St Fons Jazz

371 événements programmés

Tanguy Pastureau

(Humour & Café Théâtre)

Dans Un monde hostile. Avec son nouveau spectacle, Tanguy Pastureau marque son retour sur scène avec sa verve caractéristique, son regard aiguisé et son humour caustique pour aborder les paradoxes et absurdités de la société contemporaine.

Notre avis : Avec ses phrases à rallonge, ses digressions permanentes, Pastureau « maltraite l'info » chaque jour à 12h10 sur Inter et c'est absolument délicieux. Il flingue les politiques mais surtout une époque dans laquelle le sens s'est fait la malle.

Artagora : Gaudí, le sacre de la modernité

(Conférences)

Dans son nouveau cycle de conférences, Artagora donne le micro à Damien Capelazzi, historien de l'art, pour éclairer certains artistes ou sujets. Cette fois-ci, le sujet sera l'architecte espagnol Antoni Gaudí, principal représentant du modernisme catalan.

Honda Romance

(Classique et Lyrique)

Mise en scène de Vimala Pons, 1h15, dès 14 ans. Après Le Périmètre de Denver, spectacle en forme de Cluedo grinçant, Vimala Pons revient à Lyon avec sa première pièce de groupe, regroupant dix performeurs et performeuses qui sillonnent le plateau dans un mouvement perpétuel, précis, féroce, fragile et drôle.

Notre avis : Une première image saisissante : une femme, écrasée par un satellite, tente de se relever. Cette femme, c'est la circassienne, metteuse en scène et comédienne Vimala Pons. Après son très remarqué Périmètre de Denver, elle a livré il y a quelques mois le spectacle-performance Honda Romance dans lequel elle secoue son corps, livré au tourbillon des émotions, avant d'être rejointe par neuf chanteuses et chanteurs. Et, comme Joris Lacoste, de diviser le public avec cette proposition radicale.

Haroun

(Humour & Café Théâtre)

Dans Bonjour quand même. Après avoir connu un énorme succès sur les plateformes de streaming, Haroun monte sur les planches avec un spectacle au ton mordant et engagé, décortiquant l'actualité avec un humour fin et percutant.

Notre avis : Depuis quelques mois, l'humoriste pince-sans-rire réapparaît sur la toile. Après deux ans d'absence, voilà que son précédent spectacle Seuls est désormais disponible en streaming, ainsi que des vidéos satiriques et autobiographiques, La vie d'artiste. Une série qui annonce la couleur : Haroun n'a rien perdu de son autodérision, de sa méchanceté jouissive même. On attend donc impatiemment sa nouvelle création Bonjour quand même ; on espère l'y entendre évoquer l'actualité politique nationale et internationale, avec son habituel mordant, sa drôlerie et sa férocité.

Le soleil brille pourtant dehors

(Théâtre)

Écrit par Marine Chartrain, mise en scène de Louen Poppé, Mathilda Bouttau et François Geslin, 1h. Dans sa maison d’enfance, Adèle vit avec Samy, son partenaire. Depuis quelques mois, leur enfant a disparu sans laisser de trace derrière elle. Les recherches ne mènent à rien et le temps s’étend dans l’attente d’un indice, d’une explication.

Notre avis : Voilà un spectacle lynchéen. L'adjectif est beaucoup galvaudé et trop facilement utilisé pour décrire par paresse tout ce qui est étrange, mais ce spectacle là, découvert à l'Élysée le jour même du décès du réalisateur américain iconique (!), l'est pleinement. Le trio de créateurs son et lumière de la compagnie Maison vague, formé à l'ENSATT s'est adjoint le texte (commandé) de leur collègue dramaturge Marine Chartrain. Et voilà que cette histoire de parents déboussolés après la perte d'un jeune enfant devient un labyrinthe aussi visuel que réflexif.

Jazzy Bazz

(Rap)

Après avoir fait ses armes au sein de la Cool Connexion et du collectif L'Entourage, Jazzy Bazz a entamé une carrière solo dont le sixième opus, Nirvana, est sorti en mars 2025. En pleine préparation de son prochain projet, intitulé Ivan, le voici sur la scène du Transbordeur.

Notre avis : Valeur sûre du rap francophone, Jazzy Bazz honore la discipline depuis près de vingt ans, d'abord en groupe puis en solo. Il est l'un des garants d'une exigence technique et lyricale jamais prise à défaut. Son dernier opus, Nirvana, disque planant aux airs de balade nocturne, le rapproche de l'univers de Laylow et de son esthétique virtuelle. Son introspection à cœur ouvert s'étoffe à travers des sonorités contradictoires, dessinant le chemin tracé par un artiste évoluant entre l'avant-garde et les racines du genre.

Marius

(Théâtre)

D'après Marcel Pagnol, mise en scène de Joël Pommerat, 1h20, dès 12 ans. Les affaires du café‑boulangerie de César vont plutôt mal, les clients se font rares et son fils Marius n’a guère envie de reprendre le commerce. Partagé entre son envie de prendre le large et son amour pour Fanny, une amie d’enfance, le jeune homme se demande s'il faut tout quitter au risque de tout perdre, ou rester et honorer son devoir de fils.

Notre avis : Joël Pommerat revient à Lyon avec Marius, adaptation du texte de Marcel Pagnol portée par des interprètes professionnels et d'anciens détenus rencontrés lors d'ateliers en prison. En artisan précis du théâtre, il a dirigé ce petit groupe hétéroclite avec finesse, respectant la nature de chacun, pour composer un spectacle à plusieurs niveaux de lecture qui se déploie magistralement et avec fragilité. À noter que Pommerat sera également au TNP fin novembre avec son nouveau conte Les Petites Filles modernes.

Tricky

(Musique Electronique)

Apparu pour la première fois en tant que MC sur le premier album de Massive Attack, Tricky est reconnu comme un membre fondateur de la scène trip hop de Bristol. Le voici maintenant sur la scène du Radiant-Bellevue, plus de trente ans après ses débuts.

Notre avis : Issu des marges de Bristol, nourri des sound systems, des fractures familiales et des nuits enfumées forgeant une voix chuchotée et tenue au bord de la rupture, Tricky a transfiguré le trip-hop en un art d'ombres et de vertiges. Entre mémoire heurtée et visions obliques, sa musique demeure constamment comme un territoire hanté, donnant lieu à des live redessinant chaque soir ses propres fantômes. Avertissement nécessaire : assister à ce concert, c'est accepter l'inattendu.

Nocturne (parade)

(Danse)

Mise en scène de Phia Ménard, par la compagnie Non Nova, 1h, dès 8 ans. Avec son dernier spectacle, Phia Ménard revient à son cycle des Pièces du vent pour lui apporter un quatrième volet en clair-obscur, embarquant petits et grands dans une traversée à travers l’obscurité, reflet des temps politiquement obscurs dans lequel nous sommes entrés.

Notre avis : Enfin, elle revient à ses pièces dites "de vent" ! Avec la création de Nocturne (parade) cet automne, la circassienne Phia Ménard renoue avec son immense talent à faire valser du plastique pour raconter rien moins que l'humanité. En cercle, entourée de ventilateurs comme dans L'Après-midi d'un foehn, devenu un classique du théâtre jeune public, elle s'empare du l'histoire du Roi des Aulnes que Goethe a transformée en poème. Il est question d'un petit garçon qui comprend avant les grands (aveuglés par un Trump démultiplié) les dangers qui rôdent. À voir dès 8 ans et bien plus encore !

The gathering et Anneke Van Giersbergen

(Rock & Pop)

À l'occasion des trente ans de leur album culte Mandylion, The Gathering entamera une grande tournée européenne passant notamment par la Rayonne. Anneke van Giersbergen, vocaliste emblématique du groupe, sera également de la partie pour faire revivre la magie des morceaux de l’album.

Artagora : Giovanni Bellini, les madonnes sensibles

(Conférences)

Dans son nouveau cycle de conférences, Artagora donne le micro à Damien Capelazzi, historien de l'art, pour éclairer certains artistes ou sujets. Cette fois-ci, le sujet sera le peintre italien Giovanni Bellini, considéré comme le précurseur de l'école vénitienne, marquant la rupture définitive avec le style gothique prédominant à l'époque.

Bérengère Krief

(Humour & Café Théâtre)

Dans Sexe. Dans son nouveau spectacle, Bérangère Krief questionne avec humour notre consommation de la sexualité, et apporte un regard sensible sur la place du plaisir dans notre éducation qui prône souvent plus la prévention que l'extase, tout en abordant des questions de féminisme, d'identité et de relations.

Notre avis : Le nouveau one-woman-show de Bérengère Krief s'appelle Sexe : il parle donc, logiquement, de sexualité, de désir, de plaisir, d'épanouissement... C'est certes plaisant sur le moment, façon orgasme rapide, mais très vite oublié ensuite, la faute à un ensemble peu original et souvent attendu que ce soit côté jeu, écriture ou univers.

Artagora : Faites entrer l'accusé, l'artiste devant la justice

(Conférences)

Dans son nouveau cycle de conférences, Artagora donne le micro à Damien Capelazzi, historien de l'art, pour éclairer certains artistes ou sujets. Cette fois-ci, le sujet sera l'art produit dans les tribunaux.

Nuit blanche minimaliste

(Classique et Lyrique)

De Philip Glass à Moondog en passant par Aphex Twin et Brian Eno, le pianiste François Mardirossian proposera un marathon de douze heures dédié à la musique minimaliste, avec des œuvres de compositeurs connus ou non.

Notre avis : La nuit du 7 mai à la chapelle de la Trinité se propose comme un rite minimaliste, une traversée de douze heures orchestrée par François Mardirossian, où le tempus nocturnum cesse d'être simple absence de lumière pour devenir l'espace même de l'écoute. Ce temps étendu, à la fois collectif et singulier, devient le refuge des gestes en spirale de Glass et des miniatures disloquées d'Aphex Twin, du lyrisme contemplatif de Hovhaness et du folklore urbain de Moondog. Pour se conclure avec les frémissements sonores de Lawalrée, dernier geste de sensibilité discrète.

Moguiz

(Humour & Café Théâtre)

Dans Coucou. En quelques mois, Moguiz est devenu un phénomène sur les réseaux sociaux grâce à sa galerie de personnages qu’il improvise et interprète avec une acuité aiguisée. À partir d'octobre 2025, il entame une tournée française pour faire vivre ses personnages les plus emblématiques sur scène.

Notre avis : Véritable sensation du web avec ses petites pastilles à perruques volontairement mal fagotées, Moguiz, plus d'un million de followers sur Instagram, est monté sur scène en début d'année dans un spectacle baptisé Coucou dont les premiers mois de représentations parisiennes ont affiché complet en un rien de temps. Le résultat est bancal, parfois hilarant, parfois poussif, mais en plein dans le style atypique de ce comique qui cherche davantage l'univers que la vanne pour la vanne.

Nôt

(Danse)

Chorégraphie de Marlene Monteiro Freitas, 1h, dès 14 ans. Entre profusion d’histoires et de détails, alliance des contraires et exploration de la figure du mal, la nouvelle création de la chorégraphe cap-verdienne Marlene Monteiro Freitas s'inspire des Mille et Une Nuits pour mettre en scène le duel entre la réalité et le désir, l’amour et la guerre, le grotesque et le sublime ainsi que l’aliénation et la liberté.

Notre avis : Habituée de la Maison de la danse, Marlene Monteiro Freitas y revient auréolée de sa nouvelle notoriété depuis qu'elle a créé Nôt dans la cour d'honneur du Palais des Papes du festival d'Avignon cet été. La Capverdienne met au cœur de Nôt (nuit en portugais) une attachante galerie de personnages peu raccord avec les normes : ça grommelle plus que ça ne parle, quand l'un articule dans un micro, la sono est coupée. Un autre se balade nu dans le public et étire le temps jusqu'à l'agacement de certains et une des danseuses, amputée des jambes, donne la réplique à ses acolytes.

Louis Cattelat

(Humour & Café Théâtre)

Dans Arecibo. Avec cynisme et humour noir, Louis Cattelat évoque dans son premier spectacle plusieurs anecdotes, que ce soit des histoires de famille, de colonies de vacances ou de coiffeur, à qui il n'arrive pas à dire qu'il trouve sa coupe laide.

Notre avis : Dans la catégorie jeunes talents à suivre, on peut assurément citer l'humoriste Louis Cattelat. Arecibo, son premier spectacle affûté comme un scalpel est un concentré d'humour d'observation et vannes mordantes, il dissèque les travers de ses contemporains avec une verve aussi stoïque que percutante.

Pierre Thevenoux

(Humour & Café Théâtre)

Dans Life coach. Actif sur les scènes de France depuis plusieurs années, Pierre Thevenoux s'est taillé une place grâce à sa capacité à manier plusieurs styles d'humour. Avec de nouveaux sketches en poche, il entame une nouvelle tournée pour rire des absurdités du quotidien.

Notre avis : Depuis quelques années, Pierre Thevenoux impose son nom et sa gueule « à bouffer du pâté au petit-déjeuner » dans le monde de l'humour en jouant la carte du gentil beauf. Et ça marche, tant l'homme maîtrise l'art de l'autodérision et de la complicité avec le public - on est tous le beauf de quelqu'un en gros. En cette rentrée, il livre un nouveau spectacle baptisé Life Coach qui, au vu d'une date de rodage cet automne, s'inscrit dans la même veine que le précédent. C'est dans les meilleurs beaufs...

Quatuor Belcea

(Classique et Lyrique)

Composé de Corina Belcea, Suyeon Kang violon, Krzysztof Chorzelski et Antoine Lederlin, le quatuor Belcea montera sur la scène de l'Auditorium de Lyon pour un récital mettant à l'honneur les dissonances viennoises avec des airs d'Anton Webern, Brett Dean et Mozart.

Notre avis : La musique contemporaine est tellement rare dans la programmation de l'Auditorium qu'on se réjouit de la venue du Quatuor à cordes Belcea, spécialiste de la musique du 20e Siècle. On pourra ainsi découvrir les Cinq mouvements pour quatuor à cordes d'Anton Webern datant de 1909. Le compositeur y déploie les possibilités nouvelles de la musique atonale et n'hésite pas à créer les sonorités les plus étranges. Cerise sur le gâteau : notre compositeur australien fétiche, Brett Dean, dévoilera avec le Quatuor Belcea une nouvelle création !

Au nom du ciel

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Yuval Rozman, 2h, dès 15 ans. Après Ahouvi en 2023, Yuval Rozman aborde le quatrième opus de sa Quadrilogie de ma Terre, une œuvre qui aborde le lien avec son pays natal et le territoire israélo-palestinien. Dans cet ultime épisode, il prend de la hauteur et met en scène le point de vue de trois oiseaux qui enquêtent sur l’assassinat d’un jeune Palestinien autiste de 32 ans, Iyad Al-Hallaq, tué par la police israélienne en 2020.

Notre avis : En plein dans l'actu mais avec décalage. Homme de théâtre israélien installé en France et très critique envers la politique de Benyamin Netanyahou, Yuval Rozman a choisi, pour le quatrième volet de sa série baptisée Quadrilogie de ma terre, de prendre de la hauteur en confiant le récit à trois oiseaux témoins de l'assassinat, en 2020, d'un Palestinien autiste par la police israélienne. Des oiseaux engagés, forcément, mais également délicieusement vulgaires, pour un spectacle en tous points surprenant et captivant.

Une maison de poupée

(Théâtre)

D'après Henrik Ibsen, mise en scène d'Yngvild Aspeli et Paola Rizza, 1h20. Par amour pour son mari banquier et pour le sauver de sa maladie, Nora a contracté un emprunt illégal qu’il ne lui pardonne pas. Face à cette hypocrisie, elle préfère quitter son foyer et leurs trois enfants. Mi‑femme, mi‑oiseau, Nora se libère de son mariage avec grâce et conviction.

Notre avis : Metteuse en scène, comédienne et marionnettiste, la Norvégienne installée en France Yngvild Aspeli a choisi d'adapter la pièce culte du répertoire norvégien et européen qu'est Une maison de poupée d'Ibsen avec, forcément, des marionnettes. Un parti pris pertinent tant visuellement, la scénographie brouillant la frontière entre illusion et réalité, que sur le fond. L'aspect féministe du texte (une femme qui refuse d'être réduite au rôle de poupée par son mari) saute ainsi littéralement aux yeux, à l'image des immenses araignées convoquées sur scène.

Frédéric Cordier

(Art graphique)

Formé à Lausanne, le Montréalais Frédéric Cordier viendra exposer ses toiles à l'URDLA fin avril pour les faire découvrir au public lyonnais,  entre paysages urbains, industriels, naturels et abstraits.

Notre avis : Né en 1985, Frédéric Cordier a créé de nombreuses estampes à l'URDLA, déployant sur de grands, voire de très grands formats, ses paysages industriels imaginaires, ses usines figées, ses paysages urbains nocturnes éclairés de quelque feux d'artifice... C'est par petits points, par petits traits ou par petites formes géométriques que Cordier compose ses paysages, leur insufflant une fragilité à l'image de nos sociétés industrielles et urbaines contemporaines. On attend avec impatience de découvrir ses nouvelles œuvres à l'URDLA qui lui consacrera une exposition monographique ce printemps.

Face à la mère

(Théâtre)

Mise en scène de Guy Cassiers, 1h30. Après vingt années passées en Afrique puis en Europe avec sa famille, une femme décide de retourner à Haïti, sa terre natale. Dans ce pays progressivement en proie à la violence puis au chaos, elle choisit de rester envers et contre tout, y devient enseignante, consacre sa vie à s’occuper des autres avant d'y mourir tragiquement.

Notre avis : Un homme, seul sur le plateau, évoque le souvenir de sa mère, assassinée en Haïti, et la douleur qui a suivi. En 2006, le comédien, metteur en scène et dramaturge Jean-René Lemoine a publié puis joué le texte Face à la mère. C'est ce même texte qu'il reprend aujourd'hui, avec la voix calme de celui qui ne veut pas imposer sa peine, dans une mise en scène humble, au cordeau, de Guy Cassiers, l'un des papes du théâtre européen. Pour un moment presque hors du temps.

Les gros patinent bien

(Théâtre)

De Pierre Guillois et Olivier Martin-Salvan, 1h20, dès 10 ans. Comme des Laurel et Hardy des temps modernes, un homme en costume trois pièces passe tout le spectacle assis, tandis qu’un autre, en maillot de bain, s’agite autour de lui, brandissant des centaines de cartons racontant un voyage imaginaire à travers le monde. Il fait ainsi défiler des paysages, des personnages et même des animaux croisés au cours de cette drôle d’épopée. 

Notre avis : Un gros homme, statique sur scène, se lance dans un impressionnant voyage grâce à un maigre acolyte qui matérialise avec des cartons tout un tas d'accessoires, de paysages, de compagnons de route... Signé Olivier Martin-Salvan et Pierre Guillois, Les Gros patinent bien, cabaret de carton est un bijou burlesque au succès phénoménal mérité depuis sa création en 2020. Interview de Pierre Guillois à lire sur notre site (« faire marrer les gens, c'est notre travail ! » nous dit-il).

Doppler + Dirty Harry

(Rock & Pop)

Après quinze ans de silence discographique, le groupe Doppler est de retour avec un nouvel album, Pourquoi ce disque ?, dont ils célèbreront la sortie sir la scène du Périscope, accompagnés d'un DJ set par Dirty Harry.

Notre avis : On croyait leur trajectoire figée dans une archive, mais certaines forces ne se rangent jamais : elles se tassent, se minéralisent, pour resurgir ensuite sous une nouvelle forme, irréductible. La release party au Périscope, coup d'envoi du nouveau tour, est l'occasion pour le trio culte lyonnais de dévoiler des nouvelles stratégies de tension sonore marquées par la nécessité d'apparaître. Ce qui, pour nous toutes et tous, relève d'une heureuse - et bruyante - fortune.

White dog

(Théâtre)

Mise en scène de Camille Trouvé et Jonas Coutancier, 1h35, dès 12 ans. Dans l’Amérique des années 1960, bouleversée par de violentes luttes raciales, un couple recueille un chien. D’apparence douce et affectueuse, il est dressé pour attaquer les personnes noires ; un récit sur la haine, le conditionnement et l’instrumentalisation sur fond de jazz.

Notre avis : Créé en 2017, White Dog de la compagnie Les Anges au Plafond, grand nom français de la marionnette, est un petit bijou de spectacle construit autour du roman Chien blanc de Romain Gary. Dans ce texte de 1970, l'auteur raconte comment, aux États-Unis avec son épouse Jean Seberg, il a recueilli un chien abandonné d'apparence affectueuse, sauf quand il croise une personne noire... Une œuvre forte, politique, qui, sur scène, a été habilement adaptée avec une scénographie en papier, de la vidéo, des jeux de lumière et de la musique live.

Avant la tempête

(Danse)

Chorégraphies de Lucinda Childs, David Dawson et William Forsythe, 1h25, dès 12 ans. L'Opéra de Lyon convie les œuvres de trois grands chorégraphes pour créer un spectacle entre graphisme minimaliste et poésie du mouvement : Actus... de Lucinda Childs, The Grey Area de David Dawson et Enemy in the Figure de William Forsythe.

Notre avis : Le Ballet de l'Opéra se fend en trois... en trois chorégraphies signées respectivement Lucinda Childs, David Dawson et William Forsythe. Un programme éclectique, mais qu'on ne saurait trop vous conseiller pour (re)découvrir l'un des chefs-d'œuvre de Forsythe, Ennemi in the figure, créé en 1989 sur la musique cinglante de Thom Willems. Ruptures de rythmes, changements de lumière, déplacements d'éléments de décors : tout dans cette pièce pousse à l'urgence, au mouvement virtuose sur le fil du rasoir, au choc plastique et gestuel.

TH

(Rap)

Entre sonorités sombres, glitchs futuristes et une écriture imagée, TH a créé un nouveau style qu'il appelle la E-Trap et qu'il propose de découvrir sur sa mixtape éponyme ainsi qu'Algorithme, son dernier projet sorti plus tôt cet année.

Notre avis : TH est arrivé à point nommé pour revitaliser une trap à bout de souffle. Dans ses deux derniers projets (E-Trap et Algorithme), la précision de son flow électrise des productions métalliques et rugueuses. Il politise le genre dans un anti-égotrip qui dépeint un quotidien sombre en épurant l'esthétique pour mieux la réinventer sur un ton clinique davantage que nonchalant. Il fascine également par sa capacité à laisser affleurer une réelle sensibilité derrière sa voix imposante.

L'Abolition des privilèges

(Théâtre)

D’après Bertrand Guillot, mise en scène d'Hugues Duchêne, 1h15. Après avoir parlé de la politique actuelle, Hugues Duchêne plonge au cœur de la nuit du 4 août 1789, lorsque des jeunes députés sont venus à Versailles pour abolir les privilèges des bien-nés, un moment fondateur de la nation française.

Notre avis : De ce moment fondateur qu'est la fameuse nuit du 4 août 1789 ayant permis L'Abolition des privilèges, le metteur en scène Hugues Duchêne a fait un spectacle survolté pour un comédien. Un pan de l'histoire française réanimé façon one-man-show, Maxime Pambet changeant de rôle en quelques secondes pour enflammer un discours, rejouer un affrontement, délivrer une anecdote... Captivant.

Isha et Limsa d'Aulnay

(Rap)

Sorti en décembre dernier, le volume 2 du projet Bitume Caviar d'Isha et Limsa d'Aulnay poursuit une collaboration qui a commencé en 2020. Ici, les deux rappeurs continuent d'échanger les références, entre le blues du voyou repenti et la vie de trentenaire (bientôt quadragénaire).

