le spectacle plonge dans un récit moderne interrogeant les archétypes, le patriarcat, le féminisme et l’environnement.

Notre avis : Une histoire très connue comme on ne nous l'a jamais racontée : avec Blanche-Neige, histoire d'un prince, l'autrice Marie Dilasser a livré un texte bourré d'intelligence et d'humour (Blanche-Neige rêve par exemple d'une aventure avec sa copine Peau d'âne) qui nous transporte des années après le fameux baiser. Le metteur en scène Michel Raskine en a fait un excellent spectacle pour tous (petits et grands) dans la droite lignée d'un théâtre généreux et inventif. On adore.

Le bruit des arbres qui tombent

(Théâtre)

Mise en scène de Nathalie Béasse, 1h30, dès 15 ans. Sur le plateau, une bâche devient mer ou ciel, les corps dansent et racontent quand les mots échouent : quatre membres d’une même famille s’essaient à tenir debout, au bord de leurs failles. Entre chutes, élans, souvenirs et silences, tout se mêle et la nature s’infiltre, discrète et insistante.

Notre avis : À la fois plasticienne et comédienne, Nathalie Béasse revient avec un spectacle de 2017 où, comme souvent dans son travail, des personnages sont de passage, un peu égarés. Ils racontent leurs états, leurs rencontres quand ils ne dansent pas ensemble l'espace de quelques instants. Les corps, enrobés dans des costumes très élégants et soignés, apportent une légèreté souvent contradictoire avec ce bruit des arbres qui tombent. La grande classe.

Contre-nature

(Danse)

Chorégraphie de Rachid Ouramdane, 1h, dès 10 ans. Pour continuer d’explorer le mouvement aérien, déjà abordé dans ses précédentes créations Sfumato et Corps extrêmes, Rachid Ouramdane met en scène dix interprètes dans une atmosphère brumeuse, où leurs gestes esquissent des ralentis et des accélérations, à travers des corps à corps et chutes amorties. 

Notre avis : Après sa collaboration avec les circassiens de la Compagnie XY, le chorégraphe Rachid Ouramdane poursuit son exploration du geste et des mouvements aériens. Onze interprètes aux formations différentes occupent dans Contre-nature une scène nue, sculptée par les lumières et augmentée parfois d'images projetées dans la brume. Au-delà du mouvement, le chorégraphe évoque ici le passage du temps, le rapport des vivants aux absents, le vide et le plein, la complexité qui compose un corps et une psyché...

Camille Chamoux

(Humour & Café Théâtre)

Dans Ça va ça va. Pendant longtemps, Camille Chamoux s'est considérée comme immortelle : elle a ingéré du glutamate, de l'aspartame, du nitrite de sodium... Puis, soudain, ses groupes WhatsApp ont commencé à parler de médicaments contre la polyarthrite précoce. La santé est arrivée dans sa vie, et elle a décidé d'en faire un spectacle.

Notre avis : Ça va ça va, assure l'actrice et humoriste Camille Chamoux dans un quatrième seule-en-scène autocentré pour la bonne cause : celle de faire rire de son quotidien de « quadra occidentale » pour « collectivement oublier qu'on va tous crever comme des merdes ». Où il est question de santé mentale et physique, de mort, du couple, des gosses ou encore des groupes WhatsApp. Rien de très original, certes, mais on ne peut plus efficace.

Les Misérables

(Spectacles Divers)

De Victor Hugo, ms Ladislas Chollat. Comédie musicale

Madame Fraize

(Humour & Café Théâtre)

Écrit et jeu Marc Fraize (Monsieur Fraize), ms Alain Degois dit "Papy", 1h15

Notre avis : Monsieur Fraize présente madame. Le spectacle créé en 2021 ne cesse de se déployer depuis. Marc Fraize troque son pantalon bleu en velours côtelé trop court pour une robe hollywoodienne, celle d'une prolo qui rêve sa vie même s'il son quotidien c'est Gifi et le fonctionnement du lave-vaisselle. Moins hésitante que monsieur, elle n'en demeure pas moins aussi hilarante que lui. Acteur chez Dupieux, Fraize est un des plus grands comiques de sa génération.

Charlot en musique

(Ciné Concert)

Direction musicale de Jean Deroyer, par l'Orchestre de l'Opéra de Lyon, 1h15. L'Opéra de Lyon propose un hommage à Charlie Chaplin à travers un ciné-concert pour donner un nouvel élan musical à ses films L'Aventurier,  Charlot pompier et Charlot patine.

Pierre-Emmanuel Barré

(Humour & Café Théâtre)

Dans Come-back. Pierre-Emmanuel Barré revient sur les planches avec un nouveau spectacle, toujours à la frontière de la critique sociale et de l’humour noir, porté par un ton corrosif repoussant les limites du politiquement correct.

Pierre-Emmanuel Barré

(Humour & Café Théâtre)

Dans Come-back. Toujours armé de son style à la frontière de la critique sociale et de l’humour, Pierre-Emmanuel Barré est de retour sur scène avec un nouveau spectacle pour souligner les absurdités du monde contemporain.

Notre avis : En 2031, Pierre-Emmanuel Barré, chantre français de l'humour noir, vulgaire et politique, sera has-been prophétise-t-il lui-même. Alors il livrera un spectacle, titré Come-back, pour revenir coûte que coûte sur le devant de la scène. C'est ce spectacle en forme de dystopie que PEB parfait depuis des mois en tournée. Au vu des précédentes propositions de celui qui se qualifiait dans un ancien titre de « sale con », nous irons découvrir celle-ci avec curiosité.

Éric Vuillard

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son roman Les orphelins. Dans son nouvel ouvrage, Eric Vuillard raconte la vie de Billy the Kid, bandit légendaire de l'Ouest américain, de sa naissance à sa mort, ainsi que l'histoire de l'origine du pouvoir en Amérique.

Notre avis : Auteur majeur, prix Goncourt en 2017 pour L'Ordre du jour" qui sera mis en scène à la Comédie Française par Jean Bellorini ce printemps, l'écrivain natif de Lyon revient sur l'enfance de Billy the Kid dans son nouveau roman paru en janvier. Et c'est une excellente nouvelle !

Bollywood Masala

(Danse)

Entre danses entrainantes, costumes colorés, romance et comédie, ce nouveau spectacle créé par Toby Gough reprend les chansons cultes de films Bollywood à succès tels que Devdas, Lagaan, Dhoom et RRR.

Christophe Alévêque

(Humour & Café Théâtre)

Dans Revue de presse. Dans une thérapie de groupe improvisée, sans limites, sans structure et sans tabous, Christophe Alévêque décortique l’actu et ce qu’en dit la presse : dans un foutoir de feuilles et de notes, il attaque aussi bien les grands sujets que les petits.

Heidenfest

(Rock & Pop)

Le festival Heidenfest revient pour une édition 2026 au Transbordeur, regroupant les groupes Korpiklaani, Finntroll, Heidevolk, Trollfest et The dread crew of Oddwood pour une soirée 100 % metal.

Carte blanche à András Schiff

(Classique et Lyrique)

L'Auditorium de Lyon invite le pianiste hongrois András Schiff sur sa scène pour un récital en solo au programme surprise, qu'il présentera au fil de la soirée.

Citron Sucré + JeanneTo

(Rock & Pop)

À coup de kicks technos, de basses caverneuses et synthétiseurs dissonants, Citron Sucré propose des performances chaotiques et habitées à l'énergie punk et queer. Pour ce concert, elle sera accompagnée de JeanneTo, entre pop, techno et eurodance.

Bottle Next

(Rock & Pop)

Après bientôt 15 années d’existence, deux EP et trois albums, Bottle Next enchaîne toujours les riffs effrénés, le groove jouissif et la déferlante sonore d’un rock alternatif décomplexé. Les voici au Marché Gare pour la release party de leur nouvel album,  Echoes of life.

Go Maestro ! Louise

(Conférences)

Animée par Raphaëlle Blin, conseillère éditoriale de l’Opéra de Lyon, 1h. Avec une approche accessible à toutes et tous pour découvrir la musique d’opéra, Go Maestro ! propose cette fois-ci de découvrir les clés d'écoute de Louise en revenant sur la genèse de la partition, sur l’esthétique de son compositeur Gustave Charpentier, et sur les raisons musicales de son immédiat triomphe.

Dvořák par les cordes

(Classique et Lyrique)

Du vaste répertoire de Dvořák, les musiciens et musiciennes des pupitres de cordes de l’orchestre de l’Opéra de Lyon s’emparent de deux partitions lumineuses mais rarement jouées : un trio pour deux violons et alto, et un quintette pour quatuor à cordes et contrebasse.

Sniper

(Rap)

Actifs depuis 1997, les membres de Sniper sont de retour sur scène depuis 2019, après deux séparations au cours de leur histoire. Le Transbordeur les accueillera le temps d'une soirée pour reprendre leurs titres culte.

Sopico

(Rap)

Quelques mois après la sortie du deuxième épisode de ses sessions unplugged et son nouvel album Volez moi, Sopico débarque au Marché Gare dans une formule guitare-voix qu'il a inaugurée plus tôt dans l'année.

Kompromat

(Musique Electronique)

2026 commence fort pour la salle Astéria avec la venue du duo Kompromat, un an après la sortie de leur dernier album PlДying/PrДying, qui explore les thèmes de la prière, des rites funéraires, les passages entre différents mondes, mais aussi les plaisirs de la chair, la danse et l’extase, à la croisée de l'EBM, de la cold wave et de la techno radicale.

Séverine Cressan

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son roman Nourrices. Dans un village, on vend une denrée précieuse : le lait maternel. Sylvaine, son propre enfant à peine sevré, accueille chez elle une « petite de la ville ». Mais une nuit, en pleine forêt, elle découvre un bébé abandonné dans une clairière et à ses côtés un carnet qui raconte son histoire, et qui prendra petit à petit la place de l'enfant qui lui avait été confiée.

Carte blanche : mémoires queer

(Théâtre)

De la compagnie La Chataîgne, 1h, dès 15 ans. À la frontière entre le manifeste et la confession, cette pièce invite le public à rencontrer les univers des performeur·euses drag, entres les mémoires d'hier et de demain.

Artagora : Brâncuși, polir le vivant

(Conférences)

Dans son nouveau cycle de conférences, Artagora donne le micro à Damien Capelazzi, historien de l'art, pour éclairer certains artistes ou sujets. Cette fois-ci, le sujet sera le designer et sculpteur roumain Constantin Brâncuși, considéré l'un des plus influents du début du XXe siècle grâce à son travail surréaliste et minimaliste.

Mydoom

(Théâtre)

De Lucie Garrigues, 40 min, dès 10 ans. Une jeune-femme libère accidentellement un fantôme prisonnier de son jeu-vidéo d’enfance. Cette créature du passé va peu à peu infiltrer son ordinateur jusqu’à envahir sa chambre et sa vie, le tout dans une scénographie mêlant projections, marionnette et manipulation vidéo pour donner forme à l’invisible.

Les Choix tremblants / Cirkus Nevkus

(Théâtre)

De Daniel Kvašňovský, 35 min, dès 6 ans. Dans ce seul en scène, Daniel Kvašňovský incarne un clown empruntant les codes et l'esthétique d’un cirque non actuel explorant une excentricité timide oscillant entre un minimalisme corporel aux accents absurdes et de grands gestes scintillants qui ramènent à l’imaginaire du cirque.

Bernhoft

(Jazz)

Ancien chanteur du quatuor rock Span, Jarle Bernhoft s'est lancé en solo sous le nom de Bernhoft après la dissolution du groupe en 2005. Depuis, il évolue sur scène en utilisant des techniques de looper en direct pour créer des arrangements complexes et dynamiques.

Flora Fishbach

(Chanson)

Plus tôt cette année, Flora Fishbach a sorti Val Synth, son troisième album, qui marque une rupture avec ses précédents opus : finie la noirceur, la tristesse et les abysses, la suite de ses aventures s’annonce intense, solaire et vivante.

Grand entretien avec Christof Loy

(Conférences)

À l'occasion de la représentation de Louise à l'Opéra de Lyon, la dramaturge Catherine Ailloud-Nicolas reçoit le metteur en scène allemand Christof Loy pour une rencontre portant sur son travail créateur et les thématiques qui traversent son parcours artistique.

Les musiques de Joe Hisaishi en concert symphonique

(Classique et Lyrique)

Avec sa centaine de musiciens dirigés sur scène par Aurélien Azan Zielinski, le Yellow Socks Orchestra reprendra pendant plus de deux heures les plus grands titres de Joe Hisaishi, compositeur phare du studio Ghibli.

Lucile Quillet

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Les méritantes. Au travers d’un essai critique incisif, Lucile Quillet met en lumière un système injuste en démontrant comment le monde du travail trahit les femmes, avant d'appeler à sortir de l'illusion d’égalité que la société fait miroiter.

Une pièce sous influence

(Théâtre)

Texte de Martin Legros, mise en scène de Sophie Lebrun et Martin Legros, 1h35. Deux couples rentrent du carnaval et se font face le temps d’une nuit. Anna, déguisée en mariée zombie annonce à son mari qu’elle a invité les acheteurs de leur maison à venir boire un verre alors qu’ils les détestent… Au milieu des confettis, commence alors une nuit de confessions et de révélations entre ces deux couples que tout oppose.

Notre avis : Une mariée dans une robe ensanglantée et un homme dans une parure de chevalier : voici Anna et Mathias tels qu'ils apparaissent d'entrée de jeu de ces 95 minutes toutes aussi tristes que drôles. Le couple a perdu son enfant il y a trois ans et s'apprête à vendre sa maison-mausolée à un autre couple qui débarque sur scène. Entre Ibsen et Lars Norén, la troupe du collectif caennais La Cohue sait parfaitement varier l'intensité des émotions pour absorber dans un sens de la fête indéniable les ressentis les plus sombres.

Nuits lyriques

(Classique et Lyrique)

Direction musicale de Simone Young, par l'Orchestre national de Lyon, 1h30. La cheffe d'orchestre australienne Simon Young revient à l'Auditorium de Lyon en s'attaquant à la Nuit transfigurée d'Arnold Schönberg et la Symphonie lyrique d'Alexander von Zemlinsky. Pour ce challenge, elle disposera de deux chanteurs dont elle a déjà pu apprécier le talent sur les plus grandes scènes, Maria Bengtsson et Bo Skovhus.

London Fog, folksongs à l'heure du thé

(Théâtre)

Dans un boudoir londonien, une soprano, une contralto et une pianiste se retrouvent, entre fragments de vie et confidences pour une plongée au cœur de la musique anglaise d’hier et d’aujourd’hui.

Louise

(Classique et Lyrique)

De Gustave Charpentier, direction musicale de Giulio Cilona, mise en scène de Christof Loy, 3h. En 1900, dans le cadre de l’exposition universelle, Gustave Charpentier offre au nouveau siècle Louise, une œuvre qui sera jouée avec un succès constant sur toutes les scènes françaises dès lors. Aujourd'hui très rarement donné, cet opéra réunit l’héritage de Wagner autant que de Massenet, retraçant la quête de liberté d’une ouvrière prisonnière de son milieu social et de sa famille possessive.

Ortans et Axelle Fernandez

(Design & Architecture)

Vernissage le 29 janvier à 19h. Dans cette nouvelle exposition, Ortans et Axelle Fernandez associent leurs talents pour créer une herboristerie colorée où chaque plante, créée de bois, de carton, de papier et de textile, aurait une histoire à chuchoter.

Dub Inc

(Reggae)

Toujours occupés à naviguer entre reggae, dancehall, musique kabyle ou world music, Dub Inc mixe un sens de la mélodie inimitable pour porter des textes sincères.

So Floyd

(Rock & Pop)

Dans un show en quatre actes, So Floyd propose un hommage au groupe Ink Floyd à travers toutes ses époques, de Dark side of the moon à The Wall en passant par Wish you were here.

Dispak Dispac'h

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Patricia Allio, 2h30. Après Autoportrait à ma grand-mère, Patricia Allio transforme la scène en agora et invite le public à se rassembler dans un espace intime pour explorer les mémoires conscientes et inconscientes, le tout rythmé par des performances et la musique de Léonie Pernet.

Cédric Salaun

(Humour & Café Théâtre)

En plein rodage de son prochain spectacle, Cédric Salaun prend la route pour tester ses nouveaux sketches, entre danse bretonne, théorème de Pythagore et une pointe de Philippe Douste-Blazy.

Qui veut la peau de Sherlock Holmes ?

(Théâtre)

De Titouan Bodin et Nicolas Delahaye, dès 10 ans, 1h35. Novembre 1889. Sherlock Holmes est sur le point d’être condamné à mort pour double homicide ! Les preuves sont accablantes, mais sa mémoire récente accuse quelques lacunes et l'empêche de prouver son innocence.  Ce sera donc au public de jouer le rôle des neurones du détective pour le tirer d'affaire.

By heart

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Tiago Rodrigues, 1h45, dès 13 ans. Pour la première fois à Lyon, le directeur du festival d'Avignon vient produire son œuvre la plus connue, le plaçant seul sur scène face à dix personnes du public pour apprendre un poème choisi au préalable.

Midi-Minuit

(Danse)

Chorégraphies de Thierry Malandain, 1h30, dès 10 ans. Les vingt-deux interprètes du Malandain Ballet Biarritz investissent la Maison de la Danse sous la direction de Thierry Malandain pour y interpréter un récital composé des chorégraphies Midi pile ou le concerto du soleil, Minuit et demi, ou le cœur mystérieux et Boléro, le tout sur des airs de Poulenc, Saint-Saëns et Ravel.

Cédric Berteletti

(Photographie)

Le photographe lyonnais Cédric Berteletti investit la galerie Imag'in fin janvier pour une exposition de ses œuvres, oscillant entre portraits et paysages.

Nos matins intérieurs

(Théâtre)

Mise en scène de Nicolas Mathis, écrit par Julien Clément, 1h05, dès 10 ans. Cette année, le Quatuor Debussy partagera la scène avec le collectif Petit Travers, pour un spectacle tout en équilibres et en suspensions ; imaginée comme un grand jeu de construction, la scène est constituée de grands cubes dessinant autant de paysages qu’ils offrent de situations de jeu, dix jongleurs et jongleuses accordent leurs rythmes et leurs gestes dans des tableaux d’unisson, alors que les membres du quatuor jouent les maîtres du temps, imposant les vitesses, les cassures et les durées.

Match d'impro : Lyon vs France

(Impro)

Nouveau match dans la saison d'impro, et cette fois-ci la Ligue d'improvisation lyonnaise affrontera l'équipe de France, bien déterminée à prendre sa revanche.

Les Chrysanthèmes : cordes et piano

(Classique et Lyrique)

Dans un diptyque regroupant deux œuvres pour quatuor à cordes de la musique de chambre du XIXe siècle, les musiciens et musiciennes de l’orchestre de l'Opéra de Lyon interprèteront à la Salle Molière Les Chrysanthèmes de Puccini et le Quintette pour piano et quatuor à cordes de Schumann.

Sabine Devieilhe et Mathieu Pordoy

(Classique et Lyrique)

En compagnie du pianiste Mathieu Pordoy, la soprano Sabine Devieilhe révèlera toute la beauté de l'art vocal en interprétant des pages de Liszt, Boulanger, Strauss, Chaminade, Tailleferre, Poulenc, Milhaud et Édith Piaf.

Goupil et Kosmao

(Théâtre)

D'Étienne Saglio, 40 min, dès 5 ans. Nouveau venu incontournable dans le monde de la magie, Étienne Saglio met en scène un renard rebelle et un magicien qui composent un duo cartoonesque aussi féérique que comique, entre music-hall et marionnette. La star, ce n’est pas le prestidigitateur, c’est l’animal.

Notre avis : Grand nom de la magie contemporaine, Étienne Saglio a conçu, avec Goupil et Kosmao (soit le nom de l'assistant renard et celui du magicien), une petite forme cabaret de 30 minutes destinée au jeune public (à partir de 5 ans) d'une inventivité et d'une intelligence folles. Ici, l'humour est le moteur du récit, porté par ce duo involontairement comique qui fait littéralement s'esclaffer les enfants. Et les plus grands.

C'est la fête au TNG !

(Spectacles Divers)

Pour fêter le début de sa nouvelle saison, le TNG organise une après-midi d'activités, avec des animations, un brunch, une chasse au trésor et bien d’autres surprises.

Bertrand Belin

(Chanson)

Huitième album studio pour le Breton Bertrand Belin, qui a choisi d'explorer avec Watt de nouveaux paysages sonores, entre piano, guitare, batterie et musique électronique.

Petit concert d'orgue #3

(Classique et Lyrique)

Le jeune organiste Thibault Fajoles s'est fait inviter par l'Auditorium de Lyon pour profiter de son orgue. Au programme de ce récital, des mélodies de Richard Wagner, Louis Vierne, Camille Saint-Saëns, Pierre Cochereau et Max Reger.

Kaky + D'accord Simon

(Chanson)

Sans pudeur, Kaky utilise sa musique comme un remède à toutes les tempêtes en les pensant comme une relation épistolaire avec son auditoire, comme en témoigne son premier album sorti en mai dernier,  Est-ce que quelqu'un m'entend ?. D'accord Simon s'occupera de la première partie avec sa pop-rock saturée aux accents mélancoliques.

Cartoon, ou n'essayez pas ça chez vous !

(Théâtre)

Texte de Mike Kenny, mise en scène d'Odile Grosset-Grange, 1h15, dès 7 ans. Jimmy Normal vit avec sa famille dans une maison normale, sur une rue normale, dans une ville normale. Sauf que rien n’est normal, car ce sont des cartoons ! Chaque jour, tout recommence à zéro, personne ne change, jusqu’au jour où une potion ratée transforme le quotidien en chaos : Jimmy devient humain.

Suzane + Lou Dassi

(Rock & Pop)

Découverte par ses titres L'insatisfait et La flemme, Suzane a sorti en septembre dernier son troisième album, intitulé Millénium, qu'elle viendra défendre fin janvier au Transbordeur dans le cadre de sa nouvelle tournée. La première partie sera assurée par Lou Dassi et sa pop alternative aux textes désinvoltes et sincères.

De Bric et de Broc

(Impro)

Composée de six amis, la compagnie Les brasseuses de vent propose un spectacle entièrement inspiré, créé, mis en scène et joué en temps réel sur les suggestions du public, pour partir loin dans des mondes imaginaires.

Lune Vuillemin

(Rencontres et Dédicaces)

Pour Martha ou jamais. Chaque année, à la fonte des neiges, des nuées d’oiseaux migrateurs envahissent le ciel de la région des grands lacs, là où vivent Susan et Martha. En cette fin de XIXe siècle, les tourtes voyageuses deviennent une nouvelle manne et sont abattues par milliers. Les deux jeunes femmes questionnent cette chasse démesurée, jusqu’à fomenter des actes de résistance.

Je me lèverai

(Théâtre)

Texte et mise en scène d'Agathe Groult, 1h, dès 10 ans. Entre documentaire et fiction, Agathe Groult amène le public dans une traversée racontant le parcours des personnes dites sans-papiers.

Les nuits de la lecture

(Lectures)

Dans le cadre des Nuits de la lecture, la librairie La Procure accueillie une rencontre avec les auteurs Valentine Goby, Emmanuel Flesch et Claire Vesin, le tout animé par les libraires et avec un buffet à disposition.

Fabien Drouet et Anaïs Soreil

(Lectures)

Le temps d'une soirée, l'écrivain Fabien Drouet s'associe avec la violoncelliste Anaïs Soreil pour une lecture de Soirées Solo, dernier recueil de l'auteur, regroupant plusieurs microfictions poétiques où la solitude prouve qu'elle sait faire la fête, entre café, cigarette, bar-PMU et rêves de gloire.

Mahler, Symphonie n° 7

(Classique et Lyrique)

Direction musicale de Nikolaj Szeps-Znaider, par l'Orchestre national de Lyon, 1h30. Également appelée Chant de la nuit, la Symphonie n° 7 de Mahler est considérée comme l'une de ses plus rares, avec deux musiques nocturnes symétriquement disposées en deuxième et quatrième position des cinq mouvements. Lors de cette soirée, l’Orchestre national de Lyon et Nikolaj Szeps-Znaider éclaireront d’une lumière nouvelle ces scènes d’amour et de féerie.

Le petit chaperon rouge

(Théâtre)

D'après les frères Grimm, mise en scène de Céleste Germe et Mathilde Wind, 45 min, dès 5 ans. La compagnie Das Plateau décide de reprendre l'histoire très connue du petit chaperon rouge, mais cette fois-ci dans la version des frères Grimm, mettant en scène une petite fille non pas imprudente ni suspecte, mais vaillante et courageuse, le tout dans un jeu de miroirs et de transparence.

Et vous emporterez les restes

(Théâtre)

Mise en scène de Sarah Spaggiari, 1h20, dès 13 ans. Dans un entrepôt imaginé comme un espace du souvenir, deux interprètes-archivistes sont chargés de reconstituer ce qui s’est déjà produit ailleurs et dans un autre temps. En revivant les souvenirs des autres, ils sont, tour à tour, vieille dame au bord de l’eau, fils abandonnés, amoureuse révoltée ou chanteur solitaire.

Le Grand Sommeil

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Marion Siéfert, 1h, dès 14 ans. Dans ce duo interprété en solo, Marion Siéfert interroge notre rapport à la norme et ce qu’il faut transgresser pour grandir et représenter le lien adulte-enfant autrement qu’à travers la rivalité ou le classique rapport mère‑fille.

Boum kids

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Pour briser la glace en plein cœur de l’hiver, la Machinerie de Vénissieux accueillent une après-midi sous le signe du hip-hop avec le collectif La Fougue, qui organisera un atelier de danse, qui s'enchaînera sur une playlist dont ils ont le secret.

Noam Sinseau

(Humour & Café Théâtre)

Dans Makoumè Superstar. Entre blagues tranchantes, voguing et moments de poésie, Noam Sinseau embarque dans un voyage de la Martinique à Paris. De l'identité à l'émancipation, il casse les codes du genre dans ce spectacle avec humour et sincérité.

Disney sur glace - rêvons ensemble

(Spectacles Divers)

Dans cette nouvelle édition de Disney sur glace, les personnages du studio reviennent pour une nouvelle aventure partageant leur rêves avec le public.

La guerre n'a pas un visage de femme

(Théâtre)

D'après Svetlana Alexievitch, mise en scène de Julie Deliquet, 2h30. Après Welfare, Julie Deliquet poursuit son travail documentaire en adaptant cette fois-ci le premier livre de la prix Nobel de littérature Svetlana Alexievitch sur les 800 000 femmes mobilisées dans la Grande Guerre patriotique, largement invisibilisées jusqu'en 1985 et la sortie de son essai, résultat de sept ans de travail.

Notre avis : Quand nous nous asseyons, elles sont déjà là, dans leur appartement communautaire. Svetlana Alexievitch, prix Nobel de littérature 2015, les a rencontrées individuellement et a fait de leur récit son premier ouvrage, censuré, au mitan des années 80. Julie Deliquet prend le relais pour sortir de l'ombre ces femmes ukrainiennes, biélorusses, russes qui ont combattu avec les armes de l'armée de l'URSS après la rupture du pacte germano-soviétique en 1941. Un grand spectacle d'une des meilleures metteuses en scène actuelles, déjà bluffante avec Welfare ou 8 heures ne font pas un jour récemment.

Ivanov

(Théâtre)

D'après Anton Tchekov, mise en scène de Jean-François Sivadier, 2h30. Il y a un an, Ivanov avait un domaine, se sentait fort et était apprécié de ses voisins. Aujourd'hui, il n’est plus que l’ombre de lui-même, envahi par un fort sentiment de culpabilité et de solitude alors que sa vie est livrée aux rumeurs de la société qui l’entoure, entre ennui, alcool et méchancetés sur fond d’antisémitisme après son mariage avec Anna Petrovna, une jeune fille juive.

Numéro deux

(Théâtre)

D'après David Foenkinos, mise en scène de Sophie Accard, 1h30. En 1999 débutait le casting pour trouver le jeune garçon qui allait interpréter Harry Potter et qui, par conséquent, deviendrait mondialement célèbre. Des centaines de garçons furent auditionnés, pour qu'il n’en reste plus que deux. Ce spectacle raconte l’histoire de celui qui n’a pas été choisi.

Notre avis : C'est l'histoire d'un gamin qui a failli jouer Harry Potter au cinéma, sauf qu'il a été doublé dans la dernière ligne droite par Daniel Radcliffe. Ce Numéro deux doit donc regarder la réussite du numéro un de loin. Adapté par Léonard Prain et mis en scène par Sophie Accard, le roman fictionnel de David Foenkinos prend vie dans un spectacle efficace et captivant qui rencontre un succès mérité depuis sa création en début d'année à Paris dans le théâtre privé.

Le roi des ours

(Théâtre)

Mise en scène de Quentin Dubois, 1h, dès 7 ans. Thor est un grizzly majestueux, robuste et solitaire, qui règne sur les montagnes du grand Nord canadien. Quand deux hommes le prennent en chasse et le blessent, une course-poursuite effrénée s’ensuit qui les mènera sur les plus hauts sommets rocheux.

L'art de toucher le clavecin

(Classique et Lyrique)

À l’occasion des quatre cents ans de la naissance du compositeur Louis Couperin, le pianiste Jean Rondeau se plonge dans l’intégrale de l'artiste. À travers ses Suites et quelques Préludes, il lui rend hommage en l’accompagnant d’autres œuvres de son neveu François Couperin, de Jean-Philippe Rameau et de Pancrace Royer.

Les musiques de la nuit

(Classique et Lyrique)

Par les musiciennes et musiciens de l’ONL, 1h. Au total, huit instrumentalistes (hautbois, clarinette, basson et cor) issus de l'ONL interprèteront tout un récital composé de l'Octuor op. 103 de Beethoven, de l'Octanphonie de Bozza et de la Sérénade n° 12 de Mozart, en préparation de la Septième Symphonie, «Chant de la nuit» de Mahler et du Petit Concert d’orgue qui l’accompagne.

Kanaga

(Rock & Pop)

Jeune artiste lyonnais oscillant entre rock et nouvelle pop, Kanaga s'inspire de Childish Gambino, Artemas ou encore YellowStraps pour créer une musique efficace infusée de guitares réverbérées et de synthétiseurs empruntés aux musiques électroniques.

Electric Callboy

(Rock & Pop)

Trois ans après la sortie de leur sixième album, le sextuor allemand Electric Callboy montera sur la scène de la LDLC Arena afin d'offrir au public lyonnais un ensemble de riffs électrisants soutenus par une énergie scénique imparable.

Stéphanie Machart

(Humour & Café Théâtre)

Dans Entre deux. Au quotidien, Stéphanie Machart vit entre deux mondes : le jour, elle est DRH, et le soir, humoriste. Sur scène, elle utilise ce grand écart comme source d’inspiration et d’autodérision.

Issa Doumbia

(Humour & Café Théâtre)

Dans Monsieur Doumbia. Actif depuis de nombreuses années sur la scène humoristique française, Issa Doumbia est de retour sur scène avec un nouveau spectacle, fidèle à son style naviguant entre des observations fines et des sketchs percutants.