Notre avis : Loin du buddy movie artificiel, la fusion entre Isha et Limsa d'Aulnay célèbre le triomphe d'un rap d'adultes, technique et désabusé, formant un pont entre la Belgique et la France. Isha, nourri par la rigueur implacable de sa trilogie La vie augmente, apporte cette gravité rocailleuse, tandis que Limsa, fort de sa trilogie Logique, injecte une souplesse technique et un second degré salvateur. Avec le projet Bitume caviar, ils réactivent l'imaginaire d'un duo complémentaire, où la rime multisyllabique sert à décortiquer la névrose du quotidien et le temps qui passe.

Jeu double

(Art contemporain et numérique)

Vernissage le 2 avril à 18h. Dans le cadre d'un échange avec l'espace Interface à Dijon, la BF15 accueillera les artistes Mathilde Besson et Johan Côte Gayffier pour une exposition collective de leurs travaux explorant le tissu, le passage du temps et le cycle de la vie.

Notre avis : Deux lieux associatifs, Interface à Dijon et la BF15 à Lyon, proposent des expositions croisées qui permettront tour à tour de découvrir deux artistes lyonnais (Sabine Leclerq et Guillaume Perez) puis deux artistes dijonnais (Mathilde Besson et Johan Côte Gayffier). Leurs œuvres se confrontent et s'adaptent aux espaces d'expositions pour des accrochages toujours singuliers. On attend beaucoup notamment des créations de Guillaume Pérez, que l'on avait pu découvrir à l'URDLA dernièrement, et pour qui la peinture doit se déployer au-delà de la toile et de la surface.

Au Mali, quand les animaux dansent

(Sciences et Histoire)

À travers différents objets, masques animaux et grandes figures de bois, mais aussi par le biais d’audiovisuels, le Musée des Confluences propose de découvrir la pratique du sogobò, des fêtes organisées par plusieurs ethnies du Mali, aujourd'hui inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco.

Notre avis : L'exposition révèle un corpus récemment offert au musée, constitué par une centaine de masques et marionnettes qui, irréductibles à leur simple présence matérielle et à ce qu'ils représentent, opèrent comme des dispositifs d'activation. Issus des traditions festives du sogo bò, ces figures animales ou hybrides activent un théâtre rituel mêlant satire, mythe et régulation sociale. Collectées par Sonia et Albert Loeb, elles témoignent d'un art profondément relationnel et d'une pensée visuelle indissociable du geste, de la musique et de la parole.

Aux frontières du réel : La quête ésotérique de l'invisible

(Sciences et Histoire)

Pendant plus de trois mois, la bibliothèque de la Part-Dieu accueillera une exposition retraçant l'histoire des pratiques ésotériques, de l'astrologie au magnétisme en passant par le spiritisme et les arts divinatoires en explorant la transmission et l’exercice de ces pratiques, les figures et histoires lyonnaises qui ont marqué leur développement, ainsi que la place souvent singulière des femmes dans ce domaine.

Notre avis : Dans la ville de Willermoz, Kardec et Nizier Philippe, la constellation d'objets hétérogènes de la Bibliothèque municipale composent une grammaire du destin. L'image, se manifestant par l'entremise de gestes figés, de signes hérités et d'affects transmis, agit ici comme une survivance. Du cosmos miniaturisé aux jeux imprimés, des corps féminins médiateurs aux diagrammes savants, le parcours condense, sans rupture avec la raison, une tentative de négociation avec l'incertain, cherchant à ordonner l'angoisse du temps à venir.

Sous les fleurs

(Danse)

Chorégraphie de Thomas Lebrun, 1h15, dès 14 ans. Dans ce nouveau projet, Thomas Lebrun met en scène cinq interprètes afin de rendre hommage aux Muxes, troisième genre du peuple des Zapotèques dans le sud du Mexique. Habillés de robes traditionnelles aux motifs fleuris, ils racontent la rencontre du chorégraphe avec ces « hommes au cœur de femme » de la ville de Juchitán de Zaragoza.

Notre avis : Chorégraphe depuis 2001, directeur du CCN de Tours depuis 2012, Thomas Lebrun est une figure maintenant très connue de la danse contemporaine française. L'auteur d'Itinéraire d'un danseur grassouillet se penche souvent sur des sujets politiques et sociaux actuels, à travers des pièces mêlant humour et émotion. Créée en 2023, Sous les fleurs s'intéresse aux Muxes, troisième genre du peuple des Zapotèques dans le sud du Mexique. Cinq danseurs portant les robes traditionnelles aux motifs fleuris racontent en mouvements la vie de ces hommes bousculant les normes de la virilité et de la binarité.

Pistes...

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Penda Diouf, 1h55, dès 14 ans. Dans ce seule-en-scène, Penda Diouf prend le parti de l’autofiction pour révéler la mémoire de la colonisation en reliant son enfance en France, marquée par le racisme systémique, au récit de son voyage en Namibie sur les traces de son héros d’adolescence, l’athlète Frankie Fredericks, seul Namibien à avoir remporté un titre olympique.

Notre avis : Pour sa première mise en scène, l'autrice franco-sénégalaise Penda Diouf est partie de sa propre histoire et l'a reliée à la grande. Ou comment une jeune fille noire, élevée quelque part en France, là où les regards pointent la différence, décide, à l'âge adulte, après avoir découvert l'athlète namibien Frank Fredericks, de se rendre en Namibie, là où la colonisation allemande a conduit à un génocide au début du siècle dernier. Interprété par Nan Yadji Ka-Gara, ce riche seule-en-scène déploie de nombreuses pistes - politiques, engagées - afin d'écrire toutes les histoires.

Nexus de l'adoration

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Joris Lacoste, 2h. Dans une grande cérémonie performative, Joris Lacoste réunit toutes les expériences individuelles du monde pour mieux célébrer notre hétérogénéité, entre poésies répétitives, chansons pop, prières matérialistes, chorégraphies K‑pop, dialogues absurdes, duos TikTok, discours flamboyants et confidences intimes en mode stand‑up.

Notre avis : Alerte ovni scénique, de ceux qui emballent une partie du public autant qu'ils en agacent une autre, bien décidée à quitter la salle avant la fin de la représentation - ici quelque 2h20 tout de même. En ayant créé une sorte de comédie musicale à la gloire des "choses" (des objets, des concepts, des discours...), l'auteur et metteur en scène Joris Lacoste a placé les mots au centre du plateau, délivrés par des interprètes chantant sur une musique live hypnotique. Entre la messe géante, l'arty fascinant et la grosse blague assumée.

Big Mother

(Théâtre)

Par la compagnie Mélody Mourey. Alors qu’un scandale éclabousse le Président des États-Unis et agite la rédaction du New York Investigation, la journaliste Julia Robinson voit sa vie vaciller dans la salle d’audience d’un tribunal quand elle croit reconnaître sur le banc des accusés son compagnon, mort quatre ans plus tôt. Son enquête croise celle de son équipe, et la petite cellule du New York Investigation se retrouve confrontée à un programme de manipulation de masse d’une ampleur inédite.

Notre avis : Nom bankable du théâtre privé français, Mélody Mourey a créé il y a deux ans un nouveau hit à succès. Soit une sorte de thriller dans le milieu journalistique états-unien, efficace dans sa narration et ses rebondissements (il est question d'un mort qui réapparaît subitement) et au plus près des enjeux démocratiques contemporains - le titre de la pièce est évidemment une référence à George Orwell. Voilà qui fait le job, même si c'est parfois aux forceps et à gros traits.

La prochaine fois que tu mordras la poussière

(Théâtre)

D’après Panayotis Pascot, mise en scène de Paul Pascot. Dans le miroir d’une salle d’attente d’hôpital, face à son fils, un père apparaît et disparaît. Des deux, on ne sait pas qui sera le prochain à mordre la poussière.

Notre avis : Du roman à succès La Prochaine fois que tu mordras la poussière de son frère Panayotis Pascot, le metteur en scène Paul Pascot a sorti des passages saillants sur le rapport compliqué du jeune humoriste à son père. Dans une scénographie polymorphe, il a placé son comédien principal (Vassili Schneider à la création, Roméo Mariani pour la tournée) au centre de l'attention, le père (Yann Pradal) étant une présence presque fantomatique habilement convoquée, pour un spectacle subtil et émouvant.

(É)mouvoir

(Théâtre)

Mise en scène de Claire Petit et Sylvain Desplagnes, 30 min, dès 6 mois. À l’intérieur même d’un décor de forêt doux et enveloppant, les tout-petits pourront se déplacer, toucher, observer, écouter. Accompagnés par une marionnettiste, ils partiront à l'aventure au contact de la nature mouvante.

Notre avis : Régulièrement des compagnies s'attèlent à s'adresser aux bébés avec des moyens restreints, tant l'économie du théâtre jeune public est précaire. Voici que Claire Petit et Sylvain Desplagnes s'offrent les moyens d'une scénographie immersive pour les tout-petits dès 6 mois. De petites boules orange évoluent dans un monde ouaté blanc-crème et des végétaux s'animent, sortant des limbes ou tombant du ciel. De quoi faire ses premiers pas au théâtre avec une grande délicatesse.

La vie secrète des vieux

(Théâtre)

Mise en scène de Mohamed El Khatib, 1h10, dès 15 ans. Après ses précédents succès au Théâtre de la Croix-Rousse, Mohamed El Khatib est de retour en invitant des femmes et des hommes âgés de 75 à 102 ans pour partager leurs histoires de coeur. Dans cette performance drôle et touchante, ces anciens évoquent avec sincérité leurs aventures sentimentales et intimes, passées ou présentes.

Notre avis : Raconter La Vie secrète des vieux, et notamment leur rapport au désir, avec sur le plateau des « vrais vieux », c'est ce qu'a entrepris le metteur en scène et auteur Mohamed El Khatib, grande figure d'un théâtre documentaire enrichi par la fiction. Le résultat est à la fois touchant, drôle, politique et, surtout, empreint de la fragilité et de la mélancolie de la fin de vie, l'une des interprètes amateurs étant décédée depuis la création en 2024.

Le Premier sexe

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Mickaël Délis, 1h20. Épaulé par divers membres de sa famille, ses camarades de classe, des collègues et d'autres, un homme offre le fruit de sa réflexion sur le thème de la virilité, de l'enfance à l'âge adulte, le tout condensé en sept tableaux.

Notre avis : Dans la famille des seuls-en-scène à personnages, très à la mode en ce moment, Le Premier sexe de Mickaël Délis est dans le très haut du panier. Le comédien et auteur a ainsi livré en 2022 un spectacle sur « la grosse arnaque de la virilité » analysée de son point de vue d'homme gay, et avec pas mal d'humour et de théâtralité - notamment lorsqu'il campe sa mère. Une réussite qui tourne petit à petit en France et qui, pour info, a été complétée par deux autres spectacles afin de former une remarquable et passionnante « trilogie du troisième type ».

Le Pas du monde

(Danse)

Par le collectif XY, 1h, dès 8 ans. Dans sa nouvelle création, le collectif XY continue son exploration du porté acrobatique, entamée il y a plus de vingt ans. Cette fois, ses 22 interprètes mettent en scène le temps, en formant des pyramides montagnes qui s’érodent doucement, leurs saltos mimant le vent dans les cimes et leurs courses folles dessinant les courants d’une rivière.

Notre avis : Depuis vingt ans, le collectif XY, composé d'incroyables acrobates, livre des spectacles à littéralement couper le souffle. À l'image de son précédent, Möbius, ou encore de son dernier, Le Pas du monde, riche en images saisissantes - des colonnes d'êtres humains, des vagues de corps, des montagnes vivantes, des jetés puissants... En un peu plus d'une heure, les vingt-deux artistes déploient un langage circassien qui leur est propre, jamais dans l'esbroufe et pourtant bluffant, en prenant pour sujet les « métamorphoses du vivant » et « ce monde dont nous causons la perte ».

Zaï zaï zaï zaï

(Théâtre)

D’après Fabcaro, mise en scène de Paul Moulin, 1h. Fabrice est à la caisse d’un supermarché lorsque la caissière lui demande s’il a la carte du magasin, mais il ne la trouve pas. La caissière appelle la sécurité et Fabrice prend la fuite. En quelques heures, il devient l’ennemi public numéro un. Installés autour d’une grande table équipée de micros, une bande d’acteurs s’amuse comme des gosses à raconter cette histoire complètement déjantée, en faisant les voix et les bruitages.

Manon Lescaut

(Classique et Lyrique)

De Giacomo Puccini, direction musicale de Sesto Quatrini, mise en scène d'Emma Dante, 2h45, dès 15 ans. Le Chevalier des Grieux et la jeune Manon tombent amoureux au premier regard, et s'enfuient ensemble. Mais Manon abandonne le jeune Chevalier pour le riche Géronte. Lorsque ce dernier comprend qu'elle aime toujours des Grieux, il dénonce les amants et la jeune femme est condamnée à l'exil.

Notre avis : À 34 ans, Giacomo Puccini signe l'un de ses plus beaux opéras avec Manon Lescaut d'après un roman de l'abbé Prevost. Manon veut jouir de la vie et entame une passion déchirante et désespérée avec Des Grieux. Les voix de Chiara Isotton et de Ricardo Massi s'entremêleront aux couleurs envoûtantes d'un orchestre omniprésent, Puccini réussissant ici à synthétiser son héritage de Verdi avec Wagner ou même... Bizet ! La Sicilienne Emma Dante signera la mise en scène, avec son goût prononcé pour une poésie brute et des images scéniques puissantes.

Black foxxes

(Rock & Pop)

Inspirés par les expériences en pleine nature de leur leader Mark Holley, les quatre membres de Black foxxes créent une musique sincère et vulnérable, comme une catharsis venant d'un besoin intérieur.

Notre avis : Romantique sans être autodestructeur, mélancolique sans être plaintif, ainsi pourrait-on définir le geste artistique que Mark Holley poursuit depuis un peu plus de dix ans. Après un renouvellement total de la section rythmique et un hiatus de cinq ans, Black foxxes livre avec The haar une œuvre d'une rare sensibilité dolente et hypnotique, crépusculaire réarticulation spectrale et âpre des sonorités rock et post-rock des années 90.

Prendre soin

(Théâtre)

Texte et mise en scène d'Alexander Zeldin, 1h30. Au cœur de la nuit, dans une boucherie industrielle, cinq agents de ménage se rencontrent pour la première fois. Au moment de leurs pauses, ils bavardent, dans une scénographie d’une grande sobriété donnant toute la place aux acteurs et actrices.

Notre avis : Dans cette saison dense, on ose affirmer que c'est le spectacle que nous attendons le plus. Il y a quelques années, Alexandre Zeldin nous avait fait chavirer avec Love tant il aimait ses personnages plus qu'il ne collait sur eux un discours, intensément politique. Avec le théâtre, il rendait leur humanité à des allocataires en mal de logement gérés par les services sociaux anglais. Avec Prendre soin, autre volet de sa trilogie sur les inégalités, le Britannique s'attache aux travailleurs précaires, celles et ceux compressés par le programme économique à la tâche dit « Zero hour ».

Schubert, quintette

(Classique et Lyrique)

Par les musiciens de l'ONL, 1h10. Pour cette soirée célébrant les ensembles à quatre et cinq joueurs, l'Auditorium de Lyon accueillera les musiciens de l'ONL qui interprèteront le Quatuor à cordes n° 12 et le Quintette à cordes en do majeur de Franz Schubert.

Notre avis : Les musiciens de l'ONL s'aventurent dans la musique de chambre de Schubert avec deux œuvres contrastées du compositeur romantique : le Quatuor à cordes n°12 composé à 23 ans, tout en frémissements et alternance d'élans et de retenues, mêlant aussi fougue et colère, et le Quintette pour cordes en do majeur qui a été, lui, composé à l'été 1828, deux mois avant la mort de Schubert. Le second violoncelle apporte une tonalité grave et dialogue avec les quatre autres instruments, pour, une œuvre dense et sous tension, l'une des plus belles de la musique de chambre dit-on.

The dead South

(Rock & Pop)

Fondé en 2012 à Regina au Canada, le quatuor The dead South s'illustre dans le genre méconnu du bluegrass, apparu dans les années 1940 dans les Appalaches. Avec pour ambition de créer une musique qui rassemble les personnes, les voici en pleine tournée européenne, qui s'arrêtera le temps d'un soir au Transbordeur.

Notre avis : À travers une instrumentation stricte et un héritage roots relu par l'entremise d'une sensibilité post-indie, The dead South s'impose depuis une décennie comme l'un des groupes phares du renouveau bluegrass. Combinant précision rythmique, voix serrées et goût pour les récits sombres, le quatuor canadien sait manipuler habilement le passé pour afficher conjointement sa matrice ainsi que sa réinvention contemporaine.

Romancero queer

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Virginie Despentes, 1h40, dès 15 ans. Après Woke, sa première expérience de mise en scène, Virginie Despentes est de retour avec Romancero Queer, qui se déroule dans les loges d’un théâtre public où huit acteurs sont rassemblés pour l’adaptation d’une pièce. La banalité de la tyrannie du metteur en scène les exaspère, puis les révolte et les soude.

Notre avis : Événement : l'autrice culte Virginie Despentes débarque cette saison à Lyon (à la Croix-Rousse, forcément) avec sa deuxième pièce qu'elle met en scène : Romancero queer. Un spectacle vivifiant et joyeusement imparfait, dans la lignée de ses réflexions et de ses combats (sa première pièce, écrite à huit mains, revendiquait fièrement le titre Woke), avec pour point de départ narratif le monde du théâtre et une histoire de metteur en scène problématique. Très métathéâtral.

Process Comedy

(Théâtre)

De Quentin Lesaffre et Bertrand de Ruyver, mise en scène d'Olivier Maille, 1h15. À travers des anecdotes et des imitations, Process Comedy vise à apprendre au public à mieux se connaître et à mieux comprendre son entourage, à la maison comme au travail.

Biga*Ranx

(Reggae)

Neuf mois après la sortie de son septième album Rainshine, le Tourangeau Biga*Ranx s'invitera sur la scène du Transbordeur avec un univers plus éloigné des sonorités jamaïcaines qui ont fait sa renommée, s'axant plutôt vers le vapor-dub et le cloud rap.

Notre avis : Il n'imite plus la vélocité jamaïcaine depuis des années déjà, le Tourangeau a opéré une mue vers ce qu'il nomme le "vapor-dub". À la croisée des chemins entre le dub digital et l'esthétique lo-fi du cloud rap, il a bâti une texture sonore unique, cotonneuse et mélodique. Porté par son nouvel album Rainshine sorti en juin, ce concert est une immersion dans une "liquidité" musicale où les basses lourdes du soundsystem se dissolvent dans des nappes synthétiques nostalgiques où l'artiste, parfois sous l'alias Telly*, déconstruit les codes du roots pour en proposer une version résolument moderne.

Karim Duval

(Humour & Café Théâtre)

Dans Entropie. Spectacle de la maturité pour Karim Duval, qui compte bien affirmer son style, à travers une observation de notre société, ses incertitudes, ses fractures, ainsi que les grandes thématiques de notre époque : travail, écologie, éducation... le tout mis en valeur par son auto-dérision et son sens de l'improvisation.

Notre avis : L'être humain brûle de l'énergie pour, dès qu'il a du temps, scroller sur son téléphone : voilà qui laisse pantois Karim Duval, qui a fait de ce constat (et d'autres) le cœur de son nouveau spectacle. Sur scène, l'humoriste n'est jamais autant savoureux que quand il pointe les incohérences et autres aspects ridicules de notre monde toujours plus rapide mais toujours plus vain.

Absalon Absalon !

(Théâtre)

D’après William Faulkner, mise en scène de Séverine Chavrier, 5h15. Dans le Sud des États-Unis post-guerre de Sécession, Thomas Sutpen, un homme blanc rongé par la rancœur bâtit, à partir d’une unique pièce d’or, un domaine monumental qu’il baptise de son nom, Sutpen’s Hundred. Pour fonder sa dynastie, au sang le plus pur, il multiplie les épouses et les enfants dans un délire d’engendrement, mais échoue, dans l’inceste et le fratricide.

Notre avis : Après avoir présenté son excellent Ils nous ont oubliés en 2023 au TNP, Séverine Chavrier revient avec son intense adaptation de 5h du roman culte de William Faulkner qu'elle a créée au festival d'Avignon 2024. Sur le plateau, elle a tout mis : la maison et la voiture de Thomas Sutpen, cet enfant des basses couches de la société qui veut fonder un empire de plantations, mais aussi la moiteur du Mississipi et l'Amérique de la guerre de Sécession, la ségrégation et l'inceste. L'acteur Laurent Papot impressionne, le spectacle nous happe, quitte à parfois ne pas être complètement saisissable.

Le Cercle des poètes disparus

(Théâtre)

Mise en scène d’Olivier Solivérès, 2h. Première adaptation en France du film de Peter Weir, reprenant l'histoire de John Keating, professeur de littérature anglaise qui va pousser ses jeunes élèves à s’ouvrir à la vie, loin du carcan des conventions qu’incarne leur établissement.

Notre avis : Quand un film culte passe à la scène sans autre but que de raconter une fois de plus l'histoire, la circonspection peut-être de mise : que va apporter cette nouvelle version ? Dans le cas du Cercle des poètes disparus, film de Peter Weir sorti en 1989 avec Robin Williams dans le rôle d'un professeur de littérature tout sauf conventionnel, la réponse est : une savoureuse vivification ! Ce récit d'émancipation prend vie et corps sur le plateau avec justesse, grâce notamment à Stéphane Freiss dans le rôle-titre et à tout une série de jeunes comédiens épatants de fougue en guise d'élèves. Rien de révolutionnaire, certes, mais quel plaisir communicatif.

Bun Hay Mean

(Humour & Café Théâtre)

Dans Kill Bun. Avec ce cinquième spectacle, Bun Hay Mean revient sur la période difficile qu'il a connu l'année dernière, avec un point d'honneur à parler de la santé mentale, mais sans oublier le piquant et l'absurde qui font sa renommée.

Artagora : Giacometti, la vision déchaînée

(Conférences)

Dans son nouveau cycle de conférences, Artagora donne le micro à Damien Capelazzi, historien de l'art, pour éclairer certains artistes ou sujets. Cette fois-ci, le sujet sera le sculpteur et peintre suisse Alberto Giacometti, dont le travail a été influencé par le cubisme, le surréalisme et les questions philosophiques sur la condition humaine.

Carpenter Brut + Danger

(Musique Electronique)

À la croisée des musiques électroniques, du rock et des sonorités inspirées des années 1980, Carpenter Brut forge une synthwave à l'esthétique soignée et cinématographique. Pour ce concert au Transbordeur, il sera accompagné du compositeur masqué Danger, à l'univers imprégné par les films cultes et l'esthétique des jeux vidéo.

Notre avis : Le producteur Frank Hueso a mélangé sa synthwave avec de l'electro industrielle et du metal, si bien qu'on le retrouve autant sur les scènes des plus grands festivals de metal qu'à ceux de musiques électroniques. Synthés agressifs, ambiance d'horror-movie, distorsion et structures de morceaux très "rock" : Carpenter Brut impose un univers à part entière, complet et cohérent que son album très attendu, Leather Temple continue d'étoffer en mettant l'accent sur une techno plus indus. Franck Rivoire, connu sous le nom de Danger, assure la première partie.

Encore lui ! Jean-Claude Guillaumon

(Art contemporain et numérique)

Avec sa nouvelle exposition, le Musée d'art contemporain de Lyon propose une rétrospective dédiée à l'artiste lyonnais Jean-Claude Guillaumon, qui s'est illustré pendant près de soixante ans à la peinture, puis à l'happening et à l'art environnemental avant de se consacrer à la photographie, le tout avec malice et engagement.