Élodie Poux

(Humour & Café Théâtre)

Dans Le syndrome du papillon. Dans son nouveau spectacle, Élodie Poux utilise son talent d’humoriste pour aborder des sujets tels que les conditions de vie au travail dans les crèches, l'interruption volontaire de grossesse, la santé mentale ou le patriarcat, qu’elle évoque avec légèreté.

Chantal Ladesou

(Humour & Café Théâtre)

Dans On the road again. Malgré les années, Chantal Ladesou continue de marquer les esprits avec son humour et son énergie. Dans son dernier spectacle, qu'elle viendra jouer à la Bourse du Travail, elle donnera son opinion sur les aléas de la vie de famille, le monde du show-business et les absurdités de la société contemporaine.

El camino de mi alma

(Théâtre)

Lors d'un voyage en Andalousie, la chorégraphe Caroline Vialletelle a rencontré le flamenco, une danse qui a marqué son histoire de femme, de danseuse et de chorégraphe. Dans ce seule en scène, elle raconte l’histoire d’une femme qui part à la rencontre d’elle-même, qui se découvre et qui reprend possession d’elle.

Revnoir + Tss

(Rock & Pop)

Entre metalcore et emopop, les groupes français Revnoir et Tss connaissent une forte ascension depuis quelques mois. Les voici maintenant au Marché Gare dans le cadre d'une tournée commune, l'occasion de découvrir ces nouveaux talents.

Moji X Sboy

(Rap)

Originaire de Belgique, le duo composé de Moji et Sboy s'est rapidement imposé comme l’un des groupes les plus prometteurs et singuliers de la scène rap francophone grâce à leur musicalité et leur audace, un talent qu'ils viendront montrer au public lyonnais sur le rooftop du Sucre.

Joe Bel

(Rock & Pop)

Deux ans après la sortie de son second album Family Tree, écrit alors qu'elle attendait son deuxième enfant, Joe Bel revient près de ses terres natales, armée de sa folk teintée de pop et de soul.

Diane Segard

(Humour & Café Théâtre)

Dans Parades. Mêler comédie et introspection, c'est la recette qui a mené à l'élaboration du nouveau spectacle de Diane Segard, qui explore les thèmes des défis de la vie moderne et les complexités des relations humaines avec un humour incisif.

Le Petit Prince

(Classique et Lyrique)

Direction musicale de Marc-Olivier Dupin, par l'Orchestre national de Lyon, 1h. Si l'année dernière c'était un petit ensemble instrumental qui interprétait ce spectacle, c'est maintenant au tour de l'orchestre symphonique qui illustrera le conte d'Antoine de Saint-Exupéry dans une version moderne, colorée et dynamique mêlée aux dessins de Joann Sfar et portée par la voix de Benoît Marchand.

Emmanuelle Pravieux

(Photographie)

Fin janvier, la galerie Imag'in accueille la photographe Emmanuelle Pravieux, cherchant à retranscrire les temps forts de la vie sur papier glacé.

Sophia Aram

(Humour & Café Théâtre)

Dans Le monde d’après. Pour son cinquième spectacle, Sophia Aram a choisi de s’amuser avec les folies de notre époque, sans filtre mais pas sans conviction, aussi ferme dans ses motifs d’indignation que drôle dans sa manière de les mettre en scène.

Notre avis : Revoilà Sophia Aram, humoriste estampillée France Inter qui tourne en ce moment avec "Le Monde d'après", un cinquième spectacle qui déplore l'état de la société française d'aujourd'hui. Un one-woman-show en forme de longue chronique d'actualité qui se voudrait au-dessus de la mêlée et du camp d'où elle vient : la gauche. Mais une longue chronique dont ne ressort qu'une triste amertume et pas mal d'obsessions de droite. Ainsi qu'un fataliste "c'était mieux avant" qui, une fois les applaudissements terminés, nous fait penser que Sophia Aram, c'était en effet mieux avant.

Funny funny bones

(Théâtre)

De Rui Paixão, 30 min, dès 12 ans. Avec audace et minimalisme, Rui Paixão réinvente le clown comme figure brute et libératrice, où le rire et les émotions s’entrelacent dans une expérience cathartique, sans histoire, sans masque et sans artifice.

Orchestre vide, longing for you

(Danse)

Chorégraphie et mise en scène d'Habib Ben Tanfous, 45 min, dès 14 ans. Au cours d'une soirée karaoké, cinq personnages aussi éclectiques que singuliers se racontent et dévoilent leurs propres failles à travers les mots de chansons d’une époque qu’elles et ils n’ont pas connue, entre mouvement et silence, transformant le corps en un instrument qui révèle l’invisible.

Virtuose Italie

(Classique et Lyrique)

Accompagnés de l'ensemble de cordes de l’orchestre de l’Opéra de Lyon, le violoniste Nicolas Gourbeix et le contrebassiste Cédric Carlier rendront hommage à la contrebasse, l'une des voix graves de l'orchestre à travers des compositions de Gioachino Rossini, Giovanni Bottesini et Giuseppe Verdi.

Mayane

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Mayane, de l'ombre à la lumière. Lorsqu’en septembre 2004, les parents de Mayane quittent la maternité avec une petite fille porteuse de trisomie 21, ils sont terrassés. Mais quelques jours après, en voyant son regard plein de vie, ils se font une promesse : élever leur fille comme n’importe quel enfant, lui donner toutes ses chances et ne jamais baisser les bras.

Jimmy

(Danse)

Chorégraphie de Pierre Pontvianne, 50 min, dès 14 ans. Pierre Pontvianne invite le danseur Jazz Barbé à s’emparer de la scène dans un nouveau rêve éveillé. Le visage à quelques centimètres du sol, l’interprète déplie sa danse géométrique, calculant chaque geste avec une précision mathématique.

L'écho des couleurs

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 14 janvier à 18h30. Cette année encore, les artistes de la Maison des arts poseront leurs toiles à la Ferme du Vinatier le temps d’une exposition regroupant une sélection d’œuvres réalisées dans son atelier.

Rêveries à Flavigny

(Photographie)

Vernissage le 14 janvier à 18h30. Réalisée par la réalisatrice Kahina Lequerrec, cette exposition donne à voir des fragments de vie des adolescents pris en charge au sein de l’Unité d’hospitalisation Hubert Flavigny à travers une série d'autoportraits sensibles et vivants.

Midi de l'Audi #2

(Classique et Lyrique)

Direction musicale de Giovanni Radivo, 1h. L'Auditorium de Lyon offre la possibilité de déjeuner en musique en proposant une parenthèse musicale avec un concert présenté. Au programme, la Symphonie en ré majeur de Kraus et la Symphonie n° 29 en la majeur de Mozart.

Mozart / Kraus

(Classique et Lyrique)

Direction musicale de Giovanni Radivo, 1h20. Au poste de violon solo supersoliste à l’Orchestre national de Lyon depuis 1999, Giovanni Radivo continue son exploration de la symphonie classique. Après avoir fait découvrir Salieri et Vaňhal la saison dernière, c'est au tour de Joseph Martin Kraus, surnommé le Mozart suédois, exact contemporain de l’illustre musicien viennois.

Clo

(Rock & Pop)

Dans un format piano-voix épuré, la chanteuse Clo viendra transporter le public du Marché Gare dans son univers pop, coloré et mélancolique lors d'un déjeuner concert, l'occasion de (re)découvrir ses textes personnels gorgés de résilience et ses mélodies captivantes.

Mirage

(Danse)

Chorégraphie de Damien Jalet, 1h, dès 14 ans. Pour la première fois, le public lyonnais aura l'occasion de découvrir le Ballet du Grand Théâtre de Genève à travers une création cosignée par le chorégraphe Damien Jalet et le sculpteur-scénographe Kohei Nawa, quatrième volet de leur collaboration mettant en scène une nouvelle confrontation entre l’homme et la matière.

Notre avis : Attention, choc plastique et visuel ! S'inspirant du phénomène des mirages et de la Fata morgana, ces illusions d'optique liées à des conditions météorologiques spécifiques, le chorégraphe Damien Jalet et l'artiste visuel Kohei Nawa plongent 17 interprètes du Ballet de Genève dans une sorte de désert métaphorique. Des interprètes aux corps maquillés et transformés en figures fantasmatiques ou spectrales qui errent dans ce désert, à la recherche d'eux-mêmes à travers moult métamorphoses.

Annette

(Théâtre)

Mise en scène de Clémentine Colpin, 1h50, dès 13 ans. Il y a huit ans, la metteuse en scène belge Clémentine Colpin fait la connaissance d’Annette, deux fois plus âgée qu'elle. Cela bouleverse son rapport au monde : indomptable, emplie d’un insatiable désir de liberté, Annette a toujours fini par se défaire des rôles de femme, mère, secrétaire, épouse… dans lesquels elle était enfermée pour se réinventer sans cesse. Sur scène, elle rejoue sa vie et se raconte à cœur ouvert, sans tabou, de son enfance dans les années 1950 à sa mort rêvée.

Notre avis : Il faudrait ne rien dire de cette création qui a fait - à juste titre - l'évènement dans le Off d'Avignon cet été, si ce n'est que la créatrice Clémentine Colpin a collaboré déjà avec les hétéroclites et talentueux Christiane Jatahy, Robert Cantarella, Jaco Van Dormael et qu'elle a été formée en Belgique et en Suisse. Elle a décidé de construire son spectacle autour de la septuagénaire Annette et la place au centre de la scène alors qu'elle n'est pas comédienne. Autour d'elle, une jeune troupe d'interprètes fait revivre celles et ceux qu'elle a côtoyés.

Jojo Bernard

(Humour & Café Théâtre)

Dans Tout le monde il est beauf. Après son premier spectacle Sa m'sul tro !!, l'humoriste Jojo Bernard revient sur scène avec un nouveau one man show sur le thème du voyage en racontant son périple jusqu'en Australie depuis son Nord natal pour trouver le plus gros beauf de la planète.

Parler pointu

(Théâtre)

Texte de Benjamin Tholozan et Hélène François, mise en scène d'Hélène François, 1h25, dès 11 ans. Benjamin a grandi dans un village du midi, où toute sa famille vit encore, et parlent avec l’accent. Sauf lui, qui a dû gommer son accent pour devenir acteur. Au-delà du comique, Benjamin Tholozan soulève une question hautement politique qui parle de l’abandon progressif des accents, des langues régionales et de la diversité des identités.

Swann Périssé

(Humour & Café Théâtre)

Dans Calme. Avec son nouveau spectacle, Swan Périssé aborde avec légèreté et sarcasme des thématiques contemporaines comme l'écologie et les relations modernes, le tout dans un mélange de comédie et de critique sociale inspiré de ses expériences personnelles et de l'actualité.

Dvořák / Korngold

(Classique et Lyrique)

Par les musiciennes et musiciens de l'ONL, 1h15. Entre l’écriture fiévreuse et l’opulence sonore d'Antonín Dvořák et d'Erich Wolfgang Korngold, le quintette violon/alto/violoncelle/piano de l'ONL repousse les limites de la musique de chambre et atteint à une ampleur presque orchestrale.

Génération Céline

(Rock & Pop)

Après L'Héritage Goldman, le Concert Extraordinaire est de retour avec un hommage à Céline Dion dans un dispositif XXL reprenant sa discographie à travers les voix de quatre artistes.

Le crime pas fait

(Humour & Café Théâtre)

Écrit par Romain Franklin, 1h15, dès 12 ans. Dans les années 1960, un blessé de guerre, vit reclus dans un appartement londonien, vissé dans son fauteuil roulant. Auteur de romans noirs à succès, sa machine à écrire est son seul refuge, quand débarque une nouvelle auxiliaire de vie, Élisabeth.

Groseille

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Clémence Baltazard, 1h10, dès 14 ans, Groseille travaille au Doll House Cabaret, un lieu étrange où elle répète jour et nuit les mêmes performances. Elle semble être la seule danseuse de ce cabaret lugubre. Sa féminité, trop lisse, trop parfaite, saturée de stéréotypes, finit toutefois par devenir inquiétante. Quelque chose cloche chez elle, que son majordome Hector doit à tout prix contenir et contrôler.

Nora Hamzawi

(Humour & Café Théâtre)

Sur scène, Nora Hamzawi revient au plus près de son intimité avec un franc parler en utilisant son couple comme sas de décompression au chaos extérieur.

Notre avis : Figure de l'humour miroir, Nora Hamzawi se livre spectacle après spectacle, avec un talent certain d'interprétation, sur son quotidien et ses obsessions. Aujourd'hui mère, la voilà de retour avec un troisième stand-up dans lequel elle se dévoile anxieuse face à l'époque actuelle. « Plus je suis inquiète sur l'état du monde, plus je consulte pendant des heures des trucs artificiels, comme des tutos de maquillage » déclarait-elle au Monde il y a quelques mois. Autodérision, toujours.

James McVinnie

(Classique et Lyrique)

L'organiste anglais James McVinnie monte sur la scène de l'Auditorium de Lyon pour un récital brisant les codes de l’instrument à tuyaux avec, au programme, des compositions de Meredith Monk, Julia Wolfe, Sufjan Stevens, Nico Muhly, Laurie Spiegel, Marcel Dupré, Olivier Messiaen, Giles Swayne et Philip Glass.

Harry Potter et l'Ordre du Phénix

(Ciné Concert)

La LDLC Arena accueille une projection du film Harry Potter et l’Ordre du Phénix avec la bande-son jouée en live par le Yellow Socks Orchestra pour reprendre les thèmes du compositeur Nicholas Hooper.

Majorettes

(Danse)

De Mickaël Phelippeau, par la compagnie Bi-Portrait, 1h, dès 12 ans. Mickaël Phelippeau invite sur scène les Major’s Girls, une troupe de femmes d’une soixantaine d’années, pour un hommage vivant aux majorettes qui l’ont fasciné enfant. À travers leurs récits, leurs gestes et leur énergie, le chorégraphe célèbre l’amitié, l’effort, la fierté d’être ensemble, loin des clichés.

Notre avis : Quand un chorégraphe (Mickaël Phelippeau) adepte des portraits de groupe s'intéresse à un club de majorettes (les Major's Girls) dont la plupart des membres ne sont plus très jeunes, ça donne un spectacle d'une grande émotion et d'une immense vitalité. Entre moments de pure démonstration d'un art souvent vu comme désuet voire ringard et d'autres de confessions touchantes ou drôles, Majorettes est une sorte de parenthèse hors du temps emplie de générosité.

Le souffle de la forêt

(Classique et Lyrique)

Direction de Franck Ollu, par l'Orchestre national de Lyon, 1h20. Les organistes Grégoire Rolland et James McVinnie s'associent à l'ONL pour un récital sur le thème de la forêt avec des airs de Grégoire Rolland, Gabriella Smith et Claude Debussy.

Paul Mirabel

(Humour & Café Théâtre)

Dans Par amour. Révélé grâce à son humour pince-sans-rire et son attitude nonchalante sur scène, Paul Mirabel revient à Lyon dans le cadre de la tournée de son nouveau spectacle, où il fera son petit inventaire d'anecdotes rocambolesques du quotidien.

Teletech

(Musique Electronique)

Les soirées Teletech reviennent à la Halle Tony Garnier pour leur quatrième édition lyonnaise, qui pourra compter sur un lineup XXL composé de 999999999, Novah, Stef de Haan, Bae Blade en B2B avec Emilija et Blk. en B2B avec Shlømo.

Groupe de lectures féministes

(Lectures)

Le cercle de lecture de la Librairie à Soi.e est de retour ! Pour cette rencontre, les participants sont conviés à ramener un ou deux albums écrits par une femme ou une personne issue d’une minorité de genre. À noter : l'évènement est en mixité choisie, sans hommes cisgenres.

L2B

(Rap)

Composé de trois amis d'enfance, IDS, LKN et D2, le trio L2B est actuellement en tournée pour promouvoir son dernier album Nés pour briller, sorti en février dernier. Une tournée entre France, Belgique et Luxembourg, qui passera notamment par le Transbordeur !

Rilès

(Rap)

Trois mois après la sortie de son troisième album The 25th hour, Rilès monte sur la scène de la LDLC Arena pour son premier concert de 2026, l'occasion pour le public lyonnais de (re)découvrir son hip-hop infusé de soul, de RnB, et de gospel.

Azaline se tait

(Théâtre)

De lise Martin, ms Emilie Le Roux, cie Les Veilleurs, 1h, dès 10 ans

Charles Salles

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son roman Lagarce, fiction. Trente ans après sa mort, le documentariste américain Gus Idaho mène l'enquête sur le comédien, metteur en scène et dramaturge Jean-Luc Lagarce en faisant défiler ses proches devant la caméra. Tour à tour, la mère, le père, les producteurs Lucien et Micheline Attoun, la comédienne, l’Alter Ego et le Romancier le font revivre sous toutes ses facettes.

Olivier Faust

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 10 janvier de 18h à 22h. La Galerie Imag'in accueille pendant une semaine les œuvres du peintre Olivier Faust, qui cherche dans ses tableaux à saisir l'essentiel de son sujet, retranscrit avec des couleurs vives et terreuses.

Artagora : Musée des Offices, gloire de Florence

(Conférences)

Dans son nouveau cycle de conférences, Artagora donne le micro à Damien Capelazzi, historien de l'art, pour éclairer certains artistes ou sujets. Cette fois-ci, le sujet sera le Musée des Offices de Florence, rassemblant la collection existante la plus complète d'œuvres de Raphaël et de Botticelli, ainsi que les principales du Caravage, de Dürer, de Rubens et de Léonard de Vinci.

Les arts face aux enjeux écologiques

(Conférences)

Modérée par Sabine Quindou, avec Grégoire Rolland, organiste et compositeur, et Gabriella Smith, compositrice. En complément des concerts de la Biennale d’orgue tenue à l'Auditorium de Lyon, ce dernier accueillera également une conférence sur les enjeux écologiques auxquels fait face le milieu artistique, en compagnie de la compositrice Gabriella Smith qui interviendra en vidéo depuis Los Angeles, sans oublier l'orgue de l'Auditorium, qui s'exprimera sous les doigts de l'organiste Grégoire Rolland.

Brel, la sueur et les rêves

(Théâtre)

Mise en scène de Julien Tiphaine. D’après les interviews et textes de Jacques Brel, Julien Tiphaine, tire le portrait d’un homme avide d’amour et d’aventure. Mettant en parallèle des extraits de chansons et d’entretiens, ce spectacle invite à naviguer dans l’imaginaire du chanteur, entre désespoir et aspiration à une vie poétique intense et riche.

Mesure pour mesure

(Théâtre)

D'après William Shakespeare, mise en scène de Lucile Lacaze, 1h35. Le jeune Claudio est alors condamné à la décapitation pour fornication par le puritain Angelo, régent de la ville. Sa sœur Isabella, novice dans un couvent, tente d’obtenir sa grâce auprès d’Angelo, qui lui propose la vie de son frère en échange de sa virginité. Obligée de sortir du couvent, elle se retrouve prise au piège de ce monde d’hommes qu’elle avait fui.

Murnau, Tabou

(Ciné Concert)

Dernier film du cinéaste allemand Wilhelm Murnau, Tabou est un hymne à la nature de la Polynésie et à son caractère sacré, racontant l'histoire d'amour impossible entre Matahi, un pêcheur de perles, et Reri, une jeune femme vouée au dieux par le chef du village, ce qui la rend « taboue », intouchable. L'organiste polonais Karol Mossakowski accompagnera la projection de ce film par ses improvisations à l'orgue.

Camille Teste

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Embrasser la bisexualité. Alors que 10 % des moins de 30 ans se disent bisexuel·les, la société continue de raisonner en termes binaires, entre stéréotypes, effacement dans les médias et discrimination. À travers un essai qui mêlant analyses sociologiques, témoignages et expériences intimes, Camille Teste interroge l’invisibilisation des personnes bisexuelles et révèle les violences silencieuses qu’elles subissent.

Alex Vizorek

(Humour & Café Théâtre)

Dans 2 1/2. Pour son troisième spectacle, Alex Vizorek repart en tournée avec seulement un pied de micro, au lieu des mises en scène ambitieuses des deux précédents. Cette fois-ci, il se laisse la liberté d’improviser, de parler de l’ère du temps, de faire plus d’introspection, le tout dans un cadre plus intime imposé par de plus petits lieux.

Notre avis : Vizorek a décidé de se moquer de nos angoisses. Et quelle angoisse plus universelle que celle de la mort ? Après l'art, l'humoriste belge, ex-star de France Inter et désormais sur RTL, a choisi une posture de conférencier philosophe pour faire d'un thème funèbre l'objet principal de son deuxième one-man-show. Classieux, brillant, il mêle avec habileté sujets intellos et blagues potaches sur la masturbation.

[Rakatakatak] C'est le bruit de nos cœurs

(Théâtre)

Mise en scène de Logan De Carvalho, par la compagnie Tracasse, 1h50, dès 14 ans. En 2087, dans une périphérie urbaine nommée « la zone », où la vie est difficile, Driss et Trac s’aiment et expérimentent un amour sans possessivité, à distance du patriarcat. Les deux amants se retrouvent alors au cœur des affrontements entre la population de « la zone » et celle, plus riche, des « villes dômes ».

Laurent Gerra

(Humour & Café Théâtre)

Dans Laurent Gerra se met à table. Avec une nouvelle carte composée de plats signature, Laurent Gerra a confectionné un nouveau spectacle et il y en aura pour tous les goûts : de la politique à la chanson en passant par la télévision et le cinéma, l'actualité passe à la casserole.

Pillowgraphies

(Danse)

Chorégraphie de Sarah Crépin, mise en scène de Étienne Cuppens, par la compagnie La BaZooKa, 45 min, dès 6 ans. La compagnie La BaZooKa investit pour la première fois la Maison de la Danse avec Pillowgraphies, une fantasmagorie pour sept interprètes recouverts de draps blancs. Grâce à un jeu de lumière noire, les corps semblent flotter au-dessus du sol, donnant l'illusion d'un ballet de fantômes.

Bovary Madame

(Théâtre)

D'après Gustave Flaubert, mise en scène de Christophe Honoré, 2h45, dès 15 ans. Sur la scène du théâtre, Christophe Honoré mêle le cirque et le cinéma pour donner corps aux Mœurs de province décrites par Flaubert, et réinterprète l'histoire d'Emma Bovar, coincée dans une petite ville de province et son mariage sans éclat, qui ne renonce pourtant pas à ses aspirations romantiques.

Notre avis : Le cinéaste Christophe Honoré aime les auteurs et les autrices, surtout quand il les amène au théâtre. Lui qui, en tant que metteur en scène, a déjà approché le courant du Nouveau Roman, le monument Marcel Proust ou encore certaines figures littéraires tragiquement mortes du sida, revisitera, dans son prochain spectacle et avec des interprètes fidèles (dont Ludivine Sagnier), le mythique Madame Bovary de Flaubert. Création mi-septembre en Suisse avant une tournée en France.

Détective Lovecraft

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Julien Bourières 1h15, dès 12 ans. New York, 1943. Le détective Howard Phillips Lovecraft est engagé par Veronica, une femme fatale envoûtante, pour retrouver son mari ainsi qu’un livre occulte légendaire : Le Necronomicon. Très vite, son enquête le plonge dans un univers aussi mystérieux que dangereux.

Présentation de l'orgue

(Classique et Lyrique)

Composé de plus de 6400 tuyaux et ayant récemment reçu une nouvelle console dernier cri, l'orgue de l'Auditorium de Lyon recèle de nombreux secrets, qu'il révèlera sous les doigts du compositeur Grégoire Rolland lors de cette présentation.

L'inhabitante

(Théâtre)

Mise en scène de Maxime Mansion, 1h. Cette pièce met en scène plusieurs générations de femmes qui se croisent, comme Jules, 17 ans, qui quitte l’appartement étroit où elle a grandi pour vivre dans des squats, Denise, qui ne fait que déménager ou Suzanne, travailleuse du sexe, qu’on expulse de la Zone en pleine gentrification.

Fabien Olicard

(Humour & Café Théâtre)

Dans Une heure de mentalisme. Dans son nouveau spectacle, Fabien Olicard mêle humour, histoires passionnantes et mentalisme à travers des numéros jamais dévoilés, créant une expérience interactive avec le public.

Patrick Chanfray

(Humour & Café Théâtre)

Dans Advienne que devra. Dans le pays numéro un des consommateurs d’anti-dépresseurs, il faut être épanoui, collectionner les réussites, manger bio, rester soi-même et surtout se détendre, ce que propose Patrick Chanfray dans son spectacle.

Julien Sonjon

(Humour & Café Théâtre)

Dans Un spectacle de type magie. Formé au théâtre d'improvisation, Julien Sonjon est un comédien mélange sur scène stand up, improvisation et magie dans un spectacle inspiré de la formule de l'improvisation, progressant comme un dialogue spontané entre lui-même et le public.

Mickaël Bièche

(Humour & Café Théâtre)

Dans Classe moyenne. Quarantenaire, Mickaël Bièche rit dans son spectacle de la « moyennitude » des classes moyennes avec panache, entre stand-up ciselé et personnages osés.

Le grand soir de l'année

(Humour & Café Théâtre)

Après le succès des éditions précédentes, Le Grand Soir de l'Année est de retour pour fêter le nouvel an ! Au programme, Tristan Lucas, Cécile Marx, Umut Köker, Lise Dehurtevent, Antek et Rémi Boyes, le tout présenté par Tristan Lucas.

Arnaud Cosson

(Humour & Café Théâtre)

Dans Le syndrome de la page blanche. Dans ce one man show, Arnaud Cosson affranchit son imagination de tous les doutes pour faire face au syndrome de la page blanche et livrer une expérience personnelle qu’il fera vivre au public de l’intérieur, entre humour, authenticité et émotion.

Réveillon du 31

(Théâtre)

Pour finir l'année en beauté, le Rikiki accueille trois représentations de la pièce Un ascenseur pour deux de Julien Bourières, racontant l'histoire de Sarah et Tom, condamnés à répéter la même journée en boucle.

Dernier réveillon avant l'année prochaine

(Théâtre)

Texte par la compagnie du Bistanclac, mise en scène de Valérian Moutawe, 1h25. 31 décembre. Un tueur en série particulièrement sordide est repéré dans les hauteurs de Gap. Pendant ce temps-là, Émile, Louise et Alexie sont en route, direction le réveillon de la Saint Sylvestre. Perdus au milieu des Alpes alors qu’une tempête historique se lève, ils décident de s’arrêter dans une station-service avec pour seul occupant, un personnage pour le moins inquiétant.

NYE

(Musique Electronique)

Pour finir l'année en beauté et démarrer la nouvelle en grande pompe, le Sucre organise une grande soirée du nouvel an, dont le lineup sera bientôt révélé.

Madame Arthur fête le Nouvel An

(Spectacles Divers)

L'Opéra de Lyon accueille 2026 en grande pompe avec le cabaret de Madame Arthur. Pour l'occasion, la célèbre institution parisienne dévoilera un show inédit en live piano-voix avec Martin Poppins, Odile de Mainville, La Baronne du Bronx, Cosme Mc Moon et Arnaud Boursain.

Club Opéra : NYE party

(Musique Electronique)

À l’occasion du 31 décembre, l’Opéra de Lyon se métamorphose en club géant et invite des figures incontournables de la scène électronique locale et internationale : Sibel, Felicie, Oposition, Fleur From desire, Pedro Bertho en B2B avec P errine et Jen Cardini en B2B avec Audrey Danza.

Des étoiles plein les yeux

(Cirque)

Conçu par Ouhlala Lyon, ce spectacle comprendra des représentations de danse, d'acrobaties, de chant, de diabolo, de jonglage, de percussions et de beatbox.

Casse-Noisette / Le Lac des cygnes

(Classique et Lyrique)

Direction musicale de Paul Connelly, par l'Orchestre national de Lyon. Pour terminer l'année en douceur, l'Auditorium de Lyon accueille une représentation des plus beaux morceaux de Tchaïkovski, issus de ses ballets Casse-Noisette, La Belle au bois dormant et Le Lac des cygnes, le tout sublimé par une chorégraphie interprétée par Dorothée Gilbert, danseuse étoile, et de Thomas Docquir, premier danseur de l’Opéra de Paris.

S. society

(Musique Electronique)

La messe dominicale du Sucre est de retour pour une nouvelle édition, comme tous les dimanches, avec une programmation qui sera bientôt révélée.

Club

(Musique Electronique)

Nouvelle soirée club au Sucre, avec à l'affiche la DJ, diggeuse et curatrice Olivia Mendez, qui fera sa première sur le rooftop ce soir-là, accompagnée de Kuss et sa techno racée et élégante, ainsi que 44hz et Soām, les deux cofondateurs d’Abstract Syndicate en back to back pour compléter ce plateau.

François Guédon

(Humour & Café Théâtre)

Dans Le procès Guédon. Alliant l’intelligence à la vanne et la démonstration à la parole, le comique clame son innocence face à un tribunal l'accusant de ne rien respecter.

Disney en concert

(Ciné Concert)

L'univers de Disney vient cette année encore investir la Halle Tony Garnier avec un nouveau spectacle, cette fois-ci sur le thème du voyage, de la savane du Roi Lion aux forêts nordiques de la Reine des Neiges en passant par les rivières sauvages de Pocahontas.

Le Père Noël est une ordure !

(Théâtre)

D'après le Splendid, 1h25. Un soir de Noël, à la permanence téléphonique parisienne de l’association SOS Détresse Amitié, deux bénévoles, Pierre et Thérèse, sont perturbés par l’arrivée de personnages marginaux et farfelus provoquant des catastrophes en chaîne.

Ka-in

(Cirque)

Mise en scène et chorégraphie de Raphaëlle Boitel, par le Groupe acrobatique de Tanger, 1h15, dès 7 ans. Baigné dans un clair-obscur transpercé par un puissant bleu du Maroc, le nouveau spectacle du Groupe acrobatique de Tanger se joue des tensions entre les gestes de ses treize interprètes pour raconter une épopée inspirée par la quête d’émancipation de la ville de Tanger, au carrefour des mers et des continents.

Lucas Hueso

(Humour & Café Théâtre)

En pleine création de son prochain spectacle, Lucas Hueso monte sur la scène de l'Espace Gerson pour peaufiner ses derniers sketches.

Mon pote

(Impro)

Texte et mise en scène d'Alexandre Schreiber, 45 min, dès 3 ans. L'un est issu de famille d’accueil, le second est le petit nouveau de la classe ; deux garçons vont petit à petit devenir copains, amis, puis potes, malgré les différences et le regard des autres.

S. society

(Musique Electronique)

Nouvelle édition du S. society, placée sous le signe de la techno, de la bass, de l'eurodance et de la rave, avec Patrick Mason, l'une des moitiés du duo SVRD, habitué du Berghain. Il sera succédé aux patines par Urva Estreva et Dramax pour des sets à l’énergie solaire et contagieuse.

Mourir d'Aimer - Les Amants Maudits de Mai 68

(Théâtre)

Écrit par Fabrice Gauvin et Grégory Fostier, 2h15. Marquée par les mouvements populaires de contestation s'étant développés lors du mois de mai, l'année 1968 a bouleversé la France. Au cœur de ce contexte fragilisé, une histoire d'amour secoue également l'opinion publique, celle d'Emma, professeure de français, et Pierre, son élève lycéen voulant vivre leur amour.