Notre avis : Avec cette rétrospective, le MAC exhume une œuvre qui fait du doute une méthode et du jeu un principe critique. Obstinément rétif aux catégories, Jean-Claude Guillaumon utilise l'image comme un terrain d'essai, non pour s'affirmer, mais pour se dédoubler, se contredire, jusqu'à atteindre le point de dissolution. Entre apparition et effacement, ses expérimentations photographiques interrogent avec ironie la condition même de l'artiste, pris dans le flux ordinaire du monde.

Eva Rami

(Humour & Café Théâtre)

Dans Va aimer !. Dans son troisième seule-en-scène, Eva Rami incarne à nouveau une multitude de personnages, notamment un groupe de femmes gravitant autour de l’héroïne Elsa. À la manière d’un chœur, ces femmes vont accompagner l’héroïne dans son cheminement vers la libération, avec humour et tendresse.

Notre avis : Brillant geste autofictionnel, Va aimer ! d'Eva Rami est un seule-en-scène (le meilleur de 2024 selon les Molières !) dans lequel le double de la comédienne et autrice s'empare de la scène autant pour se livrer, se pacifier, se réparer, que pour alerter, bouleverser, transmettre.... La force du spectacle vivant, tout simplement.

Blanche-Neige, histoire d'un prince

(Théâtre)

Écrit par Marie Dilasser, mise en scène de Michel Raskine, 1h, dès 8 ans. Le couple princier bat de l’aile, le royaume est dévasté, la biodiversité en danger à force de fêtes et de guerres. Ces héros mélancoliques et joyeux clopent, chantent, se disputent et divaguent en tricotant. En un tourbillon burlesque, le spectacle plonge dans un récit moderne interrogeant les archétypes, le patriarcat, le féminisme et l’environnement.

Notre avis : Une histoire très connue comme on ne nous l'a jamais racontée : avec Blanche-Neige, histoire d'un prince, l'autrice Marie Dilasser a livré un texte bourré d'intelligence et d'humour (Blanche-Neige rêve par exemple d'une aventure avec sa copine Peau d'âne) qui nous transporte des années après le fameux baiser. Le metteur en scène Michel Raskine en a fait un excellent spectacle pour tous (petits et grands) dans la droite lignée d'un théâtre généreux et inventif. On adore.

Glassworks

(Classique et Lyrique)

La chapelle de la Trinité accueille une représentation des musiques de l'album Glassworks de Philip Glass, son onzième travail avec le Philip Glass Ensemble sorti en 1981. Ce soir-là, François Mardirossian au piano et Alexis Paul à l'orgue de Barbarie revisiteront cette œuvre, accompagnés de Lionel Palun à la vidéo.

Notre avis : Dans le majestueuse discographie du compositeur états-unien, Glassworks représente à la fois un tournant majeur et un geste de démocratisation de sa musique. Sans modifier son langage, Philip Glass en ajuste les conditions d'accès, ouvrant la modernité musicale à un public non spécialiste, à l'instar de Jarrett avec The Köln concert ou Reich avec Music for 18 musicians. Afin de célébrer cette œuvre phare du vingtième siècle, La Trinité propose une soirée immersive, entre vidéo et son, piano et orgue de barbarie.

Le bruit des arbres qui tombent

(Théâtre)

Mise en scène de Nathalie Béasse, 1h30, dès 15 ans. Sur le plateau, une bâche devient mer ou ciel, les corps dansent et racontent quand les mots échouent : quatre membres d’une même famille s’essaient à tenir debout, au bord de leurs failles. Entre chutes, élans, souvenirs et silences, tout se mêle et la nature s’infiltre, discrète et insistante.

Notre avis : À la fois plasticienne et comédienne, Nathalie Béasse revient avec un spectacle de 2017 où, comme souvent dans son travail, des personnages sont de passage, un peu égarés. Ils racontent leurs états, leurs rencontres quand ils ne dansent pas ensemble l'espace de quelques instants. Les corps, enrobés dans des costumes très élégants et soignés, apportent une légèreté souvent contradictoire avec ce bruit des arbres qui tombent. La grande classe.

Steph Cop

(Art contemporain et numérique)

Inspiré par le massif du Morvan, là où il a installé son atelier, Steph Cop donne vie à des sculptures en bois réalisées à partir d'arbres déjà tombés pour leur donner une seconde vie, tantôt sous forme anthropomorphique, tantôt sous des formes plus abstraites.

Notre avis : Steph Cop a installé son atelier au cœur des Noires Montagnes dans le Morvan, un environnement qui inspire la vitalité de ses sculptures sur bois (réalisées à partir d'arbres tombés). Elles donnent comme une seconde vie aux arbres, parfois à travers des formes abstraites, parfois à travers des figures plus anthropomorphes. De petite ou de grande taille, ses œuvres recèlent une puissance poétique et formelle qui nous émeut beaucoup.

L'Après-midi d'un foehn, version 1

(Théâtre)

De Phia Ménard, 25 min, dès 5 ans

Notre avis : Classique du théâtre jeune public et créé en 2011, cette pièce (en version courte ici) de Phia Ménard est un petit bijou dédié au vent. Avec de simples sachets plastiques bricolés, la circassienne invente un monde de personnages au son de Debussy et son "Après-midi d'un faune". Inratable.

Contre-nature

(Danse)

Chorégraphie de Rachid Ouramdane, 1h, dès 10 ans. Pour continuer d’explorer le mouvement aérien, déjà abordé dans ses précédentes créations Sfumato et Corps extrêmes, Rachid Ouramdane met en scène dix interprètes dans une atmosphère brumeuse, où leurs gestes esquissent des ralentis et des accélérations, à travers des corps à corps et chutes amorties. 

Notre avis : Depuis quelques années, le chorégraphe Rachid Ouramdane explore le geste aérien et les défis aux lois de la pesanteur en entremêlant danse et acrobatie. Contre-nature, pièce pour dix interprètes, créée en 2024, s'envole à nouveau, tout en laissant une grande part à l'intime et aux relations humaines. Chutes amorties, élans, mouvements accélérés disent le temps qui passe, la finitude humaine, l'absence des disparus...

Yann et Marguerite

(Théâtre)

D'après Yann Andréa, mise en scène d'Antoine Atek, 1h10, dès 14 ans. Entre l’été 1980 et le 3 mars 1996, Marguerite Duras et Yann Andréa ont vécu une histoire d’amour. De cette relation entre fascination, possession et inspiration, Yann Andréa a tiré un livre intitulé Cet amour-là, qui se voit adapté sur la scène des Clochards Célestes. Sur scène, Yann raconte son histoire, mais Marguerite est toujours là, et les mots se conjuguent aux fantômes du passé.

Notre avis : Il faut toujours aller voir ce qui se passe au théâtre des Clochards célestes. Leur début de saison a été excellent et voici qu'arrive ce projet de fin d'études basé sur le livre de Yann Andréa Cet amour-là, récit de son lien atypique à Marguerite Duras. Élève du Théâtre national de Bretagne, Antoine Atek dirige et joue avec son acolyte Karl Picard, formé au Conservatoire de Lyon. Au programme : « l'amour, Hervé Vilard, l'alcool, la mer et l'éternité » annoncent-ils.

Herman Dune + Claire Days

(Rock & Pop)

Après 25 ans de carrière et quinze albums, Herman Dune est de retour avec un nouvel album, Odysseùs, sorti en juin dernier. Le voici sur la scène de l'Épicerie Moderne, accompagné de Claire Days et sa folk-rock en première partie.

Notre avis : Un dimanche de fin d'hiver, dans ce temps fragile où le jour hésite à finir, les voix de Claire days et Herman Dune se reflètent déposant leurs chansons dans le tremblement crépusculaire. Là où l'artiste lyonnaise laisse affleurer l'impermanence duveteuse qui trouble les contours d'un songwriting raffiné, le projet du musicien parisien répond avec sa mythologie de l'ordinaire, incarnée dans un lo-fi oscillant entre mélancolie et sérénité. Une soirée indéniablement placée sous le signe de la grâce.

Camille Chamoux

(Humour & Café Théâtre)

Dans Ça va ça va. Pendant longtemps, Camille Chamoux s'est considérée comme immortelle : elle a ingéré du glutamate, de l'aspartame, du nitrite de sodium... Puis, soudain, ses groupes WhatsApp ont commencé à parler de médicaments contre la polyarthrite précoce. La santé est arrivée dans sa vie, et elle a décidé d'en faire un spectacle.

Notre avis : Ça va ça va, assure l'actrice et humoriste Camille Chamoux dans un quatrième seule-en-scène autocentré pour la bonne cause : celle de faire rire de son quotidien de « quadra occidentale » pour « collectivement oublier qu'on va tous crever comme des merdes ». Où il est question de santé mentale et physique, de mort, du couple, des gosses ou encore des groupes WhatsApp. Rien de très original, certes, mais on ne peut plus efficace.

Adés the planet

(Rap)

Trois mois après la sortie de son premier album, intitulé Bâtarde sensible, Adès the planet sera sur la scène du Marché Gare avec sa musique hybride et cathartique aux inspirations allant de Dr. Dre à FKA Twigs.

Notre avis : Avec son premier album, Bâtarde Sensible, Adés the planet a amplifié sa proposition. Son rap caméléon puise sa puissance dans la cohérence de sa diversité stylistique. Son flow tour à tour tranchant et envoûtant est la clé de voûte d'un univers fait de placements secs et rigoureux, de chuchotements vénéneux et de prises de risque vocales mais aussi musicales. Libre, la rappeuse élargit son périmètre sans délaisser ses fondamentaux, avec des virages imprévisibles à l'instar du très rock Hollywood.

Scott H. Biram

(Rock & Pop)

Entre blues, country, bluegrass, rock'n roll, mais aussi punk et heavy metal, Scott H. Biram se permet tout ce qui lui chante sur scène, ce qui peut faire taire la salle, tout comme la transformer en mosh pit géant.

Notre avis : Le one-man-band texan revisite sans cesse les fondations du blues et de la country, flirtant avec un folk poussiéreux traversé par des réminiscences punk. Réaffirmant une manière d'habiter ces idiomes comme un conteur solitaire dans une atmosphère d'urgence contenue, Biram avance d'un pas boiteux mais sûr, façonnant, disque après disque, une œuvre génuine, dépouillée, qui porte ses aspérités comme une signature.

Les Misérables

(Spectacles Divers)

De Victor Hugo, ms Ladislas Chollat. Comédie musicale

Faetooth + Coltaine

(Rock & Pop)

Originaire de Los Angeles, le trio Faetooth explore des paysages sonores où se croisent doom metal, sludge et shoegaze, créant un « fairy doom » envoûtant, comme en témoigne leur dernier album Labyrinthine sorti en septembre dernier. Pour ce concert, iels seront accompagnés de Coltaine et leur musique, à mi-chemin entre mélancolie post-rock et intensité blackgaze.

Notre avis : Avec son deuxième album Labyrinthine, le trio californien s'avance dans l'opacité brumeuse d'un metal à la fois morose et féerique, où le vertige intime côtoie la violence mélodique. Le temps vacille, se replie et se redéploie, suspendant la linéarité du vécu pour esquisser une autre façon d'habiter la vie, délaissant toute vanité et invitant le doute au cœur même d'une introspection nimbée de mystère.

Bernard Werber

(Spectacles Divers)

Dans Voyage intérieur. L'écrivain Bernard Werber, accompagné de la harpiste Vanessa Francœur, monte sur scène pour guider le public à travers cinq méditations crées pour apprendre à mieux se connaître, se rappeler de ce que l'on a été et découvrir ce que l'on va devenir.

Oshi et le roi d'amazonie

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Jordan Chapuis et Ana Diener, par la compagnie Athénadès, 30 min, de 2 à 6 ans. Oshi décide d’aller rendre visite à sa grand-mère, qui vit dans la forêt amazonienne. Seul problème, l’adresse qu'on lui a donnée : tout près du roi de la jungle. Mais qui est ce roi de la jungle, et où est-il ? Aidé des créatures de la grande forêt, il tentera de découvrir de qui il s'agit.

Les Divines

(Théâtre)

Ludivine, une jeune femme atteinte du trouble du spectre de l'autisme, est la nièce de Joséphine, travailleuse du sexe. Les deux femmes se retrouvent à l’occasion d’un stage de Ludivine dans un Esat, après de longues années de séparation. La découverte sans tabous de l’univers de Joséphine va permettre à Ludivine de laisser libre cours à sa curiosité sur un sujet qui l’intéresse, les relations amoureuses.

Sylvie Collu

(Art graphique)

Vernissage le 18 février à 18h. En superposant des peintures avec des films photographiques, une technique qu'elle appelle le strip-art, Sylvie Collu crée des toiles profondes dédoublant la perception du tableau final, mettant en scène des portraits de célébrités, des unes de magazines ou des collages réalisés par ses soins.

Battle La Fougue

(Danse)

La battle de danse La Fougue revient pour une nouvelle édition en février à Bizarre, placée sous le signe de l’intensité et de la créativité. Venu·es de toute la France et au-delà, de multiples danseur·euse·s se confronteront sur scène, évalué·e·s par trois juges internationaux et épaulés sur scène par DJ Greezly et Dirty Mo'.

Julien Lieb

(Chanson)

Révélé il y a trois ans lors de la onzième saison de la Star Academy, Julien Lieb monte cette année en solo sur la scène du Radiant Bellevue avec son répertoire polyvalent et multigénérationnel inspirè du cinéma.

Madame Fraize

(Humour & Café Théâtre)

Écrit et jeu Marc Fraize (Monsieur Fraize), ms Alain Degois dit "Papy", 1h15

Notre avis : Monsieur Fraize présente madame. Le spectacle créé en 2021 ne cesse de se déployer depuis. Marc Fraize troque son pantalon bleu en velours côtelé trop court pour une robe hollywoodienne, celle d'une prolo qui rêve sa vie même s'il son quotidien c'est Gifi et le fonctionnement du lave-vaisselle. Moins hésitante que monsieur, elle n'en demeure pas moins aussi hilarante que lui. Acteur chez Dupieux, Fraize est un des plus grands comiques de sa génération.

Pat'Patrouille

(Spectacles Divers)

Dans le nouveau spectacle Le Retour des Héros, l'équipe de la Pat'Patrouille part en mission autour du monde ! Le maire Hellinger sème la pagaille en clonant Robo Dog, et la brigade canine devra rassembler tous les clones, sauver leur ami robot et prouver qu'en équipe, rien n'est impossible.

Redouane Bougheraba

(Humour & Café Théâtre)

Dans Mon premier spectacle. Après avoir écumé la France, l’Europe et les autres continents avec son spectacle On m’appelle Marseille, Redouane Bougheraba est de retour avec un nouveau one-man-show dans lequel il explique son parcours, sa réalité et ses rencontres improbables à travers une foule d'anecdotes et une touche d'impro.

I Gotta Feeling

(Rock & Pop)

Concert nostalgique des années 2000 avec Worlds Apart, Nâdiya, Amine, Helmut Fritz, Assia, Priscilla, Organiz, Salomé De Bahia, Faudel, Tragédie, L5 et d'autres.

Ma joie comme tranchée

(Théâtre)

Par la compagnie Ktha. À l'occasiond e sa sortie de résidence, la compagnie Ktha met en scène trois interprètes au milieu d’une centaine de tabourets occupés par le public, déclamant, disant et confiant la colère des personnes en Ehpad pour la transmettre aux passants.

Rsko

(Rap)

Adam Green

(Rock & Pop)

Des quatre concerts français que comptera sa prochaine tournée, Adam Green fera un détour par Lyon, au Marché Gare, pour venir à la rencontre du public lyonnais avec sa pop folk indie.

Notre avis : Chez Adam Green, la chanson devient le lieu d'un geste qui se déprend du monde pour mieux en dévoiler la texture vacillante. Anti-folk, pop minimale, americana ou résonances indo-orientales n'évoquent plus des genres mais des seuils, des passages où l'ironie légère ouvre sur une insouciance profonde, refus discret de toute visibilité marchande et manière singulière de s'absenter au temps pour mieux en éprouver la persistance.

Ivan Berquiez

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Un pieu à soi. Le 28 mars 1941, sur le bord de la rivière où elle compte se donner la mort, Virginia Woolf trouve un objet étrange qui lui permet de regarder la série télévisée Buffy contre les vampires. Curieuse, elle rebrousse chemin et, depuis son lieu à elle, commence son binge-watching.

Charlot en musique

(Ciné Concert)

Direction musicale de Jean Deroyer, par l'Orchestre de l'Opéra de Lyon, 1h15, dès 6 ans. L'Opéra de Lyon propose un hommage à Charlie Chaplin à travers un ciné-concert pour donner un nouvel élan musical à ses films L'Aventurier,  Charlot pompier et Charlot patine.

Haute-Autriche

(Théâtre)

Texte de Franz Xaver Kroetz, mise en scène de Guillem Font-Serradeil, 1h10, dès 14 ans. Heinz, livreur, et Anni, employée de bureau, sont mariés depuis trois ans. Leurs semaines avancent au même rythme : des longues journées de travail, des sorties le dimanche et des rêveries devant les prospectus publicitaires. Jusqu’au jour où Anni apprend qu’elle est enceinte, une nouvelle qui fissure le vernis de leur quotidien, révélant tout à coup leurs difficultés financières et l’instabilité de leur condition sociale.

Les 4 Mousquetaires

(Théâtre)

D'après Alexandre Dumas, par la compagnie La Douce, dès 9 ans, 1h15. Réarrangés en mode pop et coloré, les 67 chapitres de l'œuvre originale d'Alexandre Dumas se transforment en une nouvelle, frénétique, empruntant son humour aux Monty Python, le tout plongé dans l’univers des années 1980.

Mamé

(Théâtre)

De et avec, 50 min, dès 9 ans. Seul sur scène, Antoine Demor propose une plongée tendre, gourmande et poétique au cœur de souvenirs familiaux, articulée au tour du personnage de Mamé, sa grand-mère italienne.

Cryptopsy + 200 Stab wounds + Inferi + Corpse pile

(Rock & Pop)

Le temps d'une soirée, le Club Transbo plongera dans les tréfonds les plus obscurs du death metal à l'occasion de l'escale lyonnaise de la tournée des canadiens de Cryptopsy, qui fêteront les trente ans de leur album None so vile. L'affiche sera complétée par 200 Stab wounds, Inferi et Corpse pile, de quoi faire trembler les murs toute la nuit.

Élie Semoun

(Humour & Café Théâtre)

Dans Cactus. Après trente ans de carrière, Élie Semoun revient avec un huitième spectacle offrant une vision à la fois profonde et légère de notre société où les thèmes de l’intolérance, du tabou et de l’injustice sont abordés sans fard avec une nouvelle galerie de personnages hauts en couleur.

Baby Neelou + Lucci

(Rap)

Originaire du Pays Basque, Baby Neelou puise son inspiration dans la scène de Los Angeles, où il a vécu, pour créer un mélange de DMV Flow et de Plug music, teinté de trap et d'influences nineties. Le voici sur la scène de la Machinerie, accompagné de Lucci, découvert en 2024 avec ses titres Ten et Sale routine.

Notre avis : Le spectre de Young Thug période 2015 plane sur Baby Neelou qui oscille avec une insolence vaporeuse entre le français et l'anglais. Toujours sur la ligne de crête entre modernité, efficacité et sortie de route, l'artiste s'est montré prolifique en 2025. Ses deux projets (Off Season baby et La Couleur de la toile) aux airs de démonstrations brutes et impures ont affirmé sa science musicale. L'expérimentation des textures sonores se mêle à la technicité d'une force tranquille.

La guerre des sexes

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Pascal Grégoire, dès 16 ans. Après 5 ans de vie commune, rien ne va plus entre Anne-Laure et Pierre. Ancien animateur dans un club de vacances, Pierre est un adulescent qui rêve d'écrire la pièce de théâtre qui va le faire connaître. Mais sa journée type se résume entre console de jeu et poker en ligne, le tout en caleçon. De son côté, Anne-Laure travaille dans le service juridique d'une grande entreprise. Épaulée par sa meilleure amie Isabelle, sexologue, elle décide de reprendre son couple en main et lui redonner un nouveau souffle.

Aux commencements

(Cirque)

Par la compagnie 14:20, 20 min, dès 3 ans. Avec son nouveau spectacle, la compagnie 14:20 propose d'explorer les origines de l’art rupestre dans un univers sensoriel hors du commun. Dans une caverne de papier, chaque souffle et chaque geste de l’artiste deviennent un acte sacré, transformant l’ombre en lumière et la matière en récit grâce à la magie moderne.

Warum meine liebe

(Musique Electronique)

La tournée Warum meine liebe est de retour pour une nouvelle saison, qui fera une escale au Transbordeur le temps d'une soirée ! À l'affiche de cette édition 2026, Billx, Hysta, Aurélie Czaja, Le son vert et Los Munanos.

L'arbre et l'oiseau

(Théâtre)

Par la compagnie Les petits monstres, 30 min, de 18 mois à 5 ans. Petit Oiseau habite un arbre dans lequel il joue avec son amie l’Araignée. Un jour, il s’aperçoit que les feuilles de son arbre changent de couleur, se froissent, se cassent et tombent. Affolé, il se lance le défi de les peindre, les défroisser, les coller, les attacher… Mais en vain : le vent souffle et son petit monde est chamboulé.

Applaudissez l'escroc !

(Théâtre)

Texte d'Eloïse Galicier, mise en scène de Julien Decourty, 1h10, dès 12 ans. Amis d'enfance, Rose et Édouard vivent en colocation. Lui, petit escroc toujours plongé dans les embrouilles, elle, jeune comédienne réservée et incapable de mentir. En galère financière, Rose et Édouard vont devoir se plonger dans une arnaque qui va les dépasser, mais cette fois, ils vont devoir intervertir leurs rôles.

Didier Nathan

(Humour & Café Théâtre)

Dans No Future. Ancien punk anarchiste habitant désormais à la Croix-Rousse, Didier Nathan se projette avec humour dans le futur et s'interroge sur l'être humain, l'écologie et la technologie, le tout avec tendresse et sans leçon de morale.

Jeune ballet du CNSMD de Lyon

(Danse)

Chorégraphie d'Edmond Russo, 1h40, dès 12 ans. Le danseur et chorégraphe Edmond Russo confronte le Jeune Ballet du CNSMD de Lyon à des écritures multiples et singulières avec un programme haut en couleurs composé de créations d'Adi Boutrous, Tânia Carvalho, Mathieu Guillhaumon et le collectif ÈS où la danse et la musique s'unissent en harmonie.

Lujipeka

(Rap)

Quelques mois après la sortie de son troisième album solo, intitulé Brûler Paris, l'ancien membre du collectif Columbine montera bientôt sur la scène du Transbordeur dans la cadre de sa nouvelle tournée. 

EZ! #94

(Musique Electronique)

Après un an d'absence, les soirées Bass Music du Club Transbo sont de retour ! Et pour fêter cela en grande pompe, le lineup sera toujours aussi pointu, et 100 % français avec Dirtyphonics, Vici, Nataskank, Mc Fly DJ, Mescud, Rage Kit, Bassmajesty et Trypog, entre Dubstep, Drum & Bass, Bass House et autres.

Wolf

(Danse)

Mise en scène de Yaron Lifschitz, par la compagnie Circa, 1h10. Sur le thème du loup libérateur, anarchique et sauvage, dix artistes se saisissent, se déchirent, se grimpent dessus, sautent et se projettent avec un abandon féroce, calés sur les rythmes primitifs implacables du DJ Ori Lichtik.