23:59

(Musique Electronique)

Le collectif 23:59 débarque au Transbordeur pour un marathon de plus de cinq heures oscillant entre tekno et hardtechno avec un lineup composé des DJs Vortek's, Zapravka, Skone et Hermos, le tout porté par une scénographie concoctée par Eclectik.

Club x Dure Vie

(Musique Electronique)

Le temps d'une soirée, le Sucre laisse carte blanche au média Dure Vie, qui invitera le DJ Djrum, qui explore depuis plus de dix ans un grand nombre de styles musicaux, allant de la techno au jazz, en passant par la samba, la jungle et l'electronica. Il sera accompagné de Neida, co-fondateur du collectif bordelais Super Daronnedans un set live, ainsi que de Salma Rosa, entre bass, trip-hop, shoegaze et dub.

Petit concert d'orgue #2

(Classique et Lyrique)

Nommé organiste de chœur à l’église Saint-Sulpice de Paris en septembre 2024, Axel de Marnhac est invité par l'Auditorium de Lyon à jouer un récital conviant des airs de Marcel Dupré, Louis Vierne, Claude Debussy, Elsa Barraine et Maurice Duruflé.

Concert d'hiver

(Classique et Lyrique)

Direction musicale de Clément Brun, par la maîtrise de l'Opéra de Lyon 1h, dès 6 ans. Pour célébrer la fin de l’année et la venue de l’hiver, la maîtrise de l'Opéra de Lyon se dévoile dans son tout nouveau concert avec, au programme, un ensemble de pièces vocales sur des textes de poètes et poétesses français, anglais ou encore chiliens, parmi lesquels Victor Hugo, Kathleen Raine ou encore Gabriela Mistral.

Au Pays du sourire

(Classique et Lyrique)

Réunis en petit ensemble instrumental, les musiciens et musiciennes de l’Orchestre de l’Opéra de Lyon explorent avec ce concert le monde de l’opérette et la vogue de l’exotisme musical qui a conquit les artistes au cours du XIXe siècle et qui perdure au XXe siècle. Au programme, Carl Zeller, Franz Lehár, Albert Ketelbey et Enrico Toselli.

Pas de SOS, y'a Karaogay·x

(Jeux)

Plus qu'un simple karaoké, le Karaogay a été conçu comme une fête inclusive et déjantée où tout le monde a sa place. Pour cette édition au Toï Toï, l'association s'associe avec SOS Homophobie pour pour visibiliser l'association et récolter les fonds avec un système de jeux à gratter pour remporter des lots.

Unartful

(Musique Electronique)

Deux mois après son inauguration, la salle Astéria accueillera les DJs Basswell, 6ejou, 25emeheure, Azdat, Crimson Myu:sa et T78, qui présentera Activator pour une soirée sur le thème de la liberté, de l’énergie et de la bienveillance.

Blind test de Nina & Simone

(Jeux)

Nina & Simone sont de retour au Mob Hôtel pour une résidence mensuelle dans le restaurant, où elles tiendront un blind test, leur spécialité ! De Beyoncé à Nirvana ou de David Bowie à Booba, les gagnants pourront repartir avec de nombreux lots.

Caroline Vigneaux

(Humour & Café Théâtre)

Dans In Vigneaux Veritas. Caroline est à la moitié de sa vie, pile entre les jeunes et les vieux : mintenant qu'elle est en haut de la montagne, elle a décidé de dire la vérité sur son angoisse de l’IA, les masculinistes, les limites du féminisme, les dangers du porno chez les jeunes, et les problématiques de genre.

Transcendia #6

(Musique Electronique)

Sixième édition des soirées Transcendia, qui célèbrent l'union créative des collectifs lyonnais Everybody Trance et parisien Hors-Sol, avec à l'affiche Anaïs Liro, Jolly et S.O.N.S pour une soirée entre house progressive et progressive trance.

Monochrome 5 years

(Musique Electronique)

Après un grand événement à Heat il y a quelques semaines, le collectif lyonnais Monochrome débarque au Sucre pour clôturer en grande pompe la célébration de leurs cinq ans. Pour l’occasion, ils invitent le producteur de techno japonais Wata Igarashi, la SJ et productrice nantaise Aerae et Porunñ, le co-fondateur du collectif, pour une deep techno riche en couches sonores.

Malaa Vs Malaa's alter ego + Jearz + Kainie + Crymø

(Musique Electronique)

Le Petit Salon accueille dans sa grande salle un double set du DJ français Malaa, qui performera à la fois en tant que lui-même et en tant que son alter ego, entre house, tech house, bass house et techno. Il sera accompagné de Jearz dans la grande salle, tandis que la petit salle accueillera Kainie en B2B avec Crymø.

Camille Thouvenot Mettà trio

(Jazz)

Musicien prolifique et polyvalent issu de la scène Lyonnaise, Camille Thouvenot monte sur la scène du Hot Club accompagné de Christophe Lincontang à la contrebasse et Andy Barron à la batterie, trois musiciens passionnés autant par le swing que par le jazz plus moderne.

Notre avis : Le trio du pianiste Camille Thouvenot, auquel se joignent Christophe Lincontang à la contrebasse et Andy Barron à la batterie, donne rendez-vous au Hot club afin de découvrir le second chapitre de leur parcours. Après une étape fondatrice marquée par Crésistance, premier opus intense et engagé, InTriospection, dévoilé l'an passé, approfondit cette trajectoire en mêlant écriture précise et sens aigu du relief sonore. Les phrasés de velours, ponctués de ruptures discrètes et d'harmonies légèrement assombries, matérialisent la nécessité de transformer l'intime en champ d'expérience.

Rocketband + Zepset

(Rock & Pop)

Le temps d'une soirée, le Jack Jack accueille les groupes tribute Rocketband et Zepset, rendant respectivement hommage à Elton John et Led Zeppelin pour trois heures de rock seventies.

Lambrini Girls + M(h)aol

(Rock & Pop)

Venu tout droit de Brighton, le duo féminin Lambrini Girls débarque au Marché Gare pour montrer au public lyonnais leur musique, presque un an après la sortie de leur premier album Who let the dogs out. Ce soir-là, la première partie sera assurée par les Irlandais de M(h)aol, qui explore dans leurs textes des sujets comme le féminisme intersectionnel, le bien-être animal, le consumérisme et la difficulté de trouver sa place dans un monde dépourvu d’empathie.

Nino Arial

(Humour & Café Théâtre)

Dans Pas comme eux. Depuis ses débuts, Nino Arial se démarque sur la scène comique grâce à ses observations astucieuses sur notre quotidien. Dans ce nouveau spectacle, il rappelle à quel point l'humour peut être un miroir de notre société, et que chaque rire peut être une prise de conscience.

Rosse Carbon + Affection Place + Wise Guys

(Rock & Pop)

Les murs du Toï Toï trembleront au cours de cette soirée sous le signe de l'Americana avec les groupes Rosse Carbon, Affection Place et Wise Guys, entre post-rock noise, punk et country alternative.

Arthur de Pins

(Rencontres et Dédicaces)

Pour sa bande dessinée Knight Club. Au Xiie siècle, Séraphine, forgeronne émérite, arpente les déserts de la Terre sainte à la recherche d'une escouade de guerriers pour protéger son village natal des croisés Francs qui menacent de revenir piller les habitants sous peu. Après un casting rocambolesque à Jérusalem, l'armurière parvient à rassembler une équipe des plus redoutables mais aux origines bien différente, ce qui risque de rendre la cohabitation complexe.

Artagora : Vallotton, un nabi pas comme les autres

(Conférences)

Dans son nouveau cycle de conférences, Artagora donne le micro à Damien Capelazzi, historien de l'art, pour éclairer certains artistes ou sujets. Cette fois-ci, le sujet sera le peintre Félix Vallotton, représentant du mouvement nabi, créé en marge de la peinture académique de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.

Allegoria + Quintet Bumbac

(Sono Mondiale)

Soirée sous le signe du rébétiko à l'amphithéâtre de l'Opéra de Lyon, avec le trio Allegoria et le quintet Bumbac, qui proposeront respectivement une interprétation intimiste et épurée du genre, ainsi qu'une nouvelle incarnation des mélodies des Balkans.

Yann Marguet

(Humour & Café Théâtre)

Dans Exister : définition. Pour son premier spectacle, Yann Marguet propose, avec son humour absurde, d'essayer de comprendre le sens de la vie et de relativiser sur les tracas du quotidien, que l'on partage tous.

Notre avis : Après Marina Rollman, Thomas Wiesel et Alexandre Kominek, c'est au tour de Yann Marguet de faire gausser Lyon. Comme quoi le gratin de l'humour francophone vient en bonne partie du pays des montres. On avait surtout appris à le connaître au gré de ses chroniques dans l'émission de France Inter, Zoom zoom zen ou encore dans l'émission de TF1, Quotidien. Décomplexé, presque désinvolte, il performe une fausse naïveté charmante pour mettre en lumière les atrocités de ce monde, sans jamais se départir d'un ton badin qui fonctionne et qui tape là où ça fait mal, et ça fait du bien.

Faada Freddy

(Soul & Funk)

Quelques mois après la sortie de son dernier album Golden Cages, Faada Freddy vient présenter son mélange de soul et de gospel au public du Transbordeur.

Gallowstreet + Acmé

(Jazz)

Venu des Pays-Bas, le brass band Gallowstreet se démarque depuis une dizaine d'années pour ses performances scéniques incendiaires. Quelques mois après la sortie de leur dernier album A trip worth making, les voici au Marché Gare, accompagnés d'Acmé dans un style plus électronique.

Le pire malheur est-il de se croire heureux ?

(Conférences)

Animée par Frédéric Crouslé, professeur agrégé de philosophie. En reprenant les pensées de saint Augustin, Thomas d’Aquin et Blaise Pascal, Frédéric Crouslé propose d'analyser la définition du bonheur selon la pensée chrétienne, et si cette perspective oblige à dédaigner l’espoir d’un bonheur vécu sur Terre.

Fun times

(Danse)

Chorégraphie de Ruth Childs, 1h10, dès 12 ans. Dans un cabaret aussi joyeux que troublant, cinq interprètes virtuoses oscillent entre légèreté et désordre, portés par une danse déchaînée et des vocalises désaccordées.

L'amour et la mer

(Classique et Lyrique)

Direction musicale de Nikolaj Szeps-Znaider, par l'Orchestre national de Lyon, 1h15. En écho à l’exposition du Musée des beaux-arts de Lyon consacrée aux œuvres inspirées par les falaises d’Étretat, l'Orchestre national de Lyon interprète le Poème de l’amour et de la mer d'Ernest Chausson avant de se lancer dans Pulcinella, à travers lequel Stravinsky revisite Pergolèse.

Notre avis : Ernest Chausson ne mit rien moins qu'une dizaine d'années (1882-1892) pour composer son chef-d'œuvre inclassable (à la fois cycle de mélodies, cantate profane et monologue), Poème de l'amour et de la mer, à partir de six poèmes de son ami Maurice Bouchor. Cette œuvre poignante pour voix et orchestre sera complétée au programme de l'ONL par la musique pour ballet de Stravinski, Pulcinella, nettement plus légère.

Classiques du cinéma polonais

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Pendant plus d'un mois, l'institut Lumière se met à l'heure polonaise en proposant une rétrospective de seize films retraçant près de quarante ans de l'histoire du cinéma de ce pays, des années 1940 aux années 1980.

Evgenios Voulgaris

(Sono Mondiale)

Reconnu comme l'un des plus importants connaisseurs et représentants du rébétiko, Evgenios Voulgaris s'adonne à cette musique populaire grecque née au début de XXe siècle depuis plus de trente ans. Entre oud, yayli tanbur et chant, cette performance solo de l'artiste développe les multiples couleurs et modalités du sentiment amoureux dans le rébétiko.

Manu Payet

(Humour & Café Théâtre)

Dans Emmanuel 2. Si dans son précédent spectacle, Manu Payet se dévoilait sans pudeur et abordait des souvenirs d'adolescence et la vie de couple, il raconte dans ce nouvel opus le papa boomer qu'il est devenu, avec toute la simplicité et la décontraction qui le caractérisent.

The Buttshakers

(Soul & Funk)

Un mois après la sortie de leur dernier album Lessons in Love, le sextuor The Buttshakers, portés par la voix envoûtante et l'énergie de leur chanteuse Ciara Thompson, s'invite au Transbordeur avec leur soul vintage aux rythmiques endiablées.

(d)RiiiiNG

(Spectacles Divers)

Par le groupe L'Effet Vapeur, 45 min, dès 6 ans. Entre manège de jouets suspendus, cartes sonores et batailles d’instruments, (d)RiiiiNG, le nouveau spectacle musical du groupe L'Effet Vapeur, offre une histoire poétique portée par l’interaction et une scénographie foisonnante, entre lumières, costumes et décors.

Noël napolitain

(Classique et Lyrique)

À travers un programme constitué d’airs et de concertos baroques, de noëls populaires et de tarentelles, la Chapelle de la Trinité propose de partager la ferveur musicale de la Naples baroque le temps d’une soirée.

Laura Cahen

(Rock & Pop)

Quelques mois après son passage à l'Opéra de Lyon, Laura Cahen s'invite sur la scène du Marché Gare avec sa pop folk indie, quelques mois après la sortie de son troisième album solo, De l'autre coté.

Alexandre Tharaud

(Classique et Lyrique)

Le pianiste aux milles vies Alexandre Tharaud s'invite sur la grande scène de l'Opéra de Lyon pour un récital conviant les compositeurs Rameau, Poulenc, Satie ou Mozart, mais aussi Charles Trenet, Jacques Brel, Édith Piaf, Barbara et Joséphine Baker.

À propos de la guerre

(Conférences)

Animée par Loïc Finaz, vice-amiral de la marine. Pour conclure son cycle de conférences sur la guerre, le Collège Supérieur invite le vice-amiral Loïc Finaz pour parler de sa carrière sur différents bâtiments et dans plusieurs départements de la marine nationale.

Amable Audin et Lugdunum, histoire d'une redécouverte

(Conférences)

Fils de l'imprimeur lyonnais Marius Audin, Maurice Audin a laissé une empreinte marquante sur l'archéologie lyonnaise, de la direction de la grande fouille du site de Fourvière à l'identification de l'amphithéâtre des Trois Gaules. Cette conférence retrace son parcours.

Suzanne : une histoire du cirque

(Théâtre)

Mise en scène d'Anna Tauber et Fragan Gehlker, 1h20, dès 10 ans. Dans les années 1950, Suzanne et son mari présentent à travers le monde un numéro de voltige époustouflant à dix mètres de hauteur, sans filet. Soixante ans plus tard, Anna rencontre Suzanne, nonagénaire, découvre son histoire et s’interroge sur le cirque de la « grande époque », les servitudes qu’il imposait et la liberté qu’il offrait tout en interrogeant ce qui résiste au passage des années.

Shame of Thrones - La fin d'un règne

(Théâtre)

De Brigitte Chambon et Jacques Chambon, ms Alban Marical, 1h15. Depuis des années, un roi et une reine tyranniques règnent sans partage ni pitié sur le pays, méprisant le peuple et manipulant le gouvernement. Mais petit à petit, le peuple commence à se soulever : l'occasion pour la reine de donner un nouveau tour à sa vie, ce que le roi n'entend pas de la même oreille.

Fusées

(Théâtre)

Mise en scène de Jeanne Candel, par la compagnie La vie brève, 55 min, dès 8 ans. Une nuit de Saint‑Sylvestre, deux astronautes apprennent que leur retour sur Terre est reporté sans date prévue. Alors que le plus inquiet se souvient du sort tragique de la chienne Laïka, l’autre savoure la sensation d’être en apesanteur. Pour communiquer avec la Terre, une femme est à la fois le relais des scientifiques et l’incarnation de l’ordinateur du vaisseau spatial et des IA.