Double jeu

(Art contemporain et numérique)

Vernissage le 5 février à 18h. Dans le cadre d'un échange avec l'espace Interface à Dijon, la BF15 accueillera les artistes Sabine Leclercq et Guilaume Perez pour une exposition collective de leurs travaux, explorant le portrait, l'archive, les formes et la couleur.

Notre avis : Deux lieux associatifs, Interface à Dijon et la BF15 à Lyon, proposent des expositions croisées qui permettront tour à tour de découvrir deux artistes lyonnais (Sabine Leclerq et Guillaume Perez) puis deux artistes dijonnais (Mathilde Besson et Johan Côte Gayffier). Leurs œuvres se confrontent et s'adaptent aux espaces d'expositions pour des accrochages toujours singuliers. On attend beaucoup notamment des créations de Guillaume Pérez, que l'on avait pu découvrir à l'URDLA dernièrement, et pour qui la peinture doit se déployer au-delà de la toile et de la surface.

Pierre-Emmanuel Barré

(Humour & Café Théâtre)

Dans Come-back. Pierre-Emmanuel Barré revient sur les planches avec un nouveau spectacle, toujours à la frontière de la critique sociale et de l’humour noir, porté par un ton corrosif repoussant les limites du politiquement correct.

Pierre-Emmanuel Barré

(Humour & Café Théâtre)

Dans Come-back. Toujours armé de son style à la frontière de la critique sociale et de l’humour, Pierre-Emmanuel Barré est de retour sur scène avec un nouveau spectacle pour souligner les absurdités du monde contemporain.

Notre avis : En 2031, Pierre-Emmanuel Barré, chantre français de l'humour noir, vulgaire et politique, sera has-been prophétise-t-il lui-même. Alors il livrera un spectacle, titré Come-back, pour revenir coûte que coûte sur le devant de la scène. C'est ce spectacle en forme de dystopie que PEB parfait depuis des mois en tournée. Au vu des précédentes propositions de celui qui se qualifiait dans un ancien titre de « sale con », nous irons découvrir celle-ci avec curiosité.

Éric Vuillard

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son roman Les orphelins. Dans son nouvel ouvrage, Eric Vuillard raconte la vie de Billy the Kid, bandit légendaire de l'Ouest américain, de sa naissance à sa mort, ainsi que l'histoire de l'origine du pouvoir en Amérique.

Notre avis : Auteur majeur, prix Goncourt en 2017 pour L'Ordre du jour" qui sera mis en scène à la Comédie Française par Jean Bellorini ce printemps, l'écrivain natif de Lyon revient sur l'enfance de Billy the Kid dans son nouveau roman paru en janvier. Et c'est une excellente nouvelle !

Fampitaha, fampita, fampitàna

(Danse)

De Soa Ratsifandrihana, chorégraphie d'Audrey Merilus, Stanley Ollivier et Soa Ratsifandrihana, 1h20, dès 14 ans. Deuxième partie d’un diptyque amorcé par la création radiophonique Rouge Cratère,  le nouveau spectacle de Soa Ratsifandrihana tisse des liens entre les disciplines, mais aussi entre les récits insulaires et issus de la diaspora de territoires colonisés pour redonner voix à celles qui ont été silenciées et se délester du poids de la honte.

Des aidants chantés

(Théâtre)

Texte et mise en scène d'Anne-Erell Tor et Sophie Belvisi, 1h10, dès 12 ans. Ninou et Ninou embarquent le public dans leur émission de radio décalée, drôle et touchante, dédiée aux aidants qui accompagnent un proche malade ou en situation de handicap. À partir de leurs propres expériences, elles brisent les tabous avec humour et tendresse, donnant une voix à ce sujet souvent passé sous silence.

Tarpin me manquer

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Chloé Bouiller, 1h. Dans ce récit en fragment situé entre Marseille, les Enfers et la Corse, nous retrouvons Zoé, insomniaque et l’alcool dans le sang, qui affronte amours disparus, mort subite, squelettes et pompes funèbres. En convoquant le trivial autour de la grande cérémonie de la mort, elle va se débattre face à ces impalpables démons, le tout dans une esthétique proche du nanar de zombies.

Massimo Montanari

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Amaro, un goût italien. Avec son nouvel ouvrage, l'historien de l’alimentation Massimo Montanari puise dans les sources littéraires, les traités de botanique, les traités d’agriculture et les recettes de cuisine pour retracer les origines de la prédilection de l'Italie pour l’amertume, dont les racines sont à trouver autant dans la paysannerie que dans la noblesse. 

Tic-tac, la grande accélération vers l'Anthropocène

(Conférences)

Animée par Philippe Cazeneuve, sociologue. À l'heure où le numérique envahit notre quotidien, Philippe Cazeneuve invitge à s'interroger sur l'évolution de notre rapport aux technologies et au temps, qui subit une accélération dans une course effrénée à la croissance et qui nous propulse dans une nouvelle ère : l'anthropocène.

Frédéric Ozanam : justice et charité

(Conférences)

Animée par Alexis Guénez, adjoint au directeur de la licence Humanité et Sciences politiques de l’Ircom. Focalisée sur l'histoire de Frédéric Ozanam, fondateur des Conférences Saint-Vincent de Paul, cette conférence racontera son histoire.

Mathias Chanon-Varreau

(Chanson)

Dans ses concerts, Mathias Chanon-Varreau dévoile son amour pour le ukulélé, avec qui il partage la scène depuis 2013. Entre classique, jazz ou encore reggae, ses chansons montrent la polyvalence de l'instrument.

Mathias Malzieu

(Chanson)

Connu en tant que chanteur du groupe Dionysos, Mathias Malzieu est de retour sur scène dans un projet solo, L'homme qui écoutait battre le cœur des chats, un concert-lecture adapté de son dernier roman éponyme racontant l'histoire d'un couple après une fausse couche et leur décision d'adopter des chats pour combler le vide laissé par cette perte.

La Fouine

(Rap)

Pour célébrer ses vingt ans de carrière, La Fouine est de retour en tournée dans toute la France avec une date passant par la Halle Tony Garnier, l'occasion de revivre deux décennies de rap français à travers toute sa discographie.

Fatayer bi Banadoura - Chaussons aux tomates

(Théâtre)

De Hiba Najem, 55 min, dès 12 ans. Sur une grande table, le public met la main à la pâte pour fabriquer un chausson à la tomate accompagné de l'artiste Hiba Najem, qui partage les histoires et les gestes des femmes de Beit Chabeb au Liban, le village de sa mère.

Ada face à la violence d'État

(Photographie)

Vernissage le 5 février à 18h30. En partenariat avec Médiacités, le photographe Antoine Boureau et la journaliste Estelle Levresse s'associent pour une exposition commune de photographie contemporaine aux détails à venir.

Samuel Erard

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 6 février de 18h à 21h. Spécialiste du paysage, Samuel Erard crée des œuvres en clair-obscur aux couleurs sobres, inspiré de Rembrandt, Vermeer et Corot, qui l'inspirent depuis son adolescence.

Journées Cinéma et Psychiatrie

()

2026 marque la 14e édition des Journées Cinéma et Psychiatrie, avec au programme des projections, du débat et des tables-rondes autour de la santé mentale au Centre Culturel et de la Vie Associative, à la Maison du Livre, de l’Image et du Son de Villeurbanne et au cinéma Comœdia.

Piste, piste, piste

(Cirque)

De Luis Sartori do Vale et Mira Ravald, par la compagnie Portmanteau, 42 min, dès 4 ans. Sur une scène immaculée, un duo rencontre un point. Il scintille, rebondit et s’échappe. Les deux artistes jouent, dansent, jonglent, et se laissent emporter par cette étrange petite chose qui semble avoir sa propre volonté et être un poil joueuse. Comme par magie, il passe d’une simple projection à une balle qui jongle entre les mains du duo.

Lorna shore

(Rock & Pop)

Cinq mois après la sortie de leur dernier album, I Feel The Everblack Festering Within Me, les cinq membres de Lorna Shore débarquent en Europe pour une tournée qui passera par la halle Tony Garnier. La première partie sera assurée par les groupes Whitechapel, Shadow of Intent et Humanity's Last Breath.

Notre avis : À travers des gestes de densification sonique, Lorna shore offre des œuvres massives et obscures conjoignant puissance et pathos. S'enracinant dans le creux de cette démarche, le récent I feel the everblack festering within me est traversé par une force tellurique qui, sans s'abandonner à un geste destructif, sculpte le chaos en réagençant le vécu et l'existant. Un acte déchirant et saisissant.

William Arribart

(Cirque)

45 min. Le magicien William Arribart est de retour avec un nouveau seul-en-scène,  En intimité, qui invite le public à vivre une parenthèse suspendue entre magie, mentalisme et confidences, dans une ambiance feutrée loin des grandes scènes et de leurs artifices.

Renée Adjiman, Valérie Pera Guillot et Martine Boyer Weinmann

(Rencontres et Dédicaces)

Pour le livre Rencontres avec Aharon Appelfeld. Dans cet ouvrage à plusieurs voix, Renée Adjiman et Valérie Pera Guillot réunissent les contributions de psychanalystes, de cinéastes, de journalistes et d'universitaires qui reviennent sur leur rencontre décisive avec l'écrivain Aharon Appelfeld, entre son enfance dans les Carpates, le souvenir douloureux de ses parents et l'indicible de la Shoah.

Joanna Folivéli

(Rencontres et Dédicaces)

Pour sa bande dessinée De ton brûlant toucher crèvent mes peurs. Deux femmes trans, Soucieuse et Frêle, se rencontrent sur le dancefloor. Elles se désirent dès leur première rencontre, mais Soucieuse est en lutte avec son propre corps. À travers l'affection qu’elles se portent, elles découvriront comment dépasser la barrière de la dysphorie, comment s’ouvrir à soi autant qu’à l’autre et comment guérir leurs traumas respectifs.

Cyprien

(Rencontres et Dédicaces)

Pour sa bande dessinée Le pire guide du Japon. Conçu comme un journal de bord de ses multiples voyages au Japon, le nouvel ouvrage de Cyprien propose des analyses et des anecdotes, et couvrira des sujets tels que les passionnés de trains, les pachinko et les casinos, sans oublier une sélection d'adresses incontournables.

Sonia Dayan-Herzbrun

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Le sionisme, une invention européenne. Dans ses différentes déclinaisons, le sionisme a toujours été une idéologie coloniale dont on constate aujourd’hui les conséquences. Pourtant, ce n'est pas dans la tradition rabbinique mais bien au cœur de la modernité européenne qu'il plonge ses racines. Ce livre explore les conditions de la naissance du sionisme, entre nationalismes, utopies coloniales et orientalisme.

« Rien n'est purement vrai » : Pascal, post moderne ?

(Conférences)

Animée par Laurent Thirouin, professeur émérite de littérature française du XVIIe siècle. Scientifique et chrétien, Blaise Pascal a voué sa carrière à combattre des erreurs scientifiques. Pourtant, il croyait en Jésus Christ, qui a dit « je suis la vérité », et a écrit dans ses Pensées que « rien n’est purement vrai ». Cette conférence visera à démêler la pensée du savant, et tentera de voir si la notion même de vérité peut survivre à de nombreuses réticences.

Epica + Amaranthe

(Rock & Pop)

Le temps d'une soirée, le Radiant Bellevue vibrera au son des guitares d'Epica, pionniers du metal symphonique, officiant depuis 2002. Ce soir-là, ils seront accompagnés des Suédois d'Amaranthe et leurs hymnes pop-metal. La première partie sera assurée par Charlotte Wessels, ex-chanteuse du gorupe Delain.

Miki + Romsii

(Rock & Pop)

Influencée par les univers du manga, du jeu vidéo et du cinéma d'animation, Miki crée une pop électronique faussement naïve mettant en scène des textes autobiographiques et sans filtre. Ce soir-là, elle partagera la scène avec Romsii, toujours vêtu de sa fidèle cagoule, qui déclame des balades entre rap et pop aussi bien trash que sensibles.

La catastrophe (titre provisoire)

(Théâtre)

Teste et mise en scène de Guillaume Bailliart, 1h, dès 16 ans. Entre savoirs techniques et récits mythologiques, cette conférence fictionnelle signée Guillaume Bailliart et Erwan Verron mêle ingénierie et poésie pour interroger notre monde et penser l’apocalypse autrement avec humour, gravité et un brin d'absurde.

L'endormi

(Théâtre)

Texte de Sylvain Levey, mise en scène Estelle Savasta, 50 min, dès 9 ans. Victoire a 10 ans, et son grand frère, Isaac, en a 15. C’est le boss du quartier, mais la dernière bagarre tourne mal et le place entre la vie et la mort. Entre rap, musique, poésie et émotion, cette pièce raconte le parcours d’une jeune fille téméraire et pleine de vie qui cherche à mettre des mots sur ce qu’on lui cache.

Julie Conti

(Humour & Café Théâtre)

En rodage. Face à la société qui change, Julie Conti trouve que cette évolution ne se passe pas assez vite et est très remontée. Prête à donner de gros uppercuts aux stéréotypes et à l’absurdité des normes sociales, elle ne prend pas de pincettes avec ce nouveau spectacle en rodage, plein d’ironie et bourré de sarcasme où elle parle de son expérience de femme, de mère et de conjointe.

Pollock

(Théâtre)

Mise en scène de Sandrine Bauer, par la compagnie Athénadès, 1h15, dès 13 ans. Dans un bar qui n’existe que dans sa tête, dans une cuisine qui n’existe que pour elle, dans une vie qui les lie l’un à l’autre, l’artiste peintre contemporain américain Jackson Pollock et sa femme également peintre Lee Krasner se racontent, s’affrontent, se plaignent et se dépeignent.

Gaviota

(Théâtre)

D'après Anton Tchekhov, mise en scène Guillermo Cacace, 1h30, en espagnol surtitré en français. Tous interprétés par des femmes, les personnages de Tchekhov boivent un verre, grignotent ou relisent des notes à une table centrale autour de laquelle est aussi conviée une partie du public, dans une lecture respectueuse et admirative de l'œuvre originelle.

Jean Moulin, mes résistances

(Théâtre)

Mise en scène de Philippe et Maude Bulinge, par la compagnie Interlignes, 1h10 dès 10 ans. De juin 1940 jusqu’au 8 juillet 1943, ce seul-en-scène braque les projecteurs sur toutes les facettes du personnage de Jean Moulin et témoigne de l’engagement dont il a fait preuve dans la Résistance.

Jinjer

(Rock & Pop)

De retour après quatre ans d'attente avec leur cinquième album Duél, les Ukrainiens de Jinjer montent sur la scène du Transbordeur pour une démonstration de leur mélange de metal moderne et de groove auprès du public lyonnais.

Hommage à Weinberg

(Classique et Lyrique)

Les musiciens et musiciennes de l'ONL accueillent le violoniste Linus Roth et le pianiste José Gallardo pour faire (re)découvrir au public les travaux du compositeur polonais Mieczysław Weinberg.

Anne Paceo

(Jazz)

Batteuse, cheffe d’orchestre et compositrice à la sensibilité peu commune, Anne Paceo monte sur la scène de l'Opéra de Lyon pour fêter la sortie de son dernier album Atlantis, en compagnie de la vocaliste Laura Cahen pour une soirée où se mêlent transe et introspection, esprit d’aventure et soif de spiritualité.

Alfonsina

(Sono Mondiale)

La chapelle de la Trinité accueille la soprano Mariana Flores, qui rendra hommage aux femmes d’Amérique latine en dépeignant en musique leurs amours, leurs douleurs et leurs joies avec des chansons populaires d’Argentine, le tout accompagné par Quito Gato au piano et à la guitare, ainsi que Romain Lecuyer à la contrebasse.

Issac Delgado & su orquesta

(Sono Mondiale)

Figure de proue de la musique cubaine moderne, Issac Delgado débarque à la Rayonne pour y rencontrer le public français et lui présenter ses orchestrations mêlant salsa, timba, jazz et rythmes afro-cubains.

En Attendant Ana + The Darwin Experience

(Rock & Pop)

Deux ans après la sortie de son troisième album Principia, le quintette parisien En Attendant Ana monte sur la scène du Sonic avec sa pop indie accentuée de trompette et de saxophone, donnant un résultat tantôt exaltant, tantôt mélancolique.

Boléro, le refrain du monde

()

Dans le cadre de sa sixième Histoire(s) de la danse, la Maison de la Danse accueillera une projection du documentaire Boléro, le refrain du monde réalisé par Damien Cabrespines et Anne-Solen Douguet, qui explore les richesses et les ambiguïtés de cette composition musicale à travers des entretiens avec de nombreux artistes.

Peut-on se passer du bien et du mal ?

(Conférences)

Animée par Vincent Dolisi, professeur agrégé de philosophie. Plus d’un siècle après le décès de Nietzsche, et alors que les crises qui secouent notre monde nous mettent plus que jamais devant la nécessité de prendre position sur les valeurs, cette conférence tentera d'imaginer s'il est possible de penser une éthique qui évite la dualité du bien et du mal, ou si ces catégories sont indispensables pour fonder nos jugements et guider nos choix, même nuancés.

Myriam Chatot

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Être un père féministe. À travers une analyse sociologique percutante et la restitution de nombreux entretiens, Myriam Chatot, accompagnée de Marine Quennehen, déconstruit le mythe du père féministe, une figure valorisée mais socialement située, et analyse les freins culturels, politiques, économiques et individuels à une réelle égalité parentale.

Camille Paulhan

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre La marrade. Dès les années 1960-1970, en pleine deuxième vague féministe, des artistes utilisent l'humour comme un outil plastique incisif. Loin des clichés qui les cantonnent à la gravité ou à la bienséance, elles s'emparent du rire pour en faire une arme critique, libre et souvent provocante. Ce livre, issu de l'exposition éponyme au LAAC de Dunkerque, permet de retracer ce mouvement entre dessin, collage, performance, vidéo, installation et édition.

Les souterraines

(Théâtre)

D'après Penda Diouf, mise en scène de Julie Guichard et Mia Rambaldi, 1h30, dès 13 ans. Mélina, ingénieure géologue spécialisée en dépollution, analyse les sols, l’eau et l’air afin de réhabiliter ou condamner des sites pollués. Chargée d’expertiser un terrain destiné à accueillir une maison de retraite, elle découvre qu’il abrite les fondations d’une ancienne usine enfouie et le juge dangereux pour la santé. En quête de vérité, elle se confronte à une puissante entreprise productrice de polluants éternels, protégée par l’État.

Cavalières

(Théâtre)

Mise en scène d'Isabelle Lafon, 1h45. Denise, entraîneuse de chevaux de course, passe une annonce pour accueillir trois colocataires dans son grand appartement, qui lui fera rencontrer Nora, éducatrice spécialisée pour jeunes délinquants, Jeanne, barmaid, et Saskia, qui a laissé sa famille et son poste d'ingénieure au Danemark après un burn out. Cavalières, audacieuses et insolentes, elles tissent des liens et font famille.

Bollywood Masala

(Danse)

Entre danses entrainantes, costumes colorés, romance et comédie, ce nouveau spectacle créé par Toby Gough reprend les chansons cultes de films Bollywood à succès tels que Devdas, Lagaan, Dhoom et RRR.

Tango & Co

(Classique et Lyrique)

Le duo formé par la trompettiste Lucienne Renaudin Vary et l'accordéoniste Félicien Brut rejoint l’organiste Grégoire Rolland pour un programme mi-slave mi-argentin avec des airs de Dvořák, Piazzolla, Aroutiounian, Borodine, Galliano et bien d'autres.

La littérature soviétique pour la jeunesse entre les deux guerres au XXe siècle

(Conférences)

Animée par Dorena Caroli, professeure en histoire de l’éducation à l’Université de Bologne. À la suite de la révolution bolchévique, la Russie organise une politique d’alphabétisation et de scolarisation des enfants. Le pays devient alors un gigantesque atelier d’expérimentation graphique et littéraire, et une nouvelle génération d’artistes et d’écrivains se consacre au livre de jeunesse en interprétant le langage de l’avant-garde d’une façon très créative.

Alter Bridge

(Rock & Pop)

Né des cendres rougeoyantes du groupe Creed, figure de proue du post-grunge, Alter Bridge reprend la même formation avec un nouveau vocaliste à la voix haut perchée pour créer un heavy metal mélodieux. Ce soir-là, les groupes Daughtry et Sevendust seront présents en guests spéciaux.

Vincent Roca

(Humour & Café Théâtre)

Dans De A à Z. Pour son nouveau spectacle, Vincent Roca a décidé de raconter l'histoire de chaque lettre, coutre ou étoffée, dite ou chantée, dans l'ordre choisi par le public.

Next / Note d'intention

(Théâtre)

Texte d'Anthony Breurec, 50 min. Sur scène, Anthony Breurec revient sur l’affaire France Télécom et la manière dont le plan de suppressions d’emplois Next des années 2000 a impacté la vie de son père et la sphère familiale, ce qui l’a mené à en imaginer un spectacle.

Anne Cécile Groleas et Patricia Goujon

(Art graphique)

Vernissage le 6 février à 18h. Pour sa nouvelle exposition, la galerie Imag'in accueillera les dessins d'Anne Cécile Groleas et les collages de Patricia Goujon créant toutes deux des univers abstraits entre bulles et détournements de tableaux.

Jeanfi Janssens

(Humour & Café Théâtre)

Dans Jeanfi Janssens tombe du ciel. Avec son nouveau spectacle, le steward devenu humoriste Jeanfi Janssens invite à découvrir les coulisses de l’aviation à travers un humour à la fois absurde et touchant.

S. society

(Musique Electronique)

Ce dimanche, le Sucre accueillera d'un côté AK1, architecte d’un univers sombre et hypnotique façonnant une musique tissée de rythmes implacables, et de l'autre Pōnky, producteur, DJ et co-fondateur du collectif Dissonance pour une soirée entre funk, hip-hop et hardgroove.

Lily et Lily

(Théâtre)

Mise en scène de Marie Pascale Osterrieth, 2h. Hollywood, 1935. Lily Da Costa, star dont le talent n’a d’égal que son goût immodéré pour le luxe, l’alcool et les hommes, est assaillie par la presse et son entourage cupide. Deborah, sa sœur jumelle, épouse effacée d’un austère pasteur du Minnesota, quitte ses poules et ses patates douces, bien décidée à venir sauver l’âme de sa soeur et la remettre dans le droit chemin. L’une et l’autre, copies conformes, seront amenées à se remplacer...

Christophe Alévêque

(Humour & Café Théâtre)

Dans Revue de presse. Dans une thérapie de groupe improvisée, sans limites, sans structure et sans tabous, Christophe Alévêque décortique l’actu et ce qu’en dit la presse : dans un foutoir de feuilles et de notes, il attaque aussi bien les grands sujets que les petits.

Heidenfest

(Rock & Pop)

Le festival Heidenfest revient pour une édition 2026 au Transbordeur, regroupant les groupes Korpiklaani, Finntroll, Heidevolk, Trollfest et The dread crew of Oddwood pour une soirée 100 % metal.

Carte blanche à András Schiff

(Classique et Lyrique)

L'Auditorium de Lyon invite le pianiste hongrois András Schiff sur sa scène pour un récital en solo au programme surprise, qu'il présentera au fil de la soirée.

Citron Sucré + JeanneTo

(Rock & Pop)

À coup de kicks technos, de basses caverneuses et synthétiseurs dissonants, Citron Sucré propose des performances chaotiques et habitées à l'énergie punk et queer. Pour ce concert, elle sera accompagnée de JeanneTo, entre pop, techno et eurodance.

Bottle Next

(Rock & Pop)

Après bientôt 15 années d’existence, deux EP et trois albums, Bottle Next enchaîne toujours les riffs effrénés, le groove jouissif et la déferlante sonore d’un rock alternatif décomplexé. Les voici au Marché Gare pour la release party de leur nouvel album,  Echoes of life.