On a failli t'appeler Marthe

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Sara Charrier, 1h, dès 13 ans. À 15 ans, Sara tombe amoureuse d’Alizée, la chanteuse du télécrochet Graine de Star. Venant d'un milieu catholique, elle prie le seigneur pour ne pas devenir lesbienne, mais cela ne marche pas. À 18 ans, elle quitte le clan familial pour s’installer en ville et y côtoyer le milieu de la culture.

40 ans du théâtre des Marronniers

(Théâtre)

Pendant six jours, le théâtre des Marronniers célèbre ses 40 ans. Au programme : une conférence d'Yves Pignard, une soirée carte blanche à Cécile de Boever, une soirée poésie, une table ronde autour de l'histoire des MJC, un hommage aux comédiens du Théâtre de la Cité et une représentation de Devos, rêvons de mots ! par la Compagnie Théâtre en pierres dorées.

Le rébétiko grec, passeur entre Empire ottoman et Balkans

(Conférences)

Avec David Brossier et Evgenios Voulgaris, musiciens et enseignants, Clémence Gabrielidis, musicienne, Didier Laurencin, musicien et ethnologue et Richard Robert, programmateur. Dans le cadre de son temps fort consacré au rébétiko, l’amphithéâtre de l'Opéra de Lyon accueille une table ronde autour des musiques populaires et des identités nationales en Europe orientale, montrant la réalité complexe, culturelle et politique se cachant derrière l'expression « musiques des Balkans ».

M.A.I.S.O.N

(Cirque)

Mise en scène de Coline Garcia, par la compagnie Scom, 45 min, dès 6 ans. Dans son dernier spectacle, Coline Garcia explore les questions de la famille, à savoir ce à quoi on peut la reconnaître, où elle commence, et comment peut-on vivre ensemble, le tout à travers un spectacle-collage émouvant où se croisent le cirque, la vidéo et la musique jouée en direct.

Faut-il faire croire au père Noël ?

(Conférences)

Animée par Thomas Bourgeois, professeur agrégé de philosophie. Nombreux sont ceux qui se souviennent de la période de Noël avec une certaine nostalgie. Mais pourtant, la figure du Père Noël peut aussi être associée à l’expérience parfois bouleversante de la découverte de son inexistence. Cette conférence fait le pari qu’il y a là un événement d’une portée insoupçonnée qu’il s’agit de prendre enfin au sérieux.

Guillaume Meurice et Sandrine Deloffre

(Rencontres et Dédicaces)

Pour leur bande dessinée La Contre Révolte sans précédent. Après avoir aboli les rapports de domination des humains sur les animaux, Didier et sa bande pensaient vivre sereinement, loin des hommes et de leurs abattoirs. C'était sans compter sur Titi la punaise de lit, qui a profité de la confusion générale pour installer une tyrannie mondiale, acheté les organes de presse et imposé un rythme de travail insoutenable. Glorifiés dans les écoles, le tyran réécrit l'Histoire et ne souffre aucune critique, une situation intolérable pour les révoltés qui montent une action de résistance.

L'approche de la modalité à travers le rébétiko

(Conférences)

Evgenios Voulgaris, musicien et pédagogue grec, offre une session de découverte du rébétiko à l'Opéra de Lyon, englobant à la fois un travail du répertoire, du sens, du style et de la théorie de ce genre musical, ainsi qu'une contextualisation historique et anthropologique donnant à voir dans quel cadre social il a émergé.

Le cabaret de madame Arthur

(Théâtre)

Comme à chaque période de fêtes, le cabaret de Madame Arthur revient au théâtre de la Croix-Rousse, cette année avec une thématique basée sur l'univers de Disney. À l'affiche de cette nouvelle édition : Charly Voodoo, La Biche et Bili L’arme à l’œil, accompagné·es de Diamanda Callas pour envoûter le public avec fantaisie et dérision.

Notre avis : Le fameux cabaret parisien Madame Arthur est comme chez lui au Théâtre de la Croix-Rousse, qui l'invite une nouvelle fois à l'occasion des fêtes de fin d'année. Pour cette troisième venue, quatre des meilleurs artistes du lieu (le pianiste-taulier Charly Voodoo et les créatures chantantes Bili L'arme à l'œil, La Biche et Diamanda Callas) proposeront un show joyeusement régressif autour des chansons de Disney, qu'ils détourneront à l'envi... ou pas.

Sans tambour

(Théâtre)

Mise en scène de Samuel Achache, 1h40. Dans une maison ouverte à tous les vents, avec des murs de parpaings à nu, des bouts de plancher et des bâches en plastique, un couple se dispute et détruit, au sens propre comme au figuré, le foyer qu’il a construit. Au milieu des décombres où se mêlent traces du passé et déchirures du présent, un petit orchestre s’extirpe des ruines et déploie son art, entre échappées lyriques et retours à la réalité pour fouiller la mythologie du couple, à la recherche de l’amour idéal.

Notre avis : Adepte d'un théâtre aux accents musicaux, Samuel Achache met sur pied des créations pleines d'inventivité et de fantaisie. Comme ce Sans tambour dévoilé en 2021 qui tourne toujours. Basé sur les lieder de Schumann, le spectacle évoque de manière astucieusement imagée « l'histoire de l'effondrement qui arrive sans crier gare d'une maison et des personnes qui l'habitent ». Pour tirer évidemment de nombreux fils, tant sur le fond que la forme. Brillant.

Santa Park

(Théâtre)

Mise en scène d'Ambre Kahan, 1h30, dès 8 ans. Après son ample adaptation de L’Art de la joie de Goliarda Sapienza, Ambre Kahan explore les peurs de l’enfance qui paralysent autant qu’elles libèrent en faisant cohabiter les morts et les vivants dans une cabane au cœur d’une vieille forêt abandonnée.

Les Contes d'Hoffmann

(Classique et Lyrique)

D'après Jacques Offenbach, direction musicale d'Emmanuel Villaume et Charlotte Corderoy, mise en scène de Damiano Michieletto, 3h55. Lors de l'entracte d'une représentation de la prima donna Stella, l'artiste Hoffmann entre dans une taverne où il rencontre une bande d'étudiants. Pour les amuser, il va leur conter trois histoires d'amour qui l'ont marqué au cours de sa vie.

La beauté nous sauvera-t-elle ?

(Conférences)

Animée par Jean-Noël Dumont, professeur agrégé de philosophie et Madeleine Brossier, docteure en langue et littérature françaises, agrégée de lettres classiques. Les Élégies de Duino sont un recueil de dix poèmes écrits entre 1912 et 1922 par Rainer Maria Rilke. Ces dix poèmes, offerts à la méditation, invitent au recueillement, car l’œuvre met en présence des expériences limites de la mort, de la beauté et de l’amour.

Fanny Pocholle

(Humour & Café Théâtre)

Dans Comment bien réussir son burn out ? Pour son troisième spectacle, Fanny Pocholle passe au crible tout ce qui fait les petites joies et les petits tracas du monde du travail.

Lyon, capitale européenne de la Franc-maçonnerie au siècle des Lumières

(Conférences)

Animée par Pierre-Yves Beaurepaire, professeur à l’université de Sophia-Antipolis, cette conférence retrace l'histoire de la franc-maçonnerie à Lyon, en particulier lors du siècle des Lumières.

Dual Reality

(Cirque)

Par la compagnie Les 7 doigts de la main, 1h20. Après son épopée ferroviaire Passagers, la compagnie québécoise Les 7 doigts de la main revient à Lyon avec une reprise du mythe de Roméo et Juliette, dans lequel Vérone prend les atours d’une arène sportive : face à un arbitre prêt à siffler, les familles ennemies prennent tour à tour l’assaut dans une joute acrobatique de haute volée.

Isabelle Braemer et Lucie Delmas

(Peinture & Dessin)

En décembre, la galerie Imag'in accueille les peintures d'Isabelle Braemer et les sculptures de Lucie Delmas, faisant dialoguer en même temps deux univers créatifs et deux médiums complémentaires.

Concerto pour deux clowns

(Cirque)

Par Les Rois vagabonds, 1h15, dès 6 ans

Révolte et beauté

(Photographie)

Vernissage le 12 décembre à 18h30. À l'occasion du 25e anniversaire de la galerie Le Bleu du Ciel, cette dernière a organisé un appel à projets autour du thème « révolte et beauté ». Cette exposition rassemble les trois artistes sélectionnés par le jury, à savoir Alexis Pichot, Anne Mocaër et Aurélien Goubeau.

Encabanée

(Théâtre)

Mise en scène de Lou Martin-Fernet et Christophe Gaultier, 1h10, dès 14 ans. Lassée de son quotidien, Anouk quitte Montréal pour un refuge forestier délabré du Kamouraska. Loin de tout dans le plus rude des hivers, elle couche sur papier la métamorphose qui s’opère en elle, entre journal de bord pragmatique et manifeste écologiste profond. Elle livre, dans une fièvre poétique, sa rencontre avec un environnement hostile, sa prise de conscience politique et le bouleversement généré par ce confinement volontaire.

Fais-moi peur... si tu peux !

(Sciences et Histoire)

Si à première vue, la peur n'est pas quelque chose de bénéfique, de nombreux mécanismes existent dans la nature pour la susciter. Réalisée par des étudiants du Master Biosciences de l'ENS Lyon, cette exposition tentera d'expliquer ce phénomène à travers de nombreux objets biologiques.

Marina Tziara

(Art contemporain et numérique)

Dans son travail, l'artiste grecque Marina Tziara explore comment les histoires d’exil, de déplacement et de survie se transforment en traversant de nouveaux corps, lieux et souvenirs. Dans sa série Les Carcasses, exposée à la Galerue, elle réunit des formes sculpturales qui portent l’absence et appellent à la réanimation.

Cécilia Philippe

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 29 novembre de 16h à 20h. Dans sa nouvelle exposition Les arpents du paradis, Cécilia Philippe invite à déambuler, contempler mais aussi réfléchir à l’histoire du jardin occidental, espace de domination de la nature, de spiritualité et de création dont la beauté se heurte à sa propre artificialité.

Notre avis : S'appropriant le quadrant d'exposition au pied de la Tour panoramique conçue par François-Régis Cottin, l'artiste dijonnaise Cécilia Philippe déploie un dispositif à la fois évocateur et immersif. Scandé par la répétition du motif de l'iris, le parcours est un véritable maillage où gouaches, petites sculptures raméiformes et treillis jardiniers suggèrent des liens entre nature et culture, art et philosophie, désir et remémoration. S'il est des jardins où l'on marche comme dans un poème, cette exposition se traverse comme une expérience de méditation et de vie.

Étretat, par-delà les falaises. Courbet, Monet, Matisse

(Peinture & Dessin)

Découvert dans les années 1820 par les artistes romantiques, la côte d'Étretat, avec ses falaises et ses portes taillées dans la craie, a été la source d'inspiration de nombreux peintres comme Claude Monet, Henri Matisse ou Gustave Courbet. Aujourd'hui fragilisé à cause du surtourisme, ce site est mis à l'honneur dans la nouvelle exposition du Musée des Beaux-Arts.

Notre avis : Retraçant la construction du mythe d'Étretat, village de pêcheurs de la côte d'Albâtre devenu au XIXᵉ siècle un haut lieu artistique, l'exposition conçue en collaboration avec le Städel Museum de Francfort-sur-le-Main, s'annonce comme un des événements majeurs de la fin de l'année. Les falaises se dressant face à la mer incarnent non pas un motif, mais l'aiguillon d'une réflexion picturale, photographique et littéraire où la lutte avec le visible se renouvelle et se dramatise.

Elsa Fauconnet

(Art contemporain et numérique)

Inspirée par les recherches de l’anthropologue Jean-Loïc Le Quellec, Elsa Fauconnet arpente les grottes préhistoriques et leurs reconstitutions pour explorer ce qui subsiste du mythe dans nos dispositifs culturels. À travers une installation composée d'un ensemble d’images, de textiles et de céramiques, elle s’intéresse aux gestes de médiation, aux parcours scénarisés et aux fictions qui façonnent notre regard sur le passé.

Notre avis : Ce qui fait de Kommet un lieu à part, c'est son pouvoir opératoire de raconter des histoires. Une vocation qui s'allie parfaitement avec le projet de l'artiste Elsa Fauconnet, reconfigurant l'espace en antre historial, juxtaposition de bribes d'art rupestre, de ses répliques factices et de narration personnelle. À travers un montage warburgien, le mythe fondateur de l'humanité est interrogé par un regard critique et ironique voué à révoquer la tyrannie du parcours protocolé afin de tisser un nouveau récit fascinant peuplé d'ombres et simulacres.

Thomax Lacroix

(Art contemporain et numérique)

Vernissage le 27 novembre de 17h à 20h. Diplômé des Beaux-Arts de Lyon, Thomas Lacroix s’appuie sur les premiers outils d’intelligence artificielle générative d’images pour créer une première esquisse, qui sera ensuite triée, manipulée et transformée jusqu’à ce que surgissent des formes inattendues, à l’apparence photographique.

Hideko Hattori Souchon

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 28 novembre de 18h à 21h. Spécialisée dans les représentations florales, Hideko Hattori Souchon ne part pas à la recherche d’une forme préconçue, mais la trouve au fil de la création en s'inspirant de la nature.

Notre avis : Parcourir les œuvres récentes de Hideko Hattori Souchon équivaut à suivre les pas d'une danse élégante et minimaliste, cadencée par la partition même des tableaux. Ces derniers, incarnant des patterns phytomorphes où la différence s'insinue dans la séquence, instaurent un climat de quiétude, afin de permettre la pure errance du regard. Pour un instant, notre œil se confond avec celui de l'artiste, laissant affleurer les germinales promenades avec le grand-père biologiste, source secrète de son inclinaison pour l'observation et la méditation.

The good you do will follow you

(Art contemporain et numérique)

Réunis pour la première fois dans un duo show inédit, les artistes Wes Lang et Julien Jaca entreprennent un dialogue entre l'univers du tatouage et celui de la peinture, puisant dans une iconographie regroupant d'innombrables icônes du folklore ouest-américain.

Notre avis : Incarnant une juxtaposition signifiante, les œuvres de Julien Jaca et Wes Lang n'affichent pas une communication immédiate et évidente, optant plutôt pour la clandestinité d'un réseau hypoderme de renvois et sources communes. Sur la surface, le trait, la couleur, la figure, semblent se tenir sur le bord d'un basculement, comme des gestes qui, agissant depuis leur obscurité originaire, questionnent la visibilité. Tout regard gagnant doucement la proximité de ces œuvres se retrouve ainsi happé dans le mouvement naissant du sens, lente intensification du réel.

Le bijou contemporain dans toute sa splendeur

(Sciences et Histoire)

Vernissage le 27 novembre à partir de 18h. La Galerie Racont’Arts organise une exposition qui célèbre la diversité et l’excellence des métiers d’art réunissant vingt artistes dont les créations se situent à la croisée de l’Art, du design et de l’artisanat. Leurs bijoux témoignent d’un subtil travail sur la matière, les formes et les couleurs, offrant un reflet intime de leur démarche artistique innovante.

Simon Dybbroe Møller

(Art contemporain et numérique)

Originaire du Danemark, Simon Dybbroe Møller examine l’interaction entre les expériences sensorielles fondamentales et le détachement croissant des médias de représentation. Dans ses expositions, il tente de repousser les limites de la perception, du temps et de la représentation artistique en regroupant des objets du quotidien subtilement modifiés, qu'il juxtapose de vidéos et de photographies mettant en scène un ou plusieurs sujets.

Notre avis : Dans les images et les installations de Dybbroe Møller la vision vacille, prise dans un réseau de signes qui excède toute maîtrise. Les regards surexposés des Retinal Rift, arrachés à leur contexte, fonctionnent comme des seuils : une confrontation où l'intime devient territoire partagé et instable. L'exposition installe une zone où la perception se dédouble, prise entre présence physique, voilage aveuglant et reflet spéculaire. Ce qui surgit n'est ni confession ni spectacle, mais une dérive du sensible, un lieu où la subjectivité se recompose, troublée par ses propres médiations.

Rétrospective Edward Yang

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De fin novembre à fin janvier, l'Institut Lumière proposera une sélection de films issus de la filmographie du cinéaste chinois Edward Yang, avec au programme In our time,  Taipei story,  The Terrorizers,  A brighter summer day,  Confusion chez Confucius,  Mahjong et Yi Yi.

Moetu Batlle et David Passegand

(Sculpture)

La Galerie Estades accueille le duo lyonnais Moetu Batlle et David Passegand, créateur des Anooki, deux petits Inuits nés de l’envie simple de parler d’écologie, d’enfance et d’un monde plus joyeux. Après avoir conquis l’espace urbain par leurs projections monumentales sur des bâtiments emblématiques, ils investissent aujourd’hui la galerie.

Rétrospective Robert Redford

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Pendant deux mois, l'Institut Lumière propose une rétrospective de la filmographie de l'acteur Robert Redford, décédé le 16 septembre dernier, à travers des films tels que Et au milieu coule une rivière,  L’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux ou Butch Cassidy et le Kid.

Queertographie Lyonnaise

(Sciences et Histoire)

Projet mené par l’association Mémoires Minoritaires, l'exposition Queertographie Lyonnaise est une archive urbaine en cours de construction répertoriant les lieux et collectifs marquants de l’histoire des personnes LGBTQIA+ ayant traversé ou vécu à Lyon.

Béatrice Balcou

(Art contemporain et numérique)

Vernissage le 14 novembre à 18h. Pour son exposition personnelle à La BF15, Béatrice Balcou invite aux coulisses d'une observation attentive des différents modes de monstration et de manipulation des œuvres, en parlant de leurs vies, leurs relations, les dangers auxquels elles font face et les processus de restauration qu'elles vivent.

Notre avis : Dans l'exposition de Béatrice Balcou, rien ne s'impose car les œuvres semblent dériver depuis un noyau manquant, un vide qui leur donne leur force. Dans Cérémonie sans titre #23, réactivation d'une pièce d'Élodie Seguin, c'est précisément ce qui n'a pas été conservé qui confère sa teneur à l'expérience : une action sans trace, dont la disparition devient la condition même de sa portée. L'invisible sature ainsi l'espace, entre cimaises en bois vides (hommage aux artistes femmes oubliées du Bauhaus), insectes « muséophages », fragments de livres réassemblés, et une vidéo de 69 heures.

Jules Berthonnet

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 13 novembre à 18h. En bleu sur blanc, Jules Berthonnet dépeint dans sa nouvelle exposition Songes de Cobalt des objets et personnages loufoques.

Notre avis : Les dessins de Jules Berthonnet semblent capter le réel par un angle oblique, là où les formes cessent d'obéir et glissent vers une étrangeté assumée. À distance, on croit reconnaître les silhouettes des sculptures modernistes qui ont marqué nos espaces publics. Mais à mesure qu'on s'approche, l'image se déplace, se contredit, s'excède. Les figures se recomposent selon une logique interne débordée, mêlant rigueur du trait et débordement fantasque. De cette friction naît un espace instable où la perception vacille, un dessin imposant des inflexions au regard et déplaçant la réalité.

Regards sensibles sur le vivant

(Photographie)

Vernissage le 12 novembre à 18h30. Accompagnés par la photographe Florence Croizier, des patients et soignants du Centre médico-psychologique Persoz de Villeurbanne ont partagé leurs regards sur le vivant au début du printemps. Une série de photographies a été réalisée à l’occasion de sorties au cœur de Villeurbanne ainsi qu’au parc de la Tête d’Or, qui seront exposées à la Ferme du Vinatier.

Bao Vuong

(Peinture & Dessin)

Dans ses toiles, l'artiste franco-vietnamien Bao Vuong peint ce que la mer cherche à retenir, en créant des œuvres portant les cicatrices des corps et des âmes malmenés par l’océan. De ses toiles où le noir prédomine, jaillissent une lumière révélant la vie fragile mais tenace.

Notre avis : Circulant dans les espaces de la galerie, le regard se heurte à une fracture lumineuse où le visible hésite à se résoudre. Chaque vague semble rejouer une mémoire profonde, insistante, comme si la surface portait la rumeur de ce qui persiste. L'image ne décrit pas, mais elle expose un passage, une zone de tension où le monde se remet à battre. Chez Bao Vuong la mer n'est pas un décor mais une force qui organise l'expérience du voir : une ligne d'horizon, jamais neutre, agissant comme une balise intérieure. Incandescente.

Georges Adilon

(Peinture & Dessin)

À travers une sélection d’œuvres sur papier inédites, réalisées entre 1983 et 1984, la Galerie Houg propose la rétrospective d'une période charnière dans la carrière du peintre Georges Adilon, où il adopte une esthétique radicale, fondée sur le contraste entre la laque glycérophtalique noire et le papier blanc.

La véritable fausse histoire de Jack l'Éventreur

(Théâtre)

Texte de Nicolas Delahaye, mise en scène de Titouan Bodin et Nicolas Delahaye, 1h20, dès 12 ans. Jack l'Éventreur, le célèbre tueur au couteau, a enfin été identifié ! Le nouveau chef de Scotland Yard, Macnaghten, revient sur le succès de son enquête avec le journaliste Andrew Long, dans un huis-clos absurde rythmé au piano live.

Un ascenseur pour deux

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Julien Bourières, 1h15, dès 10 ans. Le 15 avril à 10h30, Sarah et Tom entrent dans un ascenseur. Ils ne se connaissent pas, mais vont au 8ème étage. L’ascenseur va alors tombe en panne. Une fois réparé, Sarah et Tom vont se séparent et sont de nouveau propulsés dans l’ascenseur. Piégés dans une boucle temporelle, Sarah et Tom vont revivre la même journée, encore et encore.

Fragments chromatiques

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 7 novembre à 19h. Les artistes Sophie Convers et Sylvain Péguet sont invités par l'Aqueduc à exposer leurs toiles sur ses murs, entre peinture murale, collage et abstraction colorée pour la première et jeux de volume, textures et matériaux pour le second.

Imaginaires Singuliers

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 6 novembre à partir de 18h. Rencontre entre les univers de Jocelyne Besson Girard et Didier Hamey, qui explorent tous deux la gravure de façon intimiste, entre les visages énigmatiques de la première, qui sondent l’âme et l’essence de l’être, et le bestiaire sauvage du second, en osmose avec la nature.

Notre avis : Dans le sanctuaire ombreux voué aux confrontations esthétiques du bas des Pentes, deux mondes se répondent sans jamais se confondre. D'une part, chez Jocelyne Besson Girard, les silhouettes semblent surgir d'un songe ancien : visages voilés d'ombres fines, éclats nacrés, présences qui affleurent comme des reliques baroques. Face à elles, la cohorte de Didier Hamey s'avance depuis les sous-bois : créatures touffues, gardiens d'un territoire où la grâce côtoie l'effroi, presque familiers et pourtant indociles. Ensemble, ils forment une traversée où la lumière hésite entre rêve et présage.

La beauté est partout

(Art contemporain et numérique)

La galerie Manifesta accueille, le temps d'une exposition, la galerie Claire Gastaud pour une réflexion intime sur noter propre perception de la beauté, à travers de œuvres de Coraline de Chiara, Roland Cognet, Léo Dorfner, Delphine Gigoux-Martin, MC Mitout, Tania Mouraud, Milène Sanchez, Erik Schmidt et Vladimir Skoda.

Notre avis : La beauté suggérée par le titre n'apparaît jamais comme un attribut stable des œuvres présentées à Manifesta par la galerie Claire Gastaud, mais elle naît au contraire du déplacement de notre perception, de cette manière qu'ont les pièces de dérégler puis de réaccorder nos sens. Les œuvres agissent comme des ondes modifiant l'air autour de nous, jouant sur nos souvenirs de lumière ou déplaçant notre propre équilibre. De ce fait, le monde ne devient intense que dans la mesure où notre regard accepte de se reconfigurer : beauté comme opération vivante, plutôt que qualité intrinsèque des choses.

La Machine de Turing

(Théâtre)

De Benoit Solès, d'après Hugh Whitemore et Andrew Hodges, mise en scène de Tristan Petitgirard, 1h30. Manchester. Hiver 1952. Suite au cambriolage de son domicile, le professeur Turing porte plainte au commissariat. Il n’est d’abord pas pris au sérieux par les forces de l'ordre, mais sa présence n’échappe pas aux services secrets grâce à son acharnement pour briser l’Enigma, machine allemande d'encodage pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce spectacle retrace sa vie et ses nombreuses contributions à développer ce qui deviendra l'informatique moderne.

Notre avis : En ayant porté au plateau l'histoire du mathématicien et cryptologue britannique Alan Turing, dont les travaux permirent d'accélérer considérablement la chute de l'Allemagne nazie lors de la Seconde Guerre mondiale, le metteur en scène, comédien et auteur Benoit Solès a livré un spectacle passionnant sur cette figure oubliée des livres d'histoire, notamment du fait de son homosexualité. Un spectacle autant pour la mémoire que pour le plaisir du jeu, qui connaît un succès dingue (et mérité) depuis sa création en 2018, repris à Lyon sur une longue période avec un casting local.

Monsieur Segur

(Humour & Café Théâtre)

Dans À quoi ça sert l'amour ? Avec malice, humour et sincérité, Monsieur Segur s’interroge sur l'utilité de l'amour et navigue sur cette grande question existentielle, pour le meilleur et pour le pire.

Carole Gourrat

(Peinture & Dessin)

Inspirée autant par la peinture ancienne que par l’art décoratif, Carole Gourrat explore la couleur, la matière et le détail pour créer des œuvres à la fois délicates et puissantes. Chaque toile est une invitation à la contemplation et à la rêverie, offrant un voyage immersif dans un monde de beauté fragile et mystérieuse.

Dialogues dans les collections modernes, hommage à Henri Lachièze-Rey

(Peinture & Dessin)

Pendant sept mois, le Musée des Beaux-Arts de Lyon met à l'honneur ses donations et acquisitions récentes dans un parcours renouvelé de ses collections modernes, entre Serge Poliakoff, Léopold Survage, Henri Valensi et bien d'autres, ainsi qu'un hommage au peintre lyonnais Henri Lachièze-Rey à travers trois de ses toiles.

William Bouguereau et les lyonnais

(Peinture & Dessin)

À l’occasion du bicentenaire de sa naissance, la Tomaselli Collection rend hommage à William Bouguereau à travers une exposition qui explorera ses relations avec les artistes lyonnais. Grâce à de nombreux prêts, l’exposition dévoilera des études peintes, des dessins préparatoires et des esquisses inédites retraçant l’ensemble de sa carrière, oubliée du grand public.

Notre avis : Défini par Charles Vendryes comme « l'un des plus renommés et des plus habiles représentants de l'école idéaliste », William Bouguereau incarne cette figure d'artiste célébré de son vivant, mais tombé dans l'ombre après sa disparition. Si près de 90 % de son œuvre a gagné les États-Unis, sa redécouverte tardive a nourri bien des regrets, partiellement apaisés par l'ouverture d'une salle au musée d'Orsay en 2010. L'exposition offre l'occasion d'explorer des pièces méconnues, des études préparatoires rarement montrées, et de mesurer son écho dans la production lyonnaise de ses contemporains.

Le Petit Coiffeur

(Théâtre)

Écrite et mise en scène par Jean-Philippe Daguerre, chorégraphie de Florentine Houdiniere, 1h10. Inspirée par la célèbre photo de Robert Capa, « La tondue de Chartres », cette pièce vise à imaginer la vie du coiffeur qui a rasé la tête de cette femme.

Regarder, révéler. Dialogues entre peinture et photographie

(Photographie)

Dans sa nouvelle exposition, le musée Paul Dini explore le regard que l'on porte sur le monde et notre perception de ce qui nous entoure à travers la relation qu'entretiennent la peinture et la photographie, du 19e siècle à nos jours.

Jean Couty

(Peinture & Dessin)

La galerie l'Antiquaille accueille une trentaine d’œuvres représentant l'attachement de l’artiste lyonnais Jean Couty, représentant de la peinture figurative du XXe siècle, à la ville de Lyon, avec au cœur de cette exposition Le Bénédicité (2, 26 m x 3, 60m), une toile monumentale de 2, 26 mètres sur 3, 60 datant de 1941.

Notre avis : S'inscrivant dans l'atmosphère recueillie d'un lieu propice à la contemplation, la nouvelle exposition monographique consacrée à l'artiste lyonnais prend vie dans les salles de l'ancien couvent de la Visitation de l'Antiquaille. Articulé en trois temps, le parcours s'ouvre sur les vues d'un Lyon bordé d'eau, avant de mettre à l'honneur le lieu tant aimé auquel l'artiste demeura attaché toute sa vie : le berceau paisible de l'île Barbe. La chapelle accueille enfin les vues d'églises romanes, réalisées dans une tension entre élan vital et rigueur constructiviste.

Zombis, aux origines

(Sciences et Histoire)

Connus sous leur forme développée par le cinéma et la pop-culture, les zombies (ou zombis) tiennent leurs origines de la culture vaudou d'Haïti, où ils sont des criminels non repentis jugés à une fin pire que la mort. Cette exposition vise à retracer l'évolution des zombies jusqu'à aujourd'hui.

Notre avis : Au musée des Confluences, le zombi réacquiert son épaisseur historique. Né dans le contexte de la traite et du marronnage, il dit la dépossession du corps, la servitude imposée, mais aussi la résistance des imaginaires. L'exposition instaure une dialectique entre objets rituels, récits haïtiens et images contemporaines, montrant la circulation de cette figure entre croyance, folklore et pop culture mondialisée. Ce détour par Haïti et ses héritages permet un déplacement de notre regard : ce que l'on croyait n'être qu'un monstre de série B révèle une mémoire politique et spirituelle.

Jonathan Bréchignac

(Art contemporain et numérique)

Pour trouver l'inspiration dans son travail, Jonathan Bréchignac prend comme point de départ les phénomènes naturels qui, malgré les explications scientifiques, gardent un pouvoir de fascination intact, tels que les algues bioluminescentes, les scarabées irisés, les réfractions lumineuses ou les pierres mouvantes, pour les réinterpréter à travers la sculpture, l'installation et la peinture.

Notre avis : S'organisant comme une méditation sur la matière et ses passages d'état, l'exposition de Jonathan Brechignac compose un champ sensible où les éléments (branches, pigment, poussière) oscillent entre apparition et effacement. Dans ses œuvres, le geste éparpillant le pollen de pin active une tension fragile, occasionnant la création de lieux d'équilibre où les traces se muent en respiration, et la forme en méditation. La narration laisse ici la place à l'évocation ainsi qu'à des formes naissantes et déjà sur le point de disparaitre, questionnant l'acte de voir et ses dogmes.

Plateau Stand up Comedy

(Humour & Café Théâtre)

Tous les mardis, l'Espace Gerson invite une sélection de standuppers pour découvrir des nouveautés, que ce soient des extraits de spectacle ou des tests de nouveaux sketches.