Go Maestro ! Louise

(Conférences)

Animée par Raphaëlle Blin, conseillère éditoriale de l’Opéra de Lyon, 1h. Avec une approche accessible à toutes et tous pour découvrir la musique d’opéra, Go Maestro ! propose cette fois-ci de découvrir les clés d'écoute de Louise en revenant sur la genèse de la partition, sur l’esthétique de son compositeur Gustave Charpentier, et sur les raisons musicales de son immédiat triomphe.

Naïssam Jalal

(Jazz)

Avec son trio, Naïssam Jalal réunit le pianiste brésilien Leonardo Montana et le contrebassiste franco-arménien Claude Tchamitchian dans une quête de l’Invisible à la croisée des musiques mystiques extra-occidentales, traditionnelles et du jazz modal.

Notre avis : Dans un monde saturé et anxieux, la quête de l'invisible dessinée par la flûtiste et vocaliste française, en connivence avec Claude Tchamitchian à la contrebasse et Leonardo Montana au piano, incarne un geste de désactivation de toute instance prescriptive. Ce qu'elle poursuit, c'est une ascèse de l'oreille, une attention fine à la résonance, au souffle, à une spiritualité conçue non comme exclusive, mais comme profonde expérience intérieure partageable, vibration esquissant une utopique et salutaire communauté du souffle.

Bass drum of death

(Rock & Pop)

Quatre mois après la sortie de leur sixième album, sobrement intitulé Six, le projet de John Barrett propose, après deux albums aux sonorités pop, les voici de retour à leur son signature, un mélange entre garage et punk crasseux.

Notre avis : Originaire d'Oxford, Mississippi, le projet de John Barrett propose depuis une décennie et demie un son énervé et réjouissant, en perpétuel équilibre entre garage, punk et rude contribution corporelle. Après deux albums flirtant avec les territoires pop, leur sixième opus, sobrement intitulé Six, marque une évidente reconfiguration axée sur leurs archétypes sonores : la réactivation lo-fi d'un passé rugueux qui ne cesse de hanter le présent.

L'Amante anglaise

(Théâtre)

De Marguerite Duras, ms Jacques Osinski, 2h10

Notre avis : Immense actrice révélée par Maurice Pialat encore adolescente dans "A nos amours", Sandrine Bonnaire occupe de temps à autre les scènes depuis "L'Odeur des planches" en 2015 sous la houlette de Richard Brunel. Et elle conserve le même talent. La voici auprès de deux autres grands comédiens de théâtre, Frédéric Leidgens et Grégoire Oestermann dans un texte de Duras qu'on ne lasse pas d'entendre.

club x Astropolis

(Musique Electronique)

Créé en 1995 à Brest, le festival Astropolis pose ses valises au Sucre pour fêter ses 30 ans et à cet occasion les DJs Legowelt et Cuften seront conviés pour un live inédit, accompagnés de Madben et Swooh en B2B.

Notre avis : Né des rave parties de la fin des années 80, le festival Astropolis incarne à la fois un rescapé, un drôle d'aïeul et surtout une figure tutélaire, qui n'a jamais transigé à son esprit avant-gardiste. Pour célébrer cet héritage, le Néerlandais Legowelt, porteur de l'esprit rave et DIY des années 90 mariera son ésotérisme avec l'univers cinématographique du producteur français Cuften. La soirée prendra un tournant futuriste avec Madben, qui mêle textures modernes, acid et techno de Détroit. Swooh apportera une touche bretonne, avec ses rythmiques industrielles épurées.

Virginie et Paul

(Théâtre)

De Jacques Mougenot, mise en scène de Hervé Devolder, 1h20. Deux chanteurs et un metteur en scène répètent une pièce intitulée Virginie et Paul qui raconte l’histoire de Paul et Virginie, lesquels invitent à dîner leurs meilleurs amis Paul et Virginie. Paul, le mari de Virginie, est amoureux del’autre Virginie, et sa femme, Virginie, est courtisée par l’autre Paul.

Les Intranquilles

(Rock & Pop)

Le nouveau label lyonnais Brum Records vient présenter trois de ses artistes au Toï Toï mêlant chanson, electronica et techno pour une soirée oscillant entre beats synthétiques et voix éthérées avec Lisa Claudie, Louis Delayre et Moonbird.

Lubiana + Orchestra Baobab

(Sono Mondiale)

La musicienne belgo-camerounaise Lubiana monte sur la scène de l'Aqueduc pour y faire résonner sa pop aux sonorités à la croisée de l'Afrique, de l’Europe et de l’Amérique du Nord. Elle sera accompagnée de l'Orchestra Baobab, créé à Dakar au début des années 1970 et fusionnant les sonorités mandingues, wolof et sérères avec des rythmes latins.

Drag Quizz

(Jeux)

Le théâtre du Point du Jour accueille une soirée quizz queer et féministe présentée par la drag queen Médusa, avec de nombreuses questions et un blind test autour des spectacles à venir.

Léna Canaud

(Rencontres et Dédicaces)

Pour sa bande dessinée Tisseuse. Deux mondes parallèles cohabitent : du premier côté,  chacun peut venir déposer une lettre dans un puits à souhaits pour exprimer ses regrets ou ses espoirs et changer la vie de son alter ego. Et de l'autre côté, ces vœux sont réceptionnés par les Tisseurs : des professionnels qui influencent leurs choix. Après le décès de son compagnon, Ethel, la gardienne du puits, décide de braver l’interdit en traversant avant que l’accident ne survienne afin de le sauver et réaliser son souhait : devenir Tisseuse.

Dvořák par les cordes

(Classique et Lyrique)

Du vaste répertoire de Dvořák, les musiciens et musiciennes des pupitres de cordes de l’orchestre de l’Opéra de Lyon s’emparent de deux partitions lumineuses mais rarement jouées : un trio pour deux violons et alto, et un quintette pour quatuor à cordes et contrebasse.

Lyon crêpes festival

(Food)

Huitième édition du Lyon crêpes festival ! Au programme : cinq espaces food autour de la crêpe, un festnoz traditionnel, des quiz, des blindtests et des DJ sets assurés par Freakistan.

Notre avis : Le Lyon crêpes festival revient au Heat pour sa 8ᵉ édition, orchestré par les équipes de Madamann. Tout le week-end, les effluves sucrées et le beurre doré accompagneront crêpes et galettes préparées dans le respect de la tradition et une touche de créativité. Au programme de ce samedi, quiz, blindtest et ateliers.

Ariel Koba

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 31 janvier. Le visage occupe une place centrale dans travail d'Ariel Koba : stylisés et épurés, ces portraits aux traits essentiels instaurent une relation intime et hors du temps avec le spectateur. À travers un dialogue entre silhouettes humaines et formes géométriques, il travaille la matière par superpositions et griffures, offrant une dimension tactile et organique à ses compositions.

Sniper

(Rap)

Actifs depuis 1997, les membres de Sniper sont de retour sur scène depuis 2019, après deux séparations au cours de leur histoire. Le Transbordeur les accueillera le temps d'une soirée pour reprendre leurs titres culte.

Sopico

(Rap)

Quelques mois après la sortie du deuxième épisode de ses sessions unplugged et son nouvel album Volez moi, Sopico débarque au Marché Gare dans une formule guitare-voix qu'il a inaugurée plus tôt dans l'année.

Kompromat

(Musique Electronique)

2026 commence fort pour la salle Astéria avec la venue du duo Kompromat, un an après la sortie de leur dernier album PlДying/PrДying, qui explore les thèmes de la prière, des rites funéraires, les passages entre différents mondes, mais aussi les plaisirs de la chair, la danse et l’extase, à la croisée de l'EBM, de la cold wave et de la techno radicale.

Notre avis : Après une première œuvre en 2019, avec le massif Traum und Existenz, l'idylle sonore entre Rebeka Warrior et Vitalic a signé son retour en 2025 avec Playing/Praying, travail opérant une itération esthétique qui vise la pure euphorie. Proposant une nouvelle articulation de son imaginaire cyberpunk, à la fois ténébreux et spectral, Kompromat en intensifie les lignes de force, activant une zone de friction où le corps, la machine et le sacré entrent en résonance.

Séverine Cressan

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son roman Nourrices. Dans un village, on vend une denrée précieuse : le lait maternel. Sylvaine, son propre enfant à peine sevré, accueille chez elle une « petite de la ville ». Mais une nuit, en pleine forêt, elle découvre un bébé abandonné dans une clairière et à ses côtés un carnet qui raconte son histoire, et qui prendra petit à petit la place de l'enfant qui lui avait été confiée.

Éric Reinhardt

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre L'imparfait. Entremêlant le récit de sa nuit passée à la Galleria Borghese de Rome et le roman d’une histoire d’amour, Éric Reinhardt rend hommage à la statue de l’Hermaphrodite qui s'y trouve à travers des récits jubilatoires et percutants.

4211 km

(Théâtre)

Texte et mise en scène d'Aïla Navidi, par la compagnie Nouveau Jour, 1h35, dès 12 ans. Pour se réfugier en France après la révolution, Mina et Fereydoun ont dû parcourir 4211 kilomètres, soit la distance à vol d'oiseau entre Téhéran et Paris. Yalda, leur fille née à Paris dans les années 1980, raconte leur vie exilée, leur combat pour la liberté, l’amour de leur pays et l’espoir d’un retour.

Blandine Lehout

(Humour & Café Théâtre)

Dans La vie de ta mère. Sur scène, Blandine Lehout défend la vie sans filtre et sans retouche. Pleine d'autodérision, elle passe en revue sa vie de couple et les difficultés des jeunes parents, parle des enfants moches, de savoir faire le deuil de sa vie d’avant, de son rapport à la nourriture ou encore de son double menton.

Club

(Musique Electronique)

Le rooftop du Sucre va à nouveau vibrer le temps d'une soirée avec ce nouveau club signé de la main d'Ehua ainsi que du duo Interlope qui sera présent en livre hybride.

DJ Schnake + Zorza and more

(Musique Electronique)

Le Petit Salon accueille dans sa grande salle une soirée oscillant entre trance, eurodance et techno menée par DJ Schnake et Zorza, tandis que la petite salle sera prise d'assaut par le crew Monochromi pour un takeover 100 % techno.

Victoria Alexanyan Quintet + Leïla Martial

(Jazz)

Pour fêter la sortie de son premier album,  Vishap, Victoria Alexanyan investit l'amphithéâtre de l'Opéra de Lyon avec son quintette pour une soirée entre canons de la musique populaires arménienne et jazz modal en présence de la chanteuse Leïla Martial.

Debout sur le Zinc & Les Hurlements d'Léo + Yoanna

(Chanson)

Quelques mois après la sortie de leur onzième album Mémoire électrique, le groupe Debout sur le Zinc débarque à la Rayonne, accompagné des Hurlements d'Léo et de Yoanna pour une soirée 100 % chanson, entre France et Suisse.

Colectivo Caliente + René Lacaille

(Sono Mondiale)

Entre Cuba et la Réunion, le Toï Toï accueillera le Colectivo Caliente et sa salsa afro-cubaine envoûtante, ainsi que le chanteur, accordéoniste et multi-instrumentiste réunionnais René Lacaille, qui s'occupera de la première partie.

Hélène Sio + Terrenoire

(Chanson)

Nouvelle voix prometteuse de la chanson française, Hélène Sio dévoile sur scène des ballades poignantes et des mélodies pop lumineuses portées par sa voix profonde et des textes touchants. Ce soir-là, le groupe stéphanois Terrenoire se chargera de la première partie avec sa chanson française lancinante.

Rencontre entre Thierry Malandain et Amélie Bertrand

(Conférences)

Amélie Bertrand, rédactrice en chef du site d'actualité Danses avec la plume, rencontre le chorégraphe Thierry Malandain à la Maison de la Danse pour y évoquer les quarante années de création de ce dernier, passionné de danse et de musique.

Efa

(Rencontres et Dédicaces)

Pour sa bande dessinée Sucre Noir. Dans un petit village des Caraïbes, où la légende d'un trésor disparu vient bouleverser l'existence de la famille Otero, les explorateurs se succèdent. Tous sont à la recherche du butin du capitaine Henry Morgan, et tous vont croiser le chemin de Serena Otero, l'héritière de la plantation de cannes à sucre qui rêve à d'autres horizons, ainsi que celui de sa fille, Eva Fuego.

Yan Le Pon, Virginie Ollagnier et Anne-Claire Thibault Jouvray

(Rencontres et Dédicaces)

Pour leur bande dessinée L'escadron bleu, 1945. Madeleine Pauliac a seulement 31 ans quand elle s'engage dans la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale et participe à la libération de Paris. Quelques mois plus tard, en avril 1945,  elle est envoyée à Moscou puis à Varsovie par le général de Gaulle avec un groupe d'infirmières-ambulancières pour assurer le rapatriement sanitaire des Français libérés par l'Armée Rouge qui errent en Pologne et de ceux qui sont encore retenus prisonniers par Staline.

Carte blanche : mémoires queer

(Théâtre)

De la compagnie La Chataîgne, 1h, dès 15 ans. À la frontière entre le manifeste et la confession, cette pièce invite le public à rencontrer les univers des performeur·euses drag, entres les mémoires d'hier et de demain.

Médée et moi

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Violetta Latte, 1h, dès 14 ans. Après un temps indéfinissable passé chez elle à ressasser ce que Jason lui a fait subir, Médée a finalement décidé d’ouvrir sa maison pour raconter la véritable histoire de son voyage de Colchide à Corinthe. Entre chœurs de révolte grotesques et shots de rhum, une autre voix surgit : celle d’une femme d’aujourd’hui, venue pour exprimer sa vision des événements.

Sarah Jérôme

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 29 janvier à 18h30. Pour sa rentrée 2026, la fondation Bullukian accueillera l'artiste Sarah Jérôme, qui investira le centre d’art avec l’exposition Le Mur invisible, réunissant un corpus d’œuvres inédites inspirées du roman éponyme de Marlen Haushofer.

Notre avis : Née en 1979 à Rennes, Sarah Jérôme a une double formation dans des structures prestigieuses : diplômée à la fois du Conservatoire national de danse de Paris et de l'École des Beaux-Arts de la même ville. À l'intersection de la danse et des arts plastiques, la jeune femme déploie une œuvre des plus singulières entre dessin, sculpture, peinture, installation et performance... Pour son exposition monographique à Lyon, Le mur invisible, Sarah Jérôme réunira un corpus d'œuvres inédites réalisées lors de sa résidence et inspirées du roman éponyme de Marlen Haushofer.

Artagora : Brâncuși, polir le vivant

(Conférences)

Dans son nouveau cycle de conférences, Artagora donne le micro à Damien Capelazzi, historien de l'art, pour éclairer certains artistes ou sujets. Cette fois-ci, le sujet sera le designer et sculpteur roumain Constantin Brâncuși, considéré l'un des plus influents du début du XXe siècle grâce à son travail surréaliste et minimaliste.

Mydoom

(Théâtre)

De Lucie Garrigues, 40 min, dès 10 ans. Une jeune-femme libère accidentellement un fantôme prisonnier de son jeu-vidéo d’enfance. Cette créature du passé va peu à peu infiltrer son ordinateur jusqu’à envahir sa chambre et sa vie, le tout dans une scénographie mêlant projections, marionnette et manipulation vidéo pour donner forme à l’invisible.

Les Choix tremblants / Cirkus Nevkus

(Théâtre)

De Daniel Kvašňovský, 35 min, dès 6 ans. Dans ce seul en scène, Daniel Kvašňovský incarne un clown empruntant les codes et l'esthétique d’un cirque non actuel explorant une excentricité timide oscillant entre un minimalisme corporel aux accents absurdes et de grands gestes scintillants qui ramènent à l’imaginaire du cirque.

Bernhoft

(Jazz)

Ancien chanteur du quatuor rock Span, Jarle Bernhoft s'est lancé en solo sous le nom de Bernhoft après la dissolution du groupe en 2005. Depuis, il évolue sur scène en utilisant des techniques de looper en direct pour créer des arrangements complexes et dynamiques.

Flora Fishbach

(Chanson)

Plus tôt cette année, Flora Fishbach a sorti Val Synth, son troisième album, qui marque une rupture avec ses précédents opus : finie la noirceur, la tristesse et les abysses, la suite de ses aventures s’annonce intense, solaire et vivante.

Grand entretien avec Christof Loy

(Conférences)

À l'occasion de la représentation de Louise à l'Opéra de Lyon, la dramaturge Catherine Ailloud-Nicolas reçoit le metteur en scène allemand Christof Loy pour une rencontre portant sur son travail créateur et les thématiques qui traversent son parcours artistique.

Les musiques de Joe Hisaishi en concert symphonique

(Classique et Lyrique)

Avec sa centaine de musiciens dirigés sur scène par Aurélien Azan Zielinski, le Yellow Socks Orchestra reprendra pendant plus de deux heures les plus grands titres de Joe Hisaishi, compositeur phare du studio Ghibli.

Lucile Quillet

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Les méritantes. Au travers d’un essai critique incisif, Lucile Quillet met en lumière un système injuste en démontrant comment le monde du travail trahit les femmes, avant d'appeler à sortir de l'illusion d’égalité que la société fait miroiter.

Combust + Speedway + Big Mouth

(Rock & Pop)

Lyon Hardcore revient à Warmaudio pour une ultime date et propose un lineup composé des Lyonnais de Big Mouth, des New-yorkais de Combust et des Suédois de Speedway pour une soirée riche en hardcore et en mosh pit.

Notre avis : Interprète prométhéen de la nouvelle scène hardcore de New York, Combust se situe quelque part entre Killing game et Madball, où le son se mue en cris lancinants et l'alternance tempo rapide/breakdown incarne la dynamique vitale entre intensification et relâchement. Avec le récent Belly of the Beast, le groupe nous confie la bande-son d'une survie citadine, traversée par l'ire ruminée en silence et que l'on hurle finalement dans le creux de chaque vers.

Généalogie : archives et histoire de l'Algérie colonisée

(Conférences)

Animée par Emmanuelle Braud-Oppenheim, archiviste, et Didier Guignard, historien. Cette année, les Archives municipales de Lyon donner la parole à des spécialistes des archives et de l'histoire de l'Algérie colonisée lors d'une conférence organisée par l'association Game sur la période coloniale en Algérie et les recherches généalogiques des personnes concernées.

Femmes dans la science : comment parvenir à l'égalité ?

(Design & Architecture)

Avec Juliane Siegeris, professeure en génie logiciel à la Hochschule für Technik und Wirtschaft Berlin et Sibylle Goepper, professeure des Universités en études germaniques. Dans le cadre de l’exposition Berlin - capitale des femmes scientifiques du Berlin Institute of Health, le Goethe-Institut Lyon organise une table ronde visant à examiner le statut quo, à mettre en lumière les obstacles qui conduisent à une sous-représentation marquée et à sensibiliser tous les genres aux inégalités dans le milieu académique.

Vivarium

(Danse)

Chorégraphie de Bérengère Fournier et Samuel Faccioli, 50 min, dès 13 ans. Avec leur dernier spectacle, la compagnie La Vouivre propose une traversée sensorielle et poétique, comme un film en temps réel, dans un espace liminaire où les repères se brouillent entre tangible et insaisissable.

Juillet

(Théâtre)

D'après Ivan Viripaev, mise en scène de Clément Bonhomme, 1h30 dès 15 ans. Aux alentours de Smolensk, en Russie, un septuagénaire meurtrier dont la maison vient de brûler entame une épopée sanglante qui le verra successivement poignarder son voisin, le chien de son voisin, décapiter une personne sans domicile sous un pont, démembrer un prêtre qui lui avait donné refuge, puis dévorer une infirmière dans l’hôpital où il est interné.

Constance

(Humour & Café Théâtre)

Dans Inconstance. Dans ce sixième spectacle, Constance revient avec un nouvel ensemble de personnages aussi bien drôles que bouleversants. Elle y raconte notamment comment elle a dû réapprendre à vivre après une période difficile émotionnellement.

Notre avis : « J'ai longtemps cru que j'étais invincible. Jusqu'à ce que je me prenne les pieds dans mes émotions et dans ma vie. Et quand tout a éclaté autour, et à l'intérieur de moi, j'ai dû réapprendre à vivre. Bien heureusement, ma fidèle plume et mon petit esprit facétieux ne m'ont jamais abandonnée. » Elle avait tout pour réussir (les tournées, l'exposition médiatique, le succès...) et pourtant elle n'a pas tenu. En mettant en avant dans Inconstance, son sixième spectacle, la lourde dépression qu'elle a subie, l'humoriste Constance bouleverse autant qu'elle fait rire. Du grand art.

Danyl

(Rap)

D'origine franco-algérienne, Danyl puise dans des sonorités raï pour influencer son rap et se construire un univers musical bien à lui, qu'il travaille depuis ses débuts en autodidacte.

Thomas Fersen + Trio SR9

(Chanson)

En trente ans de carrière, Thomas Fersen s'est taillé une place dans le vaste monde de la chanson française avec son air de poète nonchalant et malicieux. Pour ce concert à l'Aqueduc, le voici accompagné du trio de percussionnistes SR9, dirigé par Clément Ducol.

Kinga Wyrzykowska

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son roman Princesse. Cadre supérieure d'une entreprise d'agro-alimentaire, Barbara Lis est une femme sans histoire jusqu'au jour où elle reçoit un lapin pour son anniversaire. Le jour même, un plombier polonais mélancolique croise sa route : c'est le coup de foudre, et ils partent s'installer dans son village natal, de l'autre côté de l'Europe. Là-bas, les yeux se tournent vers le ventre de la Française en espérant un heureux événement. Mais dans la maison flambant neuve du couple, il n'y a que le lapin qui grossit.

Marius Degardin

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Les mandragores. Paris, années 1980, l'Amore e Gusto, restaurant italien à l'abandon, abrite une fratrie d'orphelins, les Cipriani. Le petit dernier,  Benito, vient tout juste d'avoir 18 ans. Quand ils reçoivent une lettre de leur mère annonçant son retour après 10 années d'absence, l'équilibre précaire de la famille bascule dans la nuit, entre incompréhension, drames et rencontres émouvantes.

Bienvenue au Palace

(Théâtre)

Mise en scène de Franck Morellon, 1h, dès 10 ans. Fruit de quatre mois de travail par les élèves des ateliers de comédie du Rikiki, cette pièce met en scène les clients d'un palace pas comme les autres, où l'on peut se doucher au champagne, se faire anoblir sur demande et parler de richesses sans complexe.

Une pièce sous influence

(Théâtre)

Texte de Martin Legros, mise en scène de Sophie Lebrun et Martin Legros, 1h35. Deux couples rentrent du carnaval et se font face le temps d’une nuit. Anna, déguisée en mariée zombie annonce à son mari qu’elle a invité les acheteurs de leur maison à venir boire un verre alors qu’ils les détestent… Au milieu des confettis, commence alors une nuit de confessions et de révélations entre ces deux couples que tout oppose.

Notre avis : Une mariée dans une robe ensanglantée et un homme dans une parure de chevalier : voici Anna et Mathias tels qu'ils apparaissent d'entrée de jeu de ces 95 minutes toutes aussi tristes que drôles. Le couple a perdu son enfant il y a trois ans et s'apprête à vendre sa maison-mausolée à un autre couple qui débarque sur scène. Entre Ibsen et Lars Norén, la troupe du collectif caennais La Cohue sait parfaitement varier l'intensité des émotions pour absorber dans un sens de la fête indéniable les ressentis les plus sombres.

Nuits lyriques

(Classique et Lyrique)

Direction musicale de Simone Young, par l'Orchestre national de Lyon, 1h30. La cheffe d'orchestre australienne Simone Young revient à l'Auditorium de Lyon en s'attaquant à la Nuit transfigurée d'Arnold Schönberg et la Symphonie lyrique d'Alexander von Zemlinsky. Pour ce challenge, elle disposera de deux chanteurs dont elle a déjà pu apprécier le talent sur les plus grandes scènes, Maria Bengtsson et Bo Skovhus.

Connivence

(Peinture & Dessin)

Vernissage les 30 et 31 janvier à partir de 17h. Pour clore le mois de janvier en beauté et débuter février du bon pied, la galerie 41 accueille une double exposition des sculptures de Marie Rose Gutleben et des peintures de Joëlle Vulliez Matringe, accompagnées des œuvres sur papier d’Alexandre Hollan et Jean-Pierre Schneider.

Yoko & John - Chambre 1742

(Théâtre)

Écrit et mis en scène par Benjamin Kerautret et Caroline Guisset, par la compagnie Théâtre en pierres dorées, dès 14 ans. En 1969, après leur mariage, John Lennon et Yoko Ono décident de s’installer dans la chambre 1742 de l’hôtel Elisabeth à Montréal afin de rester toute une semaine au lit en y conviant des journalistes, étudiants, humoristes, stars et photographes pour débattre des problématiques de l'époque.

Notre avis : Dans une proposition très participative (les spectateurs sont incités à chanter, dessiner, prendre de profondes inspirations selon un maitre yogi qui passe par là) en tri-frontal autour du lit, le metteur en scène Benjamin Kerautret s'est inspiré du documentaire Bed-Peace de Nick Knowland. Il parvient, avec un duo de comédiens, troublants sosies du couple mythique, à faire à la fois entendre la naïveté des stars et leurs contradicteurs, notamment les étudiants de Berkeley matraqués par la police.

Louise

(Classique et Lyrique)

De Gustave Charpentier, direction musicale de Giulio Cilona, mise en scène de Christof Loy, 3h. En 1900, dans le cadre de l’exposition universelle, Gustave Charpentier offre au nouveau siècle Louise, une œuvre qui sera jouée avec un succès constant sur toutes les scènes françaises dès lors. Aujourd'hui très rarement donné, cet opéra réunit l’héritage de Wagner autant que de Massenet, retraçant la quête de liberté d’une ouvrière prisonnière de son milieu social et de sa famille possessive.

Notre avis : Créé en 1900, ce roman musical emblématique du naturalisme français conjugue prose chantée, leitmotive et vastes scènes collectives pour suivre l'itinéraire brisé d'une jeune ouvrière en quête d'émancipation. La mise en scène de Christof Loy, dévoilée lors du dernier Festival d'Aix-en-Provence, en révèle la face sombre : l'élan vers Paris devient dérive intérieure, marquée par l'emprise familiale et le fantasme. La scénographie épurée de Étienne Pluss dissout le pittoresque au profit d'un espace mental unique, tandis que la direction de Giulio Cilona promet d'en épouser la complexité.

Ortans et Axelle Fernandez

(Design & Architecture)

Vernissage le 29 janvier à 19h. Dans cette nouvelle exposition, Ortans et Axelle Fernandez associent leurs talents pour créer une herboristerie colorée où chaque plante, créée de bois, de carton, de papier et de textile, aurait une histoire à chuchoter.

Herboristerie

(Design & Architecture)

Vernissage le 29 janvier à 19h. Les artistes Axelle et Ortans Fernandez associent leurs talents pour créer un jardin éphémère composé de fleurs en tissu, où le bois, le carton et le papier deviennent un hommage au vivant.

Dub Inc

(Reggae)

Toujours occupés à naviguer entre reggae, dancehall, musique kabyle ou world music, Dub Inc mixe un sens de la mélodie inimitable pour porter des textes sincères.

So Floyd

(Rock & Pop)

Dans un show en quatre actes, So Floyd propose un hommage au groupe Ink Floyd à travers toutes ses époques, de Dark side of the moon à The Wall en passant par Wish you were here.

Samuel Dégardin

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Frans Masereel, un art entre révolte et rêverie. Reconnu de son vivant comme l’un des plus grands maîtres de la gravure sur bois, notamment au travers de ses romans sans paroles, l’artiste belge Frans Masereel a exercé ses talents dans plusieurs autres domaines, notamment la peinture, l’illustration, l’édition, le théâtre, le cinéma et les arts décoratifs. Cet ouvrage présente une sélection d’œuvres très diverses, et pour beaucoup rarement montrées.

L'Île-Barbe, monastère et pèlerinage

(Conférences)

Animée par Charlotte Gaillard, archéologue à la Direction de l’Archéologie de la Ville de Lyon. Petite île de la Saône située au nord de la ville de Lyon, l'Île-Barbe accueille un monastère depuis le Ve siècle, issu des premières vagues d’implantation monastique en Gaule. Cette conférence portera sur les recherches historiques et archéologiques menées depuis une vingtaine d’années sur le site.

Les fortifications de Lyon de l'Antiquité au Moyen Âge

(Conférences)

Animée par Bruno Morel, architecte du gouvernement et ingénieur des Travaux Publics. À la fois moyens de protection des biens et des personnes, les fortifications sont également source de dépenses et freins aux échanges commerciaux. Cette conférence analysera l'évolution de la fortification lyonnaise à travers les âges, et leurs caractéristiques spécifiques au regard de ce qui se faisait ailleurs en France.

Cyrano Guignol de Bergerac

(Théâtre)

D'Albert Chanay, mise en scène de Brice Coupey, 55 min, dès 5 ans. Dépourvu d’appendice nasal, Cyrano-Guignol est complexé par son apparence mais animé d’un cœur immense. Secrètement amoureux de Roxane, il aide cependant le beau Christian à la charmer avec ses mots d’esprit et son espièglerie.

C'est pas facile d'être heureux quand on va mal

(Théâtre)

Mise en scène de Rudy Milstein et Nicolas Lumbreras, 1h15. Cinq jeunes Parisiens aux profils variés cherchent le bonheur, une mission tout sauf simple car rien ne va dans leurs vies, du couple au travail en passant par la famille et la santé.

Notre avis : Dans la catégorie théâtre à succès qui a pour ambition de divertir tout en s'appuyant sur des bases solides (notamment niveau texte), C'est pas facile d'être heureux quand on va mal fait parfaitement le job. Sorte de vaudeville contemporain, le spectacle de Rudy Milstein, Molière 2024 de la meilleure comédie, suit les aventures de « cinq Parisiens en quête du bonheur, une mission qui semble tout sauf simple, parce que c'est pas facile d'être heureux quand on va mal ». En plein dans notre époque.

Yalla Miku + Guess What

(Jazz)

Pour fêter ses dix ans, le label suisse Bongo Joe Records s'invite au Périscope avec la formation genevoise Yalla Miku, peu de temps après la sortie de son deuxième album, entre post-kraut, folklore mutant et transe électronique, et le duo Guess What, composé de Luke Warmcop et Graham Mushnik, qui écume l’underground européen depuis plus de quinze ans.

Roger Fajnzylberg

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Ce que j'ai vu à Auschwitz. En 2005, Roger Fajnzylberg ouvre une boîte à chaussures contenant quatre cahiers écrits en polonais par son père entre l'automne 1945 et le printemps 1946, consignant ses souvenirs en tant que Sonderkommando au camp d'Auschwitz-Birkenau. Après les avoir faits transcrire, traduire et contextualiser, ce livre retrace son histoire.

Dispak Dispac'h

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Patricia Allio, 2h30. Après Autoportrait à ma grand-mère, Patricia Allio transforme la scène en agora et invite le public à se rassembler dans un espace intime pour explorer les mémoires conscientes et inconscientes, le tout rythmé par des performances et la musique de Léonie Pernet.

Cédric Salaun

(Humour & Café Théâtre)

En plein rodage de son prochain spectacle, Cédric Salaun prend la route pour tester ses nouveaux sketches, entre danse bretonne, théorème de Pythagore et une pointe de Philippe Douste-Blazy.

Morceau de chair

(Théâtre)

Texte d'Azani V. Ebengou, mise en scène de Gabriela Alarcón Fuentes, 1h10. Récemment revenue du Congo-Brazzaville, le pays de son père, Imani est obnubilée par l’idée d’avoir un enfant. Mais « lesbienne depuis les temps anciens et nouvellement célibataire », les choses ne sont pas si simples. Elle s’adresse à son ex-amoureuse, Aïssatou, pour lui raconter son voyage, ses réflexions, ses épiphanies, ses tourments et ses rêves pour l’avenir.

Qui veut la peau de Sherlock Holmes ?

(Théâtre)

De Titouan Bodin et Nicolas Delahaye, dès 10 ans, 1h35. Novembre 1889. Sherlock Holmes est sur le point d’être condamné à mort pour double homicide ! Les preuves sont accablantes, mais sa mémoire récente accuse quelques lacunes et l'empêche de prouver son innocence.  Ce sera donc au public de jouer le rôle des neurones du détective pour le tirer d'affaire.

Toutes les choses géniales

(Théâtre)

Texte de Duncan Macmillan et Jonny Donahoe, mise en scène de Valérie Marinese-Barboza et Thomas Poulard, 1h15, dès 12 ans. Pour redonner le goût de vivre à sa mère, un jeune garçon décide de la soigner en imaginant une liste de toutes les choses qui font que l’existence mérite d’être vécue.

Notre avis : Le théâtre de l'Assemblée semble trouver sa vitesse de croisière depuis l'arrivée à sa tête du metteur en scène Thomas Poulard. Cette semaine, il est seul en scène dans ce travail qu'il mène autour d'un garçon de 7 ans qui apprend que sa mère a fait une tentative de suicide et fait, pour lui remonter le moral, une liste de toutes les choses géniales qu'il connait : les glaces, les batailles d'eau... Loin de l'ambiance de Dürrenmatt et Gombrowicz auquel il s'est attelé il y a plusieurs années.

Georges Didi-Huberman et Philippe Roux

(Rencontres et Dédicaces)

Pour le livre Les anges de l'histoire et la revue De(s)générations. Dans son dernier ouvrage, Georges Didi-Huberman explore les formes utilisées pour penser les temps modernes, du dogme de la fin des temps à la politique. Parallèlement, Philippe Roux sera également là pour parler de la revue De(s)générations, qui interroge le politique, le poétique, l’esthétique et leurs modernités.

Les académies de concert en France

()

Projection du documentaire de Bénédicte Hertz, musicologue et chercheuse, consacré aux Académies de musique en France au XVIIIe siècle, les sociétés à l’origine des premiers concerts publics, afin de leur conférer une visibilité et mettre en pleine lumière leur rôle déterminant dans la vie intellectuelle et artistique de l’Ancien Régime.  

Les Insomniaques - Petit Cabaret des Gros Foutus

(Théâtre)

Écrite et mise en scène par Ophélie Kern et Elsa Repellin, 1h15, dès 12 ans. Spectacle musical mettant en scène une galerie de portraits décalés qui capturent les tracas et les renoncements du quotidien, dans des saynète à la Jean-Michel Ribes, pensées comme des numéros de cabaret illustrant des tranches de vie.

Chocho Cannelle

(Jazz)

Quatre musiciens, Camille Heim à la harpe, Léo Danais à la batterie, Arthur Guyard au piano et Timothé Renard à la clarinette, explorent les multiples facettes de cette instrumentation singulière pour créer un jazz tour à tour dynamique, dansant, cinématographique, doux et émouvant.

L'art d'avoir toujours raison

(Théâtre)

Mise en scène Sébastien Valignat et Guillaume Motte, 1h15, dès 15 ans. Deux conférenciers issus d’un groupement de recherche international viennent présenter leurs travaux à un parterre de candidats à une élection. Ils ont mis au point une méthode qui permet d’emporter n’importe quel scrutin : ils enseignent comment avoir toujours quelque chose à dire, comment faire disparaître le conflit, et surtout, comment avoir toujours raison.

Notre avis : Un spectacle en forme de (fausse) conférence de deux (faux) scientifiques sous-titré « méthode simple, rapide et infaillible pour remporter une élection », telle est l'aventure dans laquelle s'est lancé le metteur en scène et auteur Sébastien Valignat (compagnie Cassandre) avec son coauteur Logan De Carvalho. En découle une proposition solide sur ses assises (des chiffres, des démonstrations, des exemples...) sans se priver de pas mal d'humour pour, en gros, dénoncer les failles de nos démocraties libérales. Diablement efficace.

Trio Courtois/Erdmann/Fincker + Louis Sclavis

(Classique et Lyrique)

Pour fêter comme il se doit sa quinzaine d’années d’existence, le trio composé de Vincent Courtois, Daniel Erdmann et Robin Fincker, qui se démarque par son instrumentation et par la force de ses personnalités, invite à l’Opéra de Lyon le clarinettiste Louis Sclavis pour revisiter l’ensemble des répertoires du trio.

Sans Ulysse

(Théâtre)

Texte de Pascal Cesari et Liora Jaccottet, mise en scène de Liora Jaccottet, 1h30, dès 12 ans. À la mort de sa mère, Liora Jaccottet découvre un texte inachevé, Sans Ulysse, comme le dernier secret d’une femme qui écrivait en attendant l’homme qu’elle aimait. Accompagnée de Pascal Cesari, elle explore le lien d’amour en glissant progressivement de l’enquête documentaire à la fiction pure.

By heart

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Tiago Rodrigues, 1h45, dès 13 ans. Pour la première fois à Lyon, le directeur du festival d'Avignon vient produire son œuvre la plus connue, le plaçant seul sur scène face à dix personnes du public pour apprendre un poème choisi au préalable.

Saint-Fons Jazz

(Jazz)

Nouvelle édition du festival Saint-Fons Jazz, qui se réinvente dans un format plus resserré cette année. Pendant quatre jours, les concerts, ateliers, masterclasses et conférences se succèderont, avec notamment une soirée hommage à Norbert Gelsumini, ancien directeur du festival, et une journée dédiée à la création féminine jazz.

Midi-Minuit

(Danse)

Chorégraphies de Thierry Malandain, 1h30, dès 10 ans. Les vingt-deux interprètes du Malandain Ballet Biarritz investissent la Maison de la Danse sous la direction de Thierry Malandain pour y interpréter un récital composé des chorégraphies Midi pile ou le concerto du soleil, Minuit et demi, ou le cœur mystérieux et Boléro, le tout sur des airs de Poulenc, Saint-Saëns et Ravel.

Rendez-vous du lundi #9 - La nuit l'ordure

(Théâtre)

Texte de Sébastien Joanniez. Dans son mouroir médicalisé, Louis raconte son quotidien : l’acharnement thérapeutique, l’infantilisation maltraitante, sa famille qui attend, le voisin sénile qui hurle... Entre passé qui revient, avenir dans le mur, et Maryvonne qui débarque dans la nuit pour lui redonner vie.

Cerveau de pauvre

(Théâtre)

Texte de Léa Porracchia, mise en scène de Ninon Gascoin Portier, 45 min. En douze épisodes, cette histoire tente de politiser les points de rupture, avec la précarité économique et sociale, mais aussi les violences sexistes, sexuelles et familiales.

Boléro

()

En partenariat avec l’Université Lyon 3, la maison de la danse organise une projection du film Boléro d'Anne Fontaine, l'histoire de la création de ce célèbre ballet sur commande de la danseuse Ida Rubinstein auprès d'un Maurice Ravel en panne d'inspiration.

Cédric Berteletti

(Photographie)

Le photographe lyonnais Cédric Berteletti investit la galerie Imag'in fin janvier pour une exposition de ses œuvres, oscillant entre portraits et paysages.

Nos matins intérieurs

(Théâtre)

Mise en scène de Nicolas Mathis, écrit par Julien Clément, 1h05, dès 10 ans. Cette année, le Quatuor Debussy partagera la scène avec le collectif Petit Travers, pour un spectacle tout en équilibres et en suspensions ; imaginée comme un grand jeu de construction, la scène est constituée de grands cubes dessinant autant de paysages qu’ils offrent de situations de jeu, dix jongleurs et jongleuses accordent leurs rythmes et leurs gestes dans des tableaux d’unisson, alors que les membres du quatuor jouent les maîtres du temps, imposant les vitesses, les cassures et les durées.

Match d'impro : Lyon vs France

(Impro)

Nouveau match dans la saison d'impro, et cette fois-ci la Ligue d'improvisation lyonnaise affrontera l'équipe de France, bien déterminée à prendre sa revanche.

Les Chrysanthèmes : cordes et piano

(Classique et Lyrique)

Dans un diptyque regroupant deux œuvres pour quatuor à cordes de la musique de chambre du XIXe siècle, les musiciens et musiciennes de l’orchestre de l'Opéra de Lyon interprèteront à la Salle Molière Les Chrysanthèmes de Puccini et le Quintette pour piano et quatuor à cordes de Schumann.

Sabine Devieilhe et Mathieu Pordoy

(Classique et Lyrique)

En compagnie du pianiste Mathieu Pordoy, la soprano Sabine Devieilhe révèlera toute la beauté de l'art vocal en interprétant des pages de Liszt, Boulanger, Strauss, Chaminade, Tailleferre, Poulenc, Milhaud et Édith Piaf.

Militarie Gun + Spite House

(Classique et Lyrique)

Entre voix vulnérable, basse distordue et batterie fulgurante, le nouvel album de Militarie Gun,  God save the gun, est un témoignage rock et humain sur le pire de soi-même. Trois mois après sa sortie, le groupe montera sur la scène de la Marquise, accompagné des Montréalais de Spite House et leur post-hardcore viscéral.

Notre avis : Avec God save the gun, Ian Shelton nous livre un document empli de pathos, une confession émotionnelle où l'autodestruction, omniprésente, ne triomphe pourtant pas, laissant affleurer un espoir irréductible. Hésitant entre rage et vulnérabilité, les textes s'incarnent dans un large panorama sonore qui transforme les fondations hardcore en formes plus ouvertes, mélodiques et immédiatement accrocheuses. Ici, la catharsis ne passe plus par la seule violence frontale, mais par un élargissement assumé du spectre musical, flirtant avec une sensibilité pop sans jamais renier l'urgence ni l'intensité.

S.society

(Musique Electronique)

L'une des têtes d'affiche de l'édition 2025 de Nuits Sonores et pionnier de la techno et de la house de Détroit, Kevin Saunderson, est de passage au Sucre pour une S. society partagée avec le digger lyonnais Mush.

Concert Express

(Classique et Lyrique)

Dans un dispositif au plus près des artistes, la salle Molière propose une heure de musique parmi les plus grands classiques du registre. Cette fois-ci, les musiciens interprèteront le quatuor à cordes Les Chrysanthèmes de Puccini et la Quintette pour piano et quatuor à cordes en mi bémol majeur de Schumann.

Gregory Mackay

(Rencontres et Dédicaces)

Pour sa bande dessinée Anders et la montagne. C'est l'hiver à Chiffonville. L'écureuil Anders, sa cousine Eden et leurs amis Bernie et Whinney ont prévu, pour leurs nouvelles vacances, un séjour au Mont Chiffon. Mais peu avant le départ, leurs bestioles (d'énormes et sympathiques insectes) ravagent accidentellement une usine de confiseries, puis disparaissent en direction des montagnes tandis qu'un vrombissement se fait entendre à travers toute la ville. Une quête haletante s'engage pour le petit groupe d'amis, convaincu que les bestioles se sont retirées dans les sommets enneigés des montagnes.

Goupil et Kosmao

(Théâtre)

D'Étienne Saglio, 40 min, dès 5 ans. Nouveau venu incontournable dans le monde de la magie, Étienne Saglio met en scène un renard rebelle et un magicien qui composent un duo cartoonesque aussi féérique que comique, entre music-hall et marionnette. La star, ce n’est pas le prestidigitateur, c’est l’animal.

Notre avis : Grand nom de la magie contemporaine, Étienne Saglio a conçu, avec Goupil et Kosmao (soit le nom de l'assistant renard et celui du magicien), une petite forme cabaret de 30 minutes destinée au jeune public (à partir de 5 ans) d'une inventivité et d'une intelligence folles. Ici, l'humour est le moteur du récit, porté par ce duo involontairement comique qui fait littéralement s'esclaffer les enfants. Et les plus grands.

C'est la fête au TNG !

(Spectacles Divers)

Pour fêter le début de sa nouvelle saison, le TNG organise une après-midi d'activités, avec des animations, un brunch, une chasse au trésor et bien d’autres surprises.

Bertrand Belin

(Chanson)

Huitième album studio pour le Breton Bertrand Belin, qui a choisi d'explorer avec Watt de nouveaux paysages sonores, entre piano, guitare, batterie et musique électronique.

Petit concert d'orgue #3

(Classique et Lyrique)

Le jeune organiste Thibault Fajoles s'est fait inviter par l'Auditorium de Lyon pour profiter de son orgue. Au programme de ce récital, des mélodies de Richard Wagner, Louis Vierne, Camille Saint-Saëns, Pierre Cochereau et Max Reger.

Kaky + D'accord Simon

(Chanson)

Sans pudeur, Kaky utilise sa musique comme un remède à toutes les tempêtes en les pensant comme une relation épistolaire avec son auditoire, comme en témoigne son premier album sorti en mai dernier,  Est-ce que quelqu'un m'entend ?. D'accord Simon s'occupera de la première partie avec sa pop-rock saturée aux accents mélancoliques.

Lenaïg

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son album Éclair. Quelques jours après la sortie de son premier EP Éclair, la Lyonnaise Lenaïg sera en showcase suivi d'une dédicace pour présenter son univers musical, entre dark pop et pop rock aux accents d’Avril Lavigne et de Sum 41.

Club

(Musique Electronique)

Le Sucre accueille une soirée sous le signe de la techno minimale, avec en tête d'affiche le trio Automatic Writing composé de Darween, Jacan et Guillermo Jamas dont ce sera la premi;re fois sur le rooftop, ainsi que IMA:R et Pocket Club.

Aurélie Neyret

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son roman illustré Les carnets de Cerise. Cerise est une jeune adolescente qui vit seule avec sa mère et qui rêve de devenir romancière. Son sujet favori : les adultes, qu'elle adore observer pour tenter de deviner leurs secrets. Avec ses amies, elle part dans de nombreuses aventures pour venir à bout de ses théories.

Cartoon, ou n'essayez pas ça chez vous !

(Théâtre)

Texte de Mike Kenny, mise en scène d'Odile Grosset-Grange, 1h15, dès 7 ans. Jimmy Normal vit avec sa famille dans une maison normale, sur une rue normale, dans une ville normale. Sauf que rien n’est normal, car ce sont des cartoons ! Chaque jour, tout recommence à zéro, personne ne change, jusqu’au jour où une potion ratée transforme le quotidien en chaos : Jimmy devient humain.

Notre avis : La pièce du truculent auteur britannique Mike Kenny a un titre à rallonge, Cartoon ou n'essayez pas ça chez vous. C'est par cette reprise de sa création de 2023 qu'Odile Grosset-Grange attaque la partie de saison qu'elle a programmée en tant que directrice du TNG. Mike kenny invite a suivre la vie de Jimmy Normal et sa famille normale dans une ville normale où tout est en cartoon, irréel. Spectacle le plus ambitieux de ceux qu'elle a mis en scène, il permet de découvrir l'univers artistique de cette artiste rarement venue dans nos contrées jusque-là.

Suzane + Lou Dassi

(Rock & Pop)

Découverte par ses titres L'insatisfait et La flemme, Suzane a sorti en septembre dernier son troisième album, intitulé Millénium, qu'elle viendra défendre fin janvier au Transbordeur dans le cadre de sa nouvelle tournée. La première partie sera assurée par Lou Dassi et sa pop alternative aux textes désinvoltes et sincères.