Josèfa Ntjam

(Art contemporain et numérique)

Vernissage le 2 octobre à 18h30. Trois figures résistantes africaines, Marthe Ekemeyong Moumié, Élisabeth Djouka et Mafory Bangoura, prennent la forme d'avatars, Persona, Marthe et Saturna, pour partager les connaissances du réseau des mémoires noires, des lignées matriarcales, des identités queer et des histoires occultées, mêlées aux cosmogonies dogons, fang, bassa ainsi qu'aux mythes diasporiques nés dans l’exil.

Notre avis : À Villeurbanne et à la Part-Dieu, Josèfa Ntjam construit des environnements saturés où se heurtent héritages occultés, fragments technologiques et voix multiples. S'opposant à la narration linéaire, son œuvre incarne une traversée discontinue, où archives, sons et formes composites s'entrechoquent pour produire des images neuves. L'installation présentée à la Biennale de Venise explorait déjà des profondeurs imaginaires pour faire surgir d'autres cosmologies. Entre laboratoire plastique et champ de résistance, Ntjam détourne matériaux et outils pour composer un langage ouvert.

30 ans d'Autour de l'Image

(Peinture & Dessin)

Pour marquer trois décennies d'existence, la galerie Autour de l’Image organise une exposition rassemblant 32 artistes proposant tous des œuvres en format 30×30 cm disponibles à l'achat. Et dès qu'elles seront achetées, elles seront remplacées par d'autres, rendant l'exposition vivante et différente à chaque visite.

Raphaël Emine

(Sculpture)

Vernissage le 19 septembre à 18h30. En mêlant des techniques anciennes et d’autres, plus récentes, Raphaël Emine modèle des architectures aux formes complexes conçues pour abriter le développement d’êtres vivants des insectes aux champignons en passant par les plantes ou les bactéries. Une fois introduits, ces éléments se développent et prolongent l’œuvre par leur progression dans les cavités, autour et sur la surface des céramiques imaginées par l’artiste.

Notre avis : Entre dessin algorithmique, impression 3D et modelage traditionnel, Raphaël Emine façonne des écrins où la céramique se confronte au vivant. À travers des architectures cristallisant la jonction parfaite entre anthropique et zooïque, entre l'artefact humain et la fabrication animale, ses habitats désagrègent la hiérarchie pour activer une porosité entre les deux régimes. L'œuvre devient un lieu vivant, résultat d'une technique hybride pouvant s'installer dans le rassurant cadre d'un espace d'art ou dans un organique terrain naturel, à la fois projet sculptural et protocole écologique.

Christian Lhopital

(Peinture & Dessin)

Sans être une rétrospective, cette nouvelle exposition de Christian Lhopital propose un dialogue entre dessins et gravures réalisés au cours des cinq dernières années, reflet de l’agitation et de l’inquiétude propres à sa pratique et inscrite dans la lignée de la collaboration instaurée entre celui-ci et l'URDLA en 1983.

Notre avis : La traversée de l'exposition de Christian Lhopital s'amorce comme une déambulation dans un théâtre flottant, où les figures s'approchent sans jamais se résoudre à se manifester. Ni stables ni fugitives, elles habitent l'interstice où l'image résiste à sa propre clôture. Dissolvant toute polarité entre apparition et disparition, elles évoluent dans un champ d'indétermination, suggérant leur existence dans des volutes impalpables ou au gré des remous d'un maelstrom graphitique. Ainsi, les marges vides qui ponctuent murs et papiers instaurent un régime de possibles refuges.

Paysages immuables ? 5 ans d'observation photographique dans la vallée de la chimie

(Sciences et Histoire)

Co-créée par le CAUE Rhône Métropole et la Documentation régionale de la bibliothèque municipale de Lyon, la nouvelle exposition de la bibliothèque de la Part-dieu propose une observation de l'évolution des paysages de la vallée de la chimie depuis 2018.

Notre avis : Témoignage du projet quinquennal conduit par l'Observatoire photographique des paysages de la vallée de la chimie du CAUE Rhône Métropole, l'exposition s'inscrit dans un faisceau de temporalités qui façonnent le territoire. Par un protocole de reprise systématique des mêmes points de vue, les images laissent apparaître des transformations discrètes : prolifération des infrastructures, fragmentation des espaces naturels, tentatives parfois fragiles de renaturation. Le paysage de la vallée de la chimie se révèle ainsi comme un espace d'ajustement permanent.

Jean-Luc Navette

(Art graphique)

Vernissage le 19 septembre à 18h. Pour fêter les vingt ans du Marché Gare, la salle invite à nouveau l'artiste lyonnais Jean-Luc Navette pour réaliser une fresque murale afin de remplacer celle détruite au moment de la rénovation du bâtiment. Et pour célébrer le renouvellement de cette collaboration, le Marché Gare accueillera également une exposition de son travail, nourri par une imagerie issue de l'histoire des États-Unis au détour de la révolution industrielle.

Notre avis : Dix ans après une première fresque - aujourd'hui disparue - le Marché Gare renouvelle l'expérience en conviant à nouveau Jean-Luc Navette afin d'investir ses espaces intérieurs. Sur une paroi, surgit désormais le visage sans regard d'une femme, effigie spectrale arrachée aux canons glacés de l'american way of life des années 50. Pour accompagner le dévoilement de cette œuvre, d'autres murs du Marché Gare accueillent The most beautiful song, une exposition d'une trentaine de pièces de Navette : illustrations, pochettes d'albums et inédits.

Histoires personnelles / Réalités politiques

(Art contemporain et numérique)

Conçue comme un dialogue entre les musées d'art contemporain de Lyon et Belgrade, cette nouvelle double exposition propose un accès à la création contemporaine de Serbie et d'ex-Yougoslavie, dont les œuvres restent encore très peu présentes dans les collections publiques françaises afin d'explorer le rôle que joue l'art dans la compréhension des changements politiques, sociaux et culturels d'une époque.

Notre avis : Avec une centaine d'œuvres réparties sur les deux premiers niveaux du musée, Histoires personnelles / Réalités politiques met en résonance les collections d'art contemporain de Lyon et de Belgrade. L'exposition, s'articulant autour des tensions entre l'intime et le collectif, le vécu individuel et l'histoire partagée, dresse à la fois un tableau du passé récent des deux pays ainsi que des volontés politiques inscrites au sein des collections. Les œuvres, lieux de réverbération de réalités historiques, s'interrogent sur le concept même de relation, dans une inédite interaction.

Efflorescence / Tel est notre éveil

(Art contemporain et numérique)

Pour la première fois en France, le Musée d'art contemporain de Lyon propose de découvrir les œuvres des artistes Rajni Perera et Marigold Santos, deux figures prolifiques de la scène artistique canadienne toutes deux marquées dès l'enfance par l'expérience de l'immigration. Pensée en duo, cette exposition évoque leurs expériences personnelles et les recherches sur leurs héritages culturels respectifs en réunissant des peintures, dessins et sculptures réalisés par les artistes entre 2019 et 2024, ainsi que des œuvres collaboratives.

Notre avis : Incarnation de la connivence entre deux artistes liées par une histoire personnelle et familiale traversée d'échos diasporiques, l'exposition s'ouvre avec Artifact, vaste frise en noir et blanc dont les dix mètres condensent une mémoire fragmentée. Des strates de fusain et d'encre, ponctuées de résonances et de vides, convoquent à la fois les savoirs ancestraux ainsi que les traces d'une histoire coloniale marquée par la dispersion. En contrepoint, l'œuvre éponyme de 2023 cristallise l'étincelle initiale.

Farida Hamak

(Photographie)

Vernissage le 18 septembre. Pour célébrer la rentrée, la galerie Regard Sud accueille l'exposition Empreintes de la photographe Farida Hamak, un travail réalisé pendant trois années en Tunisie.

Notre avis : Avec Empreintes, Farida Hamak capte la Tunisie comme une suite de failles et de silences. Un hôtel éventré, un port déserté, des femmes entrevues à la lisière : l'histoire n'est jamais frontale, mais filtrée par les marges. Hamak déplace son regard hérité du photojournalisme vers une écriture méditative, où l'histoire collective se tisse dans les détails les plus simples. Ses photographies, troublées par le grain de l'image et rendant sensible l'épaisseur d'un territoire intime et politique, gardent en elle la poussière des lieux traversés, comme la trace indissociable d'un vécu commun.

Alain Pouillet

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 17 septembre à partir de 18h. Il y a cinquante ans, Alain Pouillet créait sa première œuvre. Un demi-siècle plus tard, la galerie Françoise Besson organise une exposition pour fêter cet anniversaire, entre peinture, gravure, et dessin.

Notre avis : La peinture d'Alain Pouillet naît d'une urgence, non d'un projet, car l'artiste ne compose pas : il délivre. Ses visions, nécessaires, s'imposent comme des éclats de réel arrachés à l'invisible. Son "réalisme fantastique" ne relève pas du rêve mais d'une intensification du monde : ici la matière pense, la lumière palpite, et tout devient signe. Chaque toile est, de son propre aveu, un geste qui répare quelque chose, en lui, en nous. L'acte de peindre agit de ce fait comme un geste curatif : la douleur se transmue en regard, le visible en guérison.

Prune Nourry

(Sculpture)

Pour ce projet inédit, Prune Nourry propose une exposition sensible où chaque œuvre est à apprivoiser par le toucher. En 2016, à l’annonce de son cancer du sein, la sculpteure prend conscience de l’importance vitale, pour elle, du toucher, menacé par les effets secondaires de la chimiothérapie. De cette expérience fondatrice naîtront plusieurs œuvres explorant le corps, la guérison et le rituel, qui seront exposées à la Fondation Bullukian.

Notre avis : Blancheur éclatante, puis noir saturé : la traversée s'orchestre comme une partition qui s'use au toucher. Ici, les œuvres ne se contemplent pas à distance mais se frottent à la peau, dans une proximité troublante. Chaque volume, chaque surface, devient un seuil incertain entre l'intime et le rituel, entre le soin et la perte. Fragments dispersés, gestes suspendus, voix muette de la matière, les œuvres de Prune Nourry construisent un labyrinthe sensoriel, où le verbe et la vue s'émancipent de leur performativité afin de céder la place à l'haptique, brisant la distance.

Tienstiens

(Art graphique)

À l'occasion de la sortie de son nouvel album Koko n'aime pas le capitalisme à la plage, la librairie La BD organise une exposition de plusieurs planches originales de Théo Hernandez, alias Tienstiens.

Images de ville

(Photographie)

En collaboration avec le musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique, les Archives municipales de Lyon proposent une exposition commune pour partager les ressentis des villes que nous arpentons, entre textes d'Annie Ernaux et clichés d'étudiants en master de photographie à l’université Lumière Lyon 2.

Senflix

(Impro)

Inspirés par les plateformes de streaming, deux comédiens créent en direct les programmes dont ils ont toujours rêvé.

Complexe comedy club

(Humour & Café Théâtre)

Pour sa nouvelle saison, le comedy club du Complexe café-théâtre revient avec quatre artistes différents chaque soir, qui se succèderont sur scène. Au programme, humour décalé, observation sarcastique de la vie quotidienne et réflexions profondes habilement déguisées en punchlines.

Visite de l'exposition Dubouillon, dessinateur du quotidien

(Visites)

Les Archives municipales de Lyon organisent, tout au long de la durée de leur exposition rendant hommage au dessinateur lyonnais Dubouillon, des visites afin de mieux comprendre son œuvre à travers les 250 pièces exposées.

Laurent Ballesta

(Photographie)

En Méditerranée, au large du cap Corse, des centaines de cercles identiques s’étendent sur une grande plaine de sable à 120 mètres de fond. Un phénomène naturel qui a piqué la curiosité du plongeur-photographe Laurent Ballesta et qui a réuni une équipe entre 2021 et 2024 pour tenter de l'expliquer, et découvrir en même temps un paysage unique et des espèces jamais observées à cette profondeur.

Le mystère des anneaux

(Sciences et Histoire)

Au large du Cap Corse, plus de 1 400 anneaux formés par des algues calcaires constituent un ensemble unique au monde et abritent une grande biodiversité. À travers une quarantaine de photos et d'un film d’une dizaine de minutes, l’exposition relate les missions menées par le photographe Laurent Ballesta et une équipe de scientifiques entre 2021 et 2024, tout en racontant les techniques de plongée utilisées.

Fragile !

(Sciences et Histoire)

L'exposition, composée d’îlots, invite les tout-petits à suivre les aventures de Roky le caillou et de ses camarades. Les enfants manipulent, testent et font l’expérience de la fragilité et de l’entraide avec pour but, au bout de leur quête, de réparer Roky.

Dubouillon, dessinateur du quotidien

(Peinture & Dessin)

Les Archives municipales de Lyon rendent hommage au dessinateur lyonnais Alain Bouillon, dit Dubouillon, à travers une exposition présentant plus de 250 de ses œuvres, parmi lesquelles figurent ses premiers dessins publiés en 1966 dans Paris Match.

Lyon, ville rêvée

(Peinture & Dessin)

Le Musée Jean Couty accueille une nouvelle exposition collective d'artistes du XXe siècle à aujourd'hui explorant les paysages urbains de Lyon, avec des prêts de la part du musée Paul-Dini, de la Tomaselli collection, de la galerie Estades et de nombreux prêteurs privés.

Notre avis : Lyon, ville rêvée présente une sélection d'artistes ayant contribué à façonner la représentation de notre ville dans la peinture contemporaine : Cottavoz, Truphémus et Fusaro offrent des perspectives variées de la ville, explorant ses paysages urbains, ses architectures et sa lumière. Jean Couty, qui disait que « la couleur et la lumière de Lyon sont magiques », incarne cette relation intime entre l'artiste et la ville. L'exposition met en lumière la diversité des approches artistiques et la manière dont Lyon inspire des œuvres aux langages visuels distincts, tout en soulignant ses évolutions.

Amazonies

(Sciences et Histoire)

Dans cette exposition, les populations amazoniennes Kayapo Mêbengôkre, Ashaninka, Wayana et Apalaï prennent la parole pour nous raconter leur perception du monde et leurs luttes pour défendre leurs droits et leurs territoires.

Carte blanche à La Compagnie à - Le rire, l'intime, le politique

(Art graphique)

La Compagnie à investit le Musée des Arts de la Marionnette pour y révéler ses processus de création, ses sources d’inspiration et sa relation singulière aux objets.

Trop forts !

(Sciences et Histoire)

Pensée pour les enfants entre 8 et 12 ans, mais aussi pour les curieux, cette exposition vise à explorer les mécanismes d’adaptation et d’acclimatation des animaux des quatre coins du globe, des déserts à la banquise en passant par les hautes montagnes.

Notre avis : Le musée des Confluences souhaitant proposer davantage d'expositions spécifiquement pour le jeune public, l'année commence avec Trop forts ! qui propose de partir à la découverte des capacités extraordinaires de certaines espèces animales. Imaginée pour les 8-12 ans, l'exposition fait le tour des climats extrêmes et liste les champions de la résistance, de l'acclimatation et de l'adaptation. Des aptitudes qui défient la compréhension, mais qui ouvrent aussi des perspectives sur la vie dans les environnements hostiles et qui pourraient inspirer de futures technologies.

Briller et protéger

(Sciences et Histoire)

Rétrospective sur l'évolution des casques des sapeurs-pompiers grâce à la collection de 323 pièces du Musée des sapeurs-pompiers de Lyon, composée de modèles français et étrangers remontant jusqu'au 18e siècle et permettant de comparer les pistes d'évolution étudiées dans différents endroits du globe.

Génération chasseurs de fantômes

(Sciences et Histoire)

Pour célébrer les 40 ans de la franchise S.O.S Fantômes, le Musée du cinéma et de la miniature accueille une exposition temporaire regroupant des pièces ayant servi lors du tournage des premiers films, mais aussi une recréation d'une chambre typique des années 1980 et une plongée dans la création de l'Ecto-1, la voiture iconique des casseurs de fantômes.