De Bric et de Broc

(Impro)

Composée de six amis, la compagnie Les brasseuses de vent propose un spectacle entièrement inspiré, créé, mis en scène et joué en temps réel sur les suggestions du public, pour partir loin dans des mondes imaginaires.

Lune Vuillemin

(Rencontres et Dédicaces)

Pour Martha ou jamais. Chaque année, à la fonte des neiges, des nuées d’oiseaux migrateurs envahissent le ciel de la région des grands lacs, là où vivent Susan et Martha. En cette fin de XIXe siècle, les tourtes voyageuses deviennent une nouvelle manne et sont abattues par milliers. Les deux jeunes femmes questionnent cette chasse démesurée, jusqu’à fomenter des actes de résistance.

Roland Magdane

(Humour & Café Théâtre)

Dans Clap de fin. Après plus de cinquante ans de carrière et des représentations en France, en Belgique, en Suisse et au Québec, Roland Magdane tire sa révérence avec une tournée d'adieu en 2026, avec une représentation au Radiant-Bellevue.

Club

(Musique Electronique)

Nouveau vendredi, nouvelle soirée club au Sucre, cette fois-ci sous le signe de la techno précise et mentale avec un vortex sonore concocté par les DJs Axymt. et Philippa Pacho, sans oublier Neel qui amènera ses machines pour un live de deep techno spatiale.

Encore

(Musique Electronique)

Nouvelle soirée Encore au Petit Salon, avec à l'affiche Yanamaste, Idemi et Laure Croft dans la grande salle, accompagnés de 44hz et Soām dans la petite salle pour une soirée 100 % techno.

João Selva + Paula Mirhan et Rui Barossi

(Sono Mondiale)

Un an après la sortie de son quatrième album solo,  Onda, João Selva monte sur la scène du Marché Gare accompagné de Paula Mirhan et Rui Barossi pour une soirée à l'heure brésilienne entre samba, bossa, baião, maracatu et funk.

Laradji + Blue Fuji + sBread lOve

(Rap)

Entre hip-hop, expérimentations et sonorités lo-fi, les trois artistes Laradji, Blue Fuji et sBread lOve s'invitent au Toï Toï le temps d'une soirée pour présenter leur univers au public lyonnais.

Julie Deliquet au cœur de la création

(Conférences)

Animé par Fabienne Pascaud, journaliste et critique. La metteuse en scène Julie Deliquet, qui présente sa pièce La Guerre n'a pas un visage de femme aux Célestins fin janvier, est invitée à partager les coulisses de sa création au cours d'une rencontre et ses inspirations artistiques.

Lieux et gestes de mémoire à Lyon

(Conférences)

Avec Sylvie Altar, historienne, Alicia Borchardt et Quentin Blaising, architectes, et Nora Sternfeld, chercheuse en arts et sciences culturelles, animée par Alexandre Nugues-Bourchat, directeur de la Maison d’Izieu. Dans un dialogue interdisciplinaire entre l'art et les sciences humaines, et dans une perspective franco-allemande, cette table ronde se consacrera à différentes formes de narration et de transmission de l'Histoire par rapport aux traces de l'occupation, de la déportation et de la résistance dans la ville de Lyon, en partant du Mémorial de la Shoah de Lyon.

Je me lèverai

(Théâtre)

Texte et mise en scène d'Agathe Groult, 1h, dès 10 ans. Entre documentaire et fiction, Agathe Groult amène le public dans une traversée racontant le parcours des personnes dites sans-papiers.

Graines connection

(Théâtre)

Mise en scène de Guillaume Gladieux, dès 10 ans, 1h. Dans un futur lointain, Mamie organise la soirée de clôture de sa Foire des Graines. Au milieu de sa famille, de ses amis et des ses compagnons de lutte, elle a une annonce à faire, mais une invitée surprise pourrait bien gâcher la fête...

Les nuits de la lecture

(Lectures)

Dans le cadre des Nuits de la lecture, la librairie La Procure accueillie une rencontre avec les auteurs Valentine Goby, Emmanuel Flesch et Claire Vesin, le tout animé par les libraires et avec un buffet à disposition.

Fabien Drouet et Anaïs Soreil

(Lectures)

Le temps d'une soirée, l'écrivain Fabien Drouet s'associe avec la violoncelliste Anaïs Soreil pour une lecture de Soirées Solo, dernier recueil de l'auteur, regroupant plusieurs microfictions poétiques où la solitude prouve qu'elle sait faire la fête, entre café, cigarette, bar-PMU et rêves de gloire.

Cercle de lecture autour de Shakespeare

(Lectures)

L'Hôtel de Verdun accueille un cercle de lecture ayant pour thème les œuvres de William Shakespeare, avec Dans une coque de noix d'Ian McEwan, un réinterprétation de Hamlet à travers les yeux d'un fœtus, ainsi que Station Eleven de Emily St. John Mandel et Rappelez-vous votre vie effrontée de Jean Hegland, deux romans interrogeant la postérité du célèbre auteur.

Marc Chauveau

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Guillaume Bardet, l'aventure Notre-Dame. Alors que Notre-Dame s’apprête à fêter sa première année de réouverture après l'incendie qui l’a dévastée en 2019, Guillaume Bardet, designer de son nouveau matériel ecclésiastique, ouvre les portes de son atelier et se livre sur son processus de création, ses doutes, ses joies et l'intensité qu'il a vécue au cours de cette année de travail.

Le Repas des gens

(Théâtre)

Ensemble depuis de nombreuses années, Robert et son épouse n'ont plus grand chose à se dire, et décident de ne de parler qu'à l'heure du dîner, un moment dont profite tout le quartier pour passer chez eux. Un jour, un cousin éloigné, directeur de théâtre, les invite sur scène pour rencontrer le public.

Notre avis : Succès du festival Off d'Avignon 2024, Le Repas des gens de l'auteur et metteur en scène François Cervantes est une tendre et drôle déclaration d'amour au théâtre adressée à un large public, et notamment à celles et ceux qui pensent que cet art n'est pas pour eux. Alors qu'un couple âgé (Catherine Germain et Julien Cottereau) débarque sur le plateau à l'invitation d'un cousin qui dirige les lieux, les deux vont dîner face à la salle et ainsi parler de leur découverte du monde du théâtre, qu'ils ne connaissent pas, et de tout un tas d'autres choses. Délicieux.

Le militantisme en images

(Conférences)

Animée par Philippe Somnolet, photographe. Dans le cadre de son cycle sur le bicentenaire de la photographie, les Archives municipales de Lyon accueillent une conférence sur le rôle de la photo dans les manifestations, offrant au photographe des scènes surréalistes, mi épiques, mi carnavalesques.

Regards croisés entre citadins et campagnards dans le théâtre et la presse du XIXe siècle

(Conférences)

Dans le cadre des Nuits de la lecture la bibliothèque Diderot accueille une conférence-lecture animée par Éléa Moreau, doctorante en littérature du XIXe siècle, et Étienne Faugier, maître de conférences en histoire contemporaine qui analyseront des extraits de divers vaudevilles et comédies et des caricatures de presse de la période.

Invitation à Laetitia Masson

()

À l’occasion des restaurations de ses premiers films, l'Institut Lumière invite la réalisatrice Laetitia Masson pour une projection de En avoir (ou pas), tourné à Lyon, suivie d’une discussion avec le public.

Pourquoi la droite et la gauche ? L'impossible « troisième voie »

(Conférences)

Animée par Jean-Noël Dumont, agrégé de philosophie. Au cours de cette conférence, Jean-Noël Dumont tentera de montrer pourquoi les affrontements entre la gauche et la droite sont inévitables et explorera une potentielle troisième voie.

Merveille

(Théâtre)

Texte de Catherine Monin, par la compagnie Bande d’Art et d’Urgence, 1h, dès 10 ans. Sans la tête de Marie se bousculent ses préoccupations matérielles, sa solitude, ses combats et surtout sa transformation. Sa vache Merveille va la pousser un peu de la corne pour rentrer dans un monde consolant, élargi, étrangement plus riche et réparateur.

Paola Guzzo

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son roman graphique Nous sommes la voix de celles qui n'en ont plus. Fin août 2019, une militante propose sur les réseaux à des inconnues de se réunir pour un premier collagecollectif contre les féminicides sur les murs de Paris et en quelques semaines, le mouvement s’est étendu comme une traînée de poudre. Ce livre raconte l’histoire de ce collectif, d’après l’enquête menée par Paola Guzzo et Romane Pellen.

Cédric Sapin-Defour

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son roman Où les étoiles tombent. Le 12 août 2022, lors d'une sortie en parapente, Mathilde, la compagne de Cédric Sapin-Defour, est victime d'un terrible accident. Elle s'écrase sur les rochers et son pronostic vital est engagé. Commence alors un récit au jour le jour où l'auteur raconte sans pathos et avec pudeur l'attente insupportable, son amour incommensurable et une lente reconstruction.

Lire la romance

(Rencontres et Dédicaces)

Delphine Chedaleux, chercheuse à l’Université de Compiègne, est invitée par la librairie La Virevolte pour parler de littérature romantique, qui voit sa popularité augmenter et ses sous-genres proliférer ces dernières années, et démystifier certaines idées reçues à son sujet.

Ciné-Mystère

()

Comme tous les mois, l'Aquarium ciné-café propose une projection d'un film surprise, choisi par l'équipe avec la complicité d'un·e invité·e passionné·e pour (re)découvrir une véritable pépite cinématographique.

Pop Choirs

(Classique et Lyrique)

Direction musicale de Dany Landry par les chœurs de l’Inspé de Lyon, 1h30. De Zaho de Sagazan à Barbara Pravi, de Radiohead à Scorpions, les chœurs pop rock de l’Inspé de Lyon proposent de plonger dans les plus grands tubes pop et rock revisités sous forme de chorale, le tout accompagné de musiciens pop professionnels.

Mahler, Symphonie n° 7

(Classique et Lyrique)

Direction musicale de Nikolaj Szeps-Znaider, par l'Orchestre national de Lyon, 1h30. Également appelée Chant de la nuit, la Symphonie n° 7 de Mahler est considérée comme l'une de ses plus rares, avec deux musiques nocturnes symétriquement disposées en deuxième et quatrième position des cinq mouvements. Lors de cette soirée, l’Orchestre national de Lyon et Nikolaj Szeps-Znaider éclaireront d’une lumière nouvelle ces scènes d’amour et de féerie.

Notre avis : Les symphonies de Mahler sont toujours des œuvres-mondes échevelées, proposant des facettes musicales des plus hétérogènes (contrastes, changements de tonalités.)... La septième est un véritable tourbillon spiralé de contradictions, passant d'une atmosphère sombre aux rondes festives, du jour à la nuit, de la danse à l'immobilité, de l'amour à la féerie... Composée entre 1904 et 1905, nommée aussi « Le chant de la nuit », cette œuvre constitue pour beaucoup l'un des points d'orgue de la modernité musicale.

Diptyque : La lune, si possible - Une petite merveille

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Myriam Boudenia, 1h15. Deux monologues, deux parcours d’émancipation pour aborder des sujets de société anxiogènes : le désastre climatique et la santé mentale des jeunes avec La lune, si possible et Une petite merveille de Myriam Boudenia.

Le petit chaperon rouge

(Théâtre)

D'après les frères Grimm, mise en scène de Céleste Germe et Mathilde Wind, 45 min, dès 5 ans. La compagnie Das Plateau décide de reprendre l'histoire très connue du petit chaperon rouge, mais cette fois-ci dans la version des frères Grimm, mettant en scène une petite fille non pas imprudente ni suspecte, mais vaillante et courageuse, le tout dans un jeu de miroirs et de transparence.

Et vous emporterez les restes

(Théâtre)

Mise en scène de Sarah Spaggiari, 1h20, dès 13 ans. Dans un entrepôt imaginé comme un espace du souvenir, deux interprètes-archivistes sont chargés de reconstituer ce qui s’est déjà produit ailleurs et dans un autre temps. En revivant les souvenirs des autres, ils sont, tour à tour, vieille dame au bord de l’eau, fils abandonnés, amoureuse révoltée ou chanteur solitaire.

Le Grand Sommeil

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Marion Siéfert, 1h, dès 14 ans. Dans ce duo interprété en solo, Marion Siéfert interroge notre rapport à la norme et ce qu’il faut transgresser pour grandir et représenter le lien adulte-enfant autrement qu’à travers la rivalité ou le classique rapport mère‑fille.

Notre avis : Il y a six ans, la metteuse en scène Marion Siéfert a scotché le monde du théâtre avec son spectacle _jeanne_dark_, plongée dans la vie d'une adolescente de notre époque façon confession intime à un téléphone. Elle reprend aujourd'hui Le Grand Sommeil, précédent solo dans la lignée de _jeanne_dark_, avec la même comédienne (Helena de Laurens), afin de « scruter les zones d'ombre de l'enfance ». Une création en forme de performance à la fois captivante et déroutante.

Boum kids

()

Pour briser la glace en plein cœur de l’hiver, la Machinerie de Vénissieux accueillent une après-midi sous le signe du hip-hop avec le collectif La Fougue, qui organisera un atelier de danse, qui s'enchaînera sur une playlist dont ils ont le secret.

Camille Bloomfield et Valentin Decoppet

(Rencontres et Dédicaces)

Pour la pièce La Machine de Georges Perec et Eugen Helmlé. Conçu en 1968, ce texte de Georges Perec et son ami Eugen Helmlé, traducteur allemand des Choses et de La Disparition, est publié pour la première fois en français, l'occasion de découvrir cette histoire interrogeant le potentiel créateur de l'informatique jusqu'à ses limites en mettant en scène une machine à décrypter la poésie.

Juger : de la loi à son application

(Conférences)

Animée par Bertrand Mazabraud, magistrat, docteur en philosophie et docteur en droit. Si le jugement judiciaire vise à trancher un litige en disant officiellement le droit dans un cas, il ne se laisse ni réduire à une simple décision, ni à un raisonnement automatique. Entre jugement réfléchissant et jugement déterminant, les pensées de Kant peuvent aider à saisir les opérations des jugements judiciaires et leurs formulations.

Anthony Kavanagh

(Humour & Café Théâtre)

Dans Happy. Avec son dernier spectacle, le Québécois Anthony Kavanagh propose de partager au public toutes les choses qui le rendent heureux.

Kyara Sonor

(Jazz)

Équipé d’une batterie, de percussions, d’un archet, de micros, et de modules d’effets, Matheo Ciesla emporte le public dans un espace-temps suspendu, onirique et cinématographique au travers d’une mise en espace immersive à 360 degrés.

Quatuor Béla

(Classique et Lyrique)

Originaire de Lyon, le quatuor Béla s'invite à l'opéra pour un récital articulé autour d’un quatuor inédit de Moondog, mettant à l’honneur une Amérique non-conformiste et assoiffée d’inouï, de Morton Feldman à Meredith Monk en passant par Frank Zappa, John Zorn et Ruth Crawford Seeger.

Noam Sinseau

(Humour & Café Théâtre)

Dans Makoumè Superstar. Entre blagues tranchantes, voguing et moments de poésie, Noam Sinseau embarque dans un voyage de la Martinique à Paris. De l'identité à l'émancipation, il casse les codes du genre dans ce spectacle avec humour et sincérité.

Disney sur glace - rêvons ensemble

(Spectacles Divers)

Dans cette nouvelle édition de Disney sur glace, les personnages du studio reviennent pour une nouvelle aventure partageant leur rêves avec le public.

La guerre n'a pas un visage de femme

(Théâtre)

D'après Svetlana Alexievitch, mise en scène de Julie Deliquet, 2h30. Après Welfare, Julie Deliquet poursuit son travail documentaire en adaptant cette fois-ci le premier livre de la prix Nobel de littérature Svetlana Alexievitch sur les 800 000 femmes mobilisées dans la Grande Guerre patriotique, largement invisibilisées jusqu'en 1985 et la sortie de son essai, résultat de sept ans de travail.

Notre avis : Quand nous nous asseyons, elles sont déjà là, dans leur appartement communautaire. Svetlana Alexievitch, prix Nobel de littérature 2015, les a rencontrées individuellement et a fait de leur récit son premier ouvrage, censuré, au mitan des années 80. Julie Deliquet prend le relais pour sortir de l'ombre ces femmes ukrainiennes, biélorusses, russes qui ont combattu avec les armes de l'armée de l'URSS après la rupture du pacte germano-soviétique en 1941. Un grand spectacle d'une des meilleures metteuses en scène actuelles, déjà bluffante avec Welfare ou 8 heures ne font pas un jour récemment.

Ivanov

(Théâtre)

D'après Anton Tchekov, mise en scène de Jean-François Sivadier, 2h30. Il y a un an, Ivanov avait un domaine, se sentait fort et était apprécié de ses voisins. Aujourd'hui, il n’est plus que l’ombre de lui-même, envahi par un fort sentiment de culpabilité et de solitude alors que sa vie est livrée aux rumeurs de la société qui l’entoure, entre ennui, alcool et méchancetés sur fond d’antisémitisme après son mariage avec Anna Petrovna, une jeune fille juive.

Numéro deux

(Théâtre)

D'après David Foenkinos, mise en scène de Sophie Accard, 1h30. En 1999 débutait le casting pour trouver le jeune garçon qui allait interpréter Harry Potter et qui, par conséquent, deviendrait mondialement célèbre. Des centaines de garçons furent auditionnés, pour qu'il n’en reste plus que deux. Ce spectacle raconte l’histoire de celui qui n’a pas été choisi.

Notre avis : C'est l'histoire d'un gamin qui a failli jouer Harry Potter au cinéma, sauf qu'il a été doublé dans la dernière ligne droite par Daniel Radcliffe. Ce Numéro deux doit donc regarder la réussite du numéro un de loin. Adapté par Léonard Prain et mis en scène par Sophie Accard, le roman fictionnel de David Foenkinos prend vie dans un spectacle efficace et captivant qui rencontre un succès mérité depuis sa création en début d'année à Paris dans le théâtre privé.

Le roi des ours

(Théâtre)

Mise en scène de Quentin Dubois, 1h, dès 7 ans. Thor est un grizzly majestueux, robuste et solitaire, qui règne sur les montagnes du grand Nord canadien. Quand deux hommes le prennent en chasse et le blessent, une course-poursuite effrénée s’ensuit qui les mènera sur les plus hauts sommets rocheux.

L'art de toucher le clavecin

(Classique et Lyrique)

À l’occasion des quatre cents ans de la naissance du compositeur Louis Couperin, le pianiste Jean Rondeau se plonge dans l’intégrale de l'artiste. À travers ses Suites et quelques Préludes, il lui rend hommage en l’accompagnant d’autres œuvres de son neveu François Couperin, de Jean-Philippe Rameau et de Pancrace Royer.

Les musiques de la nuit

(Classique et Lyrique)

Par les musiciennes et musiciens de l’ONL, 1h. Au total, huit instrumentalistes (hautbois, clarinette, basson et cor) issus de l'ONL interprèteront tout un récital composé de l'Octuor op. 103 de Beethoven, de l'Octanphonie de Bozza et de la Sérénade n° 12 de Mozart, en préparation de la Septième Symphonie, «Chant de la nuit» de Mahler et du Petit Concert d’orgue qui l’accompagne.

Kanaga

(Rock & Pop)

Jeune artiste lyonnais oscillant entre rock et nouvelle pop, Kanaga s'inspire de Childish Gambino, Artemas ou encore YellowStraps pour créer une musique efficace infusée de guitares réverbérées et de synthétiseurs empruntés aux musiques électroniques.

Electric Callboy

(Rock & Pop)

Trois ans après la sortie de leur sixième album, le sextuor allemand Electric Callboy montera sur la scène de la LDLC Arena afin d'offrir au public lyonnais un ensemble de riffs électrisants soutenus par une énergie scénique imparable.

Cyrille Noirjean et Thatyana Pitavy

(Rencontres et Dédicaces)

Pour le numéro 0 de la revue Jocaste. La librairie L'Œil cacodylate accueille les psychanalystes Cyrille Noirjean et Thatyana Pitavy pour une rencontre autour du numéro inaugural de la revue annuelle Jocaste, spécialisée dans la psychanalyse et accueillant chaque année des contributeur·ices de tous horizons pour dialoguer sur des sujets modernes.

Mobiliser les trajectoires en histoire des femmes et du genre

(Conférences)

Les Archives municipales de Lyon organisent une journée d'étude organisée par les étudiant·es de deuxième année du Master Études sur le genre à l'université Lyon 2, avec pour objectif de croiser différentes approches méthodologiques mettant en lumière les groupes sociaux et les individus rencontrés dans leurs travaux pour interroger leurs trajectoires dans une perspective d’histoire sociale et du genre.

Face au mal, espérer avec Paul Ricoeur

(Conférences)

Animée par Emmanuel Boissieu, professeur agrégé de philosophie. En s'inspirant de la vie du philosophe Paul Ricoeur, Emmanuel Boissieu parlera de l'espérance en tant que vertu et de sa légitimité en philosophie.

BD Bagarre

(Débats)

Trois chroniqueur·ses passionné·es montent sur la scène de l'Aquarium ciné-café pour défendre leur coup de cœur du moment : une BD, un manga ou un comics qui leur tient à cœur. Le débat sera parsemé de mini-jeux qui mettront à l'épreuve leurs connaissances.

Le petit bois

(Théâtre)

Mise en scène de Michel Cerda, 1h. Un matin d’automne pas comme les autres, les forains arrivent pour la fête au village. Lui, trop grand dans son corps pour pouvoir faire du manège, este là à regarder. Des images lui reviennent, des retours de rêve, des comptines et des proverbes. Cela n’arrête jamais de tourner comme les manèges de la fête et les roues de son vélo, son destrier quotidien pour battre la campagne.

Ulysse de Taourirt

(Théâtre)

Texte et mise en scène dAbdelwaheb Sefsaf. Dans la lignée de son spectacle sur sa mère, Abdelwaheb Sefsaf se penche à présent sur la figure paternelle à travers le regard de l’adolescent qu’il était dans les années 80. Une ode teintée d’humour et de poésie, entre petite et grande histoire de l’immigration.

Charles Malle

(Peinture & Dessin)

Pour commencer l'année en beauté, la galerie Estades propose la plus grande exposition des toiles de l'artiste depuis sa disparition en 2023, l'occasion de (re)découvrir ses huiles et pastels représentant des paysages parisiens et normands transcendant ses propres souvenirs d’enfance pour offrir une vision du monde empreinte de douceur et de poésie.

Emmanuelle Pravieux

(Photographie)

Fin janvier, la galerie Imag'in accueille la photographe Emmanuelle Pravieux, cherchant à retranscrire les temps forts de la vie sur papier glacé.

Flora Castiglia

(Peinture & Dessin)

Initiée à l’art par sa mère, également artiste, Flora Castiglia crée sur ses toiles des compositions tantôt florales, tantôt paysagistes, le tout porté par un style minimaliste et quelques références à des classiques de l'art. La voici de retour à la galerie Masurel pour sa troisième exposition en ses murs.

L'écho des couleurs

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 14 janvier à 18h30. Cette année encore, les artistes de la Maison des arts poseront leurs toiles à la Ferme du Vinatier le temps d’une exposition regroupant une sélection d’œuvres réalisées dans son atelier.

Rêveries à Flavigny

(Photographie)

Vernissage le 14 janvier à 18h30. Réalisée par la réalisatrice Kahina Lequerrec, cette exposition donne à voir des fragments de vie des adolescents pris en charge au sein de l’Unité d’hospitalisation Hubert Flavigny à travers une série d'autoportraits sensibles et vivants.

Lumière sur l'artothèque

(Photographie)

Tout au long de ses saisons culturelles, la Ferme du Vinatier a conservé des œuvres qui ont constitué une artothèque de près de mille pièces, témoignant des aventures artistiques menées à l’hôpital mais aussi de l’histoire des lieux. Cette exposition regroupera les derniers projets réalisés là-bas, ainsi que de nouvelles œuvres donnant à voir un regard artistique sur l’hôpital.

Rêveries à Flavigny

(Photographie)

La Ferme du Vinatier accueille une exposition de la réalisatrice Kahina Lequerrec, qui a rencontré les adolescent·es prise en charge au sein de l’Unité d’hospitalisation Hubert Flavigny pour les accompagner grâce à une série d’autoportraits qui donnent à voir des fragments de vie, du soin et de l’adolescence.

Africa Universe

(Peinture & Dessin)

La galerie Manifesta accueille la galerie Primo Marella pour une exposition collective dédiée à l’art contemporain africain, regroupant les artistes Abdoulaye Konaté, Joël Andrianomearisoa, Hako Hankson, Godwin Champs, Namuyimba, Arim Andrew, Samuel Nnorom, Troy Makaza.

Sako Yachiyo

(Peinture & Dessin)

Depuis plusieurs décennies, Sako Yachiyo explore divers médiums dans son œuvre, de la peinture à l’huile à l'aquarelle en passant par la gravure et la sculpture. Aujourd’hui, son médium de prédilection reste le dessin à l’encre sur des feuilles de papier de riz qu'elle maroufle sur toile, sur lesquelles elle fait référence aux vénus paléolithiques, à l'architecture médiévale et au fauvisme.

Le crime pas fait

(Humour & Café Théâtre)

Écrit par Romain Franklin, 1h15, dès 12 ans. Dans les années 1960, un blessé de guerre, vit reclus dans un appartement londonien, vissé dans son fauteuil roulant. Auteur de romans noirs à succès, sa machine à écrire est son seul refuge, quand débarque une nouvelle auxiliaire de vie, Élisabeth.

Le Petit Coiffeur

(Théâtre)

Écrite et mise en scène par Jean-Philippe Daguerre, chorégraphie de Florentine Houdiniere, 1h10. Inspirée par la célèbre photo de Robert Capa, « La tondue de Chartres », cette pièce vise à imaginer la vie du coiffeur qui a rasé la tête de cette femme.

Alexandre Butet

(Humour & Café Théâtre)

Dans Fin du bal. Dans son deuxième spectacle, Alexandre Butet fait voyager le public, avec humour, le long des paysages qui ont bâti son identité, pour trouver ce qui nous aide à nous sentir moins seuls.

Susanne Kriemann

(Photographie)

Vernissage le 8 janvier à 18h30. À travers un concept élargi du document photographique, Susanne Kriemann explore les paysages comme des systèmes d'enregistrement analogiques des processus causés par l'homme. Conçue spécialement pour le Goethe Institut Lyon, l'exposition présente des affiches grand format et des soieries traitant des conséquences de l'exploitation minière de l'uranium.

Brel, la sueur et les rêves

(Théâtre)

Mise en scène de Julien Tiphaine. D’après les interviews et textes de Jacques Brel, Julien Tiphaine, tire le portrait d’un homme avide d’amour et d’aventure. Mettant en parallèle des extraits de chansons et d’entretiens, ce spectacle invite à naviguer dans l’imaginaire du chanteur, entre désespoir et aspiration à une vie poétique intense et riche.

Éric Gouttard

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 9 janvier de 18h à 21h. Actif dans la peinture depuis les années 1990, Éric Gouttard recouvre ses toiles de paysages ruraux, de natures mortes et d'(auto)portraits.

Éric Lacombe

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 8 janvier à partir de 18h, décrochage le 5 février à partir de 18h. Dans la craie et l’ombre, Éric Lacombe déplie la mémoire des corps en explorant des territoires fragiles où le vivant se dissout dans la mécanique du monde, à la croisée du dessin anatomique et du rêve.

Notre avis : Le retour d'Éric Lacombe à la galerie est l'occasion imprescriptible de découvrir son nouveau corpus de dessins et œuvres mixtes où le corps, l'animal et le paysage deviennent champs d'expérimentation. À travers un travail procédant d'une exploration méthodique, lignes, tracés et fragments anatomiques s'organisent selon une logique quasi scientifique, aussitôt troublée par l'irruption du trouble et de l'indéterminé. Entre relevé objectif et glissement poétique, Lacombe confronte la rigueur du schéma à l'opacité du vivant, sans jamais dissiper entièrement son mystère.

Mesure pour mesure

(Théâtre)

D'après William Shakespeare, mise en scène de Lucile Lacaze, 1h35. Le jeune Claudio est alors condamné à la décapitation pour fornication par le puritain Angelo, régent de la ville. Sa sœur Isabella, novice dans un couvent, tente d’obtenir sa grâce auprès d’Angelo, qui lui propose la vie de son frère en échange de sa virginité. Obligée de sortir du couvent, elle se retrouve prise au piège de ce monde d’hommes qu’elle avait fui.

Zenith

(Peinture & Dessin)

Regroupant les artistes Claire Borde, Laure Cambie, Numa Droz, Marie-Agnès Gachet-Mauroz, Geneviève Garcia-Gallo, Marine Joatton, Clément Montolio, Alain Pouillet, Denis Prieur, Xiaojun Song et Kejing Song, la nouvelle exposition de la galerie Besson se place sous le thème du zénith ou de l'apogée, qui résonne avec l’art comme un point inatteignable, mais qui peut également se traduire en sentiments, images et représentations.

Détective Lovecraft

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Julien Bourières 1h15, dès 12 ans. New York, 1943. Le détective Howard Phillips Lovecraft est engagé par Veronica, une femme fatale envoûtante, pour retrouver son mari ainsi qu’un livre occulte légendaire : Le Necronomicon. Très vite, son enquête le plonge dans un univers aussi mystérieux que dangereux.

Fanny Pocholle

(Humour & Café Théâtre)

Dans Comment bien réussir son burn out ? Pour son troisième spectacle, Fanny Pocholle passe au crible tout ce qui fait les petites joies et les petits tracas du monde du travail.

Révolte et beauté

(Photographie)

Vernissage le 12 décembre à 18h30. À l'occasion du 25e anniversaire de la galerie Le Bleu du Ciel, cette dernière a organisé un appel à projets autour du thème « révolte et beauté ». Cette exposition rassemble les trois artistes sélectionnés par le jury, à savoir Alexis Pichot, Anne Mocaër et Aurélien Goubeau.

Natures mortes, éclats du quotidien

(Peinture & Dessin)

Jusqu'au mois de février, la fondation Renaud, située au cœur du fort de Vaise, propose une exposition collective dédiée à la nature morte, composée exclusivement d’œuvres issues de ses collections. Tour à tour, des pièces d’Alice Gaillard, Joannes Veimberg, Alain Pouillet et Henri Ughetto recouvriront les murs du fort pour inviter à redécouvrir la poésie des objets du quotidien et la beauté silencieuse des formes et des matières.

Un regard sur le tatouage contemporain

(Art graphique)

Dans sa nouvelle exposition, le centre d'art Spacejunk propose une immersion dans le monde du tatouage contemporain regroupant des œuvres de 17 tatoueur·euses venus des quatre coins du monde et représentant de nombreux styles.

Fais-moi peur... si tu peux !

(Sciences et Histoire)

Si à première vue, la peur n'est pas quelque chose de bénéfique, de nombreux mécanismes existent dans la nature pour la susciter. Réalisée par des étudiants du Master Biosciences de l'ENS Lyon, cette exposition tentera d'expliquer ce phénomène à travers de nombreux objets biologiques.

Cécilia Philippe

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 29 novembre de 16h à 20h. Dans sa nouvelle exposition Les arpents du paradis, Cécilia Philippe invite à déambuler, contempler mais aussi réfléchir à l’histoire du jardin occidental, espace de domination de la nature, de spiritualité et de création dont la beauté se heurte à sa propre artificialité.

Notre avis : S'appropriant le quadrant d'exposition au pied de la Tour panoramique conçue par François-Régis Cottin, l'artiste dijonnaise Cécilia Philippe déploie un dispositif à la fois évocateur et immersif. Scandé par la répétition du motif de l'iris, le parcours est un véritable maillage où gouaches, petites sculptures raméiformes et treillis jardiniers suggèrent des liens entre nature et culture, art et philosophie, désir et remémoration. S'il est des jardins où l'on marche comme dans un poème, cette exposition se traverse comme une expérience de méditation et de vie.

Étretat, par-delà les falaises. Courbet, Monet, Matisse

(Peinture & Dessin)

Découvert dans les années 1820 par les artistes romantiques, la côte d'Étretat, avec ses falaises et ses portes taillées dans la craie, a été la source d'inspiration de nombreux peintres comme Claude Monet, Henri Matisse ou Gustave Courbet. Aujourd'hui fragilisé à cause du surtourisme, ce site est mis à l'honneur dans la nouvelle exposition du Musée des Beaux-Arts.

Notre avis : Retraçant la construction du mythe d'Étretat, village de pêcheurs de la côte d'Albâtre devenu au XIXᵉ siècle un haut lieu artistique, l'exposition conçue en collaboration avec le Städel Museum de Francfort-sur-le-Main, s'annonce comme un des événements majeurs de la fin de l'année. Les falaises se dressant face à la mer incarnent non pas un motif, mais l'aiguillon d'une réflexion picturale, photographique et littéraire où la lutte avec le visible se renouvelle et se dramatise.

Elsa Fauconnet

(Art contemporain et numérique)

Inspirée par les recherches de l’anthropologue Jean-Loïc Le Quellec, Elsa Fauconnet arpente les grottes préhistoriques et leurs reconstitutions pour explorer ce qui subsiste du mythe dans nos dispositifs culturels. À travers une installation composée d'un ensemble d’images, de textiles et de céramiques, elle s’intéresse aux gestes de médiation, aux parcours scénarisés et aux fictions qui façonnent notre regard sur le passé.

Notre avis : Ce qui fait de Kommet un lieu à part, c'est son pouvoir opératoire de raconter des histoires. Une vocation qui s'allie parfaitement avec le projet de l'artiste Elsa Fauconnet, reconfigurant l'espace en antre historial, juxtaposition de bribes d'art rupestre, de ses répliques factices et de narration personnelle. À travers un montage warburgien, le mythe fondateur de l'humanité est interrogé par un regard critique et ironique voué à révoquer la tyrannie du parcours protocolé afin de tisser un nouveau récit fascinant peuplé d'ombres et simulacres.

Voyages en cité, 1973-1990 : vivre dans les quartiers populaires

(Sciences et Histoire)

À travers plusieurs quartiers populaires et villes de l’agglomération lyonnaise, la nouvelle exposition de la cité-musée Tony Garnier invite au voyage dans le temps (entre 1973 et le début des années 1990) et dans l'espace pour découvrir les dynamiques urbaines, humaines, sociales et culturelles des cités au sein de la métropole lyonnaise en analysant la réalité tout en donnant à voir les actions innovantes qui ont émané de ces quartiers.

Simon Dybbroe Møller

(Art contemporain et numérique)

Originaire du Danemark, Simon Dybbroe Møller examine l’interaction entre les expériences sensorielles fondamentales et le détachement croissant des médias de représentation. Dans ses expositions, il tente de repousser les limites de la perception, du temps et de la représentation artistique en regroupant des objets du quotidien subtilement modifiés, qu'il juxtapose de vidéos et de photographies mettant en scène un ou plusieurs sujets.

Notre avis : Dans les images et les installations de Dybbroe Møller la vision vacille, prise dans un réseau de signes qui excède toute maîtrise. Les regards surexposés des Retinal Rift, arrachés à leur contexte, fonctionnent comme des seuils : une confrontation où l'intime devient territoire partagé et instable. L'exposition installe une zone où la perception se dédouble, prise entre présence physique, voilage aveuglant et reflet spéculaire. Ce qui surgit n'est ni confession ni spectacle, mais une dérive du sensible, un lieu où la subjectivité se recompose, troublée par ses propres médiations.

Rétrospective Edward Yang

()

De fin novembre à fin janvier, l'Institut Lumière proposera une sélection de films issus de la filmographie du cinéaste chinois Edward Yang, avec au programme In our time,  Taipei story,  The Terrorizers,  A brighter summer day,  Confusion chez Confucius,  Mahjong et Yi Yi.

Rétrospective Robert Redford

()

Pendant deux mois, l'Institut Lumière propose une rétrospective de la filmographie de l'acteur Robert Redford, décédé le 16 septembre dernier, à travers des films tels que Et au milieu coule une rivière,  L’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux ou Butch Cassidy et le Kid.

Béatrice Balcou

(Art contemporain et numérique)

Vernissage le 14 novembre à 18h. Pour son exposition personnelle à La BF15, Béatrice Balcou invite aux coulisses d'une observation attentive des différents modes de monstration et de manipulation des œuvres, en parlant de leurs vies, leurs relations, les dangers auxquels elles font face et les processus de restauration qu'elles vivent.

Notre avis : Dans l'exposition de Béatrice Balcou, rien ne s'impose car les œuvres semblent dériver depuis un noyau manquant, un vide qui leur donne leur force. Dans Cérémonie sans titre #23, réactivation d'une pièce d'Élodie Seguin, c'est précisément ce qui n'a pas été conservé qui confère sa teneur à l'expérience : une action sans trace, dont la disparition devient la condition même de sa portée. L'invisible sature ainsi l'espace, entre cimaises en bois vides (hommage aux artistes femmes oubliées du Bauhaus), insectes « muséophages », fragments de livres réassemblés, et une vidéo de 69 heures.

Jules Berthonnet

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 13 novembre à 18h. En bleu sur blanc, Jules Berthonnet dépeint dans sa nouvelle exposition Songes de Cobalt des objets et personnages loufoques.

Notre avis : Les dessins de Jules Berthonnet semblent capter le réel par un angle oblique, là où les formes cessent d'obéir et glissent vers une étrangeté assumée. À distance, on croit reconnaître les silhouettes des sculptures modernistes qui ont marqué nos espaces publics. Mais à mesure qu'on s'approche, l'image se déplace, se contredit, s'excède. Les figures se recomposent selon une logique interne débordée, mêlant rigueur du trait et débordement fantasque. De cette friction naît un espace instable où la perception vacille, un dessin imposant des inflexions au regard et déplaçant la réalité.

Un ascenseur pour deux

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Julien Bourières, 1h15, dès 10 ans. Le 15 avril à 10h30, Sarah et Tom entrent dans un ascenseur. Ils ne se connaissent pas, mais vont au 8ème étage. L’ascenseur va alors tombe en panne. Une fois réparé, Sarah et Tom vont se séparent et sont de nouveau propulsés dans l’ascenseur. Piégés dans une boucle temporelle, Sarah et Tom vont revivre la même journée, encore et encore.

La Machine de Turing

(Théâtre)

De Benoit Solès, d'après Hugh Whitemore et Andrew Hodges, mise en scène de Tristan Petitgirard, 1h30. Manchester. Hiver 1952. Suite au cambriolage de son domicile, le professeur Turing porte plainte au commissariat. Il n’est d’abord pas pris au sérieux par les forces de l'ordre, mais sa présence n’échappe pas aux services secrets grâce à son acharnement pour briser l’Enigma, machine allemande d'encodage pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce spectacle retrace sa vie et ses nombreuses contributions à développer ce qui deviendra l'informatique moderne.

Notre avis : En ayant porté au plateau l'histoire du mathématicien et cryptologue britannique Alan Turing, dont les travaux permirent d'accélérer considérablement la chute de l'Allemagne nazie lors de la Seconde Guerre mondiale, le metteur en scène, comédien et auteur Benoit Solès a livré un spectacle passionnant sur cette figure oubliée des livres d'histoire, notamment du fait de son homosexualité. Un spectacle autant pour la mémoire que pour le plaisir du jeu, qui connaît un succès dingue (et mérité) depuis sa création en 2018, repris à Lyon sur une longue période avec un casting local.

Le Père Noël est une ordure !

(Théâtre)

D'après le Splendid, 1h25. Un soir de Noël, à la permanence téléphonique parisienne de l’association SOS Détresse Amitié, deux bénévoles, Pierre et Thérèse, sont perturbés par l’arrivée de personnages marginaux et farfelus provoquant des catastrophes en chaîne.

Mathieu Bablet

(Art graphique)

À l’occasion de la sortie de sa nouvelle bande dessinée Silent Jenny, Mathieu Bablet vient exposer à la Fnac Bellecour plusieurs planches de cet album ainsi que de multiples illustrations inédites, témoignant d’un futur où la disparition des insectes bouleverse l’humanité.

Carole Gourrat

(Peinture & Dessin)

Inspirée autant par la peinture ancienne que par l’art décoratif, Carole Gourrat explore la couleur, la matière et le détail pour créer des œuvres à la fois délicates et puissantes. Chaque toile est une invitation à la contemplation et à la rêverie, offrant un voyage immersif dans un monde de beauté fragile et mystérieuse.

Dialogues dans les collections modernes, hommage à Henri Lachièze-Rey

(Peinture & Dessin)

Pendant sept mois, le Musée des Beaux-Arts de Lyon met à l'honneur ses donations et acquisitions récentes dans un parcours renouvelé de ses collections modernes, entre Serge Poliakoff, Léopold Survage, Henri Valensi et bien d'autres, ainsi qu'un hommage au peintre lyonnais Henri Lachièze-Rey à travers trois de ses toiles.

William Bouguereau et les lyonnais

(Peinture & Dessin)

À l’occasion du bicentenaire de sa naissance, la Tomaselli Collection rend hommage à William Bouguereau à travers une exposition qui explorera ses relations avec les artistes lyonnais. Grâce à de nombreux prêts, l’exposition dévoilera des études peintes, des dessins préparatoires et des esquisses inédites retraçant l’ensemble de sa carrière, oubliée du grand public.

Notre avis : Défini par Charles Vendryes comme « l'un des plus renommés et des plus habiles représentants de l'école idéaliste », William Bouguereau incarne cette figure d'artiste célébré de son vivant, mais tombé dans l'ombre après sa disparition. Si près de 90 % de son œuvre a gagné les États-Unis, sa redécouverte tardive a nourri bien des regrets, partiellement apaisés par l'ouverture d'une salle au musée d'Orsay en 2010. L'exposition offre l'occasion d'explorer des pièces méconnues, des études préparatoires rarement montrées, et de mesurer son écho dans la production lyonnaise de ses contemporains.

Regarder, révéler. Dialogues entre peinture et photographie

(Photographie)

Dans sa nouvelle exposition, le musée Paul Dini explore le regard que l'on porte sur le monde et notre perception de ce qui nous entoure à travers la relation qu'entretiennent la peinture et la photographie, du 19e siècle à nos jours.

Jean Couty

(Peinture & Dessin)

La galerie l'Antiquaille accueille une trentaine d’œuvres représentant l'attachement de l’artiste lyonnais Jean Couty, représentant de la peinture figurative du XXe siècle, à la ville de Lyon, avec au cœur de cette exposition Le Bénédicité (2, 26 m x 3, 60m), une toile monumentale de 2, 26 mètres sur 3, 60 datant de 1941.

Notre avis : S'inscrivant dans l'atmosphère recueillie d'un lieu propice à la contemplation, la nouvelle exposition monographique consacrée à l'artiste lyonnais prend vie dans les salles de l'ancien couvent de la Visitation de l'Antiquaille. Articulé en trois temps, le parcours s'ouvre sur les vues d'un Lyon bordé d'eau, avant de mettre à l'honneur le lieu tant aimé auquel l'artiste demeura attaché toute sa vie : le berceau paisible de l'île Barbe. La chapelle accueille enfin les vues d'églises romanes, réalisées dans une tension entre élan vital et rigueur constructiviste.

Zombis, aux origines

(Sciences et Histoire)

Connus sous leur forme développée par le cinéma et la pop-culture, les zombies (ou zombis) tiennent leurs origines de la culture vaudou d'Haïti, où ils sont des criminels non repentis jugés à une fin pire que la mort. Cette exposition vise à retracer l'évolution des zombies jusqu'à aujourd'hui.

Notre avis : Au musée des Confluences, le zombi réacquiert son épaisseur historique. Né dans le contexte de la traite et du marronnage, il dit la dépossession du corps, la servitude imposée, mais aussi la résistance des imaginaires. L'exposition instaure une dialectique entre objets rituels, récits haïtiens et images contemporaines, montrant la circulation de cette figure entre croyance, folklore et pop culture mondialisée. Ce détour par Haïti et ses héritages permet un déplacement de notre regard : ce que l'on croyait n'être qu'un monstre de série B révèle une mémoire politique et spirituelle.

Alain Pouillet

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 17 septembre à partir de 18h. Il y a cinquante ans, Alain Pouillet créait sa première œuvre. Un demi-siècle plus tard, la galerie Françoise Besson organise une exposition pour fêter cet anniversaire, entre peinture, gravure, et dessin.

Notre avis : La peinture d'Alain Pouillet naît d'une urgence, non d'un projet, car l'artiste ne compose pas : il délivre. Ses visions, nécessaires, s'imposent comme des éclats de réel arrachés à l'invisible. Son "réalisme fantastique" ne relève pas du rêve mais d'une intensification du monde : ici la matière pense, la lumière palpite, et tout devient signe. Chaque toile est, de son propre aveu, un geste qui répare quelque chose, en lui, en nous. L'acte de peindre agit de ce fait comme un geste curatif : la douleur se transmue en regard, le visible en guérison.

Senflix

(Impro)

Inspirés par les plateformes de streaming, deux comédiens créent en direct les programmes dont ils ont toujours rêvé.

Complexe comedy club

(Humour & Café Théâtre)

Pour sa nouvelle saison, le comedy club du Complexe café-théâtre revient avec quatre artistes différents chaque soir, qui se succèderont sur scène. Au programme, humour décalé, observation sarcastique de la vie quotidienne et réflexions profondes habilement déguisées en punchlines.

Laurent Ballesta

(Photographie)

En Méditerranée, au large du cap Corse, des centaines de cercles identiques s’étendent sur une grande plaine de sable à 120 mètres de fond. Un phénomène naturel qui a piqué la curiosité du plongeur-photographe Laurent Ballesta et qui a réuni une équipe entre 2021 et 2024 pour tenter de l'expliquer, et découvrir en même temps un paysage unique et des espèces jamais observées à cette profondeur.

Le mystère des anneaux

(Sciences et Histoire)

Au large du Cap Corse, plus de 1 400 anneaux formés par des algues calcaires constituent un ensemble unique au monde et abritent une grande biodiversité. À travers une quarantaine de photos et d'un film d’une dizaine de minutes, l’exposition relate les missions menées par le photographe Laurent Ballesta et une équipe de scientifiques entre 2021 et 2024, tout en racontant les techniques de plongée utilisées.

Fragile !

(Sciences et Histoire)

L'exposition, composée d’îlots, invite les tout-petits à suivre les aventures de Roky le caillou et de ses camarades. Les enfants manipulent, testent et font l’expérience de la fragilité et de l’entraide avec pour but, au bout de leur quête, de réparer Roky.

Amazonies

(Sciences et Histoire)

Dans cette exposition, les populations amazoniennes Kayapo Mêbengôkre, Ashaninka, Wayana et Apalaï prennent la parole pour nous raconter leur perception du monde et leurs luttes pour défendre leurs droits et leurs territoires.

Carte blanche à La Compagnie à - Le rire, l'intime, le politique

(Art graphique)

La Compagnie à investit le Musée des Arts de la Marionnette pour y révéler ses processus de création, ses sources d’inspiration et sa relation singulière aux objets.